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Bolsonaro behind bars: the fall of Brazil’s polarizing firebrand

Jair Bolsonaro always swore he would never be imprisoned.This trademark defiance crumbled as the man who rose from fringe firebrand to president and reshaped Brazilian politics began serving a 27-year sentence for a failed coup bid.Bolsonaro, a former army captain, once electrified supporters with his gloves-off style, while drawing criticism for comments slamming gays, demeaning …

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Budgets: le Sénat rétablit la réforme des retraites, Lecornu et Faure croient toujours au compromis

Inflexible, le Sénat s’est opposé mardi soir à la suspension de la réforme des retraites, signal supplémentaire d’un compromis budgétaire toujours impossible à entrevoir au Parlement, malgré les espoirs de Sébastien Lecornu et Olivier Faure.Dominée par la droite, la chambre haute s’est prononcée à 190 voix contre 108 pour refuser ce décalage à janvier 2028 de la réforme “Borne” portant l’âge légal de départ à 64 ans, principale condition posée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement. La mesure pourra être rétablie par l’Assemblée nationale par la suite dans le budget de la Sécurité sociale, mais l’opposition très ferme du Sénat risque d’acter des divergences irréconciliables entre les deux chambres du Parlement, au moins sur ce texte.La chambre haute a notamment rétabli une autre mesure très irritante: le gel en 2026 des prestations sociales et des pensions de retraite. Les sénateurs ont néanmoins préservé les pensions inférieures à 1.400 euros par mois qui resteront indexées sur l’inflation.Ces désaccords profonds entre Assemblée et Sénat risquent d’aboutir à un échec de la commission mixte paritaire (CMP) prévue mercredi soir sur le budget de la Sécu, après le vote du Sénat programmé dans l’après-midi.”Il y a zéro chance qu’il y ait un accord”, a encore balayé mardi un cadre de la coalition gouvernementale. Conséquence: l’Assemblée nationale devra statuer sur le projet de budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture la semaine prochaine.- Le PS refuse un “échec collectif” -Un compromis impossible ? “Nous allons y arriver”, ont pourtant rétorqué tour à tour le chef du gouvernement Sébastien Lecornu lundi et le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, utilisant la même formule. Le président Emmanuel Macron a lui aussi dit mardi, sur RTL, avoir “bon espoir” que les parlementaires, “dont c’est la responsabilité”, parviennent à un accord. Et ce, malgré le rejet du projet de budget de l’Etat 2026 en première lecture vendredi par la quasi-unanimité des députés.Le Premier ministre propose une nouvelle méthode: l’organisation de débats suivis de votes au Parlement sur plusieurs “priorités absolues” à commencer par la défense le 10 décembre, puis le narcotrafic. “Nous avons besoin de faire avancer le pays”, a de son côté plaidé sur franceinfo M. Faure, refusant un “échec collectif” et regrettant que La France insoumise et le Rassemblement national cherchent à “faire dérailler le train”. Deux formations dont M. Lecornu a également dénoncé le “cynisme” et la volonté de “blocage”.Tel un “éclaireur”, le Premier ministre entend “aiguiller” les discussions budgétaires avec ces débats thématiques pour convaincre ses soutiens de la droite et du centre de voter les budgets, explique un proche.Devant le groupe EPR (Renaissance), il a souhaité, d’après un participant, ne “pas laisser s’installer la petite musique” d’une “loi spéciale”, en ciblant le patron des Républicains Bruno Retailleau. Ce dernier a clairement laissé entendre qu’il préfèrerait cette loi pour pallier l’absence de budget et assurer la continuité de l’Etat début 2026.”La suspension de la réforme des retraites, c’est le tribut payé par le Gouvernement à la gauche pour durer”, a-t-il encore lancé mardi soir au Sénat.Le chef des sénateurs PS Patrick Kanner a dénoncé en retour le “matraquage méthodique, inique, cynique” par la droite “des quelques avancées qui avaient été obtenues à l’Assemblée nationale”.- “Se défausser” -Avec sa proposition de débats à l’Assemblée, Sébastien Lecornu peut-il faire bouger les lignes ? “Lecornu veut forcer les LR à voter pour le budget avec le socle commun, en les faisant voter d’abord sur la défense”, analyse un membre du groupe PS.Après le renoncement au 49.3, le locataire de Matignon n’en est pas à son premier “changement de méthode”. Mais sa manière de procéder interroge jusqu’à ses propres soutiens.Le président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, Frédéric Valletoux (groupe Horizons), fustige dans le journal L’Opinion un gouvernement qui “se contente de faire les additions des mesures votées, comme s’il allait rejeter par avance la faute de l’échec des discussions sur le Parlement”. Or il “ne peut pas se défausser et se placer uniquement en spectateur” de propositions “qui viennent de lui”.Le Premier ministre “godille en fonction des événements matin, midi et soir”, avance un autre cadre du bloc central.bpa-parl-are-ama/sde/swi

