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“Ne cédez pas aux sirènes de la division”, lance Macron à la fin de son voyage en Chine

“Ne cédez pas aux sirènes de la division” : le président français Emmanuel Macron a achevé vendredi sa visite d’Etat en Chine sur un message choc à des étudiants, après une séquence plus intimiste avec son homologue Xi Jinping et la promesse de l’arrivée de nouveaux pandas géants en France d’ici 2027.Le chef de l’Etat a été accueilli en rockstar à l’université de Chengdu (centre). Des centaines d’étudiants, massés derrière des barrières, l’attendaient aux cris de “Makelong” (Macron en chinois).Très applaudi à son entrée dans l’amphithéâtre, il s’est “excusé” d’arriver sans cravate, dans la même tenue décontractée qu’auparavant auprès de Xi Jinping, marque d'”un moment amical”.”Ne cédez pas aux sirènes de la division”, a-t-il lancé en référence aux fractures de l’ordre international. “S’il y a beaucoup de gens qui vont vous expliquer que l’Europe est vieille, que l’Europe ou les pays les plus riches, ceux qu’on trouve au G7, sont arrogants (…) tout ça sont des récits, des inventions”.Durant une heure d’échange, il a tiré, à coup de formules choc, les conclusions de sa visite d’Etat entamée mercredi soir et durant laquelle il a appelé la Chine à faire pression sur la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine et à réduire les déséquilibres commerciaux.”Il faut remettre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité autour de la table pour traiter des grands sujets”, a-t-il martelé, en invoquant la “tradition diplomatique”.”Venez en France étudier ! Apprendre la langue française, mais (aussi) étudier l’intelligence artificielle, étudier les mathématiques…”, a-t-il lancé.- “En discussion” -Pour réduire son déficit commercial envers la Chine, l’Europe doit accepter des investissements chinois chez elle dans les batteries de voitures électriques, les éoliennes et d’autres technologies, a-t-il réitéré.Mais elle devra aussi se protéger dans les secteurs les plus vulnérables, a-t-il pointé, plaidant la “préférence européenne” dans l’automobile pour protéger sa “base de production” face au rouleau compresseur des véhicules électriques chinois.Juste auparavant, le directeur du zoo de Beauval (Loir-et-Cher) Rodolphe Delord avait annoncé l’arrivée d’ici début 2027 de nouveaux pandas géants en France, après le retour fin novembre du couple prêté par la Chine depuis 2012.L’épouse du président, Brigitte Macron, s’est rendue à son côté au Centre de conservation des pandas géants de Chengdu, où les deux plantigrades âgés de 17 ans viennent tout juste de revenir.Elle y a retrouvé Yuan Meng, le premier des pandas géants nés en France en 2017, dont elle est la marraine. Indifférent à ses visiteurs, il s’est contenté de continuer à manger du bambou sans s’approcher de son hôte de marque.Le président a terminé sa visite par un échange de balles avec les pongistes français Alexis et Félix Lebrun, présents en Chine pour une coupe du monde.- “Volonté de paix” -Loin du monumental Palais du Peuple de Pékin où ils s’étaient rencontrés jeudi, le président Xi, accompagné de son épouse Peng Liyuan, a joué le guide vendredi matin pour le couple présidentiel français arrivé main dans la main sur le site séculaire du barrage de Dujiangyan (sud-ouest), inscrit au patrimoine mondial, dans un décor verdoyant et montagneux de carte postale.Xi Jinping a loué “la sagesse” des anciens appliquée aux éléments. “C’est un système d’ingénierie écologique et qui incarne l’harmonie entre l’homme et la nature, et cet esprit d’ingénierie rayonne dans tous les domaines, que ce soit pour la maîtrise de l’eau ou la gouvernance de l’Etat, nous pouvons toujours nous en inspirer”, a-t-il dit.”Impressionnant de voir que la nature a été ainsi maîtrisée par l’homme”, s’est extasié M. Macron.Jeudi à Pékin, le président français s’était livré à un échange autrement plus délicat, pressant son homologue d’œuvrer à la fin de la guerre en Ukraine et de corriger les déséquilibres commerciaux avec la France et l’Europe.La Chine n’a jamais condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie, un partenaire primordial, et lui achète massivement du pétrole, alimentant ainsi sa machine de guerre.”J’ai vu une volonté du Président Xi de contribuer à la stabilité et à la paix”, a toutefois assuré Emmanuel Macron après ses échanges.

