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A69: rejet demandé d’une requête de récusation de magistrats appelés à statuer

La rapporteure publique a recommandé vendredi à la cour administrative de Toulouse de rejeter une requête de récusation déposée par les opposants à l’A69 visant certains de ses magistrats appelés à statuer sur ce dossier polémique, lors d’une audience cruciale en décembre.La cour a mis sa décision sur cette demande en délibéré, sans préciser la date à laquelle celle-ci sera effectivement rendue.Devenu un emblème national des luttes environnementales contre des projets jugés dépassés à l’heure du changement climatique, l’A69 qui doit relier Toulouse à Castres fait l’objet d’une bataille au long cours devant la justice.Michèle Torelli, rapporteure publique – c’est-à-dire le magistrat dont les conclusions sont destinées à éclairer les juridictions administratives dans leurs décisions – a estimé vendredi que la demande des opposants était “non-fondée”. Ces derniers estiment que la participation de trois magistrats de la cour à une première audience fin mai sur le dossier de l’A69 ne leur permet pas de siéger de nouveau lors de l’examen au fond, le 11 décembre, de la validité de l’autorisation environnementale de ce vaste chantier.En mai, deux de ces magistrats faisaient partie de la juridiction ayant décidé une reprise provisoire des travaux, interrompus par un jugement du tribunal administratif de Toulouse fin février.Le troisième magistrat visé est le rapporteur public qui, en mai, avait estimé que le projet d’autoroute était “par nature” justifié par l’importance des villes à relier et qu’il fallait reprendre le chantier.”Le simple fait d’avoir suspendu la décision du tribunal de Toulouse est un parti-pris” qui entache l’impartialité des magistrats visés par la demande, a expliqué à la barre Me Alexandre Faro, au nom des opposants.Leur maintien laisserait “subsister un doute quant à la décision sur l’appel au fond” qui pourrait être perçue comme “illégitime”, a plaidé Me Julie Rover, une autre avocate des anti-A69.”La coutume et les pratiques des juridictions, c’est d’écarter les juges qui ont déjà statué au provisoire, sauf que dans ce cas précis de l’A69 alors même que tous les projecteurs sont braqués sur ce dossier, je ne comprends pas que la cour administrative de Toulouse n’ait pas pris cette précaution-là”, a-t-elle expliqué à l’AFP.      Après l’audience du 11 décembre, la cour administrative d’appel décidera si elle confirme ou non le jugement du tribunal administratif ayant annulé l’autorisation environnementale de l’A69, le 27 février.Pour le moment, le chantier se poursuit, Atosca, le futur concessionnaire et actuel responsable des travaux mettant actuellement en place dans le Tarn les centrales qui doivent permettre de produire les 500.000 tonnes de revêtement de la future autoroute de 53 km.    

A69: rejet demandé d’une requête de récusation de magistrats appelés à statuer

La rapporteure publique a recommandé vendredi à la cour administrative de Toulouse de rejeter une requête de récusation déposée par les opposants à l’A69 visant certains de ses magistrats appelés à statuer sur ce dossier polémique, lors d’une audience cruciale en décembre.La cour a mis sa décision sur cette demande en délibéré, sans préciser la date à laquelle celle-ci sera effectivement rendue.Devenu un emblème national des luttes environnementales contre des projets jugés dépassés à l’heure du changement climatique, l’A69 qui doit relier Toulouse à Castres fait l’objet d’une bataille au long cours devant la justice.Michèle Torelli, rapporteure publique – c’est-à-dire le magistrat dont les conclusions sont destinées à éclairer les juridictions administratives dans leurs décisions – a estimé vendredi que la demande des opposants était “non-fondée”. Ces derniers estiment que la participation de trois magistrats de la cour à une première audience fin mai sur le dossier de l’A69 ne leur permet pas de siéger de nouveau lors de l’examen au fond, le 11 décembre, de la validité de l’autorisation environnementale de ce vaste chantier.En mai, deux de ces magistrats faisaient partie de la juridiction ayant décidé une reprise provisoire des travaux, interrompus par un jugement du tribunal administratif de Toulouse fin février.Le troisième magistrat visé est le rapporteur public qui, en mai, avait estimé que le projet d’autoroute était “par nature” justifié par l’importance des villes à relier et qu’il fallait reprendre le chantier.”Le simple fait d’avoir suspendu la décision du tribunal de Toulouse est un parti-pris” qui entache l’impartialité des magistrats visés par la demande, a expliqué à la barre Me Alexandre Faro, au nom des opposants.Leur maintien laisserait “subsister un doute quant à la décision sur l’appel au fond” qui pourrait être perçue comme “illégitime”, a plaidé Me Julie Rover, une autre avocate des anti-A69.”La coutume et les pratiques des juridictions, c’est d’écarter les juges qui ont déjà statué au provisoire, sauf que dans ce cas précis de l’A69 alors même que tous les projecteurs sont braqués sur ce dossier, je ne comprends pas que la cour administrative de Toulouse n’ait pas pris cette précaution-là”, a-t-elle expliqué à l’AFP.      Après l’audience du 11 décembre, la cour administrative d’appel décidera si elle confirme ou non le jugement du tribunal administratif ayant annulé l’autorisation environnementale de l’A69, le 27 février.Pour le moment, le chantier se poursuit, Atosca, le futur concessionnaire et actuel responsable des travaux mettant actuellement en place dans le Tarn les centrales qui doivent permettre de produire les 500.000 tonnes de revêtement de la future autoroute de 53 km.    

