AFP Top News

Féminicide en Isère: une marche blanche en hommage à Zaia

Un millier de personnes ont marché dimanche dans le plus grand silence dans les rues de Crémieu, dans le nord de l’Isère, en hommage à Zaia Binet, tuée le 19 novembre, a constaté un journaliste de l’AFP.”C’est encore plus difficile de faire un deuil quand on sait que c’est ça” (un féminicide), a déclaré à l’AFP Amandine Rosset, amie de Zaia, défilant derrière une banderole géante évoquant “la lumière” qu’irradiait la jeune femme.Le corps de la femme âgée de 27 ans avait été découvert calciné, le 19 novembre, dans une voiture en feu, à Saint-Marcel-Bel-Accueil, au sud-est de Lyon.La jeune femme travaillait comme aide soignante dans un Ephad. Son compagnon a été mis en examen et a partiellement reconnu les faits.”On se rend compte, on se dit toujours que ça n’arrive qu’aux autres. Et puis là, quand ça nous touche personnellement, on a vraiment tous envie d’être unis pour cette cause”, ajoute Amandine Rosset.”Ce genre de décès dépasse l’entendement. Donc oui, un phénomène de colère. Oui, la volonté que justice soit faite. Et puis au-delà de ça, on sait que le nombre de violences faites aux femmes a considérablement augmenté depuis 2020. Et il est temps de prendre des mesures concrètes”, a déclaré Isabelle Flores, maire de Crémieu.”Merci d’avoir été présents à chacun. Merci beaucoup”, a lancé la mère de Zaia, Myriam Binet.

Afghan suspect in Washington shooting likely radicalized in US: security official

The Afghan suspect in the shooting of two National Guard members in Washington may have been radicalized after entering the US, Homeland Security Secretary Kristi Noem said when questioned about his motive on Sunday talk shows.Rahmanullah Lakanwal, 29, faces a first-degree murder charge in the November 26 shooting that left a 20-year-old guardsman dead and …

Afghan suspect in Washington shooting likely radicalized in US: security official Read More »

Évasion de Dijon: un complice interpellé à Besançon, le dernier fugitif toujours en fuite

Un complice présumé de l’évadé encore en fuite, après la double évasion de la prison de Dijon jeudi, a été interpellé dimanche à Besançon lors d’une vaste opération policière qui n’a cependant pas permis de retrouver le dernier fugitif, a indiqué le parquet.Une opération de police, menée ce dimanche matin à Besançon, a mobilisé “plus d’une trentaine de fonctionnaires spécialisés dans l’intervention et dans l’investigation”, a indiqué dans un communiqué le procureur de la République à Dijon, Olivier Caracotch.Elle visait le dernier fugitif, le plus dangereux, encore en cavale après s’être évadé de la maison d’arrêt, mais “elle n’a pas permis” de l’appréhender, regrette le procureur, qui “déplore que les surveillances menées sur place depuis la veille par les services d’enquête aient été rendues publiques avant le déclenchement de l’opération de police”. Interrogé sur BFM, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a dit “ne pas douter un instant” que ce dernier fugitif sera retrouvé.Cet évadé, considéré comme “dangereux”, n’est âgé que de 19 ans mais il a déjà été condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment. Il se situe “dans le registre de la criminalité organisée”, a récemment indiqué le parquet de Montbéliard (Doubs), qui instruit l’affaire contre lui.Il était en détention provisoire à Dijon après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.En revanche, l’opération menée à Besançon a permis l’interpellation d’un Bisontin âgé de 19 ans, un des proches du dernier fugitif et par ailleurs ex-codétenu. Il a été placé en garde à vue pour complicité d’évasion en bande organisée et association de malfaiteurs, a ajouté le procureur. L’autre évadé de la prison de Dijon, âgé de 32 ans et qui était en détention provisoire pour violences conjugales, a été repris 24 heures seulement après sa cavale. Il était dimanche en cours de présentation à un juge en vue de sa mise en examen pour “évasion en bande organisée et association de malfaiteurs”. Une complice présumée de 25 ans a elle aussi été présentée et mise en examen pour “complicité d’évasion en bande organisée” et “association de malfaiteurs”. Elle a été placée en détention provisoire.La jeune femme a affirmé que “l’homme l’ayant appelée lui avait déclaré qu’il avait été libéré légalement de détention et qu’il était accompagné d’un ami”. Lors d’une perquisition à son domicile, des drones ont été découverts mais la mise en cause conteste qu’ils aient pu servir à des livraisons illicites en prison. Jeudi tôt dans la matinée, les deux détenus s’étaient évadés de la maison d’arrêt de Dijon, un établissement vétuste, en sciant les barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux, vraisemblablement livrée par drone.

