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Mort de Jean Pormanove: de retour en ligne, le “Lokal” sous scellés

Après un retour en ligne avec de nouvelles mises en scène de violences, le “Lokal” où le streamer Jean Pormanove est mort en direct cet été a été perquisitionné et placé sous scellés, a-t-on appris auprès du parquet, confirmant une information du site Mediapart.Fin août, Owen Cenazandotti, alias Naruto, l’un des deux protagonistes de la chaîne de streaming, avait annoncé la fin du “Lokal”, déjà banni de la plateforme australienne Kick après le décès de Raphaël Graven, alias Jean Pormanove.Mais en septembre, Gwen Cenazandotti, petit frère d’Owen, a relancé les séances de streaming avec d’anciens réguliers de la chaîne “jeanpormanove”, depuis le même local de Contes, près de Nice, cette fois sur la plateforme Twitch, où sa chaîne affichait vendredi 43.000 abonnés.Dans des extraits diffusés par Mediapart, on voit les participants échanger des insultes et on entend, caméra coupée, des coups et des rires.  Face à ces nouvelles images, le parquet de Nice a ouvert une nouvelle enquête pour violences volontaires en réunion et diffusion d’images d’atteintes volontaires à la personne. Une perquisition a eu lieu, le matériel informatique a été saisi et le local placé sous scellés.Le 18 août, M. Graven, âgé de 46 ans, est décédé dans ce local lors d’une diffusion en direct sur Kick, après plus de 12 jours de direct le montrant, ainsi qu’un autre homme, violenté et humilié par Owen Cenazandotti, 26 ans, et Safine Hamadi, 23 ans. L’autopsie a cependant conclu que le décès n’était pas dû à l’intervention d’un tiers.Les deux jeunes hommes, que M. Graven qualifiait de “petits frères”, avaient été placés en garde à vue puis relâchés sans charges en janvier dans le cadre d’une première enquête pour violences en réunion sur personne vulnérable. Ils étaient présents à ses obsèques et ne sont pas apparus sur la nouvelle chaîne.Suivie par près de 200.000 personnes, la chaîne “jeanpormanove” montrait depuis des mois Raphaël Graven se faire insulter, frapper, tirer les cheveux, menacer ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball.Lui-même et ses acolytes ont assuré qu’il s’agissait de contenus scénarisés, chaque participant touchant plusieurs milliers d’euros par mois des dons des internautes payant pour assister aux mises en scène.”C’est des cascades”, assure également un participant de la nouvelle chaîne.

Visé par des sanctions américaines, le juge français de la CPI dénonce des atteintes à l’Etat de droit

