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“French response”, la riposte “désinhibée” sur X de la diplomatie française

Punchlines anti-Maga, gifs contre la Russie et second degré: avec son compte X “French response”, le ministère français des Affaires étrangères s’est doté d’un outil au ton volontairement ironique pour tenter de décourager les adversaires de la France dans la guerre informationnelle.Le temps des déclarations policées dénonçant les ingérences étrangères et la désinformation ciblant les intérêts français est révolu. “La brutalisation des relations internationales a fait du champ informationnel un nouveau champ de confrontation”, explique Pascal Confavreux, le porte-parole du Quai d’Orsay. “Nous choisissons d’occuper l’espace en montant le son et en haussant le ton”, dit-il.Exemple mercredi, peu après le discours de Donald Trump à Davos, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio écrit sur X: “Nous voulons des alliés puissants, pas des alliés très affaiblis. L’Europe doit se défaire de la culture qu’elle a créée ces dix dernières années. Sinon, elle s’autodétruira”.Quelques heures plus tard, “French Response” reposte la saillie assortie d’un tableau comparant des indicateurs: espérance de vie, taux d’homicide ou emploi des femmes, montrant que l’Europe a l’ascendant sur les Etats-Unis. “Our +culture+” (notre +culture+, ndlr), commente le compte du ministère.Un autre message reprend le post d’un troll américain aux quatre millions d’abonnés, connu pour ses posts conspiratifs, qui affirme notamment qu’après “le Groenland et le Canada”, la conquête de la France par les Etats-Unis sera une “formalité”.”Info de dernière minute”, réagit French Response. “La Statue de la Liberté aurait été aperçue en train de traverser l’Atlantique à la nage. Elle aurait déclaré préférer les +conditions générales initiales+”.Le compte a été lancé en septembre, au moment où la France, engagée dans la procédure de reconnaissance de l’Etat de Palestine, essuyait de nombreuses attaques sur les plateformes en provenance des soutiens d’Israël et de la sphère Maga (Make America great again, du nom du slogan des partisans de Donald Trump).- “Partie émergée” -“French Response n’est que la partie émergée de notre panoplie d’outils” pour freiner les contenus hostiles à la France, assure Pascal Confavreux. En parallèle, les ambassades de France déroulent cette nouvelle stratégie de riposte informationnelle, voulue par le président Emmanuel Macron. Ainsi mercredi, l’ambassade de France en Afrique du Sud a “débunké” en direct les fausses allégations proférées par la représentation diplomatique russe, qui accuse la France de détenir illégalement Mayotte.”Coucou, comment ça va aujourd’hui @EmbassyofRussia ?”, lance en anglais le compte de l’ambassade de France. “Pour info, Mayotte a voté en 1974 pour rester un territoire de la République française (…) Vous voyez ce que c’est un référendum, des élections, la démocratie? Des mots qui doivent sonner étrangement à vos oreilles”.Derrière “French response”: des diplomates, des anciens journalistes, des factcheckeurs et spécialistes de l’OSINT (exploitation de données accessibles en ligne). Le succès est au rendez-vous avec une audience passée en quelques semaines de quelques milliers à près de 80.000 jeudi soir et même 100.000 ce vendredi. – “Dividendes diplomatiques”? -Un chiffre à des années-lumière des 232 millions d’abonnés du tempétueux multimilliardaire Elon Musk, propriétaire de X. Mais c’est “assez significatif pour un compte institutionnel”, observe Julien Nocetti, chercheur spécialiste des sujets d’influence, relevant le “tournant plus offensif sur un mode sarcastique” depuis “mi-décembre, à la faveur des déclarations (…) de l’administration Trump”.L’enjeu est désormais de “traduire un capital de sympathie naissant mais bien réel en dividendes diplomatiques de plus long terme”, dit-il.”French Response” témoigne d’une “adaptation aux réalités de la guerre informationnelle” avec une bonne communication, estime Ruslan Trad, chercheur associé au laboratoire d’analyse numérique de l’Atlantic Council (DFRLab). Mais il met en garde contre le risque posé par l’adoption du ton de ses adversaires et des techniques de trolling qui peut donner “l’impression au public qu’institutions démocratiques et acteurs de la désinformation sont sur le même plan”.La stratégie de “French response” s’inscrit dans une “évolution de la communication publique et diplomatique depuis plusieurs années”, constate Alexandre Alaphilippe, de l’ONG européenne EU DisinfoLab, citant les pratiques depuis les années 2010 des ambassades de Russie.”French response” a le mérite de “s’adapter à différentes audiences”, une démarche “utile” à condition de s’inscrire “dans une stratégie plus globale sur la désinformation et les ingérences”, dit-il. 

