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Inondations: la colère monte en Indonésie face à la lenteur de l’aide

Le mécontentement grandit en Indonésie face à la lenteur de l’aide, dans des régions parfois encore isolées où plus de 750 personnes ont été tuées dans les inondations qui ont frappé également le Sri Lanka pour un bilan total dépassant les 1.300 morts.Les pluies torrentielles de la mousson, associées à deux cyclones tropicaux distincts la semaine dernière, ont déversé des trombes d’eau sur certaines régions de Sumatra (Indonésie), ainsi que sur l’ensemble du Sri Lanka, le sud de la Thaïlande et le nord de la Malaisie.En Indonésie, le dernier bilan fait état de 753 morts avec un nombre de disparus qui ne cesse d’augmenter et est passé à 650.Selon les organisations humanitaires, l’ampleur du défi est presque sans précédent, même pour cet immense pays de 280 millions d’habitants régulièrement touché par des désastres naturels, comme le tsunami de 2004.”Répondre à cette situation représente un défi logistique considérable”, a déclaré Ade Soekadis, directeur exécutif de Mercy Corps Indonesia, une organisation humanitaire. “L’ampleur des dégâts et la superficie de la zone touchée sont vraiment énormes”.La situation va “devenir plus problématique à mesure que le temps passe”, a-t-il encore mis en garde. – “Comme un séisme” -Reinaro Waruwu, 52 ans, rencontré par l’AFP dans un centre d’évacuation à Padan (Sumatra nord), s’est dit “déçu” de la lenteur de l’aide.”Certains ont dû attendre un jour et une nuit avant de recevoir de l’aide, et n’ont donc pas pu être sauvés”, a-t-il affirmé.  “Je suis frustré, inutile de le répéter. La réponse (des autorités, ndlr) a été lente”, a-t-il ajouté.Comme beaucoup d’autres sinistrés, il dépeint une catastrophe sans précédent.”C’est arrivé comme un tremblement de terre… Je me suis dit: +Eh bien, si je dois mourir, qu’il en soit ainsi+”, a-t-il dit, avant fondre en sanglots, alors que ses voisins ont été ensevelis vivants.”C’était la première fois que je voyais de tels flots déferler”, témoigne de son côté Hamida Telaumbaunua, une femme de 37 ans, dont la maison a été entièrement détruite.”Il est difficile d’imaginer ce qui nous attend. Tant qu’on est là, ça va peut-être, mais après… je ne sais pas ce qui va se passer”, poursuit-elle.Le système météorologique exceptionnel qui a frappé l’Indonésie a également provoqué de fortes pluies en Thaïlande, faisant au moins 176 morts, et en Malaisie, où deux personnes ont perdu la vie.De vastes zones de ces pays mais aussi des Philippines, du Vietnam, de Birmanie, ainsi que des portions du Cambodge et du Laos, ont enregistré des cumuls de pluie jamais observés en novembre par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) depuis 2012.La quasi-totalité du Sri Lanka a également connu des pluies record, selon l’analyse par l’AFP de ces données météorologiques américaines.D’après les experts, le changement climatique engendre des épisodes de pluie plus intenses car une atmosphère plus chaude contient davantage d’humidité, et des températures plus élevées dans les océans peuvent amplifier les tempêtes.- Le Sri Lanka “ouvert” aux touristes -Au Sri Lanka, le bilan s’établit à au moins 465 morts, 366 disparus et plus d’1,5 million de sinistrés, soit la plus grave catastrophe naturelle subie par l’île d’Asie du Sud depuis le tsunami de 2004.Le gouvernement a estimé mercredi à 6 ou 7 milliards de dollars le coût de la reconstruction, dans un pays en phase de fragile reprise économique depuis la crise historique qui l’a ruiné en 2022.Le commissaire général du gouvernement en charge des services essentiels, Prabath Chandrakeerthi, a annoncé le versement d’une aide de 2,5 millions de roupies srilankaises (7.500 euros) à chaque famille dont le logement a été détruit, et de 25.000 roupies (75 euros) à toutes celles qui doivent procéder au nettoyage de leur maison.Contrairement à l’Indonésie, le Sri Lanka a déclaré l’état d’urgence et appelé la communauté internationale à l’aide.Malgré la catastrophe, l’île, qui dépend fortement du tourisme, a accueilli mardi un paquebot de croisière de luxe au port de Colombo.Cette arrivée envoie “un message clair au monde entier: le Sri Lanka est sûr, ouvert et prêt à accueillir à nouveau les visiteurs”, a indiqué l’office du tourisme du pays.burs-sah-ebe/tmt

