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Moins de devoirs et journées plus courtes: les propositions des jeunes sur l’école

Des journées plus courtes mais réparties sur cinq jours, des devoirs “allégés” et faits à l’école, davantage de temps libre pour des activités extra-scolaires: un panel de jeunes a présenté vendredi ses propositions à la Convention citoyenne chargée de réfléchir aux temps de l’enfant.Vingt adolescents de 12 à 17 ans ont été sélectionnés par le Conseil économique social et environnemental (Cese) pour porter la voix des élèves dans cette convention annoncée en mai par le président Emmanuel Macron: dix garçons et dix filles, issus de milieu rural, urbain comme périurbain.Leur rapport doit enrichir la réflexion des 130 citoyens participant depuis juin à la Convention, qui rendront le 23 novembre leurs conclusions, remises ensuite à l’exécutif.”Nous parlons des rythmes scolaires depuis des décennies, sans parvenir à avancer. C’est une première mondiale d’avoir une convention citoyenne qui réunit des adultes et des enfants, qui travaillent ensemble”, explique Kenza Occansey, qui préside ce processus de débats.L’objectif est aussi d’écouter la voix des enfants eux-mêmes sur leurs rythmes de vie. “L’école n’est pas faite pour les enfants, mais pour que ce soit pratique pour les adultes”, relève Romane, 17 ans.- “Des cours de 45 minutes” -Les jeunes ont travaillé lors de deux sessions de trois jours, identifiant quatre problèmes majeurs: des “journées trop longues et trop denses”, une pression scolaire forte, le stress de l’orientation et une exposition excessive aux écrans.Dans l’hémicycle du Cese, en ce vendredi matin, ils s’entraînent à diffuser leur message aux adultes de la Convention l’après-midi. “On commence tôt, on finit tard, transports, devoirs, coucher, on n’a pas le temps”, résume Goustan, 16 ans, de Lorient. Ils rêvent d”une école plus ouverte et moins enfermante”.La proposition la plus soutenue: que les devoirs soient faits à l’école pour “préserver leur temps libre”, avec des espaces dédiés et un accompagnant à disposition.Leur “journée idéale” s’étend de 9h à 15h30, du lundi au vendredi sans pause le mercredi, au collège et lycée. Le matin serait dédié aux matières théoriques (maths, français, histoire), l’après-midi aux apprentissages pratiques. La pause du midi durerait une heure trente, alors que certains “n’ont parfois que dix minutes pour déjeuner”.Ils proposent “des cours de 45 minutes” pour les matières exigeant une forte concentration. “Les cours sont trop longs, les méthodes de travail peu stimulantes, ce qui entraîne baisse de l’attention, voire phobie scolaire”, souligne Camille.- Les vacances divisent -Ils rêvent de “nouvelles façons d’apprendre, plus ludiques, plus actives, comme du théâtre et des quiz”, dit Eloïne, 16 ans, avec “des effectifs de classe plus réduits”. “Nous voudrions être plus acteurs du cours que spectateurs”, ajoute la lycéenne du Mans.Après 15h30, place aux activités sportives ou artistiques.”Je pars de chez moi à 7h10 et reviens à 18h et j’ai encore une heure de devoirs. La nouvelle organisation me permettrait de faire du sport après 15h30 au lieu de seulement le mercredi”, explique à l’AFP Nathan, 16 ans, qui habite près de Rouen.L’école “ne prépare pas assez à la vie future, la vie pratique”, explique Goustan. Ils suggèrent une nouvelle matière, l’enseignement moral et civique et pratique (EMCP), où seraient enseignés la gestion de l’argent, les démarches administratives, le ménage, le bricolage et la cuisine pour devenir “plus autonomes”.L’orientation est également source d’angoisse: choix imposés trop tôt, manque d’accompagnement personnalisé. Ils demandent un mentor choisi par l’élève, plus de stages et d’immersion.La question épineuse des vacances ne figure pas dans le rapport, car ils ne sont pas parvenus à un accord sur le sujet. Le sujet divise également les adultes citoyens, qui en débattront samedi et dimanche pour leur avant-dernière session.”On aimerait que ceux qui décident se mettent à notre place, surtout les politiques, parce que forcément pour être député, ministre ou président il faut avoir plus de 18 ans”, plaide Caleb 12 ans.”Leurs propositions sont concrètes et nous rappellent que l’école doit être pensée pour les enfants, pas pour les adultes. A nous maintenant de faire en sorte que leur parole soit entendue et suivie d’effets”, a réagi la Haute-Commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry, présente aux débats.

