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Corps carbonisé à Marseille: la victime, un adolescent de 15 ans au casier vierge

Le corps carbonisé retrouvé vendredi dans le nord de marseille est celui d’un adolescent de 15 ans au casier judiciaire vierge, a-t-on appris samedi auprès du parquet de la deuxième ville de France, évoquant l’hypothèse “d’un meurtre lié au trafic de stupéfiants.””Le mode opératoire laisse penser qu’il s’agirait d’un meurtre lié au trafic de stupéfiants”, a indiqué le parquet de Marseille sollicité par l’AFP.Ces dernières semaines, la deuxième ville de France, particulièrement touchée par des trafics de drogue et les guerres d’influence entre gangs rivaux, a été secouée par plusieurs homicides. Mais les autorités mettent en avant le recul ces trois dernières années des meurtres liés au narcotrafic.Le corps calciné avait été retrouvé vendredi matin dans le quartier des Arnavaux, dans le 14ème arrondissement de Marseille, une source policière rapportant la présence d’une douille à proximité.La victime, un jeune Marseillais, est un adolescent de 15 ans, au casier judiciaire vierge, a indiqué le parquet de Marseille, confirmant une information publiée par BFMTV.La victime a été tuée avant d’être brûlée, a précisé le parquet. L’adolescent “avait été signalisé dans une affaire de menaces dans laquelle il avait été mis hors de cause”, d’après la même source.Selon un décompte de l’AFP, en ne tenant pas compte de ce nouvel homicide, 16 personnes ont perdu la vie dans des assassinats liés au trafic de drogue depuis le début de l’année dans les Bouches-du-Rhône.Mercredi soir déjà, un jeune homme de 18 ans, connu des services de police, avait été abattu de quatre balles dans le dos près de la gare Saint-Charles, dans le centre de Marseille.Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, le petit frère du militant écologiste et anti narcotrafic Amine Kessaci, a bouleversé Marseille. Plus de 6.000 personnes se sont rassemblées le 22 novembre sur les lieux du crime pour dire “stop” au narcotrafic qui gangrène la deuxième ville de France.

Grippe: des stocks de vaccins débloqués face à l’inquiétude des pharmaciens

Le gouvernement a annoncé samedi qu’il allait débloquer des doses supplémentaires de vaccins contre la grippe, face à l’inquiétude de pharmaciens qui craignent de ne pas en disposer assez au moment où l’épidémie semble sur le point de commencer dans l’Hexagone.”Pour accompagner la période des fêtes et éviter toute tension, nous libérerons progressivement les doses supplémentaires déjà sécurisées”, a déclaré sur le réseau X (ex-Twitter), la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.Cette décision était une demande de l’une des deux principales organisations de pharmaciens, l’Union des syndicats de pharmacies d’officine (Uspo). Celle-ci a alerté samedi, auprès du média Franceinfo, sur le fait que les doses disponibles seraient bientôt épuisées.La campagne actuelle de vaccination, entamée mi-octobre, semble bien démarrer. Le nombre de doses vendues par les pharmacies est supérieur à celui de la même époque l’an dernier, une saison qui avait finalement été marquée par une épidémie très sévère, selon des données transmises en début de semaine par la direction générale de la Santé (DGS).Selon l’Uspo, la campagne risque toutefois d’être victime de son succès. L’organisation a rapporté à Franceinfo que seules 1,5 million de doses étaient encore disponibles, des pharmacies peinant déjà à trouver des vaccins à administrer.Elle a donc appelé l’Etat à libérer des doses supplémentaires, via l’usage d’un stock de sécurité maintenu de côté par les pouvoirs publics. C’est au sein de cette réserve que Mme Rist a annoncé la libération de certaines doses.Interrogée par l’AFP, l’Uspo a exprimé une satisfaction prudente. La mesure fonctionnera “si la libération des doses se fait de façon fluide et efficiente”, a déclaré son président, Pierre-Olivier Variot.”Pas genre: +Je commande et j’ai les doses 10 jours plus tard+”, a-t-il prévenu, évoquant des expériences malheureuses avec la vaccination anti-Covid.L’épidémie de grippe saisonnière n’a officiellement pas commencé en métropole mais elle apparaît sur le point de démarrer. Cette semaine, l’agence de santé publique a classé trois régions en “pré-épidémie”: Île-de-France, Normandie et Nouvelle-Aquitaine.