Brandt joue sa survie au tribunal, gouvernement et élus en soutien

L’avenir de Brandt, groupe centenaire d’électroménager et fleuron industriel français, se joue mercredi devant la justice, créant une forte incertitude chez ses salariés, qui s’accrochent au projet de reprise en société coopérative (Scop), soutenu par le gouvernement et les élus locaux.L’audience devant le tribunal des affaires économiques de Nanterre, prévue à 11H00, doit fixer le sort du groupe Brandt, bien incertain depuis son placement en redressement judiciaire début octobre.Parmi les offres déposées, seul le projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, permettrait de sauver au moins 300 emplois, sur les près de 700 que compte Brandt en France, d’après le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin.Il constituerait aussi l’unique possibilité de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans, dans le Loiret, et à Vendôme, dans le Loir-et-Cher, selon des sources syndicales.Face au risque de disparition de la marque, le gouvernement et les élus locaux ont multiplié les prises de parole depuis 48 heures pour assurer qu’une reprise par les salariés, notamment au nom d’un “savoir-faire” français, était possible.Mais la tâche s’annonce difficile, pour un groupe dont la production est quasiment à l’arrêt.Entre 20 et 25 millions d’euros au total seraient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt, qui ne pourra plus payer les salaires après le 15 décembre, ont affirmé des sources concordantes.Le gouvernement a annoncé un soutien de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros.La métropole d’Orléans a promis un apport, tout comme la Région Centre-Val de Loire qui a confirmé mardi à l’AFP qu’elle “mettrait les moyens financiers”, en ajoutant que le portage des sites industriels est notamment envisagé pour un montant entre 4,5 et 5 millions d’euros.”On est déjà à peu près à 15 millions d’euros mobilisés”, a précisé Sébastien Martin mardi sur RMC.Reste à savoir si les banques, poussées par le ministre à “jouer le jeu”, ont répondu à cet appel pour convaincre le tribunal de la viabilité du projet.Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.Affecté par la crise persistante de l’immobilier, il a enregistré l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023. L’achat de ces produits, notamment des appareils de cuisine, est souvent lié à un déménagement.

