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Trump indicates approval of CIA action against Venezuela

US President Donald Trump indicated Wednesday he had authorized covert CIA action against Venezuela and said he was considering strikes against alleged drug cartels on land in the South American country.Trump’s comments triggered outrage from leftist Venezuelan leader Nicolas Maduro, who decried “coups d’etat orchestrated by the CIA” and ordered military exercises following a fresh …

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Australian rainforests no longer a carbon sink: study

Australia’s tropical rainforests are among the first in the world to start emitting more carbon dioxide than they absorb, scientists said Thursday, linking the “very concerning” trend to climate change.The world’s rainforests are typically thought of as crucial “carbon sinks” — sucking huge quantities of planet-heating emissions from the atmosphere.Some models predict that increased carbon …

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Ultimes plaidoiries, la défense plaide l’acquittement de Cédric Jubillar

Après neuf avocats des parties civiles et un double réquisitoire demandant 30 ans de réclusion, les avocats de la défense, pugnaces depuis le début du procès mais silencieux dans le prétoire depuis vendredi, reprennent jeudi la parole pour plaider l’acquittement de Cédric Jubillar, à la veille du verdict.Depuis le début de cette dernière semaine d’un procès qui aura duré presque un mois, Mes Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, assis devant le box de leur client accusé du meurtre de sa femme Delphine, dodelinent de la tête, lèvent les yeux au ciel, haussent ou froncent les sourcils mais ne disent plus rien.Lundi, au soir de la dernière partie d’un interrogatoire récapitulatif de Cédric Jubillar au cours duquel il avait multiplié les dénégations, ils ont expliqué à la presse qu’ils réservaient désormais leurs propos à leurs plaidoiries.”Cédric Jubillar s’est exprimé, comme il le fait depuis le début de cette procédure, pour dire et répéter qu’il est innocent de ce qu’on lui reproche”, avait déclaré ce soir-là Alexandre Martin.Les contradictions de leur client, pointées par les avocats généraux et les avocats des parties civiles, n’ont porté que sur des “points de détail” alors que “sur les éléments essentiels du dossier (…) il ne s’est jamais contredit”, disait encore l’avocat.- “Subterfuges cruels” -Depuis, deux jours d’audience se sont écoulés et les critiques vis-à-vis de leur travail, de leur stratégie tant à l’audience que devant la presse se sont accumulées.Ainsi, à la veille de leurs plaidoiries, l’avocat général Pierre Aurignac a certes indiqué jeudi comprendre qu’ils se soient élevés contre le “battage médiatique féroce” dont était victime leur client au moment de sa mise en examen en juin 2021.Il a également salué “toute la grandeur du rôle de l’avocat de la défense de se dresser” quand tout le monde accable celui qui est accusé. Mais pour autant, a-t-il rapidement tempéré, Mes Franck et Martin ont, selon lui, “largement succombé aux errements” médiatiques qu’ils dénonçaient, voyant “partout des complots” contre leur client.”La défense s’est fait plaisir à l’audience”, a en outre déploré l’avocat général, regrettant par exemple une convocation à ses yeux inutile à la barre de l’ancien procureur de Toulouse, Dominique Alzéari, ou les attaques contre le directeur d’enquête du dossier, le major de gendarmerie Bernard Lorvellec.Côté parties civiles, Laurent de Caunes, l’un des avocats des frères et soeur de Delphine Jubillar, tout en saluant le talent de ses adversaires, a lui-aussi dénoncé leurs “subterfuges cruels” qui “font un certain mal” aux membres de la famille de la disparue. – “Cartes à jouer” -Lundi, Me Martin défendait encore la stratégie choisie par la défense: “on n’est pas là pour démontrer l’innocence. On est là pour combattre des charges que l’on nous avance comme des preuves de culpabilité”.A l’avant-dernier jour du procès de cette affaire Cédric Jubillar qu’ils savent “exceptionnelle”, notamment “par la pression qui pèse sur ses avocats”, comme le confiait à l’AFP avant le procès Alexandre Martin, ils entendent plaider l’acquittement du peintre-plaquiste de 38 ans parce qu’ils restent “convaincus qu’on ne peut pas condamner un homme sur la base de ce dossier”.”La défense va se battre, la défense est efficace, elle est compétente et connait le dossier à fond”, soulignait jeudi soir Me de Caunes, tout en saluant “deux réquisitoires complémentaires et redoutables”, prononcés par M. Aurignac et son collègue du ministère public, Nicolas Ruff.”Malgré l’impression que peuvent laisser ces réquisitoires, (la défense) aura des cartes à jouer mais ce sera difficile”, anticipait encore ce connaisseur des assises.Toute la journée de jeudi sera consacrée aux plaidoiries de Mes Franck et Martin. L’accusé aura ensuite la possibilité de s’exprimer une dernière fois, vendredi matin, avant que la cour, présidée par Hélène Ratinaud, et les jurés, ne se retirent et délibèrent, pour un verdict attendu dans la journée.