Meta partners with news outlets to expand AI content

Meta announced Friday it will integrate content from major news organizations into its artificial intelligence assistant to provide Facebook, Instagram and WhatsApp users with real-time information.The social media giant said Meta AI will offer breaking news, entertainment and lifestyle stories when users ask news-related questions, drawing from partnerships with outlets including CNN, Fox News, Le …

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La pluie de retour au Sri Lanka et en Indonésie, déjà ravagés par les intempéries

La pluie a repris vendredi dans certaines régions du Sri Lanka et de l’Indonésie, faisant craindre une aggravation de la situation pour les millions de sinistrés des intempéries qui ont fait au total plus de 1.750 morts dans cinq pays d’Asie.Le bilan humain en Indonésie s’est encore alourdi, grimpant vendredi à 867 morts, pour 521 disparus, tous à Sumatra.Alors que plus de 800.000 personnes sont hébergées dans des abris temporaires, la pluie a fait son retour notamment sur Banda Aceh, à l’extrémité nord-ouest.Région la plus touchée par les destructions, “Aceh pourrait connaître des pluies fortes à très fortes aujourd’hui (vendredi) et demain”, a prévenu l’agence météorologique indonésienne.Le bilan est également très lourd au Sri Lanka où 607 personnes ont trouvé la mort dans les inondations et les glissements de terrain qui ont accompagné le passage la semaine dernière du cyclone Ditwah. Quelque 214 personnes sont toujours portées disparues.Vendredi, les autorités ont lancé de nouvelles alertes aux intempéries pour les régions du centre du pays, déjà ravagées.La Thaïlande compte 276 morts, quand deux personnes sont décédées en Malaisie.Au Vietnam, des pluies torrentielles ont inondé la province de Lam Dong (sud) jeudi faisant au moins deux morts, selon le média Voice of Vietnam qui a fait état de 16 glissements de terrain.- “Terre jusqu’au plafond” -A Sumatra, dans l’ouest de l’Indonésie, les survivants tentent de reconstruire leur vie après les inondations.Rumita Laurasibuea est réfugié dans un lycée. “L’état de notre maison était inimaginable (…) Elle était recouverte de terre jusqu’au plafond. Tout autour, des monceaux de bois”, a témoigné ce fonctionnaire de 42 ans, selon qui se relever des inondations “pourrait prendre plus d’un an”.”Nous sommes toujours inquiets… Si la pluie revient, où irons-nous ? Si l’école rouvre, où pourrons-nous loger?”, s’interroge Rumita.”C’est une calamité à laquelle nous devons faire face”, constate Hendra Vramenia, 37 ans, qui a fui son village de Kampung Dalam dans le sud-est d’Aceh et se dit inquiet car nombreux sont ceux qui, dans les zones non encore atteintes par l’aide humanitaire, sont menacés de famine.”La situation est très critique et déchirante en raison des difficultés d’accès à l’aide”, a confirmé Nanang Subana Dirja, directeur général de l’ONG Secours islamique indonésien.”L’impact des inondations est généralisé”, a déclaré à l’AFP Ade Soekadis, directeur exécutif de l’ONG Mercy Corps Indonésie. La superficie qui s’étend sur trois provinces de Sumatra est plus grande que le Bangladesh, a-t-il ajouté.Au Sri Lanka, les inondations commencent à se résorber, selon les autorités, même si le pays reçoit à nouveau de fortes précipitations depuis jeudi.Dans la ville de Gampola (centre), les habitants s’activaient vendredi pour déblayer la boue.”Nous recevons l’aide de volontaires d’autres régions pour ce nettoyage”, a déclaré à l’AFP le religieux musulman Faleeldeen Qadiri à la mosquée Gate Jumma.”Nous avons calculé qu’il faut dix hommes et une journée entière pour nettoyer une seule maison”, a ajouté un bénévole du nom de Rinas. Personne ne peut y arriver seul”.- Poursuites pénales -Une grande partie de l’Asie connaît actuellement la pleine saison de la mousson, souvent à l’origine d’inondations.Selon les experts, le changement climatique engendre des épisodes de pluie plus intenses car une atmosphère plus chaude contient davantage d’humidité, et des températures plus élevées dans les océans peuvent amplifier les tempêtes.Mais écologistes et experts et même le gouvernement indonésien ont souligné la responsabilité de la déforestation dans les crues soudaines et les glissements de terrain.L’Indonésie figure parmi les pays qui enregistrent les plus fortes pertes forestières annuelles, avec plus de 240.000 hectares de forêt primaire disparus en 2024.Jakarta a annoncé mercredi la révocation des permis de huit entreprises soupçonnées d’avoir aggravé les effets de la catastrophe.Si leur implication dans l’exploitation forestière illégale ou le défrichement de terres est démontrée, “les enquêtes pourraient donner lieu à des poursuites pénales”, a déclaré le ministre de l’Environnement Hanif Faisol Nurofiq.L’ampleur de la catastrophe à Sumatra rend les opérations de secours difficiles. Interrogé sur la possibilité de solliciter l’aide internationale, comme l’a fait le Sri Lanka, l’Indonésie a assuré cette semaine pouvoir faire face seule, malgré les appels d’ONG et de responsables politiques et les témoignages de sinistrés dénonçant l’insuffisance des mesures prises.burs-jhe/ebe/alv/am

