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President leaves Guinea-Bissau as general named leader after coup

Guinea-Bissau’s President Umaro Sissoco Embalo has left the country for Senegal after being detained during a military coup, the government in Dakar said Thursday, as a lead opponent accused him of arranging the uprising.The military in volatile Guinea-Bissau appointed a general as the country’s new leader, a day after seizing power and derailing the announcement …

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L’Assemblée approuve une loi visant à nationaliser ArcelorMittal

L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, dans un contexte de grande difficulté pour la sidérurgie française. Le gouvernement, défavorable à la mesure, estime que la bataille se mène à l’échelle européenne.A l’issue du scrutin les Insoumis ont salué une “victoire historique” par la voix de leur cheffe de groupe Mathilde Panot. Jean-Luc Mélenchon a lui lu dans le scrutin une “page d’histoire à l’Assemblée nationale”.L’avenir de la proposition de loi est toutefois hautement incertain, car il lui sera difficile d’être adopté au Sénat, dominé par la droite et le centre.En dépit de débats tendus, entre LFI accusant le RN d’obstruction, et le groupe de Marine Le Pen reprochant aux Insoumis de susciter de “faux espoirs” pour les salariés, le texte a été adopté par 127 voix contre 41. Il a reçu le soutien de la gauche (insoumis, socialistes, écologistes et communistes) et le RN s’est abstenu. Le camp gouvernemental, peu mobilisé jeudi, a voté contre.- Nationalisation, Europe, ou “golden-share” -La loi “ne sera pas appliquée”, a prédit a contrario le député Horizons Sylvain Berrios. Le Sénat, dominé par la droite et le centre, “ne votera jamais votre loi et il n’y aura pas de nationalisation avant la présidentielle”, a lancé Jean-Philippe Tanguy (RN).”Je ne vois pas pourquoi nous n’y arriverons pas (…) plus ça ira, plus on verra comme une évidence politique qu’il faut nationaliser ArcelorMittal”, a répliqué la rapporteure Aurélie Trouvé. Son texte dispose que “la société ArcelorMittal France est nationalisée”, et prévoit un mécanisme pour déterminer sa valeur (le coût d’une nationalisation est chiffré à trois milliards d’euros). Les Insoumis y voient “l’unique solution” pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs, a insisté Mme Trouvé. Avec pour objectif de lutter contrer le plan social annoncé en avril et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux.Le gouvernement y est au contraire défavorable, le ministre de l’Industrie Sébastien Martin avertissant que la loi “fragiliserait l’emploi au lieu de le protéger”, et estimant que la menace vient plutôt d’un “tsunami” d’acier asiatique.Pour lui, la réponse se trouve “à Bruxelles”, rappelant que la France a obtenu un plan d’urgence européen: au-delà d’un certain volume d’importations, des droits de douane de 50% seront appliqués pour freiner la concurrence chinoise, mesure que Paris veut rendre effective dès 2026.”Arrêtez de faire croire qu’un changement de propriétaire, ça résoudra (le) problème” des salariés d’ArcelorMittal, a abondé Marie Lebec (Renaissance).Les socialistes, défendent davantage une “mise sous tutelle” qu’une nationalisation, mais ont voté pour le texte.Sur le fond, le RN, qui capte une large partie du vote ouvrier, n’est pas favorable à une nationalisation.  Le groupe de Marine Le Pen plaide pour une “golden share”, droit de veto de l’État sur les décisions stratégiques sans gestion directe.- Deux autres textes adoptés -L’examen du texte s’est déroulé sous la surveillance de salariés de l’entreprise, certains ont été salués dans les tribunes des spectateurs par les députés.A l’appel de la CGT, quelque 300 personnes selon un source policière, venus en bus des sites du Nord et de Moselle, ont manifesté dans la matinée sur l’esplanade des Invalides, à proximité de l’Assemblée, pour soutenir le texte. Fumigènes en mains, des militants CGT ont fait détonner des pétards, mais aucun incident n’a été signalé, selon la même source policière.Syndicats comme mouvements de gauche s’accordent à faire monter la pression politique.”Le plan acier est en train de passer au Parlement européen. Il sera voté le 3 décembre. Donc ça veut dire qu’il faut qu’on tienne la pression jusque là-bas”, souligne Gaëtan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque.Dans la matinée les Insoumis avaient mis à profit leur journée réservée pour faire adopter deux textes. D’abord une résolution, non contraignante, demandant au gouvernement de s’opposer à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, avant des votes décisifs en décembre au niveau européen. Puis un second visant à garantir l’égalité d’accès au service postal dans les territoires d’Outre-mer, qui devra encore passer au Sénat.bur-bat-cma-sac/vgu