Prison avec sursis requise contre l’ex-patron de la DGSE Bernard Bajolet

Le parquet a requis vendredi six à huit mois de prison avec sursis contre l’ex-patron des services secrets français Bernard Bajolet, suspecté d’être à l’origine d’une tentative d’extorsion à l’encontre d’un homme d’affaires en litige avec la DGSE, un ordre qu’il nie avoir donné.M. Bajolet, patron de la DGSE entre avril 2013 et mai 2017 et aujourd’hui âgé de 76 ans, comparaît depuis jeudi devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour complicité de tentative d’extorsion et atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l’autorité publique.La décision sera rendue le 8 janvier, soit presque 10 ans après les faits, qui remontent au 12 mars 2016.Ce jour-là, Alain Dumenil, homme d’affaires franco-suisse impliqué dans pléthore d’affaires judiciaires et de litiges commerciaux, est arrêté par la police aux frontières à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle alors qu’il doit se rendre en Suisse.Les policiers l’emmènent sous prétexte de devoir vérifier son passeport et le conduisent dans une salle.Deux hommes en civil, appartenant à la DGSE mais jamais identifiés, entrent dans la pièce et informent M. Dumenil qu’il doit rembourser 15 millions d’euros à la France, les services de renseignements estimant qu’il les a escroqués au début des années 2000.Les agents le menacent, notamment en lui montrant un album de photographies de ses proches, et l’homme d’affaires s’emporte et annonce porter plainte. Les agents s’éclipsent.- “Eviter l’humiliation” -Au cours de ce procès, qui a parfois semblé devenir celui des services secrets, Bernard Bajolet a toujours reconnu avoir validé le principe d’une rencontre mais sans avoir jamais imaginé, a-t-il assuré, que cela se ferait avec “une forme quelconque de contrainte”.”Les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû”, avait reconnu jeudi Bernard Bajolet.Mais pour le parquet, “la version de M. Bajolet n’a aucun sens”.”Il va de soi que les agents avaient des instructions” et donner un ordre rend la personne “punissable comme complice”, a considéré la procureure qui, reconnaissant en M. Bajolet un “grand serviteur de l’Etat”, a toutefois demandé d'”éviter l’humiliation” et de ne pas inscrire la condamnation sur son casier judiciaire.L’avocat de la défense Mario-Pierre Stasi, qui a dépeint Bernard Bajolet comme “un homme intègre, pudique, d’une rectitude morale admirable”, a appelé à ne pas tirer du terme “initiative” des conclusions hâtives quant à une implication directe de l’ex-patron de la DGSE.Son confrère Joachim Bokobsa a, pour sa part, pointé la responsabilité de la police aux frontières dans le “faux contrôle” de passeport qui est, selon lui, le seul élément de l’atteinte à la liberté et qui “n’est pas imputable à la DGSE”.- Préjudice “incommensurable” -Dans leur plaidoirie, les avocats de la partie civile ont autant visé M. Bajolet, responsable selon Me William Bourdon de cette “misérable petite barbouzerie”, que la DGSE et “sa culture du secret, sa culture de l’impunité, sa culture de l’immunité”.A plusieurs reprises durant l’instruction, la justice a ainsi cherché à connaître l’identité des agents qui ont menacé M. Dumenil.”A quatre reprises, on a refusé, on a fait obstacle, on a brandi le secret de la Défense nationale”, a pointé Me Nicolas Huc-Morel, qui représentait également M. Dumenil.Faisant état d’un préjudice “incommensurable”, il a demandé trois millions d’euros. Un montant qualifié d'”indécent” par la défense.Lors de ces deux jours, les débats ont également longtemps tourné autour du litige opposant M. Dumenil à la DGSE.Les services secrets estiment que l’homme d’affaires les a arnaqués et leur doit 15 millions d’euros, dont trois d’intérêts, à la suite des manœuvres financières qui lui ont valu d’être mis en examen pour banqueroute.Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les services de renseignements extérieurs gèrent un patrimoine privé confié par l’État dans une volonté d’indépendance de l’institution en cas d’occupation étrangère ou de disparition du gouvernement. À la fin des années 1990, les services secrets réalisent des investissements infructueux dans une société. Alain Dumenil est appelé à la rescousse mais, selon un article de Challenges datant de 2021, a alors réalisé, via une holding, un “tour de passe-passe” au détriment, notamment, de la DGSE.

