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Grève reconduite au Louvre : le musée de nouveau fermé lundi

Le musée du Louvre est resté fermé lundi pour la quatrième fois depuis le début, mi-décembre, de la mobilisation d’une partie de son personnel pour de meilleures conditions de travail, a indiqué l’établissement à l’AFP.Fragilisé par le casse du 19 octobre, le musée le plus visité du monde peine à mettre fin à ce conflit social, l’un des plus longs de son histoire, malgré plusieurs séances de négociations avec le ministère de la Culture et la direction.Réunis lundi matin en assemblée générale, au moins 300 salariés ont voté la reconduction de la grève lancée le 15 décembre pour dénoncer les sous-effectifs et les écarts de rémunération avec d’autres agents relevant du ministère de la Culture, selon les syndicats CGT et CFDT.”Ce qu’il nous faut, c’est une volonté politique pour que ces écarts de rémunération soient compensés sans attendre”, a déclaré à l’AFP Christian Galani, qui dit vouloir prendre au mot la ministre de la Culture, Rachida Dati, laquelle a jugé les revendications des grévistes “légitimes”.”Si nos demandes sont légitimes, il faut qu’elle s’en occupe avant son départ du ministère” pour briguer la mairie de Paris, a-t-il ajouté.Selon Valérie Baud, représentante de la CFDT, la direction du Louvre a transmis dimanche une “première mouture” de propositions sur les conditions de travail, jugée “insuffisante” par les salariés.Depuis le début de la mobilisation, le musée a déjà été contraint de fermer totalement à trois reprises et d’ouvrir partiellement ses espaces à trois autres occasions.Même lorsque la grève n’était pas reconduite, les assemblées générales du personnel ont systématiquement retardé d’environ deux heures l’ouverture du musée, au grand dam des touristes massés devant les entrées.Mi-janvier, le Louvre avait évalué à “au moins un million d’euros” les pertes de recettes liées à ce mouvement social.

US judge to consider bid to halt Minneapolis immigration campaign

A federal judge in Minnesota will consider Monday whether to halt the deployment of thousands of immigration agents to the state, after the killings of two US citizens sparked uproar.Minneapolis has been rocked by increasingly tense protests since Immigration and Customs Enforcement (ICE) agents fatally shot Renee Good, a 37-year-old mother of three, in her car, on January 7.On Saturday, …

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Haute couture: chez Dior, le baptême du feu de Jonathan Anderson