Le budget de la Sécu de retour à l’Assemblée pour un examen express en commission

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a commencé samedi l’examen en nouvelle lecture du budget de la Sécurité sociale, pour une seule journée, avant une semaine à haut risque pour le texte comme pour la méthode du gouvernement Lecornu. Les commissaires ont notamment rétabli la hausse de la CSG sur les revenus du capital, votée en première lecture à l’Assemblée début novembre avant d’être supprimée au Sénat.Le dispositif voté à l’initiative du groupe socialiste propose de faire progresser la Contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, permettant des recettes de 2,8 milliards d’euros supplémentaires en 2026.Le groupe des députés Renaissance a de nouveau apporté son soutien à la mesure, recevant les remerciements du député PS Jérôme Guedj, pour qui il est absolument nécessaire d’augmenter les recettes de ce budget pour qu’il soit “potable”. La droite et l’extrême droite s’y sont opposées.Plus tôt dans la matinée, les députés avaient comme en première lecture supprimé le gel du barème de la contribution sociale généralisée proposé par le gouvernement, et rétabli par les sénateurs. Les députés LR adoptant une position contraire à celles des sénateurs LR.Sans surprise, ils se sont également à nouveau opposés au gouvernement sur la suppression de l’exonération de cotisations salariales en faveur des apprentis, qui ferait baisser leur rémunération nette.Les députés de la commission des Affaires sociales termineront leurs travaux samedi soir, sans assurance d’aller au terme du texte. L’Assemblée repartira quoiqu’il arrive mardi en séance de la version du texte transmise par les sénateurs, les débats de samedi ayant des allures de tour de chauffe, permettant d’entrevoir les accords qui se noueront ou pas dans l’hémicycle.Le Sénat a largement remanié la copie gouvernementale, supprimant notamment la suspension de la réforme des retraites.Les tractations se poursuivront tout le week-end sur les compromis possibles, avant une réunion cruciale à Matignon lundi entre le Premier ministre et les socialistes.- Objectif 20 milliards de déficit -Pour Jérôme Guedj, on “va vraiment rentrer dans le dur” à la deuxième lecture, et il faut désormais que les groupes parlementaires se mettent “autour de la table” pour “trouver un point d’atterrissage” qui convienne à une majorité.Car si après une nouvelle lecture au Sénat, le dernier mot est donné à l’Assemblée, la copie soumise au vote final ne pourra que très peu différer de celle négociée la semaine prochaine.Et l’enjeu dépasse celui de ce seul texte. Pour beaucoup, le budget de la Sécu sera un “juge de paix” qui pourrait enclencher une dynamique positive également pour le budget de l’État.Si le budget de la Sécu est adopté, “vous avez fait la moitié du chemin. (…) l’histoire n’est pas la même derrière, c’est absolument majeur”, confie une ministre. Tenir l’objectif d’un déficit ne dépassant pas 20 milliards d’euros, comme souhaité par le gouvernement, sera difficile alors qu’il était évalué à 24 milliards en sortie de première lecture à l’Assemblée.Outre l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital, une piste de recettes réside dans une mesure des sénateurs socialistes pour soumettre aux cotisations sociales certains compléments de salaire (primes d’intéressement…) lorsqu’ils dépassent 6.000 euros par an, pour les salaires supérieurs à trois Smic. Mais la commission des Affaires sociales a supprimé l’article.Autre clé des négociations: le gel des prestations sociales et pensions de retraites, habituellement indexées sur l’inflation. Un compromis pourra-t-il être trouvé pour réindexer les petites retraites uniquement alors que les députés les avaient toutes dégelées en première lecture? Sans parler des discussions inflammables sur les franchises médicales que le gouvernement souhaite doubler et élargir à certains dispositifs.Le vote des députés sur le texte est prévu le 9 décembre.Les sénateurs poursuivent de leur côté l’examen en première lecture du projet de loi de finances, réécrivant substantiellement la copie gouvernementale : ils ont ainsi supprimé samedi matin une surtaxe sur les bénéfices des entreprises censée rapporter 4 milliards d’euros, et même 6 milliards dans la version qui avait été approuvée par l’Assemblée avant qu’elle ne rejette l’ensemble du texte.

