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Crash électrique pour Stellantis, qui affiche la plus lourde perte pour un groupe français depuis 2002

Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025, la plus lourde depuis celle de Vivendi en 2002.Ce déficit record du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall…) s’explique par des charges de 25,4 milliards d’euros, qui financeront la réduction de sa production dans l’électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes, et la relance de modèles à essence ou diesel.Cette décision est d’abord liée à la lenteur du développement des véhicules électriques aux États-Unis, premier marché de Stellantis, où l’administration Trump a supprimé les aides fédérales.En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir “réinitialiser” la stratégie du groupe qui a “surestimé” le rythme de la mutation électrique, surtout aux États-Unis.Mais son analyse concerne aussi l’Europe: selon lui, les exigences de Bruxelles sur l’électrification auto sont irréalistes, surtout pour les véhicules utilitaires, dont Stellantis détient 30% du marché européen.”En Europe, les évolutions réglementaires constituent de véritables obstacles pour l’industrie et pour nos clients, en particulier dans le secteur des véhicules utilitaires légers. La trajectoire d’électrification exigée par les régulateurs pour ces véhicules n’a rien à voir avec la demande réelle du marché. Nous continuons donc de plaider pour des solutions pragmatiques dans nos échanges avec les institutions et les décideurs politiques”, a-t-il lancé devant des analystes.Les provisions financeront notamment l’arrêt de certains modèles électriques et de projets d’usines de batteries en Amérique du Nord. La perte de Stellantis est la plus lourde pour un groupe français depuis le précédent record de Vivendi (23,3 milliards d’euros en 2002), devant celle de France Télécom (20,7 milliards en 2002) et plus récemment d’EDF (17,9 milliards en 2022). C’est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (une perte de 8 milliards).Comme Stellantis, Ford et General Motors ont passé récemment de très lourdes charges liées à la faiblesse des ventes de voitures électriques aux États-Unis.  En 2025, le chiffre d’affaires de Stellantis a baissé de 2%, à 153,5 milliards d’euros, malgré une hausse de 1% des ventes en volume, à 5,5 millions de véhicules. Les recettes ont pâti d’une nouvelle politique de baisse des prix, qui tourne le dos à la stratégie de Carlos Tavares.Au second semestre 2025, le chiffre d’affaires a en revanche progressé de 10%, avec 2,8 millions de véhicules livrés, grâce à un rebond de 39% aux États-Unis.Pour 2026, le groupe confirme ses perspectives d’une amélioration de son chiffre d’affaires et d’un retour à une marge légèrement positive. – Retour du thermique -Les ventes devraient être portées cette année par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux États-Unis. Stellantis espère un niveau de prix stable, en hausse sur le marché américain, mais en baisse en Europe. Pour le groupe, “il n’y a pas de conflit entre diesel et innovation, il faut fournir ce que les clients demandent”.En revanche, les droits de douanes mis en place aux États-Unis ont pesé sur les comptes à hauteur de 1,2 milliard d’euros en 2025 et devraient de nouveau les amputer de 1,6 milliard en 2026, même si la Cour suprême les a entre-temps invalidés.L’action Stellantis, qui avait chuté de 24% depuis l’annonce des 22 milliards d’euros de charges début février, a regagné près de 6% jeudi, les marchés étant rassurés par le rebond des ventes depuis l’été.Pour le syndicat CFE-CGC, “cette contre-performance est la conséquence des choix financiers hérités de l’ère Carlos Tavares, qui ont enfermé Stellantis dans une logique de rentabilité à court terme, avec des fournisseurs mis en tension, des effectifs sous pression, une qualité en baisse et des parts de marché en recul”. La vente des voitures tout électriques se développe inégalement dans le monde, d’où un impact contrasté selon les constructeurs. Elle est rapide en Chine, où les voitures 100% électriques représentent environ la moitié des ventes, lente aux États-Unis (environ 8% des ventes) et intermédiaire en Europe (20% environ), encore loin des 90% que vise l’UE pour 2035. En 2022, Stellantis espérait vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux États-Unis pour 2030. 