Lait infantile: lots “retirés”, selon la ministre, Nestlé promet la “transparence”

Tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont “été retirés” du marché, a indiqué vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist après des rappels ordonnés notamment par Nestlé, qui promet de contribuer aux investigations “en toute transparence”.Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle déclaré sur BFM TV.”Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s’il n’y a pas de signe, il n’y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (…) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu’il y a des gastro-entérites, on ne s’inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d’une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin”, a-t-elle poursuivi. Les laits potentiellement contaminés ont été “retirés” du marché, a-t-elle par ailleurs assuré. – Nestlé exprime ses “condoléances” -Nestlé avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés. Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Le géant suisse de l’agroalimentaire a réagi vendredi à l’annonce de l’ouverture de deux enquêtes pénales en France, disant exprimer ses “plus sincères condoléances aux familles qui sont en deuil” à la suite du décès de deux nourrissons.”Comme déclaré par les autorités, rien n’indique à ce stade de lien entre ces tragiques événements et la consommation de nos produits”, a déclaré Nestlé France dans un communiqué transmis à l’AFP.”Nous (…) restons pleinement à la disposition des autorités et collaborons en toute transparence afin de contribuer à toute clarification nécessaire, comme nous le faisons depuis le premier jour”, a ajouté la société.Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide est le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).Après Nestlé, le Français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.”Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles”, a précisé Stéphanie Rist. “A l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante”, a-t-elle ajouté sans plus de détails.

Espaces no-kids, protection de l’enfance : le Défenseur des enfants appelle à un “sursaut politique” en France

