AFP Top News

Santé à la diète, réforme des retraites: un budget de la Sécu inflammable arrive à l’Assemblée

L’Assemblée nationale s’empare mardi, en commission, d’un projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 explosif, entre des économies exceptionnellement fortes et la suspension annoncée de l’impopulaire réforme des retraites, sur fond de grandes tensions politiques.Comme pour le projet de loi de finances, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas utiliser l’arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter ce texte de près de 680 milliards d’euros de dépenses, soit plus que le projet de budget de l’Etat. Or, les désaccords entre forces politiques restent profonds, et le temps imparti limité.Le point de départ, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) mis sur la table par le gouvernement Lecornu 2, est d’une exceptionnelle rigueur financière, et plusieurs groupes politiques comptent largement l’amender. Budget “inacceptable”, “hors-sol”, “injuste” ou “d’agression sociale” pour les représentants des secteurs concernés, le texte prévoit de réduire le déficit de la Sécu à 17,5 milliards en 2026 (23 milliards en 2025).L’exécutif y limite la hausse des dépenses d’Assurance maladie à 1,6%, alors qu’elles progressent naturellement chaque année d’environ 4%, poussées notamment par le vieillissement de la population. Et il table sur sept milliards d’économies en santé, pour beaucoup douloureuses.Au moment où la Sécurité sociale fête ses 80 ans, plusieurs mesures ciblent les malades: nouvelle hausse des franchises (reste à charge des patients sur les consultations et médicaments), moindre remboursement chez le dentiste, limitation de la durée d’un premier arrêt maladie…Parmi les autres irritants, une taxation supplémentaire des complémentaires santé, des cotisations patronales sur les tickets restaurant et oeuvres du CSE, ou encore une surcotisation sur les dépassements d’honoraires des médecins.A l’hôpital, c’est “la pire cure d’économies depuis les années 2010”, selon les fédérations hospitalières tous secteurs. “On protège l’hôpital” malgré un “budget contraint”, et sans réduction du déficit, le risque serait “de ne plus avoir de Sécurité sociale à terme”, a répliqué dimanche la nouvelle ministre de la Santé Stéphanie Rist. – “Pari risqué” -Le gel des pensions et de l’ensemble des prestations sociales (RSA, allocations familiales, APL…) en 2026, pour dégager 3,6 milliards d’euros d’économies, devrait aussi provoquer de vifs débats. La seule sous-indexation des retraites, l’année dernière, avait participé à la chute du gouvernement de Michel Barnier.Qui plus est, le projet de budget de la Sécu est censé porter la suspension de la réforme des retraites promise par l’actuel Premier ministre pour échapper à la censure. Matignon entend déposer un amendement “dès le mois de novembre” pour la concrétiser. Mais le coût (400 millions d’euros en 2026) devra être compensé, a prévenu Sébastien Lecornu.Stéphanie Rist, comme les autres ministres concernés (Comptes publics, Travail, Solidarités, Autonomie, Handicap) défendront ce PLFSS mardi en commission des Affaires sociales, avant le début de l’examen des amendements en commission jeudi, puis dans l’hémicycle début novembre, où le débat repartira de la copie initiale.Quelque 1.400 amendements ont été déposés par les différents groupes politiques, majoritairement par la gauche, selon un décompte lundi soir de l’Assemblée nationale.Sans 49.3, le gouvernement minoritaire propose un exercice inédit à une Assemblée morcelée, sans majorité, où chaque camp tentera d’arracher des victoires au gré d’alliances variables, le Sénat pouvant transfigurer l’ensemble… Et sans vote à l’issue des 50 jours prévus par la procédure, soit début décembre, le gouvernement pourrait faire passer son texte par ordonnances.En position charnière, le PS dit faire le “pari risqué” du débat, sachant que s’il veut obtenir la suspension de la réforme des retraites, il devra adopter l’ensemble du PLFSS.Sur les retraites, LFI et le RN crient à l’entourloupe. Ils craignent que le gouvernement ne profite de l’enlisement des débats pour adopter par ordonnances le texte initial, sans suspension de la réforme Borne, et réclament à Matignon une “lettre rectificative” pour l’inclure au PLFSS avant examen.A l’inverse, la droite s’arc-boute contre cette suspension, promettant des débats houleux à l’issue incertaine.Le gouvernement Lecornu 2 joue sa survie. En cas de passage en force ou sans suspension de la réforme des retraites, le PS censurera, a menacé son patron Olivier Faure. 

