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Hong Kong’s deadliest blaze in decades kills at least 83, scores missing

Hong Kong authorities said on Friday the death toll from the city’s worst fire in decades had risen to at least 83, with the blaze almost entirely extinguished and rescuers scouring torched high-rise buildings for scores of people still listed as missing.Early Friday, authorities said the fire had been contained to four of the sprawling …

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La SNCF lance un TGV Lyon-Bordeaux via l’Ile-de-France, le Massif central se rebiffe

La SNCF a annoncé jeudi le lancement d’une liaison TGV Ouigo Lyon-Bordeaux via l’Ile-de-France, afin de “répondre à une demande”, au grand dam des voyageurs du Massif Central qui s’estiment déjà mal traités par l’entreprise ferroviaire.”Nous ouvrirons une liaison Lyon-Bordeaux au plus tard mi-2027 avec des arrêts prévus à Massy en Ile-de-France, Saint-Pierre des Corps près de Tours, Poitiers et Angoulême”, a déclaré à la presse Jérôme Laffon, directeur Ouigo au sein de SNCF Voyageurs, lors de la présentation à la presse des nouvelles offres Ouigo.”D’ici 2030, nous allons avoir 30% de rames en plus, 30% de places de plus et 30% de voyageurs en plus sur le réseau Ouigo” a ajouté Alain Krakovitch, directeur des trains TGV et Intercités au sein de SNCF Voyageurs.Pour y parvenir, Ouigo va recycler et rénover les rames de TGV qui vont être sorties de la flotte Inoui et remplacées par des rames neuves. Ouigo devrait ainsi pouvoir compter sur 50 rames contre 38 actuellement.Ce qui permettra d’autres nouveautés sur le réseau Ouigo en 2026: une liaison quotidienne va être lancée entre Paris et Hendaye, via Bordeaux, Dax, Bayonne, et Biarritz à partir du 14 décembre. Paris-Rennes s’étoffera d’un troisième aller-retour à grande vitesse ainsi que Paris-Montpellier via Lyon-Saint-Exupery.- Un million de voyageurs -Le lancement du Lyon-Bordeaux, qui évite le tracé en ligne droite via le Massif Central, est difficilement accepté par les élus et voyageurs de cette région.”Ce que nous voulons, c’est l’installation d’un train Intercités (non TGV) qui passe par les voies existantes entre Lyon et Bordeaux, et permettrait d’irriguer beaucoup d’autres villes” délaissées du Massif Central, a déclaré jeudi à l’AFP Marc Goutteroze, président du collectif Aurail qui regroupe une vingtaine d’associations de défense du ferroviaire de la région Auvergne-Rhône-Alpes, “du lac Léman à la Corrèze”.”Poitiers, Tours et Angoulême dans le centre ouest du pays, bénéficieront de la nouvelle ligne” Lyon-Bordeaux, note-t-il, mais “la diagonale du vide” reste vide, regrette-t-il. “Il n’y a même plus de liaison régulière entre Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, et aucune desserte non plus entre Saint-Etienne et Limoges”, critique M. Goutteroze.Le maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, a estimé jeudi soir que le “déclassement” de l’Auvergne “n’est plus tolérable” et demandé que l’Etat “joue à nouveau son rôle de planificateur”.La SNCF vise un million de voyageurs sur le TGV Lyon-Bordeaux à terme, en prenant des passagers aussi bien à l’aérien qu’aux bus ou aux voitures, avec “un billet sur deux à moins de 30 euros”, a dit M. Laffon.Le PDG de la SNCF Jean Castex soutient le projet. “Il faut le faire parce que cela répond à une demande”, a-t-il expliqué à l’AFP en début de semaine, en marge d’un déplacement à Sète (Hérault).- “Tiers-monde ferroviaire” -“Et en même temps, il faut aussi améliorer la desserte” ferroviaire “du Massif central” a-t-il ajouté, reconnaissant les problèmes récurrents de pannes de locomotives hors d’âge et de retards géants dont souffre la liaison Paris-Clermont depuis des années. “Pour moi la priorité, c’est le Paris-Clermont, je me rendrai sur place bientôt”, a promis l’ancien Premier ministre.La mauvaise desserte ferroviaire du centre de la France a été dénoncée par le PDG du groupe Michelin dont le siège est à Clermont-Ferrand, Florent Menegaux: il s’en est ému début 2025 devant une commission du Sénat en estimant que la ville fait partir du “tiers-monde en matière ferroviaire”.”C’est un vrai handicap d’être obligé de prendre la voiture (…) quand le train est aléatoire dans ses horaires”, a-t-il ajouté le 9 novembre sur France 3.Pour recréer une liaison transversale Lyon-Bordeaux sous forme d’un train dit “d’équilibre du territoire” (TET ou Intercités), “il faut poser la question à l’autorité organisatrice qui est l’État”, a pointé Jean Castex, lors de son bref entretien avec l’AFP. “Si l’État dit +faites-le+, nous le faisons tout de suite”, a-t-il poursuivi.Un train Intercités Lyon-Bordeaux passant par l’Auvergne et le Limousin a existé jusqu’en 2014, avant d’être abandonné pour raisons financières. En 2019, une coopérative ferroviaire avait lancé un projet, mais a dû y renoncer.

