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Le repreneur en série ACI Group devant la justice, des centaines d’emploi en jeu

Le groupe ACI, repreneur en série de sites industriels, joue mardi son avenir et celui de ses quelque 1.300 employés, devant la justice commerciale à Lyon.Son cofondateur et actionnaire majoritaire Philippe Rivière est arrivé en début d’après-midi devant le Tribunal des activités économiques (TAE) qui examine le dossier à huis clos. Lors d’une précédente audience le 25 novembre, il s’était engagé à trouver “les fonds suffisants” pour sauver la holding et avait obtenu deux semaines pour les réunir. Mardi, son avocat Jean-Marie Chanon a confirmé à l’AFP avoir déposé une proposition de financement, dans l’espoir d’obtenir une prolongation de la période d’observation.Après plusieurs promesses non tenues, les juges risquent d’être méfiants et pourraient plutôt prononcer une liquidation judiciaire.Les syndicats n’ont pas plus confiance en leur patron, qui a perdu la gestion de sa société – confiée à des administrateurs judiciaires- et fait l’objet d’une enquête pénale pour des soupçons de malversations.”C’est la liquidation a priori qui va être annoncée”, prédit Fabrice Fort, coordinateur régional de la CGT Métallurgie, venue manifester à l’appel de son syndicat devant le palais de justice.Philippe Rivière “achetait, achetait, achetait, avec boulimie” et “siphonnait les trésoreries des entreprises qu’il rachetait pour pouvoir se repositionner en sauveur. C’était une course en avant, une fuite en avant, et qui aujourd’hui s’arrête”, dit-il encore.Derrière lire, la vingtaine de manifestants a déployé une grande banderole: “ACI, Tapie, même combat même escroquerie”.- Aides de l’Etat -Créé en 2019 par Philippe Rivière et Patrice Rives, ACI Group a racheté, à tour de bras et au pas de charge en six ans, une kyrielle d’entreprises en difficulté, notamment spécialisées dans la fourniture de pièces pour les industries de la défense, de l’aéronautique et du nucléaire civil.Se posant en défenseur de la souverainté industrielle française, il était parvenu à constituer un groupe d’une quarantaine d’entreprises, englobant jusqu’à 1.600 salariés dont 1.400 en France. Mais il avait dû renoncer cette année à plusieurs acquisitions et son modèle s’est effondré à partir de cet été. Depuis le placement en redressement en septembre à la demande de Patrice Rives, contre l’avis de Philippe Rivière, au moins six entités du groupe ont déjà été liquidées, et une dizaine d’autres placées en redressement.Selon Bercy, la holding ACI Group a réalisé un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros en 2024 et compte à ce jour 33 entités et 1.327 salariés. Outre la décision sur la maison-mère, “le placement en redressement ou en liquidation devrait intervenir mardi pour près d’une vingtaine” des sociétés du groupe, selon Samy Tabti, délégué syndical CGT.Le ministre de l’Economie Roland Lescure, qui suit de près ce dossier, a promis que l’Etat se pencherait sur “toutes les filiales les unes après les autres”, dont certaines “vont bien” et d’autres “moins bien”, pour “tenter de trouver des repreneurs”.Mais pour Fabrice Fort, outre la gestion de Philippe Rivière, il y a “le scandale des aides de l’État qui sont données sans contrepartie, sans contrôle, sans transparence”.

