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“C’est possible”: Lula remet les énergies fossiles au centre de la COP amazonienne

Le président brésilien Lula a remis mercredi la très sensible question de la sortie des énergies fossiles à l’agenda de la conférence de l’ONU sur le climat, prônant un consensus mais insistant pour en faire l’un des acquis de la première COP en Amazonie.”Il faut montrer à la société que nous voulons” sortir de la dépendance aux fossiles, a dit Luiz Inacio Lula da Silva lors d’une conférence de presse.Mais il a aussitôt précisé: “Sans imposer quoi que ce soit à personne, sans fixer de délai, pour que chaque pays puisse décider des choses qu’il peut faire à son rythme, selon ses possibilités”.”Tout doit être fondé sur le consensus”, a rappelé Lula. “Nous voulons simplement dire que c’est possible. C’est possible, essayons.”Le Brésil veut que sa COP30, la première conférence climatique en Amazonie, soit un succès. Et Lula a investi un capital politique important en vue d’un objectif: “infliger une nouvelle défaite aux négationnistes” du climat, selon ses termes en ouverture de la conférence.Il a débarqué mercredi matin dans la ville fluviale de Belem, aux portes de l’Amazonie, et pendant une journée toute la conférence a été suspendue à ses rencontres avec les différents groupes de pays. Sortant de la salle où il venait de recevoir la délégation du groupe Afrique, il a fait irruption, jovial, devant les caméras en fin de journée, avec deux heures de retard.Avec sa gaieté légendaire, précédé par le président brésilien de la conférence hilare, Lula a chanté les louanges de Belem et de l’Etat du Para, et comme fêté, avant l’heure, la réussite de la conférence – le regard tourné quasi constamment vers son équipe chargée des réseaux sociaux qui le filmait avec des téléphones.”Depuis le début, je n’avais aucun doute que nous allions organiser la meilleure COP de toutes celles qui ont été réalisées jusqu’à présent”, a-t-il déclaré.- Retards brésiliens -Lula “a clairement dit qu’il voulait que la conférence aboutisse à une feuille de route” sur les énergies fossiles, confirme à l’AFP Marcio Astrini, du réseau brésilien d’ONG Observatoire du climat, qui a rencontré le chef de l’Etat avec d’autres membres de la société civile. “Cet optimisme doit être reflété dans le texte final”, a toutefois insisté l’antenne brésilienne de Greenpeace.Sur le fond des tractations, le calendrier prévu s’est effondré.Les Brésiliens voulaient avoir un projet d’accord dès mercredi. Il faudra patienter jusqu’à jeudi, sans garantie qu’il convienne aux 194 pays membres de l’accord de Paris et à l’Union européenne.La fin prévue de la conférence est vendredi soir.La sortie des énergies fossiles est revenue dans le débat avec force cette semaine: plus de 80 pays estiment qu’il faut concrétiser par une “feuille de route” la décision de la COP28, à Dubaï en 2023, qui engageait le monde à “opérer une transition juste, ordonnée et équitable vers une sortie des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques”.La feuille de route est une idée lancée par Lula lui-même au début de la COP30. Mais l’idée serpente depuis, une partie de la diplomatie brésilienne y étant hostile tandis que la ministre brésilienne de l’Environnement, Marina Silva, la pousse.Le commissaire européen Wopke Hoekstra a indiqué dans la soirée que l’Union européenne allait formaliser une proposition “plus large” qu’une feuille de route sur les énergies fossiles.La discrétion publique des Chinois, Indiens, Russes, pays du Golfe et autres producteurs de pétrole ne doit pas être interprétée comme un acquiescement. Derrière les portes des salles de négociations, les positions restent tranchées.- La fin avant samedi ?-Autre bras de fer: les Européens refusent catégoriquement d’augmenter leurs contributions financières pour aider les pays pauvres à s’adapter à un climat plus extrême. “Nous n’envisageons aucune augmentation du financement de l’adaptation”, a dit à l’AFP Darragh O’Brien, ministre irlandais de l’Environnement.Les pays du Sud critiquent pour leur part les mesures commerciales “unilatérales”, pensant au mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières qu’ils assimilent à du protectionnisme.Mentionner les barrières commerciales dans un texte de la COP30 est une priorité de Pékin dans les intenses tractations entre Européens et Chinois.Signe que les Brésiliens entendent aller vite, les 6.000 délégués qui dorment sur deux paquebots sont priés de libérer leurs cabines samedi matin, à 8 heures.