Le Louvre augmente de 45% son prix d’entrée pour les visiteurs extra-européens

Le Louvre va augmenter de 45% le prix du billet d’entrée pour ses visiteurs extra-européens à compter de 2026, une mesure promue par le gouvernement pour renflouer le musée le plus visité au monde mais dénoncée par les syndicats.A partir du 14 janvier, les ressortissants hors Espace économique européen (EEE qui comprend Union européenne, Islande, Liechtenstein, Norvège) devront s’acquitter de 32 euros pour déambuler dans les 73.000 m2 du Louvre, soit 10 euros de plus que le prix d’entrée actuel.Approuvée jeudi par le conseil d’administration du Louvre, cette hausse s’appliquera notamment aux Américains, qui forment le premier contingent de visiteurs étrangers, mais aussi aux Chinois qui se classent troisième, selon le bilan d’activité 2024 du musée. D’après ce document, le Louvre a accueilli 8,7 millions de personnes l’an dernier, dont 69% d’étrangers.Dans la tourmente depuis le spectaculaire cambriolage du 19 octobre, le Louvre espère tirer de cette hausse “15 à 20 millions d’euros” par an de recettes supplémentaires, qui seront allouées aux “problèmes structurels” du musée, a précisé à l’AFP l’établissement.Selon un récent rapport de la Cour des comptes, le Louvre fait face “à un mur d’investissements qu’il n’est pas en mesure de financer”, faute notamment “de hiérarchisation de ses nombreux projets”.Le cambriolage du 19 octobre a par ailleurs mis en évidence “un sous-équipement des dispositifs de sécurité”, selon l’enquête administrative lancée après ce vol de joyaux de la Couronne.Cette hausse tarifaire avait été proposée en janvier par la ministre de la Culture Rachida Dati, qui assurait vouloir être “innovante” pour dégager de nouvelles ressources après l’alerte lancée par la présidente du Louvre, Laurence des Cars, sur la vétusté de l’établissement.”Les conditions de visite et de travail ne sont pas à la hauteur du Louvre”, avait alors déclaré la ministre, ajoutant que les fonds générés par cette hausse iraient notamment au financement du vaste projet du président Emmanuel Macron de rénovation du Louvre, évalué par la Cour des comptes à plus d’un milliard d’euros. Le prix du billet d’entrée du Louvre était déjà passé de 17 à 22 euros en janvier 2024 pour l’ensemble des visiteurs.- “Surcroît de travail” -Au nom de “l’universalisme” du Louvre et “d’un égal accès” à ses collections, les syndicats ont unanimement critiqué le renchérissement du prix d’entrée pour les non-Européens. “L’argument de la réhabilitation du bâtiment pour justifier l’anéantissement de deux siècles d’universalisme au Louvre ne nous convainc pas”, a estimé le syndicat SUD.Selon la CGT, cette grille tarifaire va conduire les résidents hors de l’EEE à “payer le prix fort, consacrant le désengagement de l’Etat, pour visiter un musée délabré”. “Le public ciblé vivra cela comme une discrimination”, selon Valérie Baud, déléguée CFDT.Les organisations syndicales, qui dénoncent régulièrement des problèmes de sous-effectifs, s’inquiètent également de la charge supplémentaire que cette nouvelle grille fera peser sur les agents, qui seront chargés de contrôler la nationalité des visiteurs.”Nous n’oublions pas le surcroît de travail que cela va engendrer pour les équipes”, s’inquiète SUD.Dans son récent rapport sur le Louvre, la Cour des comptes allait dans un sens similaire en précisant que la solution envisagée était d’appliquer “par défaut” le tarif le plus élevé, charge aux ressortissants européens de justifier de leur lieu de résidence. “Ce qui implique un nombre important de personnes à contrôler”, soulignait la Cour.D’autres grands lieux touristiques français devront eux aussi s’adapter. Selon Rachida Dati, une grille tarifaire différenciée sera ainsi en vigueur en 2026 dans “l’ensemble des opérateurs culturels nationaux”.Cité par la ministre, le Château de Versailles précise à l’AFP envisager notamment d’augmenter de trois euros le prix des visites individuelles pour les résidents hors EEE. Ce changement de grille, qui pourrait rapporter quelque 9,3 millions d’euros, n’a toutefois pas encore été approuvé en conseil d’administration. Autre site touristique évoqué par la ministre, le musée d’Orsay précise à l’AFP ne pas prévoir de changement tarifaire à ce stade.