Le Sénat adopte le budget de “fin de gestion” pour 2025

Le Sénat a adopté mardi le projet de loi de “fin de gestion” pour 2025, un texte technique examiné en parallèle du budget 2026 pour fixer les derniers ajustements financiers de l’année en cours, marquée par un déficit atteignant 5,4% du PIB.Ce texte a été voté par la droite et l’ensemble du bloc central, tandis que la gauche s’y est opposée. L’Assemblée nationale, elle, l’avait rejeté en première lecture.Députés et sénateurs tenteront de se mettre d’accord sur une version de compromis lors d’une commission mixte paritaire (CMP) prévue jeudi matin. Il faudra ensuite que ce texte commun soit adopté dans les deux chambres la semaine prochaine, obligeant le gouvernement à espérer que certains groupes d’opposition s’abstiennent ou votent favorablement.La mission paraît néanmoins beaucoup moins périlleuse que sur le budget pour 2026, objet éminemment plus politique.”Ce texte est d’abord technique et il ne vise rien d’autre qu’à être collectivement capable de bien finir l’année”, a ainsi plaidé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Il permet de “garantir précisément et en toute transparence les jalons essentiels qui nous permettront de respecter la cible de déficit de 5,4% (du PIB) en 2025”, a-t-elle ajouté.En effet, le budget de “fin de gestion” respecte l’engagement initial du gouvernement sans dégrader le déficit, au contraire des années précédentes. Il prévoit tout de même quelques ouvertures et annulations de crédits, comme 190 millions supplémentaires pour des dépenses de sécurité en Outre-mer et contre les incendies estivaux. Côté annulation, 1,6 milliard sont notamment ponctionnés sur le programme d’investissements “France 2030″, le gouvernement invoquant un surplus de trésorerie.”Il faut saluer l’effort accompli en 2025 et le considérer comme un point de départ du redressement, mais aucunement comme un point d’arrivée”, a reconnu le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains), qui est par ailleurs beaucoup plus critique sur le budget pour 2026, dont le Sénat se saisit jeudi dans l’hémicycle. Il a suggéré l’adoption du texte, non sans obtenir le vote de quelques amendements, comme une rallonge de 50 millions pour la “mission d’aménagement du territoire” dévolue à La Poste, par exemple.La gauche a regretté la priorité donnée à la baisse des dépenses. “C’est la technique du rabot qui est privilégiée, en ciblant d’abord le plus facile, le budget d’investissement”, a épinglé le sénateur Grégory Blanc (groupe écologiste).