Bardella agressé: la garde à vue du septuagénaire récidiviste prolongée

La garde à vue du septuagénaire soupçonné d’avoir écrasé un œuf sur la tête du président du RN Jordan Bardella, samedi lors d’une séance de dédicace à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, a été prolongée de 24 heures, a annoncé dimanche à l’AFP le parquet de Montauban.Cet agriculteur à la retraite de 74 ans avait déjà visé Eric Zemmour en 2022, écrasant également un oeuf sur la tête de l’homme politique d’extrême droite, alors que celui-ci, candidat de Reconquête à la présidentielle, était en campagne à Moissac, a souligné le parquet, confirmant une information de La Dépêche du Midi. Il reste en garde à vue “pour établir avec exactitude les faits mais surtout ce qui a pu se passer avant les faits”, a précisé le procureur de Montauban Bruno Sauvage.Il s’agit notamment de déterminer si l’agresseur présumé, placé en garde à vue samedi pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité”, a participé au rassemblement anti-RN en marge de la séance de dédicace de Jordan Bardella à Moissac.Selon la gendarmerie, qui a procédé à l’interpellation, cet homme était dans la file pour la dédicace et s’est jeté sur Jordan Bardella, lui cassant un oeuf sur la tête.La sécurité présente est intervenue, le président du RN n’a pas été blessé et a ensuite pu reprendre la séance de dédicace de son livre. Mais une plainte a été déposée au nom de Jordan Bardella et du Rassemblement national, a précisé le parti samedi.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a condamné “très fermement” une agression “inacceptable”, dimanche sur BFM TV. “Nous sommes dans une démocratie, tout le monde doit pouvoir s’exprimer.”En juillet 2022, l’agresseur présumé avait été condamné à une amende de 500 euros avec sursis pour l’agression d’Eric Zemmour. Père d’un enfant autiste, l’agriculteur avait justifié son geste par son opposition “avec les prises de position controversées de M. Zemmour au sujet des enfants en situation de handicap”, avait alors expliqué le parquet de Montauban.  Le Tarn-et-Garonnais avait aussi jeté des oeufs en avril 2022 sur un des bus de campagne de Marine Le Pen, de passage dans le département. Mais l’incident n’avait pas donné lieu à poursuites.Mardi, Jordan Bardella a été enfariné lors de la visite d’une foire agricole à Vesoul et un lycéen de 17 ans a été placé en garde à vue avant d’être libéré mercredi. Le mineur devra suivre un stage de citoyenneté.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les inondations en Indonésie, Thaïlande et Sri Lanka dépassent les 900 morts

