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Shein: Disneyland Paris renonce à son partenariat pour Noël avec le BHV

Disneyland Paris renonce à son projet pour Noël avec le BHV, après l’annonce du partenariat entre la plateforme Shein et le grand magasin parisien, a annoncé jeudi le parc d’attractions à l’AFP, confirmant une information du Parisien.Disneyland Paris, parc d’attractions le plus fréquenté de France, devait installer du 4 novembre au 31 décembre un magasin éphémère et des vitrines sur le thème de l’attraction “It’s a small world” à l’occasion des fêtes de fin d’année. “Les conditions ne sont plus réunies pour déployer sereinement les animations de Noël”, a-t-il déclaré à l’AFP. Cette décision est prise alors que la marque Shein doit ouvrir à partir de novembre six magasins physiques pérennes en France, dont l’un au sein du Bazar de l’Hôtel de ville (BHV). Le projet, fruit d’un accord entre Shein et la Société des grands magasins – SGM, foncière commerciale qui exploite l’établissement parisien – a suscité une vive polémique depuis son annonce début octobre, les plateformes asiatiques à prix discount étant notamment accusées de concurrence déloyale, de pollution environnementale ou encore de conditions de travail indignes.Plusieurs marques avaient déjà annoncé leur départ du BHV suite à cette annonce.”Ce partenariat est un mauvais signal qu’il faut éviter”, a aussi estimé jeudi le cabinet du ministre du Commerce, Serge Papin, interrogé par l’AFP, ajoutant que le ministre souhaitait “trouver en ce sens des solutions”.Interrogé jeudi matin sur TF1 sur le fait de savoir s’il faisait “pression” et avait “encore un espoir” d’empêcher l’arrivée de Shein au BHV, Serge Papin avait répondu “oui”, sans plus de précisions.

Libération du cycliste français Sofiane Sehili qui était détenu en Russie

Le cycliste français Sofiane Sehili, incarcéré depuis début septembre en Russie, a été libéré jeudi par la justice russe après avoir été condamné à une amende pour “franchissement illégal de la frontière” dans l’Extrême-Orient russe.”Il a d’abord été reconnu coupable de franchissement illégal de la frontière et condamné à une amende de 50.000 roubles (environ 530 euros)”, a déclaré à l’AFP par téléphone une porte-parole du service de presse unifié des tribunaux régionaux.Mais compte tenu du temps passé en détention provisoire, le cycliste de 44 ans a été “exempté du paiement de l’amende et libéré dans la salle du tribunal” de la localité de Pogranitchny, dans la région de Primorié (Extrême-Orient russe) où a eu lieu l’audience, a-t-elle précisé.La France a fait part de son “soulagement” via une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères jeudi après l’annonce de la libération.Selon les images diffusées sur Telegram par ce service de presse des tribunaux, Sofiane Sehili, vêtu d’un pull et d’un pantalon bleus, a écouté le jugement dans une cage en métal réservée aux prévenus, avant d’être libéré.En France, sa compagne Fanny Bensussan a exprimé son soulagement, et dit à l’AFP dans un message transmis sur Instagram sa “hâte” d’être avec lui et de “pouvoir lui parler, de voir ses parents heureux de le retrouver”.Elle a également indiqué se réjouir de voir “que toute la communauté cycliste saute avec joie sur la nouvelle ce matin”.”J’ai été extrêmement soutenue pendant ces deux mois”, a-t-elle affirmé, saluant également “le travail incroyable” de leur avocate en Russie.”Elle a subi beaucoup de pression, tout en avançant seule. 63 jours de vélo, 51 jours en prison… Ca aurait pu être pire sans elle”, a relevé cette femme qui réside dans le département du Lot (sud-ouest de la France).Dans une publication sur sa page Instagram, Mme Bensussan affirme également: “Donnez-moi encore quelques jours pour organiser le retour de Sofiane. La prochaine update viendra de lui. Je retourne à mon vélo”.- Départ de Lisbonne -Contactée par l’AFP, l’avocate Alla Kouchnir n’était pas joignable dans l’immédiat.Accusé de “franchissement illégal de la frontière” russe, M. Sehili risquait jusqu’à deux ans de prison.Il avait été arrêté début septembre en Extrême-Orient russe, censé être l’étape finale de son record du monde de la traversée eurasienne à vélo. Il était depuis en détention provisoire dans l’attente de son procès.Le cycliste d’endurance français avait voulu pédaler en Russie depuis la Chine via un poste-frontière qui n’était franchissable qu’en train ou en autocar, selon un responsable d’une commission publique de contrôle des prisons, Vladimir Naïdine.Or, utiliser ces modes de transport aurait invalidé son record après plus de 60 jours et des milliers de kilomètres d’effort.Le sportif était parti de Lisbonne début juillet, et comptait traverser 17 pays pour arriver début septembre à Vladivostok, en Extrême-Orient russe.Fanny Bensussan avait indiqué en septembre à une chaîne de télévision française que le cycliste avait décidé de se présenter devant les douaniers, convaincu qu’ils le laisseraient tout de même passer à vélo, mais avait été arrêté.”Il ne pensait qu’à son exploit sportif”, avait-elle expliqué.Ancien documentaliste au magazine culturel français Télérama, Sofiane Sehili s’est spécialisé dans l’ultracyclisme, fait d’épreuves longues de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres.Plusieurs ressortissants occidentaux ont été arrêtés en Russie depuis le début de l’offensive à grande échelle en Ukraine en 2022, et les relations diplomatiques entre Paris et Moscou sont glaciales.

