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Coup d’envoi de la commission d’enquête sur un audiovisuel public en pleine tourmente

En pleine période de turbulences pour l’audiovisuel public, une commission d’enquête sur sa “neutralité”, son “fonctionnement” et son “financement” s’ouvre mardi à l’Assemblée nationale avec l’audition de Martin Ajdari, patron de l’Arcom, le régulateur du secteur.M. Ajdari sera entendu à 16H30 et donnera le coup d’envoi d’un programme d’auditions très dense qui s’étalera jusqu’à début mars. La commission espère rendre son rapport quelques semaines plus tard.Les patronnes de France Télévisions et Radio France, Delphine Ernotte Cunci et Sibyle Veil, seront respectivement reçues les 10 et 17 décembre.”C’est la première fois qu’il y a une commission d’enquête sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale”, s’est félicité auprès de l’AFP son rapporteur, Charles Alloncle, député du groupe UDR d’Eric Ciotti.C’est ce groupe, allié du Rassemblement national (RN), qui a souhaité créer cette commission dans la foulée de l’affaire Legrand-Cohen. Ces deux journalistes du service public ont été accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion, début septembre, d’une vidéo les montrant au restaurant avec deux de ses responsables.M. Alloncle dit vouloir mener “un travail de transparence au nom des Français” pour évaluer “l’utilisation de leurs impôts” par l’audiovisuel public et le respect de son “obligation de neutralité”, qui a selon lui connu “des entorses”.A gauche, certains redoutent une “instrumentalisation politique”. “C’est une commission d’enquête contre l’audiovisuel public et pas sur l’audiovisuel public!”, a tonné la députée écologiste Sophie Taillé-Polian auprès de la chaîne de télévision LCP.Monsieur Alloncle s’en défend: “Je ne serai pas partisan”.Cette commission s’ouvre dans une période tendue pour le service public.L’affaire Legrand-Cohen a été le catalyseur d’une guerre ouverte avec les médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, CNews, Europe 1 et le Journal du dimanche (JDD). Ces derniers ont vu dans cette affaire un signe de partialité du service public en faveur de la gauche.France Télévisions et Radio France ont contre-attaqué en les poursuivant en justice pour “dénigrement”. Et mi-septembre, Mme Ernotte Cunci a qualifié CNews de “chaîne d’extrême droite” dans un entretien au Monde.Outre les critiques sur sa neutralité, l’audiovisuel public s’inquiète pour ses finances car la dotation de l’Etat va baisser, en raison du contexte budgétaire difficile.Fin septembre, un rapport de la Cour des comptes a conclu que France Télévisions était dans une “situation financière critique”.

Venezuela says US terrorist designation a ‘ridiculous lie’

Venezuela on Monday rejected the US terrorist designation of an alleged drug cartel on its territory as a “ridiculous lie” aimed at paving the way for an “illegitimate” military intervention.A major US military build-up near Venezuela has led to speculation that President Donald Trump is planning to try to topple Venezuela’ Socialist leader Nicolas Maduro.Washington …

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Après sa permission, un détenu narcotrafiquant rentre à la prison de Vendin

