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Macron rejoint Hollande au palmarès de l’impopularité record

Une impopularité record qui le renvoie à François Hollande: Emmanuel Macron voit sa cote de confiance dégringoler à 11% selon un sondage Verian pour le Figaro magazine publié jeudi, miroir d’une crise politique qui ne cesse de s’alourdir et d’un divorce “profond” et “structurel” avec les Français.En baisse de cinq points par rapport au précédent baromètre, en septembre, le chef de l’État subit notamment une forte chute (-11 points) chez les plus de 65 ans et chez les retraités (-9 points).Il rejoint ainsi le plus bas record atteint par son prédécesseur socialiste François Hollande en novembre 2016. A l’époque, Emmanuel Macron s’affranchissait justement de son mentor et était en pleine ascension politique.A l’inverse, son Premier ministre, Sébastien Lecornu, voit sa cote augmenter de cinq points, à 26%, depuis sa nomination le 9 septembre. Contrairement au locataire de l’Élysée, il bénéficie de la bienveillance des 65 ans et plus (+7 points) et des retraités (+9 points). “Bien sûr il y a un effet de contexte avec un sentiment d’extrême lassitude dans le pays par rapport à cette espèce de chronique politique sans fin, où plus personne ne comprend rien”, relève auprès de l’AFP le politologue Bruno Cautrès.”Et le sentiment aussi qu’Emmanuel Macron est responsable puisqu’il a pris la responsabilité de la dissolution de l’Assemblée nationale” en juin 2024 qui a plongé le pays dans la crise, faute d’avoir dégagé la moindre majorité, ajoute-t-il.- “Mieux il se porte” -Depuis les législatives qui ont suivi, trois Premiers ministres, Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu se sont succédé, avec pour tous le même défi, faire voter un budget sans se faire censurer.Actuellement, l’Assemblée nationale ferraille, au gré d’alliances parfois improbables, pour tricoter et détricoter taxes et impôts, et tenter de trouver des compromis sur le budget 2026.Dans cette tourmente politique et législative, l’hyper-président d’hier assure avoir donné “carte blanche” à son nouveau Premier ministre et rester en retrait des enjeux intérieurs pour se concentrer sur l’international.Mais le naturel revient souvent au galop. Ainsi clamait-il le 21 octobre, depuis la Slovénie, que la réforme des retraites n’était pas “suspendue” mais seulement “reportée”, au risque de contredire et affaiblir Sébastien Lecornu.Il s’est aussi lancé dans de nouveaux “combats”, comme la lutte contre les effets pervers des réseaux sociaux sur la démocratie, en pleine cohérence, selon son entourage, avec son rôle de garant des institutions et de l’indépendance nationale.”Il faudrait qu’il finisse par intégrer l’idée que moins il s’occupe de politique intérieure, mieux il se porte”, estime pourtant un de ses soutiens centristes.- Dans l’ombre de Trump? -A l’international, “quand on arrive précédé d’un sondage à 11%, vos interlocuteurs comme Trump sourient”, ajoute-t-il, pointant en outre “l’image dégradée du pays” avec ses déficits publics structurels.De l’Ukraine à la reconnaissance de la Palestine, pour laquelle il est monté en première ligne à la tribune de l’ONU en septembre, Emmanuel Macron se veut justement omniprésent sur la scène internationale. Mais l’opinion publique française est surtout obsédée par les enjeux intérieurs, la situation budgétaire et l’instabilité politique.”La dimension internationale est totalement dominée par Trump. Emmanuel Macron n’incarne plus une sorte de leadership international incontesté, évident”, pointe en outre Bruno Cautrès.Le risque est désormais que sa popularité tombe sous les 10%, avec une cote à “un chiffre” qui serait sans précédent. Le divorce “profond et structurel” avec l’opinion deviendrait “total”, considère le politologue.

Mains rouges taguées sur le Mémorial de la Shoah: deux à quatre ans d’emprisonnement requis contre quatre Bulgares