Municipales: LFI et le RN envoient leurs députés à l’assaut des villes

Les uns “n’ont rien à perdre”, les autres vont “y aller franchement”: lancés à l’assaut des municipales, le RN et LFI vont envoyer des députés en nombre aux élections de mars, en tablant sur leur notoriété pour s’implanter durablement dans les villes.A La France insoumise, ce sont une quinzaine d’élus qui se présentent, sur 71 députés. Le mouvement de gauche radicale est, en proportion, le parti représenté à l’Assemblée qui envoie le plus de députés aux municipales de 2026. Devant le Rassemblement national, dont une vingtaine de députés (sur 123) sont pressentis pour porter les couleurs du parti d’extrême droite. Sans compter les députés européens: deux pour LFI et six pour le RN.”On a dit qu’on y allait franchement et y aller franchement, c’est aussi, dans certaines villes, mettre en position de conduire les listes des personnalités qui sont très largement identifiées par la population”, explique à l’AFP Manuel Bompard, le coordinateur de LFI.Sophia Chikirou à Paris, Sébastien Delogu à Marseille, Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon, François Piquemal à Toulouse, Nathalie Oziol à Montpellier, Marie Mesmeur à Rennes… C’est surtout dans les grandes villes et quelques communes de banlieue populaire, là où Jean-Luc Mélenchon a réussi ses meilleurs scores à la présidentielle 2022, que les Insoumis déploient leurs troupes.Surtout qu’après avoir fait l’impasse sur les municipales de 2020, LFI dispose d’une faible implantation locale (seulement deux maires dans des villes de plus de 5.000 habitants) et doit donc faire de nécessité vertu en puisant dans ses forces vives au Palais Bourbon.”On a toujours encouragé nos députés à être candidats”, abonde Paul Vannier, responsable des élections au sein de la formation mélenchoniste.”La notoriété du rôle de député aide à la construction d’une liste, c’est sûr. Ca change d’avoir un appui national et cette expérience parlementaire”, illustre la députée du Puy-de-Dôme Marianne Maximi, candidate à Clermont-Ferrand, où elle est par ailleurs conseillère municipale d’opposition depuis 2014.La recette n’avait cependant pas suffi en début d’année lors d’un scrutin anticipé à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) où, malgré sa renommée, le député Louis Boyard avait perdu face à la droite, faute notamment d’avoir pu faire l’union de la gauche derrière lui.- “Volonté de s’ancrer” -Le RN fait le même pari. “Il y a un intérêt stratégique” à présenter des parlementaires, susceptibles de “faire de très bons scores, parce qu’ils ont la notoriété et l’implantation”, reconnait la vice-présidente du parti à la flamme, Edwige Diaz.Et ce même si la formation d’extrême droite envoie ses têtes d’affiche “dans des communes qui ne sont pas forcément gagnables tout de suite”, admet la députée de Gironde, citant en exemple Bordeaux où sa jeune collègue eurodéputée Julie Rechagneux tentera déjà d’atteindre les 10% nécessaires pour se maintenir au second tour et espérer quelques places au conseil municipal.Même cas de figure pour ses camarades bruxellois Matthieu Valet à Lille, Aleksandar Nikolic à Tours et Virginie Joron à Strasbourg, dont les chances de victoire sont a priori infimes.Les mieux placés siègent sur les bancs de l’Assemblée, en particulier les méridionaux Laure Lavalette à Toulon, Alexandra Masson à Menton et Franck Allisio à Marseille. “Ils n’ont rien à perdre et beaucoup à gagner”, souligne le secrétaire général du groupe RN, Renaud Labaye, assurant que le parti n’a pas poussé ses meilleurs espoirs.”C’est d’abord leur volonté d’y aller. Le mandat de maire est particulier, il faut aimer ça”, ajoute ce proche de Marine Le Pen, tout en admettant que “ça s’inscrit dans la volonté du parti de s’ancrer localement”.”Il n’y a pas d’obligation, on nous a laissé une grande liberté”, confirme Mme Diaz, qui réfléchit elle-même à une possible candidature dans son département – mais pas comme tête de liste.Au RN comme à LFI, cette approche conquérante des municipales tranche avec celle, plus fébrile, des autres groupes. En particulier chez les macronistes, où l’ambiance est au sauve-qui-peut: Violette Spillebout à Lille, Antoine Armand à Annecy, Karl Olive à Poissy, Thomas Cazenave à Bordeaux…”C’est un peu notre dernière chance”, affirmait un député Renaissance il y a quelques mois, prédisant que “ceux qui n’auront pas un ancrage local en 2027 ne survivront pas”.