Inceste: sept ans de prison pour les viols de six mineures

Un homme de 46 ans a été condamné mercredi à sept ans de prison par la cour criminelle de l’Allier pour avoir violé sa soeur, ses trois demi-soeurs et ses deux cousines lorsqu’elles étaient mineures, ont indiqué des avocates.Le verdict est très inférieur à la peine de treize ans de réclusion requise par le ministère public, lors de l’audience qui se tenait à huis-clos.”Il ne fera pas appel”, a déclaré l’avocate de cet homme, Me Catherine Etard-Gallot.”C’est incompréhensible pour les victimes car ce n’est pas dissuasif. Elles disent que leur vie est brisée alors que les conséquences pour lui sont nulles, cela donne le sentiment d’une peine symbolique”, a estimé pour sa part Me Vanessa Frasson, avocate des trois demi-sœurs, âgées aujourd’hui de 36, 38 et 40 ans.Une victime a fondu en larmes, d’autres sont en colère à l’issue de ce verdict, a-t-elle ajouté.La peine avec exécution provisoire, accompagnée de cinq ans de suivi socio-judiciaire, a été prononcée avec mandat de dépôt à effet différé, a précisé Me Etard-Gallot. Cela signifie qu’il sera convoqué pour être incarcéré.L’homme était jugé pour des viols et agressions sexuelles commis à partir de 1997, jusqu’en 2009 mais les faits n’ont été révélés qu’en 2020.Les victimes ont expliqué avoir subi des violences sexuelles pour certaines très jeunes, dès l’âge de neuf ans, et parfois jusqu’à leur majorité. Selon elles, leur frère ou cousin les menaçait, leur offrait de l’argent, des cadeaux ou des bonbons pour les faire taire.Lors de l’interrogatoire au fond mercredi matin, l’homme a été confronté au discours des victimes et a indiqué que même s’il ne se souvenait pas de tout ce dont elles l’accusent, elles ne pouvaient pas mentir et qu’il était “plausible qu’il ait commis ces viols”, a expliqué Me Etard-Gallot. “Il a formulé des excuses sincères, leur souhaitant d’avoir la force de se reconstruire, même s’il a conscience qu’il n’est pas pardonnable”, a-t-elle ajouté.Veste bleu marine, barbe de trois jours, légèrement voûté, l’homme marié et père de deux enfants avait décliné son identité à l’ouverture de son procès lundi, avant que la présidente n’ordonne le huis clos, selon la volonté de certaines parties civiles.”Le terreau incestuel sur plusieurs générations ainsi que la violence physique et les actes sexuels dont il a été victime par son père ont créé un adolescent déstructuré”, a réagi son avocate, dénonçant des “actes non cadrés par une réaction parentale qui savait depuis des années et alimentait l’omerta familiale”.L’affaire a éclaté en 2020 lorsque l’une des trois demi-soeurs a révélé avoir été agressée de 10 à 14 ans.La première à déposer plainte en novembre 2020 est une autre sœur de l’accusé, plus âgée, mais les faits étaient prescrits. Six autres plaintes ont suivi pour des violences, elles, non prescrites.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Pesticides et médicaments retrouvés sur tout le littoral français