Death toll in Southeast Asia floods tops 300

Days of devastating flooding across Southeast Asia have killed more than 300 people in Indonesia, Thailand and Malaysia, authorities said on Friday.Heavy monsoon season rains paired with a tropical storm system inundated areas across the three countries, stranding residents on rooftops and cutting off entire communities.Authorities in Indonesia were struggling to reach the worst-affected areas …

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A Marineland, orques et dauphins surnagent dans un parc en décomposition

Au bout des allées vides du Marineland d’Antibes, parc fantôme depuis janvier, deux orques et douze dauphins tournent en rond dans des bassins en fin de vie, dans l’attente d’un avenir.Les pingouins, les requins ou les otaries ont rejoint d’autre zoos, ne laissant que quelques feuilles mortes dans leurs bassins à sec, et une barrière indiquant “complet” bloque l’accès au vaste parking, pourtant désert, où convergeaient des centaines de milliers de visiteurs chaque année.Désormais, le souffle caverneux des deux orques —  Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans) — résonne dans les gradins parsemés de déjections d’oiseaux.Construit en 2000, l’espace des orques, composé de cinq bassins connectés, n’a plus fait l’objet de rénovations d’ampleur depuis 2021 et le vote de la loi sur le bien-être animal qui a scellé le sort de Marineland en interdisant à terme la détention et les spectacles de cétacés.Les orques et dauphins, étant nés dans ce parc des Alpes-Maritimes, ne survivraient pas en liberté. Pascal Picot, directeur général du parc, réclame depuis des mois de pouvoir transférer les animaux en Espagne, où les spectacles de cétacés sont autorisés. A Marineland, l’infrastructure est “en fin de vie”. “Tout s’effrite. On a le fond qui se fissure. On a des morceaux de béton qui tombent, qui dégagent des fers apparents. Les animaux sont réellement en danger”, insiste-t-il.En mars 2024, Inouk, le frère de Wikie, était mort de l’ingestion d’un petit morceau de métal de quelques grammes.Des travaux réguliers de maintenance permettent de colmater, mais les bruits perturbent les orques et les traces de ciment compliquent la filtration de l’eau.- Dangereux selfies -Parallèlement, le parc fait face depuis la fin de l’été à une multiplication d’intrusions, le plus souvent de la part de jeunes en quête de selfies.”Ils mettent en danger la vie des animaux et leur propre vie”, prévient M. Picot, qui a renforcé le service de sécurité. “Les animaux sont puissants, ils peuvent vous entraîner au fond de l’eau”. Même sans être agressifs, juste pour jouer. D’autant qu’ils s’ennuient. Dans le bassin — moins fissuré — des dauphins, en l’absence de soigneurs, il suffit d’une sonnerie de portable pour que plusieurs sortent la tête de l’eau et suivent les visiteurs, en sautant pour éclabousser.Au total, quelque 35 personnes travaillent encore dans le parc vide, dont des soigneurs qui se relaient encore sept jours sur sept pour nourrir les cétacés et les stimuler cognitivement et socialement plusieurs heures par jour. Le temps presse aussi pour eux. Ils seront licenciés au départ des cétacés et ont besoin de se projeter, que ce soit pour suivre les animaux ou entamer une reconversion.Et pour le parc désormais sans revenus, entre les salaires, l’électricité, les 800 kg de poisson quotidien, les assurances ou encore le renforcement de la sécurité, la facture va s’élever cette année à “plusieurs millions d’euros”, assure M. Picot.Au printemps, l’ONG Sea Shepherd a proposé cinq millions d’euros pour rénover les bassins et prendre les orques en charge le temps qu’un sanctuaire de semi-liberté soit prêt à les accueillir. Mais le parc à décliné, faisant valoir que les projets de sanctuaires patinent depuis 10 ans.L’Espagne a refusé le transfert des orques vers un parc de Tenerife, évoquant en particulier des bassins trop petits. Mais le transfert de huit des 12 dauphins à Malaga a été validé, et le feu vert de Paris n’arrive pas.Le gouvernement met en avant un projet de structure au ZooPark de Beauval, qui ne sera cependant pas prêt avant 2027 et suscite l’opposition de nombreuses associations de défense des animaux, qui considèrent un “delphinarium de luxe” à Beauval ou un transfert en Espagne comme une violation de l’esprit de la loi sur le bien-être animal.Marketa Schusterova, cofondatrice de l’ONG TideBreakers, dont les drones inspectent régulièrement Marineland et d’autres parcs fermés avec des cétacés en attente au Canada, aux Etats-Unis ou en Argentine, se veut plus pragmatique: “L’Espagne n’est pas la solution idéale mais elle maintiendrait les orques en vie. Ces bassins (à Marineland, ndlr) vont les tuer.”

