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Les inondations font près de 350 morts en Asie du Sud-Est

Le bilan des inondations provoquées par des pluies torrentielles en Indonésie, Thaïlande et Malaisie s’élève à près de 350 morts samedi, selon les derniers chiffres des autorités locales.Dans les trois pays, les mêmes images de villes inondées, de populations piégées par les eaux, et de glissements de terrain entraînés par le déluge qui s’abat depuis plusieurs jours.L’agence des catastrophes indonésienne a fait état de plus de 200 morts; le gouvernement de la Thaïlande a rapporté que 145 personnes avaient été tuées dans le sud du pays; les autorités malaisiennes ont recensé deux victimes.En Indonésie, la province du Sumatra du Nord est la plus endeuillée, avec 116 morts. Dans le Sumatra occidental, le bilan a presque triplé, de 23 à 61 décès, avec “90 personnes toujours introuvables”, selon le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes régionale, Ilham Wahab. Et dans la province d’Aceh, au moins 35 personnes ont péri.Samedi, les secours s’efforçaient de rallier les zones de l’île de Sumatra les plus gravement touchées.En Thaïlande, “le nombre total de décès dans les provinces du Sud s’élève à 145″, a déclaré vendredi Siripong Angkasakulkiat, porte-parole du gouvernement, précisant que plus de 100 personnes avaient trouvé la mort dans la seule province de Songkhla.Les eaux sont montées jusqu’à trois mètres dans cette région, qui a connu l’un de ses pires épisodes d’inondations de la décennie.Afin de suppléer des morgues surchargées, des camions frigorifiques ont été mobilisés pour entreposer les corps des victimes.- Excuses officielles -Vendredi, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul s’est rendu dans un refuge du district de Hat Yai, durement frappé.”Je dois vraiment présenter mes excuses pour avoir laissé cela se produire alors que je suis au gouvernement”, a-t-il dit sur la chaîne AmarinTV.”La prochaine étape est d’éviter que la situation se détériore”, a ajouté le dirigeant, expliquant que le nettoyage du district prendrait deux semaines.Le gouvernement a annoncé des compensations s’élevant jusqu’à 62.000 dollars pour les familles ayant perdu des membres dans ces catastrophes.La grogne publique monte en Thaïlande face à la gestion de la situation. Deux responsables locaux ont été suspendus pour manquements présumés.En Malaisie voisine, deux personnes ont été tuées par des inondations dans l’Etat de Perlis (nord).La saison de la mousson, qui s’étend généralement de juin à septembre, est souvent synonyme de fortes précipitations dans la région, avec des risques de glissements de terrain et de crues subites.En Indonésie et en Thaïlande, les bilans humains sont parmi les pires de ces dernières années pour des inondations.Par ailleurs, en Asie du Sud, le Sri Lanka a lui aussi subi des pluies diluviennes cette semaine, apportées par le cyclone Ditwah, qui progresse vers l’Inde.Le Centre de gestion des catastrophes (DMC) de l’île a communiqué samedi un bilan d’au moins 123 morts dans des inondations et des glissements de terrain, avec près de 44.000 déplacés.Le gouvernement a sollicité une aide internationale et appelé ses ressortissants à l’étranger à faire des dons pour soutenir les près de 500.000 personnes touchées.Les pires inondations du siècle au Sri Lanka, en 2003, avaient fait 254 morts.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique engendré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Pour chaque degré supplémentaire, l’atmosphère peut contenir 7% d’humidité en plus, avec des retombées hydriques plus lourdes, préviennent les experts.