Louis Schweitzer, humaniste et grande figure de l’industrie

Grand patron de l’automobile, mais aussi humaniste cultivé et défenseur des animaux, Louis Schweitzer, décédé à l’âge de 83 ans, a illustré l’éclectisme de la haute fonction publique à la française.Petit-neveu du docteur Albert Schweitzer, prix Nobel de la Paix en 1952, fils d’un directeur général du Fonds monétaire international et cousin de Jean-Paul Sartre, ce protestant de famille alsacienne, né à Genève en Suisse le 8 juillet 1942, s’est imposé tant dans le monde des affaires qu’en politique, ou plus tard dans le domaine culturel.A la tête de Renault de 1992 à 2005, le constructeur, longtemps vu comme le “laboratoire social” de la France d’après-guerre, s’est métamorphosé en multinationale, d’abord via la privatisation puis par une alliance structurante et mouvementée avec le japonais Nissan, signée en 1999, après l’échec d’un premier mariage avec le suédois Volvo.La même année, Louis Schweitzer, qui a passé au total 20 ans chez Renault, avait aussi signé le rachat de la marque roumaine Dacia, au départ pour concevoir une voiture à bas prix destinée aux pays de l’ancienne Europe de l’Est, devenue ensuite un immense succès commercial.L’ancien patron aux emblématiques lunettes rondes avait par la suite mis en cause publiquement la gestion de son successeur Carlos Ghosn dans les difficultés ultérieures rencontrées par Renault avec son allié japonais.Cet homme de dossiers, longiligne et d’humeur égale, avait aussi rencontré son lot de vicissitudes: lorsqu’il a annoncé la fermeture de l’usine Renault de Vilvorde en Belgique, ou lorsqu’il fut, comme directeur de cabinet de Laurent Fabius, cité dans les affaires du sang contaminé et des écoutes de l’Elysée.”C’est par hasard”, avait-il confié plus tard, que ce haut fonctionnaire avait été amené, en 1981 après l’arrivée d’un gouvernement socialiste au pouvoir en France, à travailler auprès de M. Fabius, comme directeur de cabinet au Budget, puis à l’Industrie, et enfin à l’Hôtel Matignon.- “respect de la vie” -Un  peu “par hasard” aussi qu’il était arrivé en mai 1986, au lendemain de législatives perdues par la gauche, chez Renault aux côtés du PDG Georges Besse – assassiné la même année par Action Directe.Un monde automobile où cet opiniâtre est devenu le dauphin de Raymond Lévy, successeur de Besse, avant de prendre la tête du groupe au losange.Après son départ de la firme de Billancourt, cet amateur d’art contemporain, père de deux filles, était resté très actif dans le domaine économique. Il avait intégré les conseils d’administration de grands groupes comme Volvo, BNP, L’Oréal ou Veolia Environnement.Grand collectionneur de bandes dessinées, il avait fondé la Société des amis du musée du Quai Branly, présidé le conseil d’administration du festival d’Avignon et du Musée du Louvre.En 2005, cet humaniste avait aussi dirigé la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), aujourd’hui absorbée par le Défenseur des Droits, où la Cour des Comptes lui avait reproché une “opacité dans les comptes”.  Louis Schweitzer a également présidé le conseil de surveillance du quotidien Le Monde.Ces dernières années, il s’était engagé pour des causes plus sociales. De 2011 à 2020, il avait présidé Initiative France, un réseau d’aide à la création d’entreprises dans les quartiers défavorisés. Il avait aussi pris la tête un temps de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) après la démission d’Olivier Duhamel, visé par une enquête pour viols sur mineur.En 2012, il avait mis sa notoriété au service de la cause animale en prenant la tête de la Fondation droit animal, éthique, et sciences (LFDA). Alors qu’il menait campagne contre l’élevage des poulets en batterie industrielle vendus dans les supermarchés, pour défendre “les poulets en liberté”, il s’était souvenu auprès de l’AFP en 2018 de son grand-oncle Albert Schweitzer qui “défendait le respect de la vie”.