Argentine court orders $500 mn forfeiture in ex-pres. Kirchner graft case

An Argentine court has ordered nearly $500 million in assets seized from ex-president Cristina Kirchner and other beneficiaries of a corruption scheme for which she is serving a six-year sentence.In a ruling seen by AFP on Wednesday, a federal court ordered the forfeiture of more than 100 assets, including properties, owned by 72-year-old Kirchner, two …

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Après l’assassinat de son frère, Amine Kessaci appelle à “la révolte face au narcotrafic”

“Levons-nous ensemble”: au lendemain des obsèques de son frère Mehdi à Marseille, Amine Kessaci a appelé mercredi à ce que “la révolte face au narcotrafic soit durable” espérant que “des milliers” de personnes participeront samedi à une marche blanche pour dire “stop”.Le maire divers gauche de Marseille, Benoît Payan, a lui appelé ses administrés à y participer: “N’ayez pas peur”, a-t-il dit, assurant que les narcotrafiquants, “cette mafia”, “ne nous feront pas taire”, dans une interview à l’AFP.Amine Kessaci, 22 ans, ne s’était pas exprimé depuis l’assassinat il y a une semaine de son petit frère de 20 ans, abattu par deux hommes à moto en plein jour, à quelques mètres de l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône.”Hier j’ai enterré mon frère”, a indiqué dans une tribune publiée par Le Monde mercredi le jeune militant écologiste qui lutte depuis plusieurs années contre le narcobanditisme. “Mon coeur n’est que blessure. La douleur m’éparpille. Mais elle n’effrite pas ma lucidité”.Lors des obsèques de Mehdi, encadrées d’un important dispositif policier, Amine Kessaci, menacé depuis des mois, portait un gilet pare-balles, a indiqué une source policière à l’AFP.”Voici ce que font les trafiquants: ils tentent d’annihiler toute résistance, de briser toute volonté, de tuer dans l’oeuf tout embryon de révolte pour étendre leur pouvoir sur nos vies”, a-t-il dénoncé.”Il ne s’agit pas d’un crime d’avertissement, il s’agit d’un crime, un crime politique, un crime de lâches qui ont assassiné un jeune innocent” qui n’avait aucun lien avec le narcotrafic, a estimé M. Kessaci sur France 2. Tout en ajoutant être aujourd’hui traversé par “un sentiment de culpabilité et non pas un sentiment de peur”.L’association qu’il a fondée, Conscience, pour venir en aide aux familles de victimes de narchomicides, a appelé à les rejoindre pour “une marche blanche silencieuse” pour soutenir la famille samedi à 15H00 au rond-point où son frère a été assassiné.”Le message, il est simple: c’est que plus on est à porter cette voix, et moins on devra avoir peur. Aujourd’hui, on est quelques centaines à porter ce combat, à se mobiliser. Mais mobilisons-nous davantage et ça garantira la protection de tout le monde”, a affirmé M. Kessaci espérant que “plus de 100.000 personnes” se mobiliseront samedi.- “Calvaire” -“La réponse qui doit être apportée, d’abord, c’est une forme d’unité nationale. C’est aussi dire à ces gens qui ont commis cet assassinat que nous n’avons pas peur d’eux, qu’ils ne nous font pas peur, que nous leur mènerons la guerre et que nous la gagnerons sur tous les fronts”, a assuré Benoît Payan.Les patrons du PS Olivier Faure et des Verts Marine Tondelier ont déjà annoncé leur participation.Amine Kessaci a été obligé par la police de quitter Marseille en août et vit depuis sous protection policière.”C’est un calvaire qu’il a traversé seul, peu de gens étaient au courant. Beaucoup de militants ont compris en même temps que l’assassinat de son frère l’ampleur des menaces dont il faisait l’objet”, a raconté Mme Tondelier à l’AFP.Près d’une semaine après l’assassinat de Mehdi Kessaci, la lutte contre le narcotrafic et ses manquements, domine le débat public. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et son homologue de la Justice, Gérald Darmanin, se rendront d’ailleurs jeudi à Marseille, sur demande du chef de l’Etat, notamment pour participer à une réunion de travail sur la criminalité organisée en présence des autorités judiciaires et des forces de sécurité intérieure marseillaises. Ils rencontreront également la famille Kessaci en début d’après-midi.Le président Emmanuel Macron a fustigé mercredi les “bourgeois des centres-villes” qui financent “parfois” le narcotrafic, selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Le président avait appelé mardi à “amplifier” la lutte contre le narcotrafic en adoptant la même approche que pour “le terrorisme”, à l’issue d’une réunion d’urgence à l’Elysée sur le sujet.Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a annoncé mercredi sur X avoir réclamé aux Emirats l’extradition d'”une quinzaine” de narcotrafiquants présumés “particulièrement signalés” recherchés par la France. Des figures de premier plan du narcotrafic en France se sont installées à Dubaï, où elles se sont parfois constitué d’importants patrimoines immobiliers.jp-dac-so-caz-leo-ng-tgg/san/hj