A la Cour de cassation, l’influence de Vincent Bolloré sur Vivendi en question

Avec son influence, son autorité, Vincent Bolloré contrôlait-il de fait Vivendi lors de sa scission en 2024? Non, a plaidé mardi son avocat devant la Cour de cassation. A l’inverse, des actionnaires minoritaires ont estimé son contrôle bien effectif, dans un “théâtre d’ombres”.La Cour, saisie par les sociétés Bolloré et Vivendi, doit pour la première fois se prononcer sur la notion de “contrôle de fait” d’une entreprise. Elle rendra vendredi sa décision, très attendue par le monde des affaires et les juristes.Concrètement, il s’agit pour la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire de décider “si le contrôle de fait exercé par les personnes physiques ou morales sur une société s’apprécie uniquement sur la base des droits de vote dont elle dispose en assemblée générale ou s’il faut tenir compte d’autres critères d’influence sans forcément de lien direct avec les droits de vote”, a exposé le président de la chambre commerciale, financière et économique Vincent Vigneau.Mardi matin, la Grand’chambre était comble pour ce dossier technique aux lourds enjeux financiers. Si les magistrats ne lui donnent pas gain de cause, M. Bolloré, premier actionnaire, s’expose en effet à devoir indemniser les petits actionnaires de Vivendi, à hauteur de plusieurs milliards d’euros.   Le milliardaire conservateur était absent à l’audience mais présent dans toutes les têtes. Il a une “notoriété indéniable” et une “crédibilité”, mais “convaincre n’est pas contrôler”, a fait valoir l’avocat de sa société, Emmanuel Piwnica.”Qui contrôle Vivendi ? (…) Il est constant que Bolloré ne contrôle pas Vivendi”, “ni en droit ni en fait”, a déroulé Me Piwnica, à l’unisson de l’avocat de Vivendi, Alain Bénabent.Mais le défenseur du fonds Ciam, actionnaire minoritaire qui a contesté l’opération de scission de Vivendi, a pris l’image du “rideau” dans le théâtre d’ombres, qui cache le principal acteur. Me Patrice Spinosi a ainsi demandé de “faire prévaloir la réalité sur l’apparence” dans la vie des affaires. Et selon lui, “Vincent Bolloré exerçait bien un contrôle de fait” sur Vivendi au moment du découpage du conglomérat en décembre 2024 en quatre entités cotées: outre Vivendi, Canal+ (médias), Havas (communication) et Louis Hachette Group (édition). – “Faisceau d’indices” -Le fonds Ciam avait saisi l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour trouver une issue équitable.Initialement, le gendarme français des marchés avait estimé que la société Bolloré ne pouvait “pas être considéré(e) comme contrôlant Vivendi”. Elle détenait un peu moins de 30% de son capital, soit en dessous du seuil requis pour lancer une offre publique de retrait du marché (OPR), un rachat d’action réclamé par une partie des petits actionnaires.La cour d’appel de Paris avait ensuite demandé en avril à l’AMF de réexaminer sa décision. La cour avait en effet pris en considération un “faisceau d’indices”, en soulignant “l’influence” particulière de Vincent Bolloré sur les actionnaires, compte tenu notamment de son autorité personnelle et de sa personnalité.L’AMF avait donc décidé en juillet que la société Bolloré et l’entrepreneur breton étaient “tenus au dépôt d’un projet d’offre publique de retrait” des titres Vivendi dans un délai de six mois. Mardi, la première avocate générale Irène Luc, dont le rôle est de défendre la bonne application de la loi, a considéré que la cour d’appel avait “enfreint les termes clairs du Code du commerce”. Elle préconise de “casser” cet arrêt d’avril, ce qui serait favorable à la société Bolloré.L’avocat de l’industriel a relevé le risque pour la “sécurité juridique” des entreprises en cas de décision contraire. Mais c’est “un épouvantail”, a opposé Me Spinosi pour le fonds Ciam. Un autre fonds est partie à l’affaire, Independent franchise partners, afin également de faire valoir le droit des investisseurs.Vivendi pèse aujourd’hui environ 2,5 milliards contre près de 9 milliards avant la scission qui, quelle que soit l’issue, n’est pas remise en question.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La France dit adieu à ses pandas chinois, Pékin promet de les remplacer