A Marineland, orques et dauphins surnagent dans un parc en décomposition

Au bout des allées vides du Marineland d’Antibes, parc fantôme depuis janvier, deux orques et douze dauphins tournent en rond dans des bassins en fin de vie, dans l’attente d’un avenir.Les pingouins, les requins ou les otaries ont rejoint d’autre zoos, ne laissant que quelques feuilles mortes dans leurs bassins à sec, et une barrière indiquant “complet” bloque l’accès au vaste parking, pourtant désert, où convergeaient des centaines de milliers de visiteurs chaque année.Désormais, le souffle caverneux des deux orques —  Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans) — résonne dans les gradins parsemés de déjections d’oiseaux.Construit en 2000, l’espace des orques, composé de cinq bassins connectés, n’a plus fait l’objet de rénovations d’ampleur depuis 2021 et le vote de la loi sur le bien-être animal qui a scellé le sort de Marineland en interdisant à terme la détention et les spectacles de cétacés.Les orques et dauphins, étant nés dans ce parc des Alpes-Maritimes, ne survivraient pas en liberté. Pascal Picot, directeur général du parc, réclame depuis des mois de pouvoir transférer les animaux en Espagne, où les spectacles de cétacés sont autorisés. A Marineland, l’infrastructure est “en fin de vie”. “Tout s’effrite. On a le fond qui se fissure. On a des morceaux de béton qui tombent, qui dégagent des fers apparents. Les animaux sont réellement en danger”, insiste-t-il.En mars 2024, Inouk, le frère de Wikie, était mort de l’ingestion d’un petit morceau de métal de quelques grammes.Des travaux réguliers de maintenance permettent de colmater, mais les bruits perturbent les orques et les traces de ciment compliquent la filtration de l’eau.- Dangereux selfies -Parallèlement, le parc fait face depuis la fin de l’été à une multiplication d’intrusions, le plus souvent de la part de jeunes en quête de selfies.”Ils mettent en danger la vie des animaux et leur propre vie”, prévient M. Picot, qui a renforcé le service de sécurité. “Les animaux sont puissants, ils peuvent vous entraîner au fond de l’eau”. Même sans être agressifs, juste pour jouer. D’autant qu’ils s’ennuient. Dans le bassin — moins fissuré — des dauphins, en l’absence de soigneurs, il suffit d’une sonnerie de portable pour que plusieurs sortent la tête de l’eau et suivent les visiteurs, en sautant pour éclabousser.Au total, quelque 35 personnes travaillent encore dans le parc vide, dont des soigneurs qui se relaient encore sept jours sur sept pour nourrir les cétacés et les stimuler cognitivement et socialement plusieurs heures par jour. Le temps presse aussi pour eux. Ils seront licenciés au départ des cétacés et ont besoin de se projeter, que ce soit pour suivre les animaux ou entamer une reconversion.Et pour le parc désormais sans revenus, entre les salaires, l’électricité, les 800 kg de poisson quotidien, les assurances ou encore le renforcement de la sécurité, la facture va s’élever cette année à “plusieurs millions d’euros”, assure M. Picot.Au printemps, l’ONG Sea Shepherd a proposé cinq millions d’euros pour rénover les bassins et prendre les orques en charge le temps qu’un sanctuaire de semi-liberté soit prêt à les accueillir. Mais le parc à décliné, faisant valoir que les projets de sanctuaires patinent depuis 10 ans.L’Espagne a refusé le transfert des orques vers un parc de Tenerife, évoquant en particulier des bassins trop petits. Mais le transfert de huit des 12 dauphins à Malaga a été validé, et le feu vert de Paris n’arrive pas.Le gouvernement met en avant un projet de structure au ZooPark de Beauval, qui ne sera cependant pas prêt avant 2027 et suscite l’opposition de nombreuses associations de défense des animaux, qui considèrent un “delphinarium de luxe” à Beauval ou un transfert en Espagne comme une violation de l’esprit de la loi sur le bien-être animal.Marketa Schusterova, cofondatrice de l’ONG TideBreakers, dont les drones inspectent régulièrement Marineland et d’autres parcs fermés avec des cétacés en attente au Canada, aux Etats-Unis ou en Argentine, se veut plus pragmatique: “L’Espagne n’est pas la solution idéale mais elle maintiendrait les orques en vie. Ces bassins (à Marineland, ndlr) vont les tuer.”

