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Mercosur: la France “ne signera pas” un accord qui “condamnerait” ses agriculteurs, assure Genevard

La France ne “signera pas un accord” qui “condamnerait” ses agriculteurs, a assuré dimanche la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, trois jours après des propos “positifs” d’Emmanuel Macron quant à un possible feu vert sur l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur.”Nous voulons soutenir nos agriculteurs et c’est pourquoi la France ne signera pas un accord qui les condamnerait à terme”, a déclaré la ministre dans le JDD, réaffirmant les “lignes rouges” de la France.Celles-ci sont au nombre de trois: “une clause de sauvegarde agricole spécifique”, des “mesures miroir” empêchant l’importation en Europe de produits agricoles moins-disants que les normes européennes sanitaires et environnementales et un renforcement des contrôles sanitaires.A propos de la clause de sauvegarde, l’idée serait, selon la ministre, de “pouvoir enclencher un frein d’urgence si, par exemple, la filière est menacée par une chute massive de prix liée à un afflux des denrées importées”.Elle a toutefois reconnu que de nombreux points étaient à éclaircir, assurant de sa “vigilance” : “Qui décide ? Qui vérifie ? En combien de temps ? Quels critères déclenchent le mécanisme ? Nous sommes en train de l’examiner en nous posant une seule question: ce dispositif est-il réellement efficace et protecteur pour nos agriculteurs ?”.Interrogée sur la possibilité pour la France de “bloquer” le processus, alors que le Brésil a évoqué une signature avec l’UE d’ici au 20 décembre, Mme Genevard a assuré que la France “a les moyens de se faire entendre” et souligné que d’autres Etats-membres partagent ses inquiétudes parmi lesquels la Pologne, l’Autriche, les Pays-Bas, l’Irlande et la Hongrie.”Tant que ces garanties ne sont pas écrites, validée et acceptées par nos partenaires du Mercosur, la France restera sur sa position”, a assuré Mme Genevard. Jeudi, au Brésil, Emmanuel Macron s’était dit “plutôt positif” sur la possibilité d’accepter cet accord commercial décrié en France, tout en affirmant rester “vigilant”, assurant quelques heures plus tard, lors d’une nouvelle étape de sa tournée sud-américaine, au Mexique, que “la France continue d’attendre des réponses claires”.Ces propos, alors que la France a longtemps jugé l’accord inacceptable avant ces clauses, ont été dénoncés par une grande partie de la classe politique française et le monde agricole.

Budget: la popularité du Premier ministre en recul dans un sondage

Dans le contexte d’incertitude politique autour du vote du budget, la popularité du Premier ministre Sébastien Lecornu est en baisse, selon un sondage Ipsos BVA-CESI publié par la Tribune Dimanche.Les débats parlementaires sur les projets de loi de finances de l’Etat et de la Sécurité sociale pour 2026 semblent lasser les Français et le locataire de Matignon en fait les frais.Son impopularité enregistre en un mois une hausse de 5 points à 60%, contre 25% d’opinions favorables (-2 points).Il conserve toutefois une cote de popularité importante chez les sympathisants du bloc central (75%) mais aussi, dans une moindre mesure, auprès de ceux des Républicains et de l’UDI d’Hervé Marseille (44%).De son côté, le président de la République Emmanuel Macron reste stable avec 19% d’opinions favorables, un niveau de popularité extrêmement bas.Le classement des personnalités que les Français seraient satisfaits de voir accéder à l’Elysée reste dominé par le duo dirigeant du Rassemblement national, Jordan Bardella et Marine Le Pen. Mais le président du RN prend 4 points à 37%, tandis que la patronne des députés du parti reste stable à 33%.Quant aux ténors de l’ex-socle commun – Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Gérald Darmanin – qui avaient perdu des plumes dans la crise politique ayant suivi la nomination, puis la démission et la reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon, ils reprennent des couleurs.Edouard Philippe remonte à la troisième place (24%, +2 points), suivi par Gérald Darmanin (22%, +3 points), Bruno Retailleau (21%, +1 point) et Gabriel Attal (21%, +2 points).Sondage réalisé les 6 et 7 novembre sur un échantillon de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française, interrogées en ligne, selon la méthode des quotas. 

