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Décès de Sala: Cardiff City et le FC Nantes devant le tribunal de commerce

Les avocats de Cardiff City et du FC Nantes plaident lundi après-midi à Nantes sur le contentieux financier qui oppose les deux clubs après la mort du footballeur argentin Emiliano Sala en 2019.L’attaquant, âgé de 28 ans, avait péri dans un accident d’avion au-dessus de la Manche en janvier 2019 alors qu’il rejoignait Cardiff City, où il avait été transféré depuis le FC Nantes. Il n’avait pas eu le temps de jouer avec son nouveau club.Le club gallois a saisi le tribunal de commerce de Nantes en 2023 pour réclamer réparation au titre des pertes de revenus et autres préjudices subis par le club en raison du décès du joueur.L’audience s’est ouverte lundi après-midi en présence des avocats des deux parties, qui doivent plaider en fin de journée. “Cette audience marque une nouvelle étape vers la révélation de la vérité sur cette affaire et pour le renforcement de la responsabilité dans le monde du football. Cette affaire ne vise pas à nuire au football: elle vise à protéger son intégrité”, avait déclaré en amont de l’audience le Cardiff City Football Club (CCFC).Cardiff City défend que le FC Nantes était, via l’intermédiaire Willie McKay, le commanditaire du vol privé à bord duquel le footballeur avait pris place et que, si le transfert était effectif au moment de l’accident selon le Tribunal arbitral du sport (TAS), c’est l’organisation de ce vol qui est en cause. Après une analyse menée par un expert mandaté par Cardiff City, le club avait chiffré son préjudice à plus de 120 millions d’euros.De son côté, le FC Nantes conteste “l’existence d’une faute, un lien de causalité entre les hypothétiques fautes et le préjudice, et ensuite le préjudice”, a affirmé avant l’audience l’entourage de Waldemar Kita, président du FCN. Le club, ajoute-t-on de même source, “ne doute pas que les demandes de Cardiff seront purement et simplement rejetées, à l’image de toutes les autres”. Dans une autre procédure liée au contentieux entre les deux clubs, le Tribunal arbitral du sport a estimé en 2022 que le transfert du joueur était bien finalisé au moment de sa mort. En 2023, le tribunal du football de la Fédération internationale (Fifa) avait ordonné à Cardiff de régler au FC Nantes le solde du transfert du joueur argentin, soit à l’époque un peu plus de 11 millions d’euros sur un total de 17 millions. 

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Japon : un fort séisme entraîne une alerte au tsunami

Un fort séisme a frappé lundi le nord du Japon, où deux vagues de tsunami de 40 centimètres ont été enregistrées selon l’agence météorologique du pays.L’Institut américain de géophysique (USGS) a affirmé que le tremblement de terre de magnitude 7,6 s’est produit à 14H15 GMT au large de Misawa, sur la côte Pacifique du Japon, à une profondeur de 53 kilomètres.L’agence météorologique japonaise (JMA) a aussitôt émis une alerte au tsunami. Une première vague de 40 cm a déferlé sur un port dans la région septentrionale d’Aomori, où se situe Misawa, à 23H43 locales (14H43 GMT), a-t-elle précisé.A 23H50, une autre vague de 40 cm a atteint la ville d’Urakawa, dans la région d’Hokkaido. Plusieurs personnes ont été blessées, a rapporté la télévision publique NHK en citant un employé d’hôtel à Hachinohe, près d’Aomori. Des images filmées en direct montrent des morceaux de verre brisés éparpillés sur les routes.Le séisme a également été ressenti dans la grande ville de Sapporo, dans le nord de l’archipel nippon, où les alarmes des téléphones portables des habitants ont retenti. Un journaliste de la NHK à Hokkaido (nord) a décrit une secousse horizontale d’environ 30 secondes l’ayant empêché de rester debout, au moment du séisme.La JMA redoutait un peu plus tôt lundi un tsunami pouvant atteindre trois mètres.La région est toujours traumatisée par le terrible séisme de magnitude 9,0 de 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l’origine de quelque 18.500 morts ou disparus.La catastrophe avait également entraîné la fusion de trois des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, pire désastre de ce type depuis Tchernobyl.Le Japon se situe à la jonction de quatre plaques tectoniques, sur ladite “Ceinture de feu” du Pacifique. Le pays présente l’une des plus fortes activités sismiques au monde.L’archipel de 125 millions d’habitants enregistre environ 1.500 tremblements de terre par an. La plupart sont faibles, même si les dégâts peuvent varier en fonction de leur localisation et de leur profondeur.