Val-de-Marne: deux policiers condamnés à 10 mois de sursis pour un faux PV

Deux policiers ont été condamnés jeudi à dix mois de prison avec sursis pour avoir falsifié le procès-verbal d’interpellation de quatre adolescents à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) en 2020, une affaire qui avait alors eu un fort retentissement médiatique.”Le tribunal a considéré qu’il résulte des éléments de l’enquête que le procès-verbal comportait sciemment de fausses informations”, a détaillé la présidente lors de la lecture de la décision, allant au-delà des réquisitions du parquet qui avait demandé une peine de huit mois de sursis. Matthieu R., 34 ans, policier à l’époque au sein de la Brigade anticriminalité (BAC) et présent jeudi, a “sciemment rédigé un faux” et “ne pouvait ignorer les modalités du déroulement de l’interpellation”, a-t-elle ajouté. Les arguments selon lesquels il aurait retranscrit de bonne foi les indications de son chef de bord de l’époque et coprévenu, Romain E., ne sont “pas crédible(s)”, a balayé la magistrate.Ce dernier est l'”auteur intellectuel” du PV, celui-ci “ayant été rédigé sous son autorité”, une “falsification (qui ne peut être comprise) que comme un moyen de consolider la procédure”.Outre le sursis, les deux policiers ont vu leur demande de ne pas inscrire leur condamnation à leur casier judiciaire rejetée, et devront verser des montants allant de 150 à 2.000 euros aux mineurs et à leurs parents pour le préjudice moral subi.  Au coeur de ce dossier, un document rédigé par Matthieu R. qui assure que ces quatre jeunes ont été interpellés après leur identification sur place par une victime de vol à l’arraché.Pourtant, selon le procès-verbal de synthèse produit à l’issue d’une enquête menée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), les photos des quatre adolescents ont été envoyées par Romain E., 41 ans et chef de bord, tandis que ces derniers étaient déjà au contact des jeunes.Et selon les déclarations de la victime du vol, elle ne s’est jamais rendue sur place pour identifier visuellement les suspects.”On va réfléchir” à faire appel, a indiqué Matthieu R. à l’AFP à l’issue de l’audience. Côté parties civiles, c’est pour l’instant “une satisfaction énorme, on reconnaît leur vérité”, s’est réjoui Me Jérôme Karsenti. Le rejet de dispense d’inscription au casier judiciaire des policiers “marque la force que la justice veut donner à cette décision et le caractère exemplaire de celle-ci”, a-t-il salué. Le potentiel appel des prévenus constitue néanmoins “une angoisse nouvelle” pour les victimes, qui craignent de voir perdurer une procédure déjà “longue”.

Argentine: militants de Greenpeace interpellés au Parlement après une action contre une loi sur les mines en zone de glaciers

Une dizaine de militants de Greenpeace ont été interpellés jeudi à Buenos Aires après s’être brièvement introduits dans le Parlement argentin pour protester contre un projet de loi sur l’activité minière en zone de glaciers, débattue au Sénat, ont indiqué autorités et l’organisation.Tôt jeudi matin, un groupe d’activistes a escaladé les grilles du Parlement, et, juché sur les marches à l’extérieur du bâtiment, ont déployé une banderole “Sénateurs, ne chiez pas dans l’eau !”Quelques autres autour sont restés assis, immobiles, sur des sièges toilettes en plastique, selon des images diffusées par Greenpeace sur X.A la suite de la brève action, qui a duré quelques minutes, dix personnes ont été arrêtées, a indiqué à des journalistes la sénatrice cheffe de groupe pro-Milei au Sénat, et ex-ministre de Sécurité, Patricia Bullrich.”Des militants de Greenpeace ont été arrêtés pour avoir exigé pacifiquement que la Loi sur les glaciers ne soit pas modifiée”, a commenté sans plus de détails Greenpeace Argentina sur son compte X.Un caméraman d’une chaîne de télévision a également été interpellé, lors d’une bousculade avec la police au moment de l’interpellation des militants.Une enquête administrative a été ouverte pour déterminer si cette interpellation a été “disproportionnée” et si “la conduite de la police n’a pas été celle qu’elle doit adopter”, a indiqué Mme Bullrich.Le Sénat doit entamer jeudi le débat sur le projet dit de “Loi des glaciers”, consistant en une modification, dans le sens d’un assouplissement, de la loi existante qui régit et délimite l’activité minière en zone périglaciaire.La loi donnerait notamment une latitude accrue aux provinces –l’Argentine étant un état fédéral–, d’où le soutien de gouverneurs de provinces andines au fort potentiel minier. Le président ultralibéral depuis 2023 Javier Milei, est résolu à doper la capacité de l’Argentine dans le secteur minier (cuivre, lithium, argent notamment). Selon des estimations du secteur, le pays pourrait potentiellement tripler ses exportations d’ici 2030. Le débat au Sénat jeudi n’est qu’une première étape, le projet de loi devant ultérieurement être débattu à la Chambre des députés, à une date non encore précisée.

Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 …

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Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n’ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l’Agence Bio lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l’agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production.C’est un “signal qu’il ne faut pas prendre à la légère”, a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l’observatoire national de l’agriculture biologique intégré à l’agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025.Avec l’inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n’a entamé sa reprise qu’en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi).- “Déconversion” -Cette relance de la consommation s’observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l’exception des enseignes “discount”.Entre 2022 et 2024, la conception du “bien manger” avait évolué chez les Français: l’impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité.En 2025, l’impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l’alimentation équilibrée dans la conception du “bien manger”, selon le baromètre annuel de l’agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio.En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d’un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l’Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l’hypothèse avec d’autres facteurs.Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de “déconversion”, non seulement d’agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d’euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio.- “Paradoxe” -“On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande”, a déclaré Bruno Martel. Il faut “attendre” de voir se confirmer cette adéquation pour “relancer des actions de stimulation de la conversion” des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d’obtenir la certification.La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d’ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025.”Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain”, déclarait peut avant l’ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des “politiques publiques et des financements ambitieux”.Ce mode de production n’a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l’égide de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au printemps 2025, l’Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu’elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l’agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été “maintenu” en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l’avenir de l’agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu’elle est “menacée de démantèlement”. Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l’agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l’Agriculture.

Cuba vows to counter ‘terrorist’ attacks after clashing with US-based boat

Cuba vowed Thursday to defend against “terrorist and mercenary” attacks after reporting it had killed four gunmen on a US-registered boat — a bloody incident that added to deepening tensions between Havana and Washington.President Miguel Diaz-Canel denounced Wednesday’s incident as an attempted “infiltration” and said “Cuba will defend itself with determination and firmness against any …

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Municipales: Philippe Dessertine, l’inattendu trouble-fête bordelais