Le bilan des inondations catastrophiques qui ont frappé ces derniers jours de vastes territoires d’Indonésie, de Thaïlande, de Malaisie et du Sri Lanka s’est encore alourdi dimanche, avec un total d’au moins 940 morts et plusieurs centaines de disparus. Les autorités de ces pays asiatiques s’activaient pour dégager les routes et les débris et tenter de retrouver des personnes portées disparues après des pluies diluviennes, des crues subites et des glissements de terrain.En Asie du Sud-Est, l’Indonésie, pays de loin le plus touché, déplore au moins 442 morts tandis que 402 personnes sont toujours portées disparues, selon un dernier bilan de l’agence de gestion des catastrophes.En Thaïlande, où au moins 162 habitants ont péri dans l’une des pires inondations de la décennie, les autorités continuaient de distribuer de l’aide à des dizaines de milliers de sinistrés.En Malaisie, les inondations qui ont submergé de larges zones de l’Etat septentrional de Perlis ont fait deux morts.En Asie du Sud, le Centre de gestion des catastrophes (DMC) du Sri Lanka a indiqué dimanche qu’au moins 334 personnes avaient perdu la vie après une semaine de fortes pluies provoquées par le cyclone Ditwah, tandis que 400 étaient toujours portées disparues. – Navires de guerre -En Indonésie, au moins deux villes de l’île de Sumatra, la plus touchée du pays, étaient encore inaccessibles dimanche, et les autorités ont annoncé avoir déployé deux navires de guerre depuis Jakarta pour livrer de l’aide. “Deux villes nécessitent une attention particulière en raison de leur isolement, à savoir Tapanuli Central et Sibolga”, a déclaré Suharyanto, chef de l’agence nationale de gestion des catastrophes, ajoutant que les navires de guerre étaient attendus à Sibolga lundi.Dans le village de Sungai Nyalo, à environ 100 km de la capitale de Sumatra Ouest, Padang, les eaux de crue avaient en grande partie reflué dimanche, laissant des maisons, des véhicules et des cultures recouverts d’une épaisse boue grise. “La plupart des villageois ont choisi de rester; ils ne voulaient pas abandonner leurs maisons”, a déclaré Idris, 55 ans, qui, comme beaucoup d’Indonésiens, ne porte qu’un seul nom.En Thaïlande, les autorités continuaient de chercher les nombreux disparus et le gouvernement a mis en place des mesures de secours pour les personnes touchées par les inondations, y compris une compensation pouvant aller jusqu’à deux millions de bahts (53.000 euros) pour les foyers ayant perdu des membres de leur famille. Cependant, les critiques envers la réponse de la Thaïlande aux inondations se sont accrues, et deux responsables locaux ont été suspendus de leurs fonctions.- “La plus grande catastrophe de notre histoire” – Au Sri Lanka, alors que Ditwah s’est déplacé samedi vers l’Inde, des zones entières du nord de la capitale du Sri Lanka, Colombo, étaient inondées dimanche, avec plus d’un million de personnes touchées.”Bien que le cyclone nous ait quittés, de fortes pluies en amont inondent maintenant les zones basses le long des rives de la rivière Kelani”, a déclaré un responsable du DMC.Le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré samedi l’état d’urgence, qui lui confère des pouvoirs étendus pour gérer la crise. L’armée a été déployée pour soutenir les secours.”Nous faisons face à la plus grande et la plus difficile catastrophe naturelle de notre histoire”, a déclaré dimanche le président, dans une adresse à la nation. “Nous construirons une nation meilleure que celle qui existait auparavant”.Les pertes et les dégâts sont les pires depuis le tsunami dévastateur en Asie de 2004 qui a tué environ 31 000 personnes et laissé plus d’un million de sans-abri.”Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller, mais j’espère trouver un abri sûr où emmener ma famille”, dit à l’AFP Selvi, une habitante de la banlieue de Colombo de 46 ans, qui transporte quatre sacs d’affaires.Le Sri Lanka a lancé un appel à l’aide internationale pour les quelque 833.000 déplacés, auxquels s’ajoutent 122.000 personnes prises en charge dans des refuges temporaires.Selon les autorités, environ un tiers de la population est toujours privé d’électricité et d’eau courante.Le changement climatique a affecté les régimes de tempêtes, y compris la durée et l’intensité de des pluies, plus abondantes, avec des crues soudaines et des rafales de vent plus fortes.