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Le “super-typhon” Fung-wong fond sur les Philippines, près d’un million d’évacués

Le super-typhon Fung-wong s’approche dimanche des Philippines où près d’un million de personnes ont été évacuées, moins d’une semaine après le passage déjà dévastateur du typhon Kalmaegi.Fung-wong, dont le diamètre couvre virtuellement l’intégralité du pays, se dirige vers l’archipel depuis l’est en soufflant des vents de 185 km/h, voire de 230 km/h en pointe. Il doit toucher terre dans la nuit, selon le service météorologique national.Au total, 916.863 personnes avaient été évacuées en début d’après-midi, a indiqué un haut responsable de la Défense civile, Rafaelito Alejandro, lors d’un point presse.Les écoles et bâtiments publics resteront fermés lundi dans une large partie du pays, notamment dans la capitale Manille, et près de 300 vols ont déjà été annulés, selon les autorités. “Les vagues ont commencé à gronder vers 07H00 du matin (23H00 GMT samedi). Quand elles frappent le brise-lame, on dirait que le sol tremble”, a témoigné Edson Casarino, un habitant de l’île de Catanduanes (nord-est).”De fortes pluies sont en train de s’abattre, et le vent souffle”, a dit cet homme de 33 ans joint au téléphone par l’AFP.La petite île risque d’être frappée de plein fouet par Fung-wong, a prévenu le service météorologique.”Ils ressentent l’impact du typhon (…) car l’oeil du cyclone y est le plus proche”, a expliqué M. Alejandro.Samedi, des habitants ont tenté de river leurs habitations au sol avec des cordes dans l’espoir qu’elles résistent aux rafales, selon des images relayées sur les réseaux sociaux.Sur une vidéo authentifiée par l’AFP, une église de la ville de Birac apparaît encerclée par les eaux de crues, qui montent jusqu’à la mi-hauteur de son entrée.Plus au sud, sur l’île de Mindanao, des inondations provoquées par fortes pluies liées à l’arrivée de Fung-wong ont perturbé samedi le trafic, a constaté un photographe de l’AFP.A Sorsogon, dans le sud de l’île principale de Luçon, certains ont trouvé refuge dans une église dès samedi, a constaté une équipe de l’AFP.”Je suis là car les vagues près de ma maison sont énormes maintenant. Je vis près de la côte et les vents là-bas sont très forts à présent”, a indiqué l’une d’eux, Maxine Dugan.- Cumuls de 200 millimètres -Fung-wong devrait déverser “des précipitations de 200 millimètres ou plus, qui peuvent provoquer des inondations étendues, pas seulement dans les zones de basse altitude”, a mis en garde en conférence de presse Benison Estareja, un météorologue du gouvernement.”Il est possible que nos plus importants bassins versants débordent”, a-t-il alerté.Ce super-typhon balaiera l’archipel quelques jours seulement après Kalmaegi, responsable de plus de 224 morts dans le pays d’après les derniers chiffres du gouvernement, le typhon le plus meurtrier de l’année, selon la base de données spécialisée EM-DAT.La province de Cebu (centre) recense la majorité des victimes, et les opérations de secours y ont été suspendues samedi en raison de l’arrivée de Fung-wong.”Nous ne pouvons pas mettre en danger nos secouristes. Nous ne voulons pas qu’ils soient les prochaines victimes”, a déclaré à l’AFP Myrra Daven, une responsable des secours de la région.Tous les ans, une vingtaine de tempêtes ou de typhons atteignent les Philippines ou s’en approchent, les régions les plus pauvres étant généralement les plus gravement affectées.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique généré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Des océans plus chauds permettent aux typhons de se renforcer plus vite, quand des températures générales plus élevées entraînent une atmosphère plus humide et donc des pluies plus importantes.Kalmaegi a également fait cinq morts au Vietnam, qu’il a frappé en s’affaiblissant après avoir dévasté les Philippines.