Procès libyen: Djouhri demande une nouvelle fois d’être libéré de prison, réponse mercredi

La cour d’appel de Paris se prononcera mercredi sur une nouvelle demande de mise en liberté déposée par l’intermédiaire Alexandre Djouhri, seul prévenu du procès libyen à être toujours incarcéré, qui a assuré qu’il ne “fuira jamais”.La première demande de l’homme d’affaires franco-algérien de 66 ans, condamné le 25 septembre à six ans d’emprisonnement avec incarcération immédiate, avait été rejetée début novembre par la cour d’appel, qui avait estimé qu’il présentait un risque de fuite et des garanties de représentation “particulièrement faibles”.”Jamais je ne déshonorerai mon nom”, a déclaré lundi M. Djouhri, qui comparaissait devant la cour d’appel en visio-conférence depuis la prison de la Santé, le visage creusé. “J’ai jamais fui de toute ma vie, je ne fuirai jamais, ça je vous en donne ma parole”, a-t-il promis, ajoutant avoir “hâte d’être au procès en appel”.Son avocat, Me Pierre-Henri Bovis, a demandé qu’il soit libéré sous contrôle judiciaire ou assigné à résidence sous bracelet électronique, présentant une garantie d’hébergement à une heure et demie de Paris chez un membre de sa famille.”Toutes ses détentions ont été fondées sur deux mensonges: le premier, qu’il serait le personnage clé du financement libyen (de la campagne de Nicolas Sarkozy, ndlr), et deux, qu’il aurait opté pour une stratégie de fuite”, a-t-il déclaré, dénonçant un “acharnement judiciaire” à l’encontre de son client.Selon l’avocat, dans son jugement du 25 septembre, “le tribunal correctionnel indique bien que les faits reprochés à M. Djouhri sont étrangers au volet du financement de la campagne de 2007”. La justice l’a toutefois condamné à six ans d’emprisonnement et trois millions d’euros d’amende pour avoir été au cœur de schémas financiers complexes impliquant de hauts dirigeants libyens.L’avocat général, qui a une nouvelle fois requis son maintien en détention, a estimé que la situation personnelle du prévenu ne devait “pas se limiter à une attestation d’hébergement” et souligné que son patrimoine était “évalué entre un et 50 millions d’euros”.Observant qu’il avait les nationalités française et algérienne, et qu’il était résident suisse, le magistrat a estimé que la justice n’aurait pas les moyens d’empêcher son passage en Suisse, et peut-être plus tard en Algérie, un pays avec lequel la coopération judiciaire est compliquée.Me Bovis a lui fait valoir que son client n’avait “aucun lien” avec l’Algérie, où il n’a jamais vécu ni travaillé.Le procès en appel du financement libyen se tiendra du 16 mars au 3 juin à Paris. Au total, 10 personnes, dont Nicolas Sarkozy et deux de ses proches, Claude Guéant et Brice Hortefeux, seront rejugées dans ce dossier.

Un “probable foetus” retrouvé mort dans un centre de tri des déchets

Un “probable fœtus humain” a été découvert lundi dans un centre de tri des déchets à Plouédern (Finistère), a annoncé le procureur de Brest, qui a précisé que des examens permettront de déterminer s’il s’agit d’un foetus ou d’un nourrisson né viable.Une enquête a été ouverte par le parquet de Brest pour rechercher les “causes de la mort” et pour permettre grâce à un examen médico-légal “de vérifier s’il s’agissait d’un foetus toujours en formation ou d’un nourrisson éventuellement né vivant et viable”, a précisé Stéphane Kellenberger.Ce centre de traitement des déchets reçoit des ordures venant du Morbihan, du Finistère et des Côtes-d’Armor, a ajouté le procureur de la République.Plus tôt dans la journée, le président de la société gestionnaire de déchets Sotraval, Fabrice Jacob avait fait savoir que le corps avait été trouvé sur le tapis roulant du centre de tri et que la gendarmerie s’était rendue sur place, confirmant une information du quotidien Le Télégramme.Le site a été mis à l’arrêt “pour la journée” et une cellule psychologique a été mise en place pour les salariés, selon le président de la société d’économie mixte locale Sotraval et également maire de Guipavas (Finistère).L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de gendarmerie de Landerneau. 