Visé depuis août par des sanctions américaines, le juge français de la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou a témoigné vendredi des difficultés auxquelles il était confronté dans sa vie quotidienne et appelé les magistrats à “tenir” face aux atteintes que ces sanctions faisaient peser sur l’Etat de droit.Les Etats-Unis, qui avaient déjà sanctionné le procureur de la CPI Karim Khan et quatre magistrates, ont annoncé le 21 août de nouvelles sanctions visant cette fois-ci Nicolas Guillou qui est impliqué dans le dossier du mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi qu’une juge canadienne et deux procureurs adjoints. “Il y a aujourd’hui à peu près 15.000 personnes physiques et morales qui sont sous sanctions aux États-Unis mais aussi en Europe. Et ce sont principalement des membres d’Al-Qaïda, de Daesh, de groupes mafieux, des dirigeants de régimes dictatoriaux. Et désormais, avec eux, neuf magistrats de la CPI”, a déclaré en introduction Nicolas Guillou, lors du congrès annuel de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), qui se tenait à Paris.”Ces sanctions, et c’est le cœur de leur mécanisme, elles interdisent à toute personne physique ou morale américaine, y compris leurs filiales à l’étranger, de fournir des services à une personne sous sanctions, que ce soit à titre onéreux ou à titre gratuit”, a-t-il expliqué, soulignant qu’en pratique, elles touchaient “l’ensemble de votre vie quotidienne”.Ainsi, les comptes auprès d'”entreprises américaines sont fermées”, comme “Airbnb, Amazon, Paypal” notamment, et les colis distribués par une enseigne américaine bloqués. Mais des banques non américaines ferment aussi des comptes, “y compris dans la zone euro”.”Les paiements sont la plupart du temps supprimés”, la quasi totalité des cartes délivrées par les établissements bancaires en Europe étant “soit Visa, soit Mastercard, qui sont des entreprises américaines”, a-t-il poursuivi.Ces sanctions peuvent par ailleurs s’appliquer aux proches des personnes visées. “Si vous avez une personne de votre famille, que ce soit conjoint ou enfant, qui a la nationalité américaine, ce qui est mon cas personnel”, celles-ci “sont passibles de poursuites pénales et encourent 20 ans de prison aux États-Unis” si elles “fournissent un service à une personne sous sanction”, a indiqué M. Guillou.- “En première ligne ” -“En pratique, le pouvoir exécutif américain peut exclure n’importe quel citoyen européen du système bancaire et de l’espace numérique de son propre pays”, a-t-il dit, estimant que cela était “révélateur du déficit de souveraineté de l’Europe”.Or, selon ce dernier, “les juges de la CPI ne seront probablement pas les seuls magistrats à être sanctionnés”. Il a rappelé que le juge brésilien Alexandre de Moraes, chargé du procès de l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro, était lui aussi ciblé par des sanctions américaines.”Il y a une infinité de contentieux pour lesquels des décisions que nous serions amenés à prendre seraient susceptibles de déplaire à un pouvoir en place”, a-t-il observé, appelant les magistrats, souvent “dernier rempart de l’État de droit”, à “tenir” en s'”appuyant” sur leurs “principes”: “indépendance”, “impartialité”, “collégialité”, “rigueur juridique”.”Dans un monde régi par la force, ce sont aux militaires de résister. Dans un monde régi par le droit, ce sont les magistrats qui sont en première ligne et c’est bien pour cela que nous sommes attaqués”, a-t-il estimé, appelant à se “rapprocher” des magistrats et des avocats “en Europe et dans le monde, car ils sont confrontés ou ils seront confrontés aux mêmes défis”.Le juge a aussi appelé “à faire évoluer le droit pour empêcher les acteurs économiques d’amplifier les menaces de certains pays contre la justice”, en développant “des outils pour limiter l’extraterritorialité des sanctions étrangères”. 

Macron s’apprête à nommer un Premier ministre, la gauche s’insurge contre l’absence de “réponse claire”