Des peines de deux à quatre ans d’emprisonnement ont été réclamées jeudi à l’encontre de quatre Bulgares, poursuivis pour avoir tagué des “mains rouges” en mai 2024 sur le Mémorial de la Shoah, sur fond de soupçons d’ingérence étrangère.La procureure, Camille Poch, a requis deux ans contre les deux exécutants de l’opération, Filipov et Kiril Milushev; le double contre les “cerveaux” présumés, Nikolay Ivanov et Mircho Ivanov – ce dernier est en fuite.Au deuxième jour de l’audience devant le tribunal correctionnel de Paris, le procès s’est concentré jeudi sur sa seule raison d’être juridique: des dégradations en réunion et en raison de la prétendue appartenance à une race, ethnie ou religion, ainsi qu’association de malfaiteurs. Avec un paradoxe: l’instruction, autant que la première journée des débats, avaient mis en évidence une entreprise “susceptible de correspondre à une action de déstabilisation de la France orchestrée par les services de renseignement” russes.Le service Viginum, chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, avait lui-aussi observé “une instrumentalisation” de cette affaire sur le réseau X “par des acteurs liés à la Russie”.Le dossier s’inscrit en outre dans d’autres affaires liées à des ingérences étrangères: étoiles de David taguées en région parisienne, têtes de cochon abandonnées devant plusieurs mosquées ou cercueils déposés au pied de la tour Eiffel.Sauf que si le dossier des “mains rouges” est le premier parmi ces tentatives de déstabilisation à être jugé, il ne l’est pas pour des atteintes “commises pour le compte d’une puissance ou d’une entité étrangère ou sous contrôle étranger”, cette circonstance aggravante ayant fait son apparition dans le Code pénal postérieurement aux faits.”La dimension d’ingérence n’enlève en rien la dimension d’antisémitisme, ce sont deux faces qui ne s’annulent en aucun cas: c’est presque un antisémitisme d’opportunisme”, a estimé la procureure, en évoquant un “dossier où le trouble à l’ordre public est recherché pour lui-même” et qui “s’inscrit dans une recherche de fracturation de la société française”.- “Sphère complotiste” -Quelques instants plus tôt, le directeur du Mémorial de la Shoah, Jacques Fredj, s’en était pour sa part tenu aux faits matériels, manière de rappeler que la découverte des tags sur “le seul monument dédié aux juifs de France” avait été “un tremblement de terre pour les quelques rescapés de la Shoah encore vivants et les familles des victimes”.La veille, les prévenus avaient juré avoir peint aveuglément ce “Mur des Justes”, situé devant le Mémorial, dont la façade de 14 mètres de haut est dominée par une étoile de David de deux mètres sur deux, sans savoir “où ils étaient”. “Ça n’est pas possible de passer devant ce bâtiment et de ne pas comprendre que c’est a minima lié à la Deuxième Guerre mondiale, le Mur a une lumière qui part du sol et qui fait qu’on le voit parfaitement”, ainsi que la liste des Justes gravée, d’autant que figurent également les drapeaux français et européen, a fait observer le directeur.De même, ces “mains rouges”, que les mis en cause assurent avoir pris pour des signes de paix, tel que l’aurait assuré leur leader – sous le coup d’un mandat d’arrêt et jugé en son absence -, sont pour le directeur du Mémorial une référence évidente au lynchage de deux soldats israéliens à Ramallah en 2000.Alors que l’un des exécutants arbore le tatouage d’une croix gammée sur son torse – il l’avait mis mercredi sur le compte d’une simple erreur de jeunesse -, Jacques Fredj enfonce: “ils ne peuvent d’autant moins ignorer ce qu’est l’histoire de la Shoah et des Justes”.Quant à cette probable ingérence russe, le directeur du Mémorial de la Shoah en décortique tout le piège: “Cela permet à certains de dire: +Vous voyez, ces actes antisémites sont montés de toute pièce+. Ça va nourrir, une fois encore, la sphère complotiste”. Alors que les actes à l’encontre de la communauté juive en France ont plus que doublé au premier semestre 2025 par rapport à la même période trois ans plus tôt, et que le Mémorial a été victime d’une nouvelle dégradation en mai 2025.La défense doit plaider vendredi.