L’unique couple de pandas géants hébergé en France s’est envolé mardi depuis Roissy pour regagner leur Chine natale, suscitant l’émotion de nombreux fans, mais Pékin a promis de leur trouver des remplaçants. Les deux ursidés, Huan Huan et Yuan Zi, prêtés au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) par la Chine depuis 2012, ont pris place à la mi-journée à bord d’un Airbus A330 Cargo d’Air China, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent atterrir à Chengdu (centre de la Chine) mercredi matin, après environ 12 heures de vol. Leur rapatriement, initialement prévu pour 2027, a été anticipé en raison d’une insuffisance rénale dont souffre Huan Huan, la femelle.”Rassurez-vous amis français, de nouveaux pandas géants arriveront dans le futur”, a déclaré le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine en France, Chen Dong, présent sur le tarmac de l’aéroport, juste avant le décollage.Les plantigrades âgés de 17 ans ont été placés dans deux caisses blanches marquées de l’inscription “bon voyage”. Ils disposent pour le trajet de 180 kilos de bambous frais et de plusieurs jerricanes d’eau.A Beauval, il ne reste plus désormais que deux pandas, nés de leur union, uniques représentants de l’espèce en France.Ces gros nounours à tête blanche et aux yeux sombres entourés de taches noires suscitent la sympathie à travers le monde. En liberté, on les trouve uniquement en Chine où ils sont utilisés comme cadeaux de prestige et outil d’influence dans les relations internationales.Dans le cadre de sa “diplomatie du panda”, Pékin prête quelques rares animaux à l’étranger pour renforcer les relations avec certains pays. En dehors de Chine, seuls une vingtaine de parcs zoologiques possèdent ces herbivores.- “Amitié sino-française” -Ces “adorables pandas géants” sont “des ambassadeurs de l’amitié sino-française” et ils continueront de “rapprocher le peuple français et le peuple chinois”, a assuré Chen Dong.Huan Huan et Yuan Zi avaient quitté le parc animalier de Beauval, dans la nuit, peu après 5H00 au sein d’un convoi exceptionnel sous escorte policière, devant quelques admirateurs émus qui avaient bravé le froid.Le couple doit rejoindre le Centre de conservation de Chengdu, dans le cadre du programme international de recherche et de reproduction des pandas géants.Leur départ est “une étape”, a estimé le directeur du parc, Rodolphe Delord, saluant l’annonce de l’ambassade de Chine sur l’arrivée de nouveaux pandas. Il a précisé qu’il devait se rendre prochainement à Chengdu.Au moment de quitter Beauval, les pandas sont apparus une dernière fois devant la dizaine de soigneurs venus les saluer, à travers la vitre en plexiglas de leur boîte. Certains, à leurs côtés depuis 13 ans, avaient les yeux humides.L’agitation n’a pas eu l’air de perturber les plantigrades.”On dirait que c’est presque comme si de rien n’était pour Huan Huan. Elle se gratte, elle est à l’aise”, s’est amusé le directeur du parc Rodolphe Delord, lui aussi très ému.Drapeaux en main et “bob panda” sur la tête, Patrice Colombel et son épouse Véronique, avaient fait le déplacement à Beauval depuis Bordeaux, pour “un dernier adieu rempli d’émotion”.”On est tristes. Avant eux, je n’avais jamais vu de panda”, a dit cette dernière à l’AFP.Depuis leur arrivée en 2012, dans un avion spécial à leur effigie, ces pandas ont soutenu le succès du parc zoologique de Beauval qui a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé 113 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023.Ils ont aussi donné naissance à trois bébés, une première en France: un mâle né en 2017 et parti il y a deux ans en Chine, mais aussi deux jumelles, qui, elles, resteront à Beauval au moins jusqu’en janvier 2027.

