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Paris a réduit d’un quart ses émissions de gaz à effet de serre en dix ans, selon une étude

En dix ans, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d’environ 25% à Paris, signe que la capitale est en capacité d’atteindre son objectif climatique de 2030, selon une enquête européenne menée avec Airparif, publiée jeudi en amont de la COP30 à Belem au Brésil. Ces nouvelles données ont été récoltées grâce au déploiement inédit d’un réseau de capteurs atmosphériques via le consortium européen ICOS Cities, destiné à guider les villes dans leurs politiques de réduction de la pollution de l’air.Une trentaine de capteurs de dioxyde de carbone (CO2, principal gaz à effet de serre émis par les villes) ont été installés à différentes hauteurs sur les toits, les antennes et les tours de Paris et d’Ile-de-France. Ils ont mesuré en temps réel une baisse d’environ 25% des concentrations et flux d’émissions de gaz à effet de serre dans la capitale entre 2015 et 2025, soit “un peu plus d’une mégatonne de CO2”, a expliqué à l’AFP le Pr Thomas Lauvaux du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE), qui a orchestré le déploiement des capteurs sous la houlette d’ICOS. “Pour une ville comme Paris c’est énorme. C’est comme si on avait enlevé l’équivalent de 200.000 habitants de la carte, alors même que l’activité humaine a augmenté”, a ajouté le chercheur.Principaux facteurs du déclin: la diminution de la part de la voiture thermique et la rénovation énergétique des bâtiments.Ces résultats viennent confirmer les estimations d’Airparif, l’observatoire de la qualité de l’air dans la région parisienne, qui sont fondées sur un inventaire des activités génératrices d’émissions (chauffage au bois, trafic, industrie…) dont le dernier date de 2022.”Nos données sont presque parfaitement alignés sur celles d’Airparif”, longues à récolter et souvent incomplètes, a indiqué le Pr Lauvaux lors d’une conférence de presse. En complétant son inventaire avec les mesures des capteurs, qui permettent de cartographier les émissions, l’observatoire francilien pourra mieux évaluer les politiques publiques sur l’amélioration de la qualité de l’air.L’enquête révèle par exemple que c’est dans l’est de l’agglomération parisienne que le potentiel de réduction des émissions est le plus élevé, au vu de la quantité de logements énergivores.Si la capitale met pleinement en oeuvre son plan d’action climatique, “elle devrait être en bonne voie pour atteindre son objectif climatique de 2030” dans le cadre de l’accord de Paris de 2015, dont l’objectif le plus ambitieux est de contenir le réchauffement climatique à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, avancent les auteurs de l’étude.Mais le paquet de mesures actuelles “ne permet pas d’atteindre l’objectif de neutralité carbone de la ville pour 2050”, selon Ivonne Albarus, une scientifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Le Louvre a négligé la sécurité au profit de l’attractivité, critique la Cour des comptes