Le groupe d’experts sur le Smic recommande une hausse de 1,4%, sans coup de pouce

La revalorisation automatique, pas plus: le groupe d’experts sur le Smic a recommandé jeudi de ne pas donner de coup de pouce au salaire minimum au-delà de son augmentation mécanique, qui devrait donner “une hausse autour de 1,4%”, en raison du “ralentissement du marché du travail”.Cette revalorisation automatique “devrait conduire à une hausse autour de 1,4% au 1er janvier 2026, soit au-dessus de l’inflation attendue (proche de 1%)”, expliquent ces experts dans un communiqué accompagnant la remise de leur rapport annuel au gouvernement et aux partenaires sociaux.”Compte tenu du ralentissement du marché du travail, du niveau élevé du Smic par rapport au salaire médian et du coût très important des exonérations” de charges patronales sur les bas salaires, ils recommandent de “ne pas aller au-delà de la revalorisation automatique prévue par le Code du travail”. Depuis sa création en 2008, ce groupe d’experts n’a jamais préconisé de coup de pouce.Si le Premier ministre suit ses recommandations, le Smic, aujourd’hui à 1.426,30 euros net par mois (1.801,80 euros brut), augmentera d’un peu moins de 20 euros net par mois.”Vingt euros de plus, ce n’est pas suffisant. Avec l’augmentation de l’électricité, des courses alimentaires…”, a réagi Noémie, auxiliaire de crèche à Orléans. “On prend toujours, mais ça me fera juste deux boîtes de lait, en plus, par mois”, a-t-elle calculé.- “20 euros, c’est nul” – Pour Mehdi, vendeur polyvalent dans une gare parisienne, “20 euros, c’est nul!” Avec un Smic, “il faut espérer qu’il n’y ait pas de coup dur”, confie-t-il. Quand son lave-linge l’a lâché, “il a fallu se priver” pour le remplacer. Chaque 1er janvier, le Smic est indexé à l’inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et revalorisé de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.Au-delà de cette évolution mécanique, le gouvernement peut donner un coup de pouce, mais le dernier remonte à juillet 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande à l’Elysée.Pour la CFDT, un coup de pouce aurait été “bienvenu” cette année. La CGT revendique, elle, un Smic à 2.000 euros brut.Après avoir consulté ce rapport, les partenaires sociaux donnent un avis, mais c’est le Premier ministre qui fixe le niveau du Smic au 1er janvier.Au 1er novembre 2024, environ 2,2 millions de salariés du secteur privé étaient rémunérés au Smic, soit 12,4% d’entre eux, selon les données du ministère du Travail.Les experts arguent que “le Smic aura progressé plus vite que les prix en cumul sur les cinq dernières années”, alors que “de nombreux salaires supérieurs au Smic n’ont pas encore récupéré la totalité de leur pouvoir d’achat d’avant la période inflationniste, entraînant une compression significative de la structure salariale”.- Grève pour les salaires -“Le Smic doit être un point de départ dans la carrière et permettre d’accéder à des emplois mieux rémunérés”, souligne le président du groupe d’experts, Stéphane Carcillo, notant que la France est le pays de l’Union européenne où le salaire minimum se rapproche le plus du salaire médian (2.183 euros net dans le secteur privé en 2023).Pour éviter l’effet “trappe à bas salaires”, les experts souhaiteraient ramener progressivement le plafond ouvrant droit à des exonérations de cotisations patronales à deux Smic. En septembre, le gouvernement a déjà décidé de le ramener à 3 Smic, contre 3,3 auparavant.La mesure souhaitée par les experts permettrait, selon eux, d’économiser 6 milliards d’euros sur les allègements de cotisations, qui coûtent aujourd’hui environ 75 milliards d’euros par an. Ces économies pourraient, par exemple, être redirigées vers la prime d’activité.Le rapport pointe également le poids dans les revenus des personnes modestes avec enfants des aides versés par les communes, départements ou régions, dont les montants n’ont pas toujours suivi l’inflation. Il recommande d’en faire un suivi plus fin pour faciliter, “le cas échéant”, leur revalorisation.”La préoccupation première de la population, ce sont les salaires”, estime le secrétaire confédéral de la CGT, Thomas Vacheron, pour qui il faut “supprimer ce groupe d’experts de la non-augmentation du Smic”. Le 2 décembre prochain, la CGT, Solidaires et la FSU appellent à faire grève et manifester pour les salaires. 