Kery James, rappeur révolté entre “résistance, amour et poésie”

À jamais “banlieusard et fier de l’être”, Kery James reste solide sur ses appuis après 30 ans de carrière: sorti vendredi, “R.A.P” pour “Résistance, Amour et Poésie” sonne comme la devise d’un rappeur toujours révolté.”Voilà le son qu’on n’entend plus/Pourtant l’époque est tellement tendue”, amorce Kery James dès l’intro de “Radical”, l’un des 15 titres de cet opus, dans lequel l’interprète de “Mouhammad Alix” balance une nouvelle salve d’uppercuts.Parfois “je me parle à moi-même, je me dis, calme-toi, t’en as assez dit, arrête de monter au front… jusqu’à ce qu’il y ait un nouvel événement qui vienne encore me toucher”, confie à l’AFP l’une des plumes les plus aiguisées du rap français.”Je me suis assagi, mais je suis toujours aussi sensible”, assume-t-il. “Etre sensible au monde, à la douleur des autres, je pense que c’est ça mon vrai moteur.”Jamais à court d’indignation, l’artiste de 47 ans reste fidèle à ce qu’il sait faire depuis qu’il a été repéré ado par MC Solaar, avant de germer au sein des collectifs Mafia K’1 Fry et Ideal J: un rap dénonciateur des inégalités comme du racisme, où l’impact des mots compte plus encore que la mélodie.Cette musique surgie de la rue – portée à la même époque par IAM, Oxmo Puccino ou encore Lino et Calbo d’Ärsenik – est pourtant désormais considérée comme “à l’ancienne”.  Hormis quelques exceptions (Vald, Youssef Swatt’s…), de nombreux rappeurs à succès recentrent leurs thématiques autour des histoires de deal, du matérialisme ou d’une légèreté festive, sans discours engagé.”C’est une nouvelle variété. C’est-à-dire que pour en arriver là, à ce que ce soit la musique la plus streamée, il a fallu qu’elle se vide de sa substance”, assène Kery James.”Le rap, c’est devenu vraiment un business dans lequel il y a beaucoup d’argent”, ajoute-t-il, déplorant une musique qui “colle au capitalisme, en accord avec le monde dans lequel on évolue.”Kery James ne se retrouve guère dans cette nouvelle formule, lui dont l’un des meilleurs albums s’intitule “À l’ombre du show business” (2008). – “Shaban”, soutien aux Palestiniens -Son nouveau projet contient six duos avec, entre autres, la star internationale congolaise Fally Ipupa, le chanteur sénégalais Wally B. Seck et Kareen Guiock Thuram, visage de l’info sur M6 et chanteuse jazz.Le rappeur réaffirme son soutien au peuple palestinien, meurtri par la guerre dans la bande de Gaza, avec le titre “Shaban”, hommage à un jeune homme tué dans un incendie déclenché par une frappe israélienne sur un camp de déplacés en octobre 2024, brûlé vif selon le témoignage de sa famille.”C’est important de personnaliser ces victimes”, souligne-t-il. “Parce qu’on nous parle de chiffres, de gens qui ont été tués, mais qui n’ont pas de nom, qui n’ont pas d’histoire.”Dans “Radical”, Alix Mathurin – nom civil de ce Franco-Haïtien né en Guadeloupe, avant de grandir dans la précarité en région parisienne – dédie son message à un large spectre, des “sans-papiers qui font gonfler le PIB” aux “flics qui ont de l’éthique”.Il a dénoncé à plusieurs reprises les violences policières, en musique et sur les planches (“A vif” en 2017 puis “A huis clos” en 2023).Ses autres bêtes noires demeurent les médias, épinglés notamment dans “J’suis pas CNews”, chaîne de la galaxie Bolloré, ainsi que la classe politique, “ces gens déconnectés de la réalité depuis trop longtemps”.À son niveau, il œuvre depuis 17 ans avec son association “Apprendre, comprendre, entreprendre, servir”, qui aide la jeunesse des quartiers populaires à rêver grand en finançant des bourses d’études. Actif aussi derrière la caméra, il dépeint la trajectoire de trois frères dans “Banlieusards”: le troisième volet de ce film, réalisé avec Leïla Sy et dans lequel il joue, est attendu au printemps sur Netflix.”Si j’avais été dans un autre milieu, peut-être que j’aurais fait de la littérature…”, imagine-t-il.In fine, cet amateur de boxe préfère la scène pour ring: actuellement en tournée acoustique, il sera à l’Accor Arena en novembre 2026, sept ans après son dernier passage dans l’antre parisienne.