Mondial-2027 en Australie: le XV de France va connaître ses premiers adversaires

Quels seront les adversaires du XV de France au Mondial-2027 en Australie? Les Bleus pourraient-ils encore tomber sur l’ogre sud-africain en quarts, voire dès les huitièmes, une des nouveautés de cette édition? Verdict dès ce mardi matin (10h00), à Sydney, avec le tirage au sort des poules.Premier Mondial à 24 équipes, contre 20 depuis l’édition 1999, premier Mondial à prévoir des huitièmes de finale, ce millésime australien sera peut être l’occasion d’un premier titre mondial pour l’équipe de France de rugby, après trois finales perdues (1987, 99 et 2011).Avantage, lors de ce tirage au sort: les joueurs de Fabien Galthié, cinquièmes mondiaux après les tests d’automne, seront protégés dans le chapeau 1, celui du top 6 mondial. Impossible donc pour Antoine Dupont, Romain Ntamack ou Damian Penaud de retrouver tout de suite les doubles champions du monde en titre sud-africains, les All Blacks néo-zélandais ou encore les Anglais, les Irlandais ou les Pumas argentins.Reste à espérer que le hasard n’offrira pas aux Bleus le pays hôte, les Wallabies australiens, septièmes mondiaux et cadors d’un chapeau 2 où il serait plus facile d’hériter du Japon ou d’un Pays de Galles moribond.Organisé à Sydney, dans les locaux d’une chaîne de télévision, ce tirage au sort va déterminer six groupes de quatre équipes, issues de quatre chapeaux. Un mauvais sort enverrait le XV de France dans une “poule de la mort”, avec les Wallabies, la Géorgie et les Samoa. – Hong Kong, Petit Poucet -Chanceux, les Bleus hériteraient d’un groupe avec le Japon, le Chili, dont ce sera la deuxième participation, et Hong Kong, le Petit Poucet, qualifié pour la première fois.Six groupes donc, de A à F, dont sortiront 16 équipes pour les huitièmes de finale: les deux premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs troisièmes.Une fois ces groupes connus, la fédération internationale (World Rugby) annoncera dans deux mois, le 3 février, le calendrier des 52 matches, ainsi que les stades qui les accueilleront. Seule certitude pour l’instant: le match d’ouverture, le 1er octobre 2027, avec l’Australie aura lieu au Kings Park de Perth (ouest), et la finale le 13 novembre à Sydney (est).Les autres villes hôtes de ce tournoi sont Melbourne, Adelaïde, Townsville, Newcastle et Brisbane -qui accueillera les Jeux olympiques d’été en 2032-, avec au total 2,5 millions de billets en vente à partir de la mi-février.Depuis le Mondial-2011 en Nouvelle-Zélande, où ils s’étaient inclinés 8-7 en finale contre les All Blacks, les Bleus n’ont plus jamais franchi le cap des quarts, écrasés par les Néo-Zélandais à Cardiff en 2015 (62-13), puis battus d’un point (20-19) par les Gallois en 2019 au Japon et enfin d’un point encore en 2023 au Stade de France (29-28) face aux futurs champions du monde sud-africains.Bon augure, peut-être: le précédent Mondial australien, en 2003, est le seul à avoir couronné une équipe européenne, le XV de la Rose de Jonny Wilkinson.