Au bord de la Méditerranée, l’artillerie au défi des “feux dans la profondeur”

Les deux roquettes se perdent dans le ciel avant de s’abattre sur leur cible à des dizaines de kilomètres: au bord de la Méditerranée, l’armée française s’exerce aux “feux dans la profondeur”, essentiels pour détruire l’ennemi sur un champ de bataille qui s’élargit.Dans un conflit de haute intensité comme en Ukraine, il est primordial de “façonner l’ennemi, d’affaiblir considérablement sa capacité de combat avant qu’il soit au contact”, explique le général de brigade Marc Galan.Pour cela, il faut viser ses batteries d’artillerie, ses postes de commandement, dépôts de munitions et centres logistiques implantés de plus en plus loin de la ligne de front.Jusqu’à vendredi, la 19e brigade d’artillerie, créée il y a un an, mène son grand exercice baptisé Toll sur un site de la Direction générale de l’armement, implanté au milieu des pins de l’Ile du Levant, sur la Côte d’Azur.Le scénario: repousser l’ennemi “en détectant ses bases de feu que nous traitons avec le LRU”, le lance-roquettes unitaire capable d’envoyer une volée de 12 roquettes à près de 80 kilomètres, et en se défendant avec les moyens de défense sol-air, détaille le colonel Pierre Bernard, directeur de l’exercice.Tirer de l’île permet de “tirer face à la mer en toute sécurité” avec des munitions réelles. “Ce matin, on a tiré 10 missiles anti-aériens” Mistral d’une portée de 6 kilomètres “et 2 roquettes de LRU”, confie-t-il.- Détection, destruction en 3 minutes -Des drones DT-46 du 61e régiment d’artillerie, tout juste entrés en service, sont déployés pour détecter les cibles.Dans la pénombre du PC, la radio égrène les coordonnées de la cible identifiée, lors d’une simulation de tir.- “Reçu Foxtrot Charlie 61.09, un coup”, répond un officier, ordonnant un tir de LRU. – “5, 4, 3, 2, 1, tir… 122 secondes de temps de vol”- “Impact au sol, BDA (Battle Damage Assessment, évaluation des dommages, ndlr) en cours… Je confirme un BM30 détruit”, un lance-roquettes multiple Smertch russe, rapporte ensuite un officier.De la détection de la cible à sa destruction à près de 80 kilomètres de là, trois minutes se sont écoulées.L’armée de Terre, qui ambitionne de déployer une division de 20.000 hommes en 30 jours en 2027, a besoin de cette “capacité différenciante” qu’est l’artillerie de longue portée.”La priorité la plus importante pour le futur à mes yeux, c’est celle des feux, d’être capable de détruire. C’est la dimension à travers laquelle on a le maximum d’enjeux à accélérer”, confiait récemment le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill.Mais les neuf LRU en service – quatre autres ont été cédés à l’Ukraine – sont en fin de vie et il devient urgent de les remplacer, même si “des plans de prolongation sont prévus et doivent nous permettre d’attendre le renouvellement”, selon le colonel Bernard.- Objectif 150 kilomètres -“On optimise l’emploi, les phases de maintenance, la disponibilité technique permet de s’entraîner et d’être déployé”, assure le colonel Olivier Leduc, chef de corps du 1er régiment d’artillerie opérant le LRU.Une enveloppe de 316 millions d’euros est prévue en 2026 pour acquérir son successeur à l’horizon 2029-2030, qui doit être capable de tirer à 150 kilomètres. Des tirs de démonstration prévus en mai 2026 doivent évaluer les systèmes proposés par un consortium formé de Safran et MBDA et un autre d’ArianeGroup et Thales.”C’est à l’issue de cette démonstration qu’on prendra une décision, qui peut être de continuer sur cette solution souveraine, en prenant garde évidemment aux délais de livraison, ou de passer sur d’autres solutions étrangères”, affirmait fin octobre devant les députés Emmanuel Chiva, alors délégué général pour l’armement.Mais les chaînes de production du Himars américain, acheté par de nombreux pays européens, tournent déjà à plein régime et l’Europuls israélien est “non approprié aujourd’hui”, confiait-il. Reste potentiellement le Pinaka indien ou le Foudre, un projet de lance-roquettes développé par une entreprise française de quelques centaines de salariés, Turgis et Gaillard.Tout en rechargeant son panier de roquettes, le maréchal des logis Cassandre, chef de lanceur LRU, se veut philosophe: “On a tous forcément hâte, en même temps on est très content de ce système-là”.