Trois semaines après le retentissant vol de joyaux nationaux au Louvre, la Cour des comptes a vivement critiqué le grand musée parisien jeudi dans un rapport en estimant qu’il avait “privilégié des opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité.”Le vol de joyaux de la Couronne est, à n’en pas douter, un signal d’alarme assourdissant”, a déclaré le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici.Le 19 octobre, des malfaiteurs ont réussi à s’introduire dans le musée et à dérober des joyaux d’une valeur de 88 millions d’euros. Les bijoux restent introuvables et quatre suspects ont été mis en examen et écroués.Le rapport de la Cour des comptes, qui porte sur la gestion du musée entre 2018 et 2024, estime que sa direction “a privilégié les opérations visibles et attractives au détriment de l’entretien et de la rénovation des bâtiments et des installations techniques, notamment de sûreté et de sécurité”.La Cour pointe “un retard considérable dans le rythme des investissements” face à une “dégradation accélérée” du musée qui a accueilli près de neuf millions de visiteurs en 2024.Elle s’alarme également du “retard persistant dans le déploiement d’équipements de sûreté pour la protection des œuvres”.Ces investissements sont “pourtant indispensables pour assurer un fonctionnement pérenne de l’institution”, soulignent les Sages.”La priorité des priorités, aujourd’hui, doit être la rénovation du musée, la modernisation de ses infrastructures en matière d’incendie, en matière de sécurité, en matière de sûreté (…). Le Louvre mérite cela”, a estimé M. Moscovici, faisant état d’un audit de sécurité réalisé en 2015-2017 qui avait révélé des “failles” mais sans être suivi d’effet.Ces recommandations font notamment écho à l’enquête administrative lancée après le casse qui a révélé une “sous-estimation chronique” du risque d’intrusion au Louvre. – “Défaut de hiérarchisation” -Le rapport estime par ailleurs que le musée, “par défaut de hiérarchisation de ses nombreux projets, est confronté à un mur d’investissements qu’il n’est pas en mesure de financer”, et ce “malgré d’abondantes ressources”.Entre 2018 et 2024, le Louvre a ainsi immobilisé 26,7 millions d’euros pour la mise en œuvre des travaux d’entretien et de mise aux normes” contre 105,4 millions d’euros “pour l’acquisition d’œuvres”, précise le rapport. Plus généralement, selon la Cour, le musée doit désormais passer d’une “fréquentation subie à une fréquentation choisie”. “L’objectif pour l’établissement n’est plus tant d’augmenter le nombre de visiteurs que de veiller à améliorer leurs conditions de visite”, a résumé M. Moscovici.Dans sa réponse à la Cour, la ministre de la Culture Rachida Dati affirme “rejoindre” le constat “sur l’urgence des travaux techniques”. Elle dit en revanche ne pas partager “entièrement” l’avis sur la politique d’acquisition du musée, qu’elle défend au nom de “l’enrichissement des collections nationales”.La direction du Louvre dit, elle, accepter “la plupart des recommandations” de la Cour tout en estimant que son rapport “méconnaît” plusieurs de ses actions notamment sur la sécurité.”La gestion du plus grand musée du monde et du plus visité ne peut faire l’objet d’un jugement équilibré que si ce dernier se fonde sur le temps long”, défend le Louvre.- Inquiétudes sur le financement -L’établissement estime aussi que la Cour a outrepassé sa période d’étude (2018-2024) en évoquant le vaste projet de rénovation du musée baptisé “Louvre, Nouvelle Renaissance” et présenté en janvier par Emmanuel Macron.La Cour a revu à la hausse son coût à 1,15 milliard d’euros, contre 700 à 800 millions évoqués par l’entourage du chef de l’État. “À ce stade, ce projet n’est pas financé et doit l’être afin de ne pas exposer l’établissement, et donc l’État, à des engagements financiers non-maîtrisés”, prévient M. Moscovici.”Son plan de financement doit être sérieux et crédible, soutenable et sécurisé”, a convenu Mme Dati dans sa réponse.Sous pression depuis le casse du 19 octobre, la présidente-directrice du Louvre, Laurence des Cars, en poste depuis septembre 2021, a convoqué un conseil d’administration d’urgence vendredi pour revoir sa gouvernance. bur-jt-fan-ls/jri/abl

Vedette de la tech française, Doctolib sanctionnée pour des pratiques anticoncurrentielles