Au procès en appel du crash du Rio-Paris, Airbus et Air France à la barre

Seize ans après le crash du vol Rio-Paris qui a tué 228 personnes, la compagnie Air France et le constructeur Airbus, relaxés en première instance et jugés en appel pour homicides involontaires, se sont défendus cette semaine de toute responsabilité pénale.Le 1er juin 2009, l’Airbus, parti de Rio de Janeiro pour Paris (vol AF447), s’abîme en pleine nuit dans l’Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d’équipage. A bord de l’A330 immatriculé F-GZCP se trouvent des passagers de 33 nationalités, parmi lesquels 72 Français et 58 Brésiliens.À mi-chemin des deux mois de procès devant la cour d’appel de Paris pour cet accident aérien,  passé à la postérité par la célèbre photo de la dérive tricolore de l’avion flottant au milieu de l’océan Atlantique, l’interrogatoire des représentants des deux sociétés mises en cause a occupé le gros de la semaine d’audience.”Notre objectif, c’est zéro accident. Le moindre accident est un échec pour l’ensemble de notre communauté”, admet Christophe Cail, le représentant d’Airbus au procès, appelé à la barre mercredi et jeudi.La justice reproche au constructeur aéronautique européen d’avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes anémométriques, dont le givrage en haute altitude est le point de départ de l’accident, et de n’avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour en informer d’urgence les compagnies aériennes qui en étaient équipées.”Dès qu’on perçoit un risque, on va tout faire pour le corriger. La précaution, c’est de communiquer aux compagnies aériennes. Le principe de précaution que nous prenons est de regarder ce qu’on doit faire à court, moyen et long terme”, déclare le pilote d’essai.Pour sa part, le transporteur Air France est poursuivi pour ne pas avoir mis en œuvre de formation de pilotes adaptée aux situations de givrage des sondes Pitot, qui mesurent à l’extérieur de l’avion la vitesse de l’appareil, ni procédé à une information suffisante des équipages.- “Facteurs humains” -“Nous avions les moyens de faire une formation en haute altitude mais si nous ne l’avons pas fait, c’est que nous pensions, en conscience, qu’elle n’était pas nécessaire au regard des informations qui étaient portées à notre connaissance”, justifie à la barre Pascal Weil, qui a répondu au nom d’Air France aux questions mardi et mercredi.Sous les dorures de la grande chambre solennelle de la cour d’appel, les échanges s’avèrent tendus entre les sociétés jugées et les avocats des plus de 250 parties civiles encore présentes en appel, contre près de 500 en première instance, tous conscients qu’approche l’épilogue de ce marathon judiciaire.”On a le sentiment en vous entendant que le doute n’existe pas”, s’agace face au représentant d’Airbus Me Alain Jakubowicz, avocat de nombreuses parties civiles. “On a eu l’impression de n’avoir eu que des éléments de langage, à quel moment il y a de la sincérité ? À quel moment on sort de la technique pour parler un peu d’humain ?”.En réponse, dans un rare moment de spontanéité dans ce procès aride, le représentant d’Airbus refait le film, décortiquant presque geste par geste, les comportements des pilotes lors des dernières minutes fatales de l’AF447.”Les pilotes avaient la solution. Ils avaient la solution, ils l’ont dit tous les deux. Il faut redescendre, ils l’ont dit. S’ils étaient redescendus, ils seraient là aujourd’hui”, regrette-t-il, estimant que “les facteurs humains ont été prédéterminants” dans la catastrophe.À l’issue du procès en première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé en 2023 sur le plan pénal Airbus et Air France tout en reconnaissant leur responsabilité civile.Il a considéré que si des “imprudences” et “négligences” avaient été commises, “aucun lien de causalité certain” n’avait “pu être démontré” avec l’accident le plus meurtrier de l’histoire des compagnies françaises.L’enjeu de ce procès en appel concerne avant tout la réputation d’Airbus et Air France, qui n’encourent que 225.000 euros d’amende en cas de déclaration de culpabilité.L’audience est prévue jusqu’au 27 novembre.

Russia batters Ukraine energy sites with deadly aerial strikes

Russia battered Ukrainian energy facilities with hundreds of drones and missiles, Kyiv said Thursday, killing at least four people, wounding children, and piling more pressure on Ukraine’s fragile energy grid.The attack came as Russian forces said they had captured two more villages in eastern and southern Ukraine, where Kyiv’s outnumbered forces have steadily lost ground …

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Bobigny: deux policiers en garde à vue et suspendus pour des soupçons de viols au tribunal

Deux policiers ont été placés en garde à vue jeudi et suspendus de leurs fonctions après qu’une jeune femme a dénoncé avoir été violée par ces fonctionnaires dans la nuit de mardi à mercredi au dépôt du tribunal de Bobigny.”S’ils sont avérés, ces agissements sont extraordinairement graves et inacceptables”, a réagi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez dans une déclaration à l’AFP. “Les deux agents concernés ont été immédiatement suspendus et j’ai demandé que l’on fasse toute la lumière sur ces faits, afin de comprendre comment cela a pu se produire”, a-t-il poursuivi.La jeune femme était au moment des faits qu’elle dénonce “déférée au parquet de Bobigny pour des faits de soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant”, avait indiqué le procureur Éric Mathais dans un communiqué.Le tribunal de Bobigny est géographiquement compétent mais s’est dessaisi au profit du parquet de Paris, a annoncé dans l’après-midi le ministère public parisien.Mercredi en fin d’après-midi, la jeune femme “a révélé avoir fait l’objet de deux viols durant la nuit du 28 au 29 octobre par deux fonctionnaires du dépôt du tribunal de Bobigny”, avait précisé le chef du parquet de Bobigny.”Les deux fonctionnaires de police visés par la plainte ont été placés (jeudi) matin en garde à vue”, avait-il ajouté, se refusant à livrer davantage de précisions, “les investigations étant en cours”.- “Fermeté totale” -L’IGPN (Inspection générale de la police nationale), la “police des polices”, a été saisie de l’enquête ouverte pour viols par personnes abusant de l’autorité que lui confèrent leurs fonctions.Si l’enquête en cours “conclut que des faits criminels ont été commis, et que l’honneur des policiers a été sali, il va de soi que des sanctions seront prises”, a ajouté M. Nuñez, assurant que sa “fermeté sera totale”.”À la suite de ce signalement, j’ai immédiatement suspendu de leurs fonctions les deux policiers affectés au dépôt du tribunal judiciaire de Bobigny”, a annoncé sur X le préfet de police de Paris, Patrice Faure.Les investigations judiciaires sur la révélation de “faits d’une particulière gravité” devraient permettre de “déterminer l’implication de ces fonctionnaires”, a précisé la préfecture de police (PP).”En parallèle, une enquête administrative a également été initiée” par la PP, a-t-on souligné.Une source proche du dossier a précisé à l’AFP que la jeune femme est âgée de 26 ans. Selon cette source, les deux fonctionnaires placés en garde à vue n’étaient “pas policiers depuis longtemps” et sont âgés de 23 et 35 ans.Selon une deuxième source proche du dossier, les deux fonctionnaires ont d’initiative écrit un rapport administratif pour exposer leurs versions des faits.Le dépôt de Bobigny est l’antichambre d’un des tribunaux les plus importants de France, le deuxième après Paris. Situé au sous-sol du palais de justice, il est réputé perclus de problèmes (d’organisation, d’effectifs, de vétusté, etc.) mais doit bénéficier des prochains travaux d’extension du palais de justice, qui prévoit l’aménagement d’un nouveau dépôt. Dans un autre département de la région parisienne, la Seine-et-Marne, un policier devrait être jugé au premier semestre 2026 pour viols sur une femme au sein même d’un commissariat. La plaignante est une femme de nationalité angolaise, sans papiers, qui avait dénoncé avoir été violée, à deux reprises, par un gardien de la paix en 2023, au commissariat de Pontault-Combault.Cette dernière affaire avait été révélée par le journal Libération dans une série intitulée #MeToo Police. Selon le quotidien, la femme qui accuse le policier de viols était allée porter plainte pour violences conjugales.