Putin offers India ‘uninterrupted’ oil in summit talks with Modi

Russian President Vladimir Putin said Friday he was ready to continue “uninterrupted shipments” of fuel to India, as New Delhi faces heavy US pressure to stop buying oil from Moscow.US President Donald Trump imposed punishing 50 percent tariffs on most Indian products in August, citing New Delhi’s continued purchases of Russian oil — revenue Washington …

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Retraites et travail: la conférence sociale percutée par le débat budgétaire

La conférence Travail et retraites a lancé ses travaux vendredi, des “matériaux précieux pour le débat politique”, espère le gouvernement qui bataille contre un possible rejet de son projet de budget de la Sécurité sociale par les députés.”Si on veut avancer les retraites, il faut passer par la case travail”, a déclaré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en ouverture de cette conférence voulue par Sébastien Lecornu, moins de six mois après l’échec du conclave initié par son prédécesseur François Bayrou.”Ce n’est pas impossible que les partenaires sociaux s’emparent des travaux de cette conférence et peut-être arrivent à converger sur le sujet des retraites”, a-t-il estimé lors d’un point de presse. “Ces travaux de qualité que nous allons engager, qui vont durer jusqu’à l’été de l’année prochaine, constitueront des matériaux précieux pour le débat politique”, a-t-il ajouté.”Le Premier ministre avait bien prévu de venir mais l’actualité parlementaire est exigeante”, a indiqué M. Farandou, ajoutant qu’il passerait au Conseil économique, social et environnemental (Cese), qui héberge la conférence, si les débats à l’Assemblée le permettent.Le ministre du Travail a rappelé que “s’il n’y a pas de loi (budgétaire) sur la sécurité sociale, comme la suspension est encapsulée dedans, il n’y aura pas d’arrêt, de décalage, de suspension de la réforme de 2023″.Voulue par Sébastien Lecornu au moment de l’annonce de la suspension de la réforme des retraites, la conférence a été lancée il y a un mois par une réunion de méthode, dont le Medef a claqué la porte.La principale organisation patronale, très remontée contre les efforts demandés aux entreprises dans le projet de budget, préfère s’en tenir à l'”agenda autonome” des partenaires sociaux, qui “n’est pas indexé sur des échéances politiques”.Jean-Pierre Farandou s’est montré compréhensif: “Je comprends que le Medef, en ce moment, reporte plutôt son regard sur les débats à l’Assemblée”. Il s’est dit “convaincu” qu’une fois les débats budgétaires passés, le Medef “retrouvera sa place, et on a besoin de lui pour avancer”.Les représentants des petites et moyennes entreprises, CPME et U2P étaient en revanche présents vendredi, tout comme l’ensemble des organisations syndicales, sauf Solidaires. La CGT a décidé jeudi de participer, après avoir obtenu du Premier ministre que l’objectif de la conférence de “conforter notre système par répartition”, a affirmé la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet.- “Enorme gâchis” -Elle a ajouté sur France Info que la CGT voulait que “cette conférence puisse déboucher sur un ou des référendums pour que les Françaises et les Français puissent enfin voter, notamment en matière de retraite”.”Il y a un fossé grandissant entre le travail tel qu’il est imposé et le travail tel qu’il est vécu”, a affirmé pour sa part la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, lors du premier débat thématique de la journée, sur les mutations du monde du travail.Elle a également dénoncé “l’énorme gâchis en matière de dialogue social avec la réforme des instances représentatives du personnel” de 2017. Comme d’autres intervenants, elle a mentionné les défis du monde du travail, de la révolution numérique à la transition écologique.Depuis 40 ans, les politiques publiques ont “trop souvent privilégié les enjeux d’emploi au détriment de la question du travail, en se focalisant sur les chiffres” du marché du travail, a expliqué le président du Cese Thierry Beaudet. “Tant que nous n’aurons pas le courage de rouvrir le débat sur le financement du modèle social, nous ne revalorisons pas le travail lui-même”, a estimé le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi.Le président du syndicat des cadres CFE-CGC François Hommeril a loué un ministre du Travail “très sincère”, disant avoir “vraiment envie de jouer le jeu” de la conférence, tout en disant qu’il “peine à comprendre” l’absence du Medef.L’après-midi, les questions d’emploi, notamment des jeunes et des seniors, et les liens entre le “virage démographique” et les retraites sont abordés.Cette première conférence plénière, qui sera suivie de deux autres et d’ateliers mensuels jusqu’à l’été prochain, sera clôturée par Jean-Pierre Farandou et son homologue de la Fonction publique David Amiel.