Le détenu du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) qui avait obtenu une permission de sortir polémique est rentré lundi soir au sein de la prison, a appris l’AFP auprès du ministère de la Justice.Ce détenu narcotrafiquant “est bien rentré, il a passé le greffe et a été remisé en cellule”, a assuré le ministère, qui “n’a pas eu d’informations allant dans le sens” d’incidents quelconques.”Il a respecté les indications horaires de sa permission de sortir”, qui prenait fin à 21H00, a ajouté le ministère.Il avait quitté l’établissement pénitentiaire vers 07H40 lundi matin, avait constaté l’AFP, qui avait alors vu plusieurs véhicules sortir au même moment, dont une voiture banalisée ainsi qu’un van SNCF.Une sortie dans ce cadre se fait sans escorte, mais un “dispositif” était prévu toute la journée, avait assuré dimanche l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez à l’AFP.”Il n’est pas surveillé, il n’est pas escorté. Il y a quelqu’un de son entourage qui est venu le chercher et (…) conformément à la décision judiciaire qui a été rendue par le juge judiciaire, il va d’un point A à un point B pour préparer, muscler, renforcer sa réinsertion”, a affirmé lundi matin son avocate Marie Violleau sur BFMTV.”Le scandale, ce n’est pas qu’il ait obtenu une permission de sortir mais bien qu’il ait été affecté” au QLCO de Vendin-le-Vieil, a-t-elle assuré plus tard sur RTL, soulignant qu’elle avait sans succès contesté cette affectation en justice.Le détenu, libérable en 2029, avait rendez-vous avec un potentiel employeur dans l’agglomération lyonnaise.Sa permission de sortir avait été accordée par un juge d’application des peines malgré un avis défavorable du parquet de Béthune, et confirmée par la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Douai.Selon une source syndicale, il s’agit de Ouaihid Ben Faïza, 52 ans, membre important d’un vaste réseau de trafic de drogue de Seine-Saint-Denis.En 2014, alors qu’il était incarcéré à la prison de Villepinte depuis trois ans, Ouaihid Ben Faïza s’était évadé avec l’aide d’un commando armé à sa sortie d’une consultation à l’hôpital. Sa cavale avait duré deux semaines.La permission de sortir d’un détenu avec un tel profil a été abondamment commentée depuis ce week-end, suscitant notamment l’indignation de syndicats d’agents pénitentiaires.Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a exprimé dimanche son intention de modifier les règles d’application des peines en matière de criminalité organisée, en créant, comme en matière de terrorisme, “un droit spécifique et un juge d’application spécialisé qui connaît parfaitement les profils dangereux”.”Il faut du bon sens, tout simplement”, selon Thomas Vaugrand, secrétaire général du syndicat UFAP UNSa Justice dans les Hauts-de-France.Une telle permission de sortie de droit commun, “ça ne va pas avec les conditions d’isolement” prévues pour les détenus narcotrafiquants dans les QLCO créés depuis cette année. “On a dit qu’il fallait les couper du monde (…) et aujourd’hui on le laisse sortir dans la nature, tout seul”, a ajouté M. Vaugrand.Les extractions de ces quartiers spéciaux sont censées être très limitées, pour éviter au maximum les transports et donc les risques d’évasion, comme celle du narcotrafiquant Mohamed Amra qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires en 2024 dans l’Eure. M. Amra est à présent détenu au sein du QLCO de Vendin-le-Vieil.ldf-etb-zl-kau/cnp/dsa

Sudan’s RSF declares truce after army rejects US plan

Sudan’s paramilitary Rapid Support Forces on Monday announced a unilateral three-month ceasefire a day after the army dismissed a US truce proposal from international mediators.The RSF, which has been fighting Sudan’s regular army since April 2023, said it was declaring the ceasefire “in response to international efforts, including the initiative of US President Donald Trump …

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Hezbollah mourns top commander killed in Israel strike, Iran Guards urge revenge

Hezbollah held a funeral on Monday for its top military chief and other members of the militant group a day after a deadly Israeli strike on south Beirut, while Iran’s Revolutionary Guards urged revenge.Haytham Ali Tabatabai is the most senior commander from the Iran-backed group to be killed by Israel since a November 2024 ceasefire …

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Budget: Lecornu veut changer de méthode pour essayer de surmonter les blocages au Parlement