Quelques jours après la présentation d’une collection homme audacieuse, Jonathan Anderson lance lundi à Paris la semaine de la haute couture avec son premier défilé pour Dior, un exercice inédit sur lequel il est très attendu.Le show, organisé dans les jardins du musée Rodin à 14H30 (13H30 GMT), est l’un des points d’orgue des quatre jours de défilés, avec les débuts en haute couture de Matthieu Blazy chez Chanel mardi.Un défi d’autant plus intéressant que, jusqu’à son arrivée chez Dior, le Nord-irlandais de 41 ans estimait que la haute couture n’était “pas pertinente”, a-t-il confié au média spécialisé The Business of Fashion, admettant ne “jamais en avoir compris le glamour”.Aujourd’hui, il dit avoir l’impression de “faire un doctorat” tant il découvre chaque jour un savoir‑faire français qu’il décrit comme “une institution ”.Souvent présenté comme l’un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, a été nommé à la tête des collections femme et couture en juin, quelques semaines après son arrivée chez Dior Homme. Il est devenu le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison-phare de LVMH.Avec cette première collection haute couture, “il est très attendu”, souligne Marc Beaugé, le directeur du semestriel de mode masculine L’Etiquette. “Il faut qu’il montre qu’il a pris la mesure du poste.”- “Pas de normalité” -Après une première collection homme saluée en juin et une ligne femme accueillie en octobre de façon plus mesurée, le styliste a présenté mercredi un deuxième vestiaire masculin plus extravagant.”C’est une collection qui a pris tout le monde par surprise”, reconnaît Adrien Communier, chef de la rubrique mode chez GQ.  Entre tops à sequins, manteaux-capes inspirés des imprimés de Paul Poiret, l’emblématique veste Bar à la taille très cintrée une nouvelle fois revisitée, et chaussures à motifs lézard, le tout surmontés de perruques jaune acide, le couturier a livré une ligne aristo-punk plus fidèle à son esprit subversif que la précédente.”Il emmène Dior vers quelque chose de complètement inédit. Mais je pense qu’il est exactement là où il devrait être puisqu’il n’est pas là pour faire du réchauffé”, poursuit Adrien Communier.”Je ne veux pas de normalité”, assurait Jonathan Anderson quelques heures avant le défilé. Si l’exercice est inédit, il a toutefois déjà donné un avant-goût de sa vision lors des Golden Globes, à Los Angeles. Le styliste y a signé une robe bustier bleu clair très fendue pour l’actrice irlandaise Jessie Buckley, et une silhouette noire en transparence et dentelle pour Rashida Jones.- Armani sans Giorgio -L’attente est également très forte chez Chanel, où Matthieu Blazy présentera mardi au Grand Palais sa toute première collection haute couture. Le Franco-Belge de 41 ans, arrivé en décembre 2024 après son passage remarqué chez Bottega Veneta (Kering), avait impressionné dès octobre avec une première collection prêt-à-porter féminin encensée.Il a également démontré sa maîtrise des savoir-faire de la maison lors du défilé Métiers d’art présenté en décembre à New York, un show marquant organisé dans le métro.Parmi les autres temps forts, Armani présentera mardi soir la première collection haute couture de la maison italienne sans la supervision de son fondateur Giorgio, décédé début septembre à l’âge de 91 ans.Jusqu’à jeudi, 28 maisons répondant à des critères très précis vont présenter leurs créations.Comme à son habitude, la maison italienne Schiaparelli a ouvert le bal avec une collection sculpturale qui a attiré de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le patron d’Amazon Jeff Bezos et son épouse Lauren Sánchez, l’actrice américaine Demi Moore ou encore la comédienne française Sophie Marceau.Baptisé “L’agonie et l’extase”, ce nouveau vestiaire très animalier et structuré met en scène des silhouettes parées de tops en plumes colorées prolongés de cornes sur les omoplates ou la poitrine, de vestes et de robes rehaussées d’ailes, voire de queues de scorpion qui remontent jusqu’au‑dessus de la tête et de jupes aux volumes explosifs.

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky veut prendre la majorité de Fnac Darty