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Une tornade fait six morts et 750 blessés dans le sud du Brésil

Les autorités ont fait état samedi d’au moins six morts et 750 blessés dans une tornade qui a dévasté une localité du sud du Brésil et entraîné des destructions sans précédent dans la région.En quelques minutes seulement, cette tornade a renversé des voitures et détruit des maisons entières vendredi à Rio Bonito do Iguaçu, une localité de 14.000 habitants dans l’Etat du Parana, à quelque 300 km des chutes emblématiques d’Igaçu.Selon le dernier bilan en date des autorités régionales, six personnes ont été tuées. Les pompiers et les services de secours de plusieurs communes voisines ont indiqué avoir pris en charge 750 blessés, dont neuf sont dans un état grave, à la suite de ce phénomène météorologique survenu peu avant l’ouverture de la COP30 sur le climat lundi à Belem (nord).- “Etat d’urgence” -Le gouvernement du Parana a décrété “l’état d’urgence” à Rio Bonito de Iguaçu. “Nous travaillons à des plans d’aide humanitaire, d’envoi de matériel et de soutien aux actions de reconstruction”, a annoncé sur la plateforme X le ministre de l’Intégration et du Développement régional, Waldez Góes.”Je suis arrivé chez moi et je me suis retrouvé sans toit au-dessus de la tête”, a témoigné auprès de l’AFP Nereu Sabadini, 51 ans, qui travaillait hors de la ville quand la tornade a frappé. “Je suis sans domicile maintenant, et la reconstruction va prendre du temps.””Tout a été détruit. La ville, les maisons, les écoles. Qu’est-ce qu’on va devenir?”, a déclaré à une chaîne locale Roselei Dalcandon, devant son magasin en ruines. Elle venait de sortir de son échoppe lorsque la tornade est arrivée, son fils étant resté seul à l’intérieur.”Quand le vent s’est un peu calmé, mon mari est arrivé en courant. Mais il (son fils) allait bien. Le magasin avait disparu, mais il s’en est sorti (vivant), Dieu l’a sauvé”, a-t-elle ajouté.”Je tiens à exprimer mes sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu des êtres chers dans la tornade”, a écrit sur X le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva.Selon la défense civile, 90% de la ville a été touchée. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent de nombreuses maisons le toit arraché ou totalement détruites.Les secours fouillent dans les décombres à la recherche de survivants ou de corps. Un refuge a été mis en place dans une ville voisine.Alors que deux personnes étaient précédemment portées disparues, il n’y en a désormais plus qu’une, selon le gouvernement de l’Etat du Parana. Mais les équipes de secours continuent de recevoir des informations de la part des familles, ce qui pourrait faire augmenter ce nombre dans les prochaines heures, selon la même source.D’après le Système de technologie et de surveillance environnementale du Parana, les vents ont atteint jusqu’à 250 km/h.- “Violentes tempêtes” -Les villes de Rio de Janeiro et Sao Paulo ont relevé leur niveau d’alerte en raison des vents violents et des pluies, et les autorités ont demandé à la population d’éviter tout déplacement, en raison de l’avancée d’un cyclone extra-tropical sur les régions sud et sud-est du Brésil.”C’est un cyclone intense, une vaste zone de basse pression atmosphérique, (…) qui favorise la rotation du vent et a créé des conditions propices à un phénomène d’une telle sévérité”, explique à l’AFP la météorologue Estael Sias, de la société de prévisions Metsul.Selon elle, les tornades ne sont pas aussi courantes au Brésil que dans certaines régions des Etats-Unis, mais “elles ne sont pas rares pour autant dans le sud” du pays.Le gouverneur du Parana, Ratinho Junior, a précisé sur X que “les forces de sécurité (étaient) en alerte, mobilisées et (surveillaient) les villes touchées par les violentes tempêtes”. L’Institut national de météorologie maintient pour le week-end une alerte de “danger de tempêtes” dans tout le Parana, ainsi que dans les autres Etats méridionaux de Santa Catarina et Rio Grande do Sul, proches de l’Argentine et de l’Uruguay.Depuis le début du mois de novembre, plusieurs villes du Parana font face à de fortes pluies, des orages, des vents violents et de la grêle.Il n’existe pas de consensus scientifique concernant l’impact du réchauffement climatique sur les tornades, phénomène météorologique local difficile à étudier.