Le budget de la Sécu de retour à l’Assemblée pour un examen express en commission

Le budget de la Sécurité sociale revient à l’Assemblée samedi, où il sera examiné en commission par les députés durant une seule journée, avant une semaine qui s’annonce cruciale pour le texte comme pour la méthode du gouvernement Lecornu.Du fait du calendrier serré, les députés de la commission des Affaires sociales devront se presser samedi pour aller au bout des quelque 500 amendements déposés. Mais cette étape n’est qu’un tour de chauffe avant l’examen en séance, qui doit commencer mardi en deuxième lecture, avec l’objectif d’y construire un texte qui puisse être adopté par une majorité… très difficile à trouver. Dans l’hémicycle, les députés repartiront du texte adopté par le Sénat, qui l’a largement remanié en y supprimant notamment la suspension de la réforme des retraites.Les tractations se poursuivront tout le week-end sur les compromis possibles. Car si après une deuxième lecture au Sénat, le dernier mot est donné à l’Assemblée, la copie soumise au vote final ne pourra que très peu différer de celle négociée la semaine prochaine.Et l’enjeu dépasse celui de ce seul texte. Pour beaucoup, le budget de la Sécu sera un “juge de paix” qui pourrait enclencher une dynamique positive également pour le budget de l’Etat. Si le budget de la Sécu est adopté, “vous avez fait la moitié du chemin. (…) l’histoire n’est pas la même derrière, c’est absolument majeur”, confie une ministre. En commission, le rapporteur du texte Thibault Bazin (LR) espère aller “le plus loin possible”, et discuter notamment des nombreux nouveaux articles ajoutés par le Sénat.Parmi eux, une mesure des sénateurs socialistes pour soumettre aux cotisations sociales certains compléments de salaire (primes d’intéressement…) lorsqu’ils dépassent 6.000 euros par an, pour les salaires supérieurs à trois Smic.Avec l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital, également portée à gauche, c’est l’une des pistes pour réduire le déficit de la Sécu en 2026. Mais elle est visée par un amendement de suppression du chef des députés LR Laurent Wauquiez.”On va vraiment rentrer dans le dur” la semaine prochaine, estime le socialiste Jerôme Guedj.Tenir l’objectif d’un déficit ne dépassant pas 20 milliards d’euros, comme souhaité par le gouvernement, sera extrêmement difficile alors qu’il était évalué à 24 milliards en sortie de première lecture à l’Assemblée.Autre clé des négociations: le gel des prestations sociales et pensions de retraites, habituellement indexées sur l’inflation. Un compromis pourra-t-il être trouvé pour réindexer les petites retraites uniquement, alors que les députés les avaient toutes dégelées en première lecture? Sans parler des discussions inflammables sur les franchises médicales, que le gouvernement souhaite doubler, et élargir à certains dispositifs.Le vote des députés sur le texte est prévu le 9 décembre. 

US halts asylum decisions as troop killing sparks migrant crackdown

The United States is freezing all asylum decisions, officials said Friday, as President Donald Trump hardens his anti-migrant stance after an Afghan national allegedly shot two National Guard members this week in Washington.Wednesday’s attack on the soldiers — one of whom died from her injuries — has ignited a fresh crackdown on foreigners in the …

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Un mois après avoir abaissé la note française, S&P s’abstient d’une nouvelle décision