Les portes de la Santé vont se refermer derrière Sarkozy

Les portes de la Santé vont se refermer sur Nicolas Sarkozy: l’ancien président de la République est attendu en milieu de matinée mardi dans la prison parisienne pour y être incarcéré, près d’un mois après sa condamnation pour association de malfaiteurs au procès libyen.Le Brésilien Lula ou le Sud-Africain Jacob Zuma ont dormi en prison après avoir quitté le pouvoir. Mais ce n’est arrivé à aucun ancien chef d’Etat de la République française ou de l’Union européenne.Sa famille a appelé à un rassemblement de soutien quand l’ancien président (2007-2012) quittera son domicile de l’ouest parisien. Une noria de caméras et de photographes s’efforcera de suivre son trajet vers l’unique prison parisienne.  Bénéficiera-t-il de dérogations ou de conditions de détention particulières eu égard à son statut ? Et surtout combien de nuits Nicolas Sarkozy, 70 ans, dormira-t-il dans sa cellule individuelle du quartier d’isolement, le plus à même de permettre d’assurer sa sécurité et la confidentialité de sa détention ?  Dès qu’il aura été écroué à la prison de la Santé, autour de laquelle un important dispositif de sécurité doit être déployé, ses avocats déposeront une demande de mise en liberté. La justice aura deux mois pour trancher, même si le délai devrait être plus court.   Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l’ancien président à cinq ans de prison. Il a été reconnu coupable d’avoir, en toute connaissance de cause, laissé ses collaborateurs Claude Guéant et Brice Hortefeux rencontrer à Tripoli un dignitaire du régime de Mouammar Kadhafi pour discuter d’un financement occulte de sa campagne présidentielle de 2007. L’ancien chef de l’Etat a fait appel et se dit innocent.- “Altérer la confiance” -Plus encore que cette lourde condamnation, c’est le mandat de dépôt qui avait suscité la stupeur. Pour les juges, il est justifié par la “gravité exceptionnelle” de faits “de nature à altérer la confiance des citoyens dans ceux qui les représentent et sont censés agir dans le sens de l’intérêt général”.Nicolas Sarkozy avait fustigé une “injustice” et “la haine” dont le poursuivraient certains magistrats. Il s’est aussi comparé à Alfred Dreyfus, l’officier envoyé sur l’île du Diable pour trahison sur la foi d’un faux document et sur fond d’antisémitisme débridé. Il a aussi confié au Figaro qu’il entrerait à la Santé “la tête haute” et muni d’une biographie de Jésus et du roman “Le Comte de Monte-Cristo”, l’innocent injustement condamné le plus célèbre de la littérature française. Ancienne figure tutélaire de la droite française, toujours régulièrement consulté par ses chefs, Nicolas Sarkozy a reçu le soutien de nombreux représentants de son camp, prompts à s’offusquer du mandat de dépôt visant leur favori.Prononcé de manière routinière par les tribunaux correctionnels, il serait attentatoire à la présomption d’innocence, puisqu’il entraîne une détention sans recours possible et sans attendre le procès en appel.- Reçu par Macron -Même si l’incarcération de Nicolas Sarkozy s’est faite sur la base d’une mesure votée en 2019 à l’initiative de sa majorité, Emmanuel Macron avait soulevé ce point sur X, jugeant que “dans notre Etat de droit, la présomption d’innocence comme le droit au recours doivent toujours être préservés”. Vendredi, il a reçu Nicolas Sarkozy: “J’ai eu des propos publics toujours très clairs sur l’indépendance de l’autorité judiciaire dans le rôle qui est le mien. Mais il était normal que sur le plan humain, je reçoive un de mes prédécesseurs, dans ce contexte”, a-t-il dit lundi.Quant au ministre de la Justice, Gérald Darmanin, il ira “voir en prison” celui qu’il considère comme son mentor en politique, afin de s’assurer de sa sécurité. Une promesse critiquée par les syndicats de magistrats qui y voient une confusion des rôles de l’ami et du garde des Sceaux.La demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy ne sera pas examinée à l’aune des mêmes critères que le mandat de dépôt. Exit le trouble à l’ordre public et l'”exceptionnelle gravité” des faits. Redevenu présumé innocent, il ne pourra être maintenu en détention que si c’est l'”unique moyen” d’empêcher des pressions, une fuite ou une récidive, des interactions avec des complices, ou bien d’assurer sa sécurité. Sinon, il devra être remis en liberté, le cas échéant en l’assignant à résidence avec un bracelet.