Le gouvernement publie enfin sa Stratégie pour l’alimentation et le climat

Agir sur la restauration collective, réduire le gaspillage alimentaire… mais pas de “réduction” de consommation de viande: le gouvernement a publié vendredi, avec plus de deux ans de retard et de nombreuses controverses, sa Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc).Ce document, censé définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, est issu de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021.Elaborée par les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement, cette Stratégie devait être présentée avant juillet 2023.Les négociations ces derniers mois ont été particulièrement âpres sur la formulation concernant la consommation de viande, largement responsable de l’empreinte alimentaire des Français. Le texte final parle de “limitation”, un terme souvent employé au ministère de l’Agriculture, et non plus de “réduction”, terme qui figurait dans le projet soumis à consultation, et ne donne pas d’objectifs chiffrés, réclamés par des ONG. “Les objectifs nutritionnels et climatiques convergent vers une augmentation de la consommation de produits végétaux et une limitation de la consommation de viandes et de charcuterie, en particulier importées”, note la Stratégie, qui prévoit aussi un suivi annuel de la consommation de viande pour vérifier les “objectifs en matière de réduction des importations”, sans mention de la consommation.Deuxième point de crispation, le gouvernement veut “réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés”, tout par incitation, quand les ONG demandaient l’interdiction de ces publicités.”En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée”, indique la Stratégie, une petite nouveauté quand précédemment aucune possibilité de mesure contraignante n’était évoquée.Parmi les autres “actions phares”, qui seront mises en oeuvre dès cette année, la Stratégie veut “encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, EHPAD, établissements pénitentiaires, en cohérence avec les nouvelles recommandations nutritionnelles”.La restauration collective sera “accompagnée” notamment vers l’objectif de 50% de produits durables et de qualité, avec un accompagnement financier pour les cantines rurales.Contre le gaspillage alimentaire, le texte évoque “la mise en place de contrôles coordonnés chez les différents opérateurs concernés. La loi fixe un objectif -50% de gaspillage d’ici 2025 pour la restauration collective et la distribution, et d’ici 2030 pour les autres secteurs par rapport à 2015.

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Le gouvernement publie enfin sa Stratégie pour l’alimentation et le climat