Plus d’un mois après avoir inopinément abaissé la note de la France, l’agence de notation S&P Global Ratings n’a pas pris vendredi soir de nouvelle décision formelle sur la solvabilité du pays, confronté à de difficiles débats budgétaires à l’issue incertaine.La note souveraine de la France est donc toujours de A+, après avoir été abaissée d’un cran par l’agence américaine le 17 octobre, en  avance sur le calendrier en signe d’avertissement au gouvernement de Sébastien Lecornu. Le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, a dit prendre “acte de la décision (de S&P) de maintenir la notation française à A+ et la perspective stable”, dans une réaction écrite.S&P pouvait décider vendredi, en vertu du calendrier officiel de publication, de confirmer ou modifier la note de la France, de maintenir ou revoir la perspective dont celle-ci est assortie.  A l’inverse, elle pouvait aussi décider de ne pas prendre d’action de notation formelle et de procéder à la place à un examen semestriel de la situation française. La décision éventuelle de S&P était attendue dans un contexte budgétaire tendu, avec des doutes importants sur la capacité du Parlement à adopter avant la fin de l’année un budget 2026 susceptible de réduire nettement le lourd déficit public. La dégradation de la note française qui était intervenue le 17 octobre était la deuxième par S&P en un an et demi. L’agence avait pointé “l’instabilité politique” conduisant à une incertitude “élevée” sur les finances publiques, quelques jours à peine après la présentation par le gouvernement de son projet de budget pour 2026 visant à réduire le déficit public de 5,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2025 à 4,7% en 2026.- Comme l’Espagne et le Portugal -Selon Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management, il y a “peu d’informations nouvelles depuis le 17 octobre” qui auraient pu conduire S&P à revoir la note ou la perspective.  La situation budgétaire reste tout aussi incertaine qu’en octobre, ajoute-t-il dans une note, estimant “logique que S&P attende que la situation s’éclaircisse avant de reconsidérer la note”. S&P place la France au même niveau que l’Espagne et le Portugal, dont la note a été relevée à la fin de l’été et qui empruntent moins cher à dix ans sur les marchés. En octobre, le ministre de l’Economie avait déjà dit prendre “acte” de la dégradation de la note française, rappelant la volonté du gouvernement de ramener le déficit sous 3% du PIB en 2029 dans un contexte de croissance relativement résiliente. En septembre, une autre grande agence de notation, Fitch, avait dégradé la note du pays en raison de ses finances dégradées, tandis que Moody’s lui avait donné un sursis en octobre, tout en abaissant la perspective à négative.Le Sénat a commencé jeudi à examiner le projet de budget de l’Etat pour 2026, sans certitude sur la possibilité de parvenir à un compromis. Quant au budget de la Sécurité sociale, il repart à l’Assemblée nationale, après l’échec d’une commission de députés et sénateurs à trouver un terrain d’entente sur son contenu. Mardi, la Commission européenne a estimé que la France respectait les engagements qu’elle avait pris pour réduire son déficit public, tout en notant l'”incertitude considérable” entourant le projet de budget.

EuroMillions: un jackpot de plus de 178 millions d’euros gagné en France

Une somme qui fera des envieux: “le jackpot EuroMillions de plus de 178 millions d’euros, proposé ce soir, a été remporté en France par un gagnant”, a annoncé vendredi FDJ United (ex-Française des jeux), dans un communiqué. Pour décrocher le pactole, il fallait choisir la combinaison 5-29-33-39-42 ainsi que les étoiles 3 et 9. En août, une somme record de 250 millions d’euros avait été remportée à l’EuroMillions en France, le plus gros gain national dans un jeu de tirage.Il s’agissait d’un groupe de cinq amis originaires d’Ile-de-France, affirme la FDJ sur son site internet. Ils jouaient “tous ensemble” pour la première fois.        Le précédent record de gain sur le territoire français s’élevait à 220 millions d’euros, décroché dans le cadre de l’Euromillions à Tahiti, en Polynésie française, en 2021.Ces 250 millions d’euros, qui correspondent au plafond des gains proposés par l’EuroMillions, avaient déjà été gagnés en Autriche et en Irlande en 2025.