Emmanuel Macron nommera un Premier ministre “dans les prochaines heures”, mais pas de gauche, ont rapporté vendredi des chefs de parti après une réunion de crise à l’Elysée qui a “sidéré” la gauche, déçue par l’absence de “réponse claire” notamment sur les retraites.Après environ deux heures trente de huis clos, convoqué en urgence pour tenter de trouver un compromis gouvernemental face aux vetos croisés, le chef du groupe de députés centristes Liot, Laurent Panifous, a rapporté que le président annoncerait “dans les prochaines heures” le nom du Premier ministre.Il n’a pas pu dire s’il pourrait reconduire le démissionnaire Sébastien Lecornu, un fidèle d’Emmanuel Macron, scénario qui circulait avec force dans la matinée, suscitant un tir de barrage jusque dans le camp présidentiel.Ce ne sera pas un chef de gouvernement de gauche mais vraisemblablement un macroniste, ont ensuite dit l’écologiste Marine Tondelier, le socialiste Olivier Faure et le communiste Fabien Roussel, malgré leur demande conjointe d’accéder à Matignon.M. Macron n’a apporté “aucune réponse claire” sur les retraites ou le pouvoir d’achat, a déploré le premier secrétaire du Parti socialiste, refusant de donner une “garantie de non censure” au futur exécutif, qui était pourtant le principal enjeu de la réunion.”Tout ça va très mal se terminer” avec une possible “dissolution” de l’Assemblée nationale, a même lancé Marine Tondelier, “sidérée”.La gauche a jugé décevantes les esquisses de concession sur la réforme des retraites, pourtant inédites dans la bouche du chef de l’Etat qui en avait fait un totem de son second quinquennat.M. Macron a proposé “non pas de suspendre, mais décaler dans le temps” la mesure sur l’âge de départ à la retraite et non celle sur le nombre de trimestres cotisés, a expliqué la cheffe de leurs députés, Cyrielle Châtelain.”Pas d’éclaircie”, a renchéri Fabien Roussel, mettant en garde: si le Premier ministre est “dans le camp d’Emmanuel Macron”, “nous ne pourrons pas l’accepter”.Les chefs du parti de droite Les Républicains, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, étaient sortis les premiers, ensemble, mais sans faire de déclaration, alors qu’ils étaient arrivés séparément.Seuls absents à cette rencontre: le Rassemblement national et la France insoumise, qui n’ont pas été conviés car, contrairement aux autres, ils “ont tous les deux indiqué rechercher la dissolution”, a justifié l’entourage d’Emmanuel Macron.Une “rupture avec (…) la fonction” présidentielle, a protesté Marine Le Pen, dénonçant “une réunion de marchands de tapis” depuis le congrès des sapeurs-pompiers organisé au Mans où elle a joué à fond la contre-programmation, suivie au milieu de la foule par les caméras des chaînes info.Les téléphones avaient bipé autour de 02H00 du matin: Emmanuel Macron a invité les autres chefs de parti et chefs de groupe à l’Assemblée nationale à 14H30 à l’Elysée.- “Responsabilité collective” -“Cette réunion doit être un moment de responsabilité collective”, a commenté laconiquement la présidence plusieurs heures plus tard, semblant dramatiser ce rendez-vous et faire planer la menace d’une dissolution. Elle a été finalement écartée dans l’immédiat durant la réunion, selon les participants. Le président n’a pas pris la parole depuis la démission fracassante de Sébastien Lecornu lundi. Une prochaine expression est cependant évoquée par ses proches.Le chef de l’Etat avait promis mercredi de nommer un Premier ministre d’ici vendredi soir, après deux jours de négociations supplémentaires pour tenter d’arracher, en l’absence de toute majorité à l’Assemblée, un accord de non-censure du futur gouvernement.Le scénario qui revenait le plus en force avant cette réunion de la dernière chance était la reconduction de Sébastien Lecornu, un fidèle d’Emmanuel Macron qui a pris la lumière depuis son arrivée à Matignon. “Je ne comprendrais pas qu’il y ait une renomination d’un Premier ministre macroniste”, a toutefois prévenu Agnès Pannier-Runacher, macroniste de la première heure, résumant un état d’esprit répandu dans le camp présidentiel. Le chef du parti présidentiel Renaissance, Gabriel Attal, a demandé à nouveau à Emmanuel Macron de “partager le pouvoir”.Si le nom de Jean-Louis Borloo a beaucoup circulé ces dernières heures, il semble peu probable que ce soit le choix final. – Projet de budget prêt -En attendant, l’urgence est de déposer un projet de budget lundi. Le Parlement aura ensuite une fenêtre de 70 jours pour l’examiner, comme le prévoit la Constitution.Il “ne sera pas parfait”, avait reconnu le Premier ministre démissionnaire mercredi à l’issue de ses multiples rencontres avec les partis, et devra être débattu.La France aura-t-elle un gouvernement dès vendredi ou à défaut ce weekend? Les principaux ministres seront-ils reconduits? Remplacés par des ministres techniques?Sébastien Lecornu a recommandé à Emmanuel Macron que la future équipe gouvernementale soit “complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027”, des ambitions qu’il n’a lui-même jamais manifestées.Bruno Retailleau, qui a précipité la chute du gouvernement Lecornu, a indiqué vendredi qu’il ne resterait pas au ministère de l’Intérieur. La veille, il était déjà monté au créneau, refusant la nomination d’un Premier ministre “de gauche” ou “macroniste”. 