Verdict attendu au procès de la mère accusée d’avoir empoisonné ses filles

Empoisonnement ou suicide? La cour d’assises des Landes rend son verdict mercredi pour Maylis Daubon, accusée d’avoir “attenté à la vie” de ses deux filles en les bourrant de médicaments, ce qu’elle nie en affirmant que l’aînée, décédée, s’est donné la mort.Après le réquisitoire de l’avocat général et les plaidoiries de la défense, jurés et magistrats se retireront pour délibérer sur la culpabilité de cette femme de 53 ans qui clame son innocence depuis l’ouverture du procès, le 24 novembre.Le 13 novembre 2019, Enea, 18 ans, déscolarisée depuis plus d’un an, se trouve au domicile familial de Dax. Souffrant de troubles psychologiques, suivie par un infirmier à domicile qui lui administre ses traitements, cette jeune fille rêveuse au look gothique passe ses journées dans sa chambre à lire, dessiner et regarder des films.Prise d’une crise de convulsions en fin de matinée, le Samu la découvre dans son lit et, alors qu’elle ne respire plus, la réanime. Mais elle succombe six jours plus tard à l’hôpital.L’enquête révèle qu’elle a pris du Propranolol, un bêta-bloquant qui ralentit l’activité du cœur, à un taux “dix fois supérieur à la dose thérapeutique”.L’année précédente, ce médicament lui avait été prescrit pour soigner des migraines mais aucune ordonnance ne lui avait été délivrée en 2019. Comment a-t-elle pu ingurgiter la cinquantaine de cachets, au moins, qui lui ont été fatals?- “Vulnérabilité chimique” -Pour l’accusation, Maylis Daubon, qui a mené l’adolescente chez une trentaine de médecins, lui faisait prendre des substances “de nature à entraîner la mort” depuis le début de l’année 2018.Selon une experte en toxicologie entendue à l’audience, cette surmédication a placé Enea dans un état de “vulnérabilité chimique”, qui a pu entraîner l’abolition de son libre arbitre et permettre éventuellement à un tiers de lui “suggérer des actes”.Une perquisition a permis de découvrir des cachets de Propranolol dans la chambre de la mère, cachés dans un emballage de suppositoires, ainsi que dans le vaisselier du salon.Confrontée aux “incohérences” relevées dans ses déclarations, aux soupçons de falsifications d’ordonnances, l’accusée a persisté à l’audience dans ses dénégations, répondant aux questions d’une voix souvent gémissante quand elle ne gardait pas la tête baissée dans le box.”Je suis une mère qui pose problème, je le sais”, a concédé Maylis Daubon, dont la “théâtralité”, la “victimisation” et la “mythomanie” ont été pointées à l’audience.Mais “je suis terrorisée d’être ici, accusée de faits horribles” que “rien au monde n’aurait pu me faire commettre”, a-t-elle lancé à la cour en maintenant qu’Enea s’est suicidée, thèse partagée par la famille Daubon.- Défendue par la cadette -Après sa mise en examen et son incarcération en 2022, les soupçons s’étaient renforcés à l’égard de l’accusée l’année suivante quand des analyses effectuées sur sa fille cadette, Luan, ont révélé notamment une prise importante de Zopiclone.Cet antidépresseur est réservé aux adultes, alors qu’elle était mineure à l’époque, et que sa mère bénéficiait, elle, de nombreuses prescriptions pour ce traitement.Agée de 22 ans aujourd’hui, la sœur d’Enea n’a jamais incriminé sa mère. Au procès, elle a maintenu qu’elle n’était “pas coupable”, revenant sur son enfance “heureuse” mais “compliquée” par le divorce des parents et des violences imputées au père, Yannick Reverdy.Cet ancien international de handball, qui avait divorcé de Maylis Daubon en 2009, a ensuite perdu contact avec ses filles. Pour lui, l’accusée s’est servi d’elles comme “outil de sa vengeance” contre lui.Devant la cour, une psychologue de la Protection de l’enfance a renouvelé l’hypothèse, balayée par la défense, d’un “syndrome de Münchhausen par procuration”, qui conduit un parent à exagérer ou provoquer des problèmes de santé sérieux chez son enfant, afin d’attirer l’attention ou la compassion sur lui-même.Un expert psychiatre, lui, a décrit “l’emprise” que la mère exerçait sur ses filles, vouée à “s’aggraver” à mesure qu’elles grandiraient, doublée d’une volonté d'”éliminer le père”.Outre l’empoisonnement d’Enea et Luan, Maylis Daubon est aussi soupçonnée d’avoir voulu faire assassiner son ex-mari en soudoyant des codétenues à la prison de Pau.Des “ragots de prison”, a balayé mardi l’accusée. 