Des substances pharmaceutiques et des pesticides ont été retrouvés dans des mollusques et de l’eau de mer sur toutes les côtes de l’Hexagone, même dans des endroits éloignés des sources de pollution, selon une étude publiée mercredi par l’Ifremer.Dans le cadre du projet Emergent’Sea, les scientifiques ont analysé plus de 11.300 résultats issus de prélèvements, réalisés entre 2021 et 2023, de la Baie de Somme à la Corse, dans des mollusques (huîtres, moules) ou dans l’eau de mer.Les trois quarts (77%) des substances recherchées ont pu être mesurées au moins une fois dans l’eau de mer. Dans les mollusques, 65% des substances recherchées ont été quantifiées au moins une fois, selon le rapport dévoilé mercredi par le journal Le Monde.En moyenne, 15 substances ont été mesurées par point de suivi dans l’eau de mer, et jusqu’à 28 substances pour certaines zones du littoral. Dix substances en moyenne ont été retrouvées dans les mollusques.”Tous les points échantillonnés présentent des contaminations”, a souligné à l’AFP Isabelle Amouroux, responsable de l’unité Contamination Chimique des Ecosystèmes Marins (CCEM) à l’Ifremer.”C’est la première fois qu’une campagne d’une telle ampleur est réalisée au niveau du littoral: ça nous donne une vision générale de la contamination sur l’ensemble du littoral, pour plus d’une centaine de substances”, a-t-elle ajouté.Les scientifiques ont retrouvé des traces de contamination jusque sur la petite île de Ouessant (Finistère), au large de la pointe bretonne, pourtant éloignée des estuaires déversant les polluants issus du continent. Jusqu’à deux substances pharmaceutiques et quinze pesticides ont été mesurés sur le littoral de cette île.Dans l’eau de mer, les substances les plus souvent retrouvées sont des herbicides et des substances pharmaceutiques, comme le paracétamol, des métabolites du métolachlore (un désherbant) ou l’atrazine, un herbicide redoutable pour la santé, interdit depuis une vingtaine d’années en Europe.Dans les mollusques, la contamination est surtout issue d’herbicides et de produits antifouling (peinture antisouillure pour les coques de bateaux). Il reste désormais à définir des seuils d’effets pour “pouvoir interpréter ces données” et évaluer “s’il existe un risque pour les écosystèmes marins”, a précisé Mme Amouroux, en soulignant qu’il existe également “des effets cocktails difficiles à appréhender”.Financé par l’Office français de la biodiversité (OFB), le projet Emergent’Sea a été mené par des scientifiques de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) avec l’Unité mixte de recherche EPOC (Université de Bordeaux, CNRS).