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Menacée par le manque d’eau, la Grèce annonce un plan de 2,5 milliards d’euros

Face au manque d’eau qui menace Athènes et de nombreuses îles, la Grèce se prépare “au pire des scénarios possibles”, a averti jeudi le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, en dévoilant un plan de lutte de 2,5 milliards d’euros sur dix ans.”Nous devons être prêts pour le pire des scénarios possibles”, a lancé Kyriakos Mitsotakis, face à la sécheresse de ces dernières années et l’aggravation des conditions climatiques en particulier dans la capitale grecque et la région qui l’entoure, l’Attique, bassin de 4,4 millions d’habitants.   La menace plane aussi sur de nombreuses îles touristiques et sur la deuxième ville du pays, Thessalonique (nord).   “Il peut neiger, il peut pleuvoir (…), mais l’espoir n’est pas une stratégie”, a-t-il ajouté à l’occasion du centenaire de l’Eydap, l’une des plus importantes sociétés publiques de distribution d’eau du pays.”L’Attique est confrontée à la perspective d’un grave problème d’approvisionnement en eau si nous ne prenons pas des mesures nécessaires et drastiques”, a souligné le chef du gouvernement.Face à la baisse des réserves ces dernières années, le ministre de l’Energie et de l’Environnement, Stavros Papastavrou, a présenté à cette occasion “un plan ambitieux de 2,5 milliards d’euros” sur dix ans pour assurer les ressources en eau.Parmi ces mesures figure “un ouvrage emblématique” pour renforcer les réservoirs d’eau qui alimentent le réseau d’Athènes ainsi que des ouvrages de désalinisation pour les îles.- Désalinisation -La pénurie d’eau touche avec acuité des îles touristiques notamment de l’archipel des Cyclades où existent pourtant des unités de désalinisation et de forage pour assurer les besoins d’une population qui grossit l’été.Plus largement, “les données montrent qu’après Chypre, notre pays sera confronté au plus fort stress hydrique d’Europe du Sud”, a-t-il averti, ajoutant que plus de la moitié de la population grecque pourrait être affectée.Le pays occupe désormais le 19e rang mondial en matière de risque de pénurie d’eau, a précisé M. Papastavrou.Et depuis 2022, les réserves d’eau de la Grèce ont diminué d’environ 250 millions de mètres cubes par an, selon lui.Cette évolution s’est accompagnée d’une baisse de 25% des précipitations et d’une augmentation annuelle de 15% de l’évaporation, a-t-il ajouté.Pays méditerranéen coutumier des vagues de chaleur estivale, la Grèce a connu ces dernières années des hivers doux marqués par de faibles précipitations qui ont réduit considérablement les réserves d’eau.Elle a aussi enregistré en 2024 l’été le plus chaud jamais répertorié.Selon l’Observatoire national d’Athènes, en moyenne, les températures estivales en Grèce ont augmenté de 2,3 degrés Celsius entre 1960 et 2024.- Surface du lac réduite -Le principal réservoir d’eau de l’Attique, le lac artificiel de Mornos, à 200 km à l’ouest d’Athènes, alimenté par la rivière Evinos, a affiché une forte baisse de ses réserves depuis un an, en raison notamment de l’absence de chutes de neige ces deux dernières années. La surface du lac s’est ainsi réduite de 14–15 km2 à seulement 8 km2, selon le directeur de recherche de l’Observatoire national d’Athènes, Kostas Lagouvardos, sur la chaîne publique ERT.”Si les précipitations et les chutes de neige ne sont pas suffisantes en novembre et décembre, nous serons confrontés au printemps à un grave problème de disponibilité en eau”, a-t-il mis en garde.Outre les effets du changement climatique, particulièrement tangibles dans ce pays méditerranéen, nombre d’experts pointent aussi du doigt le gaspillage fréquent de l’eau, notamment lors de l’irriguation des terres arables.Les pertes sur les réseaux atteignent actuellement jusqu’à 50% à l’échelle nationale, s’est alarmé M. Papastavrou.”À Singapour et en Israël, chaque goutte d’eau est utilisée deux ou trois fois”, a-t-il souligné.Lors de la canicule prolongée en été 2024, l’opérateur public régional avait invité les habitants de la capitale grecque et de sa région alentour à surveiller attentivement leur consommation d’eau. Des appels dans les médias et sur les réseaux sociaux étaient alors diffusés quotidiennement pour sensibiliser la population.Dans les îles touristiques, certains comme la maire de Sifnos, une île des Cyclades prisée, fustigent aussi la surconsommation d’eau pour les piscines et l’arrosage des jardins. La baisse considérable du niveau du lac de barrage de Mornos a entraîné la réapparition des bâtiments abandonnés du village englouti de Kallio.