La ville de Lyon s’illumine pour la Fête des Lumières

Arches colorées, trompe-l’œil lumineux, images projetées sur les façades: Lyon a commencé à s’illuminer jeudi soir avec les tests de la vingtaine d’installations de la Fête des Lumières, à la veille de son lancement officiel.”On n’est pas blasé même si on vient depuis des années”, sourit Jean-Jacques Bouteloup, 72 ans, venu en voisin depuis Villeurbanne avec son épouse, rencontré jeudi soir dans les rues de la ville.”On aime être surpris, découvrir de nouvelles choses, partager avec d’autres. Les gens qui applaudissent, c’est formidable”, se réjouit-il. Du 5 au 8 décembre, 23 œuvres lumineuses seront exposées sur plusieurs places emblématiques de la ville, mais aussi à l’opéra et dans le parc de la Tête d’or, où se tiendra la principale innovation de cette édition: un spectacle de drones du collectif local Allumée. Dès jeudi soir, à la faveur des essais de lumières, les badauds peuvent déjà profiter de certaines œuvres.Les visiteurs pourront également voir un hommage pop aux mères lyonnaises, les cuisinières connues pour leurs recettes régionales et populaires, avec une œuvre du collectif barcelonais Tigrelab nommée “le lundi, c’est ravioli”.Critiqué par l’opposition sur le périmètre réduit de la nouvelle édition, le maire de Lyon Grégory Doucet a lancé les festivités en mettant en avant “dispositifs inédits” et “hommages à la culture lyonnaise”.La ville a dû composer cette programmation avec un budget restreint. Elle annonce une dépense nette hors masse salariale de 2,1 millions d’euros pour la mairie, soit 800.000 de moins d’en 2024, compensée en partie par le mécénat. Le budget total atteint 3,4 millions. Parmi les nouveaux mécènes, la traditionnelle fête lyonnaise compte cette année le géant américain de la vidéo à la demande Netflix, qui a financé une oeuvre dédiée à la promotion de sa série phare “Stranger Things”.C’est l’une des installations qui a attiré Elena Geagea, 22 ans, étudiante à Lyon depuis cinq ans, qui essaie avec deux amis d’éviter le pic de la fréquentation.Chaque année, le festival attire près de deux millions de spectateurs.”J’aime la couleur, les lumières, l’ambiance dans toute la ville”, confie-t-elle à l’AFP. Une installation en hommage à l’océan, “avec des petits bateaux” style origami mais taille géante, lui a beaucoup plu. “Avec le tonnerre, on est dedans!”La Fête des Lumières découle d’une tradition catholique, visant à remercier la Vierge Marie, protectrice de la cité, chaque 8 décembre en déposant un lumignon à sa fenêtre. Depuis une quarantaine d’années, elle donne lieu à des créations artistiques lumineuses.