Avec une scie à métaux et des draps: deux détenus s’évadent de la prison de Dijon

Une évasion “à l’ancienne”: deux détenus, dont un “dangereux”, se sont évadés de la prison vétuste de Dijon après avoir eu raison des barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux, puis en glissant sur des draps.La double évasion a été constatée jeudi à 07H00 lors des contrôles effectués dans le quartier disciplinaire de la petite maison d’arrêt proche du centre-ville, selon l’administration pénitentiaire.Les deux hommes se sont évadés après avoir “vraisemblablement scié des barreaux” et ont “pris la fuite à l’aide de draps”, a précisé le procureur de Dijon dans un communiqué. “Ils ont utilisé des lames de scie à l’ancienne, manuelles”, a précisé Ahmed Saih, délégué FO Justice à la prison de Dijon.Il s’agit de deux détenus en détention provisoire: l’un, âgé de 32 ans, “pour des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le procureur Olivier Caracotch. Ce trentenaire a laissé un écrit dans sa cellule “évoquant les faits qui lui sont reprochés et un délai d’incarcération qu’ils considère comme +déjà trop long+”, a indiqué le procureur.L’autre, un homme de 19 ans, avait été mis en examen pour “des faits de tentative d’assassinat et association de malfaiteurs”, selon la même source.Ce jeune majeur est “potentiellement dangereux”, a précisé à l’AFP Paul-Edouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard (Doubs), où est instruit son dossier.Incarcéré à de “très nombreuses reprises alors qu’il était mineur”, il est “dans le registre de la criminalité organisée” et est soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard, après avoir été recruté, avec deux autres hommes, pour exécuter un “contrat criminel”.”Une centaine de fonctionnaires de police” ont été mobilisés à la poursuite des évadés, a précisé le parquet de Dijon.Le syndicaliste Ahmed Saih se dit “pas surpris” par la double évasion. “On le dénonce depuis de longs mois, notamment sur les lames de scie découvertes au sein de l’établissement”, a-t-il ajouté à la presse devant la maison d’arrêt.Outre “des moyens humains”, afin de permettre d’effectuer plus de fouilles, le syndicaliste réclame aussi “du matériel, des brouilleurs de téléphones, de drones, des caillebotis qui ne se font pas scier en une nuit…”.- Une prison de 1853 -“Cette maison d’arrêt est ancienne et date de 1853”, rappelle la députée socialiste de Dijon Océane Godard, qui devait initialement visiter la prison ce jeudi après-midi pour justement se rendre compte de sa surpopulation, une visite reportée.Cet établissement vétuste compte 311 détenus pour 180 places, soit un taux d’occupation de 173% selon le ministère de la Justice.Il figure parmi les six établissements pénitentiaires qui doivent bénéficier d’un plan “zéro portable” annoncé vendredi par le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Dans le cadre de ce plan, 6,34 millions d’euros doivent être alloués à la maison d’arrêt de Dijon.Installation de caillebotis aux fenêtres, couverture des cours de promenade, dispositifs anti-drones… : “ces travaux débuteront dans les prochains jours” dans la prison dijonnaise, a promis le ministre dans un communiqué.”On prend les 6 millions d’euros car c’est urgent”, souligne Mme Godard. “Nombre de parlementaires, dont je fais partie, hurlons depuis des mois voire des années sur les conséquences de la surpopulation carcérale”, a-t-elle rappelé. “On n’a plus le temps d’attendre”.”La prison est très dure ici”, témoigne auprès de l’AFP un détenu libéré ce jeudi matin après huit mois d’incarcération. “On était à trois dans une cellule: deux sur des lits superposés et un qui dormait par terre”, ajoute-t-il devant la porte de l’établissement sans vouloir donner son nom.Le nombre de détenus dans les prisons françaises était de 84.862 au 1er octobre 2025, pour 62.501 places opérationnelles, soit une densité carcérale de 135,8% qui classe la France parmi les plus mauvais élèves en Europe, derrière la Slovénie et Chypre.La double évasion dijonnaise intervient quelques jours après la fuite, lors d’une sortie collective, le 14 novembre, d’un détenu de la prison de Rennes-Vézin. Ce dernier a été retrouvé et interpellé jeudi à Nantes.