Espaces “no-kid”, violences sexuelles, protection de l’enfance : les droits des enfants sont “régulièrement bafoués” en France, déplore le Défenseur des enfants Eric Delemar, appelant à un véritable “sursaut politique.”Dans un entretien accordé à l’AFP vendredi, l’adjoint de la Défenseure des droits Claire Hédon alerte sur le coût “humain, psychologique et économique” du manque de considération d’une jeunesse “de plus en plus stigmatisée”. Quel regard portez-vous sur le traitement des enfants en France?On déconsidère nos enfants, les enfants ne sont jamais la priorité, ils n’ont pas le droit de vote donc ils ne comptent pas, et pourtant ils sont plus de 14 millions dans notre société. La jeunesse n’a jamais été aussi contrainte qu’aujourd’hui : on la stigmatise, on ne supporte plus que les enfants jouent dans la rue, qu’ils fassent du bruit, et en même temps on leur reproche d’être sans arrêt sur les écrans, à la maison, donc on est dans des injonctions paradoxales.Ils ne sont pas considérés comme des alter-ego, dotés des mêmes droits humains : droit d’être entendus, droit d’être écoutés. L’enjeu des démocraties, c’est de faire évoluer non seulement les progrès technologiques, l’IA mais également les progrès humains pour accompagner nos enfants, les protéger, les émanciper. Quel bilan tirez-vous des cinq dernières années? Le droit a beaucoup évolué en matière de protection de l’enfance, on a eu des lois qui se sont succédé, 2007, 2016, 2022 mais mais elles sont très peu mises en oeuvre faute de moyens, mais aussi par manque d’action transpartisane, d’action collective, notamment entre les départements et l’Etat. En matière de protection de l’enfance, on est régulièrement rappelé à l’ordre : on ne protège pas les enfants suffisamment vite et quand ils vont parler on ne les écoute pas. A peine 2% des enfants victimes de violences sexuelles verront leur agresseur condamné. Il y a certes eu des vraies avancées, des vraies évolutions législatives. Depuis la loi sur les violences intrafamiliales de 2024, les enfants ne sont plus considérés comme témoins des violences mais comme des covictimes, c’est une circonstance aggravante pour l’agresseur.  Et on a récemment la Cour de cassation qui a dit +non, on ne peut pas élever nos enfants en les frappant, en les humiliant”. Donc on a des avancées réelles en matière de droits mais il y a un +gap+ réel entre le droit et la réalité des enfants (…) et les droits des enfants aujourd’hui sont régulièrement bafoués.Cette absence de considération a-t-elle des conséquences?Cela conduit à des effets délétères pour les enfants et pour la société : coût humain, coût psychologique, coût économique. 55% des enfants accompagnés par la protection judiciaire de la jeunesse qui ont commis des délits, étaient pris en charge par la protection de l’enfance. Un quart à un tiers des jeunes majeurs qui vivent à la rue ont eu un passé d’enfant en situation de danger ou en situation de handicap. On considère que les enfants sont comme des chats qui vont retomber sur leurs pattes à chaque problème. Non, ce n’est pas vrai. On sait que les enfants impriment les difficultés, les maltraitances et que cela va avoir des conséquences sur leurs apprentissages et leur bien-être. Ca coûte des milliards sauf qu’on a des politiques publiques qui sont court-termistes. On ne s’adresse pas aux générations précédentes, aux générations suivantes, on s’adresse aux élections prochaines. Il faut un sursaut politique.Comment percevez-vous la tendance no-kid?C’est scandaleux parce que ça considère au fond que nos enfants seraient en dehors de l’espace public. Qui oserait dire aujourd’hui qu’il faut interdire tel espace de transport, tel espace public, à telle catégorie d’adultes ?  Nous ne mesurons pas les conséquences de l’absence de protection et de prévention sur les enfants sur la baisse de la natalité. Bien entendu il y a plusieurs motifs, mais on voit bien que les jeunes adultes ont peur d’être parents parce que les enfants sont déconsidérés, et en déconsidérant les enfants, on déconsidère encore une fois ceux qui s’en occupent, les futurs parents. Si on considérait mieux les enfants dans notre société, on considérerait aussi mieux les métiers de la petite enfance. C’est comme si tout le monde pouvait s’en occuper, qu’on n’était pas obligé d’avoir des formations. Ce n’est pas normal. La question de l’accompagnement des enfants, de la connaissance du développement de l’enfant, du droit des enfants est indispensable. On doit former les gens, mieux les considérer, mieux les rémunérer et leur donner les moyens de travailler.

Budget: Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3

Sébastien Lecornu a surmonté sans surprise vendredi les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d’utiliser le 49.3 pour faire passer le budget. Accusé d’avoir trahi sa parole, le Premier ministre a défendu une solution de “dernier secours”.La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l’ensemble du texte. La France insoumise et le RN ont déposé de nouvelles motions de censure, qui devraient être examinées et rejetées de la même manière mardi.La motion commune des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement, la droite et le PS refusant de s’y associer.”Il y a une majorité fragile”, a reconnu sur BFMTV Laurent Panifous, le ministre des relations avec le Parlement. “Elle est à peu près la même depuis deux, trois mois (…) Soyons prudents, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité”.La motion du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a aussi échoué, recueillant 142 voix.Le Premier ministre avait annoncé lundi avec “regret” et “amertume” sa décision de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l’Etat pour 2026, rompant avec la promesse faite début octobre d’y renoncer, à la demande des socialistes.”Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu’un doit assumer”, a-t-il affirmé vendredi, alors qu’aucune majorité n’a pu se dégager sur le texte après plus de trois mois de discussions.”L’engagement de la responsabilité du gouvernement ne doit être, selon moi, ni une facilité ni un raccourci. Il est un instrument de dernier recours, pour ne pas dire de dernier secours”, a-t-il estimé à propos de cet outil constitutionnel qui permet l’adoption d’un texte sans vote mais expose à un risque de censure.”Pour la première fois depuis longtemps, le Parlement ne peut pas dire qu’il a été privé de son pouvoir”. Et désormais le 49.3 “ne pourra plus être utilisé comme avant”, sauf “en absolu et dernier ressort” pour “protéger” et “préserver les institutions”, a-t-il espéré.- Fractures -Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face aux trois autres groupes.”Le PS vole 65 voix d’opposition du NFP (l’alliance de gauche Nouveau Front populaire aux législatives 2024; ndlr). Il faudra s’en souvenir aux municipales”, a fustigé sur X le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, critiquant les “milliards de coupe” de la “nouvelle majorité Attal, Faure, Wauquiez”.En introduction des débats, le président Insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel avait dénoncé un “coup de force” contre le Parlement. “Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé, alors que LFI demande depuis 18 mois la démission du président Emmanuel Macron.La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant du doigt l'”impuissance” du gouvernement.Le PS avait confirmé dès mardi qu’il ne voterait pas la motion de censure déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer, alors que le déficit devrait s’élever à 5% du PIB. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a souligné l’ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député LR Nicolas Ray.Après le rejet probable des nouvelles motions de censure mardi prochain, le texte devrait être transmis au Sénat, puis revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3.