Pour conjurer la perspective d’un rejet du budget à la fin de l’année, Sébastien Lecornu entend réunir les partis sur des “priorités absolues” comme la sécurité, l’agriculture et l’énergie, en soumettant ensuite ces discussions à des votes au Parlement, un changement de méthode déjà critiqué.Alors que le Sénat à majorité de droite s’est emparé des textes budgétaires –le vote revenant sur la suspension de la réforme des retraites est attendu mardi soir–, le Premier ministre a concocté un programme pour l’Assemblée nationale, qui a rejeté quasi-unanimement samedi la partie “recettes” du budget.M. Lecornu entend soumettre des thèmes au débat parlementaire. Le premier pourrait avoir lieu lundi prochain: le Premier ministre va proposer à la conférence des présidents de l’Assemblée, réunie mardi matin, “qu’un vote ait lieu” sur “la stratégie de défense nationale, les moyens supplémentaires et les efforts industriels à engager”.Un débat en vertu de l’article 50-1 de la Constitution, suivi d’un vote non contraignant, a expliqué lundi sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon, qui a précisé le sens de la démarche de Matignon: “si le Premier ministre propose au vote cette augmentation de budget (de la défense), c’est précisément pour intégrer le résultat de ce vote par la suite”.Les armées seraient “les premières victimes” d’un échec des discussions budgétaires, avec l’abandon de la hausse de 6 milliards d’euros de crédits prévue dans la loi de programmation militaire, a expliqué M. Lecornu lors d’une allocution lundi matin depuis Matignon.La démarche consiste donc à accroître la pression sur les parlementaires face à la perspective d’une absence de vote final sur le budget.Le chef du gouvernement s’est dit toujours convaincu d'”une majorité” possible à l’Assemblée. Ecartant l’hypothèse d’une loi spéciale ou d’un budget par ordonnances. “Il n’y a pas d’alternative au vote parlementaire”, a insisté Maud Brégeon.Le vote de l’Assemblée samedi constituant néanmoins “une alerte”, M. Lecornu a opéré un changement de méthode d’ici la reprise des débats mi-décembre au Palais-Bourbon.A cette fin, il va recevoir l’ensemble des formations politiques ainsi que les partenaires sociaux pour discuter de cinq thèmes vus comme des “priorités (…) absolues” : le déficit, la réforme de l’État, l’énergie, l’agriculture ainsi que la sécurité intérieure et extérieure, avec débats et votes possibles à la clé.”Des mesures dilatoires”, a réagi auprès de l’AFP le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner.M. Lecornu “balade les Françaises et les Français, et les partis politiques avec, avec son air bonhomme (…) et un très grand cynisme”, a jugé le député RN Jean-Philippe Tanguy sur BFMTV.Lors d’une conférence des présidents lundi, le président du Sénat Gérard Larcher a fait part de son “mécontentement sur cette façon de procéder”, selon des sources parlementaires.- “Forme de cynisme”-Parmi les autres sujets sur la table, M. Lecornu a cité l’énergie, “un enjeu majeur”, notamment sur le pouvoir d’achat.Quant à l’agriculture, “la négociation de la future politique agricole commune avec Bruxelles” doit faire l’objet “d’un consensus le plus large possible”.Concernant la réforme de l’Etat et la décentralisation, il a dit vouloir “avancer rapidement” sur un projet de loi.Il a enfin réaffirmé que le budget 2026 devrait “garder une cible de déficit à moins de 5% du PIB”Mais le Premier ministre a aussi dénoncé “une forme de cynisme”, s’en prenant aux “comportements de La France insoumise et même parfois du Rassemblement national” et implicitement au patron des Républicains Bruno Retailleau, qui a déclaré préférer “une loi spéciale” (c’est-à-dire la reconduction temporaire du budget 2025) plutôt “qu’un budget qui continuera à déclasser la France”.Parallèlement à ces discussions, les projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale poursuivent leur route au Sénat.Dans l’hémicycle d’abord, où les sénateurs ferraillent sur le budget de la Sécu depuis plusieurs jours avant un vote solennel prévu mercredi après-midi. La droite et ses alliés centristes s’apprêtent d’ailleurs à s’opposer à la “suspension” de la réforme des retraites et au “dégel” des prestations sociales, deux votes cruciaux qui auront probablement lieu mardi soir.En commission des Finances, les sénateurs examinent le volet “recettes” du projet budget de l’État, avant son arrivée dans l’hémicycle à partir de jeudi.Sur ce texte, les sénateurs repartent de la copie initiale du gouvernement. Les commissaires aux Finances ont voté une restriction de la taxe sur les holdings familiales proposée par le gouvernement, s’opposant aussi à la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés. Mais la contribution différentielle visant les plus haut revenus est pour l’heure épargnée.far-ama-led-bpa/jmt/frd/

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Rhinocéros, anguilles et requins au coeur d’une conférence sur la vie sauvage

