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Un ramadan plein d’amertume pour les survivants des inondations en Indonésie

Assis à même le sol sur un carton recouvert d’un fin tapis, Rauzah et ses quatre enfants, entassés dans une tente depuis les inondations qui ont ravagé Sumatra en Indonésie, rompent le jeûne du ramadan d’un souper bien plus modeste que les années précédentes.Nombre des 32.000 habitants encore dans des abris temporaires vivent un mois sacré dans le dénuement et l’incertitude, hantés par la catastrophe d’il y a trois mois qui a fait plus de 1.000 morts au total dont une grande partie dans la province d’Aceh, à l’extrémité occidentale de la grande île de Sumatra, majoritairement musulmane.”Je suis encore traumatisée. Dès qu’il pleut, je suis angoissée. Je pense sans cesse aux enfants, à la façon dont je les sauverais plus tard”, confie Rauzah, qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom.La maison de cette femme de 42 ans est recouverte d’une boue durcie, la contraignant à vivre dans un abri temporaire du district de Pidie Jaya avec 500 autres personnes qui ont également perdu leur maison.La catastrophe est l’une des pires ayant frappé Aceh, où un tsunami avait semé la désolation en 2004 et fait, dans cette seule province, plus de 170.000 morts.Les inondations et glissements de terrain de la fin novembre, accentuées par la déforestation, ont également endommagé 94.000 hectares de rizières dans trois provinces de Sumatra, selon le ministre de l’Agriculture, Amran Sulaiman, privant ainsi de nombreuses familles d’une ressource essentielle.Trois mois après le sinistre, 13.000 personnes vivent encore sous des tentes, principalement à Aceh, a indiqué la semaine dernière devant le Parlement le ministre de l’Intérieur, Tito Karnavian. Celui-ci dirige un groupe de travail gouvernemental pour la réhabilitation et la reconstruction à Sumatra, dont le coût est estimé à plus de 3 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros).”J’espère vraiment que les abris temporaires seront bientôt terminés. Parce que dans la tente, on ne peut pas se reposer. Il fait tellement chaud qu’on ne peut pas dormir”, témoigne encore Rauzah.Malgré les efforts des autorités, la frustration grandit face à la lenteur des secours, alors que Jakarta a résisté aux appels à décréter l’état de catastrophe nationale et à autoriser l’aide internationale dans les zones sinistrées.Des étudiants et représentants de la société civile ont manifesté devant le Parlement provincial à Banda Aceh pour réclamer une plus grande mobilisation des autorités.”Les programmes gouvernementaux sont lents, nous ne savons pas d’où vient le problème”, déplore Fakhri, un imam local, autre évacué.Juste avant le début du ramadan la semaine dernière, les dons se sont taris, explique-t-il, alors qu’avec les rizières détruites, “beaucoup de gens se retrouvent sans emploi”.- Promesses “non tenues” -“Pour moi, ce ramadan est moins festif que les années précédentes. En raison de l’état des lieux de culte et de nos maisons, qui sont encore recouvertes de boue”, expose Fakhri, qui vit à Aceh.Le gouvernement a construit plus de 1.200 logements permanents pour remplacer les maisons fortement endommagées ou détruites, soit moins de 10% des 16.300 logements promis à Sumatra, a indiqué le ministre Tito.Quelque 8.300 logements temporaires ont également été construits, soit environ la moitié de ceux prévus.Reni confie qu’elle était heureuse de déménager le mois dernier dans un logement temporaire à Pidie Jaya avec ses deux filles. Mais elle se demande si l’Etat continuera ou non de fournir de l’aide sur le long terme.”Nous sommes reconnaissants d’avoir au moins un endroit comme celui-ci maintenant, mais malgré tout, beaucoup de promesses n’ont pas été tenues”, affirme cette femme de 37 ans.Ainsi, elle n’a jamais reçu une allocation journalière de 15.000 roupies (75 centimes d’euros).”Ne nous dites rien (…) sans pouvoir le prouver. Ne nous donnez pas de (faux) espoirs”, lance-t-elle.”C’est notre destin à nous les habitants d’Aceh”, constate Fakhri, fataliste. “Pour l’instant, nous nous contentons de faire au mieux avec le peu que nous avons.”

