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Nobel laureate Machado says US helped her leave Venezuela, vows return

Nobel Peace laureate Maria Corina Machado said on Thursday that the United States helped her get to Norway from hiding in Venezuela, expressing support for US military action against her country and vowing to return home.Machado, who vanished in January after challenging the rule of President Nicolas Maduro, emerged on a hotel balcony in Oslo …

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A Athènes, la lutte pour préserver des cours d’eau au milieu du béton

Entre les roseaux et les platanes centenaires qui longent la rivière Kifissos dans l’ouest d’Athènes, Tassos Sikoutris ramasse bouteilles plastiques et déchets rouillés qui jonchent “ce dernier tronçon naturel” menacé par des travaux de prévention des inondations.Dans cette banlieue de Néa Filadélfeia, bétonnée comme l’ensemble de l’agglomération athénienne, la rivière est “une oasis”, savoure cet ingénieur électricien de 59 ans tandis que hérons et faucons survolent les berges verdoyantes.Mais “les travaux prévus détruiront ce riche biotope”, déplore-t-il en désignant la base d’un roseau pétrifié, signe de la présence du cours d’eau depuis l’Antiquité.La rivière Kifissos, longue de 27 km, traverse la banlieue ouest de la capitale. Mais au cours du XXe siècle, une grande partie a été sacrifiée et enfouie pour y construire autoroute, zones habitées et industrielles au rythme de l’urbanisation frénétique de la capitale grecque.D’autres cours d’eau ont subi le même sort dans une agglomération densément peuplée, une fournaise en été et qui manque d’espaces verts.Des inondations fréquentes lors de pluies intenses ont contraint les autorités à entreprendre d’importants travaux pour gérer les cours d’eau restants comme celui de Néa Filadélfeia.”Ce qui est perçu maintenant comme une oasis pourrait, lors de graves inondations, devenir une catastrophe”, assure d’ailleurs à l’AFP Nikos Tachiaos, vice-ministre des Transports et des Infrastructures.L’objectif des aménagements est de prévenir “des phénomènes (naturels) violents dans le contexte du changement climatique”, poursuit-il en insistant sur les inondations catastrophiques et meurtrières qui ont ravagé la plaine de Thessalie, dans le centre de la Grèce, en 2023.Or la rivière “Kifissos est le plus grand problème à Athènes” quant au risque d’inondations, souligne-t-il.Les habitants tirent, eux, la sonnette d’alarme.- travaux d’ingénierie – Ces aménagements vont entraîner “la coupure d’arbres centenaires et la destrution de la flore et de la faune”, fustige Chryssanthi Georgiou, présidente de l’association Roï (flux en grec) pour la préservation des rivières.Riverains et mairies avoisinantes ont donc saisi la justice pour tener de stopper ce “projet pharaonique”, selon elle.Le plan prévoit la consolidation des berges avec des gabions, ces casiers en grillage métallique remplis de pierre, et l’utilisation du béton dans une petite partie de la rivière pour prévenir les crues.Déjà employée sur des tronçons de Kifissos et d’autres rivières, cette technique est contestée par des experts en raison du risque de rétrécissement du lit des rivières et d’affaissement du terrain.”Les gabions (…) sont des matériaux naturels utilisés dans le monde entier et considérés comme respectueux de l’environnement”, rétorque le vice-ministre Nikos Tachiaos.Au Phalère, en banlieue sud d’Athènes, les habitants dénoncent également le risque de destruction de la rivière Pikrodafni.”Des travaux d’ingénierie lourde utilisant du béton armé et des gabions” sont prévus “ce qui effacera complètement le caractère naturel”, déplore Constantinos Loupasakis, professeur de génie géotechnique à l’Ecole Polythechnique d’Athènes.Selon lui, cette méthode “de court terme” peut transformer les rivières en conduites d’eau pour évacuer les eaux pluviales ou parfois les eaux usées, source de pollution et de gaspillage d’eau.- bienfaits environnementaux -Les détracteurs de ces projets d’aménagement avancent les bienfaits environnementaux de ces cours d’eau.En été, lors des canicules prolongées qui transforment Athènes en une métropole étouffante, “la température dans notre quartier est inférieure de 4 degrés (par rapport au reste de la ville)”, assure Chryssanthi Georgiou. “L’objectif doit être de profiter de nos ressources naturelles”, ajoute-t-elle, “surtout actuellement avec le risque de pénurie d’eau” qui sévit sur la métropole grecque.Fin novembre, l’Attique, la région autour d’Athènes, a été placée en état d’urgence hydrique.Une mesure qui doit permettre l’accélération des travaux d’infrastructure face à la sécheresse prolongée qui frappe la région et a fait considérablement chuter le niveau des réservoirs d’eau de la capitale.Pour le vice-ministre, “des compromis doivent être faits des deux côtés afin de trouver un équilibre entre la beauté naturelle et la fonctionnalité”.

