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Achats publics: le gouvernement annonce une “alerte prix” pour traquer les gaspillages

Le gouvernement va lancer au printemps 2026 une “alerte prix” pour traquer les “situations aberrantes” dans les achats publics, a annoncé dimanche à Ouest-France le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, David Amiel.Cette mesure s’inscrit dans une réforme plus large visant à “payer le juste prix”, simplifier les procédures des achats publics et renforcer leur transparence, explique David Amiel, soulignant qu’un objectif de 850 millions d’euros d’économies sur les achats publics est prévu en 2026.Interrogé après une enquête de Ouest-France révélant des écarts de prix disproportionnés pour des fournitures achetées par des collectivités, David Amiel estime que “chaque euro gaspillé est intolérable”.La commande publique représente “230 milliards d’euros” par an pour l’Etat et les collectivités, or “quand il s’agit de l’argent des Français, chaque euro compte et chaque euro doit être compté”, insiste-t-il, alors que les acheteurs de l’Etat sont reçus lundi par le gouvernement.Le dispositif de l'”alerte prix” concernera d’abord l’Ugap (Union des groupements d’achats publics), la principale centrale d’achats publics.”Si un acheteur public trouve moins cher ailleurs (dans une autre enseigne professionnelle ou alors une autre centrale d’achat publique, NDLR), il faudra s’aligner”, explique David Amiel.Concrètement, les administrations pourront “signaler en temps réel des écarts” de prix constatés sur des produits strictement comparables. “Il y aura alors une réponse rapide et un ajustement du catalogue”, promet-il, évoquant un principe similaire à celui des enseignes qui remboursent la différence dans le commerce grand public.Cette “expérimentation” prévue au printemps s’appliquera pour les commandes supérieures à 80 euros, hors promotions exceptionnelles et en excluant le secteur de la santé et les véhicules, précise le ministre sur Instagram.”Acheter la meilleure qualité au juste prix, c’est un métier”, souligne-t-il, annonçant la poursuite de la professionnalisation des acheteurs et le recours à l’intelligence artificielle pour accélérer l’analyse des appels d’offres.David Amiel rappelle la “préférence française et européenne” du gouvernement dans la commande publique, notamment dans le numérique, afin de “réduire nos vulnérabilités”.Le ministre évoque l’exemple du “partenariat inédit en matière d’intelligence artificielle (IA) et de commande publique” dévoilé il y a deux semaines entre la France, l’Allemagne et les entreprises française Mistral, spécialiste de l’intelligence artificielle, et allemande SAP, géant des logiciels.

World leaders express horror at Bondi beach shooting

World leaders voiced horror and revulsion at Sunday’s mass shooting in which 11 people were killed at Sydney’s Bondi Beach.Australian Prime Minister Anthony Albanese said the “shocking and distressing” attack, which Australian police are calling a “terrorist” incident, was “beyond comprehension”, after assailants fired on a gathering celebrating the Jewish festival of Hanukkah.- Israel -President …

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Dermatose: les actions se multiplient dans le Sud-Ouest, à la veille d’une visite de Genevard