Airbus, Thales et Leonardo scellent leur alliance dans le spatial pour rivaliser avec Starlink

Les poids lourds européens Airbus, Thales et Leonardo ont signé jeudi un protocole d’accord pour fusionner leurs activités dans les satellites, un méga-projet destiné à contrer la domination de Starlink, la constellation d’Elon Musk, et à renforcer la souveraineté de l’Europe.Le “champion européen” ainsi créé emploiera quelque 25.000 personnes à travers l’Europe, pour un chiffre d’affaires attendu de 6,5 milliards d’euros.Il sera opérationnel en 2027 si la Commission européenne donne son feu vert, selon les signataires. “Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue, nous avons besoin de champions du spatial à l’échelle de l’Europe. C’est le seul moyen (…) pour être plus compétitifs”, a réagi Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et ancien patron du Cnes, l’agence spatiale française.La domination de SpaceX, qui déploie à bas coût ses constellations de satellites en orbite basse, la chute de la demande en télévision par satellite et la complexité de la gouvernance spatiale européenne ont plongé le secteur dans une crise profonde, fragilisant les poids lourds européens dont la spécialité reste les gros satellites géostationnaires, placés à 36.000 km d’altitude.L’Europe a ainsi perdu la moitié du marché des satellites en dix ans. L’aboutissement du projet de fusion, baptisé Bromo, permettra de “renforcer notre souveraineté européenne”, s’est également félicité le ministre français de l’Economie Roland Lescure.Même son de cloche côté italien: le ministre des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, a salué l’accord “favorisant l’émergence de champions européens capables de rivaliser à l’échelle mondiale” tout en “conférant un rôle de premier plan à nos grandes entreprises comme Leonardo”. La nouvelle entité sera basée à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où Airbus, Thales Alenia Space et Leonardo disposent déjà d’importantes implantations en ingénierie, production et recherche.A terme, la fusion permettra “plusieurs centaines de millions d’euros” d’économies par an grâce au regroupement des équipes et au partage des technologie, selon Airbus.  – “Monopole”? -Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35%, 32,5% et 32,5% du capital et exerceront conjointement la gouvernance. Des syndicats ont toutefois mis en garde contre un risque de “monopole” et prévenu que les suppressions d’emploi en cours dans les branches spatiales d’Airbus et Thales mettaient “en péril le maintien des compétences”.Pour la CGT Métallurgie, cette fusion vise à “créer un monopole permettant d’imposer ses prix et d’affaiblir le pouvoir des agences” spatiales française Cnes et européenne ESA. Dans un communiqué mardi, le syndicat a fait valoir qu’Airbus et Thales Alenia Space avaient déjà “un carnet de commandes record qu’ils (avaient) du mal à honorer”.Le syndicat FO Métaux a estimé jeudi que cette fusion ouvrait “la voie à un nouvel équilibre industriel”, à condition que des “savoir-faire” français soient préservés. Elle “ne peut être synonyme de perte d’emploi”, a-t-il mis en garde. “Nous avons trouvé un équilibre, qui se rapproche de ce qui a été fait avec succès il y a 25 ans avec MBDA”, a assuré un haut responsable d’Airbus faisant référence au consortium européen spécialisé dans les missiles, où les principaux actionnaires européens — Airbus, BAE Systems et Leonardo — exercent un contrôle conjoint sur les décisions stratégiques.La souveraineté des Etats sera “préservée”, a-t-il ajouté.- Airbus de l’espace -Dans une interview à l’AFP début octobre le patron de l’ESA Josef Aschbacher avait promis de soutenir Bromo “par tous les moyens”.  “Nous avons vu la force de l’industrie européenne dans l’aviation avec Airbus, qui domine le secteur. Le secteur de l’espace est plus petit, par conséquent, l’Europe doit être encore plus alignée”, avait-t-il estimé. Face à la crise des satellites de télécommunication européens, “nous avons malheureusement dû effectuer des réductions de coûts (en supprimant des emplois, ndlr) au cours des deux dernières années”, a souligné le responsable d’Airbus jeudi. “Avec un marché en croissance, nous ne voyons à ce stade aucune fermeture de site ou autre mesure spectaculaire”, a-t-il assuré. Thales a pour sa part indiqué jeudi que compte tenu du gain d’un important contrat lié à la future constellation européenne de satellites Iris², la suppression de postes dans sa branche spatiale avait été “suspendue”, après avoir déjà redéployé 75% de salariés. 