Pour l’accusation, “tout désigne” le “diabolique” anesthésiste Frédéric Péchier

“Tout désigne” Frédéric Péchier comme coupable de 30 empoisonnements, dont 12 mortels, a asséné l’accusation jeudi devant la cour d’assises du Doubs, qualifiant l’anesthésiste de Besançon de “l’un des plus grands criminels de l’histoire judiciaire française”.”Ce n’est pas un médecin que vous jugez, mais un criminel qui a utilisé la médecine pour tuer”, a martelé jeudi l’avocate générale Thérèse Brunisso, qui porte l’accusation avec Christine de Curraize.”Nous sommes certaines de (sa) culpabilité”, a ajouté la magistrate devant un accusé impassible.Le médecin de 53 ans, qui n’a cessé de clamer son innocence, est jugé depuis trois mois à Besançon pour avoir empoisonné 30 patients de quatre à 89 ans entre 2008 et 2017, dans deux cliniques de Besançon. Selon l’accusation, il a agi pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit. Dans ce dossier, “tout désigne Frédéric Péchier et seulement Frédéric Péchier. Il est le seul dénominateur commun pour tous les actes” malveillants recensés, a souligné Christine de Curraize.- “Crime parfait” -“Non seulement c’est le crime parfait, mais c’est aussi le crime le plus diabolique qui soit” car “on n’attend pas le crime derrière le soin”.L’avocate générale est notamment revenue sur le cas de Jean-Claude Gandon, empoisonné le 20 janvier 2017 à la clinique Saint-Vincent. En s’en prenant ce jour-là à ce patient de 70 ans, l’accusé a commis des erreurs et donc “signé sa perte”, a analysé Mme de Curraize.Pour l’accusation, Frédéric Péchier aurait empoisonné M. Gandon pour montrer que, comme ses collègues, lui aussi était victime d’actes malveillants. Une manière de “se dédouaner dans l’urgence” au moment où les policiers cherchent à démasquer un empoisonneur à la clinique et qu’il “sait trop bien que le travail d’enquête mènera à lui et seulement à lui”.Mais Frédéric Péchier a commis “trop d’erreurs”: “il est le seul a avoir accès à la poche de perfusion” de M. Gandon, “il sait avant tout le monde que son patient a été empoisonné aux anesthésiques locaux”, et des seringues, les “armes du crime”, sont laissées sur place, marque de “fébrilité”.Avec le cas Gandon, il “signe sa perte”: “c’est comme si Frédéric Péchier avait écrit en rouge sur son front +je suis l’empoisonneur des cliniques+”.Dans ce “dossier complètement dingue”, “les doutes qui me tiraillaient (…) se sont levés les uns après les autres et sa culpabilité est devenue une évidence”, a exposé la magistrate, qui a suivi ce dossier depuis le début de l'”enquête titanesque”, ouverte en janvier 2017. L’accusé “n’est évidemment ni Guy Georges, ni Michel Fourniret, il n’en est pas moins un tueur en série”, a aussi martelé Mme Brunisso.Selon l’accusation, Frédéric Péchier a pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients pris en charge par d’autres médecins anesthésistes.- “Tueur en série” -Après avoir soutenu pendant l’enquête que la plupart des cas étaient dus à des “erreurs médicales” de ses collègues ou à des aléas thérapeutiques, Frédéric Péchier a admis que parmi les 30 cas qui lui sont imputés, 12 étaient des empoisonnements, dont cinq mortels. Mais il l’a répété: ce criminel en blouse blanche, ce n’est pas lui.L’avocate générale Thérèse Brunisso s’est efforcée de contrer deux arguments souvent brandis par la défense. D’abord qu’il n’y aurait pas de preuves dans ce dossier. C’est “faux”, “nous avons tout un faisceau d’éléments qui conduisent” à l’accusé et “uniquement” à lui, a-t-elle relevé.Il est “faux” également d’affirmer qu'”il faut être un fou furieux pour faire ça”, car “la maladie mentale, la folie, ce n’est pas nécessaire pour caractériser un tueur en série”, et “ce sont les faits qui déterminent la culpabilité”, a insisté Mme Brunisso.Pour l’avocat de la défense, Randall Schwerdorffer, qui plaidera l’acquittement lundi, le mobile d’une vengeance envers des collègues pour des motifs futiles ne tient pas.L’accusé, qui comparaît libre, encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu d’ici au 19 décembre.