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

“Vraiment terribles”: des inondations dévastatrices frappent l’Asie du Sud-Est

Les autorités indonésiennes, thaïlandaises et malaisiennes sont mobilisées jeudi pour porter secours aux habitants piégés par les inondations qui ont fait des dizaines de morts en Asie du Sud-Est au cours des derniers jours. A Sumatra, la grande île indonésienne, le bilan des inondations et glissements de terrain est monté à 19 morts et plus de 20 disparus, a indiqué jeudi un responsable des secours. Des pluies torrentielles se sont abattues durant plusieurs jours sur la province de Sumatra du Nord (ouest du pays), notamment sur le district de Tapanuli sud, en proie à des inondations depuis lundi.En raison des intempéries, l’accès routier aux zones touchées a été coupé et les services de télécommunications et d’électricité sont également hors service, a déclaré Emy Freezer, responsable de l’agence nationale de recherche et de sauvetage. Les autorités, selon lui, s’efforcent en priorité d’acheminer le matériel jusqu’aux zones isolées.Dans la province voisine d’Aceh, à l’extrémité occidentale de l’île de Sumatra, les fortes pluies de ces derniers jours ont également provoqué des inondations et des glissements de terrain et ont entraîné l’évacuation de près de 1.500 personnes, selon l’agence locale de gestion des catastrophes.- des inondations “vraiment terribles” -“Ces inondations sont vraiment terribles”, déclare à l’AFP Ibnu Sina, 47 ans, dont la maison à Lhokseumawe, la deuxième ville d’Aceh, a été inondée.La principale autoroute de la région, selon lui, est désormais impraticable, paralysant complètement la région. “Les autorités régionales sont débordées”.Les intempéries ont également provoqué d’importantes inondations dans le sud de la Thaïlande, notamment à Hat Yai, près de la frontière malaisienne. Des quartiers entiers ont été submergés, contraignant des habitants désespérés à se réfugier sur les toits. Les autorités ont annoncé mercredi que 33 personnes avaient péri dans sept provinces du sud.Les eaux ont commencé à se retirer jeudi à Hat Yai, mais pour Kamban Wongpanya, 67 ans, le retour dans sa maison est encore impossible. “L’eau est montée jusqu’au plafond du deuxième étage”, dit-elle à l’AFP, expliquant avoir dû être secourue par bateau.  Depuis le niveau de l’eau dans sa demeure “a baissé de moitié, mais la route qui y mène est encore inondée”. “Je ne peux pas encore rentrer”.De nombreux habitants ont perdu leur maison et leurs moyens de subsistance dans ces inondations, qui ont débuté la semaine dernière en Thaïlande. La région connaît actuellement sa saison de mousson annuelle. Le changement climatique engendre des épisodes de pluie plus intenses, car une atmosphère plus chaude retient davantage d’humidité, selon des scientifiques. Le réchauffement des océans alimente également des systèmes orageux plus intenses et plus pluvieux.- tout recommencer à zéro” -Au début des intempéries, Chayaphol Promkleng, commerçant à Hat Yai, espérait que son magasin serait épargné, l’eau ne lui arrivait alors qu’au niveau des chevilles. Mais dès son retour sur place le lendemain, il a constaté que l’eau dans son magasin lui arrivait jusqu’à la taille. “Je ne pouvais rien faire. J’ai quitté le magasin pour sauver ma vie”, confie-t-il.Le gouvernement thaïlandais a annoncé récemment un plan d’indemnisation d’environ 280 dollars par foyer pour les familles sinistrées. Mais Chayaphol, lui, a tout perdu. “Je dois tout recommencer à zéro”, dit-il.De l’autre côté de la frontière, en Malaisie, les forces de la Protection civile ont utilisé des bateaux pour évacuer les personnes âgées ou fragiles piégées dans leurs maisons à Kangar, dans l’Etat de Perlis. Deux personnes ont déjà perdu la vie dans les inondations qui ont touché ce pays, où les autorités prévoient de fortes pluies dans les prochains jours. Un habitant, Ali Mat Isa, a porté sa femme alitée dans les escaliers mercredi soir, alors que les eaux envahissaient leur maison.”Je ne pouvais pas me rendre au centre d’accueil des sinistrés à cause de l’état de santé de ma femme”, raconte-t-il à l’AFP tandis qu’il est aidé pour monter dans une barque flottant sur des eaux boueuses lui arrivant jusqu’à la taille. “Le niveau de l’eau est monté très vite. Je n’ai pu emporter que du matériel électrique. Tout le reste, je l’ai laissé derrière moi”, dit-il.burs-sah/sco/sba/cel