Pesticides et médicaments retrouvés sur tout le littoral français

Des substances pharmaceutiques et des pesticides ont été retrouvés dans des mollusques et de l’eau de mer sur toutes les côtes de l’Hexagone, même dans des endroits éloignés des sources de pollution, selon une étude publiée mercredi par l’Ifremer.Dans le cadre du projet Emergent’Sea, les scientifiques ont analysé plus de 11.300 résultats issus de prélèvements, réalisés entre 2021 et 2023, de la Baie de Somme à la Corse, dans des mollusques (huîtres, moules) ou dans l’eau de mer.Les trois quarts (77%) des substances recherchées ont pu être mesurées au moins une fois dans l’eau de mer. Dans les mollusques, 65% des substances recherchées ont été quantifiées au moins une fois, selon le rapport dévoilé mercredi par le journal Le Monde.En moyenne, 15 substances ont été mesurées par point de suivi dans l’eau de mer, et jusqu’à 28 substances pour certaines zones du littoral. Dix substances en moyenne ont été retrouvées dans les mollusques.”Tous les points échantillonnés présentent des contaminations”, a souligné à l’AFP Isabelle Amouroux, responsable de l’unité Contamination Chimique des Ecosystèmes Marins (CCEM) à l’Ifremer.”C’est la première fois qu’une campagne d’une telle ampleur est réalisée au niveau du littoral: ça nous donne une vision générale de la contamination sur l’ensemble du littoral, pour plus d’une centaine de substances”, a-t-elle ajouté.Les scientifiques ont retrouvé des traces de contamination jusque sur la petite île de Ouessant (Finistère), au large de la pointe bretonne, pourtant éloignée des estuaires déversant les polluants issus du continent. Jusqu’à deux substances pharmaceutiques et quinze pesticides ont été mesurés sur le littoral de cette île.Dans l’eau de mer, les substances les plus souvent retrouvées sont des herbicides et des substances pharmaceutiques, comme le paracétamol, des métabolites du métolachlore (un désherbant) ou l’atrazine, un herbicide redoutable pour la santé, interdit depuis une vingtaine d’années en Europe.Dans les mollusques, la contamination est surtout issue d’herbicides et de produits antifouling (peinture antisouillure pour les coques de bateaux). Il reste désormais à définir des seuils d’effets pour “pouvoir interpréter ces données” et évaluer “s’il existe un risque pour les écosystèmes marins”, a précisé Mme Amouroux, en soulignant qu’il existe également “des effets cocktails difficiles à appréhender”.Financé par l’Office français de la biodiversité (OFB), le projet Emergent’Sea a été mené par des scientifiques de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) avec l’Unité mixte de recherche EPOC (Université de Bordeaux, CNRS).