‘One Battle After Another’ leads Golden Globes noms with nine

Paul Thomas Anderson’s politically charged “One Battle After Another” leads the nominations for the Golden Globes with nine, organizers announced Monday, as the race to the Oscars kicked into high gear.Norwegian family dramedy “Sentimental Value” was second with eight, followed by period horror movie “Sinners” with seven and Shakespeare family drama “Hamnet” with six.”Wicked: For …

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Au procès Péchier, l’heure des plaidoiries pour évoquer les “douleurs indicibles” des victimes

“Forcément coupable”, le “machiavélique” anesthésiste Frédéric Péchier a “renoncé au repentir”, mais restent les “douleurs indicibles” infligées aux 30 personnes qu’il est accusé d’avoir empoisonnées et à leurs proches, a plaidé lundi devant la cour d’assises du Doubs l’avocat de nombreuses parties civiles.”Sandra, Damien, Jean-Claude, Kevin… Le crime est tellement énorme, que l’inventaire à la Prévert est difficile à tenir”, a souligné Frédéric Berna, qui a ouvert le bal des plaidoiries des 27 avocats représentant les 193 parties civiles constituées.”L’un des plus grands criminels de l’histoire judiciaire française, c’était lui”, Frédéric Péchier, a soutenu le conseil, qui défend à lui seul les intérêts d’une grande partie des victimes présumées et de leurs proches. Me Berna a dépeint “un homme qui déraille, qui déteste sa vie et qui déteste son travail de pousse-seringue à la clinique”, loin du “fake instagrammable” de “la mélodie du bonheur” décrite à la barre par sa famille.Frédéric Péchier, 53 ans, est jugé à Besançon pour 30 empoisonnements de patients âgés de 4 à 89 ans, dont 12 sont morts, commis entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon.Au cours des débats, l’accusé a admis qu’un empoisonneur avait bien sévi à la clinique Saint-Vincent de Besançon, mais pas à la Polyclinique de Franche-Comté. Cependant il a contesté fermement être ce criminel. “Je maintiendrai toujours que je ne suis pas l’empoisonneur”, a-t-il ainsi déclaré lors de son dernier interrogatoire sur les faits.L’accusation lui reproche d’avoir dans la plupart des cas pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer l’arrêt cardiaque de patients pris en charge par d’autres médecins anesthésistes et ainsi nuire à des collègues avec qui il était en conflit.- “Crime presque parfait” -“A chaque fois qu’il s’engueule (…) avec un collègue, boum”, le patient de celui-ci est victime d’un arrêt cardiaque inexpliqué, a souligné Me Berna. “Ces pauvres patients qui sont vos victimes sont devenus les instruments de vengeance de vos petits problèmes”, s’est-il indigné en s’adressant à l’accusé.Dans cette affaire inédite dans les annales judiciaires françaises, les parties civiles “ont la conviction que tout, tout, tout nous conduit à Péchier” dans ce dossier, a-t-il asséné.”Coupable, il l’est, forcément”, selon Me Berna qui a fustigé le “machiavélisme du crime presque parfait” commis par un anesthésiste qui pouvait “tuer au vue et au su de tous, sans que ça n’interpelle personne”.L’avocat a rendu “hommage” à la “force” et la “résilience” de deux de ses clients: Sandra Simard, dont l’empoisonnement en janvier 2017 a marqué le début de l’enquête, et Amandine Iehlen, dont le père, décédé en 2008, a été la première victime retenue dans cette affaire. Les deux femmes, a-t-il loué, “se sont battues aussi pour tous les autres”, en créant l’association des victimes de ce dossier, l’Avapolvi.Le conseil a regretté que Frédéric Péchier ait “renoncé au repentir, à l’humanité et à donner des réponses à (ses) victimes”. Les jurés, a-t-il plaidé, devront “emporter lors du délibéré les torrents de larmes, les colères légitimes et les douleurs indicibles” des victimes “frappées au hasard”.Dans cette dernière ligne droite du procès ouvert le 8 septembre, la séquence consacrée aux parties civiles doit durer trois jours, jusqu’à mercredi. Après quoi, le ministère public prendra la parole pour ses réquisitions jeudi et vendredi, avant la plaidoirie de l’avocat de la défense, Randall Schwerdorffer, lundi 15 décembre.Frédéric Péchier, qui comparaît libre, encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu d’ici au 19 décembre.