Trump orders review of immigrant visas after National Guard attack

The Trump administration on Thursday said it was reviewing permanent residency status of immigrants from 19 countries, including Afghanistan, in its latest response to the shooting of two National Guard soldiers near the White House.The FBI meanwhile said it had launched an international terrorism investigation as new details emerged about the alleged gunman, a 29-year-old …

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Hong Kong’s deadliest blaze in decades kills at least 94, scores missing

Hong Kong authorities said on Friday the death toll from the city’s worst fire in decades had risen to at least 94, with the blaze almost entirely extinguished and rescuers scouring torched high-rise buildings for scores of people still listed as missing.Early Friday, authorities said the fire had been contained to four of the sprawling …

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Israeli forces shoot dead two Palestinians apparently surrendering in West Bank

The Israeli army and police said Thursday they were investigating the circumstances in which two Palestinians were shot dead in the occupied West Bank while seemingly surrendering to Israeli forces.The incident in Jenin in the northern West Bank, a stronghold of Palestinian armed groups, was filmed from several angles, including by AFP.The Palestinian Authority named …

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Casse du Louvre: le 4e membre du commando présenté à la justice, les bijoux toujours introuvables

Nouveau chapitre dans une enquête qui passionne la planète: le quatrième membre présumé du commando du casse du Louvre doit être présenté à la justice jeudi soir, tandis que les trois autres personnes interpellées avec lui mardi doivent sortir de garde à vue.Un mois après le casse spectaculaire, les bijoux, estimés à 88 millions d’euros, sont toujours dans la nature. Tout comme les commanditaires. En revanche, le quatuor suspecté d’être à la manoeuvre le 19 octobre est désormais entre les mains de la justice, comme l’ont indiqué des sources proches du dossier à l’AFP jeudi soir.  Le dernier membre du commando recherché, originaire de Seine-Saint-Denis, fait partie des quatre personnes interpellées mardi dans le cadre de cette affaire. Il a été arrêté mardi matin sur un chantier à Laval (Mayenne), selon une source proche du dossier.Les gardes à vue des trois autres personnes interpellées vont être levées, ont ajouté les sources proches du dossier.Avant ce dernier coup de filet mardi, les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) avaient pu interpeller, en deux mouvements, trois des quatre membres présumés de l’équipe de cambrioleurs. – Monte-charge -Parmi les suspects déjà sous les verrous, trois hommes