“Le crime parfait attendra”: 30 ans de réclusion requis contre Cédric Jubillar

Les avocats généraux du procès de Cédric Jubillar ont requis mercredi 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, après avoir tous deux conclu à sa culpabilité, l’un retraçant le cheminement de l’enquête, l’autre partant de l’hypothèse de l’innocence de l’accusé pour en démontrer l’incohérence.”Le crime parfait attendra, le crime parfait, ce n’est pas le crime sans cadavre mais celui pour lequel on n’est pas condamné, et vous allez être condamné M. Jubillar”, a lancé l’avocat général Pierre Aurignac à l’accusé, resté sans réaction, au terme de quatre heures de réquisitoire des deux représentants du ministère public devant la cour d’assises du Tarn.M. Aurignac a également indiqué qu’il allait requérir le retrait de l’autorité parentale au peintre-plaquiste de 38 ans, lors de l’audience civile à venir.Critiquant une défense “tombée dans les travers” qu’elle dénonçait, à savoir un “battage médiatique féroce”, tout comme son obsession d’un “complot” contre leur client, l’avocat général a affirmé vouloir suivre leur logique en prenant pour hypothèse de départ l’innocence de Cédric Jubillar, qui nie avoir tué sa femme. Mais, au terme d’un long développement reprenant une nouvelle fois tous les éléments du dossier, M. Aurignac a conclu: “Pour défendre l’idée de l’innocence de M. Jubillar, il faut écarter quatre experts, faire taire 19 témoins et tuer le chien pisteur” qui a permis d’établir que l’infirmière de 33 ans n’a pas quitté son domicile vivante, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. “On a beau prendre ce dossier par tous les bouts, on arrive au même résultat: la culpabilité”, a-t-il martelé.- “Abandon et violence” -Le chef du pôle des affaires criminelles du parquet général de Toulouse n’a pas nié les souffrances du parcours de l’accusé, son enfance chaotique, “son passé d’abandon et de violence”, mais il a aussi décrit ce type “imbuvable, arrogant et vulgaire”, qui “fanfaronne” sur son crime auprès de ses codétenus et de ses nouvelles compagnes.D’un côté, Cédric, de l’autre, Jubillar, les deux faces de cette personnalité se livrant depuis quatre ans et demi à un “gigantesque combat pour maintenir une stabilité psychique” face au crime commis.”Beaucoup attendaient des réponses à ce procès, les attentes seront déçues. Il ne rendra jamais le corps de Delphine, elle est à lui pour l’éternité”, a déploré M. Aurignac, avant de requérir la peine.”Il est coupable”, avait auparavant martelé Nicolas Ruff, l’autre avocat général du dossier. “Je prononce ces mots qui accusent, en en assumant pleinement les conséquences et en espérant vous convaincre de condamner Cédric Jubillar.”- “Aucun doute” -“Au bout du chemin, je n’ai aucun doute sur le fait que Delphine Aussaguel est morte” le soir du 15 décembre 2020, “je n’ai aucun doute sur le fait que c’est Cédric Jubillar qui l’a tuée”, a-t-il affirmé.M. Ruff a appelé les jurés à ne pas rendre une “justice des on-dit”, une “justice des certitudes fainéantes”, dans un dossier qui a connu “le pire de ce que peut être la médiatisation”, son collègue Pierre Aurignac y ayant d’ailleurs vu des similitudes avec les dérives journalistiques d’un autre dossier historique, celui du petit Grégory.Reprenant le leitmotiv qui a guidé la défense, à savoir celui d’un “dossier vide”, il a égrené les principaux éléments de l’enquête, les précédant de la formule: “Dire que ce dossier est vide, c’est ne pas voir” les lunettes brisées de la disparue, les cris d’effroi entendus par les voisines, le témoignage de son fils Louis, le téléphone éteint de l’accusé, la voiture garée dans un sens démontrant qu’elle a été utilisée dans la nuit.Laurent de Caunes, l’un des avocats des frères et soeur de Delphine, a salué devant la presse “deux réquisitoires complémentaires et redoutables” où “rien n’a été laissé de côté”.”L’exposé a été fait d’un dossier qui contient énormément d’éléments à charge, contrairement à ce qui a été dit urbi et orbi dans la préparation médiatique de cette instance criminelle”, a-t-il poursuivi.”Trente ans, c’est adapté par rapport à la gravité des faits. On a une disparue, un corps qui n’a pas été retrouvé, et un accusé qui ne se remet pas en question”, a estimé auprès de l’AFP Me Malika Chmani, qui représente les intérêts des enfants du couple, Louis et Elyah.Silencieuse depuis vendredi, au début de l’interrogatoire récapitulatif de leur client, la défense s’exprimera jeudi. Verdict attendu vendredi.

Rachat de SFR: Bouygues Telecom, Free et Orange maintiennent leur offre malgré le rejet d’Altice France