Budget: le Sénat s’oppose à la surtaxe sur les entreprises

Le Sénat a rejeté samedi la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l’une des principales propositions du gouvernement qui espérait en dégager des recettes de quatre milliards d’euros dans son projet de budget pour 2026.La chambre haute, dominée par une alliance entre la droite et les centristes, a repoussé cette mesure à 202 voix contre 118.Cette contribution exceptionnelle, opérée via une surtaxe sur l’impôt sur les sociétés (IS), avait été instaurée dans le précédent budget, avec un rendement attendu de 8 milliards d’euros pour 2025. Le gouvernement a proposé de la reconduire en 2026, tout en la divisant par deux. Ce vote du Sénat n’est pas définitif: la mesure sera à nouveau examinée au Parlement dans la suite des débats budgétaires.La surtaxe concernerait environ 400 grandes entreprises, celles dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros.”Il est incompréhensible que le gouvernement choisisse cette facilité de taxer les entreprises plutôt que de réduire les dépenses”, s’est justifié Jean-François Husson, rapporteur général du budget (Les Républicains), rappelant que l’exécutif avait assuré à plusieurs reprises que cette contribution resterait cantonnée à la seule année 2025. La majorité sénatoriale promet de compenser cette perte de recettes par des baisses de dépenses.Ce vote des sénateurs montre à nouveau les grandes divergences qui existent entre l’Assemblée nationale et le Sénat. En effet, les députés avait non seulement approuvé ce dispositif mais il en avaient relevé le taux grâce à un amendement de compromis déposé par le gouvernement lui-même, pour aboutir à un rendement de six milliards d’euros.Les députés avaient toutefois rejeté l’ensemble du projet de loi de finances par la suite, faisant disparaître cet amendement du texte soumis au Sénat.La gauche demandait de son côté une reconduction de la mesure au moins au niveau de 2025.”Supprimer cet article, c’est la démonstration qu’il y a la volonté de ne pas avoir de compromis, de ne pas avoir de budget et d’avoir de l’instabilité dans le pays”, a regretté Grégory Blanc, sénateurs du parti Place publique qui siège au sein du groupe écologiste. “La droite s’adonne à une surenchère pour donner des gages à son électorat”, s’est désolé le socialiste Thierry Cozic.Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a défendu la mesure gouvernementale, estimant qu'”aller surtaxer des entreprises qui vont plutôt bien semble plus favorable qu’aller chercher des impôts tapant directement sur les classes moyennes”.Le Sénat a en revanche adopté un dispositif parallèle permettant de taxer les grandes entreprises procédant au rachat de leurs propres actions en vue de leur annulation, fruit d’une alliance de circonstance entre la gauche et les centristes. Mais Mme de Montchalin l’a jugé inopérant, estimant son rendement nul.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les inondations font plus de 350 morts en Asie du Sud-Est