Drogues: la route, nouvelle voie d’acheminement de la cocaïne en France

Devenue la première drogue en France en valeur, la cocaïne emprunte de plus en plus la voie routière depuis l’Espagne, avec des saisies “exponentielles” en Nouvelle-Aquitaine, symbole pour les enquêteurs d’un nouveau mode opératoire destiné à éviter les contrôles resserrés dans les ports.Selon l’Office antistupéfiants (Ofast), les quantités de cocaïne saisies par les autorités françaises, Marine nationale comprise, ont déjà dépassé le record de 2024: plus de 70 tonnes entre janvier et septembre contre 54 sur toute l’année dernière et 23 la précédente – déjà un record à l’époque.Avec une nouvelle voie d’accès dans le Sud-Ouest: les routes venant d’Espagne.”On a une réorientation logistique vers la façade atlantique via la côte ibérique”, déclare à l’AFP le commissaire divisionnaire Jean-René Personnic, patron du service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) de Bordeaux, qui évoque un “afflux massif”.”On a fait de très grosses saisies de cocaïne, qui me laissent penser qu’on a peut-être un changement de flux”, confirme le général Tony Mouchet, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine.Même si les ports restent l’accès privilégié de la cocaïne (78% des prises françaises en 2024), les douanes soulignent n’avoir “jamais saisi autant de cocaïne sur la route”.”Des saisies par centaines de kilos contre des dizaines auparavant”, note Corinne Cléostrate, sous-directrice des affaires juridiques et de la lutte contre la fraude au sein des douanes françaises.Cette mutation s’explique par des “mesures de sécurité renforcées” dans des ports comme Le Havre, Anvers ou Rotterdam, qui ont poussé les organisations criminelles à “modifier leur mode opératoire”, analyse-t-elle.- “Tsunami blanc” -À Bordeaux, le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) confirme une “croissance exponentielle du trafic de cocaïne entre l’Espagne et la France par voie terrestre”.De janvier à septembre, les douaniers ont saisi près de 1,8 tonne de cocaïne en Nouvelle-Aquitaine (contre 37 kg en 2023 et 360 kg en 2024).Symptôme de ce “tsunami blanc” depuis la pandémie de Covid-19, “la perte de matière est intégrée dans le business plan” du narcobanditisme, constate le général Tony Mouchet.”Il y a quelques années, 1,4 tonne de cocaïne, c’était surveillé (par les trafiquants). On avait des voitures ouvreuses, etc… Aujourd’hui, ça se balade comme ça”, s’étonne-t-il.La production mondiale de cocaïne, concentrée en Amérique du Sud, n’a jamais été aussi élevée avec 3.700 tonnes en 2023, soit un millier de plus qu’en 2022 et environ quatre fois plus qu’au début des années 2010, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.- Caches sophistiquées -“La saturation des marchés nord-américains fait que le prix de la cocaïne a baissé”, relève Corinne Cléostrate. “Donc (les trafiquants) ont tourné leur regard vers le marché européen”, avec des méthodes “très industrielles”.La responsable décrit des “caches aménagées très sophistiquées” dans des poids lourds, utilitaires et fourgonnettes, d’un niveau d’usinage “impressionnant”.En France, la demande de cocaïne n’a jamais été aussi forte: 1,1 million de personnes en ont consommé au moins une fois en 2023, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives.Le prix au gramme, en outre, a baissé: 58 euros en 2024 contre 66 euros en 2023, d’après l’Ofast, accroissant la concurrence parmi les bandes criminelles.”Le produit est devenu accessible à des organisations qui, avant, travaillaient sur du cannabis”, relève Jean-René Personnic, évoquant un marché “très lucratif”. Il a même généré l’an dernier plus d’argent (3,1 milliards d’euros) que le cannabis, pourtant bien plus consommé, selon une étude publiée lundi par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).”La cocaïne est extrêmement rémunératrice. Elle suscite des convoitises puissantes qui induisent des actes violents prémédités sur fond de rivalités”, ajoute M. Personnic.Et cet afflux “considérable” de poudre blanche s’observe sur les points de deal à Bordeaux: “Là où on saisissait auparavant très majoritairement du cannabis, aujourd’hui, nous avons autant de cocaïne que de cannabis”, confirme le procureur Renaud Gaudeul.”Pour la première fois, depuis le début de l’année, nous avons eu plus de morts sur la route à cause des stupéfiants qu’à cause de l’alcool ici en Gironde”, déplore le magistrat, qui prévient: “Le fléau numéro un, c’est la drogue.”