Pluie, vent et fortes vagues en Bretagne avec le passage de la dépression Ingrid

La dépression Ingrid apporte vendredi pluies, vents et fortes vagues sur plusieurs départements bretons, où des villes restent les pieds dans l’eau et d’autres se préparent à la montée des eaux.Le Finistère est en vigilance orange vent depuis 10H00. Météo-France a par ailleurs a maintenu les vigilances orange pluie-inondation et vagues-submersion pour le Finistère et le Morbihan toute la journée. Des rafales entre 100 et 130 km/h ont déjà été relevées dans la nuit sur la côte et les cumuls de pluie atteignent “20 à 40 mm, localement 50 mm sur la totalité de l’épisode pluvieux”, selon son bulletin de 10H00.Selon le site Vigicrues, des tronçons sur trois cours d’eau sont en vigilance: la Laïta (dans le Finistère), le Blavet (dans le Morbihan) et l’Oust (Morbihan, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine). Des “débordements dommageables sont observés ou attendus” sur les trois rivières.Avec le passage de la dépression Ingrid et des pluies qui doivent s’intensifier dans la journée, “de nouvelles réactions modérées à importantes des cours d’eau sont attendues”, selon le bulletin de 10H00.A Quimperlé (Finistère), des quais du centre-ville étaient inondés vendredi matin, comme la veille. La rivière Laïta “fait du yoyo”, et “la décrue va être vraiment très lente, avec un bassin versant complètement saturé” et de nouvelles pluies attendues la semaine prochaine, a commenté le maire de la ville, Michaël Quernez, à l’AFP. Un quai en centre-ville, qui correspond à une route départementale et est inondé, reste par conséquent fermé et des barrières anti-crues sont en place. Quatorze riverains ont été évacués, a précisé l’élu.Dans le Morbihan, les liaisons maritimes entre Quiberon et les îles de Houat, Hoëdic et Belle-Île-en-Mer sont annulées pour vendredi. Des compétitions de football amateur sont annulées ce week-end.En Ille-et-Vilaine, département fortement touché par des inondations il y a un an, plusieurs villes prennent leurs dispositions pour éviter de nouveaux dégâts. Rennes a activé son plan communal de sauvegarde dès mercredi, même si les cours d’eau traversant la ville ne sont pas concernés par la vigilance orange crue.Au sud de Rennes, la mairie de Noyal-Chatillon-sur-Seiche a fermé ses parcs, le niveau de la rivière la Seiche étant “actuellement élevé” avec “des débordements”.En aval sur la Vilaine, la ville de Saint-Nicolas-de-Redon va renforcer les protections d’un quartier où plusieurs dizaines de logements et d’entreprises avaient été inondés en janvier 2025. Cette commune a été en partie construite sur des marais et certains quartiers sont régulièrement inondés.

