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‘Severely restricted’: Russia’s Saint Petersburg faces cultural crackdown

Russian bookseller Lyubov Belyatskaya sighed as she lamented the “climate of widespread anxiety” that has taken hold in her native Saint Petersburg amid the war in Ukraine.Once dubbed Russia’s “window to Europe”, the city has long been the country’s cultural capital, a hotbed of independent thinking, artistic expression and underground dissent.But as authorities ratchet up …

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La COP30 passe en “mode nuit” pour sa dernière semaine

Désormais dans sa deuxième et dernière semaine, la COP30 en Amazonie brésilienne est passée en “mode nuit” lundi, la présidence brésilienne espérant obtenir des accords rapidement malgré les divisions persistantes entre pays. “Nous proposons d’achever une partie significative de notre travail d’ici demain (mardi) soir, pour qu’une plénière pour le paquet politique de Belem puisse avoir lieu d’ici le milieu de la semaine”, a dit le président de la COP André Correa do Lago dans une lettre aux pays.”C’est super difficile”, a-t-il reconnu devant la presse. “Mais tous ceux qui sont concernés ont pensé que ça valait la peine d’essayer”.Face à l’important travail restant, il a réorganisé le programme pour “pouvoir continuer à travailler de nuit”. La négociatrice en chef brésilienne, Liliam Chagas, a indiqué que les réunions dureraient aussi longtemps que nécessaire lundi soir.La tâche est ardue car les négociations restent entravées par des sujets de blocage majeurs, dont la taxe carbone aux frontières européennes attaquée par la Chine et d’autres pays, mais déclarée non négociable par l’Union européenne.”La tarification du carbone est une mesure que nous devons mettre en œuvre avec le plus grand nombre possible, et le plus rapidement possible”, a lancé lundi Wopke Hoekstra, commissaire européen au climat, à son arrivée à Belem.Le Néerlandais a opposé une fin de non-recevoir à toute discussion de la taxe dans le cadre des débats sur les “mesures commerciales unilatérales”.Une question plane au-dessus de la conférence: le président Lula reviendra-t-il pour peser sur les négociations, après avoir ouvert le sommet? “S’il pouvait venir, ce serait très positif”, a déclaré lundi son vice-président, Geraldo Alckmin.- Acier, aluminium, ciment… -Pour verdir ses importations, l’UE imposera à partir de janvier un “mécanisme d’ajustement carbone” aux frontières (MACF) sur l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’électricité et l’hydrogène, des secteurs extrêmement polluants et exposés à une forte concurrence internationale.Elle vise à imposer aux importations dans l’UE un prix du carbone similaire à celui en vigueur en Europe, où les entreprises payent déjà pour polluer. Plusieurs pays, dont les États-Unis et la Chine, y voient une mesure protectionniste déguisée. Certains ont décidé d’élever le sujet dans les négociations climatiques.”Le meilleur MACF est en fait celui qui ne rapporte pas d’argent, c’est là son essence même”, a répondu M. Hoekstra au cours d’une conférence de presse.  Il a souligné que l’idée d’une tarification du carbone faisait son chemin au Brésil et dans une trentaine d’autres pays.- Obstructions -Il reste cinq jours aux ministres, arrivés lundi, pour sortir au niveau politique de l’impasse.”Nous ne pouvons absolument pas nous permettre de perdre du temps à cause de retards tactiques ou d’obstructions”, a lancé le chef de l’ONU Climat, Simon Stiell, dans un appel qui fait écho à d’autres similaires aux COP précédentes à mi-parcours.Peu après lui, le ministre de l’Agriculture de l’archipel pacifique des Palaos et représentant des petits États insulaires Steven Victor a affirmé que “1,5°C n’est pas un slogan politique. C’est un seuil de survie non négociable pour notre peuple”, en référence à l’objectif de réchauffement fixé par l’accord de Paris il y a dix ans, désormais clairement hors de portée à moyen terme.Une semaine de consultations ont montré qu’en plus des “mesures commerciales unilatérales”, deux sujets bloquent encore les tractations.D’une part, les États insulaires, soutenus par des pays d’Amérique latine et les Européens, estiment évident que la COP doit appeler les pays à rehausser leurs engagements climatiques. Mais de grandes économies, de la Chine à l’Arabie saoudite, ne veulent pas d’une décision qui sous-entendrait qu’elles n’en font pas assez.D’autre part, de nombreux pays du Sud, notamment les africains, veulent rappeler aux pays développés l’insuffisance de leurs financements vers les pays en développement.Le Brésil s’est aussi montré ambitieux sur son désir d’envoyer un signal sur la sortie des énergies fossiles, même si la forme exacte de ce signal reste à clarifier.