Agir sur la restauration collective, réduire le gaspillage alimentaire… mais pas de “réduction” de consommation de viande: le gouvernement a publié vendredi, avec plus de deux ans de retard et de nombreuses controverses, sa Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc).Ce document, censé définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, est issu de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021.Elaborée par les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement, cette Stratégie devait être présentée avant juillet 2023.Les négociations ces derniers mois ont été particulièrement âpres sur la formulation concernant la consommation de viande, largement responsable de l’empreinte alimentaire des Français. Le texte final parle de “limitation”, un terme souvent employé au ministère de l’Agriculture, et non plus de “réduction”, terme qui figurait dans le projet soumis à consultation, et ne donne pas d’objectifs chiffrés, réclamés par des ONG. “Les objectifs nutritionnels et climatiques convergent vers une augmentation de la consommation de produits végétaux et une limitation de la consommation de viandes et de charcuterie, en particulier importées”, note la Stratégie, qui prévoit aussi un suivi annuel de la consommation de viande pour vérifier les “objectifs en matière de réduction des importations”, sans mention de la consommation.Deuxième point de crispation, le gouvernement veut “réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés”, tout par incitation, quand les ONG demandaient l’interdiction de ces publicités.”En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée”, indique la Stratégie, une petite nouveauté quand précédemment aucune possibilité de mesure contraignante n’était évoquée.Parmi les autres “actions phares”, qui seront mises en oeuvre dès cette année, la Stratégie veut “encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, EHPAD, établissements pénitentiaires, en cohérence avec les nouvelles recommandations nutritionnelles”.La restauration collective sera “accompagnée” notamment vers l’objectif de 50% de produits durables et de qualité, avec un accompagnement financier pour les cantines rurales.Contre le gaspillage alimentaire, le texte évoque “la mise en place de contrôles coordonnés chez les différents opérateurs concernés. La loi fixe un objectif -50% de gaspillage d’ici 2025 pour la restauration collective et la distribution, et d’ici 2030 pour les autres secteurs par rapport à 2015.

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L’Etat annonce un nombre de loups relativement stable, colère des éleveurs

Le nombre de loups reste relativement stable en France en 2025, à 1.082, une annonce de l’Etat sur un sujet incandescent qui n’est pas de nature à apaiser la colère des éleveurs exigeant de pouvoir tuer plus de ces prédateurs face à la “multiplication” des attaques de troupeaux.La population des loups “s’établit désormais, avec un intervalle de confiance à 95%, entre 989 et 1.187 individus, pour un effectif moyen estimé à 1.082 loups”, soit une augmentation de 69 animaux sur un an, a annoncé vendredi la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA), référente pour l’Etat sur le sujet.L’immense majorité des meutes sont localisées dans l’Arc alpin –où les élevages ovins et caprins notamment sont aussi très nombreux–, même si, ces dernières années, les loups se sont aussi installés dans le Massif central et les massifs jurassien, vosgien et pyrénéen.Cette estimation, tirée de l’étude annuelle de l’Office français de la biodiversité (OFB), “bien que légèrement supérieure à celle de 2024 (1.013 loups dénombrés), confirme la tendance à la stabilisation des effectifs constatée ces dernières années”, insiste la préfecture AuRA.-Quota d’abattage de 19%-Ce chiffre est scruté chaque année sur un sujet extrêmement sensible opposant défenseurs de la faune et de l’environnement et éleveurs, lesquels accusent l’Etat de sous-estimer le nombre de loups et réclament inlassablement une augmentation du quota d’abattage annuel autorisé, de 19% de la population estimée.En 2026, la France va pourtant inaugurer un assouplissement de sa politique de régulation en permettant, dans les zones les plus exposées à la prédation, aux éleveurs d’ovins et de caprins de tuer ces canidés sans son autorisation préalable, obligatoire jusqu’alors. Mais toujours uniquement en cas d’attaque de leurs troupeaux. Cet assouplissement, annoncé fin septembre mais qui deviendra effectif après une consultation nationale s’achevant le 19 décembre, n’a toutefois pas apaisé la colère des éleveurs. Ils protestent notamment contre le maintien du quota de 19%. Dénonçant un “renoncement inacceptable”, les syndicats Jeunes agriculteurs et FNSEA ont critiqué dans un communiqué jeudi “un texte creux” du gouvernement qui “ne garantit pas une protection effective des troupeaux”.Ce quota autorisait, en 2024, les seuls agents et chasseurs assermentés, à prélever 192 loups. La nouvelle estimation fin 2025 fera monter ce nombre à 205 de ces canidés.”Les dispositifs proposés, trop timides et excessivement technocratiques, démontrent un refus persistant d’affronter la réalité du terrain: les attaques se multiplient, les pertes s’aggravent, les éleveurs continuent d’en porter seuls les conséquences”, peste le communiqué des syndicats.- Tir en cas d’attaque -Le 23 septembre, le gouvernement avait pourtant tenté d’apaiser leur colère en assouplissant les règles de l’abattage autorisé, profitant d’un reclassement du loup par l’Union européenne d'”espèce strictement protégée” à “protégée”. Précisément afin de donner plus de flexibilité aux États membres pour gérer la population de ces prédateurs.A compter de 2026, la réglementation nationale simplifiera les conditions de “tirs de défense” dans les zones les plus exposées à la prédation des élevages ovins et caprins, avec “la suppression (…) du régime d’autorisations dérogatoires au profit d’un système déclaratif”, avait annoncé la préfecture AuRA.Un éleveur, ou un chasseur mandaté par lui, pourra désormais tuer un loup qui attaque son troupeau d’ovins ou caprins, sans l’autorisation préalable requise jusqu’alors et devra ensuite déclarer ce tir mortel à la préfecture. Mais le gouvernement prévenait: seuls les tirs en cas d’attaque resteront légaux et, hors de ce cadre, tuer un loup restera un délit passible de trois ans de prison et 150.000 euros d’amende.Dans une argumentation contraire à celle des éleveurs mais également accusatrice, six organisations de protection de la nature, dont le WWF et France Nature Environnement (FNE), avaient reproché à l’État d’autoriser, avec la simplification des conditions de tir, “l’ouverture de la chasse aux loups” et la “possibilité de destruction tous azimuts”.