Le bilan des inondations provoquées par des pluies torrentielles en Indonésie, Thaïlande et Malaisie s’élève à plus de 350 morts samedi, selon les derniers chiffres des autorités locales.Dans les trois pays, les mêmes images de villes inondées, de populations piégées par les eaux, et de glissements de terrain entraînés par le déluge qui s’abat depuis plusieurs jours.L’agence des catastrophes indonésienne a fait état de plus de 200 morts; le gouvernement de la Thaïlande a rapporté que 162 personnes ont été tuées dans le sud du pays; les autorités malaisiennes ont recensé deux victimes.En Indonésie, la province du Sumatra du Nord est la plus endeuillée, avec 116 morts. Dans le Sumatra occidental, le bilan a presque triplé, de 23 à 61 décès, avec “90 personnes toujours introuvables”, selon le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes régionale, Ilham Wahab. Et dans la province d’Aceh, au moins 35 personnes ont péri.Samedi, les secours s’efforçaient de rallier les zones de l’île de Sumatra les plus gravement touchées.En Thaïlande, “le total des morts dans les sept provinces (concernées) s’établit à 162, dont 126 à Songkhla”, la plus durement frappée, a indiqué samedi en conférence de presse le porte-parole du gouvernement, Siripong Angkasakulkiat.Les eaux sont montées jusqu’à trois mètres dans cette région, qui a connu l’un de ses pires épisodes d’inondations de la décennie.Afin de suppléer des morgues surchargées, des camions frigorifiques ont été mobilisés pour entreposer les corps des victimes.- Excuses officielles -Vendredi, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul s’est rendu dans un refuge du district de Hat Yai, sévèrement touché.”Je dois vraiment présenter mes excuses pour avoir laissé cela se produire alors que je suis au gouvernement”, a-t-il dit sur la chaîne AmarinTV.”La prochaine étape est d’éviter que la situation se détériore”, a ajouté le dirigeant, expliquant que les opérations de nettoyage dans le district prendraient deux semaines.Le gouvernement a annoncé des compensations s’élevant jusqu’à 62.000 dollars pour les familles endeuillées par ces catastrophes.La grogne publique monte en Thaïlande face à la gestion de la situation. Deux responsables locaux ont été suspendus pour manquements présumés.En Malaisie voisine, deux personnes ont été tuées par des inondations dans l’Etat de Perlis (nord).La saison de la mousson, qui s’étend généralement de juin à septembre, est souvent synonyme de fortes précipitations dans la région, avec des risques de glissements de terrain et de crues subites.En Indonésie et en Thaïlande, les bilans humains sont parmi les pires de ces dernières années pour des inondations.Par ailleurs, en Asie du Sud, le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré l’état d’urgence au Sri Lanka samedi après une semaine de pluies diluviennes.Le Centre de gestion des catastrophes de l’île a fait état d’un bilan d’au moins 123 morts dans des inondations et des glissements de terrain, avec près de 44.000 déplacés. Plus de 130 personnes sont portées disparues.Le gouvernement a sollicité une aide internationale et appelé ses ressortissants à l’étranger à faire des dons pour soutenir les près de 500.000 personnes touchées.L’armée a secouru 69 passagers d’un bus, dont un touriste allemand, qui étaient bloqués dans le district d’Anuradhapura, dans le centre-nord de l’île, après une opération de 24 heures impliquant un hélicoptère et des bateaux de la marine. W. M. Shantha, un passager, a raconté qu’ils avaient été sauvés par trois hommes de la marine qui les avaient aidés à grimper sur le toit d’une maison après avoir attaché des cordes pour leur permettre de traverser les eaux de crue. “Nous avons eu beaucoup de chance, alors que nous étions sur le toit, une partie de celui-ci s’est effondrée (…) trois femmes sont tombées à l’eau, mais elles ont été aidées à remonter sur le toit”, a déclaré M. Shantha aux journalistes à l’hôpital de Nochchiyagama.Les fortes précipitations ont été apportées par le cyclone Ditwah, qui progresse vers l’Inde. Les pires inondations du siècle au Sri Lanka, en 2003, avaient fait 254 morts.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique engendré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Pour chaque degré supplémentaire, l’atmosphère peut contenir 7% d’humidité en plus, avec des retombées hydriques plus lourdes, préviennent les experts.