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Une dose infime de plastique peut tuer la faune marine, alerte une étude

Alors que des millions de tonnes de plastique se déversent chaque année dans nos océans, la quantité ingérée pouvant être fatale aux animaux ou oiseaux marins serait “bien plus faible” qu’imaginé, alerte lundi une étude.L’équivalent en plastique de presque trois morceaux de sucre pourrait ainsi être fatal à un macareux moine, aussi appelé perroquet de mer, oiseau emblématique de l’Atlantique nord, pointe-t-elle.Publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, cette étude s’appuie sur l’analyse de nécropsies de quelque 10.000 animaux échoués ou ayant été capturés accidentellement pour déterminer l’impact de différents types de plastique et leur possible seuil létal.La dose pouvant tuer un animal ou un oiseau marin “est bien plus faible que ce à quoi on s’attendait”, explique auprès de l’AFP Erin Murphy, chercheuse à l’Ocean Conservancy, une ONG américaine à l’origine de l’étude.Les spécimens étudiés, pour la moitié issus d’espèces en voie de disparition ou menacées, étaient morts peu de temps après avoir ingéré du plastique en raison de lésions gastro-intestinales, l’une des complications possibles.- Seau en plastique -En se basant sur ces rapports issus de dizaines d’études et bases de données venues du monde entier, les chercheurs ont mis au point deux modèles pour établir la probabilité de mort liée au nombre de morceaux de plastique ingérés et le rapport entre la taille du système digestif de l’animal et le volume de plastique consommé.Ils ont également cherché à comprendre comment divers types de plastique affectaient différemment les espèces, et ont ainsi mis en lumière la vulnérabilité particulière des oiseaux marins aux plastiques rigides et au caoutchouc et celle des tortues de mer et des mammifères marins aux plastiques souples comme les sacs d’emballage.Ils ont déterminé que chez les oiseaux, la consommation de six petits bouts de plastique, chacun plus petit qu’un petit pois, était liée à un risque de mort de 90%. Et chez les mammifères, “un seau en plastique de 11 litres a été littéralement retrouvé dans une baleine”, indique Mme Murphy.”Les données scientifiques sont claires: nous devons réduire notre production de plastique, améliorer la collecte et le recyclage, et nettoyer ce qui pollue déjà”, insiste-t-elle.- “Menace existentielle” -Pour Kara Lavender-Law, professeure d’océanographie à la Sea Education Association, cette étude est “remarquable” car elle propose une “analyse méthodique et rigoureuse des données” sur le risque de la pollution plastique des océans.Cette pollution “représente une menace existentielle pour la faune océanique”, souligne Erin Murphy, qui précise que leurs travaux ne proposent qu'”une sous-estimation de cette menace globale”.Leur étude n’évoque par exemple pas les risques liés à l’absorption de microplastiques ou encore à l’étranglement des animaux par certains plastiques comme des filets.Mais elle permet néanmoins d'”identifier les matériaux particulièrement dangereux” pour la faune, comme les ballons ou sacs plastiques, “que nous pourrions cibler par des politiques publiques”, explique-t-elle.Pour la seule année de 2019, six millions de tonnes de plastique ont fini dans les rivières, lacs et océans, selon l’OCDE.Et si ces dernières années, l’attention s’est portée sur les microplastiques, que l’on retrouve même au fin fond des océans, cette étude rappelle que la pollution plastique des océans est une problématique multiforme, souligne la professeure Lavender-Law.S’il est normal que l’on s’inquiète des micro et nanoplastiques qui imprègnent de plus en plus l’environnement et le corps humain, “cela ne signifie pas que les risques des débris plus volumineux pour les grands animaux ne constituent plus un problème réel”.