Routes bloquées ou déversement de lisier dimanche: des éleveurs de bovins multiplient les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi à Toulouse de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).En fin d’après-midi, 27 actions étaient recensées, rassemblant un peu plus de 1.000 agriculteurs, selon le ministère de l’Intérieur.”Il y a des nouveaux blocages en cours (…) ça continue et ça se développe”, a déclaré à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, syndicat très opposé, comme la Confédération paysanne, à l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés, exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.En Ariège, non loin de la ferme des Bordes-sur-Arize où 200 vaches ont été abattues cette semaine après des heurts entre agriculteurs et forces de l’ordre, près de 150 éleveurs et exploitants agricoles occupaient malgré le froid un rond-point à Tarascon-sur-Ariège et bloquaient la route vers l’Andorre, a constaté un journaliste de l’AFP.En Haute-Garonne, entre 100 et 150 agriculteurs se sont réunis au pied d’un calvaire à Benque, devant une ferme où un bovin est suspecté d’être infecté par la DNC, dans l’attente des résultats des tests, selon un autre journaliste de l’AFP.Une cinquantaine d’agriculteurs, sous les applaudissements de manifestants et badauds, ont aussi recouvert dimanche la sous-préfecture de Millau (Aveyron) de lisier, paille et pneus usagés.Sur l’A64, bloquée depuis vendredi soir sur plus d’une centaine de kilomètres du Pays basque à l’est de Tarbes par des dizaines de tracteurs, des agriculteurs ont installé des sapins de Noël. “On est parti pour passer les fêtes ici”, a assuré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé à Carbonne, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. – “Aucun foyer actif” -“Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a expliqué à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, a défendu “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas en France de cette maladie, en juin, en Savoie. Elle a affirmé samedi qu’il n’y avait “aucun foyer actif de DNC sur le territoire français”.Alors que M. Venteau estime que “c’est maintenant que la vaccination doit se décréter, sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire sera contaminé”, la ministre a répondu dimanche que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.- “Dialogue franc” -Lundi, Mme Genevard se rendra à la préfecture de Haute-Garonne pour une “réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale” qui concerne un million de bêtes, le gouvernement restant très prudent quant à une possible généralisation de la vaccination.Celle-ci “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a demandé dimanche au Premier ministre Sébastien Lecornu “d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent”, a soutenu la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et l’accord de libre-échange prévu entre l’UE et des pays du Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.La France a demandé dimanche à l’UE de reporter des “échéances” prévues cette semaine pour la signature de cet accord commercial, estimant que les conditions ne sont “pas réunies pour un quelconque vote” des Etats européens, a indiqué Matignon.La Commission européenne vise un feu vert des Etats membres de l’UE entre mardi et vendredi. Sa présidente, Ursula von der Leyen, veut parapher le texte le 20 décembre lors d’un sommet Mercosur au Brésil, avant une adoption au Parlement européen début 2026.Mais “dans sa forme actuelle, le traité n’est pas acceptable”, a redit dimanche le ministre de l’Économie, Roland Lescure.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ak/er

Freed Belarus protest leader Kolesnikova doesn’t ‘regret anything’

Belarusian protest leader Maria Kolesnikova said she did not regret anything as she spoke to reporters Sunday after her surprise release brokered by the United States.The 43-year-old was released on Saturday along with 122 other prisoners after more than five years in prison for opposing Belarus’s President Alexander Lukashenko.”I don’t regret anything. I believe that …

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Dermatose: la pression monte dans le Sud-Ouest, à la veille d’une visite de Genevard