La restriction du commerce des anguilles, une proposition pour réautoriser la vente de cornes de rhinocéros, et la protection des requins sont au programme de discussions mondiales sur la vie sauvage qui se sont ouvertes lundi en Ouzbékistan.Plus de 180 nations ainsi que des experts en protection de la biodiversité sont réunis à Samarcande jusqu’au 5 décembre pour débattre de dizaines de propositions concernant le commerce et la protection de la faune.Cette conférence rassemble les signataires de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), considérée comme le cadre de référence.Parmi les propositions les plus contestées cette année figure celle qui voudrait protéger plus amplement deux espèces d’anguilles, un mets populaire dans certaines régions d’Asie.La CITES réglemente le commerce d’environ 36.000 espèces, rangées dans plusieurs catégories selon le degré de menace auquel elles font face.Le commerce des espèces inscrites à l’Annexe I, considérées comme les plus menacées au monde, est presque entièrement interdit.Les espèces de l’Annexe II font l’objet d’un examen et d’une certification supplémentaires avant de pouvoir être commercialisées. Une espèce d’anguille, l’anguille d’Europe (anguilla anguilla), est jugée en danger critique d’extinction et a été ajoutée à l’Annexe II en 2009.Plusieurs pays voudraient ajouter deux espèces d’anguilles à l’Annexe II: l’anguille du Japon (anguilla japonica) et l’anguille d’Amérique (anguilla rostrata).Les soutiens de cette proposition estiment qu’il est impossible de différencier les trois espèces lorsque les animaux sont jeunes, moment où ils sont généralement commercialisés, ce qui signifie que l’anguille d’Europe est souvent vendue sous un autre nom.Mais le Japon s’y oppose: le pays est un grand consommateur d’anguille et a lancé un effort concerté de lobbying pour tenter de faire échouer l’amendement, avançant que la mesure risque d’entraîner une “augmentation du braconnage et de la contrebande malveillants”.- Rhinocéros et requins -Autre proposition controversée: autoriser les gouvernements à vendre des réserves d’ivoire d’éléphants et de cornes de rhinocéros.Ses partisans arguent que les gouvernements devraient pouvoir écouler ces stocks pour aider à financer la sauvegarde de la biodiversité. Mais de nombreux groupes de protection des animaux estiment que la reprise des ventes ne fera qu’encourager le commerce illégal.”Dès que vous légalisez ce commerce, cela ouvre un boulevard pour blanchir l’ivoire et la corne de rhinocéros sur ces marchés en Asie, où cela a posé tellement de problèmes”, a prévenu Matt Collis, directeur principal des politiques au Fonds international pour la protection des animaux.”La CITES a essayé cela deux fois dans le passé, la dernière fois a été particulièrement désastreuse”, a-t-il ajouté.Mais la Namibie, qui a lancé la proposition, assure que des fonds supplémentaires sont nécessaires pour éviter “le retrait progressif des rhinocéros du paysage, la détérioration de leur habitat, et l’affaiblissement des métapopulations nationales.”Les membres de la CITES ont rejeté une proposition similaire en 2022.Une plus ample protection pour sept espèces de requins sera également discutée, dont une interdiction totale du commerce en vertu de l’Annexe I pour le requin océanique, en danger critique d’extinction.Les experts pensent que cette mesure a de bonnes chances d’obtenir les deux tiers des voix, requises pour une adoption. D’autres amendements pourraient faire l’objet d’un examen plus approfondi, notamment un visant à imposer des limites commerciales pour les requins-baleines et les requins chagrins, ciblés pour leur huile de foie.Cette réunion s’est ouverte au lendemain du rejet d’une proposition émanant du secrétariat de la CITES qui demandait à l’Inde de suspendre les importations des espèces les plus menacées du monde. – Fils Trump au zoo -Cette recommandation figurait dans un rapport d’experts de la CITES qui ont visité le méga-zoo indien controversé de Vantara, où se trouvent des dizaines de milliers d’animaux, appuyant ainsi les préoccupations des défenseurs de l’environnement. Dimanche, lors de débats portant sur l’adoption des conclusions de ce rapport, l’Inde a rejeté la proposition de suspendre les importations des espèces de l’Annexe I, la jugeant “disproportionnée”.L’Inde a reçu le soutien des États-Unis, qui ont qualifié la proposition de “prématurée”. La position américaine est “purement politique”, a dénoncé Lorène Jacquet, responsable campagnes et plaidoyer de la Fondation 30 Millions d’Amis, en notant qu’au moment où se sont tenues les discussions, des images du fils aîné du président américain Donald Trump en promenade à Vantara ont été diffusées.”Nous pouvons ainsi supposer que l’administration Trump priorisera ses intérêts politiques à la conservation (des espèces) lors de cette réunion”, craint-elle.