Jour J pour un accord entre syndicats et patronat sur les règles des ruptures conventionnelles

Il sera peut-être bientôt moins avantageux de conclure une rupture conventionnelle: patronat et syndicats tentent mercredi de trouver un accord pour faire économiser au moins 400 millions d’euros à l’assurance chômage sur ces fins de contrat à l’amiable, que le gouvernement juge trop coûteuses.Il reste aux partenaires sociaux une journée – et peut-être une partie de la nuit – pour montrer que le paritarisme fonctionne encore et éviter que le gouvernement prenne ce dossier en main.  Durée maximale d’indemnisation réduite, dégressivité des allocations chômage… Des discussions du jour peuvent émerger des conditions d’indemnisation moins favorables pour les salariés rompant leur CDI d’un commun accord avec leur employeur, aujourd’hui soumis quasiment aux mêmes règles que les autres chômeurs. En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dépenses d’allocations chômage atteignant 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dénonce des “abus”. Plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des demandeurs d’emploi, les chômeurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus élevées, ouvrant des droits plus longtemps, selon l’Unédic.La négociation a été ouverte à la demande du gouvernement Lecornu, qui a écarté une réforme de l’assurance chômage plus large avec un objectif d’économies dix fois supérieur demandée en août par son prédécesseur François Bayrou: la mission confiée aux partenaires sociaux est d’économiser au moins 400 millions d’euros par an. Après une politique de la chaise vide du Medef, la négociation a connu un nouveau départ en sa présence, avec la volonté affichée des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) d’économiser au moins un milliard et de négocier sur l’assurance chômage au-delà des seules ruptures conventionnelles. Irrecevable pour les syndicats, qui dénoncent le grignotage des droits des demandeurs d’emploi depuis 2017.- “Voie de passage” –  En début de semaine, la possibilité d’un accord commençait toutefois à se dessiner.Lundi, les chefs de file des cinq syndicats représentatifs ont appelé le patronat à se montrer “raisonnable”, plusieurs se disant optimistes sur un possible accord. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a évoqué une “voie de passage”.”Depuis toujours on nous dit que c’est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l’assurance chômage mais à chaque fois, on lui a démontré qu’on était capable de trouver des accords”, selon son homologue de FO, Frédéric Souillot. La CGT, qui désigne les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un “malus” pour ceux y ayant beaucoup recours, est moins accommodante. “Le patronat nous demande de faire encore des économies sur le dos des privés d’emploi” alors qu'”il n’y a jamais eu des réformes d’une telle violence sur le dos des privés d’emploi” que depuis 2017, a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT mercredi sur TF1. “On a du mal à voir où va être le point d’atterrissage”. Lundi, les organisations patronales ont soumis aux syndicats un projet d’accord prévoyant de réduire à 15 mois la durée d’indemnisation maximale pour les chômeurs de moins de 55 ans ayant signé une rupture conventionnelle.Après un accord à l’amiable, la grande majorité des demandeurs d’emploi verraient en outre leur indemnisation diminuer de 30% au-delà de six mois d’indemnisation. La CFDT a proposé la semaine dernière qu’une dégressivité ne soit appliquée qu'”en cas d’absence de démarche de mise en œuvre du projet professionnel”, à l’issue d’un accompagnement renforcé.  “La CFE-CGC se bat depuis des années contre la dégressivité, qui ne sert à rien”, s’agace pour sa part le négociateur du syndicat des cadres, Jean-François Foucard. Le patronat veut aussi durcir les conditions d’accès des intermittents du spectacle à l’assurance chômage, ce qui leur vaudra un comité d’accueil de la CGT Spectacle devant le siège de l’Unédic dès 09H00, en présence de Sophie Binet.De l’issue de cette journée incertaine dépendra aussi la possibilité d’avancer dans l’autre négociation en cours, sur les contrats courts.