C’est l’outsider du scrutin bordelais: donné troisième du premier tour par un sondage, l’inattendu Philippe Dessertine contraint le député macroniste Thomas Cazenave à appeler au “vote utile” face au maire sortant écologiste Pierre Hurmic, annoncé en tête.”Merci d’être si nombreux, il se passe quelque chose à Bordeaux”, avait lancé lundi soir cet universitaire habitué des plateaux télévisés devant un millier de personnes, à la moyenne d’âge avancée, venues l’écouter dans un théâtre.Celui qui annonce sa victoire depuis qu’il s’est déclaré candidat, mi-septembre, est crédité de 15% des intentions de vote par une étude Ifop publiée mercredi soir par Sud Ouest, LCI et Sud Radio, contre 33% à Pierre Hurmic et 25% à Thomas Cazenave.Par rapport à un sondage OpinionWay en novembre, il gagne trois points quand l’ex-ministre macroniste en perd un et que la députée européenne Julie Rechagneux (RN) recule de 12 à 7%.Candidat “sans étiquette” qui érige la “protection des habitants” en priorité, Philippe Dessertine séduit principalement à droite et à l’extrême droite: parmi les personnes interrogées, il rassemble 37% de celles ayant voté pour Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle 2022, 22% des partisans de Marine Le Pen et 35% de l’électorat zemmouriste.- “Détermination” -Entré en campagne quand Thomas Cazenave bataillait encore avec Nathalie Delattre, présidente du Parti radical, pour mener la liste d’union de la droite et du centre, le sexagénaire séduit aussi 35% des électeurs de feu Nicolas Florian, ex-dauphin de l’ancien maire LR Alain Juppé, battu par Pierre Hurmic en 2020 et décédé l’an dernier.Philippe Dessertine, novice en campagne mais dont l’épouse a longtemps fait partie de l’équipe Juppé, accueille ce sondage “avec détermination” et promet de “poursuivre (sa) campagne de rassemblement pour battre le maire sortant”. “Des alliances, des choses comme ça, c’est le monde politique traditionnel. Je ne suis pas un politique traditionnel”, a esquivé ce docteur en gestion lors d’un débat organisé jeudi par Sud Ouest et la chaîne locale TV7, refusant de “tirer des plans sur la comète sur la base d’un sondage ou d’accords politiques”.Thomas Cazenave a lui appelé mercredi soir au “vote utile”, jugeant que “toute voix portée sur une autre liste” que la sienne “renforcerait la majorité sortante” et que “la dispersion serait une erreur”.- Épée de Damoclès -Pierre Hurmic était au contraire d’humeur badine mercredi soir après un meeting.”François Mauriac disait, après la Seconde Guerre Mondiale, +Moi, j’aime tellement l’Allemagne que je suis content qu’il y en ait deux+. Moi, j’aime tellement la droite que je suis content quand il y en a deux”, a-t-il ironisé, satisfait de “virer en tête” dans l’étude.”Philippe Dessertine a dit haut et fort qu’il irait jusqu’au bout (…) J’ai plutôt tendance à penser que ce qu’il a dit, il le fera”, a ajouté l’écologiste, qui veut “poursuivre et amplifier” la politique mise en place depuis 2020 (autonomie énergétique renforcée via notamment la solarisation de bâtiments publics, secteur piétonnier augmenté, grand plan de végétalisation…).Au second tour, le sondage Ifop le donne vainqueur d’une quinquangulaire qui l’opposerait à Nordine Raymond (LFI) – crédité de 12% au premier tour, contre 5% à Philippe Poutou (NPA) – ainsi qu’à Thomas Cazenave, Philippe Dessertine et Julie Rechagneux, dont l’institut juge la qualification encore “crédible”.Mais, en cas d’alliance Cazenave-Dessertine, le maire sortant perdrait la quadrangulaire, d’après l’étude. De quoi le contraindre à se rapprocher de LFI, hypothèse validée jeudi par M. Raymond, mais exclue jusqu’ici par Pierre Hurmic ? À chacun son “épée de Damoclès”, a commenté le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi, dans le journal Sud Ouest.Soutenu par les Écologistes, PS, PCF, Génération.s, Nouvelle Donne, Place publique et le mouvement l’Après, Pierre Hurmic se dit “persuadé que tout électeur de gauche préfèrera voir notre coalition diriger la ville” plutôt qu’une “coalition de droite”.Le maire sortant attire à lui 43% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2022, parmi les personnes interrogées dans le sondage dévoilé mercredi. 

France: l’Iranienne Esfandiari condamnée à un an de prison ferme, annonce faire appel

La justice française a condamné jeudi l’Iranienne Mahdieh Esfandiari à un an de prison ferme assorti d’une interdiction définitive du territoire, notamment pour apologie du terrorisme, une peine contre laquelle elle dit vouloir faire appel, a constaté une journaliste de l’AFP présente au tribunal correctionel de Paris.Mme Esfandiari, sortie libre du tribunal, pourrait servir de possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France en Iran après plus de trois ans de détention.Agée de 39 ans, Mahdieh Esfandiari, née en Iran et arrivée en France en 2018, a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont un ferme, pour apologie du terrorisme mais aussi provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs.La justice l’accuse d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste français d’extrême droite multicondamné Alain Soral.Ces publications ont notamment fait l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Son avocat a aussitôt annoncé son intention de faire appel de cette décision.”On nous parle depuis le départ de ce soi-disant échange qui doit avoir lieu entre nos compatriotes et Mme Esfandiari (…) Si le tribunal a rendu une peine aussi sévère sur la base de considérations diplomatiques, le tribunal a commis une faute”, a affirmé Me Nabil Boudi à l’issue de l’audience.”Nous allons interjeter appel (…) en espérant avoir une décision qui sera rendue sur la base d’éléments de droit et de faits”, a-t-il ajouté.Interrogé sur la question de savoir si Mme Esfandiari comptait rester en France ou quitter le territoire le temps de la procédure en appel, l’avocat a répondu: “on verra, moi je n’ai pas la réponse”.Les autorités iraniennes ont émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close en France, leur ressortissante contre les deux Français. Ces derniers avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés à de lourdes peines notamment pour espionnage, puis libérés début novembre 2025 avec interdiction de quitter le territoire iranien. Ils sont actuellement assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran.