Miss France 2026: deux miss régionales destituées après des insultes

Les miss régionales Miss Provence 2025 et Miss Aquitaine 2025 ont été destituées mardi par leurs comités respectifs après une vidéo postée samedi sur les réseaux sociaux dans laquelle elles tiennent des propos injurieux à l’égard des demi-finalistes du concours, a-t-on appris dans un communiqué.Julie Zitouni et Aïnhoa Lahitete, qui ont participé samedi à l’élection de Miss France 2026, qualifient dans cette vidéo, tournée dans les loges de l’émission et depuis relayée sur internet, de “grosses putes” leurs douze concurrentes sélectionnées pour la demi-finale.”Ces propos injurieux et cette attitude sont en totale contradiction avec les valeurs que nos comités s’efforcent de défendre”, ont indiqué dans un communiqué commun les deux comités régionaux Provence et Aquitaine, rappelant que “le rôle d’une Miss régionale est d’être une ambassadrice de sa région, un visage de sérieux, de respect et de responsabilité”.Leur destitution a été décidée “avec le soutien de la société Miss France et de l’Amicale des Délégués Régionaux”, ont-ils précisé.”Nous tenons à souligner que Julie et Aïnhoa ont présenté des excuses publiques, ainsi qu’aux candidates concernées, et nous en prenons acte. Néanmoins, la gravité des propos tenus rend impossible le maintien de leur titre de Miss Provence 2025 et de Miss Aquitaine 2025″, ont souligné Lydia Podossenoff et Eric Laurens, délégués régionaux Provence Côte d’Azur et Aquitaine.Dans leur communiqué, ils condamnent par ailleurs “avec la même fermeté” le “déferlement de cyberviolence et de harcèlement dont Julie et Aïnhoa font l’objet depuis leur diffusion”.  “Aucune faute ne justifie la haine, l’acharnement ou les menaces sur les réseaux sociaux”, poursuivent-ils.La miss Tahiti, Hinaupoko Devèze, 23 ans, a été élue samedi soir Miss France 2026 parmi 30 prétendantes à la couronne.

Amende avec sursis en appel pour l’influenceur algérien “Imad Tintin”

L’influenceur algérien “Imad Tintin”, condamné en juin dernier à 450 euros d’amende pour une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, a vu celle-ci assortie d’un sursis en appel à Grenoble, a indiqué mardi son avocat Me Alexandre Rouvier.Le trentenaire a été reconnu coupable des faits de “menaces de violences”, a indiqué l’avocat à l’AFP. “La cour d’appel a donc diminué la sanction. (…) Cette décision vient établir une vérité judiciaire qui nous paraît conforme à la vérité factuelle”, a-t-il dit, soulignant que son client “sort particulièrement abîmé de cette procédure”.Initialement poursuivi pour “provocation directe à un acte de terrorisme”, Imad Ould Brahim de son vrai nom, avait été placé en janvier en détention provisoire par le tribunal de Grenoble. Il était soupçonné d’avoir appelé à la haine dans des vidéos sur TikTok et notamment à “brûler vif, tuer et violer sur le sol français”, selon une première traduction de ses propos tenus en arabe dialectal, fournie par un autre influenceur algérien. Il encourait sept ans d’emprisonnement. Mais une nouvelle expertise avait démontré par la suite que ces propos n’apparaissaient pas dans la vidéo. Jugé en première instance le 23 mai, il avait finalement été condamné à 450 euros d’amende, décision dont le parquet avait fait appel.L’affaire était survenue en pleine crise diplomatique entre la France et l’Algérie, marquée par des expulsions de fonctionnaires de part et d’autre, le rappel des ambassadeurs des deux pays et des restrictions sur les porteurs de visas diplomatiques.La décision prise en appel “vient renforcer la démonstration de l’indépendance de la justice face à des dossiers politisés et médiatisés à outrance et de manière prématurée sans (…) vérifications sérieuses en amont”, a encore souligné Me Rouvier.

Hamas says no Gaza truce second phase while Israel ‘continues violations’

Hamas said on Tuesday that the Gaza ceasefire plan cannot proceed to its second phase as long as Israeli “violations” persist and called on mediators to pressure Israel to respect the agreement.The US-sponsored ceasefire, in effect since October 10, halted the war that began after Hamas’s deadly attack on Israel on October 7, 2023. But …

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Budget de la Sécu: à quelques heures d’un vote crucial pour Lecornu, les groupes se comptent