Une édition de Choose France focalisée sur les entreprises tricolores qui investissent en France

Le sommet Choose France, grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers, a mis à l’honneur lundi, pour sa première “édition France”, les entreprises tricolores qui choisissent d’investir dans le pays, à hauteur de 30,4 milliards d’euros cette année.Choose France valorise chaque année les investissements en France d’entreprises étrangères, et la France est cette année pour la sixième fois consécutive pays le plus attractif d’Europe, selon le cabinet EY.Mais il s’agissait cette fois de saluer, à la maison de la Chimie à Paris et non sous les ors du château de Versailles, les 151 investissements annoncés cette année par des entreprises françaises, pour un total de 30,4 milliards d’euros dont 9,2 milliards d’euros annoncés lors de l’évènement lundi.Ces derniers concernent surtout des centres de données: champion de la journée, OpCore (groupe Iliad, maison mère de l’opérateur Free) va investir 4 milliards d’euros dans un nouveau “data center” (centre de données) en Seine-et-Marne.Eclairion investira lui 2,5 milliards d’euros en Moselle, Sesterce 1,5 milliard en Auvergne-Rhône Alpes et Thésée 60 millions d’euros dans les Yvelines, toujours pour des centres de données.”Dans le monde actuel, chaque entreprise regarde partout pour ses investissements, en UE ou ailleurs”, remarque-t-on à Bercy, et “c’est bien de pouvoir féliciter celles qui continuent à investir en France”.- “Mélasse” -Certains jugent qu’il y a urgence à rassurer des patrons choqués, ces dernières semaines, par l’avalanche de taxes sur les entreprises votées par les députés dans le cadre du budget: 53 milliards d’euros, selon les calculs du Medef.Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’y est employé en personne lors d’une table ronde dans l’après-midi, soulignant que certaines de ces taxes “n’auront jamais d’application”. La bataille budgétaire n’est de toute façon pas finie et le Sénat pourrait bien détricoter une grande partie de ces taxes.Alexandre Huard, directeur général de Verso Energy (carburants synthétiques) est optimiste: “les taxes ça va ça vient, et cela ne nous dissuadera pas d’investir pour créer les usines et les emplois de demain”, explique-t-il à l’AFP, d’autant que la France “est une terre bénie” pour sa future usine de Rouen, grâce à son électricité bas carbone, qui attire aussi les centres de données.L’investissement des entreprises est pourtant au plus bas depuis la crise sanitaire, selon le baromètre Bpifrance Le Lab publié mercredi: les chefs d’entreprise sont 39% à souhaiter investir cette année, contre 45% en septembre, tandis qu’au premier semestre, selon la Direction générale des Entreprises, le solde entre ouvertures ou extensions d’usines et fermetures est à peine positif (+9).Alors que ce Choose France s’achevait lundi soir par un dîner à l’Elysée, en présence notamment du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, ou des équipes chargées d’ouvrages des Jeux olympiques ou de restauration de Notre-Dame-de-Paris, symboles de succès français, l’économiste Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, est plus amer: “Macron pourra en offrir, des petits fours aux chefs d’entreprise, pour faire oublier sa dissolution et la mélasse dans laquelle le pays patauge depuis”.- “Je ne ferais pas ton métier” – Pourtant, a souligné Roland Lescure, les chiffres macroéconomiques sont encourageants, avec une croissance inattendue de 0,5% au troisième trimestre. La croissance annuelle devrait ainsi dépasser la prévision de 0,7% pour cette année.Malgré les attitudes commerciales sans concession des Etats-Unis et de la Chine, M. Lescure entrevoit cependant “un avant et un après” l’affaire de la vente de poupées sexuelles représentant des enfants sur la plateforme asiatique Shein. Il a constaté depuis “un véritable changement” à Bruxelles et une volonté accrue de réagir face à cette concurrence de la part de ses collègues européens jusqu’à, espère-t-il, une “préférence européenne” à l’avenir.Outre les projets de data centers, les principaux  investissements annoncés lundi, qui concernent toutes les régions et toutes les tailles d’entreprises, émanent pour les nouveaux de Sanofi (pharmacie, un milliard d’euros), Holosolis (photovoltaïque, 800 millions) NGE (construction, 400 millions, Elyse Energy (biocarburant, 213 millions), OVH (cloud, 160 millions) et Derichebourg (recyclage, 130 millions).”La voix des entrepreneurs doit être mieux entendue : on engage tous les jours notre argent avec des horizons probablement plus lointains que ceux des politiques”, a lancé en clôture le président du Medef Patrick Martin à Roland Lescure, “et je ne ferais pas le métier que tu fais”.”Ce n’est pas un métier, c’est une expérience!” a rétorqué le ministre sous les rires de l’assistance. 