Jour J pour le nouvel Astérix, en mission en Lusitanie

Le succès est déjà assuré pour “Astérix en Lusitanie”, 41e album du Gaulois, qui est sorti jeudi dans 19 langues et 25 pays et transporte les lecteurs, petits et grands, dans le Portugal antique.Comme il est de tradition tous les deux ans, l’album est publié deux mois avant Noël, tiré à 5 millions d’exemplaires, dont 2 millions pour la France, la Suisse et le Canada.Au Portugal, “les attentes étaient très élevées et nous avons battu des records de préventes pour un album de bande dessinée”, s’est félicité jeudi l’éditeur d’Astérix, ASA, João Miguel Garrido. Le premier tirage y a été porté de 50.000 exemplaires habituellement à 80.000, et tout est prêt “pour lancer une deuxième impression”, a-t-il précisé à l’AFP.Pour lui, “le peuple portugais est très bien représenté” par les auteurs, mais le quotidien de référence Publico n’a pas caché jeudi matin une certaine “déception”, jugeant que l’album était trop “plat”.Mais qu’importe pour Susana Sequeira, une architecte interrogée dans une librairie du centre de Lisbonne: “J’ai un fils de huit ans qui a toute la collection et attendait avec impatience ce nouvel album”.”Comme il parle du Portugal et de Lisbonne, je n’allais pas le rater”, a renchéri Bruno Cochat, un chorégraphe de 54 ans, devenu un fan d’Astérix “avant même de savoir lire”.66 ans après sa création par René Goscinny et Albert Uderzo, “l’irréductible Gaulois” comble un trou en se rendant en Lusitanie, l’une des rares contrées de l’empire romain où il s’était pas encore rendu.Accompagné par Obélix et Idéfix, Astérix y part de toute urgence à la demande du Lusitanien Boulquiès pour sauver Mavubès, un petit producteur de garum – la sauce de poisson fermenté – qui est accusé d’avoir empoisonné César et doit être jeté dans la fosse aux lions.- mélancolie portugaise -Bagarres, coups fourrés, découverte des spécialités locales, rencontre avec César… Les deux auteurs, le scénariste Fabcaro et le dessinateur Didier Conrad, ont mixé tous les ingrédients traditionnels des aventures des deux Gaulois.”On y a ajouté un truc très spécifique au peuple portugais, la saudade, cette sorte de mélancolie un peu fataliste”, explique Fabcaro à l’AFP. Le défi a été d'”en faire un gimmick de comédie revenant régulièrement dans l’album”.Obélix est particulièrement désarçonné par la saudade: “J’ai le moral à zéro d’être fou de joie”, avoue-t-il. Tandis que les Romains perdent toute envie de se battre lorsqu’ils entendent la mélancolie du fado, musique traditionnelle portugaise.Pour illustrer la saudade, Didier Conrad applique une recette “simple”: “Je dessine un regard un peu triste couplé à un petit sourire.”Le Portugal étant devenu une destination touristique prisée, les auteurs ont mis sur la route d’Astérix un couple de retraités de Lutèce (Paris) visitant la Lusitanie à bord d’une “charavane”, l’ancêtre du camping-car.”J’avais envie de mettre en scène un couple de Français moyen, typique, qui, à l’étranger, critique tout, mais sans méchanceté”, indique Fabcaro.Leurs récriminations portent notamment sur l’âge du départ à la retraite, “un petit clin d’œil à notre époque, même si j’essaie de ne pas faire allusion à l’actualité car, par définition, elle vieillit vite”, ajoute le scénariste.- “Doudou” -Pour Fabcaro, Astérix “peut avoir du succès encore longtemps”: “Il a un côté +doudou+ pour les lecteurs. Nos parents l’ont lu et nous l’ont fait lire. Nous, on fait pareil avec nos enfants. Il y a un attachement qui se perpétue”.Dessinant Astérix depuis 2012, Didier Conrad est prêt à continuer l’aventure: “C’est un plaisir renouvelé parce que c’est un challenge permanent.”Habitant à Austin, au Texas (États-Unis), il met “entre 14 et 18 mois pour dessiner un album de 48 pages”.Après deux albums, Fabcaro, qui est aussi romancier à succès, ne sait pas encore s’il en écrira un nouveau – le prochain est prévu fin 2027. 