“La Femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob”, la tragédie méconnue dans l’ombre de la comédie culte

Derrière “Rabbi Jacob”, comédie culte avec Louis de Funès, se cache une invraisemblable tragédie: en 1973, l’épouse de l’attaché de presse du film avait détourné un avion pour s’opposer à sa sortie avant d’être abattue, une histoire méconnue racontée pour la première fois au théâtre à Paris.”J’ai été touché par cette Don Quichotte des temps modernes”, raconte à l’AFP le dramaturge Jean-Philippe Daguerre, qui met en scène cette pièce inédite au Théâtre Montparnasse à Paris jusqu’au 19 avril.”Je me suis attaché au personnage et au romanesque de cette femme qui va jusqu’à détourner un avion pour qu’un film ne sorte pas.” Cette femme s’appelait Danielle Cravenne. Militante pacifiste, soutien absolu de la cause palestinienne en pleine guerre israélo-arabe du Kippour, elle s’était opposée avec force aux “Aventures de Rabbi Jacob” dès le tournage, estimant que le film réalisé par Gérard Oury, avec des dialogues de sa fille Danièle Thompson, était “pro-sioniste”.Son époux ? Georges Cravenne, chargé de la communication du film et créateur, par la suite, des cérémonies César du cinéma et des Molières du théâtre.La sortie en salles des “Aventures de Rabbi Jacob”, que Danielle Cravenne n’a pas vu, est prévue pour le 18 octobre 1973.Ce jour-là, la mère de famille de 35 ans embarque à Orly dans un Boeing d’Air France à destination de Nice, un pistolet d’alarme et une carabine cachés dans le sac de son chien.Une fois en vol, elle prend en otage l’équipage et les 110 passagers avec comme principale revendication “l’annulation de la sortie du film et la mise sous scellés des bobines”.L’avion finit par se poser à l’aéroport de Marseille, où elle libère les passagers.Danielle Cravenne ne sortira pas vivante de l’appareil. Elle est tuée par la police après quelque temps de négociations, abattue par un tireur d’élite déguisé en steward venu apporter des plateaux-repas. – “Pièce humaniste”- “Au-delà du fait divers terrible et exceptionnel, j’ai voulu rendre hommage à la bouleversante Danielle Cravenne qui veut réconcilier les Arabes et les Juifs”, explique Jean-Philippe Daguerre, dont le roman “La Femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob” (Albin Michel) est sorti ce mois-ci.Récompensé en avril dernier par cinq Molières pour “Du charbon dans les veines” (2024), toujours à l’affiche, le directeur de la compagnie Le Grenier de Babouchka revendique “une pièce humaniste, comme +Rabbi Jacob+ est un film humaniste”.Son texte plaide pour la réouverture de l’enquête, malgré la prescription.Georges Cravenne, décédé en 2009, avait été débouté du procès qu’il avait intenté à l’Etat français.Dans une tribune publiée dans Le Nouvel Obs en 2022, l’écrivaine Sylvie Matton, amie de Danielle Cravenne, avait dénoncé “un crime d’Etat”, estimant que la famille “a droit à des excuses officielles”.Pour le dramaturge et metteur en scène, cette pièce est aussi l’occasion de saluer Louis de Funès, ami intime des Cravenne, incarné sur les planches par Julien Cigana.Rediffusées régulièrement à la télévision après avoir attiré en France près de 7,3 millions de spectateurs en salles, “Les Aventures de Rabbi Jacob” mettent en scène un industriel empli de préjugés racistes, antisémites et xénophobes. Poursuivi par des barbouzes aux trousses d’un homme politique d’un pays arabe, il se déguise en rabbin pour leur échapper, à la veille du mariage de sa fille.La scénariste et dialoguiste Danièle Thompson avait envisagé une suite, “Rabbi Jacqueline”, présentée comme “une comédie virevoltante sur les contradictions de notre société contemporaine”. Avant d’abandonner le projet en 2023, considérant que l’humour n’était aujourd’hui plus le même qu’à l’époque.