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky va lancer une offre publique d’achat (OPA) sur Fnac Darty et compte ainsi prendre le contrôle majoritaire du spécialiste de l’électronique et des produits culturels sur qui planait l’ombre d’un actionnaire indirect chinois ces derniers mois. Pour ce faire, la société EP Group, contrôlée par le Tchèque, a transmis vendredi au conseil d’administration de Fnac Darty une offre proposant un prix de 36 euros par action, valorisant l’entreprise à plus d’un milliard d’euros, selon un communiqué publié lundi. “Le conseil d’administration de Fnac Darty a unanimement accueilli favorablement l’offre”, fait savoir Fnac Darty, dont Daniel Kretinsky est déjà le principal actionnaire, à hauteur de 28,5%. Avec cette OPA, il compte franchir le seuil de 50% du capital.- Pas de sortie de la Bourse -A l’ouverture de la Bourse de Paris, l’action Fnac Darty a bondi de près de 19%. Vers 11H50, elle grimpait de 17,02%, à 35,40 euros. Vendredi, le titre avait terminé la semaine à 30,25 euros. Le prix proposé représente une plus-value d’environ 25% sur le cours de Bourse moyen de l’action Fnac Darty ces derniers mois.A 36 euros l’action, le montant total de l’investissement nécessaire à Daniel Kretinsky pour atteindre le seuil des 50% du capital est de presque 230 millions d’euros. L’offre, dont le dépôt auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) est prévu “avant la fin du premier trimestre 2026”, n’entraînera pas de sortie de la Bourse, puisqu’EP Group n’a “pas l’intention de mettre en oeuvre une procédure de retrait obligataire”, est-il précisé. “Nous saluons ce projet de notre premier actionnaire, qui témoigne d’un soutien renouvelé à notre plan Beyond everyday et à notre stratégie de plus long terme”, a réagi le directeur général de Fnac Darty, Enrique Martinez, cité dans le communiqué. En devenant l’actionnaire majoritaire de Fnac-Darty, Daniel Kretinsky empêcherait de facto le chinois de l’e-commerce JD.com d’acquérir davantage de poids dans les décisions de l’entreprise, qui a récemment fait l’objet d’une attention particulière du ministère français de l’Économie concernant son contrôle et ses actionnaires. JD.com est en train d’acquérir le distributeur allemand Ceconomy qui détient plus de 20% du capital de Fnac Darty lui conférant de manière indirecte la place de deuxième actionnaire de l’entreprise française. Un changement de main qui a poussé le ministère de l’Economie à poser quelques conditions au cours de l’automne, parmi lesquelles, outre la non intervention dans la gestion, un engagement de JD et Ceconomy à ne pas augmenter leur participation au capital de Fnac Darty. Des conditions que JD.com a acceptées fin novembre. “L’Etat suivra de près ce dossier”, a assuré lundi Bercy à l’AFP.  A 11H00, ni Ceconomy, ni JD.com n’avaient réagi à l’annonce de Fnac Darty.”Les approches pour démarrer les démarches administratives vont démarrer dans les prochaines heures”, a indiqué Enrique Martinez lors d’un point presse.La clôture de l’offre sera soumise aux autorisations des autorités de la concurrence française et suisse, ainsi qu’à celle de la Commission européenne. – Vente de Nature & Découvertes -Simultanément à l’annonce de l’OPA, Fnac Darty a annoncé qu’il cherchait à se séparer de Nature & Découvertes, enseigne dédiée au bien-être qu’il avait acquise en 2019 et dont les difficultés plombaient les comptes du groupe. “Le groupe a décidé de lancer un processus actif de recherche de partenaire qui serait plus à même de soutenir son développement”, ajoute Fnac Darty dans son communiqué, précisant reclasser l’enseigne en “IFRS 5”, soit les actifs destinées à la vente. Les résultats préliminaires du groupe pour 2025, non audités, laissent entrevoir un chiffre d’affaires quasi stable (+0,7%) à 10,3 milliards d’euros à périmètre, à taux de change et parc de magasins constants, et un résultat opérationnel courant “en légère progression” à 203 millions d’euros.L’activité devrait aussi être restée “stable” en organique au quatrième trimestre, indique Fnac Darty, mais les trois derniers mois de l’année ont été pénalisés par “la contre performance de la France” (près de 60% de l’activité du groupe), qui a enregistré une baisse de 0,6% de son activité sur un an.Le groupe avait fait part en juillet d’une perte nette de 86 millions d’euros au premier semestre 2025, légèrement réduite sur un an, sans donner d’objectif pour son résultat net d’ici la fin de l’année.