Des éleveurs de bovins multiplient les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi en Occitanie de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”Il y a des nouveaux blocages en cours (…) ça continue et ça se développe”, a déclaré à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, syndicat très remonté, comme la Confédération paysanne, contre l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés, exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Sur l’A64, bloquée depuis vendredi soir sur plus d’une centaine de kilomètres du Pays basque à l’est de Tarbes par des dizaines de tracteurs, des agriculteurs ont installé des sapins de Noël. “On est parti pour passer les fêtes ici”, a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé à Carbonne, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. “Nous sommes en guerre. Tant que l’Etat ne renoncera pas à l’abattage massif, on sera là”, prévient Cédric Nespoulos, producteur de bovins viande, dans le Tarn, où une cinquantaine d’agriculteurs bloquent la nationale N88 à l’entrée de la rocade d’Albi.A Millau, une vingtaine de tracteurs ont déversé lisier, foin, pneus et ordures devant et dans la cour de la sous-préfecture de l’Aveyron, selon un photographe de l’AFP.D’autres agriculteurs se mobilisent près de Montpellier ou à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), avant de nouveaux appels au blocage en soirée à Bordeaux et en Dordogne.Dans l’Hérault, le sous-préfet de Lodève Éric Suzanne évoque une manifestation “limitée” mais rapporte “beaucoup plus de difficultés en Lozère et dans l’Aveyron, sur l’A75”. – “Aucun foyer actif” -Sur les barrages, beaucoup de militants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas en France de cette maladie, en juin, en Savoie. Elle assurait samedi au journal Sud Ouest qu’il n’y avait “aucun foyer actif de DNC sur le territoire français”.Alors que M. Venteau estime que “c’est maintenant que la vaccination doit se décréter, sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire sera contaminé”, la ministre a répondu dimanche sur Europe 1 que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.- Delga interpelle Lecornu -Lundi, elle se rendra en Occitanie pour “assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire” pour un million de bêtes mais le gouvernement reste très prudent quant à une possible généralisation de la vaccination.Celle-ci “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a adressé dimanche une lettre ouverte au Premier ministre Sébastien Lecornu, lui demandant “d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent” a soutenu dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, en assurant que le protocole actuel est le “plus efficace”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et l’accord de libre-échange prévu entre l’UE et les États du Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.”Dans sa forme actuelle, le traité n’est pas acceptable”, a répété à ce sujet le ministre de l’Économie, Roland Lescure, dans une interview à plusieurs médias, dont Les Echos.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ole/apz/

L’EPR de Flamanville atteint 100% de puissance nucléaire pour la première fois

Le réacteur EPR de Flamanville, dans le nord-ouest de la France, a “atteint 100% de puissance nucléaire” pour la première fois dimanche, son exploitant EDF saluant “une étape majeure” pour ce projet qui a accumulé les retards et les surcoûts.”Le 14 décembre 2025 marque le franchissement d’une étape majeure: le réacteur de Flamanville 3 a atteint 100% de puissance nucléaire à 11H37 et a produit 1.669 MW de puissance électrique brute”, a annoncé le producteur français d’électricité dans un communiqué, quelques jours après avoir obtenu le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, avait été raccordé au réseau électrique le 21 décembre 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date initialement prévue.Ses coûts ont explosé par rapport au devis initial de 3,3 milliards d’euros, estimés désormais par la Cour des comptes jusqu’à 23,7 milliards d’euros aux conditions économiques de 2023.La France, pour laquelle le nucléaire représente une part très importante de sa production électrique, compte plus que jamais sur cette source d’énergie peu émettrice de CO2 mais complexe à mettre en œuvre et génératrice de déchets.Le président Emmanuel Macron avait annoncé en 2022 une ambitieuse politique de relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs de nouvelle génération (EPR2) et la possibilité d’en construire huit supplémentaires.Le pays tarde toutefois à finaliser sa feuille de route pour l’énergie ces prochaines années, la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le texte est victime de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, le Rassemblement national s’opposant notamment au développement des renouvelables.- “Tester les matériels” -“Cette première atteinte des 100% permet de tester les matériels à pleine puissance, réaliser des relevés et vérifier leur bon fonctionnement. Dans les semaines à venir et dans le cadre du programme de démarrage, la puissance du réacteur sera amenée à varier pour poursuivre les essais à différents paliers de puissance et une intervention sera réalisée sur un poste électrique interne”, ajoute EDF.Sur ce dernier point, “les équipes procèderont au remplacement complet d’une traversée de 400 kV d’un poste électrique qui relie les ouvrages aériens aux câbles souterrains qui descendent jusqu’au pied de la falaise et permet d’alimenter le transformateur auxiliaire du réacteur de Flamanville 3″, a détaillé à l’AFP une porte-parle d’EDF.”Cette intervention sera réalisée en puissance – sans avoir à déconnecter le réacteur du réseau”, a-t-elle précisé. L’ASNR avait donné vendredi son feu vert à EDF pour augmenter au-delà de 80% la puissance du réacteur. Le groupe avait alors indiqué que ses équipes étaient “mobilisées pour amener le réacteur à 100% de puissance d’ici la fin de l’automne”, conformément aux annonces faites précédemment.La puissance électrique brute évoquée dimanche se distingue de la puissance nette, qui est injectée sur le réseau électrique national. La différence s’explique parce que le réacteur consomme lui-même une partie de l’électricité qu’il produit pour ses propres besoins.L’EPR, construit face à la Manche au côté de deux autres réacteurs, est le plus puissant du parc nucléaire français et doit pouvoir alimenter deux millions de foyers.D’autres réacteurs EPR sont en service dans le monde, en Chine (Taishan 1 et 2) et en Finlande (Olkiluoto 3). Deux exemplaires sont également en construction à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Hong Kong’s oldest pro-democracy party announces dissolution