Cédric Jubillar dit “n’avoir jamais levé la main” sur son épouse, qu’il aimera “toujours”

Cédric Jubillar, accusé du meurtre de sa femme Delphine, a affirmé vendredi n’avoir “jamais levé la main” sur elle, déclarant, au cours d’un interrogatoire récapitulatif devant les assises du Tarn: “Je l’aime encore et je l’aimerai toujours.”Le peintre-plaquiste de 38 ans répond depuis 14h00 aux questions de la présidente de la cour, Hélène Ratinaud, qui a découpé son interrogatoire en une dizaine de thèmes, et entend le poursuivre “une grosse partie de la journée de lundi”.A la suite de la magistrate, chaque avocat ainsi que les représentants de l’accusation, ont la possibilité de questionner l’accusé qui, depuis le début de l’après-midi, formule des réponses le plus souvent courtes: de nombreux “tout à fait”, des “peut-être mais je ne me rappelle pas de cet épisode” ou des “pas du tout”.”Je ne l’ai pas tuée, c’est la certitude”, a insisté une nouvelle fois M. Jubillar, comme il l’a dit à plusieurs reprises depuis le début de son procès, le 22 septembre.Il a reconnu être impulsif, nerveux, mais sans aller jusqu’à des violences physiques. “Je n’ai jamais levé la main sur Delphine”, a-t-il dit.”Je redescends aussi vite que je monte dans les tours”, a expliqué l’accusé, vêtu d’un pull gris, admettant uniquement avoir pu se montrer physiquement violent avec son jeune fils, Louis.- “Bad boy” -Dans son box, souvent agité de mouvements nerveux et de tics, se grattant le crâne et le cou, il a dit que oui, il traitait Delphine de “salope”, mais “c’est un mot que j’emploie souvent, j’ai toujours été un vulgaire personnage”, a-t-il ajouté.Ce “côté bad boy a dû lui plaire au début, mais à la fin, ça l’a saoulée”, a estimé M. Jubillar qui, à propos de la volonté de séparation exprimée par son épouse, a déclaré: “Je ne voulais pas divorcer, mais je n’avais pas le choix, c’était la requête de Delphine et, par amour, je l’ai acceptée.”La présidente a relaté les mois qui ont précédé la disparition de Delphine Jubillar dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, revenant par exemple sur les échanges de messages entre elle et son mari, dans lesquels transparaissaient la tension au sein du couple, mais aussi les tentatives de l’accusé de reconquérir sa compagne.”Ça va, M. Jubillar? Je vois que vous transpirez”, lui lance un moment Hélène Ratinaud. “Oui, ça va”, lui répond-il.Un peu plus tard, un des magistrats assesseurs prend la parole: “Est-ce que c’est votre alliance que vous portez à votre main gauche?”. “Pas du tout”, répond l’accusé.- “Pris pour un con” -Dans la matinée, un psychologue avait longuement déposé pour expliquer que Cédric Jubillar pouvait s’être senti “rabaissé”, au moment des faits, par la perspective du départ de son épouse et la potentielle perte de sa maison.”Il lui est difficile de se sentir rabaissé, ça le fait souffrir”, a expliqué cet expert, soulignant qu’il avait pu éprouver cette “sensation de rabaissement” dans les semaines précédant la disparition, une analyse sur laquelle l’avocat général Pierre Aurignac et les avocats des parties civiles se sont attardés, cherchant à établir un lien entre cet état d’esprit et un potentiel passage à l’acte.”Lui, il s’est senti pris pour un con”, a appuyé l’expert, estimant notamment que le “rejet” symbolisé par le potentiel départ de sa femme pour un autre homme pouvait “faire ressortir les douleurs du ressenti d’abandon” de l’accusé, liées à son enfance chaotique, faite de placements en famille d’accueil et de forte instabilité affective.Le psychologue a fait référence à un adage breton (“Quand on n’a rien, on n’est rien”) pour expliquer que M. Jubillar avait pu se trouver au cours de cet hiver 2020 dans une “angoisse d’anéantissement” personnel, ce qui “peut amener au passage à l’acte”. Mais il s’agit d'”hypothèses” et non d'”affirmations”, a-t-il nuancé à l’adresse des jurés, un point sur lequel les avocats de M. Jubillar ont pris soin d’insister: “Le pire n’est jamais sûr, n’est-ce pas?”, lui a ainsi lancé Me Emmanuelle Franck. “Oui”, a concédé l’expert.Verdict attendu le 17 octobre.