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L’ouragan Melissa se dirige vers les Bermudes, au moins 20 morts à Haïti

L’ouragan Mélissa, qui a fait au moins 20 morts en Haïti, dévasté des régions entières de la Jamaïque et inondé Cuba, doit toucher les Bermudes jeudi après une course de plusieurs jours dans les Caraïbes.  “Melissa devrait toucher l’île (des Bermudes) plus tard aujourd’hui et ce soir”, indique dans son dernier point le centre national américain des ouragans (NHC), qui fait état de vents mesurés à 165 kilomètres par heure et de possibles “inondations côtières”.Les autorités de l’archipel des Bahamas ont en revanche “annulé l’alerte ouragan” pour les Bahamas centraux et méridionaux, tout comme pour les îles Turques-et-Caïques. Depuis mercredi, Cuba nettoie ses rues inondées et jonchées de débris. Machettes à la main, des voisins de Santiago de Cuba, la deuxième ville du pays, se sont entraidés mercredi pour dégager les rues jonchées d’arbres et branchages, a constaté l’AFP.Des pans de maisons se sont effondrés, des toits de tôles tordus par les vents sont à terre, et la ville est sans électricité, de nombreux poteaux gisant au sol. Des rivières sont sorties de leur lit et par endroits l’eau a atteint la taille d’un homme. Le toit de la maison de Mariela Reyes s’est envolé pour se fracasser dans la rue. “Ce n’est pas facile de perdre tout ce qu’on a. Le peu qu’on possède”, a soupiré cette femme de 55 ans, découragée.- “Destruction immense” – Le président cubain Miguel Diaz-Canel a indiqué que l’ouragan avait causé des “dégâts considérables”, sans annoncer de bilan humain.A Haïti, pas directement frappé par l’ouragan mais sévèrement touché par de fortes pluies, au moins 20 personnes, dont 10 enfants, sont mortes et 10 ont été portées disparues, selon le directeur général de la Protection civile, Emmanuel Pierre.Trois personnes sont mortes au Panama, trois en Jamaïque et une en République dominicaine.L’ouragan Melissa était le plus puissant à toucher terre en 90 ans lorsqu’il a frappé la Jamaïque mardi en catégorie 5, la plus élevée sur l’échelle Saffir-Simpson, avec des vents d’environ 300 km/h.”Il y a eu une destruction immense, sans précédent, des infrastructures, des propriétés, des routes, des réseaux de communication et d’énergie”, a déclaré depuis Kingston par vidéo Dennis Zulu, coordinateur pour l’ONU dans plusieurs pays des Caraïbes, dont la Jamaïque.”Des gens sont dans des abris à travers le pays (…). Nos évaluations préliminaires montrent que le pays a été dévasté à des niveaux jamais vus auparavant”, a-t-il ajouté, évoquant un million de personnes touchées.”Restez forts. Nous reconstruirons, nous nous relèverons”, a promis sur X le Premier ministre de Jamaïque, Andrew Holness.Dana Morris Dixon, ministre de l’Éducation et de l’Information, a indiqué que les dégâts étaient “importants dans l’ouest de la Jamaïque” mais a souligné que la capitale Kingston n’avait “pas été gravement endommagée”.Desmond McKenzie, ministre des Collectivités locales, a pour sa part relevé “qu’au milieu de tout cela, un bébé (avait) été mis au monde en toute sécurité dans des conditions d’urgence. Il y a donc (…) un bébé Melissa”.- “Rappel tragique” -Progressivement, l’aide étrangère a commencé à affluer. Les Etats-Unis ont “envoyé des équipes de secours et d’intervention dans les zones touchées, ainsi que des fournitures vitales”, a indiqué sur X le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio.Le Royaume-Uni va fournir une aide financière d’urgence de 2,5 millions de livres (2,8 millions d’euros) pour les pays touchés, selon son ministère des Affaires étrangères.La tempête “nous rappelle qu’il est de plus en plus urgent de rétablir l’équilibre et l’harmonie de la nature”, a estimé le roi Charles III dans un message sur les réseaux sociaux. Le secrétaire exécutif de l’ONU chargé du changement climatique a pour sa part évoqué la grande conférence climatique des Nations unies COP30, dans quelques jours au Brésil.”Chaque désastre climatique est un rappel tragique de l’urgence de limiter chaque fraction de degré de réchauffement, principalement causé par la combustion de quantités excessives de charbon, de pétrole et de gaz”, a rappelé Simon Stiell, lui-même originaire de l’île de Carriacou (Grenade), frappée l’an dernier par un ouragan.Avec le réchauffement de la surface des océans, la fréquence des ouragans (ou cyclones ou typhons) augmente, avec des vents plus violents et des précipitations plus importantes. Ce n’est pas le cas du nombre total de cyclones, selon le groupe d’experts du climat mandatés par l’ONU, le Giec.burs-cha-vla-adm-dla/pt 