Chaque vote comptera et tous les calculs pointent vers un scrutin extrêmement serré. Sébastien Lecornu espère faire adopter mardi en fin de journée le projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale, étape-clé de sa stratégie privilégiant le dialogue avec le parti socialiste.Car si le texte est rejeté, il ne le devra pas à Olivier Faure, le patron du PS, qui a appelé à voter “pour” et avec lequel le Premier ministre a mené les négociations, mais à son propre camp. Les Républicains et Horizons refusent de soutenir un budget qui, à leurs yeux, fait trop de concessions à la gauche.Le vote en deuxième lecture du projet de loi, dans lequel le chef du gouvernement a concédé la suspension de l’emblématique réforme des retraites, est attendu en toute fin d’après-midi ou en début de soirée.Son rejet pourrait affaiblir encore Sébastien Lecornu, Premier ministre sans majorité, même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé dimanche qu’une démission “n’aurait pas de sens”.Nommé il y a trois mois à Matignon, le chef du gouvernement a renoncé à recourir au 49.3, qui permet de faire passer un texte sans vote mais expose à la censure. Et défend la méthode des “petits pas”.- Pêche aux voix -Il a déjà senti le vent du boulet souffler sur le volet “recettes” du texte, adopté de justesse grâce à plusieurs compromis, sur la CSG sur le capital par exemple ou à la promesse d’abandonner l’augmentation des franchises médicales. Mais aussi grâce aux nombreux absents dans l’hémicycle, notamment au RN.Après avoir mouillé sa chemise sur cette partie “recettes”, Sébastien Lecornu est reparti à la pêche aux voix pour le vote sur le volet “dépenses” et surtout pour celui sur l’ensemble du projet de loi, qui doivent s’enchaîner mardi.L’issue du scrutin est d’autant plus incertaine que les votes ne seront pas unanimes au sein des groupes.Sébastien Lecornu a tenté d’arracher des abstentions du côté des 38 écologistes avec un amendement visant à augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) de 3% au lieu de 2%.”L’abstention est une possibilité”, a reconnu mardi matin la présidente du groupe écologiste Cyrielle Chatelain qui attend dans l’hémicycle un “engagement” du gouvernement sur le fait que “chaque euro voté pourra être dépensé par les soignants”. Chez Horizons, le chef des députés Paul Christophe a confirmé mardi qu'”une très large majorité” du groupe s’abstiendrait, après l’appel en ce sens du président du parti, Edouard Philippe. Le candidat déclaré pour 2027 a affirmé ne pas être “partisan du chaos” en proposant de voter contre.Le patron du parti LR Bruno Retailleau a appelé à ne pas voter un “budget socialiste” qui “prépare un crash social”. Le chef des députés, Laurent Wauquiez, a lui demandé mardi à ses troupes de ne pas constituer “un facteur de blocage”, en préconisant une position d’abstention “majoritaire”.Certains LR pourraient voter pour, peut-être jusqu’à une quinzaine de voix selon une députée du groupe, alors que celui-ci compte des élus opposés à la réforme des retraites.- Déficit à 19,6 milliards -Renaissance, le MoDem, le PS et le groupe indépendant Liot devraient voter pour, à quelques voix près, quand les insoumis et l’alliance RN-UDR ont annoncé qu’ils voteraient contre.Les communistes se dirigent vers un vote majoritairement contre.En direction des élus d’outre-mer, M. Lecornu a par ailleurs proposé un amendement pour financer davantage la santé de ces territoires.La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a appelé à “absolument” voter le budget de la Sécurité sociale. Son adoption est une “nécessité absolue” pour le secteur hospitalier, ont aussi prévenu les fédérations hospitalières.Le gouvernement ne cesse d’avertir que sans texte, le déficit de la Sécu flamberait à 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025.Selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist, il devrait se situer selon le texte final à 19,6 milliards d’euros. En comptant toutefois 4,5 milliards d’euros transférés des caisses de l’Etat pour donner de l’air à la Sécu – ce qui reporte le problème, pointe la droite.Si le texte est adopté, son chemin n’est pas terminé pour autant: il repartira au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée, à qui le gouvernement donnera alors le dernier mot en espérant qu’elle réédite son vote.