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Inondations en Indonésie : le bilan approche le millier de morts

Les inondations et glissements de terrain dans l’île indonésienne de Sumatra ont fait 961 morts et 5.000 blessés, a annoncé lundi l’Agence indonésienne de gestion des catastrophes (BNPB) tandis que se poursuit le déblaiement des régions sinistrées, auquel participent des éléphants.En outre, 293 personnes sont toujours portées disparues après la catastrophe qui a touché trois provinces de Sumatra, détruisant de nombreuses habitations, voies de communication et infrastructures publiques, a précisé l’agence.Au total, plus 1.800 personnes ont péri en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam à la suite d’une série de tempêtes tropicales et de pluies de mousson qui ont provoqué glissements de terrain et crues soudaines.Le coût de la reconstruction dans les trois provinces de Sumatra pourrait atteindre l’équivalent de 3,1 milliards de dollars, a indiqué dimanche soir Suharyanto, chef de l’agence BNPB, qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom.La province d’Aceh, à l’extrémité occidentale de Sumatra, déjà lourdement endeuillée par le tsunami de décembre 2004, est la région la plus touchée et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées.La province “manque de tout, surtout de personnel médical. Nous manquons de médecins”, a déclaré le gouverneur d’Aceh, Muzakir Manaf, dimanche soir à des journalistes.”Les médicaments sont importants. Les produits de première nécessité le sont également”, a-t-il ajouté.Dans le district de Pidie Jaya, à Aceh, quatre éléphants d’un centre de formation voisin ont été mobilisés pour aider à nettoyer les débris laissés par les eaux.”Notre priorité est d’aider à dégager les maisons des habitants qui sont ensevelies sous du bois et d’autres objets lourds, nous les aidons à les déplacer avec l’aide des éléphants. Cela inclut également l’évacuation des corps”, a déclaré Komaruddin, un cornac, à l’AFP lundi. Il a ajouté  que les éléphants travailleraient pendant les sept prochains jours.Une grande partie de l’Asie connaît actuellement la pleine saison de la mousson, indispensable notamment pour la culture du riz mais aussi souvent à l’origine d’inondations.Selon les experts, le changement climatique engendre des épisodes de pluie plus intenses car une atmosphère plus chaude contient davantage d’humidité, et des températures plus élevées dans les océans peuvent amplifier les tempêtes.En Indonésie, écologistes, experts et même le gouvernement ont souligné la responsabilité de la déforestation dans les crues soudaines et les glissements de terrain à Sumatra.- Déploiement doublé au Sri Lanka -Au Sri Lanka, touché par un cyclone dévastateur qui a tué 635 personnes à travers le pays, l’armée a déclaré lundi avoir presque doublé les effectifs déployés pour venir en aide aux sinistrés. Quelque 192 personnes sont toujours portées disparues.Plus de deux millions de personnes — près de 10% de la population — ont été affectées par le cyclone Ditwah. Le Sri Lanka s’attend à de nouvelles fortes pluies de mousson lundi, y compris la région centrale la plus touchée, a indiqué le Centre de gestion des catastrophes (DMC) qui a fait état de nouveaux glissements de terrain. Le chef de l’armée, Lasantha Rodrigo, a annoncé que 38.500 membres des forces de sécurité avaient été déployés pour renforcer le soutien aux zones sinistrées. “Les forces de sécurité ont pu secourir 31.116 personnes”, a-t-il détaillé.”Nous avons presque doublé le déploiement car nous sommes maintenant engagés dans la reconstruction des routes, des ponts et également dans l’aide au nettoyage des puits d’eau potable contaminés par les eaux de crue”, a déclaré porte-parole de l’armée, Waruna Gamage à l’AFP. Le centre du pays, région productrice de thé, a été le plus durement touchée, avec 471 décès signalés, selon les données officielles. Le président Anura Kumara Dissanayake a décrit cette catastrophe naturelle comme la plus difficile à laquelle le Sri Lanka a été confronté. Il a également annoncé un plan d’aide offrant l’équivalent de 33.000 dollars aux victimes pour leur permettre d’acheter des terrains dans des zones plus sûres et de reconstruire. Son coût total pour le pays, qui émerge à peine de sa pire crise économique en 2022, n’a pas été précisé.