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Le “super-typhon” Fung-wong fond sur les Philippines

La tempête Fung-wong s’est transformée dimanche en “super-typhon” et s’approche des Philippines, battues par les pluies et le vent, moins d’une semaine après avoir été déjà dévastées par le typhon Kalmaegi.Fung-wong, dont le diamètre couvre virtuellement l’intégralité du pays, se dirige vers l’archipel depuis l’est en soufflant des vents de 185 km/h, voire de 230 km/h en pointe. Il doit toucher terre dans la nuit, selon le service météorologique national.”Les vagues ont commencé à gronder vers 07H00 du matin (23H00 GMT samedi). Quand elles frappent le brise-lame, on dirait que le sol tremble”, a témoigné Edson Casarino, un habitant de l’île de Catanduanes (nord-est).”De fortes pluies sont en train de s’abattre, et le vent souffle”, a ajouté cet homme de 33 ans joint au téléphone par l’AFP.La petite île risque d’être frappée de plein fouet par Fung-wong, a prévenu le service météorologique.Samedi, des habitants ont tenté de river leurs habitations au sol avec des cordes dans l’espoir qu’elles résistent aux rafales, selon des images relayées sur les réseaux sociaux.Plus au sud, sur l’île de Mindanao, des inondations provoquées par fortes pluies liées à l’arrivée de Fung-wong ont perturbé samedi le trafic et conduit à l’évacuation préventive d’habitants, a constaté un photographe de l’AFP.A Sorsogon, dans le sud de l’île principale de Luçon, certains ont trouvé refuge dans une église dès samedi, a constaté une équipe de l’AFP.”Je suis là car les vagues près de ma maison sont énormes maintenant. Je vis près de la côte et les vents là-bas sont très forts à présent”, a indiqué l’une d’eux, Maxine Dugan.Dans la province côtière d’Aurora, au nord-est de Manille, les secouristes font dimanche du porte-à-porte pour appeler les habitants à se déplacer vers les hauteurs, selon des témoins.- Cumuls de 200 millimètres -Fung-wong devrait déverser “des précipitations de 200 millimètres ou plus, qui peuvent provoquer des inondations étendues, pas seulement dans les zones de basse altitude”, a expliqué en conférence de presse Benison Estareja, un météorologue du gouvernement.”Il est possible que nos plus importants bassins versants débordent”, a-t-il alerté.Ce super-typhon balaiera l’archipel quelques jours seulement après Kalmaegi, responsable d’au moins 204 morts et 109 disparus dans le pays d’après les derniers chiffres du gouvernement, le typhon le plus meurtrier de l’année, selon la base de données spécialisée EM-DAT.La province de Cebu (centre) recense près de 70% des victimes, et les opérations de secours y ont été suspendues samedi en raison de l’arrivée de Fung-wong.”Nous ne pouvons pas mettre en danger nos secouristes. Nous ne voulons pas qu’ils soient les prochaines victimes”, a déclaré à l’AFP Myrra Daven, une responsable des secours de la région.Tous les ans, une vingtaine de tempêtes ou de typhons atteignent les Philippines ou s’en approchent, les régions les plus pauvres étant généralement les plus gravement affectées.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique généré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Kalmaegi a également fait cinq morts au Vietnam, qu’il a frappé en s’affaiblissant après avoir dévasté les Philippines.

Budget de la Sécu: l’Assemblée entame des débats clivants sur les dépenses, en attendant la réforme des retraites