La France doit donner la priorité à l’électricité pour s’affranchir des importations d’énergies fossiles, selon RTE

En plein débat sur les choix énergétiques de la France, le gestionnaire du réseau de haute tension RTE sonne la mobilisation générale pour accélérer la transition vers l’électricité et réduire la dépendance coûteuse aux énergies fossiles, sans quoi le pays pourrait manquer ses objectifs de décarbonation et de réindustrialisation.”La pertinence d’une électrification rapide du pays pour réduire ses dépendances aux fossiles importés, améliorer sa balance commerciale et permettre sa décarbonation rapide est attestée”, écrit RTE dans son bilan prévisionnel 2025, destiné à éclairer les politiques gouvernementales.Le gardien de l’équilibre électrique français rappelle que les importations d’hydrocarbures (gaz, pétrole) constituent la première source du déficit commercial, une note de 64 milliards d’euros en 2024, portée à près de 120 milliards lors de la crise énergétique.La stratégie de décarbonation de la France vise à réduire d’ici 2035 la part des énergies fossiles dans sa consommation d’énergie de 60% aujourd’hui à 30-35% en augmentant l’usage de l’électricité bas carbone – nucléaire ou renouvelable – dans la mobilité, l’industrie, les bâtiments…Cette bascule “va bien au-delà” des objectifs climatiques, précise à l’AFP Thomas Veyrenc, directeur général Economie, stratégie et finances de RTE. “C’est un enjeu de souveraineté de réduire des importations d’énergies fossiles de la Russie, du Moyen-Orient, ou même des Etats-Unis”.Problème: le pays accuse aujourd’hui un “retard” dans cette “électrification” alors qu’il dispose de “l’avantage quasi-unique en Europe d’une production d’électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%”, avec des prix sur les marchés de gros parmi les plus bas du continent, souligne RTE.Cela se traduit par “un épisode de surcapacité transitoire d’électricité” qui nécessite des “recalages”, explique Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE. Mais cette “abondance”, grâce au redressement de la production nucléaire et hydraulique, signifie aussi un niveau de risque “historiquement bas” en cas de vague de froid hivernal, poursuit-il. Tout le contraire d’il y a 3 ans quand la France frisait la pénurie de courant.Aujourd’hui, la France tend à s’inscrire dans une trajectoire de décarbonation dite “lente” qui se traduit par une demande d’électricité en berne et un épisode de surcapacité avérée jusqu’en 2027-2028.Pour en sortir, RTE présente en parallèle une trajectoire de décarbonation “rapide” alignée sur ses objectifs climatiques et de réindustrialisation.- prudence sur le ralentissement des renouvelables -Ce rapport “confirme la nécessité d’accélérer sur l’électrification des usages pour atteindre nos objectifs”, a réagi Bercy en citant notamment décarbonation de l’industrie, réindustrialisation et indépendance énergétique.Il doit ouvrir une séquence politique avec des annonces du gouvernement sur une “stratégie d’électrification complémentaire” à la future feuille de route énergétique de la France (PPE), selon le ministère. La publication de ce décret a déjà plus de deux ans de retard en raison de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, auxquelles est notamment opposé le Rassemblement national. Mais du point de vue de RTE, les deux ne se concurrencent pas. “L’épisode actuel ne doit pas conduire la France à donner trop de préférence au présent, au risque d’hypothéquer la résilience retrouvée du système électrique national fondée sur la complémentarité”, prévient Xavier Piechaczyk.La combinaison du nucléaire et des énergies renouvelables reste “le mix le moins cher, le plus accessible techniquement et le plus +dérisqué+ technologiquement pour la France”, ajoute-t-il.De plus, l’accélération de la consommation électrique “est trois fois plus efficace économiquement (…) que de baisser” des rythmes d’installation de renouvelables terrestres, le solaire en particulier, même si ce levier reste “activable dès lors qu’il est fait dans des bonnes proportions”.Greenpeace s’est inquiété du “risque que cette publication serve de prétexte à des politiques publiques freinant encore plus notre transition”, tandis que le Réseau action climat a appelé à un “sursaut rapide” en faveur de “l’élimination des énergies fossiles”.”Aujourd’hui, beaucoup de gens disent c’est probablement le scénario de décarbonation lente” qui est joué, relève Thomas Veyrenc. “La réalité, c’est que ça joue dans les prochains trimestres”. RTE dispose dans son portefeuille de 30 GW de projets très gourmands en électricité dans l’industrie, l’hydrogène, les centres de données qui veulent une connexion électrique d’ici 2030, dont une partie se concrétiseront, “c’est du jamais vu”, dit-il.