L’Etat annonce un nombre de loups relativement stable, colère des éleveurs

Le nombre de loups reste relativement stable en France en 2025, à 1.082, une annonce de l’Etat sur un sujet incandescent qui n’est pas de nature à apaiser la colère des éleveurs exigeant de pouvoir tuer plus de ces prédateurs face à la “multiplication” des attaques de troupeaux.La population des loups “s’établit désormais, avec un intervalle de confiance à 95%, entre 989 et 1.187 individus, pour un effectif moyen estimé à 1.082 loups”, soit une augmentation de 69 animaux sur un an, a annoncé vendredi la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA), référente pour l’Etat sur le sujet.L’immense majorité des meutes sont localisées dans l’Arc alpin –où les élevages ovins et caprins notamment sont aussi très nombreux–, même si, ces dernières années, les loups se sont aussi installés dans le Massif central et les massifs jurassien, vosgien et pyrénéen.Cette estimation, tirée de l’étude annuelle de l’Office français de la biodiversité (OFB), “bien que légèrement supérieure à celle de 2024 (1.013 loups dénombrés), confirme la tendance à la stabilisation des effectifs constatée ces dernières années”, insiste la préfecture AuRA.-Quota d’abattage de 19%-Ce chiffre est scruté chaque année sur un sujet extrêmement sensible opposant défenseurs de la faune et de l’environnement et éleveurs, lesquels accusent l’Etat de sous-estimer le nombre de loups et réclament inlassablement une augmentation du quota d’abattage annuel autorisé, de 19% de la population estimée.En 2026, la France va pourtant inaugurer un assouplissement de sa politique de régulation en permettant, dans les zones les plus exposées à la prédation, aux éleveurs d’ovins et de caprins de tuer ces canidés sans son autorisation préalable, obligatoire jusqu’alors. Mais toujours uniquement en cas d’attaque de leurs troupeaux. Cet assouplissement, annoncé fin septembre mais qui deviendra effectif après une consultation nationale s’achevant le 19 décembre, n’a toutefois pas apaisé la colère des éleveurs. Ils protestent notamment contre le maintien du quota de 19%. Dénonçant un “renoncement inacceptable”, les syndicats Jeunes agriculteurs et FNSEA ont critiqué dans un communiqué jeudi “un texte creux” du gouvernement qui “ne garantit pas une protection effective des troupeaux”.Ce quota autorisait, en 2024, les seuls agents et chasseurs assermentés, à prélever 192 loups. La nouvelle estimation fin 2025 fera monter ce nombre à 205 de ces canidés.”Les dispositifs proposés, trop timides et excessivement technocratiques, démontrent un refus persistant d’affronter la réalité du terrain: les attaques se multiplient, les pertes s’aggravent, les éleveurs continuent d’en porter seuls les conséquences”, peste le communiqué des syndicats.- Tir en cas d’attaque -Le 23 septembre, le gouvernement avait pourtant tenté d’apaiser leur colère en assouplissant les règles de l’abattage autorisé, profitant d’un reclassement du loup par l’Union européenne d'”espèce strictement protégée” à “protégée”. Précisément afin de donner plus de flexibilité aux États membres pour gérer la population de ces prédateurs.A compter de 2026, la réglementation nationale simplifiera les conditions de “tirs de défense” dans les zones les plus exposées à la prédation des élevages ovins et caprins, avec “la suppression (…) du régime d’autorisations dérogatoires au profit d’un système déclaratif”, avait annoncé la préfecture AuRA.Un éleveur, ou un chasseur mandaté par lui, pourra désormais tuer un loup qui attaque son troupeau d’ovins ou caprins, sans l’autorisation préalable requise jusqu’alors et devra ensuite déclarer ce tir mortel à la préfecture. Mais le gouvernement prévenait: seuls les tirs en cas d’attaque resteront légaux et, hors de ce cadre, tuer un loup restera un délit passible de trois ans de prison et 150.000 euros d’amende.Dans une argumentation contraire à celle des éleveurs mais également accusatrice, six organisations de protection de la nature, dont le WWF et France Nature Environnement (FNE), avaient reproché à l’État d’autoriser, avec la simplification des conditions de tir, “l’ouverture de la chasse aux loups” et la “possibilité de destruction tous azimuts”.