Les députés ont poursuivi samedi soir l’examen du budget de la Sécurité sociale, après avoir adopté dans un scrutin à suspense sa partie “recettes”, et ont ouvert le chapitre des “dépenses” avec à l’horizon mercredi la suspension de la réforme des retraites.Les débats dureront jusqu’à mercredi, mais seront interrompus par deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre. Et les parlementaires devront adopter un rythme soutenu, s’ils ne veulent pas dépasser les délais constitutionnels – ce qui entraînerait l’envoi du texte au Sénat sans vote.L’article sur la suspension de la réforme de 2023, condition de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu pour les socialistes, sera examiné mercredi peu après 15H00, pour qu’un maximum de députés soient présents.Au bout d’un long suspense samedi, les députés ont adopté la partie “recettes”, expurgée de beaucoup de mesures d’économies prévues par le gouvernement, par 176 voix contre 161 (et 58 abstentions).L’enjeu était de taille: un rejet aurait coupé court aux débats, envoyant séance tenante le texte entier au Sénat dans sa version initiale.Malgré les appels du gouvernement à approuver ce volet, la division a contaminé son camp: les députés Renaissance et MoDem ont voté pour. Horizons (parti d’Edouard Philippe) s’est divisé entre pour et abstentions. LR s’est abstenu.Juste avant le vote, l’Assemblée a rétabli dans une nouvelle délibération un impôt de production (C3S) supprimé jeudi, pour éviter un trou de “cinq milliards” dans les caisses, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Un casus belli pour le Rassemblement national – qui a alors voté contre l’ensemble de la partie “recettes” – estimant que la suppression de cet impôt était “la seule mesure qui aurait pu rééquilibrer la copie finale”.Quant aux Insoumis, ils ont assumé voter contre la politique du gouvernement.- Grands débats sur les dépenses -Le RN et LFI ont fait “le jeu du pire”, a critiqué le premier secrétaire du PS Olivier Faure, alors que les députés socialistes ont voté pour, invoquant la nécessité de “poursuivre” le débat. La gauche s’est globalement désunie: écologistes et communistes se sont divisés entre pour, contre et abstentions.Seule LFI “a mené le combat à gauche”, a fustigé le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.Les oppositions, et une partie du camp gouvernemental, peuvent encore se targuer d’avoir modifié la copie cette année: exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.La gauche a aussi fait adopter des amendements pour une hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine (2,8 milliards de recettes estimées). Les sujets clivants ne manqueront pas dans la partie “dépenses”. Dès l’entame de son examen samedi soir, l’Assemblée a supprimé l’élargissement prévu des participations forfaitaires et franchises aux consultations chez le dentiste, et aux dispositifs médicaux.Un débat qui en cache un autre encore plus vif: le doublement par décret, en dehors du budget de la Sécu, des franchises médicales, pour récupérer 2,3 milliards d’euros. Une large partie de l’Assemblée pressant le gouvernement de renoncer à une mesure qui pèserait sur les patients.Samedi, ils ont également supprimé un article posant un base légale pour une obligation vaccinale contre la grippe pour les résidents en Ehpad et certains soignants.Ils avaient toutefois validé une autre mesure du gouvernement, visant à créer un panier de soins pour les patients susceptibles de développer des affections longues durée (ALD), au titre d’une meilleure “prévention”. Une partie de la gauche, notamment LFI, y est opposée, estimant qu’il s’agit d’une manière de faire sortir certains patients du périmètre actuel des ALD pour faire des économies.Le projet de budget prévoyait des économies importantes pour arriver à 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025). Et malgré les concessions, le déficit ne devra pas être “supérieur à 20 milliards d’euros”, a martelé mercredi Amélie de Montchalin.Le rapporteur général du budget Thibault Bazin s’est inquiété des votes sur les “recettes” qui font grimper à ce stade le déficit à “20,6 milliards”. Sans compter d’éventuelles concessions gouvernementales dans les dépenses, comme le renoncement à l’inflammable proposition de gel des retraites et minima sociaux.

Arsenal winning run ends in Sunderland draw, De Ligt rescues Man Utd

Arsenal’s 10-game winning run came to an end as Brian Brobbey’s last-gasp goal gave Sunderland a dramatic 2-2 draw against the Premier League leaders, while Manchester United rescued a 2-2 draw at Tottenham on Saturday.Former Arsenal defender Dan Ballard fired Sunderland ahead with a powerful finish in the 36th minute at the Stadium of Light.That …

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Les catholiques affichent leur foi au “Congrès Mission” à Paris