La tempête Benjamin balaie la France, quelques blessés légers

Les rafales de vent ont dépassé 100 km/h sur une bonne partie de la France jeudi en raison de la tempête automnale Benjamin, qui a fait pour l’heure des dégâts limités et cinq blessés légers en Gironde et Charente-Maritime.Météo-France qui ne maintient plus que huit départements en vigilance orange pour les vents, contre 15 auparavant, a relevé des pointes à 116 km/h à Sainte-Marie-des-Monts (Manche), 119 km/h à Vernines (Puy-de-Dôme), 120 à 130 km/h à Biscarosse (Landes) et Ciboure (Pyrénées-Atlantiques), 132 km/h au Cap-Ferret (Gironde) et 142 km/h à Saint-Clément-des-Baleines sur l’île de Ré (Charente-Maritime).À Royan, trois personnes ont été légèrement blessées par la chute d’un arbre sur leur véhicule, selon la préfecture de Charente-Maritime, ces blessés “extrêmement légers” n’ayant pas été hospitalisés.Un conducteur de bus a également été légèrement blessé à la suite d’une chute d’arbre, de même qu’une sapeur-pompier en intervention en Gironde, où la tempête a fait “peu de dégâts matériels et humains”, a précisé la préfecture girondine.Selon Enedis, plus de 140.000 foyers étaient privés d’électricité vers 11h30 sur l’ensemble de la France, principalement en Nouvelle-Aquitaine (40.000 foyers), Auvergne-Rhône-Alpes (35.000 foyers), Bourgogne-France-Comté (15.000) et Occitanie (15.000).Huit départements restent en vigilance orange pour les vents violents jusqu’à jeudi soir, sur le pourtour méditerranéen et dans le nord du pays : Nord, Pas-de-Calais, Somme, Pyrénées-Atlantiques, Aude, Alpes-Maritimes et les deux départements de Corse. Les départements du Cantal et de la Corrèze sont également en vigilance orange pour pluie-inondation et la Seine-Maritime pour des risques de vagues-submersion.L’alerte vent a été levée dans les Pyrénées-Orientales, Corrèze,  Deux-Sèvres, Charente-Maritime, Charente, Gironde et Landes.- La Corse en ligne de mire -En Corse, le vent se renforçait en début d’après-midi. Les rafales attendues sont de l’ordre de 120 à 140 km/h sur la Balagne, jusqu’à 160 à 170 km/h sur le Cap Corse. Cet épisode venteux doit s’achever la nuit prochaine sauf pour la Corse, selon Météo France.La circulation des trains entre Cannes et Grasse est interrompue entre 14h00 et 17h00.Sur les côtes atlantique et de la Manche, ces vents forts engendrent “de très fortes vagues et une surélévation temporaire du niveau de la mer”, avait prévenu l’institut. Toutefois, seule la Seine-Maritime reste en vigilance orange vagues-submersion.À Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), la mairie a appelé la population “à une grande prudence face au danger de cette forte houle”, dont le pic est attendu dans l’après-midi.De gros sacs remplis de sable ont été mis en place sur la grande plage de la ville pour contenir le déferlement des vagues et protéger les bâtiments.Les accès à plusieurs plages d’Anglet, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye dans ce même département ont été interdits.Face aux intempéries, la SNCF a annoncé que la circulation des trains TER serait suspendue sur certaines lignes jeudi et les vitesses de circulation réduites sur d’autres, même si les trains à grande vitesse circuleront.À Bordeaux, les jardins et cimetières ont été fermés et l’ouverture de la fête foraine du centre-ville repoussée à l’après-midi.L’Office national des forêts a déconseillé toute promenade durant l’épisode en raison du risque de chutes d’arbres et de branches.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La tempête Benjamin balaie la France, quelques blessés légers