Hong Kong’s oldest pro-democracy party has decided to disband, the group announced Sunday, after its members formally voted to dissolve the organisation and enter liquidation.The Democratic Party was founded in 1994, near the end of British colonial rule, when Hong Kong’s leading liberal groups merged.”Over these thirty years, we have taken part in and borne …

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Dermatose: la pression monte dans le Sud-Ouest, à la veille d’une visite de Genevard

Manifestations et barrages dans tout le Sud-Ouest, dont le blocage de Bordeaux dimanche soir: des éleveurs de bovins font monter la pression, avant la venue lundi en Occitanie de la ministre de l’Agriculture, dont ils contestent la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”Il y a des nouveaux blocages en cours (…) ça continue et ça se développe”, a déclaré à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, très remontée, comme la Confédération paysanne, contre l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et pour exiger une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Sur l’A64, bloquée depuis vendredi soir par des dizaines de tracteurs sur plus d’une centaine de kilomètres du Pays basque à l’est de Tarbes, des agriculteurs ont installé des sapins de Noël en signe de leur volonté de durer. “On est partis pour passer les fêtes ici”, “on ne lèvera pas le camp comme ça,” a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé à Carbonne, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. “Nous sommes en guerre. Tant que l’Etat ne renoncera pas à l’abattage massif, on sera là”, prévient Cédric Nespoulos, producteur de bovins viande, dans le Tarn où une cinquantaine d’agriculteurs bloquent la nationale N88 à l’entrée de la rocade d’AlbiA Millau, une vingtaine de tracteurs ont déversé lisier, foin, pneus et ordures devant et dans la cour de la sous-préfecture de l’Aveyron, selon un photographe de l’AFP.D’autres agriculteurs se mobilisent près de Montpellier ou à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), en attendant de nouveaux appels au blocage en soirée à Bordeaux et en Dordogne.- “Aucun foyer actif” -Sur les barrages, beaucoup de militants se disent “choqués” par les images des gaz lacrymogènes utilisés par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné”, depuis l’apparition du premier cas en France de cette maladie, en juin, en Savoie. Elle a assuré samedi au journal Sud Ouest qu’il n’y avait “aucun foyer actif de DNC sur le territoire français”. Alors que M. Venteau estime que “c’est maintenant que la vaccination doit se décréter, sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois” et “tout le sud de la Loire sera contaminé”, la ministre a répondu dimanche sur Europe 1 que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.- Delga interpelle Lecornu -Lundi, elle se rendra en Occitanie pour “assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire” pour un million de bêtes, “parce que c’est le chemin pour lutter contre la maladie”, mais le gouvernement reste très prudent quant à une possible généralisation de la vaccination.”Si on vaccinait tout le cheptel, ça placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, invité du “Grand Jury” RTL/M6/Le Figaro/Public Sénat.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a adressé dimanche une lettre ouverte au Premier ministre Sébastien Lecornu, jugeant “qu’il [était] temps pour [lui] d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs de ce pays”.Outre la gestion sanitaire de la crise actuelle, d’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.kal-mla-gm-chv-vgr-dac/gf/er