âgés de 35, 37 et 39 ans sont suspectés d’avoir fait partie de l’équipe de quatre malfaiteurs, dont deux ont pénétré le 19 octobre dans la galerie d’Apollon tandis que les deux autres étaient restés à l’extérieur, avant de prendre la fuite tous ensemble.Une quatrième personne, une femme de 38 ans, compagne de l’un des suspects, est soupçonnée de complicité mais a pu obtenir sa libération sous contrôle judiciaire.Les malfaiteurs avaient agi en plein jour, encagoulés, munis d’un monte-charge de déménageurs et armés de disqueuses. Leur casse, retentissant, n’a duré que huit minutes.Deux d’entre eux ont laissé des traces ADN derrière eux, sur l’un des scooters ayant servi à la fuite, sur l’une des vitrines fracturées et sur des objets abandonnés au Louvre. L’ADN du couple a été retrouvé dans la nacelle du monte-charge utilisé.Les profils de ces malfaiteurs ne correspondent pas à ceux “que généralement on associe au haut du spectre de la criminalité organisée”, avait indiqué la procureure de Paris, Laure Beccuau.Deux d’entre eux, habitants d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), étaient pour l’un sans activité, après avoir été livreur ou ripeur (ramassage d’ordures), pour l’autre chauffeur de taxi clandestin, connu pour des vols aggravés. L’homme du couple, lui, a un casier chargé de onze condamnations, dont une dizaine pour des vols.Ils ont été mis en examen par les juges d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs.- Hausse du prix d’entrée -Parallèlement à l’enquête judiciaire, la controverse ne faiblit pas sur la sécurité du Louvre.Selon des informations du Monde publiées mardi soir, un audit de sûreté faisait état dès 2018 de la “vulnérabilité” que représentait le balcon par lequel sont entrés les cambrioleurs et notait son accès possible à l’aide d’une nacelle, des similitudes troublantes avec le mode opératoire utilisé. La direction actuelle a indiqué au journal n’avoir eu ce document en sa possession qu’après le casse. Début novembre, la Cour des comptes avait estimé que le musée le plus visité au monde avait “privilégié les opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité.La directrice du Louvre, Laurence des Cars, qui avait déjà reconnu des failles dans la sécurité, a annoncé la semaine dernière l’installation prochaine d’un “poste avancé mobile de la police nationale” pour protéger le musée pendant les périodes d’affluence touristique.Confronté à une vétusté alarmante, le Louvre avait fait l’objet en début d’année de l’annonce par le président Emmanuel Macron d’un projet “colossal” pour le désengorger et le moderniser, avec un nouvel accès, une salle dédiée à la Joconde et des billets d’entrée plus chers pour les non-Européens. Le Louvre a acté jeudi une augmentation de 45% du prix d’entrée pour ces derniers. 