La vedette de la tech française Doctolib a écopé d’une amende de 4,665 millions d’euros pour des pratiques anticoncurrentielles, qui vient écorner l’image d’une des rares start-up françaises à avoir imposé sa marque auprès du grand public.Doctolib, qui vend ses services aux soignants, “a délibérément mis en oeuvre plusieurs pratiques anticoncurrentielles (…) répondant à une stratégie anticoncurrentielle globale, structurée et cohérente visant à verrouiller les marchés concernés et évincer les entreprises concurrentes”, a indiqué dans un communiqué l’Autorité de la Concurrence, qui a sanctionné l’entreprise.Doctolib, qui redoutait la décision de l’Autorité, a immédiatement réagi, annonçant  dans un communiqué qu’elle faisait appel de cette décision qui “présente une lecture erronée de notre activité et de notre secteur”.L’entreprise est visée pour son activité sur ses marchés phare de la prise de rendez-vous en ligne, et de la téléconsultation, qu’elle domine très largement selon les chiffres de l’Autorité : “de 70 à 90% de part de marché” pour le rendez-vous en ligne, et “plus de 40%” de part de marché sur la téléconsultation.L’Autorité de la concurrence lui reproche des clauses obligeant le soignant à ne recourir qu’à son service, à l’exclusion des autres, et des ventes liées, en imposant par exemple aux soignants voulant souscrire à l’offre de téléconsultation de souscrire au service de rendez-vous en ligne.L’Autorité de la concurrence reproche également à Doctolib d’avoir acheté en 2018 son principal concurrent, “MonDocteur”, ouvrant la voie, selon elle, à des hausses de tarifs régulières par la suite.”Concrètement pour les nouveaux clients les tarifs sont passés de 109 euros mensuels au moment de l’acquisition à 129 euros en mars 2019 puis 139 euros en mars 2021 et à 149 euros en mars 2023″, a indiqué Fabienne Siredey-Garnier, la vice-présidente de l’Autorité.La décision est la “conséquence d’une plainte vieille de 2019”, déposée par un de (ses) “concurrents historiques” sur le marché du logiciel médical (NDLR Cegedim), a de son côté déploré Doctolib.Doctolib conteste les griefs de l’Autorité. Sur la vente liée par exemple, “déconnecter” l’offre de téléconsultation de l’offre de rendez-vous en ligne “aboutirait à des difficultés conséquentes pour le suivi des patients et l’activité quotidienne des soignants”, affirme-t-elle.Quant au rachat de “MonDocteur”, qui équipait à l’époque “2% des soignants”, il s’agissait “d’une opération de croissance externe qui est d’une banalité absolue dans la vie d’une entreprise”, a estimé l’entreprise.- “Killer le produit” -La décision est exécutoire, et Doctolib devra donc payer au Trésor public le montant de l’amende, quitte à la récupérer, avec les intérêts, si la cour d’appel de Paris compétente pour juger son appel lui donne raison.Par ailleurs, Doctolib doit mettre fin dès maintenant aux pratiques anticoncurrentielles identifiées par la décision qui continueraient de subsister, notamment en matière de vente liée, a souligné l’Autorité. Dans cette affaire, l’Autorité avait rassemblé, notamment lors d’une perquisition en 2021, de nombreux documents internes étayant ses accusations.Au moment du rachat de MonDocteur, des documents internes évoquent ainsi la volonté de “killer le produit” pour arriver à la “disparition” du concurrent, indique l’Autorité.Doctolib, qui a été fondée en 2013, compte aujourd’hui environ 3.000 salariés. Son chiffre d’affaires annuel a atteint 348 millions d’euros en 2024.”Doctolib est un grand succès français, un grand succès technologique et commercial”, a estimé le président de l’Autorité de la Concurrence, Benoit Coeuré. Mais “notre décision rappelle que nul n’est censé ignorer la loi”, a-t-il ajouté.

Une structure d’accueil pour dauphins au zoo de Beauval, le sort des cétacés du Marineland en suspens