Dans un incinérateur francilien, voyage au centre des déchets

Au bord de la Seine, dissimulé à 31 mètres de profondeur dans l’ouest parisien, un ballet insoupçonné: un grappin charrie des monceaux d’ordures ménagères et alimente en permanence les deux fours-chaudières d’Isséane, un des trois incinérateurs de la région parisienne.Quelque 250 camions viennent décharger chaque jour les ordures d’une vingtaine de communes d’Ile-de-France: l’un après l’autre, ils basculent le contenu de leur benne dans une fosse de béton d’une capacité de 23.000 mètres cubes, l’équivalent de sept piscines olympiques.Dans cette fosse, deux grappins “peuvent prendre 4 à 5 tonnes de déchets par prise pour alimenter les fours”, explique à l’AFP Olivier Nectoux, directeur d’exploitation du site, pour le compte du Syctom, service public de traitement et de valorisation des déchets ménagers de 82 communes de la région parisienne.Dans la fosse, malgré les déchets abondants, l’odeur de poubelle est peu présente, beaucoup moins en tout cas que derrière un camion de ramassage en plein Paris.”La fosse est en dépression, on aspire l’air pour alimenter le four en oxygène et ça évite au maximum la propagation des odeurs à l’extérieur”, explique Sofien El Andaloussi, directeur général adjoint du Syctom.- “Comme à la fête foraine” -Surplombant le gouffre de déchets, dans la salle de commandes, un pontier, assis derrière une grande vitre empoussiérée, commande le grappin à l’aide d’un joystick et “homogénéise” les flux de déchets.”C’est un peu comme à la fête foraine, il pioche dans la fosse et il mélange le déchet petit à petit”, explique M. El Andaloussi, pour qui la finalité est d’avoir, dans les fours, “un pouvoir calorifique homogène et contrôlé”.Une fois que le four est lancé, “c’est uniquement le déchet qui permet d’alimenter” la combustion, précise le directeur général adjoint, ajoutant que les déchets sont brûlés “pendant une heure et demie à 1.100 degrés”.Derrière un tout petit hublot, des flammes dansent en permanence, sept jours sur sept, 24 heures sur 24. De visible, il ne reste plus dans les fours que de la ferraille et du mâchefer.La chaleur produite par les trois usines d’incinération du Syctom (Isséane à Issy-les-Moulineaux, mais aussi celles d’Ivry-sur-Seine et de Saint-Ouen) alimentent “50% du réseau de la compagnie parisienne de chauffage urbain”.Celle-ci chauffe près d’un million de personnes dans la capitale et 16 communes voisines, dont la totalité des hôpitaux parisiens.Ce service, ainsi que l’énergie produite par les usines, sont souvent mis en avant par les gestionnaires de déchets face aux contempteurs de l’incinération, lesquels soulignent le coût financier des usines, mais aussi sanitaire et environnemental des rejets de fumées.- Un tiers des déchets français incinérés -Celles-ci contiennent du CO2, mais aussi des oxydes d’azote (NOx), oxydes de soufre (SO2) et d’autres polluants tels que les particules fines et les dioxines, souligne dans un récent rapport l’ONG Zero Waste, qui s’alarme du “coût caché” de ces pollutions.Le traitement des fumées “prend les deux tiers de notre usine”, souligne M. El Andaloussi, qui assure que les résultats d’analyses, mis en ligne, sont “systématiquement extrêmement en deça des limites fixées par l’État”.D’une manière générale, certaines ONG déplorent la part trop importante que représente l’incinération dans la gestion des déchets, par rapport au recyclage globalement mieux disant sur le plan environnemental.Quelque 29% des déchets étaient incinérés en France en 2022, selon un rapport de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).Une solution que le gouvernement envisageait de taxer davantage dans le prochain budget de l’Etat, tout comme la mise en décharge, au détriment des communes.Or, “à peu près un tiers de ce qui rentre dans un incinérateur ou un centre de stockage est composé de produits qui ne sont pas recyclables”, a déclaré à l’AFP Nicolas Garnier, délégué général du réseau de collectivités Amorce, à la manoeuvre pour faire taxer les industriels qui produisent du non-recyclable, plutôt que les contribuables.Amorce souhaite également taxer les industriels à travers les éco-organismes qui n’atteignent pas les objectifs de recyclage des déchets fixés par Bruxelles.En 2023, la production de déchets municipaux dans l’UE a atteint 511 kg par habitant, selon un rapport publié par la cour des comptes européenne, une moyenne qu’avoisine la France.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Dans un incinérateur francilien, voyage au centre des déchets