Emmanuel Macron attendu mercredi en Chine sur fond de multiples contentieux

Emmanuel Macron entame mercredi sa quatrième visite d’État en Chine afin de défendre les intérêts français et européens, de l’Ukraine aux échanges commerciaux, sur fond de contentieux croissants avec Pékin.Le président français, attendu vers 17H00 locales (09H00 GMT) dans la capitale chinoise, entrera dans le vif du sujet jeudi avec son homologue Xi Jinping, après une séquence privée, la visite des jardins de Qianlong à la Cité interdite, à son arrivée.Les deux dirigeants se retrouveront aussi vendredi à Chengdu, dans la province du Sichuan (centre), pour une rencontre plus informelle. Emmanuel Macron est accompagné de son épouse Brigitte, de six ministres (Affaires étrangères, Economie, Agriculture, Environnement, Enseignement supérieur, Culture) et 35 patrons de grands groupes (Airbus, EDF, Danone..) ou d’entreprises plus familiales, du luxe à l’agroalimentaire.”Nous voulons, et ce sera l’objet de la conversation stratégique avec le président Xi Jinping, que l’Europe soit respectée comme un grand partenaire de la Chine”, a insisté l’Elysée à la veille de la visite.Sujet prioritaire, la guerre en Ukraine et par ricochet la sécurité du Vieux continent, alors que les discussions s’intensifient pour tenter de mettre fin aux hostilités.Emmanuel Macron va appeler une nouvelle fois Xi Jinping à “peser” sur la Russie, partenaire stratégique de la Chine, pour la “convaincre” d’accepter un cessez-le-feu.Si elle appelle régulièrement à des pourparlers de paix, la Chine n’a toutefois jamais condamné Moscou pour l’invasion de l’Ukraine et revendique une neutralité dans ce dossier. – Investir plus en France -Elle est aussi accusée par les Occidentaux de soutenir l’effort de guerre de la Russie en lui livrant notamment des composants pour son industrie de défense.Autre enjeu clé de la visite, le déficit commercial abyssal entre la France et la Chine, qui a doublé en dix ans pour atteindre 47 milliards d’euros en 2024.La Chine compense des “surcapacités” de production par une hausse de ses exportations, ce qui emporte un certain nombre de “risques géopolitiques”, de la “fermeture de marchés” à la “récession”, a averti mardi un conseiller du président Macron.Dans ce contexte, Paris souhaite que les entreprises chinoises investissent plus en France et partagent les innovations qu’elles maîtrisent dans les “mobilités durables, les batteries ou le photovoltaïque”.Le géant français du combustible nucléaire Orano s’est ainsi associé au chinois XTC New Energy pour la production de matériaux critiques à Dunkerque, dans le nord de la France. De la même manière, une filiale du chinois Envision fabrique des batteries de voitures électriques pour le groupe Renault à Douai (nord).La Chine est aussi accusée de “concurrence déloyale” vis-à-vis de l’Europe en subventionnant massivement son industrie. La France se retrouve ainsi dans le viseur de Pékin, avec une série d’enquêtes visant ses exportations (cognac, produits laitiers, viande porcine etc..) et des surtaxes potentielles à la clé, pour avoir soutenu une hausse des droits de douane européens sur les voitures électriques en provenance de Chine.- Droits humains -“Ces questions-là feront l’objet de discussions au plus haut niveau” durant la visite, promet la présidence française, jugeant ces enquêtes “inacceptables”.Le sujet des terres rares sera aussi “certainement abordé” par les deux présidents, ajoute-t-elle alors que la Chine, qui domine la production mondiale en la matière, encadre sévèrement ses exportations.Les terres rares sont des métaux et minerais essentiels pour des pans entiers de l’économie, en particulier l’industrie automobile, les énergies renouvelables ou la défense.A l’inverse, le géant du e-commerce chinois Shein est dans le collimateur de la France – et de l’UE – après la vente de produits illégaux dont des poupées pédopornographiques. Paris réclame la suspension pour trois mois minimum du site en France.Signe toutefois que la relation économique reste fluide, plusieurs accords seront signés durant la visite, relève l’Élysée qui rappelle, sans plus de précisions, la “profondeur des échanges en matière aéronautique, énergétique ou agroalimentaire”.Emmanuel Macron abordera aussi la question des droits humains en Chine, assure la présidence. “Toutes les questions seront traitées dans le cadre du dialogue entre les deux présidents”, promet-on à Paris.L’organisation International Campaign for Tibet (ICT) l’exhorte à “demander la libération immédiate et inconditionnelle” de Zhang Yadi, une défenseuse des droits des Tibétains arrêtée en Chine en juillet et qui risque jusqu’à 15 ans de prison pour “incitation au séparatisme”.