Des synthés sur scène, des religieuses en habit, une multitude d’associations et des catholiques à la foi décomplexée: samedi à l’Accor Arena à Paris, plusieurs milliers de personnes ont participé au deuxième jour du “Congrès mission” pour mettre l’annonce de l’Evangile à l’honneur.Messes, tables rondes et ateliers se sont succédé, entrecoupés de groupes musicaux aux accents gospel, en amont d’une soirée mettant le groupe de “pop louange” Glorious à l’honneur — l’événement, issu de la mouvance du renouveau charismatique, emprunte des méthodes faisant immanquablement penser aux évangéliques.”Voir ça, être aussi nombreux, ça redonne le feu!” assure après la messe du matin Stéphanie Michel, 47 ans, venue d’Ardèche pour “se nourrir, voir ce qui se fait, se ressourcer”. “Ca fait un peu show à l’américaine, ça peut décoiffer, mais c’est le but”, explique en souriant Lucile, 55 ans, engagée dans la préparation au baptême des collégiens dans sa paroisse des Yvelines, et qui en est persuadée: “il y a de moins en moins de chrétiens mais de plus en plus de recherche” spirituelle.En marge de la grande scène, plus de cent exposants sont présents, depuis une application pour mariages chrétiens au café citoyen Dorothy, en passant par la communauté de l’Emmanuel, sous le coup d’une enquête du Vatican depuis fin octobre. Un début de polémique a même éclaté, avant le début du Congrès, autour de la participation de l’association identitaire Academia Christiana — finalement déprogrammée.”Notre but est de représenter le monde catholique dans toute sa diversité”, affirme à l’AFP Raphaël Cornu-Thenard, l’un des organisateurs. “On s’appuie beaucoup sur la Conférence des évêques de France qui nous accompagne de près”.Dans le public Noémie Tencheni, 37 ans, a prêté la main aux premières éditions il y a dix ans: “C’était assez parisien, on n’était que quelques centaines, il y avait surtout des jeunes”. Avec la participation aujourd’hui d’un public plus âgé, “on voit que l’ensemble de l’Eglise se sent concernée”.Et “on assume plus facilement d’être chrétiens aujourd’hui, on a plus envie d’en parler”, ajoute son mari Sébastien, 41 ans.Sarah Hem, 30 ans, explique ainsi avoir “toujours à coeur de parler du Christ aux jeunes”. “Je ne dis pas +je suis catho+ mais +j”ai la foi+” et “je n’ai jamais senti que ça causait de la frustration, plutôt de la curiosité”.Cette musicienne, qui a fait un détour par l’évangélisme, estime que “les évangéliques ont beaucoup à nous apprendre sur la façon de parler du Christ”. “Leur langage est plus approprié aux générations d’aujourd’hui”, malgré des méthodes parfois “plus intrusives, directives”, ajoute-t-elle.- “Ecole de prédication” -A côté des nombreuses tables rondes, une “école de prédication” tenait dans l’après-midi un atelier “lève-toi et prêche” pour une cinquantaine de participants. “On pourrait penser (que) la prédication de rue ce sont des fous, des gens qui veulent monter une nouvelle secte. Pas du tout! On fait ce qu’a fait Jésus: aller dans la rue pour prêcher”, explique un formateur, Grégoire Marotte, du mouvement Anuncio.Au programme: bases rhétoriques et exercices pratiques, debout sur un petit escabeau où des participants s’exercent à parler une minute sur le thème “la naissance de Jésus” ou “la Pentecôte”, pendant que les autres jouent les perturbateurs ou les indifférents.Dans la soirée, une sortie est prévue dans les rues de Paris pour mettre en pratique ces enseignements.”L’idée ce soir est d’entrer en interaction, en distribuant des images, un chapelet…”, explique l’un des formateurs Samuel Pruvot, de l’association Ain Karem.”L’ultime échange, si on est face à un athée ou un bouddhiste ou un musulman, c’est de lui dire: on peut prier ensemble? Il y a 25 ans c’était très rare qu’ils acceptent; aujourd’hui avec les nouvelles générations c’est très rare qu’ils refusent”, ajoute-t-il.