Extrême droite: la justice sonne la fin de la dynastie Bompard à Orange

La justice a sonné la fin de la dynastie des Bompard à Orange, dans le Vaucluse, en condamnant lundi le fils, Yann Bompard, maire de la ville depuis 2021, à cinq ans d’inéligibilité, une décision qui s’applique immédiatement et le contraint à démissionner.Yann Bompard, jugé à Marseille pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire, devra aussi démissionner de son mandat de conseiller départemental. Il avait succédé à son père, Jacques Bompard, maire de cette ville de 30.000 habitants depuis 1995, quand celui-ci avait été condamné pour prise illégale d’intérêt.L’élu n’était pas présent à l’annonce du jugement lundi matin. Sollicités par l’AFP après l’audience, ses avocats n’ont pas souhaité faire de commentaire.La députée RN Marie-France Lorho, elle aussi prévenue dans cette affaire comme employeuse de Yann Bompard, est elle venue à la barre. Le tribunal correctionnel de Marseille l’a également condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Tous deux sont aussi condamnés à 18 mois de prison avec sursis.Expliquant la décision d’exécution provisoire, la présidente du tribunal a estimé que les deux prévenus n’étaient “pas aptes à exercer (leurs) fonctions et ce dès aujourd’hui”.L’avocat de Mme Lorho, Guillaume de Palma, a indiqué à l’AFP qu’elle resterait députée “jusqu’à la fin de son mandat actuel”, comme le prévoit la jurisprudence et que sa cliente n’avait pas encore décidé d’un éventuel appel.Marie-France Lorho était devenue députée sous l’étiquette Ligue du Sud, petit parti créé par Jacques Bompard, quand celui-ci avait laissé sa place pour cause de cumul des mandats en 2017.C’est à la fin de ce premier mandat qu’elle avait engagé Yann Bompard comme collaborateur, avant d’être reconduite en 2022 puis en 2024, cette fois sous l’étiquette RN.- “Facteur aggravant” -La justice lui reproche de ne pas avoir mis fin à ce contrat de travail alors que M. Bompard ne l’effectuait plus après avoir succédé à son père Jacques à la tête de la mairie d’Orange, fin 2021.La présidente du tribunal a fait remarquer que Yann Bompard n’utilisait plus les moyens mis à sa disposition pour faire son travail de collaborateur parlementaire, “son bureau, son adresse mail”.Les multiples casquettes du fils Bompard, conseiller départemental, président d’intercommunalité, collaborateur parlementaire puis, surtout, maire d’Orange, faisaient que “matériellement (…) il manquait de temps pour remplir ses obligations contractuelles” dont “la grande majorité (…) n’était pas effectuée”, avait pointé la procureure lors de l’audience, en réclamant cette peine d’inéligibilité avec application immédiate.”Alors qu’elle disposait des moyens de mettre fin à l’infraction, Marie-France Lorho a persisté à employer et à rémunérer Yann Bompard, et ce pendant plus d’une année”, a relevé le tribunal dans ses motivations.Le tribunal a aussi estimé que les justifications de Mme Lorho, qui a fait part de craintes des réactions de la famille Bompard si elle mettait fin à leur collaboration, est un “facteur aggravant. “Marie-France Lorho a choisi de se positionner puis de se maintenir sous la coupe d’un responsable politique local. Elle a choisi de favoriser les intérêts financiers de la famille de ce dernier” et “de préserver son propre avenir politique au détriment du bien public”.Elle a également été condamnée à une amende de 10.000 euros. Jacques Bompard, lui, accusé de s’être enrichi personnellement en percevant un salaire indu, est condamné à une amende de 40.000 euros. Ils doivent aussi, solidairement, rembourser près de 75.000 euros à l’Assemblée nationale, partie civile.

Une panne perturbe partiellement le trafic du tunnel sous la Manche

Les trains transportant des voitures et du fret sous la Manche ont été “suspendus” lundi matin au départ de la France en raison d’un “défaut d’alimentation électrique”, a indiqué Eurotunnel à l’AFP, prévoyant un retour à la normale dans la journée.Cette panne n’affecte pas les trains Eurostar transportant des voyageurs, ni les trains de fret et voitures depuis le Royaume-Uni vers la France, précise la société qui exploite le tunnel reliant les deux pays.Ce sont les navettes “Shuttle”, permettant le transport de voitures et de leurs passagers sur des trains et “Shuttle Fret”, pour le transport de camions de marchandises, qui sont concernées depuis l’aube.Cette panne électrique, qui n’affecte pas le tunnel lui-même mais le terminal ferroviaire de Coquelles (Pas-de-Calais) ralentit “l’enregistrement des passagers” de ces deux services et “leur passage aux postes de frontières”, précise encore l’entreprise.Eurotunnel a précisé lundi matin que “le retour à la normale” pour l’accueil des clients du transport de marchandises était prévu “pour 13H00” lundi, et celui des passagers qui empruntent les navettes transportant des véhicules devrait “reprendre dans le courant d’après-midi”.