Génocide des Tutsi au Rwanda: la Banque de France visée par une plainte

Une plainte pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité a été déposée contre la Banque de France, accusée d’avoir validé plusieurs virements qui auraient facilité l’armement des forces génocidaires au Rwanda.La plainte a été déposée le 4 décembre au doyen des juges d’instruction du Pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris, révélée par le journal Libération et consultée jeudi par l’AFP.Elle vise à établir si la banque centrale française a manqué à ses obligations de contrôle alors que l’ONU avait instauré un embargo sur les ventes d’armes au Rwanda le 17 mai 1994.Selon les plaignants, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) et ses fondateurs Alain Gauthier et Dafroza Mukarumongi, non seulement la Banque de France n’a pas gelé le compte de la Banque nationale du Rwanda, mais elle a aussi effectué sept transferts en sa faveur, pour un montant total de 3,17 millions de francs (soit environ 486.000 euros), entre mai et août 1994, en plein génocide des Tutsi.Parmi les bénéficiaires figure notamment la société française Alcatel, soupçonnée d’avoir fourni des équipements de communication aux autorités rwandaises.Selon des documents rapportés dans la plainte que l’AFP a pu consulter, un versement d’un montant de 435.000 francs a par exemple été effectué au bénéfice d’Alcatel, le 5 mai 1994. Plusieurs témoignages attestent que ce paiement était destiné à l’achat de téléphones satellites, considérés comme un équipement important par le gouvernement intérimaire rwandais, afin de maintenir les communications internationales.”Le génocide des Tutsi n’a pas seulement été l’œuvre de ceux qui tuaient à la machette. Il a été rendu possible par une multitude de criminels en col blanc, qui, confortablement assis dans leurs bureaux, ont autorisé des transferts et signé des opérations dans la banalité administrative, loin du sang mais nécessaire à la machine génocidaire”, ont rappelé dans un communiqué Mes Matilda Ferey et Joseph Breham, les avocats du CPCR.Contactée, la Banque de France a déclaré n’avoir pu faire que des “recherches sommaires” étant donné le délai “particulièrement court” depuis le dépôt de la plainte. “A ce stade, nous n’avons trouvé aucune trace des virements évoqués. Ceci s’explique par le fait qu’au titre des diverses prescriptions réglementaires, toutes les pièces, bordereaux et éléments comptables des comptes bancaires doivent être détruits après un délai de dix ans”, a-t-elle déclaré.Le génocide au Rwanda a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU, essentiellement des Tutsi exterminés entre avril et juillet 1994.