Meurtre d’Arthur en 2021 dans une rixe: l’accusé condamné à 20 ans de réclusion

La cour d’assises de l’Essonne a condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle José Mbondo pour le meurtre d’Arthur, tué en 2021 dans une rixe à Sainte-Geneviève-des-Bois, et pour des violences en réunion sur Amine, un ami d’Arthur.L’accusation avait requis 22 ans contre lui.Ce soir-là de juillet 2021, Arthur, 19 ans, et Amine, 18 ans, s’étaient rendus à Sainte-Geneviève sur un scooter volé.Originaires de Saint-Michel-sur-Orge, les deux amis étaient venus sur place munis d’une arme à feu avec l’intention d’en découdre sur fond de rivalités récurrentes entre bande de jeunes des deux villes mitoyennes.Ils ont vite été pris à partie par plusieurs personnes dans le quartier Saint-Hubert.Blessé lors de la rixe, Amine est parvenu à s’enfuir mais Arthur a été passé à tabac avant d’être laissé à terre en partie dénudé par ses agresseurs. Inconscient, il a été transporté à l’hôpital, où il est décédé deux jours plus tard.José Mbondo a été identifié sur l’une des vidéos filmées par les assaillants eux-mêmes et partagées sur les réseaux sociaux, souvent accompagnées de commentaires menaçants ou humiliants envers le défunt.L’ADN d’Arthur et d’Amine a par ailleurs été retrouvé sur des taches de sang sur le pantalon de l’accusé.Interpellé une dizaine de jours après les faits, il a été placé placé en détention provisoire. S’il a reconnu sa participation à la rixe lors du procès, il a nié avoir porté les coups mortels.En juin 2023, près de deux ans après la mort d’Arthur, trois suspects ont été mis en examen, un autre placé sous le statut de témoin assisté. Mais, à l’issue de l’instruction, ils ont bénéficié de non-lieux en l’absence de “charges suffisantes” au désarroi de la famille d’Arthur.L’accusation avait requis 22 ans de réclusion criminelle à l’encontre de José Mbondo.Après deux scènes de bagarre générale mercredi dans l’enceinte même du palais de justice entre bandes rivales de Saint-Michel et Sainte-Geneviève, le président de la cour a prononcé un huis clos, estimant que l’ordre public était menacé.Suite aux échauffourées, sept personnes majeures ont été placées en garde à vue pour participation à un groupement en vue de commettre des violences et violences volontaires en réunion, a indiqué le parquet d’Evry à l’AFP.

Hong Kong’s deadliest blaze in decades kills at least 128, dozens missing

A sombre air hung across Hong Kong on Saturday, as residents prepared to honour the at least 128 people killed in a massive apartment complex blaze during condolence events and vigils across the Chinese financial hub.On Friday, the city’s anti-corruption watchdog arrested eight people in connection with the blaze. Authorities outlined how malfunctioning fire alarms …

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Strasbourg: enquête ouverte après la découverte d’une arme près du marché de Noël

Une enquête a été ouverte après la découverte d’une arme à feu non loin du marché de Noël de Strasbourg, a indiqué vendredi à l’AFP la procureure de la République Clarisse Taron, confirmant une information des Dernières nouvelles d’Alsace.Une autre source proche de l’enquête a confirmé à l’AFP qu’un pistolet et des munitions ont été retrouvées par des agents d’entretien des espaces verts dans des buissons, à deux pas du “village de l’avent”. Cet espace du marché de Noël de Strasbourg est situé dans le quartier historique de la Petite France.Le marché de Noël a ouvert mercredi à Strasbourg et une forte affluence est attendue, après un record l’an dernier de 3,4 millions de visiteurs, notamment allemands, américains et espagnols.Pendant cet événement qui dure un mois, la ville est placée sous haute sécurité, dans un contexte de menace terroriste toujours présente en France.En décembre 2018, le jihadiste Chérif Chekatt, 29 ans, avait abattu cinq personnes à l’arme à feu et en avait blessé 11 autres dans les rues du centre-ville.

La stratégie nationale alimentation-climat de nouveau bloquée in extremis par Matignon