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A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille

Le sommet de dirigeants mondiaux sur le climat se poursuit vendredi à Belem, au Brésil, après une première journée marquée par des discours crus sur l’échec à freiner le réchauffement mais offensifs pour l’avenir, y compris contre l’industrie pétrolière.Des dizaines de ministres et quelques chefs d’Etat et de gouvernement, dont ceux d’Espagne, d’Allemagne et de Namibie, défileront encore à la tribune. Puis s’ouvriront lundi deux semaines de très lourdes négociations annuelles de la conférence de l’ONU à Belem – la première COP en Amazonie.Forcés de réconcilier leurs discours avec le fait que les 11 dernières années sont les 11 plus chaudes jamais mesurées, et face aux terribles bilans des ouragans et canicules, l’ONU et des chefs d’Etat et de gouvernement ont dû jeudi se rendre à l’évidence, à l’ouverture de la COP30.Ils ont admis que le monde ne réussirait pas à se maintenir sous 1,5°C de réchauffement, la limite la plus ambitieuse inscrite dans l’accord de Paris il y a dix ans, mais sans se résigner à 2°C, l’autre limite négociée alors.L’atmosphère de crise, renforcée par l’absence des dirigeants des plus gros pollueurs, à commencer par le président américain Donald Trump, est néanmoins propice aux injonctions à la remobilisation.Deux ans après l’adoption inédite à Dubaï d’un engagement général à sortir progressivement des énergies fossiles, certains pays refusent que le monde se détourne du problème climatique.Ils ont applaudi une phrase de l’hôte de cette COP, Luiz Inacio Lula da Silva, qui dans son discours d’ouverture a appelé à une “feuille de route” pour “surmonter la dépendance aux combustibles fossiles”.- “Gaz fossiles toxiques” -Parmi ces pays figurent des Européens et de nombreuses petites îles dont l’avenir est hypothéqué par l’intensification des cyclones et la montée des océans.Le Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda, dans les Caraïbes, Gaston Browne, a tempêté contre “les grands pollueurs (qui) continuent de détruire délibérément nos environnements marins et terrestres avec leurs gaz fossiles toxiques”.La sortie du pétrole revient chez de nombreux Européens. Malgré leurs récentes divisions, ils se targuent de réduire depuis plus de trois décennies leurs émissions de gaz à effet de serre et de viser -90% d’ici 2040.Chaque pays doit “élaborer sa stratégie pour éliminer progressivement les combustibles fossiles”, a appelé le président français Emmanuel Macron.- “Pas facile” -La “feuille de route” de Lula sur les énergies fossiles est interprétée comme “un signal clair des priorités du Brésil pour la COP30″, selon Katrine Petersen, du centre de réflexion E3G.”Pas forcément dans les négociations officielles, mais dans l’agenda d’actions” volontaires qui les accompagne, dit à l’AFP Marta Salomon, du centre de réflexion brésilien Instituto Talanoa.Mais le pays hôte du sommet se débat, comme d’autres, avec ses propres contradictions: le Brésil vient de se lancer dans l’exploration pétrolière au large de l’Amazonie, au grand dam des écologistes.Mardi lors d’un entretien à des agences de presse, dont l’AFP, le président brésilien avait lancé: “Nous voulons également proposer une voie pour réduire l’utilisation des combustibles fossiles”. Mais il avait ajouté: “Ce n’est pas facile”.Les paroles de Lula indiquent un intérêt à “pousser politiquement” le sujet à la COP, mais cela ne signifie pas qu’il faille s’attendre à un consensus entre les 200 pays, a prévenu jeudi une source diplomatique brésilienne.- “Langage d’amour” -Les chances d’une décision formelle hostile aux énergies fossiles sont en effet perçues comme quasi-nulles à Belem, le consensus étant obligatoire.Mais la COP30 va donner une place centrale aux engagements volontaires des pays, ce qui pourrait aussi donner des annonces autour du méthane, ingrédient principal du gaz fossile qui s’échappe facilement des gazoducs et installations gazières.Un “frein d’urgence” sur les fuites de méthane doit être actionné, a plaidé Mia Mottley, Première ministre des Barbades. “Ce serait gagnant-gagnant car cela parle le langage d’amour du secteur pétrogazier tout en parlant le langage d’amour de ceux d’entre nous qui veulent sauver la planète”.burs-ico/tmo/lpa