Orange, Free et Bouygues Telecom ont remis mercredi soir sur la table leur offre de rachat conjointe de SFR, pourtant écartée dans la matinée par sa maison mère Altice France, ouvrant la voie aux négociations et un possible passage de quatre à trois opérateurs.Bouygues Telecom, Orange et Iliad (Free) s’étaient positionnés de manière inédite mardi avec une proposition commune de rachat de “la plupart des actifs de l’opérateur SFR” pour 17 milliards d’euros.Une offre “immédiatement rejetée” par Altice France.Les acheteurs potentiels “restent convaincus de la pertinence de leur proposition” et “maintiennent leur offre”, ont-ils indiqué mercredi dans un communiqué commun. Ils entendent “créer un dialogue constructif avec le Groupe Altice et ses actionnaires pour envisager ensemble la manière dont ce projet pourrait prospérer”.Pour Sylvain Chevallier, analyste télécoms et associé du cabinet de conseil Bearing Point, “ce qui est important, c’est qu’il y ait une offre sur la table, pour que le processus de négociation commence”. Avec cette offre menée par trois concurrents, le marché renoue avec l’hypothèse d’un rapprochement entre opérateurs, inédite depuis la tentative de rachat de Bouygues Telecom par Orange abandonnée en 2016.- Une question de prix ? -L’hypothétique rachat, qui prendrait des mois, voire des années, devrait d’abord passer par un consensus sur le montant.Avant le rejet de SFR mercredi matin, plusieurs analystes bancaires avaient qualifié l’offre de relativement basse.D’après une note de la banque UBS, le prix de rachat de 17 milliards d’euros, qui porterait selon ses concurrents la valeur totale d’Altice France à 21 milliards, est “juste en deçà” de la valorisation moyenne calculée sur le secteur. “Évidemment le prix est bas, puisque de toute façon, dans la négociation, il va monter”, relève Sylvain Chevallier, qui parle néanmoins d’une “offre tout à fait crédible.”L’offre de mardi soir est venue mettre fin à des mois de spéculations accompagnant la restructuration financière d’Altice France. Avec une dette tombée de plus de 24 milliards à 15,5 milliards d’euros début octobre, la maison mère de SFR s’est éloignée de la menace d’un mur de la dette. Une opération qui l’a placée dans “une situation financière assainie, une situation opérationnelle et commerciale très largement améliorée” avec des “actifs uniques”, vantait fin septembre son PDG Arthur Dreyfuss.”Nous savons qu’il y a un certain nombre de marques d’intérêt pour certains actifs”, avait-il aussi indiqué. Les opérateurs concurrents s’étaient déjà déclarés favorables à une consolidation du marché, dans un secteur mature où les acteurs se livrent à une guerre des prix pour attirer des clients et rentabiliser de nombreux coûts fixes. “La consolidation sur le marché français pourrait aboutir à un environnement plus équilibré au regard de la concurrence et des prix”, a commenté la banque UBS.- “Vigilance” sur les tarifs -Les éventuelles discussions futures, comme leurs impacts économiques et sociaux, seront suivies de près.Si Bouygues Telecom, Free et Orange ont assuré vouloir “préserver un écosystème concurrentiel au bénéfice des consommateurs”, le ministre de l’Économie Roland Lescure a assuré mercredi qu’il resterait attentif.”Je vais être extrêmement vigilant sur cette opération, parce qu’aujourd’hui (…) en France, on a les prix des téléphones mobiles, des abonnements, parmi les moins chers d’Europe”, a-t-il déclaré sur RTL. Du côté des syndicats, qui expriment depuis plusieurs mois la crainte d’un “projet de démantèlement” de l’opérateur aux 8.000 salariés, le rejet de l’offre n’a pas éteint les inquiétudes. “J’ai passé ma matinée avec des salariés qui se demandent +Est-ce qu’on doit partir maintenant ? Qu’est-ce qu’on fait?+”, indique à l’AFP Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT.Mercredi matin, le syndicat a dénoncé dans un communiqué une opération qui “pourrait entraîner la suppression de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects”.Avec le syndicat Unsa et le CSE du groupe, la CFDT a fait appel de la validation par la justice du plan de sauvegarde accélérée d’Altice France. Une audience doit se tenir le 4 novembre. 

Le Conseil d’État rejette le recours de Marine Le Pen contre son inéligibilité immédiate