Division, theater and one golden moment as Trump addresses Congress

If Donald Trump was worried about a hostile reception over his breakneck remaking of presidential norms, he did not show it — striding in six minutes late, with the unhurried confidence of a man who knew the evening belonged to him.Republicans rose in successive waves, while many Democrats remained seated with fixed expressions.Only later, when …

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Energie: le gouvernement va affronter deux motions de censure

Sébastien Lecornu devrait surmonter mercredi deux motions de censure, déposées par le RN et LFI pour protester contre la publication par décret de la feuille de route énergétique du gouvernement.”Par respect du Parlement”, le Premier ministre a fait de l’examen de ces deux motions un préalable au remaniement gouvernemental, qui pourrait intervenir mercredi dans la foulée ou jeudi, et acter le départ de la ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris.Aucune des deux motions ne devrait atteindre le nombre de voix nécessaire pour renverser le gouvernement (289), la gauche ne votant jamais les motions de l’extrême droite, et le PS ayant annoncé qu’il ne voterait pas celle de LFI.Le gouvernement a dévoilé par décret le 12 février sa nouvelle stratégie énergétique, après trois ans d’intenses débats et d’innombrables reports.Mettant l’accent sur la relance de la consommation d’une électricité décarbonée, notamment d’origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) a aussi acté un moindre déploiement de l’éolien terrestre et du solaire.Le RN critique dans sa motion le choix du gouvernement de passer par décret, y voyant un “acte illibéral contre le Parlement”. Il estime que le gouvernement aurait dû passer par la loi, en vertu du code de l’énergie, et pointe un “choix irrationnel” des énergies intermittentes dicté par la Commission européenne.Sur le fond, il fustige “une politique décroissante qui accélère les énergies intermittentes, ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les finances publiques”.La motion LFI regrette elle aussi un “passage en force” du gouvernement. Mais sur le fond elle déplore à l’inverse du RN une “relance massive du nucléaire”, et un “coup de frein sans précédent sur le développement des énergies renouvelables”, “seules à pouvoir se substituer aux énergies fossiles à court terme et à nous permettre de répondre à l’urgence climatique”.Le PS a annoncé mardi qu’il ne la voterait pas. Notamment, parce qu’une censure aurait pour conséquence “de mettre un nouvel arrêt aux investisseurs et promoteurs des énergies renouvelables en France”, qui “n’en peuvent plus de ce stop and go et ont besoin d’un cap”, a expliqué un des porte-parole du groupe, Romain Eskenazi.Du côté des communistes, une majorité de leurs députés ne devrait pas voter la motion insoumise, selon le président du groupe Stéphane Peu, rappelant les divergences sur les questions énergétiques entre LFI et son groupe, pro-nucléaire.A l’inverse, les Ecologistes ont annoncé leur intention de voter pour, précisant que “le contenu du texte” leur convient.

UK govt says will release files on ‘rude’ ex-prince Andrew

Britain’s government committed Tuesday to releasing documents on ex-prince Andrew’s past role as a trade envoy, after the Jeffrey Epstein scandal widened with the arrest of a veteran UK politician.The fallout from the publication last month by US authorities of millions of files related to late sex offender Epstein is reverberating around the British monarchy …

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Pluies torrentielles au Brésil: au moins 30 morts, des dizaines de disparus