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Inondations en Indonésie: près de 1.000 morts et plus de 220 disparus

Des inondations dévastatrices en Indonésie ont fait près de 1.000 morts, selon un bilan provisoire des autorités jeudi, et des centaines de milliers de personnes souffrant des pénuries se plaignent que l’aide tarde à leur parvenir.Quelque 990 personnes ont perdu la vie dans les inondations qui ont dévasté le nord-ouest de l’île de Sumatra et plus de 220 personnes sont encore portées disparues, a indiqué le porte-parole de l’agence de prévention des catastrophes, Abdul Muhari.Des tempêtes tropicales et des pluies de mousson ont frappé l’Asie du Sud-Est et l’Asie du Sud ce mois-ci, provoquant des glissements de terrain et des crues éclair, alors que de nouvelles précipitations sont attendues.Dans la province d’Aceh, à Sumatra, théâtre d’un tsunami dévastateur en 2004, les habitants s’attachent à reconstruire tant bien que mal leur vie, mais frustrations et colère croissent alors que l’aide tarde à leur parvenir. “Les gens ne savent pas sur qui compter”, explique Syahrul, 39 ans, habitant à Bireuen, une ville du nord, où les destructions sont massives.Les habitants ont “perdu tout espoir (…) même celui d’essayer de se donner de l’espoir. À ce stade, ils ne peuvent plus compter du tout sur le gouvernement, quand on voit comment la situation a été gérée”, affirme-t-il à l’AFP. À Lhokseumawe, non loin de là, la population lutte toujours pour contenir des coulées de boue.”Près de 15 jours après l’inondation, nous n’avons pu que nettoyer l’intérieur de notre maison”, raconte à l’AFP Sariyulis, 36 ans.”Dehors, on ne peut plus rien faire à cause de la boue”, poursuit-il expliquant que la plupart des victimes des inondations se plaignaient du manque d’aide de la part des autorités. “Nous entendons sans cesse dire que chaque province peut gérer les inondations, mais nous vivons tout le contraire”, se lamente-t-il. “Plus de deux semaines après, nous sommes toujours confrontés aux mêmes problèmes (…) Les progrès réalisés (…) sont infimes”.Les mesures d’urgence en cours doivent être prolongées de deux semaines “afin de mener à bien la reconstruction et les réparations urgentes des infrastructures”, a déclaré Muzakir Munaf, gouverneur d’Aceh,à la presse. Mais le besoin le plus urgent concerne les médicaments, car les gens tombent malades, a-t-il ajouté, “nos communautés souffrent de maladies de peau, de toux, de démangeaisons et d’autres affections”. Le coût de la reconstruction pourrait s’élever à 51. 820 milliards de roupies (3,1 milliards de dollars) et le gouvernement indonésien se refuse pour l’instant à solliciter l’aide internationale.

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Avenir du chantier de l’A69: la cour administrative tranchera le 30 décembre