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Déplacer les animaux sauvages, dernier recours face à la dégradation de leur habitat au Kenya

Tirée par des longues cordes aux mains d’une vingtaine de rangers, la girafe aux yeux bandés entre dans une remorque aux ridelles rehaussées, qui va l’emmener hors d’une zone naturelle devenue hostile de la vallée du Rift, une opération complexe de plus en plus fréquente au Kenya.Ces déplacements d’animaux, organisés par l’agence nationale de protection de la nature (KWS), représentent selon des défenseurs de l’environnement un dernier recours dans le pays d’Afrique de l’Est, lorsque les activités humaines ou le changement climatique empêchent la survie de la faune ou sa coexistence pacifique avec l’Homme.Ces dernières semaines, des centaines de girafes, zèbres ou antilopes ont été déménagés du Ranch Kedong, un domaine privé protégé au bord du fameux lac Naivasha, vers d’autres réserves kényanes.Longtemps préservé à l’état sauvage, le territoire du Ranch Kedong a été revendu et divisé en parcelles destinées à des projets immobiliers, empêchant les animaux de paître ou d’emprunter ce couloir de passage ancestral entre les parcs nationaux de Hell’s Gate et du Mont Longonot.”Une clôture est en cours d’installation, des travaux sont en cours”, explique Patrick Wambugu qui a organisé l’opération pour la KWS. Les girafes étaient “isolées, stressées”.Lors d’une visite de l’AFP dimanche, l’équipe de M. Wambugu a déplacé cinq girafes au cours d’une opération complexe ayant nécessité des dizaines de personnes, plusieurs véhicules et même un hélicoptère, d’où sont repérés les animaux éparpillés sur un vaste espace et d’où sont tirées des fléchettes anesthésiantes.- Anesthésie dangereuse -La girafe est selon un vétérinaire du KWS présent, Dominic Mijele, l’animal “le plus dur” à déplacer. Fragile, elle peut succomber à une chute, mais aussi donner des coups de sabots violents à ceux qui l’approchent.L’imposant mammifère doit être immobilisé physiquement avant de pouvoir être transporté, mais son anesthésie doit être brève car “la distance entre (son) cœur et (son) cerveau est importante”, énonce-t-il.Pour permettre au cerveau de s’oxygéner, le cœur doit ainsi fonctionner à pleine capacité, quand les médicaments utilisés ralentissent le rythme cardiaque, explique encore le vétérinaire.La girafe, une fois les yeux bandés et réveillée, est dirigée à l’aide de cordes à l’intérieur d’une remorque, elle-même hissée ensuite à l’arrière d’un camion, dans laquelle elle parcourra, à côté d’une congénère, une trentaine de kilomètres jusqu’à son nouveau lieu de vie, la réserve privée Oserengoni.Une fois sur place, le vétérinaire les observera une semaine. “D’ici deux jours, elles devraient avoir établi leur territoire”, estime-t-il, espérant que “dans les années à venir, leur nombre augmentera”.Des opérations similaires sont menées presque chaque mois au Kenya, explique M. Mijele, principalement à cause de la dégradation de l’environnement. Mais aussi car les conflits entre l’Homme et la faune sauvage se multiplient.Dans un pays où la population était estimée en 2024 à 56,4 millions d’habitants par la Banque mondiale, contre 30 millions en 2000, la privatisation des terres s’accélère et va de pair avec une forte spéculation foncière.- Dilemme -Les ruraux kényans s’installent souvent dans des zones servant de refuge à la faune sauvage, note Evan Mkala, responsable de programmes pour le Fonds international pour la Protection des animaux (Ifaw), interrogé par l’AFP. Les alentours du lac Naivasha, haut-lieu touristique du pays, mais aussi zone d’activité économique croissante, est ainsi “envahi” par l’humain, observe-t-il.Face à la montée de ses eaux, un phénomène vieux de plusieurs années qui s’est encore accru ce mois-ci à la faveur de fortes pluies, des milliers de personnes ont dû être déplacées… ainsi que quatorze girafes, plus de 100 zèbres et de nombreux autres animaux.Mais ces relocalisations sont “techniques et très chères”, remarque M. Mkala. Elles ne sont déclenchées que lorsqu’un “point critique” est atteint, poursuit-il. Ce qui arrive toutefois de plus en plus fréquemment au Kenya.Dans un pays comptant des centaines de parc naturels et de réserves privées, qui génèrent d’importants revenus touristiques, il s’agit donc de “concilier” croissance démographique, développement économique et préservation de la faune, affirme Philip Muruthi, le vice-président de la Fondation pour la faune africaine.”Devons-nous faire des compromis? Ou devons-nous simplement identifier les zones à protéger et celles que nous risquons de perdre” pour l’habitat sauvage?, s’interroge-t-il lors d’un entretien avec l’AFP.Un dilemme que rencontrent nombre de pays africains, alors que le continent connaît une forte augmentation de sa population.Mais “l’Afrique n’a pas à choisir entre la conservation de la faune sauvage, la protection de la nature et le développement”, tranche M. Muruthi, pour qui le bien-être des humains et celui des animaux est “indissociable”.