Face à “la guerre agricole”, Genevard appelle à un “grand réveil alimentaire”

Dans une France agricole affaiblie, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a appelé lundi l’ensemble de la chaîne alimentaire “à agir” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”, en lançant des “conférences de la souveraineté alimentaire” destinées à définir une stratégie agricole nationale sur dix ans.”La guerre agricole menace chaque jour un peu plus et il est temps d’agir”, a martelé la ministre, estimant que l’actualité mondiale, avec la guerre en Ukraine, la politique douanière américaine ou les taxes chinoises, dissipe aujourd’hui “l’illusion” d’une paix prospère durable, dans un discours appelant à un “grand réveil alimentaire” depuis le marché de gros de Rungis.”Depuis 2014, le financement de la politique agricole et alimentaire chinoise par habitant a bondi de 40%; celle des Etats-Unis de 86%; celle de la Russie de 15%. Et celle de l’Union européenne a reculé de 19%. C’est une erreur historique à laquelle il faut faire barrage”, a-t-elle développé, appelant à lutter en Europe “contre les tentations de la décroissance portées par quelques thuriféraires du décadentisme”.- Retour “symbolique” à Rungis -Dans un discours martial, faisant écho à son appel au “réarmement” alimentaire en févier dernier, la ministre a lancé officiellement une série de conférences, promises par la loi d’orientation agricole de mars 2025, qui se dérouleront sur plusieurs mois, par filières de production et au niveau régional, pour des conclusions en juin.Le lancement à Rungis, premier marché international de produits frais, du “grand réveil alimentaire”, a été chaleureusement accueilli par des acteurs industriels, de la distribution ou les coopératives agricoles mais boudé par les syndicats agricoles – à l’exception des Jeunes agriculteurs (JA).Le premier d’entre eux, la puissante Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), participe bien aux conférences – qui ont déjà démarré – mais a boycotté le rendez-vous de Rungis, vu comme “s’apparentant davantage à une opération de communication” qu’un acte politique majeur.”Cela fait 15, 20 ans qu’on dit qu’on va dans le mauvais sens. Ce qui nous intéresse maintenant, c’est ce qu’on va faire, (…) comment on assure des revenus sur les exploitations”, a souligné auprès de l’AFP le secrétaire général de la FNSEA Hervé Lapie.Le premier syndicat goûte assez peu ce retour “symbolique” à Rungis, où Emmanuel Macron avait en 2017 prôné une stratégie de “montée en gamme”, depuis percutée par l’inflation et la concurrence accrue sur les marchés.Huit ans plus tard, l’ambiance est morose. Après deux hivers de colère dans les campagnes, le monde agricole reste au bord de l’explosion, entre crises sanitaires dans l’élevage et prix en berne. – “Protection” -La colère gronde en France, où la mobilisation s’organise, portée par la Confédération paysanne et la Coordination rurale, contre la politique d’abattage systématique de bovins touchés par la dermatose. La FNSEA prépare, elle, une manifestation le 18 décembre à Bruxelles contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur ou la taxe carbone aux frontières pour les engrais.La ministre s’est présentée comme protectrice de la France agricole, en premier lieu dans les négociations internationales. Réitérant son opposition au Mercosur, elle a prévenu que si la Commission européenne ne le faisait pas, elle agirait: “J’interdirai moi-même les importations sur notre sol de produits contenant des substances interdites en Europe comme le droit européen me le permet”, a-t-elle lancé.Elle a également plaidé pour la création d’un “fonds souverain agricole” et appelé les marchés publics à jouer leur rôle dans cette “reconquête alimentaire”, notamment en consommant d’abord bio et durable français dans les cantines.Plusieurs filières ont souligné que le temps n’était plus aux nouvelles consultations mais aux décisions, alors que des “plans de souveraineté” ont déjà été lancés: pour les fruits et légumes en 2023, le blé dur et la viande en 2024. Qu’espérer donc de ces conférences ?L’idée est de construire à partir “de l’évolution de la demande” pour “élaborer un plan d’action de production et de transformation à dix ans” en partant de “la demande du consommateur français, européen et mondial”, explique le ministère.Ludovic Spiers, ex-directeur général du géant coopératif agricole Agrial, a été nommé “coordinateur général” du chantier. Des groupes de travail sectoriels sont prévus (cultures, viandes blanches, viticulture…), réunissant les interprofessions, l’amont (l’agriculture) et l’aval (la transformation), l’établissement public FranceAgrimer, la recherche… mais pas les associations de consommateurs, ni de défense de l’environnement.