Budget: le Sénat marque son intransigeance, le compromis reste lointain

Le Sénat, dominé par la droite, s’est attaqué jeudi au projet de budget de l’Etat pour 2026 en assumant une attitude plus intransigeante que jamais sur sa ligne “anti-taxes”, quitte à refermer encore un peu plus l’étroite voie de passage vers un compromis budgétaire.Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 occupera les sénateurs jusqu’à un vote solennel le 15 décembre. Leur comportement sera particulièrement scruté: faut-il s’attendre à une chambre haute constructive?Leader incontesté de la droite sénatoriale, Bruno Retailleau n’est pas franchement dans l’ouverture. “Il ne restera rien du budget. Le Sénat va faire son travail”, a-t-il encore lancé jeudi lors d’une intervention au Sommet de l’économie, organisé par le magazine Challenges.”C’est-à-dire qu’il y aura moins d’impôts (…) et on va faire beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d’économies que le gouvernement dans sa copie initiale”, a-t-il affirmé.Après sa sortie du gouvernement en octobre, le président des Républicains marque sa différence en critiquant notamment les concessions faites par le Premier ministre Sébastien Lecornu en direction de la gauche, “une tambouille” avec “comme seul objectif de pouvoir durer”, selon le sénateur de Vendée.Au Sénat, le chef du parti gaulliste aura probablement les moyens de ses ambitions, grâce à la solide alliance nouée avec les centristes.- “Un rouleau-compresseur” -Les débats sur le budget de la Sécurité sociale, ces derniers jours, ont déjà dressé le tableau d’une droite sénatoriale inflexible, refusant notamment la suspension de la réforme des retraites.Ce texte va désormais revenir sur le bureau des députés, samedi en commission et mardi dans l’hémicycle, pour une nouvelle lecture.Bis repetita sur le budget de l’Etat? “Notre majorité, c’est un rouleau-compresseur, elle vote en bloc, contrairement à l’Assemblée”, assure à l’AFP le chef des centristes, Hervé Marseille, par ailleurs patron de l’UDI.Avec à leurs côtés Gérard Larcher (président LR du Sénat) et Mathieu Darnaud (président des sénateurs LR), les deux chefs de parti proposent ainsi une copie de “responsabilité” et entendent respecter l’objectif d’un déficit ramené à 4,7% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Transformation de l’aide médicale d’Etat pour les sans-papiers en aide médicale d’urgence, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, suppression de 4.000 postes d’enseignants supplémentaires, refus de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, restriction de la taxe sur les “holdings patrimoniales” proposée par le gouvernement… Voici, pèle-mêle, les propositions que la Haute assemblée promet de voter.- Compromis impossible? -“C’est la droite la plus dure qu’on ait connue”, s’inquiète le patron du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner. “Nous faisons face à une droite revancharde, complètement sourde. Clairement, ce n’est pas avec elle que nous pourrons avancer” vers un compromis, renchérit son collègue Thierry Cozic.Si la gauche est minoritaire au Sénat, le gouvernement peut difficilement faire sans elle à l’Assemblée nationale. L’abstention des socialistes y sera nécessaire – voire insuffisante – pour envisager l’adoption définitive d’un budget, si Sébastien Lecornu continue de renoncer à l’article 49.3.Devant les sénateurs, les ministres Roland Lescure et Amélie de Montchalin ont appelé la chambre haute au compromis. “Le temps nous est compté”, a lancé le premier, espérant un “débat constructif”. “Echouer, ce serait acter l’affaiblissement durable de notre pays”, a craint la seconde.L’intransigeance de Bruno Retailleau commence à irriter au sein du gouvernement. “Il y a tout un jeu de postures qui se joue (…) pour des raisons personnelles et électorales”, s’agace un conseiller de l’exécutif.Plusieurs sources parlementaires et gouvernementales espèrent néanmoins qu’un accord potentiel sur le budget de la Sécu, la semaine prochaine à l’Assemblée, ferait souffler un vent positif sur le budget de l’Etat.”Chacun affiche ses positions mais je pense qu’il y a la volonté non feinte de trouver une voie de passage”, a reconnu le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (LR). “Il faudra à un moment qu’on enlève les costumes.”Le sénateur Horizons Claude Malhuret, président d’un groupe des Indépendants très aligné sur l’alliance LR-centristes, a lui aussi plaidé pour un accord. Mais “une négociation n’est pas une reddition”, a-t-il prévenu, assurant que le Sénat allait “devoir siffler la fin de la récréation”.