Emmanuel Macron arrivé au Mexique pour “resserrer les liens”

Emmanuel Macron conclut vendredi sa tournée en Amérique latine par une visite à Mexico, où il entend “resserrer les liens” politiques et économiques entre la France et le Mexique, un an après l’entrée en fonctions de la présidente de gauche Claudia Sheinbaum.Le président français est arrivé dans la nuit de jeudi dans la capitale mexicaine en provenance du Brésil, ont constaté des journalistes de l’AFP.Il veut “resserrer les liens politiques et stratégiques” avec ce pays membre du G20 avec lequel “on partage beaucoup de valeurs” sur “le respect des règles fondant l’ordre international, le respect du multilatéralisme”, a dit l’Elysée aux journalistes.”La visite a aussi pour vocation d’approfondir nos liens économiques avec le Mexique”, a ajouté un conseiller du chef de l’Etat.”Ce sera l’occasion d’annoncer une accélération de notre coopération dans tous les domaines : économique, universitaire, scientifique, culturel, mais aussi en matière d’environnement, de santé, et de sécurité”, a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.Le dernier déplacement sur place d’un président français, François Hollande, remonte à onze ans.Emmanuel Macron doit s’entretenir vendredi dans la matinée avec son homologue mexicaine. Les deux présidents réuniront ensuite des dirigeants d’entreprises françaises et mexicaines.Le Mexique est le premier pays latino-américain investisseur en France, tandis que la France se classe comme le 11e investisseur étranger au Mexique.Au-delà de cet aspect économique, Claudia Sheinbaum a clairement fait savoir que pour Mexico, la priorité de cette visite était la demande de retour d’œuvres illustrant la vie et les croyances de la civilisation Mexica, anciennement appelée aztèque, conservées aujourd’hui en France.”Nous sommes très intéressés par certains +codex+”, “que nous souhaitons voir arriver au Mexique. C’est notre principal intérêt”, a dit la présidente la semaine dernière à la presse. Ils “sont très importants pour le Mexique”.Il s’agit notamment du “Codex Borbonicus”, conservé à l’Assemblée nationale française, composé de 36 feuilles en écorce de ficus, et long de 14 mètres.”C’est un dossier important sur lequel nous avons un dialogue qui est très ouvert avec les Mexicains”, a assuré l’Elysée avant le déplacement, soulignant la mise en place depuis septembre “d’un groupe de travail franco-mexicain qui rassemble nos meilleurs experts sur ces sujets”.”Toutes ces initiatives conjointes, on espère pouvoir en parler à Mexico”, a assuré la présidence française.

Former jihadist Syrian leader makes unprecedented White House visit

President Ahmed al-Sharaa will become Syria’s first leader to pay an official visit to the White House on Monday, a crowning achievement for the ex-jihadist who since taking power has ended his country’s isolation.Sharaa, whose rebel forces ousted longtime ruler Bashar al-Assad late last year, will meet President Donald Trump during the unprecedented visit.US envoy …

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Michelin réhabilite l’emblématique quartier des pistes de Clermont-Ferrand