La France se rapproche d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

La France est en passe de devenir le 2e pays au monde à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Les députés devraient adopter lundi cette mesure cherchant à protéger la santé des adolescents, soutenue de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron.La proposition de loi des députés du groupe présidentiel Renaissance sera examinée à partir de 16H00 et devrait, sauf surprise, recevoir le feu vert de l’Assemblée nationale. Le texte ira ensuite au Sénat à la “mi-février”, a annoncé lundi Gabriel Attal, pour une entrée en vigueur dès le “1er septembre”.Si elle était adoptée définitivement, la France deviendrait le 2e pays à se doter d’une législation restrictive pour les mineurs, après l’Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.”La France peut être pionnière en Europe en un mois”, s’est félicité l’ancien Premier ministre Gabriel Attal.Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.”Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois”, a déclaré dans une vidéo diffusée samedi le président de la République, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat.L’exécutif a d’ailleurs décidé d’engager la procédure accélérée sur le texte, qui permet une adoption plus rapide en cas de désaccord entre les deux chambres.Il s’agit d’aller vite, avec des mesures mises en œuvre dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, les plateformes ayant jusqu’au 31 décembre pour désactiver ceux déjà existants et ne répondant pas aux critères d’âge, selon Gabriel Attal.- Reconnaissance faciale -L’article principal prévoit que “l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans”.Il exclut de l’interdiction les “encyclopédies en ligne” ou encore les “répertoires éducatifs”.L’interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges doit elle être étendue aux lycées, dont certains expérimentent déjà la mesure.Après un avis très critique sur la version initiale du texte émis par le Conseil d’Etat, qui s’était notamment inquiété d’une interdiction générale trop large, la rapporteure Laure Miller l’a fait réécrire en commission.La mouture arrivant dans l’hémicycle lundi établit donc pour l’instant un dispositif avec des réseaux sociaux interdits, listés par décret après avis de l’Arcom (le régulateur du numérique), et d’autres soumis à autorisation parentale.Mais cette solution a fait grincer des dents à l’Élysée, qui l’a jugée trop complexe et inapplicable.La principale difficulté réside dans l’obligation de conformité avec le droit européen – plus précisément avec son règlement sur les services numériques (DSA). Objectif: ne pas subir le même sort qu’une loi de 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans mais n’ayant jamais pu être appliquée.Depuis cet été, la publication par la Commission européenne de nouvelles lignes directrices a permis d’ouvrir la voie à une régulation, dans le droit national, de l’accès aux réseaux sociaux.Pour que l’interdiction devienne une réalité, un système de vérification d’âge efficace devra en tout cas être mis en place. Des travaux sont en cours au niveau européen.Mais déjà deux solutions sont avancées par les partisans du texte. Un “tiers de confiance”, qui ne sera “ni l’État ni les plateformes de réseaux sociaux” procèdera soit par reconnaissance faciale, soit par téléchargement de documents d’identité, a détaillé Gabriel Attal lundi. – “Solution simpliste” -Le texte fera l’objet d’une motion de rejet de La France insoumise. Lors de l’examen en commission, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé un “paternalisme numérique”.Steevy Gustave (groupe écologiste) a lui critiqué une solution “simpliste”, tout en disant son groupe “pas unanime” sur sa position.L’interdiction des réseaux sociaux est en revanche soutenue par le Rassemblement national, Horizons et Les Républicains notamment. Les socialistes réservent leur décision à des précisions sur les exceptions permises, selon le député Arthur Delaporte. 