Bientôt une solution pour les dauphins du Marineland ? Une structure d’accueil consacrée aux cétacés verra le jour au ZooParc de Beauval en mars 2027, un projet qui pourrait recevoir les douze dauphins du parc d’Antibes.”C’est un projet responsable, durable et utile, qui va améliorer la situation des animaux”, a indiqué à la presse le ministre délégué de la Transition écologique Mathieu Lefèvre en déplacement à Beauval, assurant que la loi de 2021 qui interdit, à partir de décembre 2026, les spectacles de cétacés serait respectée.Le ZooParc du Loir-et-Cher a indiqué qu’il accueillerait avec certitude les onze dauphins du parc animalier Planète sauvage, près de Nantes, comprenant un delphinarium qui va cesser ses animations autour de l’espèce.Mais une interrogation subsiste autour des douze dauphins du Marineland d’Antibes, fermé au public depuis janvier et qui vivent dans des conditions de plus en plus précaires. “C’est la meilleure possibilité offerte aux dauphins du Marineland”, a défendu M. Lefèvre.Mais les animaux du “Marineland sont la propriété du Marineland, et il faut que nous puissions échanger pour que, in fine, ces dauphins arrivent ici, soient mieux soignés, mieux traités”, a-t-il ajouté.Selon le parc Marineland, “après avoir transféré ses douze dauphins en Espagne, Parques Reunidos (propriétaire de Marineland, ndlr) pourra proposer d’envoyer les huit dauphins de Malaga à Beauval dès que le parc aura obtenu toutes les autorisations nécessaires, garantira le même niveau de bien être et si un nouveau regroupement de dauphins est recommandé par le programme international de gestion du bien-être de la population”.”Il est aujourd’hui impossible pour Marineland de garder les dauphins plus longtemps pour des raisons de bien-être animal, sociales, légales et à cause de graves problèmes de sécurité (intrusion, harcèlement des ONG)”, relève Marineland.La structure de Beauval est décrite comme la “solution pour éviter le pire des scénarios pour ces douze dauphins”, selon la présidente de l’ONG Sea Shepherd Lamya Essemlali.Avec cette structure, “on maintient les animaux en France, sans craindre un départ de ces animaux vers l’Espagne, puis vers la Chine, où ils seront séparés et utilisés pour des spectacles”, a-t-elle estimé.”Ce qui se passe aujourd’hui en France avec la question de la captivité des dauphins est précurseur de ce qui va se passer au niveau européen”, où “une soixantaine de dauphins sont en attente dans des delphinariums qui sont en train de s’écrouler”, a dit Mme Essemlali.- Un projet “démentiel” -D’autres associations ont en revanche dénoncé “un retour en arrière inacceptable”, à l’instar de One Voice, arguant qu’une autre “voie existe – celle des véritables sanctuaires marins”.”Ma priorité est le bien-être de ces animaux”, a répondu le directeur général de Beauval Rodolphe Delord à l’AFP, évoquant une structure faite “à la demande du gouvernement et des associations”.”Le projet est prêt. C’est quelque chose de démentiel, jamais construit dans le monde”, a-t-il indiqué.La structure, étalée sur deux hectares et demi de surface, comprendrait sept bassins, “dont trois immenses lagons”, et deviendra un centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde des dauphins.”Il y aura des vagues, des courants marins, des îles”, a précisé M. Delord, affirmant “recréer un environnement inédit” avec de “nombreux poissons”.Le financement du projet, évalué à 25 millions d’euros par Beauval, sera entièrement porté par le ZooParc aux 35.000 animaux et deux millions de visiteurs en 2023. Les travaux commenceront début 2026 et doivent se terminer en mars 2027.La situation sociale des soigneurs du Marineland a aussi été évoquée par le ministre et le ZooParc.”Je m’engage à faire en sorte que les soigneurs animaliers de Planète Sauvage, qui s’occupent des dauphins, et du Marineland d’Antibes puissent être recrutés à Beauval”, a annoncé Rodolphe Delord.Si cette solution a été proposée pour les dauphins, les deux orques du Marineland ne pourront en revanche pas en bénéficier.”Le ministère suit la situation quotidiennement et essaie d’explorer l’ensemble des pistes qui nous permettront de transférer ces orques”, a assuré Mathieu Lefèvre, évoquant “une urgence plus aiguë” que pour les dauphins.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Une structure d’accueil pour dauphins au zoo de Beauval, le sort des cétacés du Marineland en suspens