Quatre cents mètres de long, 28 mètres de haut: les emblématiques pistes d’essai de Michelin à l’entrée de Clermont-Ferrand, siège du fabricant de pneus, vont être réhabilitées et ouvertes au public, a annoncé vendredi le groupe.Témoins d’un passé industriel novateur, les immenses tunnels en forme de toboggans, désormais à l’abandon, ont été utilisés pendant près de 70 ans par le manufacturier pour tester ses pneus.Ce site est “un objet unique” qui “n’existe pas ailleurs dans le monde”, explique à l’AFP Patrice Kefalas, directeur du projet global de rénovation d’une immense friche industrielle au coeur de Clermont, “Michelin Innovation Park-Cataroux”.Le projet de réhabilitation des pistes vise à “ouvrir” au public d’ici 2030 ce “lieu imprégné de mystère”, “visible de loin et complètement inaccessible pour l’ensemble des gens”, avec notamment la création d’une expérience immersive payante autour de son histoire, explique-t-il.Plus globalement, le quartier des pistes constitué d’usines désaffectées, d’une surface de 10 hectares, va être entièrement restauré et dédié à la culture et aux loisirs, avec notamment une salle de concerts, de la restauration, un complexe hôtelier et un musée “L’Aventure Michelin” agrandi.Coût du projet: 130 millions d’euros, financés par les collectivités, des partenaires privés et Michelin, qui ambitionne d’y accueillir 400.000 visiteurs par an.”On est en train de faire un accélérateur d’innovation durable et responsable pour dynamiser le territoire”, assure M. Kefalas.Ce chantier s’inscrit dans un projet plus large de réhabilitation du site historique de Cataroux, soit 42 hectares au coeur de la ville, dont une vingtaine toujours occupés par des sites de production, recherche et développement.Trois pôles “d’innovation” ont été présentés ou accueillent déjà du public: un Pôle d’innovation collaborative(PIC) avec “le plus grand coworking de France” selon ses concepteurs, qui ouvrira ses portes en 2026, le Centre des matériaux durables, qui accompagne les entreprises liées au recyclage et aux biotechnologies et la Manufacture des talents, en lien avec la formation.La réhabilitation de cette friche coûtera au total 300 millions d’euros, dont 60 millions financés par Michelin, et permettra à terme la création de 1.000 emplois, espère le groupe.Le but du groupe est aussi de servir de modèle à l’international: “on est en train de développer ce savoir-faire à Clermont-Ferrand. (…) on peut très bien l’imaginer ailleurs” note M. Kefalas, qui évoque un projet “unique au monde”.

Les parents de Mathis, tué par un chauffard sous protoxyde d’azote, réclament une loi

Les parents du jeune Mathis, tué à 19 ans début novembre en plein centre de Lille par un conducteur ayant consommé du protoxyde d’azote, réclament la “sévérité” et une loi interdisant spécifiquement de conduire quand on a en a consommé, a indiqué leur avocat vendredi.Les obsèques sont prévues lundi “dans l’intimité familiale” et une marche blanche pour rendre hommage au jeune homme est organisée le lendemain mardi à 14h à Saint-Omer (Pas-de-Calais), où habite sa famille, a précisé leur avocat, Me Antoine Régley.De nombreux hommages lui ont déjà été rendus sous forme de messages et de fleurs attachés à un arbre près du lieu de l’accident, où se recueillent régulièrement des passants.”Après le temps de l’hommage et du recueillement, viendra celui des combats pour que justice soit rendue”, a poursuivi l’avocat dans un communiqué.Les parents, Laetitia et Emmanuel, demandent la “vérité” et “la rapidité”, pour que le suspect interpellé immédiatement après les faits ne soit pas libéré avant d’être jugé, a déclaré Me Régley à l’AFP.Ils souhaitent également la “sévérité”, a souligné l’avocat, déplorant que l’homme, mis en examen pour homicide routier, risque un maximum de 10 ans de prison, et que la consommation de protoxyde d’azote ne soit pas punie par la loi.Ils veulent rencontrer le ministre de la Justice Gérald Darmanin “pour lui faire des propositions concrètes”, dont celle de “légiférer sur la consommation de protoxyde d’azote au volant”, afin de l’interdire et d’en faire “un chef de prévention autonome”.Le Sénat a voté en mars la pénalisation de l’usage détourné du protoxyde d’azote ou “gaz hilarant”, sans viser spécifiquement la conduite ni aller jusqu’à interdire totalement sa vente aux particuliers, comme l’avaient fait auparavant les députés. L’avenir de cette loi dépendra des négociations entre les deux chambres.Mathis a été tué samedi 1er novembre à 4H48 du matin, “percuté par un véhicule qui roulait à vive allure”, a indiqué lundi le procureur de Lille Samuel Finielz, selon qui l’enquête a établi “une consommation de protoxyde d’azote contemporaine de la conduite du véhicule”.Le conducteur présumé, un homme âgé de 31 ans “connu pour des délits routiers”, a été mis en examen dimanche pour homicide routier avec trois circonstances aggravantes: violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité et de prudence, délit de fuite et refus d’obtempérer. Il a été placé en détention provisoire.