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Environnement: les pays incapables de s’entendre sur un rapport de l’ONU

Les gouvernements du monde, appelés à s’entendre sur les questions environnementales, mais très divisés sur l’avenir des énergies fossiles, se sont montrés incapables de se mettre d’accord sur un texte de l’ONU.Le 7e rapport de l’ONU sur l’avenir de l’environnement, publié mardi, se veut une mise à jour scientifique des enjeux environnementaux dans le monde. La dernière édition de ce tour d’horizon publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) datait de 2019.Le “résumé pour les décideurs”, condensé politique de plus de 1.000 pages de texte, doit être normalement validé par les gouvernements, qui en négocient chaque ligne avant publication, en même temps que le rapport lui-même.Or, pour la première fois depuis le début des publications en 1997, les pays n’ont pas réussi à se mettre d’accord, selon l’ONU. “C’est regrettable”, a déclaré à l’AFP la directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen.”Les États membres n’ont pas réussi à s’accorder sur un résumé du fait de discussions qui sont un peu difficiles”, a déploré une source diplomatique française.”On est sur un rapport qui traite de la triple crise, qui aborde tous les sujets, y compris des sujets qui aujourd’hui sont des sujets sur lesquels certains pays ont des problèmes sémantiques” et “pas seulement sémantiques”, a-t-elle observé.Cette “triple crise” fait référence au changement climatique, à la perte de la biodiversité et aux pollutions.- “Désaccords” -Des représentants des États étaient réunis fin octobre en amont de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement qui s’est ouverte lundi à Nairobi, siège du PNUE, pour approuver le résumé.Mais l’Arabie Saoudite et les États-Unis, deux gros producteurs d’hydrocarbures, se sont opposés aux références à la sortie des énergies fossiles, selon un compte rendu du PNUE. D’autres pays étaient opposés à des passages sur le genre ou les subventions néfastes pour l’environnement.Dans une déclaration conjointe à l’issue des négociations, l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni ont regretté des “tentatives de diversion” de la part de certains pays, sans en nommer aucun en particulier.Les pays avaient des “désaccords significatifs”, a reconnu Mme Andersen. “C’est ce qui fait que les Nations unies sont les Nations unies”, mais “on aimerait certainement espérer que cela ne crée pas un précédent pour d’autres processus”, a-t-elle dit.Ces nouvelles difficultés font suite à l’échec, jusqu’à présent, à parvenir à un traité pour limiter la pollution plastique, ainsi qu’à celui des négociations sur la décarbonation des navires à l’Organisation maritime internationale (OMI), sous la pression des États-Unis.La COP30 s’est pour sa part achevée le 22 novembre par un modeste consensus sur l’action climatique, mais sans la feuille de route de sortie des énergies fossiles espérée par certains pays.Le rapport publié mardi évalue à quelque 8.000 milliards de dollars par an les investissements nécessaires pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050 et assurer des financements nécessaires pour conserver et restaurer la biodiversité.”Le coût de l’inaction est bien plus élevé”, notent les auteurs, qui chiffrent les bénéfices économiques attendus d’un changement de modèle plus respectueux de l’environnement.Ces bénéfices commenceraient à apparaître en 2050, pour atteindre 20.000 milliards de dollars annuels d’ici à 2070, puis jusqu’à 100.000 milliards annuels ensuite.La clef de ce changement réside dans une “transformation totale de notre système énergétique”, soulignait le coprésident du groupe d’experts auteurs, Robert Watson, lors d’une visioconférence de présentation du rapport.”Nous devons clairement éliminer l’utilisation des combustibles fossiles sur les prochaines décennies”, insistait-il, tout en reconnaissant “qu’en ce moment le multilatéralisme semble en difficulté”.