Macron relance le “service national”, militaire et volontaire

“Notre jeunesse a soif d’engagement”: Emmanuel Macron a ressuscité jeudi un “service national” de dix mois pour les jeunes majeurs, qui sera “purement militaire” mais volontaire, censé “répondre aux besoins des armées” face aux menaces russes et aux risques accrus de conflit.”La peur n’évite jamais le danger. La seule façon de l’éviter est de s’y préparer”, a déclaré le chef de l’État dans un discours au sein de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM) de Varces, en Isère, au pied du massif du Vercors enneigé.Il a aussi prévenu que les volontaires serviront “exclusivement sur le territoire national”, après avoir assuré dès mardi qu’il ne s’agit pas “d’envoyer nos jeunes en Ukraine”.Une manière d’essayer de faire taire la polémique politique suscitée par les propos du chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, qui avait estimé que le pays devait être prêt à “accepter de perdre ses enfants”.Selon le président, entouré de jeunes et de militaires, “notre jeunesse a soif d’engagement” et “il existe une génération prête à se lever pour la patrie”, dans le cadre de l’armée française.Emmanuel Macron a donc confirmé que ce nouveau dispositif, baptisé simplement “service national”, sera lancé “progressivement dès l’été prochain”, avec un début de sélection des candidats dès mi-janvier. Il durera dix mois (un mois de formation, neuf au sein de l’armée).- Un effort “indispensable” -Disette budgétaire oblige, le dispositif montera en puissance graduellement: la première année, il doit concerner 3.000 jeunes, avec un objectif de 10.000 par an en 2030, puis une ambition de 42.500 en 2035. Ce qui ferait 50.000 par an en cumulant avec les personnes qui font déjà le service militaire volontaire (SMV) et son équivalent ultramarin, le service militaire adapté (SMA), qui perdureront en parallèle car ils ont un objectif différent d’insertion professionnelle.Les crédits nécessaires, 2,3 milliards d’euros pour la période 2026-2030, selon une source proche du dossier, sont prévus par l’actualisation de la loi de programmation militaire voulue par Emmanuel Macron, mais qui doit encore être votée. Cet effort budgétaire est “indispensable”, a-t-il plaidé à l’intention d’un Parlement plus divisé que jamais.Les volontaires seront à 80% des jeunes hommes et femmes de 18-19 ans, futurs soldats pour lesquels le service fera office d'”année de césure” avant les études supérieures et sera ainsi valorisé dans Parcoursup. Les autres, futurs aspirants, auront jusqu’à 25 ans, sélectionnés sur la base de leur spécialisation (ingénieurs, infirmiers, traducteurs…).Ce nouveau dispositif signe aussi l’enterrement du service national universel (SNU) qui était cher au président.Promesse du candidat Macron en 2017 au nom de la “cohésion nationale”, lancé en 2019, le SNU, destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, n’a jamais pu être généralisé. Et il “n’est aujourd’hui plus adapté au contexte stratégique” créé par l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, reconnaît l’Élysée.Emmanuel Macron avait annoncé en janvier son intention de “permettre à une jeunesse volontaire d’apprendre avec les armées et d’en renforcer les rangs” en cas de besoin.Sans toutefois aller jusqu’à rétablir la conscription, service militaire obligatoire supprimé en France en 1997. Ce rétablissement “est une idée portée par ceux qui méconnaissent la réalité de ce que sont nos armées aujourd’hui”, a-t-il martelé jeudi dans les Alpes.- “Ni le temps ni l’argent” -Le service volontaire sera rémunéré 800 euros par mois minimum pour chaque volontaire, qui sera aussi logé, nourri et équipé, selon l’Élysée.Une somme insuffisante pour La France insoumise qui prône “une conscription citoyenne” payée “au Smic” afin de “faire face aux grands enjeux de notre siècle”, dont le climat.Le Parti socialiste a pour sa part contesté dans un communiqué “une annonce présidentielle improvisée” qui “ne répond à aucune exigence de sérieux” et réclamé “l’ouverture immédiate d’un débat parlementaire sur le rôle des citoyens dans la Défense nationale et la protection du territoire”.”On n’a ni le temps ni l’argent donc ça suppose de ne pas se précipiter”, a également critiqué le sénateur UDI Hervé Marseille sur Public Sénat, mettant en garde contre une annonce “purement médiatique”.Douze pays en Europe ont préservé ou rétabli la conscription obligatoire. Face à la dégradation de la situation stratégique, une demi-douzaine d’autres ont décidé de rétablir un service volontaire.Le général Mandon a déclaré la semaine dernière que le pays devait restaurer sa “force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est” et soit prêt à “accepter de perdre ses enfants”.La déclaration a été jugée “va-t-en-guerre” par une partie de la gauche tandis que, du côté du Rassemblement national, on dénonçait une “faute” et on prévenait que les Français n’étaient pas “prêts à aller mourir pour l’Ukraine”.