En plein débat budgétaire, CGT, FSU et Solidaires peinent à mobiliser contre l’austérité

La journée d'”alerte” contre l’austérité budgétaire et pour les salaires ne fait pas le plein: la mobilisation à l’appel de trois syndicats, dont la CGT, est restée mardi bien en-deçà de celles constatées lors des manifestations de septembre et octobre.Au moment où le budget 2026 de la Sécurité sociale revient devant les députés, la CGT, la FSU et Solidaires avaient appelé à une nouvelle mobilisation contre le doublement des franchises médicales, le gel des pensions de retraites et des prestations sociales ou encore “la violente baisse du budget des hôpitaux et des Ehpad, de la culture, des associations et des collectivités”. Avec un trafic ferroviaire quasi-normal et peu d’enseignants grévistes, le mouvement est resté peu visible.A Paris, un cortège de quelques milliers de personnes s’est élancé vers 14H00 de la place de la Bourse vers la place de la République, a constaté l’AFP. “On dégraisse, ils engraissent, changeons de régime”, “pour un budget de progrès social”, pouvait-on lire sur des pancartes. Mais dès 15h45, la majorité des manifestants s’était dispersée.La CGT a décompté 17.000 participants à Paris. Selon le ministère de l’Intérieur, les manifestants étaient 31.900 dans toute la France, contre 500.000 le 18 septembre et 195.000 le 2 octobre, deux journées de mobilisation à l’appel d’une intersyndicale plus large incluant notamment la CFDT et FO.Mardi, les syndicats annonçaient quelque 150 rassemblements et cortèges à travers la France.A Nantes, au moins 1.500 personnes selon les syndicats, la moitié selon la préfecture, ont défilé en fin de matinée derrière une banderole “on prend la rue pour sortir de l’impasse”. A Rennes, une journaliste de l’AFP a dénombré quelques centaines de manifestants.”Quand on voit que la taxe Zucman a été refusée par l’Assemblée nationale et que de l’autre côté ils vont supprimer la prime de Noël pour ceux qui n’ont pas d’enfant parce qu’ils estiment qu’ils (…) n’en ont pas besoin, c’est tellement immonde, c’est répugnant”, s’exaspère Pascale Chaubard, 55 ans, battant le pavé à Paris, revêtue d’une chasuble de la CGT.Enseignant dans un lycée polyvalent, Maxime Sognac, 37 ans, manifeste avec une pancarte “Elèves, ni chair à patrons ni chair à canons. Des moyens pour l’éducation”. “On constate qu’il y a une casse du service public, qui est la richesse de ceux qui n’ont rien”, déplore-t-il.- “Décisifs” -“A partir d’aujourd’hui, le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale est dans sa dernière lecture à l’Assemblée nationale, ce qui signifie que tous les votes vont être décisifs pendant les 15 prochains jours”, a souligné la cheffe de file de la CGT, Sophie Binet, avant le départ du cortège.Les députés devraient ré-indexer sur l’inflation les minima sociaux et pensions de retraite et suspendre de nouveau la réforme des retraites (après le rejet de la suspension par le Sénat), exigent les manifestants.Autre point brûlant: les franchises médicales, que le gouvernement entend doubler par décret. Le Premier ministre rencontre mardi le groupe écologiste, qui appelle à renoncer à cette mesure et dont le vote pourrait être décisif pour le budget de la Sécurité sociale.”Il faut un budget, mais pas à n’importe quel prix”, a insisté mardi matin Sophie Binet sur France Inter.”On est aussi tout à fait responsables et conscients qu’il est nécessaire de réduire le déficit”, a assuré la secrétaire générale de la FSU, Caroline Chevé, dans le cortège parisien. Mais “réduire le déficit, ça ne peut pas se faire sur le dos des services publics, (…) de l’hôpital, de l’école ou de celles et ceux, dans les collectivités territoriales, qui sont en charge des politiques sociales”.Le ministère de l’Education nationale a annoncé un taux de grévistes de 5,27% chez les enseignants, celui de la fonction publique a recensé 3,43% de grévistes dans l’ensemble de la fonction publique d’Etat et 1,84% dans la fonction publique territoriale.Dans la matinée, le trafic ferroviaire était quasi-normal, avec des perturbations concentrées sur les régions Centre-Val de Loire et Occitanie, selon la SNCF. En Ile-de-France, seul le RER C est légèrement perturbé, avec 9 trains sur 10 en circulation.burs-bj-boc/dsa