La cour administrative d’appel de Toulouse doit rendre le 30 décembre son arrêt sur la validité de l’autorisation environnementale du chantier de l’autoroute A69 et la poursuite des travaux, recommandée par le rapporteur public.Etant donné la “taille critique” du bassin de population et d’emploi des villes de Castres et de Mazamet, dans le sud du Tarn, il est, selon le rapporteur Frédéric Diard, “difficile de lui dénier la nécessité d’une liaison autoroutière” avec la métropole toulousaine.Dans ce dossier, devenu depuis deux ans un symbole des luttes écologiques, ce magistrat, dont la fonction est d’éclairer les juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, estime en outre que l’autoroute A69 fait partie “des conditions favorables” au développement de cette zone et lui permettra d’être reliée aux “grands équipements régionaux” présents à Toulouse (aéroport, universités, hôpitaux, etc.).”Si vous nous suivez dans nos conclusions, vous annulerez le jugement du tribunal administratif de Toulouse”, a conclu M. Diard, soutenant que l’autorisation environnementale accordée par l’Etat à ce chantier mais qui avait été invalidée le 27 février, était conforme au droit.Le tribunal toulousain avait à l’époque considéré que cette future liaison de 53 km ne présentait pas de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), une condition juridique nécessaire pour autoriser les atteintes à l’environnement liées à des projets d’infrastructure comme l’A69.- “anomalie” -En appui du rapporteur public, pour l’Etat, Eric Sacher, sous-directeur des affaires juridiques au ministère de la Transition écologique, a estimé que cette première décision constituait une “anomalie” que la cour administrative d’appel devait désormais corriger.Du côté des collectivités locales favorables au projet, l’avocate Catherine Schlegel a mis en avant le principe d’égalité territoriale dont l’agglomération de Castres-Mazamet “n’a pas à être privée”.En réponse, l’avocate des associations opposées à l’A69, Julie Rover, a d’abord rappelé que la cour administrative d’appel de Toulouse se trouvait dans la position de clore l'”exceptionnelle saga juridictionnelle” qui a entouré le chantier de l’autoroute. “53.000 pages de procédure”, avait rappelé le président de la cour, Denis Chabert, en ouverture des débats.- “hors normes” -“Le droit et les avis techniques plaident pour la confirmation de la décision de première instance”, a soutenu Me Rover pour qui “l’anomalie juridique” serait un arrêt de la cour conforme à la position du rapporteur public, qui, selon elle, “ne manquera pas d’être censuré par le Conseil d’Etat”.Marine Yzquierdo, autre avocate des opposants, est de son côté revenue sur le rejet de la demande de récusation que les anti-A69 et leurs avocats avaient déposée il y a quelques jours. Elle visait plusieurs magistrats siégeant jeudi, dont le président Denis Chabert, au motif qu’ils avaient déjà participé à une première décision sur l’autoroute A69, autorisant en mai une reprise des travaux dans l’attente de l’audience d’appel.Elle a confié n’avoir “plus le cœur à plaider”, ayant “l’impression que les dés sont jetés”. Pour autant, affirmant “croire encore à la justice”, elle a appelé les cinq magistrats de la composition élargie de la cour à ne pas participer à une “politique de démolition massive du droit de l’environnement”.”La juridiction essaie de faire ce qu’elle doit faire”, a déclaré en clôture de l’audience Denis Chabert, reconnaissant que l’A69 constituait un dossier “hors normes”. “Hors normes dans sa dimension mais pas hors du droit”, a-t-il souligné, avant d’annoncer la date du 30 décembre pour le rendu de cette décision attendue.