Nathacha Appanah remporte le prix Goncourt des lycéens 2025

Nathacha Appanah a reçu jeudi à l’Élysée le prix Goncourt des lycéens, après avoir remporté début novembre le prix Femina, pour “La nuit au cœur” (Gallimard), qui raconte le destin de trois femmes prises dans la spirale des violences masculines, a annoncé le jury réuni à Rennes.Seule femme en lice dans la dernière sélection, Nathacha Appanah a remercié le jury pour “le grand cadeau que vous m’avez fait, à moi, à Chahinez, à Emma, à la littérature”.Son prix lui a été remis en fin de journée à l’Elysée par Emmanuel Macron, qui a salué un roman “magnifique et bouleversant”.S’exprimant devant quelque 200 lycéens venus de différentes régions, le président les a invités à “lire”, car “l’acte de lecture est un acte de résistance face à la passivité” que peut représenter le visionnage de vidéos sur téléphone portable. “La lecture recule parce que le temps d’attention recule”, a-t-il regretté.Le roman de Nathacha Appanah, “La nuit au cœur” lie le destin de trois femmes sous l’emprise d’hommes jaloux, brutaux et manipulateurs: l’autrice elle-même, sa cousine Emma et Chahinez Daoud, mère de trois jeunes enfants, brûlée vive par son mari qu’elle avait quitté en 2021.”Nous avons été bouleversés par ces trois histoires de femmes et profondément touchés par sa plume alliant complexité, justesse et poésie”, a déclaré la porte-parole du jury Elsa Lelaumier, élève de terminale à Vence (Alpes-Maritimes), depuis l’Hôtel de ville de Rennes.Emmanuel Macron a souligné que son roman “contribuera beaucoup à la cause” du combat contre les violences faites aux femmes.L’autrice avait déjà remporté début novembre le prix Femina pour “La nuit au cœur”.- Cinq finalistes -Le féminicide de Chahinez Daoud à Mérignac, en banlieue bordelaise, avait fait grand bruit et relancé le débat sur la prise en charge par la police et la justice des femmes victimes de violence conjugale. “C’est un livre que j’ai commencé à envisager le lendemain de la mort de Chahinez Daoud”, a expliqué à l’AFP Nathacha Appanah.”La barbarie, l’horreur de sa mort, le ressassement de ces violences-là, la répétition de ces violences-là dans notre société m’a comme convoquée pour aller voir, pour aller comprendre (…) ce qui fait que dans une conjugalité, dans une intimité, dans un foyer d’amour ce sentiment-là d’amour tourne au poison”, a détaillé l’autrice.La deuxième est Emma, une cousine de l’autrice, également mère de trois enfants, écrasée par son mari en 2000 à l’Ile Maurice.La troisième est l’autrice elle-même, qui a fui, pieds nus, le compagnon violent et paranoïaque avec lequel elle vivait, jusqu’à 25 ans, à l’île Maurice.En France, une femme meurt tous les trois jours de la violence d’un conjoint ou ex-conjoint.Les autres concurrents en lice pour ce prix très prescripteur en termes de ventes étaient Laurent Mauvignier (“La maison vide”, Minuit, prix Goncourt), David Deneufgermain (“L’adieu au visage”, Marchialy), David Thomas (“Un frère”, L’Olivier) et Paul Gasnier (“La collision”, Gallimard).Les cinq finalistes de cette 38e édition ont été sélectionnés lundi par près de 2.000 lycéens de 57 établissements en France et à l’étranger.- “Le plus beau des prix”Le Goncourt des lycéens “est pour moi le plus beau des prix”, a souligné Mme Appanah, “c’est un prix de lecteurs, c’est un prix de la jeunesse”.Petit frère du Goncourt des adultes, le Goncourt des lycéens, créé dans la capitale bretonne en 1988 et organisé par la Fnac et le ministère de l’Education nationale, se déroule chaque année de septembre à novembre.Il permet à des jeunes lecteurs de découvrir la littérature contemporaine et de promouvoir le goût de la lecture dans leurs établissements.Le Goncourt des lycéens peut représenter certaines années plusieurs centaines de milliers d’exemplaires vendus.La lauréate rejoint notamment Neige Sinno, Alice Zeniter, Gaël Faye ou encore Joël Dicker dans la lignée des prix Goncourt des lycéens.En 2024, il avait été attribué à Sandrine Collette pour son livre “Madelaine avant l’Aube”, publié chez JC Lattès.