US, Australia sign rare earths deal as Trump promises submarines

US President Donald Trump signed a deal on rare earth minerals Monday with Australian Prime Minister Anthony Albanese, and said Washington’s key ally would get its coveted nuclear-powered attack submarines. The two leaders met at the White House to concentrate on a pair of areas — defense and critical minerals — in which Washington and Canberra …

US, Australia sign rare earths deal as Trump promises submarines Read More »

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Val-d’Oise: une tornade renverse trois grues et tue un jeune travailleur sur un chantier

Un travailleur de 23 ans a été tué sur un chantier et quatre autres personnes ont été grièvement blessées lundi à Ermont dans le Val-d’Oise quand une tornade, soudaine et violente, a fait s’écrouler trois grues, selon les autorités préfectorales et judiciaires.La ville d’Ermont, située à 21 km au nord-est de Paris, a été la plus affectée par “cet épisode venteux, soudain et violent, localisé à une dizaine de communes, qui s’est produit à 17H50”, a indiqué le préfet Philippe Court, joint par l’AFP sur place. Le représentant de l’Etat a évoqué “une sorte de mini-tornade”.”On recense dix victimes dont une décédée, un homme de 23 ans”, a précisé de son côté le procureur de la République de Pontoise, Guirec Le Bras, qui s’est également déplacé sur les lieux. Il s’agit “d’un des employés de l’entreprise de construction privée qui intervenait sur le chantier”, a-t-il ajouté par téléphone. Dans l’attente de l’autopsie, le procureur n’a pu livrer davantage d’éléments sur les conditions dans lesquelles le décès est intervenu.Une enquête pour homicide involontaire et blessures involontaires dans le cadre du travail a été ouverte à Pontoise, en flagrance, et confiée au service interdépartemental de police judiciaire du Val-d’Oise.Dans la soirée, l’inspection du travail s’est déplacée sur les lieux à Ermont, pour les premières constatations, a précisé le procureur.- Grues balayées, toits arrachés -L’homme décédé a été touché dans “une zone de chantier traversée par la mini-tornade”, selon M. Court. Une autre grue est tombée sur un établissement médico-social, sans y faire de victimes. Une troisième a chuté sur un bâtiment d’habitation, a-t-il précisé.Dix victimes au total sont recensées.”On compte une personne décédée, quatre en urgence absolue et cinq en urgence relative”, avait détaillé en début de soirée la préfecture, évoquant “un épisode de vents violents à présent terminé” durant lequel des “grues sont tombées et des toits ont été arrachés”.Des vidéos postées sur des comptes du réseau social X montrent trois grues s’effondrer en quelques secondes, l’une après l’autre.Sur des images obtenues par l’AFP auprès du syndicat Alliance police nationale, une de ces grues apparaît effondrée sur un bâtiment d’habitation.”Les importants dégâts matériels y seront recensés une fois le jour levé”, a commenté M. Court.Les sapeurs-pompiers et les forces de sécurité sont également intervenus à Eaubonne, Andilly, Montmorency ou encore à Franconville…Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué sur X un “épisode de tornade soudain et d’une rare intensité”.Sur place ont rapidement été mobilisés des dizaines de pompiers, 50 policiers et 20 personnels du Service d’aide médicale d’urgence (Samu), ainsi qu’une dizaine de médecins, selon la préfecture.Sur son compte officiel sur X, la Sécurité civile a exprimé dans la soirée son “soutien total aux 110 sapeurs-pompiers du Sdis 95 et aux 66 bénévoles des associations agréés de Sécurité civile qui sont mobilisés” dans le département.Un centre opérationnel départemental avait été ouvert en préfecture pour coordonner les opérations.