Au moins 30 personnes sont mortes et une quarantaine sont portées disparues mardi après les pluies torrentielles qui ont ravagé le sud-est du Brésil, selon un dernier bilan des pompiers.Trois pompiers extraient le corps d’un homme de la boue, au milieu des décombres de 12 maisons totalement englouties par un glissement de terrain, dans une des zones les plus sinistrées.Cette zone se situe au Parque Burnier, quartier à flanc de colline de Juiz de Fora, ville de 540.000 habitants dans une région vallonnée de l’Etat de Minas Gerais, où 22 personnes ont perdu la vie.Les services nationaux des pompiers ont fait état mardi soir d’un bilan de 30 morts au total dans les villes de Juiz de Fora et d’Uba. Plus de 200 personnes ont été sauvées.Les pompiers, aidés de chiens renifleurs, poursuivent les recherches pour retrouver 39 disparus au milieu des débris.La maire de Juiz de Fora, Margarida Salomao, a décrété à l’aube l’état de catastrophe naturelle face aux précipitations “intenses et persistantes” ayant provoqué au moins 20 glissements de terrain.Quelque 3.000 personnes ont dû fuir leur domicile, selon les services municipaux.Il s’agit du mois de février le plus pluvieux de l’histoire de cette ville, avec 584 millimètres de précipitations, soit le double de ce qui était attendu pour le mois entier.Au Parque Burnier, 12 maisons ont été emportées par un de ces glissements de terrain, a indiqué à l’AFP le commandant des pompiers Demetrius Goulart. “Beaucoup de gens étaient chez eux”, a-t-il précisé.Wilton Aparecido de Souza a les larmes aux yeux. Son fils de 20 ans se trouve dans les décombres de cette coulée de boue.”Sa vie est entre les mains de Dieu. C’est un bon garçon, il venait de finir son service militaire et il voulait s’acheter une moto”, dit à l’AFP cet homme de 42 ans.”Qu’on retrouve au moins son corps, pour que je puisse l’enterrer dignement”, ajoute-t-il dans un sanglot.- “Les chances sont minces” -Des dizaines d’habitants du quartier observent le travail inlassable des pompiers à la recherche de disparus. Les visages sont hagards, les regards plein de détresse.Lors des rares moments où les moteurs des pelleteuses s’arrêtent, le silence est pesant, juste troublé par les aboiements d’un chien en panique.”Presque tous les gens ensevelis dans cette boue sont de ma famille, il y a ma sœur, mon neveu”, déplore Cleiton Ronan, magasinier de 32 ans.”J’ai eu un malaise, j’ai hurlé, j’ai prié. Mon sentiment, c’est la tristesse, mais aussi l’espoir qu’on trouvera des survivants”, poursuit-il.Mais “plus le temps passe, plus les chances de retrouver des survivants sont minces”, déclare à l’AFP Paulo Roberto Bermudes Rezende, coordinateur de la Défense civile de Minas Gerais, venu au Parque Burnier constater les dégâts.”Nous sommes ici depuis hier soir pour voir s’ils ont survécu sous terre… L’espoir est la dernière chose que l’on perd”, dit Livia Rosa, une couturière de 44 ans dont plusieurs proches sont ensevelis sous la boue.Des bénévoles munis de pelles sont venus prêter main-forte aux pompiers. “Quand j’ai déterré des objets appartenant à des enfants, des ballons, des ours en peluche, ça m’a fendu le cœur. Moi aussi je suis papa (…) j’essaie d’aider comme je peux”, raconte Atila Mauro, maçon de 33 ans.- Risques structurels -Les secours luttent à la fois contre des inondations, des glissements de terrain et des risques structurels sur les berges et dans les zones proches de la rivière Paraibuna, qui est sortie de son lit, a précisé le lieutenant Henrique Barcellos, des pompiers du Minas Gerais.Les autorités ont suspendu les cours dans toutes les écoles municipales. Certains habitants ont filmé des bâtiments s’effondrant en quelques secondes. “Notre priorité est de garantir une assistance humanitaire, la remise en route des services de base, une aide aux personnes déplacées, et un soutien à la reconstruction”, a écrit le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva sur X.Le Brésil a connu plusieurs drames ces dernières années liés à des phénomènes climatiques extrêmes: inondations, sécheresse ou fortes vagues de chaleur.En 2024, des inondations avaient frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts, affectant 2 millions d’habitants, l’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire moderne du Brésil.En 2022, une violente tempête avait fait 241 morts dans la ville de Petropolis, dans l’Etat de Rio de Janeiro.Des experts ont lié la plupart de ces événements meurtriers aux effets du changement climatique. 