La Paris Games Week revisite sa formule pour attirer les fans de pop-culture

Pour sa première journée d’ouverture, la Paris Games Week, plus grand salon du jeu vidéo en France, accueille jeudi plusieurs milliers de visiteurs avides de tester les dernières nouveautés, avant de prendre des allures de festival en soirée avec des concerts et des animations de stars du web.De premières files d’attente se sont formées dès l’ouverture à 9H00 devant les stands des productions les plus attendues comme le jeu d’horreur “Resident Evil Requiem” du japonais Capcom et “Call of Duty: Black Ops 7″, nouvel opus de la série d’Activision.”On est venu de Toulouse pour que mon fils puisse tester +Call of+”, raconte à l’AFP Jérôme Grimal, informaticien de 49 ans, qui patiente derrière plusieurs dizaines de personnes avec son fils Julian, 13 ans.Cette quatorzième édition réunit “tout ce qu’il aime” avec des espaces dédiés aux mangas, au cosplay et jeux de cartes à collectionner, ajoute le père de famille.Avec comme nouveaux partenaires le groupe Fimalac Entertainment (propriétaire de l’agence artistique Webedia) et le spécialiste de l’organisation de salons GL events, la Paris Games Week a pour ambition de s’élargir cette année “à tous les loisirs, que ce soit la musique, les jeux de cartes ou les spectacles”, détaille Nicolas Vignolles, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), l’organisateur de l’événement.- Nouveautés -“Je suis curieux de voir les nouveautés et l’ambiance”, glisse Fabien, informaticien de 40 ans venu avec sa nièce et sa fille pour tester essentiellement les jeux du géant japonais Nintendo, “plus adaptés aux enfants”. Raccourcie d’une journée, la fête du jeu vidéo propose pour la première fois des nocturnes au Dôme de Paris, avec notamment un concert des rappeurs Bigflo & Oli, des compétitions de esport et un spectacle autour de la musique du jeu vidéo français à succès “Clair Obscur: Expedition 33″.”J’ai pris un billet uniquement pour ce concert”, affirme Cyrille Frouin, 28 ans, arborant béret rouge et marinière à l’effigie des héros du titre de Sandfall Interactive.Plusieurs stars du web comme Inoxtag et Domingo seront présents pour animer quiz et défis.Une partie “business” accueille également des conférences et tables rondes sur l’avenir de l’industrie.Le PDG d’Ubisoft, Yves Guillemot, est venu y présenter jeudi matin les grandes lignes de l’avenir du géant français du jeu vidéo.”Depuis le Covid, pour que les gens sortent de chez eux, il faut qu’il y ait une promesse d’expérience très forte”, souligne James Rebours, président du Sell.Les organisateurs promettent plus de 200 jeux jouables, répartis dans deux halls du Parc des expositions.- “Mal aux yeux” -À côté des dernières nouveautés, un espace permet également de découvrir d’anciennes consoles de jeux, pour certaines vieilles de plusieurs décennies.”Ça fait bizarre, j’ai un peu mal aux yeux”, raconte Gaëtan, 14 ans, qui s’essaye à Rayman 2 sur Dreamcast, console de Sega sortie en 1999.Les trois grands constructeurs de consoles (Microsoft, Nintendo et Sony) sont sur place, aux côtés des principaux éditeurs de jeux comme Ubisoft, Bandai Namco ou Capcom.La Switch 2, nouvelle console de Nintendo qui a connu en juin un lancement record, sera également de la partie.”Cette nouvelle console a embarqué le marché avec elle”, s’enthousiasme Charlotte Massicault, directrice des produits multimédias chez Fnac-Darty.Les organisateurs espèrent une affluence au moins similaire à celle de 2024, qui avait comptabilisé plus de 188.000 entrées.Selon une enquête du Sell publiée en septembre, plus de 40 millions de Français déclarent avoir joué au moins une fois aux jeux vidéo dans l’année, un record.