Avec une scie à métaux et des draps: deux détenus s’évadent de la prison de Dijon

Une évasion “à l’ancienne”: deux détenus, dont un “dangereux”, se sont évadés de la prison vétuste de Dijon après avoir eu raison des barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux, puis en glissant sur des draps.La double évasion a été constatée jeudi à 07H00 lors des contrôles effectués dans le quartier disciplinaire de la petite maison d’arrêt proche du centre-ville, selon l’administration pénitentiaire.Les deux hommes se sont évadés après avoir “vraisemblablement scié des barreaux” et ont “pris la fuite à l’aide de draps”, a précisé le procureur de Dijon dans un communiqué. “Ils ont utilisé des lames de scie à l’ancienne, manuelles”, a précisé Ahmed Saih, délégué FO Justice à la prison de Dijon.Il s’agit de deux détenus en détention provisoire: l’un, âgé de 32 ans, “pour des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le procureur Olivier Caracotch. L’autre, un homme de 19 ans, avait été mis en examen pour “des faits de tentative d’assassinat et association de malfaiteurs”, selon la même source.Ce jeune majeur est “potentiellement dangereux”, a précisé à l’AFP Paul-Edouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard (Doubs), où est instruit son dossier.Incarcéré à de “très nombreuses reprises alors qu’il était mineur”, il est “dans le registre de la criminalité organisée” et est soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard, après avoir été recruté, avec deux autres hommes, pour exécuter un “contrat criminel”.A Dijon, le syndicaliste Ahmed Saih se dit “pas surpris” par la double évasion. “On le dénonce depuis de longs mois, notamment sur les lames de scie découvertes au sein de l’établissement”, a-t-il ajouté à la presse devant la maison d’arrêt.Outre “des moyens humains”, afin de permettre d’effectuer plus de fouilles, le syndicaliste réclame aussi “du matériel, des brouilleurs de téléphones, de drones, des caillebotis qui ne se font pas scier en une nuit…”.- Une prison de 1853 -“Cette maison d’arrêt est ancienne et date de 1853”, rappelle la députée socialiste de Dijon Océane Godard, qui devait initialement visiter la prison ce jeudi après-midi pour justement se rendre compte de sa surpopulation, une visite reportée.Cet établissement vétuste compte 311 détenus pour 180 places, soit un taux d’occupation de 173% selon le ministère de la Justice.Il figure parmi les six établissements pénitentiaires qui doivent bénéficier d’un plan “zéro portable” annoncé vendredi par le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Dans le cadre de ce plan, 6,34 millions d’euros doivent être alloués à la maison d’arrêt de Dijon.Installation de caillebotis aux fenêtres, couverture des cours de promenade, dispositifs anti-drones… : “ces travaux débuteront dans les prochains jours” dans la prison dijonnaise, a promis le ministre dans un communiqué.”On prend les 6 millions d’euros car c’est urgent”, souligne Mme Godard. “Nombre de parlementaires, dont je fais partie, hurlons depuis des mois voire des années sur les conséquences de la surpopulation carcérale”, a-t-elle rappelé. “On n’a plus le temps d’attendre”.”La prison est très dure ici”, témoigne auprès de l’AFP un détenu libéré ce jeudi matin après huit mois d’incarcération. “On était à trois dans une cellule: deux sur des lits superposés et un qui dormait par terre”, ajoute-t-il devant la porte de l’établissement sans vouloir donner son nom.Le nombre de détenus dans les prisons françaises était de 84.862 au 1er octobre 2025, pour 62.501 places opérationnelles, soit une densité carcérale de 135,8% qui classe la France parmi les plus mauvais élèves en Europe, derrière la Slovénie et Chypre.La double évasion dijonnaise intervient quelques jours après la fuite, lors d’une sortie collective, le 14 novembre, d’un détenu de la prison de Rennes-Vézin. Ce dernier a été retrouvé et interpellé jeudi à Nantes.bur-lv/dch    