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De fortes vagues attendues dans l’ouest, trois départements en vigilance orange samedi

Les départements du Finistère, des Côtes-d’Armor et de la Manche ont été placés en vigilance orange “vagues-submersion” pour samedi, a annoncé vendredi Météo-France, en raison d’une dépression située au nord-ouest de l’Irlande.La vigilance orange sera mise en place à partir de 03H00 et doit rester en vigueur jusqu’à 11H00.Cet épisode de fortes vagues, nécessitant une “attention particulière” selon Météo-France, est lié à la dépression “Davide”.”La conjonction de niveaux marins élevés et de fortes vagues risque d’engendrer des submersions par franchissement de paquets de mer sur les zones exposées ou vulnérables du littoral”, expliquent les services météorologiques.Le reste du littoral atlantique, des Pyrénées-Atlantiques au Morbihan, est quant à lui placé en vigilance jaune samedi, de même que le littoral du Pas-de-Calais.

De fortes vagues attendues dans l’ouest, trois départements en vigilance orange samedi

Les départements du Finistère, des Côtes-d’Armor et de la Manche ont été placés en vigilance orange “vagues-submersion” pour samedi, a annoncé vendredi Météo-France, en raison d’une dépression située au nord-ouest de l’Irlande.La vigilance orange sera mise en place à partir de 03H00 et doit rester en vigueur jusqu’à 11H00.Cet épisode de fortes vagues, nécessitant une “attention particulière” selon Météo-France, est lié à la dépression “Davide”.”La conjonction de niveaux marins élevés et de fortes vagues risque d’engendrer des submersions par franchissement de paquets de mer sur les zones exposées ou vulnérables du littoral”, expliquent les services météorologiques.Le reste du littoral atlantique, des Pyrénées-Atlantiques au Morbihan, est quant à lui placé en vigilance jaune samedi, de même que le littoral du Pas-de-Calais.

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Les prix alimentaires en baisse, reflet de l’abondance agricole mondiale

Le prix global des denrées alimentaires dans le monde a reflué en novembre, pour le troisième mois consécutif, reflet d’une offre abondante et d’une concurrence accrue entre exportateurs, a indiqué vendredi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).Au vu des récoltes en cours, la FAO a d’ailleurs de nouveau relevé sa prévision de production céréalière pour 2025, qui devrait pour la première fois dépasser 3 milliards de tonnes, en hausse de 4,9% par rapport à la récolte 2024.Cette hausse globale de production est notamment liée aux belles récoltes de blé attendues en Australie et surtout en Argentine, où “des semis plus importants que prévu et des rendements probablement records (…) devraient conduire à une récolte historique”.Les productions de blé augmentent aussi en Europe et aux Etats-Unis, de même que celles de céréales secondaires comme l’orge. Et les récoltes de riz s’annoncent en hausse (+1,6%).L’indice FAO des prix alimentaires, qui suit l’évolution des prix internationaux d’un ensemble de denrées, a globalement reculé de 1,2% sur un mois. Il se situe “2,1% en dessous de son niveau de novembre 2024” et près de 22% sous son pic de mars 2022, juste après l’invasion russe de l’Ukraine.Paradoxalement, seules les céréales voient leur prix légèrement rebondir (+1,3% sur un mois), portées par la hausse du blé (+2,5%). Les prix de la céréale du pain sont soutenus par “un potentiel intérêt de la Chine” pour les productions américaines, la “poursuite des hostilités” en mer Noire et “une diminution attendue des semis en Russie”.L’ensemble des autres productions voient leurs prix refluer.Le prix des huiles végétales, qui était en octobre au plus haut depuis l’été du fait de commandes de biocarburants et de retards de récoltes, baisse de 2,6% en novembre en raison d’une baisse des cotations de l’huile de palme, de colza et de tournesol. L’huile de soja demeure “soutenue par une forte demande du biodiesel, notamment au Brésil”.Les prix de la viande évoluent peu (-0,8%) alors que ceux des produits laitiers reculent de 3,1% en novembre, “sous l’effet d’une baisse des cotations du beurre et de la poudre de lait entier”, liée à une augmentation de la production mondiale et des disponibilités exportables.Le prix du sucre chute de près de 6% en un mois, en raison notamment des abondantes productions attendues au Brésil, en Inde et en Thaïlande.