A Nanterre, l’infernale promiscuité et l’insalubrité d’une prison française

Ils sont cinq, confinés 22 heures par jour dans le huis clos d’une cellule de 11 m2: le centre pénitentiaire de Nanterre craque, malade d’un fléau français, une surpopulation carcérale hors de contrôle dont pâtissent détenus comme surveillants.Dans cet espace conçu pour deux, mal ventilé et assombri par un caillebotis devant la fenêtre, entre deux lits superposés, une table minuscule accueille cinq assiettes. Ce soir, un maigre matelas la remplacera. Dans une autre cellule, appuyé sur ses béquilles pour soulager sa sciatique, un sexagénaire explique avoir hérité de la couche au sol, où ce soir il s’allongera, tête contre le frigo. La nuit tombée, ses compagnons descendront de leur lit dépourvu d’échelle, puis l’enjamberont, avant d’atteindre des toilettes guère dissimulées par un drap tendu. Ici, elles fuient un peu. Dans une autre, le robinet de l’évier goutte en continu sous une tablette peinant à accueillir les cinq verres à dents. Contre le froid et l’humidité qui se lit sur les moisissures des fenêtres, les plaques de cuisson resteront allumées, une poêle vide chauffée à blanc faisant office de radiateur, explique un détenu. Envahies de corps, de linge étendu, de provisions cantinées et de modestes effets, des cellules comme celles-ci, l’AFP en a vu plusieurs en accompagnant mi-janvier la députée des Hauts-de-Seine Elsa Faucillon, venue exercer son droit de visite parlementaire dans cette prison ouverte en 1991, enchâssée entre la Seine et l’autoroute, à deux encablures de l’université. D’autres, plus petites, accueillent trois détenus dans des conditions aussi indignes. Télévision allumée en permanence, dans une atmosphère parfois enfumée par les cigarettes, on tue le temps en rabâchant les mêmes débats, en se racontant la vie dehors, en lisant, en somnolant pour rattraper des nuits hachées, ou en jouant aux cartes au risque d’exacerber les inévitables tensions, racontent les détenus.- Deux heures de promenade -Et puis il y a les cafards, selon des occupants qui montrent le carton colmatant les fissures, tentative dérisoire d’affronter l’invasion. La bétonisation des pieds de bâtiments, juste achevée, a permis d’éloigner les rats, assure à la parlementaire le directeur Thomas Benesty. Le progrès est récent: un certificat médical établi en novembre, dont l’AFP a eu connaissance, évoque sur le pied d’un détenu qui dormait par terre, des “lésions compatibles avec une morsure de rongeur”, peut-être arrivé par les toilettes.De ces cagibis, on s’échappe durant les deux heures de promenade quotidienne, ou au gré des micro-événements qui scandent des jours sans fin: trois parloirs hebdomadaires dans des cabines vitrées offertes aux regards, douches (là encore trois par semaine), rendez-vous médicaux, activités… Cela représente “quatre, cinq, six heures par semaine”, estime un détenu.Après une visite fin 2023, le Contrôleur général des prisons (CGLPL) avait estimé que l’établissement n’était pas en mesure “d’assurer des conditions d’hébergement dignes”. Mais, relevait-il, il est “parvenu à éviter les matelas au sol depuis 2020”. Signe d’une dégradation générale, ce rare satisfecit appartient au passé: 202 matelas sont comptabilisés au moment de la visite, indique à l’élue Thomas Benesty, avec, pour 592 places, 1.226 prisonniers, dont 60% en attente de procès, les autres étant condamnés à des peines courtes ou plus longues en attente d’affectation. Solidement installée au-dessus des 200%, la densité “est montée jusqu’à 213%” fin 2025, glisse le directeur.- “Carencés” -Malgré une abnégation saluée par le CGLPL, comment demander aux agents d’assurer convenablement l’ordre, de repérer les fragilités psychologiques, les tensions émergentes, de répondre aux doléances, comme cet appareil d’assistance respiratoire nocturne défaillant, cette rage de dents ou cette demande d’activité pendante? “On ne sait plus s’il faut écrire, si on va nous répondre”, soupire un détenu. “On sait pourquoi on est là et on le comprend. Mais là, on a l’impression d’une peine sur une peine sur une peine…”  Un tableau d’honneur a été installé à l’entrée de la zone de détention pour récompenser l’engagement des surveillants. Certains, raconte le directeur, renoncent à des jours de repos pour assurer le maintien d’activités de réinsertion ou des extractions médicales. Mais l’absentéisme atteint 25%, signe d’épuisement des corps et des esprits.Dans ces conditions “contraires à nos principes fondamentaux”, demande Elsa Faucillon, comment prévenir la récidive, une des missions de la prison avec la punition et la protection de la société ? Cette dernière a récemment “été privilégiée”, “choix politique qu’un représentant de l’administration pénitentiaire n’a pas à commenter”, répond M. Benesty. “Ce qui est certain, c’est qu’actuellement à Nanterre, pour pouvoir répondre aux trois missions en même temps, nous sommes carencés.” Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (Cpip) gèrent 90 dossiers chacun, quand le chiffre référence c’est 60, détaille leur responsable Virginie Nouaille. “Il y a forcément une connaissance moindre” des détenus “qui fragilise notre mission d’évaluation et de prise en charge.” Pour mener cette mission, manquent actuellement six postes de conseillers pénitentiaires. Ainsi que deux assistantes sociales. “Sur deux”, ironise-t-elle. 