Putin and US negotiators hold high-stakes Ukraine talks in Moscow

Top US negotiators vying to end the war in Ukraine met with Russian President Vladimir Putin on Tuesday in high-stakes talks happening as Moscow pressed battlefield advances.Putin, who received US President Donald Trump’s son-in-law Jared Kushner and special envoy Steve Witkoff in the Kremlin, signalled earlier that his forces were ready to fight on to …

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Casse du Louvre: le quatrième membre présumé du commando placé en détention provisoire

Le quatrième membre présumé du commando du casse du Louvre a été placé mardi en détention provisoire à l’issue d’un débat devant le juge des libertés et de la détention à Paris, une semaine après son interpellation, a-t-on appris auprès du parquet. Présenté comme le dernier membre du commando, il avait été arrêté mardi dernier sur un chantier à Laval, avant d’être mis en examen vendredi par les juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée, pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs en récidive. “Nous interjetons appel de ce placement en détention que nous contestons”, ont déclaré à l’AFP ses avocates, dénonçant le placement à l’isolement de leur client à Fresnes (Val-de-Marne), une prison “où la dignité humaine est tous les jours en péril”. “Le but de l’instruction, c’est de réunir des preuves et pour le moment aucun élément ne permet de dire qu’il était sur place”, ont ajouté Mes Ménya Arab-Tigrine et Farida Cagniard.L’homme âgé de 39 ans est originaire de Seine-Saint-Denis et a déjà été condamné à six reprises pour diverses infractions comme proxénétisme, conduite sans permis et recel de vol, délit pour lequel il avait été condamné à deux mois d’emprisonnement avec sursis en 2010, avait expliqué la procureure de Paris, Laure Beccuau après sa mise en examen.Avant ce dernier coup de filet, les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme de la police judiciaire parisienne ainsi que ceux de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels avaient pu interpeller, en deux mouvements, trois des quatre membres présumés de l’équipe de cambrioleurs, qui ont aussi été mis en examen pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs.Parmi les suspects, deux sont soupçonnés d’avoir pénétré le 19 octobre dans la galerie d’Apollon tandis que les deux autres -dont celui placé en détention ce mardi- étaient restés à l’extérieur, avant de prendre la fuite tous ensemble.Une cinquième personne, une femme de 38 ans, compagne de l’un des suspects, est, elle, poursuivie pour complicité mais a pu obtenir sa libération sous contrôle judiciaire.Les malfaiteurs avaient agi en plein jour, encagoulés, munis d’un monte-charge de déménageurs et armés de disqueuses.Un mois après ce casse spectaculaire, les bijoux, estimés à 88 millions d’euros, sont toujours dans la nature. Tout comme les commanditaires.

Accusé à droite de dérive “autoritaire”, Macron réfute tout projet de “label d’Etat” pour les médias