Pétards, boules puantes et french cancan: une Nuit du bien commun mouvementée à Paris

Les célèbres Folies Bergère accueillaient un gala de charité pas comme les autres jeudi soir: la Nuit du bien commun, fondée par le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin. Comme à chaque édition, des manifestants ont protesté contre cet événement selon eux “lié à l’extrême droite”.Sur scène, un huissier en costume rouge harangue les donateurs, accompagné d’un poussin jaune en guise de mascotte. Dans la rue, des manifestants s’égosillent pour conspuer les “milliardaires” et les “fachos”. Entre ces deux mondes, quelques dizaines de CRS dissuadent toute tentative d’intrusion dans le fameux théâtre parisien.Certains ont manifestement réussi à déjouer la vigilance des organisateurs. “Des attardés avec des boules puantes”, lance un des animateurs de la soirée, tandis l’on ouvre les portes pour aérer la salle. Mais rien n’arrête la levée de fonds, les dons pleuvent par dizaines de milliers d’euros.Pas même lorsque dehors résonnent pétards et feux d’artifices tirés par quelques opposants grimpés sur le toit du bâtiment. En accrochant, au passage, une banderole “Paris antifa” noire et blanche sur l’enseigne du prestigieux cabaret.En catastrophe, les vigiles rentrent barrières, poteaux et cordons dans le hall envahi par les fumigènes, tandis que des policiers casqués s’élancent pour repousser les opposants. Les talkies-walkies grésillent, les agents de sécurité s’affairent en tous sens pour sécuriser les issues.A l’intérieur, la fête continue, des danseuses en robes à froufrous tricolores entament un french cancan qui ravit les quelque mille spectateurs déjà chauffés à blanc. “Il y en a qui essaient de saboter cette soirée, mais on ne lâchera rien”, s’époumone l’huissier en rouge, avant de faire huer les fauteurs de trouble.Le spectacle doit continuer, les présentations d’associations s’enchainent: pour les “personnes atteintes d’autisme”, les “jeunes en milieu rural”, les “vacances de familles défavorisées” ou encore les “chiens d’assistance” pour “l’inclusion” des personnes handicapées. Toutes déductibles des impôts, toutes sélectionnées par la Nuit du bien commun.- “Des gens extrêmement riches” -Le concept, lancé en 2017, a déjà permis de lever plus de 28 millions d’euros – dont 8 millions cette année – pour 550 associations. “Elles sont toutes d’intérêt général, je vous mets au défi d’en trouver qui sont politisées”, affirme Stanislas Billot de Lochner, co-fondateur aux côtés notamment de Pierre-Edouard Stérin.Ce dernier, entré dans le champ politique depuis la révélation l’an dernier de son projet Périclès visant à “promouvoir” des “valeurs libérales et conservatrices”, a quitté cet été le conseil d’administration de la Nuit du bien commun. Mais en reste un des mécènes, au travers d’une autre structure portant un nom similaire, le Fonds du bien commun.Des liens pas totalement rompus, donc, qui sont la principale motivation des manifestants désormais systématiquement mobilisés contre ces événements, comme à Dijon mardi soir. Une pression qui pousse certaines associations à s’en retirer, comme à La Rochelle en septembre, voire à annuler des dates comme à Aix-en-Provence en octobre.”Il faut combattre l’extrême droite sur son terrain”, justifie Léo, 25 ans, croisé en début de soirée parmi la petite foule massée dans une rue étroite. Pour cet étudiant en sciences sociales, “la liberté d’expression a des limites, quand ils s’organisent pour développer l’homophobie et le racisme”.Sous les drapeaux de la CGT, SUD, LFI et Attac, ils sont 350 (selon une source policière) à scander “pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers” et “tout le monde déteste les milliardaires”.Slogans qui traduisent une inquiétude face “une extrême droite devenue puissante” avec l’aide de “gens extrêmement riches qui soutiennent une idéologie de la haine et de la division”, martèle Emmanuelle Jollet, co-responsable du syndicat FSU dans la capitale.Une dimension politique qui échappe à la plupart des participants. Comme Bruno, 55 ans, venu de Loire-Atlantique pour “voir du beau, du positif” et “de l’altruisme”. Et si un milliardaire investit sa fortune dans une bataille politico-culturelle, “je ne vois pas du tout où est le problème”, dit-il, “il fait ce qu’il veut de son argent”.