Budget de la Sécu: inflexible sur les retraites, le Sénat lance son marathon budgétaire

Le Sénat a entamé mercredi son marathon budgétaire par l’examen du budget de la Sécurité sociale, une occasion pour la droite de marteler son opposition inflexible à la suspension de la réforme des retraites, au risque d’anéantir toute chance de compromis final au Parlement.Après plusieurs semaines de débats parfois chaotiques à l’Assemblée nationale, les projecteurs se braquent désormais sur le Palais du Luxembourg.Les sénateurs se sont saisis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Ils s’empareront plus tard du budget de l’Etat, actuellement débattu à l’Assemblée. Sur le premier texte, ils siègeront sans interruption pendant sept jours, avant un vote solennel prévu mercredi 26 novembre. “Je ne doute pas que le Sénat, fidèle à sa tradition de travail exigeant et constructif, saura enrichir ce texte”, a déclaré la ministre de la Santé Stéphanie Rist en ouverture des débats, qui reprendront à 10H30 jeudi. A la différence de l’Assemblée, la chambre haute dispose d’une très nette majorité acquise à une alliance entre la droite et les centristes.Cette configuration permet donc d’envisager sereinement un vote favorable, à condition d’arriver au bout des quelque 1.100 amendements soumis à l’hémicycle… Mais quelle sera la copie retenue? Très irritée par le choix du gouvernement de se tourner vers le Parti socialiste en vue de négocier sa survie, la majorité sénatoriale n’entend pas rentrer si facilement dans le “compromis” souhaité par le Premier ministre Sébastien Lecornu.”Le gouvernement veut acheter à n’importe quel prix le fait de durer un peu plus”, s’est agacé mardi le patron des Républicains Bruno Retailleau, redevenu sénateur.- “Faire le ménage” -Droite et centristes n’auront donc aucun scrupule à refuser en bloc la concession majeure offerte par le gouvernement aux socialistes: la “suspension” jusqu’à janvier 2028 de la réforme des retraites portant l’âge légal de départ à 64 ans. “Dans le contexte actuel, le gouvernement estime que c’est une mesure de stabilité du pays”, a fait valoir le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Mais “on n’est pas là pour maintenir coûte que coûte un gouvernement”, martèle le patron du groupe LR, Mathieu Darnaud. “On sait très bien que la suspension de cette réforme, ce sont des coûts supplémentaires”, ajoute-t-il.La réforme des retraites n’est pas le seul objet de désaccord entre députés et sénateurs, ces derniers ayant promis de supprimer des dizaines de mesures votées à l’Assemblée.”Le budget transmis par l’Assemblée nationale n’est pas acceptable en l’état. Il revient à notre haute assemblée de faire le ménage”, a déclaré la sénatrice centriste Jocelyne Guidez. La rapporteure générale du texte, Elisabeth Doineau, espère ramener le déficit de la Sécu à environ 17,5 milliards d’euros en 2026 – soit l’objectif initial du gouvernement – contre plus de 24 milliards selon la copie des députés.”Le déficit de la sécurité sociale ne peut pas dépasser 20 milliards d’euros”, a en tout cas répété la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Les sénateurs entendent ainsi réintroduire le principe de “l’année blanche”, c’est-à-dire le gel des pensions de retraites et des prestations sociales, à l’exception de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et les retraites inférieures à 1.400 euros.Ils s’opposent aussi à la hausse de la CSG sur le capital, autre victoire des députés socialistes.- “Retour des horreurs” -“C’est le retour des horreurs”, se désespère le président des sénateurs socialistes Patrick Kanner, promettant des “débats aussi durs qu’en 2023 sur la réforme des retraites”. Dans cette chambre où La France insoumise n’a aucun parlementaire, la gauche – socialiste, écologiste et communiste – a promis “d’entrer en résistance” et de “faire bloc”, malgré ses divergences stratégiques sur le budget.Il est “loin le temps où le Sénat était perçu comme le temple du compromis, de la pondération républicaine”, a déploré Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste, en défendant en vain l’une des trois motions qui visaient à rejeter d’emblée le texte, selon elle l’un “des pires” budgets de la Sécu “depuis sa création”.Au Sénat comme à l’Assemblée, l’immense majorité des parlementaires envisagent déjà l’échec de la commission mixte paritaire (CMP), réunion censée accorder les versions des deux chambres fin novembre. Cela obligerait les députés à entamer au pas de course une “nouvelle lecture” de ce PLFSS. Avec un risque chaque jour plus grand de voir le texte mis en place par voie d’ordonnances, si les délais constitutionnels – fixés au 12 décembre à minuit – sont dépassés.