Emmanuel Macron a réfuté mardi vouloir instaurer un “label d’Etat” pour la presse ou un “ministère de la Vérité”, face aux accusations des médias Bolloré, de la droite et de l’extrême droite qui voient dans ses initiatives contre la désinformation une dérive “autoritaire” voire “totalitaire”.Le chef de l’Etat s’est lancé depuis fin octobre dans un vaste chantier pour “sonner le tocsin” sur les risques que les réseaux sociaux font peser, à ses yeux, sur la démocratie.Au fil des rendez-vous, il esquisse des pistes de régulation qu’il entend traduire en “décisions concrètes” début 2026. Au programme, une “majorité numérique” à 15 ans, la transparence des algorithmes, ou encore une action judiciaire en “référé” pour bloquer en urgence les “fausses informations” sur les réseaux.La réflexion se déroulait jusqu’ici plutôt à bas bruit.Mais ce week-end, le Journal du Dimanche, propriété de Vincent Bolloré, a reproché à Emmanuel Macron une “dérive totalitaire”. En cause, un projet, évoqué par le chef de l’Etat il y a deux semaines à Arras, de “labellisation faite par des professionnels” pour distinguer les sites et les réseaux qui font de l’information, selon les règles déontologiques, des autres.L’hebdomadaire a dénoncé “la tentation du ministère de la Vérité”, comme dans le roman dystopique “1984” de George Orwell.Une accusation aussitôt relayée par les autres antennes de l’homme d’affaires conservateur, de CNews à Europe 1, dont le présentateur vedette Pascal Praud a étrillé un “président mécontent du traitement médiatique et qui souhaite imposer un récit unique”. Comme une réponse aussi aux critiques d’Emmanuel Macron contre les “milliardaires” qui détiennent des médias “à des finalités d’influence de l’opinion”.L’attaque a ensuite été reprise à droite.”Toucher à la liberté d’expression est une tentation autoritaire, qui correspond à la solitude d’un homme (…) qui a perdu le pouvoir et cherche à le maintenir par le contrôle de l’information”, a protesté sur CNews le président du RN Jordan Bardella.”Nul gouvernement n’a à trier les médias ni à dicter la vérité”, a abondé le patron des Républicains, Bruno Retailleau, sur le réseau social X. L’ex-ministre de l’Intérieur a ensuite lancé mardi une pétition contre le “projet de labellisation des médias”.Face à ces critiques, l’Elysée s’est fendu lundi soir d’un rare message sur X pour déplorer que “parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation”.- “Vidéo indigne” -“On nous taxe de totalitarisme en déformant totalement ce qu’a dit le président”, soupire un proche d’Emmanuel Macron, qui s'”attriste de voir de prétendus représentants de la droite républicaine” comme Bruno Retailleau reprendre ces mêmes arguments “sans vérifier” les véritables propos présidentiels.Mais cette réaction officielle de la présidence, visant notamment des médias, a déclenché une nouvelle cascade de commentaires enflammés y voyant la démonstration de velléités de contrôle macronistes.”Une vidéo indigne”, s’est offusquée mardi sur BFMTV/RMC la leader du RN Marine Le Pen. “Ce n’est pas le rôle de la présidence de la République”, a-t-elle ajouté, évoquant une volonté “de maîtriser l’information”.L’Etat “ne va pas créer tel ou tel label destiné à la presse”, et “encore moins de ministère de la Vérité”, a martelé mardi le chef de l’Etat en Conseil des ministres pour tenter de couper court à la polémique. Le gouvernement ne sera “pas l’arbitre des élégances”, ce sera “le choix de votre profession”, a abondé sur CNews la ministre de la Culture Rachida Dati, à l’adresse des journalistes. Cette idée de “label” vient des Etats généraux de l’information, dont le comité de pilotage avait recommandé en 2024 aux “professionnels de l’information” de s’engager dans une telle démarche pour “renforcer la confiance” du public.Le président avait d’ailleurs souligné à Arras que ce n’était pas au gouvernement de dire “ceci est une information, ceci n’en est pas”, invoquant plutôt une initiative de labellisation déjà lancée par l’ONG Reporters sans frontières avec la Journalism Trust Initiative. “C’est pas l’Etat qui doit vérifier”, sinon “ça devient une dictature”, avait-il dit à Mirecourt, dans les Vosges, la semaine dernière.La polémique s’inscrit dans une bataille de plus en plus vive pour une “liberté d’expression” supposée être menacée, menée notamment par la sphère Bolloré, dans le sillage de la défense du “free speech” aux Etats-Unis par la galaxie trumpiste.Le président Macron a commencé à essayer de battre en brèche cette idée ces dernières semaines, en appelant à la régulation des réseaux sociaux et de leurs algorithmes qui, martèle-t-il, sont “le Far West et pas le +free speech+”.”C’est pas la liberté de parole que de dire n’importe quoi”, a-t-il lancé mi-novembre à Toulouse, “c’est la loi du plus fort”.