Le Conseil d’État a rejeté mercredi le recours de Marine Le Pen contre l’application immédiate de sa peine d’inéligibilité prononcée lors de sa condamnation dans l’affaire des parlementaires européens du FN, qui fait planer une menace sur ses ambitions électorales nationales. Cette exécution provisoire de l’inéligibilité est un obstacle à une candidature à d’éventuelles élections législatives en cas de dissolution, ou présidentielle, sauf si le Conseil constitutionnel, seul juge de l’élection et de la validité des candidatures, en décidait autrement.La décision rendue par la haute instance administrative, qui ne se prononce pas sur le fond, “ne préjuge pas d’une absence de candidature en cas de dissolution de l’Assemblée nationale”, a réagi auprès de l’AFP Marine Le Pen. “Selon la jurisprudence du Conseil constitutionnel”, un mandat national comme celui de député, “n’est pas soumis aux mêmes règles que le mandat local”, a-t-elle argumenté.Marine Le Pen, qui reste parlementaire, avait saisi le Conseil d’État après avoir été radiée en avril des listes électorales et démise de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais par le préfet, dans la foulée de sa condamnation le 31 mars. Elle demandait au Conseil d’État de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au Conseil constitutionnel. Outre l’inéligibilité, Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende, mais sans exécution immédiate sur ces points. Il lui était reproché d’être au cœur d’un système mis en place pour rémunérer des salariés du parti avec l’argent du parlement européen, à hauteur de 4 millions d’euros entre 2004 et 2016. Son appel sera examiné du 13 janvier au 12 février.La cour d’appel devrait rendre sa décision avant l’été, soit bien avant la campagne présidentielle de 2027. Une relaxe permettrait à Marine Le Pen de se présenter.  Si sa condamnation était à l’inverse confirmée et si elle décidait de se présenter quand même, la validité de sa candidature à la présidentielle (comme à des législatives) serait examinée par le Conseil constitutionnel. – “Liberté de l’électeur” -“Sur une affaire comme celle-ci, je trouve que le Conseil d’Etat aurait dû transmettre au Conseil constitutionnel au nom de la liberté de l’électeur”, a regretté Marine Le Pen, qui entend également contester devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) l’absence de recours possible contre l’exécution provisoire d’une peine pénale. Un recours devant la CEDH n’est toutefois pas suspensif.Dans son recours devant le Conseil d’État, Marine Le Pen contestait le refus du Premier ministre de l’époque, François Bayrou, d’accéder à sa demande d’abroger les dispositions du Code électoral qui avaient permis sa radiation, qu’elle estime inconstitutionnelles pour être notamment contraires à “la liberté de candidature” et à “la liberté des électeurs”.Dans un communiqué, la plus haute juridiction administrative explique avoir rejeté “ce recours car celui-ci ne recherchait pas tant l’abrogation de dispositions règlementaires que la modification de la loi, ce qui excède les pouvoirs du Premier ministre, qui ne pouvait donc que rejeter la demande de Mme Le Pen”. “En conséquence”, le Conseil d’État ne peut “pas transmettre sa QPC au Conseil constitutionnel”.Le Conseil d’État a un rôle de filtre des QPC : avant de les transmettre, il doit vérifier leur “caractère sérieux”, qu’elles n’ont pas déjà été traitées et, surtout, que “la disposition contestée est applicable au litige”.Le rapporteur public a estimé que les articles de loi du Code de procédure pénale qui ont permis la condamnation de Mme Le Pen à une peine d’inéligibilité n’étaient pas applicables au contentieux du refus d’enregistrement sur les listes électorales. 

Trente ans de réclusion requis à l’encontre de Cédric Jubillar, accusé du meurtre de son épouse