Bientôt une solution pour les dauphins du Marineland ? Une structure d’accueil consacrée aux cétacés verra le jour au ZooParc de Beauval en mars 2027, un projet qui pourrait recevoir les douze dauphins du parc d’Antibes.”C’est un projet responsable, durable et utile, qui va améliorer la situation des animaux”, a indiqué à la presse le ministre délégué de la Transition écologique Mathieu Lefèvre en déplacement à Beauval, assurant que la loi de 2021 qui interdit, à partir de décembre 2026, les spectacles de cétacés serait respectée.Le ZooParc du Loir-et-Cher a indiqué qu’il accueillerait avec certitude les onze dauphins du parc animalier Planète sauvage, près de Nantes, comprenant un delphinarium qui va cesser ses animations autour de l’espèce.Mais une interrogation subsiste autour des douze dauphins du Marineland d’Antibes, fermé au public depuis janvier et qui vivent dans des conditions de plus en plus précaires. “C’est la meilleure possibilité offerte aux dauphins du Marineland”, a défendu M. Lefèvre.Mais les animaux du “Marineland sont la propriété du Marineland, et il faut que nous puissions échanger pour que, in fine, ces dauphins arrivent ici, soient mieux soignés, mieux traités”, a-t-il ajouté.Selon le parc Marineland, “après avoir transféré ses douze dauphins en Espagne, Parques Reunidos (propriétaire de Marineland, ndlr) pourra proposer d’envoyer les huit dauphins de Malaga à Beauval dès que le parc aura obtenu toutes les autorisations nécessaires, garantira le même niveau de bien être et si un nouveau regroupement de dauphins est recommandé par le programme international de gestion du bien-être de la population”.”Il est aujourd’hui impossible pour Marineland de garder les dauphins plus longtemps pour des raisons de bien-être animal, sociales, légales et à cause de graves problèmes de sécurité (intrusion, harcèlement des ONG)”, relève Marineland.La structure de Beauval est décrite comme la “solution pour éviter le pire des scénarios pour ces douze dauphins”, selon la présidente de l’ONG Sea Shepherd Lamya Essemlali.Avec cette structure, “on maintient les animaux en France, sans craindre un départ de ces animaux vers l’Espagne, puis vers la Chine, où ils seront séparés et utilisés pour des spectacles”, a-t-elle estimé.”Ce qui se passe aujourd’hui en France avec la question de la captivité des dauphins est précurseur de ce qui va se passer au niveau européen”, où “une soixantaine de dauphins sont en attente dans des delphinariums qui sont en train de s’écrouler”, a dit Mme Essemlali.- Un projet “démentiel” -D’autres associations ont en revanche dénoncé “un retour en arrière inacceptable”, à l’instar de One Voice, arguant qu’une autre “voie existe – celle des véritables sanctuaires marins”.”Ma priorité est le bien-être de ces animaux”, a répondu le directeur général de Beauval Rodolphe Delord à l’AFP, évoquant une structure faite “à la demande du gouvernement et des associations”.”Le projet est prêt. C’est quelque chose de démentiel, jamais construit dans le monde”, a-t-il indiqué.La structure, étalée sur deux hectares et demi de surface, comprendrait sept bassins, “dont trois immenses lagons”, et deviendra un centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde des dauphins.”Il y aura des vagues, des courants marins, des îles”, a précisé M. Delord, affirmant “recréer un environnement inédit” avec de “nombreux poissons”.Le financement du projet, évalué à 25 millions d’euros par Beauval, sera entièrement porté par le ZooParc aux 35.000 animaux et deux millions de visiteurs en 2023. Les travaux commenceront début 2026 et doivent se terminer en mars 2027.La situation sociale des soigneurs du Marineland a aussi été évoquée par le ministre et le ZooParc.”Je m’engage à faire en sorte que les soigneurs animaliers de Planète Sauvage, qui s’occupent des dauphins, et du Marineland d’Antibes puissent être recrutés à Beauval”, a annoncé Rodolphe Delord.Si cette solution a été proposée pour les dauphins, les deux orques du Marineland ne pourront en revanche pas en bénéficier.”Le ministère suit la situation quotidiennement et essaie d’explorer l’ensemble des pistes qui nous permettront de transférer ces orques”, a assuré Mathieu Lefèvre, évoquant “une urgence plus aiguë” que pour les dauphins.

LFI “passionnément antisémite”: Raphaël Enthoven relaxé du délit d’injure

Le philosophe Raphaël Enthoven, poursuivi pour injure publique par LFI pour l’avoir qualifié de “mouvement détestable, violent, complotiste, passionnément antisémite”, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Paris.”Ces propos n’ont pas excédé les limites admissibles de la liberté d’expression”, ont estimé les magistrats.Raphaël Enthoven avait publié son message litigieux le 1er mai 2024 sur le réseau social X, en réagissant à l’exfiltration d’un cortège à Saint-Etienne de Raphaël Glucksmann, sous des jets de peinture et de canettes.A cinq semaines des élections européennes, celui qui conduisait la liste Place publique – soutenue par le Parti socialiste – avait alors pointé “des énergumènes” appartenant à La France insoumise comme ses agresseurs, notamment aiguillé par le témoignage d’un militant local, drapeau LFI sur l’épaule, qui avait admis “avoir fait partie de ceux qui ont expulsé” le leader social-démocrate.”Les propos poursuivis s’inscrivent (…) dans le sillage de ce débat d’intérêt général majeur suscité par ce fait d’actualité dans lequel une responsabilité dans ce climat de haine et de violence sur fond d’antisémitisme, comme l’a dénoncé Raphaël Glucksmann, a été imputée à La France insoumise”, a relevé le tribunal.Les magistrats ont également considéré que ce débat prenait “également sa source dans tout un ensemble de polémiques récurrentes à propos de pratiques et de propos, jugés violents, outranciers, complotistes et/ou antisémites de membres” de LFI.”La France insoumise est un mouvement antisémite, passionnément antisémite. C’est même le premier parti antisémite de France. Et le dire est un élément du débat. Désormais, c’est ainsi, c’est une opinion. Ce n’est pas un délit”, a réagi Raphaël Enthoven après l’énoncé du jugement de relaxe.