Trump says no reason to meet Xi, threatens ‘massive’ China tariffs

US President Donald Trump said Friday he no longer feels a summit is necessary with Chinese counterpart Xi Jinping this month, slamming Beijing for hostile trade practices and threatening “massive” tariffs.”Some very strange things are happening in China! They are becoming very hostile,” Trump said in a long post on Truth Social that railed against …

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Environ 150 grévistes rassemblés devant le BHV pour dénoncer l’arrivée de Shein

“Non à Shein au BHV”: quelque 150 grévistes se sont rassemblés vendredi peu avant 15 heures près du BHV, grand magasin historique du cœur de Paris, pour dénoncer l’installation du géant asiatique du commerce en ligne dans ses murs.Les grévistes participent à un débrayage de trois heures à l’appel de l’intersyndicale du Bazar de l’Hôtel de Ville (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, SUD Solidaires), au premier jour de la “BHV Week”, opération de promotions prévue jusqu’au 19 octobre.L’implantation de Shein, prévue en novembre au sixième étage de l’établissement parisien et dont l’annonce a soulevé un tollé, “menace à court terme” la “survie” du magasin, s’alarment les syndicats, remontés contre Frédéric Merlin, président de la foncière SGM qui détient le fonds de commerce du BHV, dont ils dénoncent le “baratin”.Présent pour soutenir les grévistes du BHV, l’adjoint au commerce à la mairie de Paris, Nicolas Bonnet-Oulaldj, s’est dit “totalement opposé à la venue de Shein”, marque de prêt-à-porter régulièrement accusée de pollution environnementale, de concurrence déloyale ou encore de conditions de travail indignes. L’élu a affirmé partager “l’inquiétude” des salariés.La SGM s’est au contraire dite auprès de l’AFP “convaincue” que ce partenariat était “bénéfique pour le groupe et ses salariés”, et a affirmé vouloir “maintenir le dialogue avec les salariés et syndicats pour leur expliquer l’intérêt de ce projet”.Au-delà de l’arrivée de Shein, la situation du BHV “n’a cessé de se dégrader” depuis la cession, en 2023, du fonds de commerce du BHV par les Galeries Lafayette à la SGM, dénoncent les syndicats.Outre la suppression “de plus de 300 emplois directs”, ils pointent l’accumulation d’impayés qui a poussé plusieurs fournisseurs – comme le Slip Français –  à quitter le BHV ou suspendre leurs livraisons.Plus récemment, d’autres marques (AIME, Culture Vintage, Talm…) ont plié bagage pour protester contre le partenariat avec Shein.Et mercredi, la Banque des territoires s’est retirée des négociations entamées en juin avec la SGM pour l’aider à racheter les murs du BHV, invoquant “une rupture de confiance”. La SGM a assuré de son côté avoir “d’autres partenaires qui ont confirmé leur engagement”.Shein doit aussi s’installer dans cinq magasins en province, sous enseigne Galeries Lafayette mais exploités par la SGM. L’intersyndicale de ces magasins (CFDT, FO, CFE-CGC) a également exprimé son refus du projet, que le groupe Galeries Lafayette a promis d’empêcher.