Plus de 900 SDF décédés l’an dernier en France, dont des enfants, alerte un collectif

Les plus jeunes n’avaient que quelques jours, la plus âgée 93 ans: plus de 900 personnes sans domicile fixe sont décédées en France l’an dernier, un chiffre d’une ampleur inédite qui s’explique à la fois par une hausse du sans-abrisme et par un recensement associatif plus efficace.”Tous les indicateurs sont au rouge, il y a urgence à se mobiliser”, alerte auprès de l’AFP Adèle Lenormand, membre du collectif Les morts de la rue, qui a publié jeudi son décompte actualisé du nombre de personnes sans domicile fixe décédées en 2024.Des hommes, des femmes mais aussi des enfants: 912 décès ont été dénombrés, soit “un nouveau record effroyable”, depuis le premier recensement de 2012.A titre de comparaison, à la même période l’an dernier, le collectif avait comptabilisé 735 morts pour 2023. La hausse constatée est liée en partie à “l’augmentation du nombre de personnes sans domicile fixe”, mais aussi au fait que le collectif reçoit plus de signalements de la part des particuliers, d’associations et de structures d’accompagnement social, explique Adèle Lenormand, qui a coordonnée l’enquête.Ces personnes SDF sont décédées de manière “prématurée”: à 47,7 ans en moyenne, soit un écart d’espérance de vie de 32 ans avec la population générale. Un âge moyen en recul.Il s’agit en majorité d’hommes (82%) mais la part de femmes (13%) est “en hausse, reflétant une féminisation du sans-abrisme”, selon le collectif.- Bébés et personnes âgées -Fait “inquiétant”, 4% des décès concernent des moins de 15 ans, soit “un doublement par rapport à la période 2012-2023″.”C’est lié à la progression du nombre de familles dans la rue”, précise Adèle Lenormand. Les plus jeunes personnes décédées recensées sont, selon elle, des bébés de quelques jours à peine. A l’inverse, la personne la plus âgée avait 93 ans. “On observe une progression du nombre de personnes vieillissantes sans domicile fixe”, détaille Mme Lenormand. “Depuis l’an dernier, des personnes âgées se retrouvent à la rue pour la première fois à la suite d’une expulsion”.Une partie des personnes décédées en 2024 vivaient dans la rue au moment de leur mort, d’autres étaient hébergées, dans des structures d’urgence ou de soins.Dans de nombreux cas, la cause du décès reste inconnue (40%). Pour 17%, il s’agit d’une mort violente (noyade, agression, suicide).L’Ile-de-France concentre 37% des décès et la région Hauts-de-France enregistre un doublement (163 décès), “notamment survenus lors de traversées de la Manche”.- Action publique -“Face à cette tragédie, l’urgence est double: protéger les plus vulnérables et réformer en profondeur les politiques publiques pour que le droit au logement convenable devienne enfin une réalité”, soulignent dans un communiqué Les morts de la rue, qui avaient organisé en mai à Paris une cérémonie d’hommage aux disparus.Pour l’heure, l’action des pouvoirs publics est largement insuffisante aux yeux des associations. En février, une vingtaine d’entre elles ont déposé devant le tribunal administratif de Paris deux recours contre l’Etat pour “carence fautive” dans la lutte contre le mal-logement et le sans-abrisme.L’Etat ne remplit pas “correctement” sa mission en matière de politique d’hébergement des personnes sans-abri, avait aussi estimé l’an dernier la Cour des comptes.Le président Emmanuel Macron avait fait la promesse selon laquelle personne ne devait dormir à la rue d’ici à la fin de son premier quinquennat.Il est difficile de connaître précisément le nombre de personnes sans domicile fixe en France: elles seraient environ 350.000, dont 20.000 à la rue, selon la Fondation pour le Logement (ex-Fondation Abbé Pierre).La dernière évaluation officielle de l’Institut national de la statistique, qui remonte à 2012, estimait leur nombre à 143.000. L’Insee devrait dévoiler fin 2026 les résultats d’une enquête pour mettre à jour cette estimation. 