Shein: contrôle de 100% des colis issus de la plateforme à Roissy-CDG, selon Amélie de Montchalin

L’ensemble des colis issus de Shein arrivés à l’aéroport de Roissy-CDG sont contrôlés jeudi dans le cadre d’une opération intervenant au lendemain du lancement d’une procédure de suspension de la plateforme, a indiqué la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin sur X.L’opération doit contribuer à alimenter les procédures en cours contre Shein et “les premiers constats font apparaître des produits non conformes et illicites”, notamment des produits cosmétiques non autorisés, des jouets dangereux pour les enfants, des contrefaçons ou des appareils d’électroménager défaillants, a précisé la ministre dans un post sur le réseau social. Menée conjointement par la répression des fraudes (DGCCRF), les douanes, la gendarmerie du transport aérien notamment, cette opération doit permettre de contrôler 200.000 colis et de s’assurer de la conformité des produits, notamment en vérifiant la “véracité des déclarations et le respect des obligations fiscales et douanières”, a précisé la ministre des Comptes publics. Plusieurs procédures (administratives, judiciaires et au niveau européen) ont été engagées mercredi contre la plateforme après le tollé provoqué par la vente de poupées à caractère pédopornographique et d’armes de catégories A. Roissy-CDG est le deuxième aéroport européen avec deux millions de tonnes de fret traitées en moyenne chaque année, et il connaît un essor sans précédent des flux de e-commerce depuis 2022, a précisé le cabinet de la ministre à l’AFP. Chaque année, 95% des flux de colis en provenance de Chine y transitent avant d’être distribués sur l’ensemble du territoire, selon Amélie de Montchalin.

Île d’Oléron: les enquêteurs sondent le profil du suspect, toujours gardé à vue

Les enquêteurs tentent d’affiner le profil du conducteur trentenaire, toujours en garde à vue jeudi, qui a volontairement blessé cinq personnes la veille sur l’île d’Oléron, entre possible autoradicalisation religieuse et interrogations sur l’état psychiatrique de ce marginal.Âgé de 35 ans et connu pour des problèmes d’alcool, le mis en cause a renversé délibérément cinq piétons ou cyclistes mercredi matin, lors d’un périple de 35 mn sur les routes de l’île touristique qui compte environ 20.000 habitants permanents. Deux d’entre eux ont été grièvement blessés: une femme de 22 ans, collaboratrice du député du Rassemblement national de Charente-Maritime, Pascal Markowsky, et un cycliste âgé de 69 ans.Leur pronostic vital n’était “plus engagé” jeudi, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, au micro de France Inter, même s’ils restent “en urgence absolue” avec des “blessures extrêmement graves”.La jeune femme a subi une première opération et doit être opérée à nouveau, a précisé à l’AFP son employeur, Pascal Markowsky. “Ses parents ont pu la voir, elle leur a parlé. Maintenant, il faut attendre encore 48 heures avant de pouvoir faire un point vraiment précis”, a-t-il dit.Deux des cinq blessés ont pu quitter l’hôpital, a déclaré à l’AFP une source proche de l’enquête, confirmant une information de la chaîne BFMTV.Le suspect vivait de manière isolée dans un mobil-home à Saint-Pierre d’Oléron. Pêcheur et fils de pêcheur, il a aussi effectué des petits boulots, de serveur dans un bar notamment, selon des témoignages recueillis sur place.Il était connu pour des délits de droit commun, mais pas surveillé par les services de renseignement pour une éventuelle radicalisation, selon le ministre.Après avoir mis le feu à son véhicule, le trentenaire a crié “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand) au moment de son interpellation par les gendarmes, qui l’ont neutralisé à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique.- Peu loquace -Le suspect est resté peu loquace lors de ses premières heures de garde à vue, a déclaré jeudi à l’AFP une source proche de l’enquête, qui fait état d'”interrogations sur son état psychiatrique”.Le parquet de La Rochelle a ouvert une enquête pour “tentatives d’assasinats” et le Parquet national antiterroriste (Pnat) n’est “à ce stade” pas saisi. Le Pnat a déclaré jeudi à l’AFP être toujours “en observation” du dossier.Les enquêteurs cherchent à comprendre les motivations du mis en cause.”Il y a des références religieuses chez lui assez claires, assez explicites”, a reconnu le ministre de l’Intérieur, laissant néanmoins à la justice le soin de qualifier ce “périple” de “terroriste” ou non.- Expertise psychiatrique -“C’est le Parquet national antiterroriste qui va, au travers d’une expertise psychiatrique qui a eu lieu hier (mercredi), de perquisitions, d’une étude de la téléphonie, déterminer si ces éléments ont été déclencheurs dans l’action violente”, a-t-il souligné, confirmant une autoradicalisation récente du mise en cause.”Maintenant, il reste après à savoir si ça a été déterminant ou pas dans le passage à l’acte et quelle a été la motivation de l’individu”, a-t-il conclu.”Ça fait un mois qu’il a mis le nez là-dedans, semble-t-il en toute autonomie”, a confirmé la source proche de l’enquête.Arnaud Laraize, procureur de la République à La Rochelle, a déclaré mercredi qu’il ne s’exprimerait sur l’enquête que jeudi “au vu des investigations très nombreuses en cours dont on attend le résultat”.En déplacement au Brésil, le président Emmanuel Macron s’est dit “frappé par l’attaque survenue à Oléron” et a assuré avoir “pleine confiance en la justice pour établir la vérité et répondre à cette violence avec la plus grande fermeté”, dans un message publé sur le réseau social X. Il ne s’est pas prononcé sur les circonstances de l’attaque.