Val-d’Oise: une tornade renverse trois grues et tue un jeune travailleur sur un chantier

Un travailleur de 23 ans a été tué sur un chantier et quatre autres personnes ont été grièvement blessées lundi à Ermont dans le Val-d’Oise quand une tornade, soudaine et violente, a fait s’écrouler trois grues, selon les autorités préfectorales et judiciaires.La ville d’Ermont, située à 21 km au nord-est de Paris, a été la plus affectée par “cet épisode venteux, soudain et violent, localisé à une dizaine de communes, qui s’est produit à 17H50”, a indiqué le préfet Philippe Court, joint par l’AFP sur place. Le représentant de l’Etat a évoqué “une sorte de mini-tornade”.”On recense dix victimes dont une décédée, un homme de 23 ans”, a précisé de son côté le procureur de la République de Pontoise, Guirec Le Bras, qui s’est également déplacé sur les lieux. Il s’agit “d’un des employés de l’entreprise de construction privée qui intervenait sur le chantier”, a-t-il ajouté par téléphone. Dans l’attente de l’autopsie, le procureur n’a pu livrer davantage d’éléments sur les conditions dans lesquelles le décès est intervenu.Une enquête pour homicide involontaire et blessures involontaires dans le cadre du travail a été ouverte à Pontoise, en flagrance, et confiée au service interdépartemental de police judiciaire du Val-d’Oise.Dans la soirée, l’inspection du travail s’est déplacée sur les lieux à Ermont, pour les premières constatations, a précisé le procureur.- Grues balayées, toits arrachés -L’homme décédé a été touché dans “une zone de chantier traversée par la mini-tornade”, selon M. Court. Une autre grue est tombée sur un établissement médico-social, sans y faire de victimes. Une troisième a chuté sur un bâtiment d’habitation, a-t-il précisé.Dix victimes au total sont recensées.”On compte une personne décédée, quatre en urgence absolue et cinq en urgence relative”, avait détaillé en début de soirée la préfecture, évoquant “un épisode de vents violents à présent terminé” durant lequel des “grues sont tombées et des toits ont été arrachés”.Des vidéos postées sur des comptes du réseau social X montrent trois grues s’effondrer en quelques secondes, l’une après l’autre.Sur des images obtenues par l’AFP auprès du syndicat Alliance police nationale, une de ces grues apparaît effondrée sur un bâtiment d’habitation.”Les importants dégâts matériels y seront recensés une fois le jour levé”, a commenté M. Court.Les sapeurs-pompiers et les forces de sécurité sont également intervenus à Eaubonne, Andilly, Montmorency ou encore à Franconville…Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué sur X un “épisode de tornade soudain et d’une rare intensité”.Sur place ont rapidement été mobilisés des dizaines de pompiers, 50 policiers et 20 personnels du Service d’aide médicale d’urgence (Samu), ainsi qu’une dizaine de médecins, selon la préfecture.Sur son compte officiel sur X, la Sécurité civile a exprimé dans la soirée son “soutien total aux 110 sapeurs-pompiers du Sdis 95 et aux 66 bénévoles des associations agréés de Sécurité civile qui sont mobilisés” dans le département.Un centre opérationnel départemental avait été ouvert en préfecture pour coordonner les opérations.