Budget de la Sécu: l’Assemblée adopte à une courte majorité les “recettes”, les débats continuent

Une première étape franchie à l’Assemblée pour le budget de la Sécurité sociale: les députés ont adopté sur un fil samedi sa partie “recettes”, largement remaniée. L’examen du texte peut donc se poursuivre sur la partie “dépenses”, qui comprend l’article-phare suspendant la réforme des retraites.Les débats dureront jusqu’à mercredi, mais seront interrompus par deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre. Et les parlementaires devront adopter un rythme soutenu, s’ils ne veulent pas dépasser les délais constitutionnels, ce qui entraînerait l’envoi du texte au Sénat sans vote.L’article sur la suspension de la réforme de 2023, condition de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu pour les socialistes, sera examiné mercredi peu après 15H00, le gouvernement ayant réservé ce créneau pour éviter le risque d’un débat nocturne le week-end.Au bout d’un long suspense samedi les députés ont adopté la partie “recettes”, expurgée de beaucoup de mesures d’économies prévues par le gouvernement, par 176 voix contre 161 (et 58 abstentions).L’enjeu était de taille: un rejet aurait coupé court aux débats, envoyant séance tenante le texte entier au Sénat dans sa version initiale.Malgré les appels du gouvernement à approuver ce volet, la division a contaminé son camp : les députés Renaissance et MoDem ont voté pour. Horizons (parti d’Edouard Philippe) s’est divisé entre pour et abstentions. LR s’est abstenu.Juste avant le vote, l’Assemblée a rétabli dans une nouvelle délibération un impôt de production (C3S) supprimé jeudi, pour éviter un trou de “cinq milliards” dans les caisses, selon Amélie de Montchalin. Un casus belli pour le Rassemblement national – qui a du coup voté contre l’ensemble de la partie “recettes” –  estimant que la suppression de cet impôt était “la seule mesure qui aurait pu rééquilibrer la copie finale”.- Divisions à gauche et au centre -Quant aux Insoumis, ils ont assumé voter contre: “nous ne sommes pas d’accord”, avec la politique du gouvernement, a lancé Hadrien Clouet.Le RN et LFI ont fait “le jeu du pire”, a critiqué le Premier secrétaire du PS Olivier Faure. Les députés socialistes ont presque unanimement validé cette partie du texte, “pour la poursuite du débat”, a assuré le groupe.La gauche s’est globalement désunie : les écologistes et communistes se sont divisés entre pour, contre et abstentions.Seule LFI “a mené le combat à gauche”, a fustigé le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, des socialistes rétorquant que toute la gauche avait voté la partie “recettes” du budget de l’an passé, à l’époque largement réécrite en leur faveur.Les oppositions, et une partie du camp gouvernemental, peuvent encore se targuer d’avoir modifié la copie cette année : exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.La gauche a aussi fait adopter des amendements pour une hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine (2,8 milliards de recettes estimées). Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, afin que la mesure reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.Les sujets clivants ne manqueront pas dans la partie “dépenses”. Dès l’entame de son examen samedi soir, l’Assemblée a supprimé l’élargissement prévu des participations forfaitaires et franchises aux consultations chez le dentiste, et aux dispositifs médicaux.Un débat qui en cache un autre encore plus vif : le doublement par décret, en-dehors du budget de la Sécu, des franchises médicales, pour récupérer 2,3 milliards d’euros. Une large partie de l’Assemblée pressant le gouvernement de renoncer à une mesure qui pèserait sur les patients.”Plus que jamais, le gouvernement se tient à disposition des députés et sénateurs pour la suite des débats”, a réagi le Premier ministre Sébastien Lecornu après le vote de samedi.Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent de la façon dont sera réduit le déficit de la Sécu. Le projet de budget prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025).Le déficit ne devra pas être “supérieur à 20 milliards d’euros”, a insisté mercredi Amélie de Montchalin.Le rapporteur général du budget Thibault Bazin s’est inquiété des votes sur les “recettes” qui font grimper à ce stade le déficit à “20,6 milliards”. Sans compter d’éventuelles concessions gouvernementales dans les dépenses, comme le renoncement à l’inflammable proposition de gel des retraites et minima sociaux.