Criant au “délire fiscal”, la droite veut reprendre la main sur le débat budgétaire

Criant au “bal des fous” et au “délire fiscal” au lendemain d’une victoire socialiste sur une augmentation de la CSG sur le capital, plusieurs prétendants de droite à la présidentielle ont voulu jeudi reprendre la main sur le débat budgétaire et défendre une politique favorable aux entreprises. Mercredi soir, les socialistes ont obtenu avec le soutien de macronistes l’adoption d’un amendement – porté à l’identique par les socialistes, les insoumis et les communistes – qui augmente la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital. La mesure doit rapporter 2,8 milliards d’euros supplémentaires afin de financer notamment la suspension de la réforme des retraites concédée par le gouvernement en échange de la non-censure immédiate du PS. Mais venant après déjà plusieurs hausses d’impôts adoptées en première lecture ces trois dernières semaines, c’en est trop pour la droite. “Un bal des fous”, a soufflé Xavier Bertrand, président LR de la région des Hauts-de-France sur BFMTV. Un “délire fiscal”, a tancé auprès de l’AFP Edouard Philippe, le président d’Horizons. “Un suicide français”, a déploré le ministre de la Justice Gérald Darmanin dans Les Échos. C’est “un hold-up fiscal en bande organisée, avec une chasse déclarée contre tous ceux qui créent, qui entreprennent et qui embauchent”, a abondé le président des Républicains, Bruno Retailleau, pour qui “on reconduit la vieille illusion socialiste selon laquelle l’impôt est rédempteur”, alors que “ce choc fiscal décourage le travail et appauvrit la France”. Souvent par le biais d’une alliance des voix de la gauche et du Rassemblement national, plusieurs augmentations d’impôts sur les grandes entreprises mais aussi sur les holdings ou la “fortune improductive” ont été adoptées dans le budget de l’Etat. En revanche les augmentations d’impôts sur les hauts revenus, en particulier la taxe Zucman, n’ont pas été retenus. La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a d’ailleurs estimé que l’ensemble des mesures votées par l’Assemblée restaient dans les clous de l’objectif du gouvernement, et plaçaient la France sur une trajectoire de déficit autour de 4,7% du PIB.- Politique de l’offre -Depuis mardi, les députés se penchent sur le projet de budget pour la Sécurité sociale, qui ouvre également la voie à de nouvelles augmentations de prélèvements, dont la CSG sur le capital fait partie. Mais à droite, on tonne que la solution est dans la politique de l’offre, qui consiste à aider les entreprises pour favoriser l’emploi et l’investissement. Plutôt que la politique de la demande pour encourager la consommation.Portée par François Hollande d’abord et instituée à grande échelle par Emmanuel Macron depuis 2017, elle est farouchement défendue par les ténors de la droite et du centre qui reprochent à la gauche et à l’extrême droite de mener le pays à “la catastrophe financière”, selon les termes du président du Sénat Gérard Larcher sur Cnews-Europe 1. Il a promis de supprimer toutes ces hausses lors du passage du texte devant le Sénat.”C’est la politique de l’offre qui fonctionne !”, s’époumonne Gérald Darmanin, pour qui le président du RN Jordan “Bardella est un communiste économique”.”Notre pays a besoin (…) d’un pacte de confiance entre l’État et les entreprises”, insiste Édouard Philippe, candidat déclaré à l’Élysée, qui profite de cette agitation autour de la fiscalité pour proposer la baisse de moitié des impôts de production, contre une baisse équivalente des aides aux entreprises. Un jeu à somme nulle pour l’Etat mais “positif” pour la croissance et les entreprises à qui “on enlève un frein à la compétitivité extrêmement important”, défend-il. Furieuse de la hausse de la CSG sur le capital, la cheffe de file des députés RN Marine Le Pen a voulu cette fois se démarquer de la gauche, sans épargner les macronistes et LR.”Quand il s’agit de soumettre les grandes multinationales étrangères au respect des règles fiscales qui s’appliquent à nos PME (…), les députés macronistes et LR hurlent à la mort”, a-t-elle regretté. “Mais quand il s’agit de taper durement les petits épargnants, leurs PEL, PEA et leurs assurances-vie en augmentant de 2,8 milliards la CSG, les macronistes soutiennent et applaudissent et les LR se taisent”. 