Dermatose: Genevard lundi dans le Sud-Ouest, où des blocages routiers persistent

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard va assister lundi “au début de la vaccination” de troupeaux bovins dans le Sud-Ouest, où des éleveurs contestent vigoureusement sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en bloquant toujours plusieurs routes dimanche matin.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, à côté de Bordeaux, où se dirige un convoi venu du sud de la métropole. “On ne peut pas tuer, gaspiller de la viande comme ça.”Depuis l’apparition d’un premier foyer en France de cette maladie non transmissible à l’homme, en juin en Savoie, la stratégie de l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.Cette stratégie, défendue par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, est au contraire dénoncée par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, mais unies contre l’euthanasie généralisée des bêtes des foyers affectés et pour réclamer une large vaccination du cheptel de 16 millions de bovins.Depuis vendredi soir, leurs militants ont installé des blocages routiers, notamment dans le Sud-Ouest, “choqués” pour beaucoup par les images des gaz lacrymogènes utilisés par les gendarmes en milieu de semaine dans une opération en Ariège pour disperser les éleveurs bloquant aux vétérinaires l’accès de la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.- Autres motifs de colère -Non loin de l’Espagne, l’A64 est toujours fermée sur plus d’une centaine de kilomètres. Entre Briscous et Urt, à l’est de Bayonne, des agriculteurs ont installé deux barnums, une plancha et un sapin de Noël au milieu d’une cinquantaine de tracteurs et de grandes remorques, a constaté l’AFP.Environ 80 tracteurs et 29 bennes, selon la préfecture de Haute-Garonne, sont aussi installés sur les voies au milieu de bottes de foin à Carbonne, point de départ de la grogne agricole de janvier 2024, au sud-ouest de Toulouse.”On est partis pour passer les fêtes ici”, “on ne lèvera pas le camp comme ça,” a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne). “On a sept revendications, la dermatose c’est ce qui nous a tous fait bondir, mais ici à Carbonne il n’y a pas que des éleveurs, il y a aussi des céréaliers avec d’autres problématiques “D’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.Dimanche matin, Bertrand Venteau, nouveau président de la CR, a une nouvelle fois réclamé la “vaccination de toute la France” et à “épargner les animaux sains des abattages”. “C’est maintenant que la vaccination doit se décréter sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois parce que je pense que tout le sud de la Loire sera contaminée”, a-t-il ajouté.- Genevard défend le protocole – “Il faut envisager toutes les conséquences” d’une généralisation de la vaccination, “les conséquences sanitaires, les conséquences de faisabilité, les conséquences économiques,” avec le risque d’une fermeture de marchés à l’export, répond la ministre de l’Agriculture. “On a un protocole qui a très bien fonctionné. Ça marche”, a ajouté sur Europe 1 Mme Genevard, assurant que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Un million de bêtes ont déjà été vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros, selon le ministère, qui a annoncé samedi la vaccination d’un million de bovins supplémentaires dans le Sud-Ouest, après l’apparition de nouveaux cas cette semaine dans les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées, en Ariège et Haute-Garonne”C’est un défi que nous allons relever avec les éleveurs : vacciner dans les temps les plus rapides possible 1 million de bêtes parce que c’est le chemin pour lutter contre la maladie (…) Je vais demain (lundi) assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire, comme je l’ai fait d’ailleurs en Savoie, en Haute-Savoie, dans le Jura”, a ajouté Mme Genevard.kal-mla-gm-chv-vgr/gf/asm

Thailand confirms first civilian killed in week of Cambodia fighting

Thailand on Sunday announced its first civilian death in a week of fighting with Cambodia, as international efforts fail to stop violence that has forced hundreds of thousands from their homes.The latest killing comes a day after Bangkok denied US President Donald Trump’s claim that a truce had been agreed between the Southeast Asian neighbours.The …

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