Municipales: Mélenchon en meeting à Lyon dans les remous de la mort de Quentin Deranque

L’événement était prévu de longue date mais prend une résonance particulière depuis la mort de Quentin Deranque. Alors que les Insoumis sont dans la tourmente, Jean-Luc Mélenchon tient jeudi soir à Lyon un meeting de soutien à la candidate LFI aux municipales.Le fondateur de La France insoumise prendra la parole vers 20h à la Bourse du travail, aux côtés de la députée du Rhône et candidate dans la capitale des Gaules, Anaïs Belouassa-CherifiLe mouvement de gauche radicale, accusé par ses rivaux d’encourager un climat de violence, réfute toute responsabilité indirecte dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Et ce même si un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, originaire de Lyon et co-fondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, est mis en examen pour complicité d’homicide.Tout en condamnant les violences et la mort de Quentin Deranque, les Insoumis ont refusé de couper les ponts avec la Jeune Garde et Raphaël Arnault.”Nous ne renierons pas nos camarades et amis de la Jeune Garde. Nous ne chasserons pas de nos rangs le camarade Raphaël Arnault”, a insisté Jean-Luc Mélenchon en début de semaine. “L’objet même de la Jeune Garde, c’était de protéger les Lyonnaises et les Lyonnais progressistes”, a abondé mardi soir lors d’un débat sur BFMTV la candidate Anaïs Belouassa-Cherifi. Mais les arguments avancés par La France insoumise, notamment celui selon lequel un employeur (en l’occurrence Raphaël Arnault) n’est pas responsable des actes commis par ses salariés (ses collaborateurs parlementaires) ne semblent pas convaincre l’opinion.Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 66% des Français ne sont pas d’accord avec cette idée.Jeudi matin, ce sont deux figues de gauche, François Ruffin et Marine Tondelier, qui ont appelé à la démission du co-fondateur de la Jeune Garde.Le premier en raison de la mise en examen de son collaborateur parlementaire. La seconde en raison de la condamnation pour violences du député du Vaucluse, survenue avant son élection à l’Assemblée mais devenue définitive après, lorsqu’il s’est désisté de son appel. – Dispositif sécuritaire renforcé -La question de la sécurisation du meeting sera primordiale, alors que la ville est connue pour ses affrontements entre groupes d’ultra-gauche et d’ultra-droite et que la marche en hommage au militant nationaliste le week-end dernier a été marquée par des saluts nazis. “Aucune menace caractérisée” n’a été repérée à ce stade, mais “compte tenu du contexte”, un dispositif renforcé a été mis en place, a expliqué mercredi une source policière à l’AFP. Une compagnie de CRS sera mobilisée ainsi que des effectifs de la police nationale pour sécuriser notamment les accès par transports en commun au meeting, selon cette source.”Nous sommes parfaitement bien organisés et préparés, comme nous le sommes pour chacun de nos meetings, qui se sont toujours bien passés malgré les provocations incessantes de l’extrême droite”, indique pour sa part l’entourage de Jean-Luc Mélenchon à l’AFP.”Le Rhône est un département de force insoumise, nous y avons quatre députés. Les meetings à Lyon pour Jean-Luc Mélenchon ont toujours été des moments populaires massifs et nous nous attendons à ce que celui-ci le soit aussi”, ajoute-t-on de même source. Deux autres figures de gauche, volontiers critiques de LFI et Jean-Luc Mélenchon, seront également, mais séparément, à Lyon jeudi: François Hollande et Yannick Jadot.L’ancien président doit notamment assister à la diffusion d’un documentaire sur lui dans un cinéma. Le sénateur et ancien candidat à l’Elysée écologiste doit soutenir les candidats verts à la mairie et la métropole de Lyon, Grégory Doucet et Bruno Bernard.A moins de trois semaines du premier tour, la campagne s’intensifie, à l’image de Paris où Rachida Dati vient de démissionner du ministère de la Culture. Jeudi est le dernier jour pour les candidats pour déposer leurs listes en préfecture, avant le couperet de 18H00. A Toulouse, l’Insoumis François Piquemal, donné à la troisième place dans les sondages, tiendra également un meeting. Tout comme la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian, en difficulté dans les sondages. A Pau, c’est l’ancien Premier ministre François Bayrou, candidat à sa réélection à la mairie, qui doit présenter son programme.