Les rafales de vent ont dépassé 100 km/h sur une bonne partie de la France jeudi en raison de la tempête automnale Benjamin, qui a fait pour l’heure des dégâts limités et cinq blessés légers en Gironde et Charente-Maritime.Météo-France qui ne maintient plus que huit départements en vigilance orange pour les vents, contre 15 auparavant, a relevé des pointes à 116 km/h à Sainte-Marie-des-Monts (Manche), 119 km/h à Vernines (Puy-de-Dôme), 120 à 130 km/h à Biscarosse (Landes) et Ciboure (Pyrénées-Atlantiques), 132 km/h au Cap-Ferret (Gironde) et 142 km/h à Saint-Clément-des-Baleines sur l’île de Ré (Charente-Maritime).À Royan, trois personnes ont été légèrement blessées par la chute d’un arbre sur leur véhicule, selon la préfecture de Charente-Maritime, ces blessés “extrêmement légers” n’ayant pas été hospitalisés.Un conducteur de bus a également été légèrement blessé à la suite d’une chute d’arbre, de même qu’une sapeur-pompier en intervention en Gironde, où la tempête a fait “peu de dégâts matériels et humains”, a précisé la préfecture girondine.Selon Enedis, plus de 140.000 foyers étaient privés d’électricité vers 11h30 sur l’ensemble de la France, principalement en Nouvelle-Aquitaine (40.000 foyers), Auvergne-Rhône-Alpes (35.000 foyers), Bourgogne-France-Comté (15.000) et Occitanie (15.000).Huit départements restent en vigilance orange pour les vents violents jusqu’à jeudi soir, sur le pourtour méditerranéen et dans le nord du pays : Nord, Pas-de-Calais, Somme, Pyrénées-Atlantiques, Aude, Alpes-Maritimes et les deux départements de Corse. Les départements du Cantal et de la Corrèze sont également en vigilance orange pour pluie-inondation et la Seine-Maritime pour des risques de vagues-submersion.L’alerte vent a été levée dans les Pyrénées-Orientales, Corrèze,  Deux-Sèvres, Charente-Maritime, Charente, Gironde et Landes.- La Corse en ligne de mire -En Corse, le vent se renforçait en début d’après-midi. Les rafales attendues sont de l’ordre de 120 à 140 km/h sur la Balagne, jusqu’à 160 à 170 km/h sur le Cap Corse. Cet épisode venteux doit s’achever la nuit prochaine sauf pour la Corse, selon Météo France.La circulation des trains entre Cannes et Grasse est interrompue entre 14h00 et 17h00.Sur les côtes atlantique et de la Manche, ces vents forts engendrent “de très fortes vagues et une surélévation temporaire du niveau de la mer”, avait prévenu l’institut. Toutefois, seule la Seine-Maritime reste en vigilance orange vagues-submersion.À Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), la mairie a appelé la population “à une grande prudence face au danger de cette forte houle”, dont le pic est attendu dans l’après-midi.De gros sacs remplis de sable ont été mis en place sur la grande plage de la ville pour contenir le déferlement des vagues et protéger les bâtiments.Les accès à plusieurs plages d’Anglet, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye dans ce même département ont été interdits.Face aux intempéries, la SNCF a annoncé que la circulation des trains TER serait suspendue sur certaines lignes jeudi et les vitesses de circulation réduites sur d’autres, même si les trains à grande vitesse circuleront.À Bordeaux, les jardins et cimetières ont été fermés et l’ouverture de la fête foraine du centre-ville repoussée à l’après-midi.L’Office national des forêts a déconseillé toute promenade durant l’épisode en raison du risque de chutes d’arbres et de branches.