Au bord de la Seine, dissimulé à 31 mètres de profondeur dans l’ouest parisien, un ballet insoupçonné: un grappin charrie des monceaux d’ordures ménagères et alimente en permanence les deux fours-chaudières d’Isséane, un des trois incinérateurs de la région parisienne.Quelque 250 camions viennent décharger chaque jour les ordures d’une vingtaine de communes d’Ile-de-France: l’un après l’autre, ils basculent le contenu de leur benne dans une fosse de béton d’une capacité de 23.000 mètres cubes, l’équivalent de sept piscines olympiques.Dans cette fosse, deux grappins “peuvent prendre 4 à 5 tonnes de déchets par prise pour alimenter les fours”, explique à l’AFP Olivier Nectoux, directeur d’exploitation du site, pour le compte du Syctom, service public de traitement et de valorisation des déchets ménagers de 82 communes de la région parisienne.Dans la fosse, malgré les déchets abondants, l’odeur de poubelle est peu présente, beaucoup moins en tout cas que derrière un camion de ramassage en plein Paris.”La fosse est en dépression, on aspire l’air pour alimenter le four en oxygène et ça évite au maximum la propagation des odeurs à l’extérieur”, explique Sofien El Andaloussi, directeur général adjoint du Syctom.- “Comme à la fête foraine” -Surplombant le gouffre de déchets, dans la salle de commandes, un pontier, assis derrière une grande vitre empoussiérée, commande le grappin à l’aide d’un joystick et “homogénéise” les flux de déchets.”C’est un peu comme à la fête foraine, il pioche dans la fosse et il mélange le déchet petit à petit”, explique M. El Andaloussi, pour qui la finalité est d’avoir, dans les fours, “un pouvoir calorifique homogène et contrôlé”.Une fois que le four est lancé, “c’est uniquement le déchet qui permet d’alimenter” la combustion, précise le directeur général adjoint, ajoutant que les déchets sont brûlés “pendant une heure et demie à 1.100 degrés”.Derrière un tout petit hublot, des flammes dansent en permanence, sept jours sur sept, 24 heures sur 24. De visible, il ne reste plus dans les fours que de la ferraille et du mâchefer.La chaleur produite par les trois usines d’incinération du Syctom (Isséane à Issy-les-Moulineaux, mais aussi celles d’Ivry-sur-Seine et de Saint-Ouen) alimentent “50% du réseau de la compagnie parisienne de chauffage urbain”.Celle-ci chauffe près d’un million de personnes dans la capitale et 16 communes voisines, dont la totalité des hôpitaux parisiens.Ce service, ainsi que l’énergie produite par les usines, sont souvent mis en avant par les gestionnaires de déchets face aux contempteurs de l’incinération, lesquels soulignent le coût financier des usines, mais aussi sanitaire et environnemental des rejets de fumées.- Un tiers des déchets français incinérés -Celles-ci contiennent du CO2, mais aussi des oxydes d’azote (NOx), oxydes de soufre (SO2) et d’autres polluants tels que les particules fines et les dioxines, souligne dans un récent rapport l’ONG Zero Waste, qui s’alarme du “coût caché” de ces pollutions.Le traitement des fumées “prend les deux tiers de notre usine”, souligne M. El Andaloussi, qui assure que les résultats d’analyses, mis en ligne, sont “systématiquement extrêmement en deça des limites fixées par l’État”.D’une manière générale, certaines ONG déplorent la part trop importante que représente l’incinération dans la gestion des déchets, par rapport au recyclage globalement mieux disant sur le plan environnemental.Quelque 29% des déchets étaient incinérés en France en 2022, selon un rapport de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).Une solution que le gouvernement envisageait de taxer davantage dans le prochain budget de l’Etat, tout comme la mise en décharge, au détriment des communes.Or, “à peu près un tiers de ce qui rentre dans un incinérateur ou un centre de stockage est composé de produits qui ne sont pas recyclables”, a déclaré à l’AFP Nicolas Garnier, délégué général du réseau de collectivités Amorce, à la manoeuvre pour faire taxer les industriels qui produisent du non-recyclable, plutôt que les contribuables.Amorce souhaite également taxer les industriels à travers les éco-organismes qui n’atteignent pas les objectifs de recyclage des déchets fixés par Bruxelles.En 2023, la production de déchets municipaux dans l’UE a atteint 511 kg par habitant, selon un rapport publié par la cour des comptes européenne, une moyenne qu’avoisine la France.