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Le typhon Kalmaegi fait cinq morts au Vietnam, après 188 aux Philippines

“Des vagues si hautes qu’elles ont englouti ma maison”: dévastateur, le typhon Kalmaegi perdait en intensité vendredi au Vietnam, où il a fait 5 morts après avoir tué au moins 188 personnes aux Philippines, selon des bilans officiels.Kalmaegi s’enfonce rapidement dans les terres et s’est affaibli, devenant une tempête tropicale. De fortes pluies sont toutefois encore prévues sur une grande partie du littoral central du Vietnam, a prévenu le bureau national de météorologie.Dans les rues longeant la plage de Quy Nhon à Gia Lai, des journalistes de l’AFP ont vu vendredi des secouristes, des soldats et des habitants dégager les arbres déracinés, les débris et les toits en tôle emportés par le vent pendant la nuit.”C’était la deuxième fois que j’assistais à un tel typhon. Le premier remontait à environ dix ans, mais il n’était pas aussi violent”, a déclaré Tran Ngo An, 64 ans, à l’AFP.A ce stade, cinq morts ont été enregistrés dans les provinces de Quang Ngai, Gia Lai and Dak Lak, dans le centre du Vietnam, a annoncé le ministère de l’Environnement, qui fait également état de sept blessés.Au moins 57 maisons se sont effondrées à Gia Lai et dans la province voisine de Dak Lak et près de 3.000 autres ont vu leur toit arraché ou endommagé tandis que 11 bateaux ont coulé, a précisé cette source. A Gia Lai, un pont a été emporté par une crue.Vo Thi Danh, 43 ans, a vu depuis un terrain en hauteur le typhon traverser son village de pêcheurs de Nhon Hai, à Gia Lai, brisant les bateaux et emportant la petite maison en bord de mer où elle vivait avec sa famille.”Les vagues étaient si hautes qu’elles ont englouti toute la maison”, a-t-elle confié en larmes à l’AFP en contemplant les décombres. “Il ne reste plus rien.” C’était l’une des sept maisons du village réduites à un amas de béton et de tôles tordues.”Le toit de ma maison a été emporté”, a raconté aussi à l’AFP Nguyen Van Tam, un pêcheur de 42 ans de cette province, où la tempête a touché terre avec des vents atteignant 149 km/h, selon le ministère.”Nous sommes tous sains et saufs, (mais) le typhon était vraiment terrible, il y a tellement d’arbres tombés”, a-t-il ajouté, soulagé que son bateau soit intact.- Nouveau typhon en vue -La compagnie d’électricité publique a déclaré que 1,6 million de clients avaient été privés de courant. Le service a été rétabli pour un tiers d’entre eux vendredi matin, selon cette source.Le Vietnam est généralement touché par dix typhons ou tempêtes par an, mais Kalmaegi est le 13e de 2025.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Kalmaegi est arrivé des Philippines, où il a causé de fortes inondations dans le centre du pays ces derniers jours, en particulier dans la province de Cebu, très peuplée. Le bilan national s’élève à au moins 188 morts et 135 disparus.Après Kalmaegi, typhon le plus meurtrier de l’année pour le pays, les Philippines s’inquiètent de l’arrivée dans les prochains jours de Fung Wong, qui a “le potentiel de devenir encore plus puissant”, a déclaré le président Ferdinand Marcos jeudi. Au Vietnam, avant Kalmaegi, les catastrophes naturelles avaient déjà fait 279 morts ou disparus cette année et causé plus de deux milliards de dollars de dégâts, selon l’office national des statistiques.