Le maire d’Orange Yann Bompard condamné à cinq ans d’inéligibilité

Le maire d’Orange (Vaucluse), Yann Bompard, a été condamné lundi à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.Le tribunal correctionnel de Marseille a également condamné la députée RN Marie-France Lorho à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour ne pas avoir mis fin à ce contrat de travail de collaborateur parlementaire alors que M. Bompard ne l’effectuait plus après avoir succédé à son père Jacques à la tête de la mairie d’Orange.Les deux prévenus ont également été condamnés à des amendes de 10.000 et 15.000 euros. Ils doivent aussi, solidairement, rembourser près de 75.000 euros à l’Assemblée nationale, partie civile.Le tribunal a rappelé que leur statut d'”élu de la République”, leur conférait “un devoir d’exemplarité exacerbé”, et qu’en ce sens, les délits de détournement de fonds public, de recel de détournement de fonds publics et pour Mme Lorho, de subornation de témoin, étaient “particulièrement graves”.Expliquant la décision d’exécution provisoire, la présidente du tribunal a estimé que les deux prévenus n’étaient “pas aptes à exercer (leurs) fonctions et ce dès aujourd’hui”.

A Saint-Denis, la sécurité gagne du terrain, mais la méfiance envers la police municipale demeure

Les faisceaux des torches balaient les halls d’immeubles de la cité Gabriel-Péri. LBD au poing, le regard fixé vers les étages supérieurs d’une tour, un policier municipal de Saint-Denis reste en appui à l’extérieur, pendant qu’une brigade s’engouffre dans l’entrée d’un bâtiment vide, historiquement connu comme un gros point de deal.Ici, le trafic n’a pas disparu, mais il n’est pas apparent. La cité, sous vidéosurveillance, est calme ce soir. “L’effet plumeau”, selon Rudy, chef des unités, qui comme ses collègues n’a pas donné son nom: “On enlève la poussière ici, mais elle part se déposer ailleurs.”Suffisant pour ces policiers municipaux qui se concentrent essentiellement, selon eux, sur “la tranquillité” et la “prox” (pour proximité) avec les habitants.C’est dans ce quartier que Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, a en partie grandi. “Jordan qui ?”, lance Rudy. “Un joueur de foot”, ironise son collègue. Attablé dans un fastfood face à la cité, un adolescent observe la patrouille à travers la vitre. “C’est un dealer qu’on connaît bien”, glisse Alexandre, 36 ans, chef du groupe de sécurisation de proximité (GSP), une brigade de dix hommes créée il y a un an par la municipalité socialiste notamment pour intervenir sur des “points de deal installés de longue date”.Faute de flagrant délit, l’ancien policier national, récemment passé à la municipale, se contentera d’un regard appuyé dans sa direction. Désormais, il ne lutte plus directement contre le trafic de drogue, seulement contre les nuisances qu’il génère, et n’a pas le droit de procéder à des contrôles d’identité.- “Pas des pots de fleurs” -En théorie. Sekou, 40 ans, qui souhaite garder l’anonymat, n’a toujours pas digéré d’avoir été contrôlé par la police municipale devant son fils, même s’il reconnaît à demi-mot qu’avec leur présence le quartier a changé en mieux.La méfiance envers les policiers se heurte au besoin de sécurité des habitants d’une ville au taux de criminalité plus élevé que la moyenne nationale. Ahmed, un agent de sécurité de 54 ans qui souhaite aussi rester anonyme, résume bien ce paradoxe: “La police municipale est bienfaitrice pour la ville, mais attention aux abus par-ci, par-là”, ajoute-t-il, en insistant sur les palpations “humiliantes”.Ces “abus” ont été dénoncés fin novembre par la Ligue des droits de l’Homme dans une lettre ouverte au maire socialiste Mathieu Hanotin. “Tutoiements, insultes, mises au sol étouffantes, inhalations de gaz toxiques, tirs de flash-ball, mises en fourrière arbitraires…”, y énumère l’association.Des accusations que balaie le chef de la police municipale (PM), Sofyan El Belqasmi, qui revendique une police “agissante”. L’ex-gendarme qui a grandi entre Paris et la Seine-Saint-Denis liste les délits les plus courants: agressions, vols, rixes, vente à la sauvette ou encore tapage nocturne. “Nous ne sommes pas des pots de fleurs en uniforme. Nous réglons des problèmes, et ils sont nombreux à Saint-Denis”, affirme-t-il.En 2025, au moins sept enquêtes pour des faits de violences impliquant la PM de Saint-Denis ont été ouvertes, précise le parquet de Bobigny à l’AFP.- “Saturer” l’espace – Depuis mai dernier, l’hôtel de la police municipale et ses 160 agents se sont installés dans l’ancien commissariat de la plus grande ville du département. Le Centre de surveillance urbain (CSU) contrôle 850 caméras, contre 90 il y a cinq ans, disséminées dans la ville de 150.000 habitants. La municipalité entend encore en ajouter si elle est reconduite.Les agents, rivés à leurs écrans, reçoivent aussi les appels des habitants. “55.000 appels en 2025, contre 250 en 2019″, précise l’adjointe au maire chargée de la sécurité, Gwenaëlle Badufle-Douchez.”Ceux qui s’opposent à la sécurité ne connaissent pas le quotidien des habitants et ne comprennent pas ce qu’est une ville populaire. Ses habitants veulent avant tout vivre en sécurité”, estime-t-elle.A l’approche des élections municipales, les méthodes de cette police de proximité sont critiquées par l’opposition, emmenée par LFI et les communistes. Dans le quartier bondé de la gare, la brigade menée par Rémy entend “saturer” l’espace. Sur leur passage, les attroupements se dispersent, les vendeurs de cigarettes s’éclipsent et les amendes pour stationnement illégal pleuvent, mais un homme bien connu du quartier n’a pas l’intention de bouger: “Vous inquiétez pas, on va tous aller voter pour récupérer notre ville.”