La France dit adieu à ses pandas chinois, Pékin promet de les remplacer

L’unique couple de pandas géants hébergé en France s’est envolé mardi depuis Roissy pour regagner leur Chine natale, suscitant l’émotion de nombreux fans, mais Pékin a promis de leur trouver des remplaçants. Les deux ursidés, Huan Huan et Yuan Zi, prêtés au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) par la Chine depuis 2012, ont pris place à la mi-journée à bord d’un Airbus A330 Cargo d’Air China, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent atterrir à Chengdu (centre de la Chine) mercredi matin, après environ 12 heures de vol. Leur rapatriement, initialement prévu pour 2027, a été anticipé en raison d’une insuffisance rénale dont souffre Huan Huan, la femelle.”Rassurez-vous amis français, de nouveaux pandas géants arriveront dans le futur”, a déclaré le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine en France, Chen Dong, présent sur le tarmac de l’aéroport, juste avant le décollage.Les plantigrades âgés de 17 ans ont été placés dans deux caisses blanches marquées de l’inscription “bon voyage”. Ils disposent pour le trajet de 180 kilos de bambous frais et de plusieurs jerricanes d’eau.A Beauval, il ne reste plus désormais que deux pandas, nés de leur union, uniques représentants de l’espèce en France.Ces gros nounours à tête blanche et aux yeux sombres entourés de taches noires suscitent la sympathie à travers le monde. En liberté, on les trouve uniquement en Chine où ils sont utilisés comme cadeaux de prestige et outil d’influence dans les relations internationales.Dans le cadre de sa “diplomatie du panda”, Pékin prête quelques rares animaux à l’étranger pour renforcer les relations avec certains pays. En dehors de Chine, seuls une vingtaine de parcs zoologiques possèdent ces herbivores.- “Amitié sino-française” -Ces “adorables pandas géants” sont “des ambassadeurs de l’amitié sino-française” et ils continueront de “rapprocher le peuple français et le peuple chinois”, a assuré Chen Dong.Huan Huan et Yuan Zi avaient quitté le parc animalier de Beauval, dans la nuit, peu après 5H00 au sein d’un convoi exceptionnel sous escorte policière, devant quelques admirateurs émus qui avaient bravé le froid.Le couple doit rejoindre le Centre de conservation de Chengdu, dans le cadre du programme international de recherche et de reproduction des pandas géants.Leur départ est “une étape”, a estimé le directeur du parc, Rodolphe Delord, saluant l’annonce de l’ambassade de Chine sur l’arrivée de nouveaux pandas. Il a précisé qu’il devait se rendre prochainement à Chengdu.Au moment de quitter Beauval, les pandas sont apparus une dernière fois devant la dizaine de soigneurs venus les saluer, à travers la vitre en plexiglas de leur boîte. Certains, à leurs côtés depuis 13 ans, avaient les yeux humides.L’agitation n’a pas eu l’air de perturber les plantigrades.”On dirait que c’est presque comme si de rien n’était pour Huan Huan. Elle se gratte, elle est à l’aise”, s’est amusé le directeur du parc Rodolphe Delord, lui aussi très ému.Drapeaux en main et “bob panda” sur la tête, Patrice Colombel et son épouse Véronique, avaient fait le déplacement à Beauval depuis Bordeaux, pour “un dernier adieu rempli d’émotion”.”On est tristes. Avant eux, je n’avais jamais vu de panda”, a dit cette dernière à l’AFP.Depuis leur arrivée en 2012, dans un avion spécial à leur effigie, ces pandas ont soutenu le succès du parc zoologique de Beauval qui a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé 113 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023.Ils ont aussi donné naissance à trois bébés, une première en France: un mâle né en 2017 et parti il y a deux ans en Chine, mais aussi deux jumelles, qui, elles, resteront à Beauval au moins jusqu’en janvier 2027.

Pakistan denies deadly strikes after Afghanistan vows retaliation

Afghanistan’s Taliban government vowed on Tuesday to “respond appropriately” to deadly overnight air strikes it blamed on Pakistan, a claim Islamabad denied, as tensions spiked a day after a suicide bombing in a Pakistani city.An air raid on Khost province “martyred” nine children and a woman, Taliban spokesman Zabihullah Mujahid posted on X, blaming Pakistani …

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Devis gonflés et imprécisions dans les audits, face à la fraude à MaPrimeRénov’ les nécessaires visites sur place