Évadés de Dijon: l’un des deux fugitifs arrêté, le plus dangereux toujours en fuite

Un des deux détenus qui se sont évadés “à l’ancienne”, jeudi, de la prison de Dijon, a été retrouvé en Saône-et-Loire 24 heures plus tard, mais l’autre, “potentiellement dangereux”, reste en fuite.Le détenu retrouvé est “très probablement” le plus vieux des deux, âgé de 32 ans, “sous réserve de la vérification formelle de son identité”, a précisé dans un communiqué le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. L’autre détenu évadé, âgé de 19 ans et considéré comme “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.”Près d’une centaine de fonctionnaires de police” restent mobilisés, selon le parquet de Dijon, “pour parvenir à l’interpellation de la seconde personne”, a ajouté le procureur.Le détenu de 19 ans a déjà été condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment. Il était en détention provisoire après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.Il est “dans le registre de la criminalité organisée” et est soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard, après avoir été recruté pour exécuter un “contrat criminel”, avait détaillé jeudi à l’AFP Paul-Edouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard (Doubs), où est instruit son dossier.L’autre détenu retrouvé vendredi en Saône-et-Loire était également en détention provisoire pour “des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le parquet de Dijon.Les deux prisonniers se sont évadés tôt jeudi matin, “à l’ancienne”, selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leurs cellules avec de simples lames de scie à métaux. “L’hypothèse la plus probable” est que ces lames ont été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé que, il y a peu, le tribunal de Dijon avait condamné un individu pour des livraisons par drone dans cette prison, “notamment de lames de scie”.- “Un choc de sécurité” -Après avoir scié les barreaux de leurs cellules situées au rez-de-chaussée, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir habillant le premier mur d’enceinte et ainsi l’escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n’avaient plus alors qu’à sortir “par le porche du site pénitentiaire”, selon M. Caracotch.Ce porche s’ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.Vétuste, la maison d’arrêt de Dijon, située près du centre-ville, n’est pas couverte de filets antidrones.”Notre organisation n’a eu de cesse de dénoncer l’absence de dispositifs antidrones”, a souligné le syndicat Ufap-Unsa Justice, évoquant des “balets incessants” au-dessus de la maison d’arrêt de Dijon.L’établissement, qui date de 1853, fait partie du plan “zéro portable” récemment annoncé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin et qui vise, pour un coût de 29 millions d’euros, à rendre six prisons “complètement étanches” aux mobiles.L’UFAP salue la “volonté d’améliorer la sécurité” de ce plan mais le “retard” est tellement important qu’il s’agit plus d’un “cataplasme sur une jambe de bois”, selon le syndicat.Dans un message sur X, Gérald Darmanin a promis “un vrai choc de sécurité dans nos prisons” après ces “évasions inacceptables de Dijon”. “Je me battrai pour avoir encore des moyens supplémentaires pour la sécurité des agents et des Français”, a-t-il assuré, listant les mesures déjà en cours, notamment la création de “1.000 nouveaux agents pénitentiaires l’année prochaine” qui “combleront en partie le manque important d’agents dans nos prisons”.