Avenir du chantier de l’A69: la cour administrative tranchera le 30 décembre

La cour administrative d’appel de Toulouse doit rendre le 30 décembre son arrêt sur la validité de l’autorisation environnementale du chantier de l’autoroute A69 et la poursuite des travaux, recommandée par le rapporteur public.Etant donné la “taille critique” du bassin de population et d’emploi des villes de Castres et de Mazamet, dans le sud du Tarn, il est, selon le rapporteur Frédéric Diard, “difficile de lui dénier la nécessité d’une liaison autoroutière” avec la métropole toulousaine.Dans ce dossier, devenu depuis deux ans un symbole des luttes écologiques, ce magistrat, dont la fonction est d’éclairer les juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, estime en outre que l’autoroute A69 fait partie “des conditions favorables” au développement de cette zone et lui permettra d’être reliée aux “grands équipements régionaux” présents à Toulouse (aéroport, universités, hôpitaux, etc.).”Si vous nous suivez dans nos conclusions, vous annulerez le jugement du tribunal administratif de Toulouse”, a conclu M. Diard, soutenant que l’autorisation environnementale accordée par l’Etat à ce chantier mais qui avait été invalidée le 27 février, était conforme au droit.Le tribunal toulousain avait à l’époque considéré que cette future liaison de 53 km ne présentait pas de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), une condition juridique nécessaire pour autoriser les atteintes à l’environnement liées à des projets d’infrastructure comme l’A69.- “anomalie” -En appui du rapporteur public, pour l’Etat, Eric Sacher, sous-directeur des affaires juridiques au ministère de la Transition écologique, a estimé que cette première décision constituait une “anomalie” que la cour administrative d’appel devait désormais corriger.Du côté des collectivités locales favorables au projet, l’avocate Catherine Schlegel a mis en avant le principe d’égalité territoriale dont l’agglomération de Castres-Mazamet “n’a pas à être privée”.En réponse, l’avocate des associations opposées à l’A69, Julie Rover, a d’abord rappelé que la cour administrative d’appel de Toulouse se trouvait dans la position de clore l'”exceptionnelle saga juridictionnelle” qui a entouré le chantier de l’autoroute. “53.000 pages de procédure”, avait rappelé le président de la cour, Denis Chabert, en ouverture des débats.- “hors normes” -“Le droit et les avis techniques plaident pour la confirmation de la décision de première instance”, a soutenu Me Rover pour qui “l’anomalie juridique” serait un arrêt de la cour conforme à la position du rapporteur public, qui, selon elle, “ne manquera pas d’être censuré par le Conseil d’Etat”.Marine Yzquierdo, autre avocate des opposants, est de son côté revenue sur le rejet de la demande de récusation que les anti-A69 et leurs avocats avaient déposée il y a quelques jours. Elle visait plusieurs magistrats siégeant jeudi, dont le président Denis Chabert, au motif qu’ils avaient déjà participé à une première décision sur l’autoroute A69, autorisant en mai une reprise des travaux dans l’attente de l’audience d’appel.Elle a confié n’avoir “plus le cœur à plaider”, ayant “l’impression que les dés sont jetés”. Pour autant, affirmant “croire encore à la justice”, elle a appelé les cinq magistrats de la composition élargie de la cour à ne pas participer à une “politique de démolition massive du droit de l’environnement”.”La juridiction essaie de faire ce qu’elle doit faire”, a déclaré en clôture de l’audience Denis Chabert, reconnaissant que l’A69 constituait un dossier “hors normes”. “Hors normes dans sa dimension mais pas hors du droit”, a-t-il souligné, avant d’annoncer la date du 30 décembre pour le rendu de cette décision attendue.

Austrian parliament approves headscarf ban in schools

Austrian lawmakers on Thursday voted by a large majority in favour of a law banning headscarves in schools for girls under 14, a move rights groups and experts say is discriminatory and could deepen societal division.Austria’s conservative-led government — under pressure with anti-immigration sentiment is running high — proposed the ban earlier this year, arguing it …

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Dermatose: l’État annonce l’abattage des bovins en Ariège, des agriculteurs s’y opposent