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Salah Abdeslam brièvement placé en garde à vue dans une enquête sur une clé USB

Salah Abdeslam, incarcéré pour sa participation centrale aux attentats du 13 novembre 2015, a été placé en garde à vue mardi avant qu’elle ne soit levée dans une enquête sur une détention illicite d’un objet en détention, a indiqué jeudi le Parquet antiterroriste (Pnat), confirmant La Voix du Nord.Ses avocats, Me Olivia Ronen qui l’a assisté en garde à vue, et Me Martin Vettes, ont refusé de commenter, évoquant le secret de l’enquête.Selon le quotidien régional, l’objet en question est une clé USB qu’aurait détenue Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible et incarcéré au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), qui comporte un quartier haute sécurité.Le Pnat a confirmé l’existence d’une enquête préliminaire ouverte le 17 janvier 2025, pour recel d’objet illicite à détenu, confiée à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).”Dans ce cadre, l’intéressé a été placé en garde à vue mardi au sein du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, sa garde à vue a été levée mardi soir”, a précisé le ministère public.”Une seconde garde à vue est toujours en cours dans cette procédure”, a souligné le Pnat.D’après La Voix du Nord, “les faits portent sur l’usage illicite d’une clé USB sur un ordinateur, utilisé en toute légalité”, et sur le contenu de cette clé.Une source syndicale pénitentiaire a aussi indiqué à l’AFP “qu’il a été retrouvé des connexions de clé USB” sur l’ordinateur de Salah Abdeslam, une clé USB qui “a été cherchée mais n’a pas été retrouvée”.Salah Abdeslam s’est acheté une tour d’ordinateur “lui-même pour suivre des cours”, selon cette source, d’après qui “s’il est très limité dans son usage, il peut avoir accès à un ordinateur dans sa cellule”.Son régime de détention DPS, pour “détenu particulièrement signalé”, fait qu’il est soumis à des “changements de cellules régulières” à l’occasion desquels des contrôles systématiques sont opérés sur ses affaires. La Chancellerie n’a pas commenté cette information, précisant simplement que “les faits sont antérieurs à l’existence du régime des quartiers de lutte contre la criminalité organisée”, le premier d’entre eux ayant ouvert cet été à Vendin-le-Vieil.La France va commémorer le 13 novembre, au cours d’une journée d’hommage aux victimes, les dix ans des attentats qui avaient fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.