Nouveau coup de filet des enquêteurs lié au cambriolage du Louvre

La procureure de Paris a annoncé jeudi cinq nouvelles interpellations liées au casse du Louvre, dont un des cambrioleurs présumés, mais les bijoux volés, estimés à 88 millions d’euros, restent introuvables.Ces nouvelles interpellations s’ajoutent à celles de deux trentenaires arrêtés samedi et qui sont soupçonnés d’avoir fait partie du commando de quatre hommes sur place. Eux ont été mis en examen et placés en détention provisoire mercredi soir.Les cinq nouveaux interpellés sont en garde à vue pour une durée pouvant aller jusqu’à 96 heures.Parmi eux se trouve un des cambrioleurs présumés, qui “était effectivement un des objectifs des enquêteurs”, a précisé la procureure de Paris sur RTL, ajoutant: “On l’avait dans le viseur”.”Des traces ADN” le lient au vol, a précisé Laure Beccuau, suggérant qu’il faisait partie du commando ayant commis le 19 octobre en moins de huit minutes ce casse spectaculaire qui a fait le tour de la planète.Les autres personnes placées en garde à vue “peuvent éventuellement nous renseigner sur le déroulement de ces faits”, a éclairé la procureure, sans vouloir en dire plus sur leur profil.Les nouvelles interpellations ont eu lieu à Paris et dans son agglomération, notamment en Seine-Saint-Denis, a-t-elle indiqué. “Je redis tout mon soutien aux enquêteurs qui font preuve d’une mobilisation exceptionnelle. Bravo!”, s’est félicité sur le réseau social X le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.- “Déterminée” -Les “perquisitions qui ont eu lieu au cours de la soirée et de la nuit ne nous ont pas permis de retrouver le butin de ce cambriolage”, a déploré la procureure. “Cette enquête, c’est comme un fil d’Ariane”, a comparé Laure Beccuau, insistant: “mon rôle n’est pas d’être inquiète (sur le sort des bijoux) mais d’être déterminée”, comme le sont aussi la centaine d’enquêteurs mobilisés.Et de lancer un message à ceux qui détiendraient les bijoux: “Evidemment la justice saura tenir compte de l’absence de préjudice de ce cambriolage”. “La coopération dans l’enquête, on en tient compte pour la peine évidemment”, a-t-elle formulé plus explicitement.Ces nouvelles interpellations “n’ont pas été du tout liées aux déclarations” des deux mis en examen, mais “à d’autres éléments dont nous disposons au dossier”, les traces ADN, la vidéosurveillance ou encore l’examen de la téléphonie.En garde à vue, les deux mis en examen – un arrêté à l’aéroport de Roissy alors qu’il tentait de rejoindre l’Algérie, l’autre à Aubervilliers (région parisienne) – “se sont livrés à des déclarations, que côté enquêteurs et côté magistrats du parquet, nous estimons minimalistes par rapport à ce qui nous paraît être démontré par le dossier”, a-t-elle indiqué. “Si on analyse leur casier, on ne peut pas effectivement considérer qu’ils font partie du haut du spectre de la criminalité organisée”, a-t-elle décrypté à leur sujet.La procureure a insisté sur l’idée de sortir “d’une image d’une criminalité organisée, type mafieux, avec le patron et tout un tas d’équipes qui gravitent autour de lui parce que ce sont des connaissances”.La criminalité organisée peut aussi se nourrir, selon elle, de “personnes recrutées sur les réseaux sociaux, n’ayant aucun casier judiciaire” et susceptibles de commettre des méfaits graves pour “des sommes qui nous sidèrent”, sous-entendu modiques. – “Marchés parallèles” -La procureure s’est en outre attardée sur le rôle de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), qui explore “un certain nombre de marchés parallèles” car ce n’est sans doute pas sur le marché légal des oeuvres d’art que surgiront les bijoux.Parmi les hypothèses des enquêteurs: celle que ces bijoux puissent “être une marchandise de blanchiment, voire de négociation dans le milieu”, a-t-elle pointé.L’affaire a provoqué des débats-fleuves sur la sécurité du Louvre, musée d’art le plus visité du monde.Les syndicats de la culture ont pointé jeudi, dans un communiqué commun, un “sous-dimensionnement humain et organisationnel” et des “défaillances techniques” au Louvre.Entendus mercredi par l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac) dans le cadre de l’enquête administrative lancée après le casse, les syndicats CFDT, CGT, FSU, SUD, Unsa et CFTC expliquent avoir notamment fait état d'”effectifs très insuffisants”, mais aussi de “systèmes d’alarme et de vidéosurveillance défaillants”, pointant notamment des “zones blanches de communication radio et téléphoniques”.L’Igac doit prochainement remettre son rapport à la ministre de la Culture Rachida Dati. Celle-ci a assuré qu’elle prendrait “toutes les mesures qui s’imposent”.