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Audience décisive jeudi pour la poursuite du chantier de l’A69

La poursuite du chantier de l’A69, autoroute contestée entre Toulouse et Castres, sera jeudi au cœur d’une audience décisive devant la cour administrative d’appel de Toulouse alors que les travaux doivent prochainement entrer dans leur phase terminale.Mardi matin, le rapporteur public, magistrat dont l’avis est généralement suivi par la justice administrative, a recommandé à la cour administrative d’appel d’annuler la décision du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait ordonné l’arrêt des travaux à la surprise générale.Le rapporteur s’est prononcé pour le “rejet au fond de la demande qui avait été présentée devant le tribunal administratif de Toulouse”. Examinant un recours des opposants à l’autoroute, le tribunal administratif avait alors stoppé le chantier jugeant que “le projet de liaison autoroutière entre Castres et Toulouse ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public majeur”, justifiant des atteintes à l’environnement.Lors de l’audience jeudi, le rapporteur développera ses arguments. La cour administrative d’appel rendra ensuite sa décision début janvier.L’État avait fait appel de la décision du 27 février et s’il n’avait pas pu empêcher un arrêt des travaux pendant près de quatre mois, il avait obtenu en mai de la justice un “sursis à exécution”, en attendant le jugement sur le fond du dossier, permettant la reprise du chantier au cours de l’été.Aujourd’hui, près d’un millier de personnes travaillent sur ce vaste chantier. Sur le terrain, le ballet des tractopelles, niveleuses et autres bulldozers bat son plein: 82% des terrassements et 95% des ouvrages d’art (ponts, viaducs, structures de soutènement, etc.) sont désormais réalisés, affirme le maître d’œuvre Atosca, même si les opposants contestent ces chiffres.Le chantier s’apprête à rentrer dans sa phase ultime, avec la pose, à partir de janvier, des 500.000 tonnes du revêtement que les deux centrales d’enrobé à chaud, installées en novembre, se préparent à produire.- “Continuer sereinement” -Les opposants à ce projet devenu emblématique des luttes écologiques espèrent voir les juges de la cour confirmer le jugement du tribunal administratif de Toulouse.Dans le cas contraire, le pourvoi devant le Conseil d’État qu’ils ne manqueront pas de déposer ne sera examiné que dans quelques mois, à l’heure où la voie rapide de 53 km sera sans doute en passe d’être inaugurée.Fervent soutien du projet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répété à la mi-novembre qu’il souhaitait “mettre en route cette autoroute d’ici au mois d’octobre 2026”.Il a dit espérer que l’audience d’appel permettra de définitivement “clarifier” les choses, espérant voir le chantier “continuer sereinement pour tenir les délais”.Contacté par l’AFP, Atosca n’a pas souhaité s’exprimer sur ce rendez-vous devant la justice. Début septembre, son directeur général Martial Gerlinger avait déclaré: “je suis là pour respecter un contrat, pour livrer une autoroute attendue sur ce territoire, je suis là bien entendu pour respecter les décisions de justice et je n’ai rien d’autre à dire à ce sujet”.- Référé environnemental -La justice est “au pied du mur”, estime de son côté La Voie est libre (LVEL), le principal collectif d’opposants, qui appelle jeudi à un rassemblement devant la cour.Il espère une décision “en droit et rien qu’en droit”, s’inquiétant d’un risque de partialité de la cour.En effet, constatant que deux magistrats de la formation de jugement retenue – le président et un assesseur – ainsi que le rapporteur public, avaient participé en mai à l’audience sur le sursis à exécution, LVEL en avait demandé la récusation.Mais cette requête a été rejetée. Le maintien des magistrats visés “n’est pas de nature à priver les appelants des garanties d’impartialité auxquelles ils ont droit”, a estimé la juridiction qui par ailleurs a choisi une composition élargie de cinq juges (contre trois habituellement) pour statuer sur ce dossier, en raison de sa complexité.Parallèlement, LVEL lance une autre procédure, pénale, lié à des dépassements de l’emprise du chantier qu’il a dénoncés fin novembre.Une plainte devait être déposée en ce début de semaine, assortie d’un référé pénal environnemental, un outil juridique d’urgence pour demander, là encore, la suspension du chantier, a expliqué à l’AFP un de ses porte-parole.