Le préfet de l’Ariège a annoncé l’abattage jeudi d’un troupeau de plus de 200 vaches après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage des Bordes-sur-Arize, autour duquel des agriculteurs ont dressé des barrages pour bloquer l’accès à la ferme.Plusieurs centaines d’agriculteurs, notamment de la Coordination rurale mais aussi de la Confédération paysanne, entendent empêcher que les vaches soient euthanasiées. Avec des dizaines de tracteurs, des troncs d’arbres, ils obstruent les routes menant à l’exploitation, a constaté l’AFP.”Notre intention est d’empêcher (l’abattage). Il faut que la ministre (de l’Agriculture, Annie Genevard) prenne conscience de la situation”, a déclaré Jérôme Bayle, figure régionale du mouvement de protestation agricole, assurant que les propriétaires du troupeau “sont totalement opposés à l’abattage total”.Au micro de la radio Ici Occitanie, le préfet de l’Ariège Hervé Brabant avait auparavant averti que la stratégie d’abattage était la seule efficace “pour préserver le cheptel français”. “Les mesures sanitaires qui s’imposent conduisent à ce que le troupeau soit abattu, c’est la meilleure solution qu’on puisse apporter. Aujourd’hui c’est la seule solution qui fonctionne”, a-t-il assuré.”Si je dois faire preuve de fermeté, je ferai preuve de fermeté. Mais je serai désolé d’en arriver là et j’en appelle à la responsabilité”, a poursuivi le préfet de l’Ariège.- Protocole expérimental -Jeudi matin, aucune présence policière n’était visible aux abords immédiats de la ferme des Bordes-sur-Arize, village de 500 habitants au pied des Pyrénées. Pour l’heure, il est impossible aux services vétérinaires d’accéder à l’étable où sont rassemblées plus de 200 blondes d’Aquitaine.Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture de l’Ariège ont proposé mercredi un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture. Ils demandent que ne soit abattues que les vaches contaminées et que la santé du reste du troupeau soit contrôlée par test PCR pendant 4 à 6 semaines. Ils appellent également à une vaccination massive ainsi qu’à la mise en place d’une zone de protection de 5 km autour du foyer. Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bovins doit être abattu vendredi, a annoncé jeudi le préfet du département Jean Salomon. Dans cette exploitation située dans le village de Luby-Betmont, une dizaine d’éleveurs sont également mobilisés pour empêcher l’intervention des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété Jean Salomon.- “La vaccination, pas l’abattage -“On va tenir les deux points de mobilisation jusqu’à faire plier la ministre. Pas la peine d’envoyer 3.000 CRS, ça ne changera rien”, a assuré mercredi soir à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers, voisin des Hautes-Pyrénées.Les cas détectés de DNC dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. Cette maladie, apparue en juin en France et non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort de bovins, est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture, qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.”La solution c’est la vaccination, pas l’abattage. Surveiller sanitairement oui, mais il faut laisser en paix les animaux qui ne sont pas contaminés”, a estimé Lionel Candelon.A l’inverse, d’autres comme la FNSEA y sont plus réticents en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.En Occitanie, une centaine de manifestants avaient tenté de s’opposer début novembre à l’abattage de 80 bovins dans un élevage touché par la DNC à Thuès-Entre-Valls, dans les Pyrénées-Orientales. Ils avaient été délogés par les gendarmes avant que les services vétérinaires ne procèdent aux euthanasies.

Appel à la création d’un observatoire national des féminicides

La Fondation des femmes a appelé jeudi à la création d’un observatoire national des féminicides, jugeant la situation actuelle “alarmante” et dénonçant la “démobilisation” des pouvoirs publics sur cette question. Cet appel, lancé conjointement par l’Union nationale des familles de féminicides (UNFF), survient dans un contexte de hausse de 11% sur un an des féminicides conjugaux enregistrés en 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.”L’année 2025 s’annonce tout aussi meurtrière: les mois d’octobre et novembre ont compté 26 féminicides en deux mois, soit un tous les deux jours”, soulignent les deux organisations dans un communiqué.Or “ces féminicides ne sont pas une fatalité” mais “sont le résultat de dysfonctionnements connus, répétés, documentés”, ajoutent-elles. Les outils de lutte contre les féminicides existent (bracelets anti-rapprochement, ordonnances de protection, téléphones grave-danger, dispositifs d’écoute…) mais ils “ne fonctionnent que s’ils sont financés, pilotés, évalués, améliorés dans la durée”, insistent la Fondation des femmes et l’UNFF appelant à la création d’un “observatoire national des féminicides en capacité de fournir un suivi et une évaluation des politiques publiques et leurs effets”.À la suite des nouveaux chiffres de féminicides de 2024, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a estimé que la situation était “insupportable” et a assuré que la mobilisation des policiers et des gendarmes était “totale”. La ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes hommes Aurore Bergé a de son côté reconnu un “échec collectif” face aux féminicides qui continuent d’être commis en France, appelant à une “révolution culturelle” de la part de l’ensemble de la société. Elle a espéré que le projet de loi-cadre sur les violences faites aux femmes, visant à “mieux former, mieux détecter, mieux prévenir et mieux sanctionné”, soit inscrit à l’ordre du jour parlementaire “dès que cela sera possible”.