Interpellation à Nantes du détenu évadé lors d’une sortie collective à Rennes

Fin de cavale: le détenu, dont l’évasion le 14 novembre lors d’une sortie au planétarium à Rennes a conduit au limogeage du directeur de la prison où il était incarcéré, a été interpellé jeudi après-midi à Nantes.L’homme, qui fait partie de la communauté des gens du voyage, “a été interpellé à Nantes sur le terrain où il réside habituellement”, a fait savoir à l’AFP son avocat, Sami Khankan. “je pense qu’il est soulagé”, a ajouté ce dernier.Le 14 novembre, le détenu de 37 ans, incarcéré au centre pénitentiaire pour hommes de Rennes-Vézin, participait à une sortie au planétarium avec d’autres prisonniers quand il a échappé à la vigilance des personnes chargées de les encadrer.Recherché depuis par les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée de Rennes, il a été arrêté vers 14H30 avec l’aide de la Brigade de recherches et d’intervention (BRI), selon des sources proches du dossier. Un second homme visé par un mandat de recherche a également été interpellé, selon une de ces sources.Le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, a confirmé l’interpellation, sans plus de détails.Le 17 novembre, lors de la révélation des faits, le procureur avait indiqué que l’évasion de cet homme, condamné depuis décembre 2024 pour “divers faits de vols”, était survenue “sans violence”.Le détenu doit être transféré à Rennes où il sera placé en garde à vue, selon plusieurs sources. – ‘Fusible’ -Après cette évasion, le directeur de la prison de Rennes a été démis de ses fonctions, le 21 novembre. Pour le garde des Sceaux Gérald Darmanin, il a commis “une faute” et ne pouvait “pas rester en responsabilité”.Au moment où le détenu est parti, à pied, du planétarium, “il n’avait pas du tout envisagé les conséquences” de ses actes, a assuré son avocat. Il a été “très déstabilisé par l’ampleur médiatique”, a poursuivi Me Khankan. Son client bénéficiait pour cette sortie d’une permission pénitentiaire, a-t-il rappelé.Joint par l’AFP, le secrétaire local du syndicat FO Justice pour le centre pénitentiaire de Rennes-Vézin, Florian Adam s’est dit satisfait de cette arrestation, tout en étant “agacé” parce que “notre directeur a clairement servi de fusible”.Ce détenu “était connu pour des faits d’évasion, il n’aurait pour moi jamais dû être sélectionné” pour participer à cette sortie, selon lui.Cette fin de cavale intervient peu après que deux détenus se sont évadés dans la nuit de mercredi à jeudi de la vétuste prison de Dijon après avoir eu raison des barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux puis en utilisant des draps.

Terror probe launched into shooting of National Guardsmen in Washington

The FBI said Thursday it had launched an international terrorism investigation after a gunman — identified as an Afghan national who served with US troops in Afghanistan — shot and critically injured two National Guard soldiers near the White House in Washington.The shooting, which officials described as an unprovoked, “ambush-style” attack, cast a grim shadow …

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