Audience décisive jeudi pour la poursuite du chantier de l’A69

La poursuite du chantier de l’A69, autoroute contestée entre Toulouse et Castres, sera jeudi au cœur d’une audience décisive devant la cour administrative d’appel de Toulouse alors que les travaux doivent prochainement entrer dans leur phase terminale.Mardi matin, le rapporteur public, magistrat dont l’avis est généralement suivi par la justice administrative, a recommandé à la cour administrative d’appel d’annuler la décision du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait ordonné l’arrêt des travaux à la surprise générale.Le rapporteur s’est prononcé pour le “rejet au fond de la demande qui avait été présentée devant le tribunal administratif de Toulouse”. Examinant un recours des opposants à l’autoroute, le tribunal administratif avait alors stoppé le chantier jugeant que “le projet de liaison autoroutière entre Castres et Toulouse ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public majeur”, justifiant des atteintes à l’environnement.Lors de l’audience jeudi, le rapporteur développera ses arguments. La cour administrative d’appel rendra ensuite sa décision début janvier.L’État avait fait appel de la décision du 27 février et s’il n’avait pas pu empêcher un arrêt des travaux pendant près de quatre mois, il avait obtenu en mai de la justice un “sursis à exécution”, en attendant le jugement sur le fond du dossier, permettant la reprise du chantier au cours de l’été.Aujourd’hui, près d’un millier de personnes travaillent sur ce vaste chantier. Sur le terrain, le ballet des tractopelles, niveleuses et autres bulldozers bat son plein: 82% des terrassements et 95% des ouvrages d’art (ponts, viaducs, structures de soutènement, etc.) sont désormais réalisés, affirme le maître d’œuvre Atosca, même si les opposants contestent ces chiffres.Le chantier s’apprête à rentrer dans sa phase ultime, avec la pose, à partir de janvier, des 500.000 tonnes du revêtement que les deux centrales d’enrobé à chaud, installées en novembre, se préparent à produire.- “Continuer sereinement” -Les opposants à ce projet devenu emblématique des luttes écologiques espèrent voir les juges de la cour confirmer le jugement du tribunal administratif de Toulouse.Dans le cas contraire, le pourvoi devant le Conseil d’État qu’ils ne manqueront pas de déposer ne sera examiné que dans quelques mois, à l’heure où la voie rapide de 53 km sera sans doute en passe d’être inaugurée.Fervent soutien du projet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répété à la mi-novembre qu’il souhaitait “mettre en route cette autoroute d’ici au mois d’octobre 2026”.Il a dit espérer que l’audience d’appel permettra de définitivement “clarifier” les choses, espérant voir le chantier “continuer sereinement pour tenir les délais”.Contacté par l’AFP, Atosca n’a pas souhaité s’exprimer sur ce rendez-vous devant la justice. Début septembre, son directeur général Martial Gerlinger avait déclaré: “je suis là pour respecter un contrat, pour livrer une autoroute attendue sur ce territoire, je suis là bien entendu pour respecter les décisions de justice et je n’ai rien d’autre à dire à ce sujet”.- Référé environnemental -La justice est “au pied du mur”, estime de son côté La Voie est libre (LVEL), le principal collectif d’opposants, qui appelle jeudi à un rassemblement devant la cour.Il espère une décision “en droit et rien qu’en droit”, s’inquiétant d’un risque de partialité de la cour.En effet, constatant que deux magistrats de la formation de jugement retenue – le président et un assesseur – ainsi que le rapporteur public, avaient participé en mai à l’audience sur le sursis à exécution, LVEL en avait demandé la récusation.Mais cette requête a été rejetée. Le maintien des magistrats visés “n’est pas de nature à priver les appelants des garanties d’impartialité auxquelles ils ont droit”, a estimé la juridiction qui par ailleurs a choisi une composition élargie de cinq juges (contre trois habituellement) pour statuer sur ce dossier, en raison de sa complexité.Parallèlement, LVEL lance une autre procédure, pénale, lié à des dépassements de l’emprise du chantier qu’il a dénoncés fin novembre.Une plainte devait être déposée en ce début de semaine, assortie d’un référé pénal environnemental, un outil juridique d’urgence pour demander, là encore, la suspension du chantier, a expliqué à l’AFP un de ses porte-parole.