Maria Corina Machado: the face and fire of Venezuela’s opposition

Maria Corina Machado, a fearless activist with rock-star appeal, is the face of opposition to Venezuelan President Nicolas Maduro’s iron-fisted regime.Hailed as “la libertadora”, in an allusion to Venezuelan independence hero Simon “The Liberator” Bolivar, Machado was awarded the Nobel Peace Prize on Friday for her work.”Is this for real? I can’t believe it!,” she …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Philippines : nouvelle secousse de magnitude 6,9 dans le sud

Une réplique de magnitude 6,9 a secoué vendredi le sud des Philippines, réactivant l’alerte au tsunami, quelques heures après un séisme de 7,4 qui a fait au moins six morts.La réplique est survenue à 19H12 heure locale (11H12 GMT), poussant le bureau sismologique philippin à avertir d’un risque de “vagues mettant des vies en danger” et à appeler les habitants du littoral à “évacuer immédiatement vers des zones plus élevées ou à se déplacer plus à l’intérieur des terres”.Cette réplique, la plus forte parmi au moins 300 enregistrées à ce jour, est intervenue moins de dix heures après qu’un séisme de magnitude 7,4 a ébranlé la façade pacifique de la grande île méridionale de Mindanao, faisant au moins six morts.Le tremblement de terre principal s’est produit à une vingtaine de kilomètres au large de la ville de Manay, à 09H43 heure locale (01H43 GMT), selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS).L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie avait prévenu qu’un “tsunami destructeur” était attendu “avec des vagues d’une hauteur susceptible de mettre des vies en danger” sur la côte est de l’archipel. Le Centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC) a ensuite levé son alerte pour les Philippines, les Palaos et l’Indonésie.Christine Sierte, enseignante à Compostela, près de Manay, a raconté à l’AFP qu’elle était en réunion lorsque des secousses violentes ont commencé. “C’était très lent au début, puis ça s’est intensifié (…) C’est le moment le plus long de ma vie. Nous n’avons pas pu sortir immédiatement du bâtiment car les secousses étaient trop fortes”, a-t-elle expliqué. “Les plafonds de certains bureaux sont tombés, mais heureusement personne n’a été blessé”, a-t-elle ajouté, évoquant chez certains des quelque 1.000 élèves de l’école “des attaques de panique et des difficultés à respirer”.-fissures et coupure de courant-À Davao, à plus de 100 kilomètres de Manay, la journaliste Kath Cortez a remarqué des fissures sur les murs de sa maison. “J’ai été surprise par l’intensité. Je venais de me réveiller et j’étais sur le point de prendre une douche”, a-t-elle rapporté à l’AFP, ajoutant que des membres de sa famille ont couru dehors.À Mati, ville proche de l’épicentre au large des deux secousses, la réplique du soir a provoqué une coupure de courant, selon les autorités locales.À Davao, un avion qui venait d’atterrir avec à son bord un photographe de l’AFP a tremblé alors que l’équipage empêchait les passagers de débarquer immédiatement. Ils ont ensuite été autorisés à descendre, mais ont dû attendre dehors sur le tarmac, au lieu d’être conduits à l’intérieur du terminal passagers. Aucun dégât ni victime n’ont été signalés dans l’immédiat suite à cette réplique.Ce séisme survient 11 jours après un puissant tremblement de terre qui a fait 74 morts et environ 72.000 sinistrés sur l’île philippine centrale de Cebu. 