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Les inondations font près de 350 morts en Asie du Sud-Est

Le bilan des inondations provoquées par des pluies torrentielles en Indonésie, Thaïlande et Malaisie s’élève à près de 350 morts samedi, selon les derniers chiffres des autorités locales.Dans les trois pays, les mêmes images de villes inondées, de populations piégées par les eaux, et de glissements de terrain entraînés par le déluge qui s’abat depuis plusieurs jours.L’agence des catastrophes indonésienne a fait état de plus de 200 morts; le gouvernement de la Thaïlande a rapporté que 145 personnes avaient été tuées dans le sud du pays; les autorités malaisiennes ont recensé deux victimes.En Indonésie, la province du Sumatra du Nord est la plus endeuillée, avec 116 morts. Dans le Sumatra occidental, le bilan a presque triplé, de 23 à 61 décès, avec “90 personnes toujours introuvables”, selon le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes régionale, Ilham Wahab. Et dans la province d’Aceh, au moins 35 personnes ont péri.Samedi, les secours s’efforçaient de rallier les zones de l’île de Sumatra les plus gravement touchées.En Thaïlande, “le nombre total de décès dans les provinces du Sud s’élève à 145″, a déclaré vendredi Siripong Angkasakulkiat, porte-parole du gouvernement, précisant que plus de 100 personnes avaient trouvé la mort dans la seule province de Songkhla.Les eaux sont montées jusqu’à trois mètres dans cette région, qui a connu l’un de ses pires épisodes d’inondations de la décennie.Afin de suppléer des morgues surchargées, des camions frigorifiques ont été mobilisés pour entreposer les corps des victimes.- Excuses officielles -Vendredi, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul s’est rendu dans un refuge du district de Hat Yai, durement frappé.”Je dois vraiment présenter mes excuses pour avoir laissé cela se produire alors que je suis au gouvernement”, a-t-il dit sur la chaîne AmarinTV.”La prochaine étape est d’éviter que la situation se détériore”, a ajouté le dirigeant, expliquant que le nettoyage du district prendrait deux semaines.Le gouvernement a annoncé des compensations s’élevant jusqu’à 62.000 dollars pour les familles ayant perdu des membres dans ces catastrophes.La grogne publique monte en Thaïlande face à la gestion de la situation. Deux responsables locaux ont été suspendus pour manquements présumés.En Malaisie voisine, deux personnes ont été tuées par des inondations dans l’Etat de Perlis (nord).La saison de la mousson, qui s’étend généralement de juin à septembre, est souvent synonyme de fortes précipitations dans la région, avec des risques de glissements de terrain et de crues subites.En Indonésie et en Thaïlande, les bilans humains sont parmi les pires de ces dernières années pour des inondations.Par ailleurs, en Asie du Sud, le Sri Lanka a lui aussi subi des pluies diluviennes cette semaine, apportées par le cyclone Ditwah, qui progresse vers l’Inde.Le Centre de gestion des catastrophes (DMC) de l’île a communiqué samedi un bilan d’au moins 123 morts dans des inondations et des glissements de terrain, avec près de 44.000 déplacés.Le gouvernement a sollicité une aide internationale et appelé ses ressortissants à l’étranger à faire des dons pour soutenir les près de 500.000 personnes touchées.Les pires inondations du siècle au Sri Lanka, en 2003, avaient fait 254 morts.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique engendré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Pour chaque degré supplémentaire, l’atmosphère peut contenir 7% d’humidité en plus, avec des retombées hydriques plus lourdes, préviennent les experts.