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky lance une OPA sur Fnac Darty

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky a lancé vendredi une offre publique d’achat (OPA) du spécialiste de l’électronique et des produits culturels Fnac Darty, au prix de 36 euros par action, a annoncé lundi l’entreprise dans un communiqué. “Le conseil d’administration de Fnac Darty a unanimement accueilli favorablement l’offre”, fait savoir Fnac Darty, dont Daniel Kretinsky est déjà le principal actionnaire, à hauteur de 28,5%. Avec cette OPA, il compte franchir le seuil de 50% du capital de l’entreprise.EP Group, la société contrôlée par Daniel Kretinsky qui a transmis l’offre au conseil d’administration de Fnac Darty, propose un prix de 36 euros par action, soit une plus-value de “24% et 26% sur la moyenne des cours de Bourse pondérée par les volumes sur 1 et 3 mois”, indique le communiqué. Ce prix porte la valorisation de Fnac Darty à plus d’un milliard d’euros, et le montant de l’investissement nécessaire pour atteindre le seuil des 50% du capital à presque 230 millions d’euros. L’offre, dont le dépôt auprès de l’Autorité des marchés financiers est prévu “avant la fin du premier trimestre 2026”, n’entraînera pas de sortie de la Bourse, puisqu’EP Group n’a “pas l’intention de mettre en oeuvre une procédure de retrait obligataire”, est-il précisé. Fnac Darty, présent dans 14 pays à travers plus de 1.500 magasins et fort d’un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros, a récemment fait l’objet d’une attention particulière de Bercy concernant son contrôle et ses actionnaires. Le distributeur allemand Ceconomy, qui détient plus de 20% du capital de l’entreprise française, est en cours de rachat par le géant chinois de l’e-commerce JD.com, qui est donc amené à devenir de manière indirecte le deuxième actionnaire de Fnac Darty. Ce changement de main a poussé Bercy à poser quelques conditions au cours de l’automne, parmi lesquelles, outre la non intervention dans la gestion, un engagement de JD et Ceconomy à ne pas augmenter leur participation au capital de Fnac Darty. Des conditions que JD.com a acceptées fin novembre. A 8H10 heure de Paris, ni Ceconomy, ni JD.com n’avaient réagi à l’annonce de Fnac Darty.