Compter les oiseaux pour mieux les protéger

Mésange bleue, martinet noir, verdier d’Europe: les oiseaux communs des parcs et jardins se raréfient. Pour quantifier le phénomène, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) organise ce week-end un vaste comptage citoyen, pour aider à la mise en place de mesures de protection et sensibiliser le public.L’an dernier, près de 600.000 données ont été collectées lors des différentes opérations de comptage – dont 171.000 sur le seul dernier week-end de janvier – soit 23% de plus qu’en 2024. Depuis 2012, année de mise en place de ces opérations, plus de 6 millions de données ont ainsi été rassemblées, par plus de 100.000 observateurs, “ce qui constitue un record pour une opération de science participative grand public en France”, se félicite Rishane Colas, chargée de projet à la LPO Ile-de-France.- 41% en déclin -“Ces informations sont précieuses, car elles viennent compléter certaines données scientifiques pour comprendre sur le long terme l’état des populations des oiseaux communs, et ensuite après analyse, permettre de mettre en place des plans d’actions destinés à préserver certaines espèces”, explique Mme Colas. “Ça permet de comparer des données que l’on a déjà – par exemple celles dans les milieux naturels – avec celles que l’on n’a pas, notamment dans les espaces occupés par l’Homme pour voir les impacts des activités humaines sur les oiseaux”, notamment en milieu urbain.Cet observatoire, en partenariat avec le Museum national d’histoire naturelle, a déjà permis de constater que 41% des espèces d’oiseaux des parcs et jardins ont vu leurs populations diminuer entre 2012 et 2022. “Depuis 10 ans, le déclin est très marqué, notamment dû à la perte d’habitats, au manque de ressources alimentaires”, ou encore au changement climatique. “C’est une tendance inquiétante”, pointe la responsable.La majorité des oiseaux communs sont insectivores, et la baisse des populations d’insectes, liée notamment aux pesticides, diminue leurs sources de nourriture, influant sur leur survie ou leur reproduction. Par ailleurs, l’urbanisation et la disparition des haies entraînent la raréfaction des sites de nidification et de refuge, explique Mme Colas. Ces chiffres confirment les tendances observées au niveau mondial. En octobre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié des données d’experts montrant que dans le monde, six espèces d’oiseaux sur 10 sont en déclin (contre 44% en 2016) et une sur 10 menacée d’extinction. En France, ce sont plus de 280 espèces d’oiseaux qui sont menacées.Parmi elles, le moineau friquet dont les effectifs ont diminué de 60% au niveau national, signale Mme Colas. “En Ile-de-France, nos comptages citoyens montrent qu’on est passé de 30.000 couples en 1995 à seulement 150 en 2023”.- Attention aux doublons -“Les oiseaux les plus menacés sont ceux qui se nourrissent exclusivement d’insectes. Au printemps on retrouve ainsi un déclin particulièrement dramatique pour le martinet noir et les hirondelles”.A l’inverse, les espèces comme le moineau commun, qui est omnivore, restent parmi les plus observées lors des comptages dans les parcs et jardins, car elles peuvent plus facilement s’adapter.Des observatoires citoyens existent aussi en Belgique ou au Royaume-Uni. En France, outre le comptage des 24 et 25 janvier, utile aussi pour observer les oiseaux migrateurs, un autre week-end d’observation est prévu fin mai pour comptabiliser les oiseaux au moment de la nidification.Le protocole se veut à la fois très précis, pour que les données soient réellement exploitables scientifiquement, et simple: il faut choisir un endroit d’observation – par exemple son balcon en ville, son jardin depuis sa fenêtre ou bien un endroit dans un parc public – et compter pendant une heure exactement tous les oiseaux qui se posent à cet endroit en tentant de reconnaître les espèces. On rentre ensuite toutes ces observations sur le site oiseauxdesjardins.fr, sur lequel on s’est préalablement inscrit.”Attention aux doublons”, prévient Rishane Colas. “On ne comptabilise que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce qui se posent au même endroit pendant l’heure d’observation, on n’additionne pas chaque fois que l’un deux se présente, car ça peut être deux fois le même”, explique-t-elle.

Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3

“Coup de force”, “reniement”: Eric Coquerel (LFI) et Marine Le Pen (RN) s’en sont pris avec force vendredi à la décision de Sébastien Lecornu de recourir au 49.3 pour faire passer le budget. Mais les  motions de censures de la gauche hors PS et de l’extrême droite sont promises à l’échec, faute de soutien de LR et du PS.Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face au front commun des Insoumis, des écologistes et des communistes.”En novembre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force”, a affirmé Eric Coquerel, le président insoumis de la Commission des Finances, disant avoir “toujours pensé” que Sébastien Lecornu finirait par utiliser cet instrument décrié de la Constitution, alors que son gouvernement ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée.”Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé – LFI demande depuis les législatives anticipées de 2024 la démission du président de la République Emmanuel Macron.La présidente du groupe RN, Marine le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le chef du gouvernement avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant l'”impuissance” du gouvernement.Dès avant sa prise de parole, l’entourage du Premier ministre a laissé filtrer des éléments de réponse. “Le pouvoir n’a pas été confisqué” et il est “toujours pleinement entre les mains des députés”, devrait se défendre le Premier ministre, qui admet que recourir au 49.3 n’est pas “une victoire”. Il devrait expliquer avoir voulu “trancher” après avoir “laissé le Parlement aller jusqu’au bout” des débats.Le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget, constatant l’absence de majorité pour le voter.- Sortir du “blocage permanent” -Le PS a dès mardi confirmé qu’il ne voterait pas la motion de censure commune déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par M. Coquerel, comme par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a ainsi souligné l’ancienne ministre Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député Nicolas Ray (LR).Les deux motions de censure devraient être rejetées successivement en fin de matinée. Le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l’ensemble du texte, suscitant deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d’ultimes motions de censure, permettant la promulgation du texte début février.

Rappel de lait infantile: tous les lots concernés “ont été retirés”, assure Mme Rist

Tous les lots de laits infantiles ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus Cereus ont “été retirés”, a indiqué vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist sur BFM-TV.Deux enquêtes ont été ouvertes en France après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance d’origine bactérienne, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle dit.”Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s’il n’y a pas de signe, il n’y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (…) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu’il y a des gastro-entérites, on ne s’inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d’une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin”, a-t-elle poursuivi. Les laits potentiellement contaminés ont été “retirés” du marché, a-t-elle par ailleurs assuré. Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés.Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.”Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles”, a précisé la ministre. “A l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante”, a-t-elle ajouté sans plus de détails.