Myanmar scam centre raid sends hundreds fleeing to Thailand

More than 600 people fled one of Myanmar’s most notorious scam centres and crossed into Thailand, a Thai provincial official told AFP on Thursday, after a military raid on the compound.Sprawling compounds where internet fraudsters target people with romance and business cons have thrived along Myanmar’s loosely governed border during its civil war, sparked by …

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China vows to boost consumption, national security after key meet

China’s ruling Communist Party said Thursday the country has to “vigorously boost consumption” and “consolidate national security” in the next five years, state media reported, as a key gathering concluded in Beijing.The four days of closed-door meetings began on Monday and involved high-ranking officials discussing long-term strategies for the 15th Five-Year Plan, which starts next …

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Le gouvernement acte la suspension de la réforme des retraites, son financement critiqué

Le gouvernement a acté jeudi la suspension de la réforme des retraites dans le projet de budget de la Sécurité sociale, mais la mise à contribution des complémentaires santé et des retraités, prévue pour la financer, suscite de vives critiques.  Après plusieurs jours de tergiversations sur le véhicule législatif – amendement, projet de loi à part… – l’option de la lettre rectificative au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a finalement été entérinée lors d’un Conseil des ministres spécial présidé, en visioconférence, par le président Emmanuel Macron depuis Bruxelles.”Gage de clarté et de transparence, cette inscription dans le texte initial”, réclamée par le RN et la gauche, “vise à garantir la tenue d’un débat parlementaire loyal et sincère”, a souligné Matignon dans un communiqué alors que l’examen du PLFSS débute lundi au Parlement.Le projet décale dans le temps l’application de la réforme Borne de 2023. Il suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein.Cette suspension coûtera 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027, selon la lettre rectificative dévoilée mercredi par le quotidien économique Les Échos et dont l’AFP a obtenu copie.Pour financer la mesure, les complémentaires santé et les retraités seront mis à contribution, d’après le document.La sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation, initialement prévue à 0,4 point, sera augmentée de 0,5 point supplémentaire en 2027, ce qui pèsera sur le pouvoir d’achat des retraités.Le taux de contribution des organismes complémentaires (mutuelles, assurances de santé…) passera de 2,05% à 2,25% en 2026.- “jeu de dupes” -Les options retenues font controverse. D’autant que le gouvernement avait indiqué que les pensions de retraite et les prestations sociales seraient gelées en 2026 pour freiner la dérive des dépenses publiques.”Il n’est pas possible que la désindexation des pensions prévoie quasiment deux années blanches pour les retraités en 2026 et 2027. Les plus modestes ne peuvent supporter une telle mesure”, a réagi à l’AFP Yvan Ricordeau, numéro 2 de la CFDT.”On fait payer une micro-suspension de la réforme aux retraités actuels et futurs”, a déploré Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT, Rémi Servot, de l’Association nationale des retraités (ANR), qualifiant le projet de financement d'”assez scandaleux”.A gauche, La France insoumise a dénoncé “un jeu de dupes”. “Les retraités partiront trois mois avant mais avec une retraite plus faible”, a relevé le président de la commission des Finances, Eric Coquerel.LFI a rapidement reporté les torts sur les socialistes qui ont décidé de ne pas censurer, dans l’immédiat, le gouvernement de Sébastien Lecornu notamment contre la promesse d’une suspension de la réforme Borne. “Bravo le PS!”, a ironisé sur X le coordinateur du mouvement Manuel Bompard.”Quel est l’objectif derrière ça?”, s’est interrogée la présidente du groupe écologiste et social à l’Assemblée nationale, Cyrielle Chatelain, pour qui le gouvernement veut rendre “ce report finalement insupportable”.Le Rassemblement national, également favorable à la suspension, a lui aussi dénoncé le financement de la mesure. “Ils tapent toujours sur les mêmes. Et en l’occurrence, évidemment, les retraités sont assez lourdement frappés par ce budget”, a dénoncé, depuis l’Assemblée nationale, la présidente des députés RN Marine Le Pen. “La question, c’est comment le PS va voter ça? Comment les LR vont voter ça?”, a-t-elle ajouté, sans préciser si son parti pourrait s’abstenir sur le projet de budget de la Sécurité sociale afin de laisser passer la suspension.Dans un climat déjà empreint de suspicion, le chef de l’État avait semé le trouble mardi en déclarant depuis la Slovénie que la réforme n’était ni “abrogée” ni “suspendue”, au risque de fragiliser son Premier ministre.L’entourage du président de la République a toutefois démenti depuis tout contentieux entre les deux têtes de l’exécutif, expliquant qu’il avait seulement signifié que la réforme ne pouvait être suspendue “ad vitam” au regard des besoins de financement du système.bur-bj-vl-sde/jmt/tes