Brazil prosecutor urges politicians’ conviction in murder of black councilwoman

A Brazilian prosecutor on Tuesday urged the conviction of two politicians accused of ordering the 2018 murder of Rio de Janeiro councilwoman Marielle Franco, a case that exposed deep ties between politics and organized crime in the city.Franco, a black, lesbian activist who grew up in a favela and became an outspoken critic of Rio’s …

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Démission de la présidente du Louvre, sur la sellette depuis le cambriolage du musée

La présidente du Louvre jette l’éponge: sur la sellette depuis le cambriolage du 19 octobre, Laurence des Cars a démissionné mardi de la tête du musée le plus visité au monde qui a besoin, selon Emmanuel Macron, d’une “nouvelle impulsion”.Sous le feu des critiques depuis le spectaculaire vol de joyaux de la Couronne française, Mme des Cars, 59 ans, a remis sa démission au chef de l’État qui l’avait nommée fin 2021. Le président l’a acceptée en saluant un “acte de responsabilité”, indique un communiqué de l’Élysée, sans préciser le nom de son successeur.”Le plus grand musée du monde a besoin d’apaisement et d’une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet +Louvre – Nouvelle Renaissance+”, vaste projet annoncé par Emmanuel Macron début 2025, poursuit le communiqué. Ancienne présidente du musée d’Orsay, Mme des Cars, dont le mandat courait jusqu’à fin 2026, était plombée par le cambriolage du Louvre qui a soulevé une onde de choc mondiale et mis au jour d’importantes failles de sécurité du musée, qui accueille chaque année quelque 9 millions de visiteurs. Le butin, dont s’est emparé le commando de cambrioleurs en plein jour, est estimé à 88 millions d’euros. Déstabilisée par le cambriolage, Laurence des Cars avait été ensuite fragilisée par la mise au jour d’anciens audits alarmants sur la sécurisation du Louvre, dont elle ignorait l’existence, et la révélation de dysfonctionnements internes dans un climat social très dégradé.”Je suis sereine et fière du travail accompli”, a-t-elle réagi dans un entretien au Figaro mis en ligne après sa démission. “Mais tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies”, a ajouté la dirigeante qui rappelle avoir alerté les pouvoirs publics sur le sous-équipement du musée. “Cette lucidité a pu être parfois douloureuse mais elle était indispensable (…). J’en paye peut-être le prix aujourd’hui”, ajoute-t-elle, assumant avoir été “là pour prendre la foudre”.Mme des Cars a martelé le même credo dans un message aux quelque 2.300 agents du Louvre. “Par une ironie cruelle, le vol du 19 octobre 2025 a donné un écho sans précédent à une vérité que je n’ai cessé de rappeler depuis ma prise de fonctions  : le Louvre a beau être le plus grand musée du monde (…) il n’en est pas moins fragile”, indique-t-elle dans ce message publié sur le site du Louvre. – Failles -Au lendemain du braquage, cette conservatrice expérimentée avait remis sa démission à la ministre de la Culture Rachida Dati qui l’avait refusée et avait ordonné une enquête administrative aux conclusions alarmantes sur la “sous-estimation chronique” des risques de vol.Dans un autre rapport accablant publié début novembre, la Cour des comptes avait reproché au Louvre d’avoir “privilégié des opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité. Sous pression, Mme des Cars avait été contrainte de concéder des failles. “Malgré nos efforts, malgré notre travail acharné au quotidien, nous avons été mis en échec”, déclarait-elle fin octobre.Plusieurs mesures d’urgence ont été prises, dont le remplacement de la grille empruntée par les cambrioleurs, et Mme des Cars tentait de se projeter sur le très contesté projet “Louvre – Nouvelle Renaissance”, qui prévoit notamment la construction d’une nouvelle salle pour la Joconde. Son message a toutefois été affaibli par une avalanche de revers qui ont frappé le Louvre depuis le cambriolage, dont la fermeture d’une galerie en raison de la fragilité de l’édifice.En interne, son action était également décriée par les personnels engagés depuis mi-décembre dans le plus long conflit social de l’histoire du musée.Son départ marque un “nouveau chapitre”, a estimé le ministère de la Culture dans un communiqué, estimant que la prochaine présidence “aura à mettre en œuvre le chantier de réorganisation” lancé par Mme Dati, elle-même en partance du gouvernement.”Les nombreuses défaillances dans le pilotage de l’établissement appellent à une reprise en main forte”, a réagi auprès de l’AFP Alexandre Portier, président de la commission d’enquête sur la sécurité des musées qui devait entendre Mme des Cars mercredi après-midi. L’audition a été repoussée à la demande de Mme des Cars, a-t-il précisé.