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A la COP30, la Corée du Sud s’engage vers la sortie du charbon

La Corée du Sud s’est engagée lundi à éliminer progressivement les centrales électriques à charbon “sans captage”, c’est-dire sans mesures de réduction des émissions, une étape ambitieuse pour un pays qui génère un tiers de son électricité à partir de ce combustible fossile.”Notre objectif de long terme est de créer une société verte décarbonée, avec les renouvelables prenant une large part de notre bouquet électrique, en utilisant l’énergie nucléaire en complément, en sortant du charbon et avec le gaz comme solution d’urgence”, a expliqué à la COP30 de Belem, au Brésil, Kim Sung-Whan, le ministre sud-coréen du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement, devant quelques journalistes.Séoul officialise via cette annonce son adhésion à la Powering Past Coal Alliance (PPCA), un groupe de pays et d’organisations qui entend éliminer le charbon comme source d’énergie.Le terme “sans captage” signifie que le charbon est brûlé sans aucune mesure pour réduire ses émissions, telles que le captage et le stockage du carbone. La plupart des centrales au charbon aujourd’hui ne captent pas le CO2 généré par sa combustion.Aucune date n’est fixée pour la fin de l’utilisation du charbon en Corée du Sud. Mais c’est le premier engagement officiel du pays à cesser de construire de nouvelles centrales au charbon et à éliminer progressivement celles existantes.”Sur les 61 centrales électriques au charbon existantes (en Corée du Sud), 40 centrales sont destinées à être fermées d’ici 2040″, a déclaré la PPCA dans un communiqué.Les 21 restantes verront leur date de fermeture “déterminée en fonction de la faisabilité économique et environnementale”, avec une feuille de route détaillée finalisée en 2026, a ajouté le groupe.La quatrième économie d’Asie exploite actuellement le septième plus grand parc de centrales à charbon au monde et est le quatrième importateur mondial de charbon, selon la PPCA.- “choix logique” -Cette transition “créera des milliers d’emplois dans les industries du futur”, a affirmé M. Kim.”La Corée est reconnue comme une puissance manufacturière mais malheureusement les renouvelables n’ont représenté qu’une petite partie de notre bouquet électrique. A l’avenir nous sommes déterminés à encourager les industries des renouvelables”, a-t-il assuré au Brésil. La Corée du Sud a déjà commencé à réduire sa dépendance au charbon : sa part dans la production d’électricité est tombée de 46,3% en 2009 à 30,5% en 2024, selon le centre de réflexion sur l’énergie Ember.L’engagement de ce pays “aurait semblé inconcevable il y a quelques années” mais la baisse de la part du charbon “en fait désormais un choix logique”, estime Richard Black, directeur politique et stratégie d’Ember, interrogé par l’AFP.Cela “augmentera la sécurité énergétique de la Corée du sud en mettant fin à sa dépendance aux importations de charbon pour la production électrique, et devrait aussi se traduire par une baisse des factures d’électricité”, grâce aux faibles coûts de l’éolien et du solaire, estime-t-il.Ce nouvel engagement s’appuie sur la promesse faite par Séoul en 2020 d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Pour cela, le gouvernement vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans une proportion comprise entre 53% et 61% d’ici 2035, par rapport aux niveaux de 2018.Des dizaines de pays se sont engagés à se passer progressivement du charbon, mais la Corée du Sud est seulement le deuxième d’Asie à rejoindre l’alliance, après Singapour.Au niveau mondial, la part des renouvelables dans la production d’électricité (34,3%) a dépassé celle du charbon (33,1%) pour la première fois au premier semestre, selon les chiffres d’Ember publiés en octobre. Cela a notamment été permis par un déclin du charbon en Chine et en Inde, où il reste toutefois encore très important.”Mais dans ces années critiques pour l’action climatique, nous devons aller plus loin et plus vite”, a pressé lundi à Belem la secrétaire d’Etat britannique au Climat, Katie White, qui copréside la PPCA.”Les émissions liées au charbon n’ont pas encore atteint leur pic et nous devons regarder les barrières auxquelles le monde en développement est confronté, pour s’assurer que chacun ressente les avantages d’une sortie du charbon”, souligne-t-elle.