Vol de bijoux au Louvre: les cambrioleurs traqués, le musée sous pression

L’enquête bat son plein: au lendemain du cambriolage du Louvre, au cœur de Paris, la police est aux trousses de quatre malfaiteurs partis avec huit “joyaux de la couronne de France”, un vol spectaculaire qui interroge sur la sécurité du plus célèbre musée du monde.Ce vol par effraction a déclenché une polémique politique et a relancé le débat sur la sécurité des musées français, dont le Louvre, resté fermé lundi.La ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé une enquête administrative, en parallèle des investigations judiciaires, “pour avoir un vrai déroulé” de “ce qui s’est passé”, “à la seconde près”.Bijoux, peintures, antiquités… La ministre et son homologue de l’Intérieur Laurent Nuñez ont demandé aux préfets, dans un télégramme, “un inventaire exhaustif de l’ensemble des biens de grande importance pour notre patrimoine culturel, susceptibles de faire l’objet d’une prédation au regard de leur valeur intrinsèque”.Le Louvre est au cœur des préoccupations. Dans un pré-rapport consulté lundi par l’AFP, la Cour des comptes déplore un “retard dans le déploiement d’équipements destinés à assurer la protection des oeuvres” du musée le plus visité au monde, qui reçoit neuf millions de personnes par an.”Nous avons failli”, a estimé le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, puisque des malfaiteurs ont été “capables de mettre un monte-charge” sur la voie publique, “de faire monter des gens en quelques minutes pour récupérer des bijoux inestimables et de donner une image déplorable de la France”.La présidente-directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, va devoir rendre des comptes. Elle sera auditionnée mercredi par la commission des Affaires culturelles du Sénat “pour avoir ses explications”, a dit à l’AFP son président, le centriste Laurent Lafon.Son homologue à l’Assemblée nationale, Alexandre Portier (LR), proposera le même jour à ses collègues la création d’une commission d’enquête sur “la sécurisation des musées” et la “protection du patrimoine”.- Sept à huit minutes chrono -Une soixantaine d’enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) sont mobilisés pour interpeller les malfaiteurs et retrouver leur butin.A la lumière des avancées de l’enquête, le déroulé du casse se précise.Dimanche aux alentours de 09H30, une nacelle se cale sous un balcon.Après avoir découpé une vitre à la disqueuse, deux cambrioleurs s’introduisent dans la galerie d’Apollon, qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne, soit environ 800 pièces.Ils ouvrent deux vitrines à la disqueuse, scène partiellement filmée avec un téléphone portable, sans doute par un visiteur selon une source policière, et diffusée par les chaînes d’information. Visages masqués, ils volent neuf pièces, toutes du XIXe siècle.Un malfaiteur visible sur les images est vêtu d’un gilet jaune. Or les enquêteurs, qui disposent aussi d’images de vidéosurveillance, ont en leur possession un gilet jaune, récupéré après sa découverte par un “citoyen”, selon la procureure de Paris Laure Beccuau.”Nous retrouverons les œuvres et les auteurs seront traduits en justice”, a promis dimanche soir sur X le président Emmanuel Macron.- “Valeur patrimoniale inestimable” -La couronne de l’impératrice Eugénie, l’épouse de Napoléon III, est abandonnée dans leur fuite par les malfaiteurs. Son état est “en cours d’examen”, selon le ministère de la Culture.Mais sont emportées huit pièces “d’une valeur patrimoniale inestimable”, selon les autorités.Parmi elles, le diadème d’Eugénie, qui compte près de 2.000 diamants, et le collier de la parure de saphirs de Marie-Amélie, dernière reine de France, et d’Hortense de Beauharnais, mère de Napoléon III.L’opération dure sept à huit minutes. Elle est le fait de cambrioleurs “chevronnés”, a dit Laurent Nuñez.Les pièces volées sont difficiles sinon impossibles à revendre en l’état. D’après Laure Beccuau, les auteurs peuvent avoir agi “au bénéfice d’un commanditaire” ou avoir voulu obtenir “des pierres précieuses pour pratiquer des opérations de blanchiment”.Interpol a annoncé lundi sur X avoir intégré les précieux joyaux dans sa base de données sur les œuvres d’art volées, qui en compte plus de 57.000.Ce vol est le premier recensé au Louvre depuis celui en 1998 d’un tableau de Corot… jamais retrouvé depuis. bur-ng-abo-cka-mby-ama-la-sc/bfa/dsa