Une peine de trente ans de réclusion criminelle a été requise mercredi à l’encontre de Cédric Jubillar, jugé à Albi pour le meurtre de son épouse Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.Devant la cour d’assises du Tarn, l’avocat général Pierre Aurignac a demandé la condamnation du peintre-plaquiste de 38 ans et requis “une réponse pénale extrêmement ferme” pour le “meurtre aggravé” de Delphine née Aussaguel, 33 ans, dont le corps n’a jamais été retrouvé.”Il est coupable, a auparavant déclaré Nicolas Ruff, le premier avocat général à s’exprimer jeudi après-midi. “Je prononce ces mots qui accusent, en en assumant pleinement les conséquences et en espérant vous convaincre de condamner Cédric Jubillar”, a-t-il conclu, au terme de deux heures de réquisitoire.”Au bout du chemin, je n’ai aucun doute sur le fait que Delphine Aussaguel est morte” le soir du 15 décembre 2020, “je n’ai aucun doute sur le fait que c’est Cédric Jubillar qui l’a tuée”, a-t-il affirmé , estimant que les jurés devraient eux aussi parcourir le même chemin, en se posant “les mêmes questions”.Descendu dans le prétoire pour s’adresser “uniquement” à la cour et aux jurés, M. Ruff, vice-procureur de Toulouse, les a appelés à ne pas rendre une “justice des on-dit”, une “justice des certitudes fainéantes”, dans un dossier qui a vu “le pire de ce que peut être la médiatisation”.Sans hausser le ton, regardant régulièrement l’accusé et sa défense, Nicolas Ruff s’est défendu d’être un “mercenaire de l’accusation”, affirmant livrer son “analyse factuelle et juridique d’un dossier”.- “Heureuse comme jamais” -Et si l’absence du corps de Delphine Jubillar “rend votre travail judiciaire plus compliqué”, a-t-il dit aux jurés, “elle n’empêche pas la justice de travailler” et “on doit condamner quand il y a des éléments qui convergent”, a-t-il insisté. Reprenant le leitmotiv qui a guidé la défense, à savoir celui d’un “dossier vide”, il a égrené pendant plus de deux heures les principaux éléments de l’enquête, les précédant de la formule: “dire que ce dossier est vide, c’est ne pas voir…”.Au sujet de la nuit de la disparition, il a rappelé que l’enquête sur le couple et ses relations montrait que Delphine était ce soir-là “heureuse comme jamais, euphorique même”, parce que la femme de son amant venait d’accepter la perspective d’une séparation, ce qui ouvrait la voie à cette nouvelle vie à deux dont rêvait l’infirmière de 33 ans.”S’il y a un soir où il y a pu avoir ce moment de bascule, ces mots qui tuent, cet instant fatidique qui vient sceller la rupture, c’est bien ce 15 décembre”, a ainsi déclaré l’avocat général, estimant comme les parties civiles que le meurtre a été commis à la suite de l’annonce d’un “départ définitif” de la part de Delphine.Lunettes brisées de la disparue, cris d’effroi entendus par les voisines, témoignage de son fils Louis, téléphone éteint de l’accusé, voiture garée dans un sens démontrant qu’elle a été utilisée dans la nuit, attitude de Cédric Jubillar le lendemain matin… M. Ruff a inlassablement décortiqué les indices du dossier.Loin du “désastre judiciaire” annoncé par la défense si leur client était condamné, Nicolas Ruff a estimé que ces indices démontraient au contraire que “Cédric Jubillar est coupable du meurtre de Delphine Aussaguel”.- “Rendez-leur Delphine” -Dans la matinée, les deux derniers avocats des parties civiles, plaidant dans l’intérêt des enfants du couple Jubillar, se sont une nouvelle fois directement adressés à l’accusé.”Rendez-leur Delphine!”, a par deux fois tonné Me Laurent Boguet en concluant sa plaidoirie, l’accusé ne trahissant aucune émotion face à cette injonction.Me Boguet a dénoncé le “brouillard de guerre” déployé par l’accusé, via ses réponses imprécises, et la défense, qui a “torturé le dossier” pour le remettre en question. D’une voix chargée d’émotion, sa consoeur Malika Chmani a regretté que les enfants Jubillar n’aient “jamais eu de réponses à leurs questions” au cours des quatre semaines de procès.”Il n’y a pas eu de vérité de leur père, je suis venue chercher une vérité judiciaire”, a conclu à la barre l’avocate, demandant “vérité et justice pour Louis et Elyah”.La journée de jeudi va être consacrée aux plaidoiries de la défense, avant le verdict attendu vendredi.