Au Louvre, un préavis de “grève reconductible” des personnels pour lundi prochain

Après le spectaculaire cambriolage au Louvre et de nouvelles alertes sur sa vétusté, les syndicats du grand musée parisien ont appelé lundi à une grève reconductible à partir du 15 décembre pour réclamer des créations de postes et la priorisation des travaux les plus urgents.L’appel à la grève de la CFDT, la CGT et Sud a été “voté à l’unanimité” d’une assemblée générale qui a rassemblé “environ 200 personnes”, lundi matin dans l’auditorium du palais, ont déclaré à l’AFP les délégués CFDT et CGT.Les personnels du musée “ont le sentiment aujourd’hui d’être le dernier rempart avant l’effondrement”, alertent les syndicats dans une lettre motivant ce préavis de grève adressée à la ministre de la Culture Rachida Dati.Leur annonce intervient alors que les nuages s’amoncellent sur le musée le plus visité du monde.Après le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne le 19 octobre, le Louvre a dû fermer le mois dernier l’une de ses galeries en raison de la fragilité de l’édifice. Avant de confirmer, ce weekend, avoir subi le 26 novembre une fuite d’eau ayant endommagé plusieurs centaines d’ouvrages de la bibliothèque des Antiquités égyptiennes.Devant cette série noire, les syndicats réclament “une modification des projets portés par la direction afin de hiérarchiser et prioriser les travaux à venir en concentrant les moyens humains et financiers sur les urgences”: la “remise en état du bâtiment, (la) protection du palais, de ses collections, de son public et de son personnel”.”Chaque jour, les espaces muséographiques sont fermés bien au-delà des prévisions du plan d’ouverture garantie faute d’effectifs en nombre suffisant ainsi qu’en raison des défaillances techniques et de la vétusté du bâtiment constatées”, écrivent-ils à la ministre.De ce fait “le public n’a plus qu’un accès limité aux œuvres et se trouve entravé dans ses circulations” et “visiter le Louvre est devenu un véritable parcours du combattant”, estiment-ils.La CFDT, la CGT et Sud souhaitent également “en urgence, la création de postes pour la filière accueil et surveillance”. “Nous demandons 200 équivalents temps-plein, soit ce que nous avons perdu entre 2014 et aujourd’hui” sur ce secteur, a précisé Christian Galani, représentant CGT.Ils dénoncent aussi une “charge de travail sans cesse accrue, (…) une gestion RH de plus en plus brutale et (des) injonctions contradictoires ne permettant pas une activité de service public sereine”.Interrogée par l’AFP, la direction du musée n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.- “Dégradation du dialogue social” -Les syndicats demandent en outre que leurs revendications soient examinées au niveau de la ministre Rachida Dati, et non auprès du musée dirigé depuis 2021 par Laurence des Cars, en raison de la “dégradation du dialogue social” dans l’établissement, selon les mots de Valérie Baud, déléguée CFDT.Interrogé, le ministère n’avait pas réagi en milieu de journée. A compter du jour de dépôt du préavis de grève, il a l’obligation légale de recevoir les syndicats dans les cinq jours.Autre doléance des organisations syndicales: le “renoncement à la double tarification qui foule aux pieds notre histoire républicaine et l’universalisme fondateur du Musée du Louvre”. A compter de mi-janvier 2026, le prix du billet d’entrée pour les visiteurs extra-européens va passer de 22 à 32 euros, une mesure promue par le gouvernement pour renflouer le musée qui, selon un récent rapport de la Cour des comptes, fait face “à un mur d’investissements qu’il n’est pas en mesure de financer”.Le Louvre a accueilli 8,7 millions de visiteurs en 2024, dont 69% d’étrangers.Les premières conclusions de l’enquête administrative ordonnée après le cambriolage avaient notamment pointé, selon Mme Dati, une “sous-estimation chronique” du risque d’intrusion et vol par le musée et “un sous-équipement des dispositifs de sécurité”. La direction du Louvre avait présenté dans la foulée de premières mesures d’urgence, les syndicats déplorant l’absence de moyens humains supplémentaires.Ces conclusions seront discutées mercredi matin devant la commission de la culture du Sénat.