A la ferme, des détenus en fin de peine se réinsèrent pas à pas

Réapprendre à vivre à l’air libre, retrouver un travail, renouer avec la vie en communauté, reconquérir autonomie et intimité: la ferme Ker Madeleine, en Loire-Atlantique, accompagne des détenus en fin de peine pour amorcer leur réinsertion.Sous une serre plantée au coeur des 43 hectares de cette propriété de Saint-Gildas-des-Bois, Frédéric, 43 ans, inspecte les dernières tomates de la saison. Sous placement extérieur depuis début octobre, il a quitté sa cellule en prison pour une chambre dans la longère en pierre de Ker Madeleine. Sa fin de peine est prévue pour 2027.”Tout a changé. J’étais dans une cellule de quelques mètres carrés et je me retrouve dans un espace vert à ciel ouvert. Avec la clef de ma chambre et des personnes qui m’aident à construire ma vie d’après”, raconte Frédéric, polaire grise et lunettes rectangulaires. Lui qui n’a “plus d’attache, ni famille, ni proches, ni maison”, n’aurait pas su où aller “si la porte de la prison s’était ouverte du jour au lendemain”.Avec pour objectif d’éviter la sortie sèche, sans accompagnement, la ferme Ker Madeleine emploie comme salariés, pour une durée de quelques mois à deux ans, dix détenus (des hommes uniquement) ayant fait cette demande d’aménagement de peine. Des professionnels les aident à chercher pour l’après un logement, un travail, à passer le permis de conduire, parfois à reprendre contact avec leur famille.- Pudeur -“Évidemment, c’est comme une carte postale: il y a la belle photo et derrière l’histoire qu’on écrit. Il peut y avoir des tensions à réguler, des colères à accompagner. Mais c’est surtout de la joie, de la complicité”, explique Anthony Pouliquen, directeur d’Emmaüs Sources d’envol, association gérante de Ker Madeleine.Le choix du “support agricole” n’est pas anodin, explique-t-il. “On peut imaginer quand on a vécu enfermé ce que ça représente de travailler à l’air libre.”Arrivés à la ferme, les salariés ne sont plus des détenus mais des résidents. Les nouveaux arrivants mettent parfois un peu de temps à remplacer le mot cellule par chambre. Les encadrants mettent d’ailleurs un point d’honneur à ne jamais y entrer sans s’être d’abord annoncés. “Il y a des choses de l’ordre de l’intime qui ont souvent été perdues. Il n’y a plus trop de pudeur quand ils arrivent ici: tout a tellement été exposé au procès. Les cellules partagées empêchent souvent toute intimité”, explique Adeline Eveno, chargée de la vie communautaire à Ker Madeleine.L’accent est aussi mis sur l’autonomie, parfois moins évidente pour les détenus ayant purgé les plus longues peines (13 ans jusqu’ici pour Ker Madeleine). Les tâches ménagères sont réparties chaque jour entre les résidents.Chargé ce matin-là de la préparation du déjeuner, Alban, 40 ans, jogging noir et casquette sur la tête, épluche des carottes aux côtés d’une bénévole, voisine de la ferme, à la retraite. – Fourche -Avant l’ouverture en 2022, le projet avait suscité méfiance et réticences de la part de certains riverains, à l’origine de pétitions et de quelques manifestations.”Cette opposition est derrière nous aujourd’hui. En trois ans, il n’y a pas eu le moindre incident”, souligne Anthony Pouliquen. Le recours aux aménagements en fin de peine, pensés pour “favoriser un retour progressif à la liberté et préparer l’insertion”, a augmenté ces dernières années, jusqu’à représenter en 2024 près de la moitié des sorties de prison après une condamnation pour un délit, selon le ministère de la Justice. La plus grande partie de ces aménagements se font sous bracelet électronique. Fin 2023, la Cour des comptes appelait dans un rapport à renforcer le déploiement des placements extérieurs et de la semi-liberté “qui permettent un accompagnement du détenu”.A Ker Madeleine, Laurent, 51 ans, s’occupe des chèvres et de la vente au marché des produits de la ferme. Fourche à la main, en jogging bleu nuit et bottes kaki, il place dans l’enclos quelques bottes de foin. Lui vient d’achever sa peine et devrait quitter la ferme d’ici la fin de l’année. Le travail d’après” il l’imagine “à l’extérieur, surtout pas entre quatre murs”.