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Pollution: des manifestants bloquent une usine BASF près de Rouen

Plusieurs centaines de manifestants ont bloqué lundi pendant quelques heures l’usine BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, près de Rouen, pour dénoncer la production de pesticides et des rejets de polluants éternels dans l’environnement.Entamé à l’aube, le blocage du site a été levé peu avant 13h00, a constaté un journaliste de l’AFP. “L’action est levée”, a confirmé le syndicat agricole Confédération paysanne, co-organisateur de l’opération.Quelque 300 personnes ont participé à cette action et une soixantaine est parvenue à pénétrer à l’intérieur du site en forçant l’entrée à l’aide de tracteurs agricoles, selon la préfecture de Seine-Maritime. Deux militants ont été interpellés pour “outrage” et “rébellion”, a-t-elle précisé.Les organisateurs ont affirmé avoir réuni lundi matin environ 500 agriculteurs et citoyens devant le site BASF accusé de fabriquer des produits dangereux pour la santé. “Les premiers touchés, c’est les paysans, les paysannes et les salariés agricoles de ce système agrochimique”, a déclaré Thomas Gibert de la Confédération paysanne.Les PFAS et les pesticides posent un “problème majeur de santé publique”, ont dénoncé les manifestants, citant notamment la multiplication de “cancers pédiatriques, maladies neurodégénératives et troubles hormonaux”, dans un communiqué.Arrivés vers 07H45, la plupart des militants étaient vêtus d’une combinaison blanche. Ils ont brandi autour de l’usine des pancartes comme “BASF multinationale du cancer”, “pesticide tue et pollue”, ou “BASF exportateur de poison”, selon le journaliste de l’AFP sur place.Ils étaient placés sous la surveillance d’un important dispositif policier.Sept tracteurs et des amas de terre ont interdit le passage à six poids lourds bloqués devant l’entrée.”Des intrusions, des dégradations de matériels, des comportements pouvant porter atteinte à la sécurité du site et des attitudes d’intimidation à l’égard des personnels ont été constatés”, a dénoncé la direction de BASF France, annonçant son intention de déposer plainte.En janvier, plusieurs associations avaient dénoncé l’impact du site sur l’environnement. Elles affirmaient que cette usine détenait le “record français, et de très loin, de rejets de TFA dans la Seine”, un polluant éternel de la famille des PFAS.BASF a indiqué qu’un plan mené depuis janvier a permis “une réduction de 85% des émissions de TFA” depuis janvier.Plusieurs organisations, la Confédération paysanne, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO), Cancer Colère, les Faucheurs volontaires et les Soulèvements de la Terre, ont revendiqué cette opération coup de poing. Ils ont expliqué avoir procédé à une “inspection des stocks afin de récupérer des preuves supplémentaires de la fabrication et du stockage de pesticides interdits, notamment à base de Fipronil”.”Cette usine produit en immense majorité des pesticides interdits en Europe pour l’exportation vers l’Amérique du Sud, c’est totalement illégitime”, a affirmé M. Gibert, dénonçant la recherche de profits au détriment du bien commun et “l’indécence” d’entreprises qui, selon lui, “vont profiter aussi des accords de libre-échange comme le traité du Mercosur”.