Le budget de la Sécu de retour à l’Assemblée pour un examen express en commission

Le budget de la Sécurité sociale revient à l’Assemblée samedi, où il sera examiné en commission par les députés durant une seule journée, avant une semaine qui s’annonce cruciale pour le texte comme pour la méthode du gouvernement Lecornu.Du fait du calendrier serré, les députés de la commission des Affaires sociales devront se presser samedi pour aller au bout des quelque 500 amendements déposés. Mais cette étape n’est qu’un tour de chauffe avant l’examen en séance, qui doit commencer mardi en deuxième lecture, avec l’objectif d’y construire un texte qui puisse être adopté par une majorité… très difficile à trouver. Dans l’hémicycle, les députés repartiront du texte adopté par le Sénat, qui l’a largement remanié en y supprimant notamment la suspension de la réforme des retraites.Les tractations se poursuivront tout le week-end sur les compromis possibles. Car si après une deuxième lecture au Sénat, le dernier mot est donné à l’Assemblée, la copie soumise au vote final ne pourra que très peu différer de celle négociée la semaine prochaine.Et l’enjeu dépasse celui de ce seul texte. Pour beaucoup, le budget de la Sécu sera un “juge de paix” qui pourrait enclencher une dynamique positive également pour le budget de l’Etat. Si le budget de la Sécu est adopté, “vous avez fait la moitié du chemin. (…) l’histoire n’est pas la même derrière, c’est absolument majeur”, confie une ministre. En commission, le rapporteur du texte Thibault Bazin (LR) espère aller “le plus loin possible”, et discuter notamment des nombreux nouveaux articles ajoutés par le Sénat.Parmi eux, une mesure des sénateurs socialistes pour soumettre aux cotisations sociales certains compléments de salaire (primes d’intéressement…) lorsqu’ils dépassent 6.000 euros par an, pour les salaires supérieurs à trois Smic.Avec l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital, également portée à gauche, c’est l’une des pistes pour réduire le déficit de la Sécu en 2026. Mais elle est visée par un amendement de suppression du chef des députés LR Laurent Wauquiez.”On va vraiment rentrer dans le dur” la semaine prochaine, estime le socialiste Jerôme Guedj.Tenir l’objectif d’un déficit ne dépassant pas 20 milliards d’euros, comme souhaité par le gouvernement, sera extrêmement difficile alors qu’il était évalué à 24 milliards en sortie de première lecture à l’Assemblée.Autre clé des négociations: le gel des prestations sociales et pensions de retraites, habituellement indexées sur l’inflation. Un compromis pourra-t-il être trouvé pour réindexer les petites retraites uniquement, alors que les députés les avaient toutes dégelées en première lecture? Sans parler des discussions inflammables sur les franchises médicales, que le gouvernement souhaite doubler, et élargir à certains dispositifs.Le vote des députés sur le texte est prévu le 9 décembre. 

US halts asylum decisions as troop killing sparks migrant crackdown

The United States is freezing all asylum decisions, officials said Friday, as President Donald Trump hardens his anti-migrant stance after an Afghan national allegedly shot two National Guard members this week in Washington.Wednesday’s attack on the soldiers — one of whom died from her injuries — has ignited a fresh crackdown on foreigners in the …

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