“Les combles sont très bien isolés, donc il n’y a aucune raison d’isoler les rampants” du toit, contrairement à ce que prévoyait le devis de travaux de rénovation énergétique, selon un agent venu faire un contrôle avant l’octroi éventuel d’une subvention MaPrimeRénov’. La visite de cet expert technique, qui a demandé à ne pas être identifié, a été déclenchée par des doutes de la part du service d’instruction de MaPrimeRénov’ à la lecture du dossier de demande d’aide : aucune isolation aux murs et un chauffe-eau inchangé depuis la construction de cette maison en 1984, à Aubevoye, petite commune de l’Eure.Tournevis en main, l’agent de contrôle démonte un interrupteur électrique pour scruter l’intérieur des murs: bingo! “Derrière le carreau de plâtre, il y a 5 cm de vide d’air, puis le mur en parpaing”. Une constitution “légèrement plus isolante” qu’un mur non doublé. Quant au vieux chauffe-eau, il n’existe pas. Une chaudière au gaz a été installée en 2019 au sous-sol. “Investir 20.000 euros dans une pompe à chaleur si le changement de la chaudière n’est pas nécessaire c’est douteux” et “pas très honnête de la part de l’auditeur”, relève l’agent, pédagogue avec le propriétaire, Fouad. Ce technicien dans l’automobile âgé de 50 ans avait bien conscience des nombreux “fraudes et devis gonflés” dans la rénovation énergétique, mais pas que ça pouvait toucher sa propre maison, qu’il loue à une famille.Le contrôle de “l’état initial du logement”, renseigné dans l’audit énergétique, aura pourtant révélé que des éléments dégradent la note énergétique du logement et justifient certains travaux -pas tellement nécessaires au final, selon l’expert technique- pour lesquels il a été demandé 49.000 euros, la subvention maximale possible au vu des revenus du propriétaire. – “Trois infos et demie” -Des dossiers truffés d’incohérences, l’agglomération Seine-Eure, à 40 km au sud de Rouen, en reçoit des dizaines depuis la création en 2024 des “Accompagnateurs Rénov'” (MAR), des professionnels qui conseillent les particuliers dans leur projet de rénovation énergétique, à consulter obligatoirement pour demander une subvention. Avant 2024, l’intercommunalité aidait les ménages à rénover énergétiquement leur logement en s’appuyant sur des professionnels locaux et certifiés par la région Normandie. Mais “du jour au lendemain, on a reçu des dossiers déposés par des MAR de Marseille, de Lyon, de Bordeaux, avec des audits contenant trois infos et demie, des incohérences immédiates, mais des devis bien propres”, qui ont mis la puce à l’oreille du service d’examen des dossiers MaPrimeRénov’, raconte une instructrice souhaitant garder l’anonymat en raison des pressions récurrentes de particuliers et d’entreprises mécontentes.Un premier contrôle sur place en 2024 révèle des anomalies, idem pour les inspections suivantes sur d’autres cas. “100% des dossiers déposés par des MAR extérieurs au département sont frauduleux”, alerte Anne Terlez, vice-présidente de l’agglomération, chargée de l’habitat. Il ne s’agit pas là d’usurpation d’identité, d’arnaque au détriment des particuliers ni d’entreprises non autorisées à faire ce type d’activité, mais de négligences, d’imprécisions qui contribuent à gaspiller de l’argent public ou en tout cas qui rendent la rénovation moins efficace. – 10% à 15% de contrôles physiques -“Le spectre entre une usurpation d’identité et un dossier parfait est très large, il y a beaucoup de degrés différents de fraude potentielle”, souligne encore l’examinatrice de dossiers, déplorant le manque d’action de la part de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui distribue les aides MaPrimeRénov’, sur ces autres facettes de la fraude.Elle constate que “c’est sur l’audit énergétique que ces entreprises arrivent le plus à berner les services instructeurs, qui sont composés de personnel administratif et non technique”, et insiste sur l’importance des “contrôles sur place”, avant travaux, sans quoi “impossible de prouver si quelque chose existe ou pas”. L’Anah assure de son côté avoir des “outils et techniques” pour contrôler l’audit énergétique d’avant travaux et faire appel à des instructeurs qui ont “toutes les expertises pour juger la qualité des projets de travaux”. Au niveau national, les contrôles physiques concernent 10% à 15% des projets et se déroulent après la réalisation des travaux, explique à l’AFP l’agence publique.Mais dans l’Eure, Anne Terlez dit avoir vécu “des injonctions contraires” entre “l’objectif de massification” de la rénovation énergétique poursuivi par l’Anah et la nécessaire lutte contre la fraude. Un reproche balayé par l’Anah qui cite l’allongement des délais d’attente comme preuve de la lutte contre la fraude.