Pollution: des manifestants bloquent une usine BASF près de Rouen

Plusieurs centaines de manifestants ont bloqué lundi pendant quelques heures l’usine BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, près de Rouen, pour dénoncer la production de pesticides et des rejets de polluants éternels dans l’environnement.Entamé à l’aube, le blocage du site a été levé peu avant 13h00, a constaté un journaliste de l’AFP. “L’action est levée”, a confirmé le syndicat agricole Confédération paysanne, co-organisateur de l’opération.Quelque 300 personnes ont participé à cette action et une soixantaine est parvenue à pénétrer à l’intérieur du site en forçant l’entrée à l’aide de tracteurs agricoles, selon la préfecture de Seine-Maritime. Deux militants ont été interpellés pour “outrage” et “rébellion”, a-t-elle précisé.Les organisateurs ont affirmé avoir réuni lundi matin environ 500 agriculteurs et citoyens devant le site BASF accusé de fabriquer des produits dangereux pour la santé. “Les premiers touchés, c’est les paysans, les paysannes et les salariés agricoles de ce système agrochimique”, a déclaré Thomas Gibert de la Confédération paysanne.Les PFAS et les pesticides posent un “problème majeur de santé publique”, ont dénoncé les manifestants, citant notamment la multiplication de “cancers pédiatriques, maladies neurodégénératives et troubles hormonaux”, dans un communiqué.Arrivés vers 07H45, la plupart des militants étaient vêtus d’une combinaison blanche. Ils ont brandi autour de l’usine des pancartes comme “BASF multinationale du cancer”, “pesticide tue et pollue”, ou “BASF exportateur de poison”, selon le journaliste de l’AFP sur place.Ils étaient placés sous la surveillance d’un important dispositif policier.Sept tracteurs et des amas de terre ont interdit le passage à six poids lourds bloqués devant l’entrée.”Des intrusions, des dégradations de matériels, des comportements pouvant porter atteinte à la sécurité du site et des attitudes d’intimidation à l’égard des personnels ont été constatés”, a dénoncé la direction de BASF France, annonçant son intention de déposer plainte.En janvier, plusieurs associations avaient dénoncé l’impact du site sur l’environnement. Elles affirmaient que cette usine détenait le “record français, et de très loin, de rejets de TFA dans la Seine”, un polluant éternel de la famille des PFAS.BASF a indiqué qu’un plan mené depuis janvier a permis “une réduction de 85% des émissions de TFA” depuis janvier.Plusieurs organisations, la Confédération paysanne, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO), Cancer Colère, les Faucheurs volontaires et les Soulèvements de la Terre, ont revendiqué cette opération coup de poing. Ils ont expliqué avoir procédé à une “inspection des stocks afin de récupérer des preuves supplémentaires de la fabrication et du stockage de pesticides interdits, notamment à base de Fipronil”.”Cette usine produit en immense majorité des pesticides interdits en Europe pour l’exportation vers l’Amérique du Sud, c’est totalement illégitime”, a affirmé M. Gibert, dénonçant la recherche de profits au détriment du bien commun et “l’indécence” d’entreprises qui, selon lui, “vont profiter aussi des accords de libre-échange comme le traité du Mercosur”.