Adolescentes prostituées: treize condamnations, 14 ans de prison pour le cerveau

Treize membres d’un réseau de prostitution ont été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel de Toulouse, qui a prononcé une peine de 14 ans de prison contre le cerveau qui opérait depuis sa cellule et recrutait des adolescentes de 14 à 16 ans.Les douze autres membres du réseau, âgés d’une vingtaine d’années, ont été condamnés à des peines allant de 2 à 6 ans d’emprisonnement, en fonction de leur degré d’implication dans cette organisation qui prostituait des jeunes filles placées ou suivies par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). L’un des quatorze prévenus a été relaxé à l’issue du procès qui avait débuté lundi. Huit mineurs membres du réseau seront jugés ultérieurement par le tribunal pour enfants.L’enquête a permis d’établir que les proxénètes avaient organisé des voyages pour prostituer les adolescentes à Paris, en Suisse et en Belgique, avec l’objectif de profiter de législations plus favorables.Le principal prévenu, Olivier Habchi Hamadouche, 29 ans, avait déjà été condamné dans une autre affaire à 25 ans de réclusion criminelle pour des faits d’enlèvement et séquestration suivis de mort. Mercredi, le procureur avait requis vingt ans, maximum de la peine encourue devant un tribunal correctionnel en état de récidive, contre cet individu surnommé Mowgli, qui a créé et dirigé le réseau depuis sa cellule de prison à Béziers.”Mettez-moi une peine, je la mérite. Mais je ne mérite pas vingt ans”, avait-il lancé plus tôt vendredi depuis le box, lors de sa dernière prise de parole devant le tribunal.- “Polytraumatisées” -Il se serait enrichi d’au moins 100.000 euros de juillet 2023 à janvier 2024, période retenue par le tribunal, selon les estimations des enquêteurs. Le tribunal l’a condamné à 50.000 euros d’amende et à verser des sommes aux victimes au titre du préjudice moral.Le réseau a été démantelé par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse. Quatre adolescentes se sont constitué partie civile sur les -au moins- dix victimes identifiées lors de l’enquête.Certaines recevaient entre 20 et 30 clients par jour, elles étaient “polytraumatisées” selon le représentant du ministère public M. Lamouille. “La responsabilité des uns et des autres a été reconnue. C’est une décision un peu du milieu. Car on aurait envie de dire que pour des faits aussi graves, aucune peine n’est suffisante”, a estimé Me Jonathan Bomstain, avocat d’une partie civile.- “Comme une entreprise” -“Ces jeunes filles n’ont jamais perdu leur dignité. On a fini la première étape. Elles sont reconnues victimes et c’était très important qu’elles le soient, pour qu’elles puissent ensuite le comprendre”, a pour sa part déclaré Me Tabatha Merlateau, autre avocate d’une victime.Pour Me Guillaume Léguevaques, lui aussi avocat de partie civile, “il est nécessaire de poursuivre l’effort judiciaire afin que chacun prenne la mesure de ce que subissent les victimes, en particulier lorsqu’elles sont jeunes et vulnérables”.Une des victimes, qui n’avait que 15 ans, a assuré aux enquêteurs avoir été séquestrée alors qu’elle ne voulait plus continuer à se prostituer.Plusieurs membres du réseau, dont son chef, avaient réfuté toute forme de contrainte. “Franchement ça m’a plu, c’était comme une entreprise”, a déclaré devant le tribunal correctionnel le chef du réseau, “je suis un commercial. Le proxénétisme, c’est de l’amour, les personnes étaient consentantes”.”La femme est payée, ce n’est pas un viol”, “vous voulez me faire passer pour un monstre”, a-t-il encore dit à la barre durant le procès.Les victimes du réseau “sont des jeunes filles qui sont dans la précarité émotionnelle, sociale, psychologique”, a déclaré devant le tribunal une enquêtrice de la gendarmerie.Le procureur Tristan Lamouille a souligné qu’il s’agissait d’adolescentes “en difficulté psychologique” du fait de leurs parcours personnels, des victimes comme l’on en retrouve désormais dans de nombreux dossiers du même type, égrainant pour en témoigner plus de 80 prénoms cités dans des procédures similaires, rien qu’en région toulousaine, ainsi que leur âge, de 12 à 17 ans.L’exploitation sexuelle des mineures est en pleine croissance en France, où les condamnations de proxénètes se multiplient. Dans le pays, les associations estiment à au moins 15.000 voire plus de 20.000 le nombre de mineurs, essentiellement des jeunes filles, en situation de prostitution.