La publication de la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc), attendue depuis plus de deux ans, a de nouveau été suspendue vendredi par Matignon alors qu’elle avait été présentée à la presse et suscitait déjà des critiques d’associations.La publication officielle de ce document était attendue pour 14h, après des mois d’allers-retours ministériels et de controverses, notamment sur la question de la consommation de viande mais aussi sur les publicités pour les produits trop gras ou trop sucrés à destination des mineurs.Au terme d’un après-midi de flou, les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique, chargés de son élaboration et sollicités par de nombreux journalistes qui attendaient la publication, ont renvoyé la presse vers Matignon.Le Premier ministre n’a “pas été informé” et n’a pas pu de ce fait “valider” la stratégie, a indiqué l’entourage de Sébastien Lecornu. “Il est donc décidé de ne pas publier à ce stade”.Lors de la présentation aux journalistes, le ministère de l’Agriculture, interrogé sur la participation du cabinet du Premier ministre, avait répondu que ce document interministériel était “bien évidemment validé par le Premier ministre”.Censée définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, cette stratégie est issue de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021. Elle devait être présentée avant juillet 2023.Selon le texte qui devait être publié vendredi, consulté par l’AFP, parmi les “actions phares” prévues, “mises en œuvre dès” cette année, la Stratégie veut “encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, Ehpad, établissements pénitentiaires”.Le texte évoquait également des mesures pour la restauration collective ou pour lutter contre le gaspillage.Les modalités de mise en action de ces mesures n’étaient toutefois pas claires dans l’immédiat et il n’y a “pas de budget alloué à la Snanc”, l’idée étant de “faire avec l’existant”, a expliqué vendredi matin à l’AFP le ministère de la Transition écologique (MTE).- Viande: limiter ou réduire ? -Le système alimentaire représente près d’un quart de l’empreinte carbone des Français, dont 61% issus des “produits d’origine animale”. Or, les négociations ont été particulièrement âpres sur la formulation concernant la consommation de viande.Le texte consulté parle de “limitation”, un terme souvent employé au ministère de l’Agriculture, et non plus de “réduction”, terme qui figurait dans le projet initial et était défendu par le ministère de la Transition écologique.Ce remplacement avait déjà entraîné un premier blocage en septembre de la publication de la stratégie par Matignon, qui souhaitait remplacer l’idée de réduction par “une consommation de viande équilibrée”. François Bayrou était alors Premier ministre, sur le départ.Selon le ministère de la Transition écologique, des objectifs chiffrés de réduction de consommation de viande, réclamés par les associations environnementales et autres, mais absents du texte consulté, sont prévus dans la future Stratégie nationale bas carbone (SNBC), en discussion.- “Poids des lobbies” -Selon le texte, le gouvernement veut aussi “réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés”, par incitation, quand des associations demandaient leur interdiction.”En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée”, indique la Stratégie, quand le projet soumis à consultation au printemps ne comportait l’évocation d’aucune mesure contraignante.”Pourquoi attendre?”, demande l’organisation Foodwatch, pour qui cette stratégie “manque de courage politique”. L’ONG a ensuite déploré “le report de la publication en toute dernière minute, dans la foulée des révélations de la cellule investigation de Radio France”.Selon un article de Radio France publié vendredi matin, une recommandation du Programme national nutrition santé (PNNS) encourageant “à limiter les produits ultratransformés” a disparu de la Snanc, au profit d’une recommandation pour “privilégier les produits peu ou pas transformés” selon le texte consulté par l’AFP, à la demande du ministère de l’Agriculture et contre l’avis des deux autres ministères.Le texte incite à “poursuivre les travaux pour arriver à une définition opérationnelle” des aliments ultratransformés. Cela va dans le sens du lobby de l’agroalimentaire, opposé à certaines définitions utilisées dans des études scientifiques quant à leur incidence sur la santé des consommateurs.”C’est une histoire rocambolesque cette Stratégie qui doit être publiée depuis deux ans. Elle doit paraître et ne paraît pas, c’est une vraie chimère”, a réagi Serge Hercberg, professeur de nutrition et cocréateur du Nutri-Score. Pour lui, “ce que l’on pressent, c’est le poids des lobbies”.De leur côté, le Réseau Action Climat, le Secours catholique, les associations Quatre pattes et France Assos Santé dénoncent un “blocage ministériel” aux “conséquences écologiques, sanitaires et sociales majeures”.cho-mdz-ref-are/hh/cbn