Isak scores first Premier League goal for Liverpool to sink West Ham

Alexander Isak finally scored his first Premier League goal for troubled Liverpool to inspire a much-needed 2-0 win against West Ham on Sunday.Isak had failed to score in his five top-flight appearances since making a British record £125 million ($165 million) move from Newcastle in September.The Sweden forward banished that drought at the London Stadium …

Isak scores first Premier League goal for Liverpool to sink West Ham Read More »

Cinq morts, dont deux adolescents, dans un incendie en Meurthe-et-Moselle

Cinq personnes, dont deux adolescents, sont mortes dimanche dans un incendie à Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), une commune située au sud-ouest de Nancy, et un jeune homme a pu en réchapper en se réfugiant sur le toit.L’incendie est survenu vers 03H20 dimanche au domicile d’une famille de quatre personnes, a précisé le procureur de la République François Capin-Dulhoste dans un communiqué. “Les deux parents, âgés de 59 et 60 ans, un de leurs fils, âgé de 16 ans, ainsi que deux amis de leurs enfants, âgés de 16 et 20 ans, sont décédés”, a énuméré le procureur. “L’autre fils de cette famille, âgé de 22 ans, également présent, a été blessé légèrement”, a ajouté M. Capin-Dulhoste. Seul rescapé, “Il s’en est sorti miraculeusement en s’échappant par les toits”, a déclaré à l’AFP Pascal Schneider, le maire de Neuves-Maisons, qui connaissait la famille de vue.C’est ce jeune homme qui a pu “donner l’alerte”, a expliqué dimanche matin sur les lieux du drame le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy. L’origine du feu est pour l’instant inconnue.”Les investigations qui commencent ne permettent pas d’établir à ce stade les circonstances de l’incendie. Par conséquent, le cadre juridique retenu pour le moment est celui d’une enquête en flagrance du chef d’homicides involontaires”, a précisé le procureur.- “Du mal à y croire” -Sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a évoqué “un dramatique incendie” transmettant ses “sincères pensées” aux victimes et à leurs proches”.Le ministre a salué “la mobilisation des sapeurs-pompiers qui ont combattu l’incendie avec courage et celle des gendarmes engagés sur les lieux”.Au total, 70 pompiers sont intervenus avec une trentaine de véhicules pour éteindre l’incendie survenu rue du Capitaine Caillon dans le centre de Neuves-Maisons, une commune de 7.000 habitants.Ils ont indiqué être parvenus à maitriser le feu “assez rapidement”.Une vingtaine de gendarmes, dont des membres de la brigade de recherches et du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) se sont aussi rendus sur place, a précisé la préfecture à l’AFP.Le sinistre a touché un bâtiment de trois niveaux comprenant un magasin au rez-de-chaussée. “La famille semblait occuper le dernier étage de cet immeuble et a été victime notamment des fumées”, a déclaré le préfet Yves Séguy.L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Nancy, sous la direction du parquet de Nancy.Elle devra “établir dans quelles conditions cet incendie a pu se développer aussi vite et produire autant de dégâts”, a indiqué M. Séguy.Les pompiers sont intervenus “en moins d’un quart d’heure, 12 minutes”, selon le préfet, “ce qui est peu mais malheureusement ce qui était insuffisant pour arriver à sauver toutes les victimes”.- “De bonnes personnes” -“On a du mal à y croire”, a confié à l’AFP le maire de Neuves-Maisons. “C’est affreux, que cinq personnes puissent décéder accidentellement dans un incendie aussi violent”.”C’était des bons vivants, c’était des bonnes personnes”, a déclaré un homme à des journalistes après avoir déposé des roses blanches sur place en hommage aux victimes.L’incendie ne s’est pas propagé aux bâtiments voisins.La mairie a ouvert une cellule d’urgence médico-psychologique destinée en particulier à accueillir et à écouter les proches des victimes.