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Attention aux canaux ou rivières gelés: ça craque

Les canaux et lacs gelés sont dangereux: Alors que fleurissent des images d’animaux bloqués dans la glace, dans la presse ou sur les réseaux sociaux, Voies Navigables de France (VNF) qui gère 6.700 kilomètres de fleuves et canaux, a lancé jeudi un appel à la prudence.”Marcher sur les canaux gelés ou s’y aventurer en dehors des espaces aménagés expose à des risques graves, parfois mortels”, indique VNF dans un “appel à la vigilance hivernale”, invitant chacun à “adopter une comportement responsable”.Dans l’est, “le gel est resté depuis quelques jours et on a constaté sur différents canaux ou plans d’eau que des gens s’aventurent sur la glace”, ce qui est “dangereux”, car “les épaisseurs sont très différentes selon les endroits”, a indiqué une porte-parole de VNF Nord-Est à l’AFP.Les pompiers des Ardennes (SDIS 08) viennent de mettre en ligne sur les réseaux sociaux un petit film accompagné de bruits de craquements sinistres, pour montrer le danger d’une glace trop fine. Lundi à Toul, en Meurthe-et-Moselle, la glace du canal de la Marne au Rhin s’est brisée sous le poids d’un chien qui est tombé à l’eau, selon l’Est Républicain et le Parisien: sa maîtresse et son fils de deux ans ont été secourus in extremis alors qu’ils tentaient de sauver l’animal.”Cet événement tragique ne relève pas de la même démarche que les gens qui croient aller patiner sur un plan d’eau gelé, mais il nous amène à rappeler qu’un canal gelé n’est pas un endroit où s’aventurer quelle que soit la raison”, a indiqué VNF.”Dans les années 50, la glace était peut-être plus solide, mais aujourd’hui un canal n’est pas un lieu où se promener”, a-t-elle ajouté.Mardi, un adolescent de 13 ans a été sauvé in extremis par les pompiers après être tombé à l’eau dans un lac gelé près de la Roche-sur-Yon en Vendée, relate Le Parisien. Le Courrier de l’Ouest a également signalé le cas d’un poney shetland tombé dans une mare gelée à Bouchemaine près d’Angers (Maine-et-Loire) puis secouru.Cette semaine, un brise-glace fluvial de VNF, “Aquabus”, a même été utilisé sur le canal Champagne-Bourgogne pour permettre le passage d’un bateau de fret, ce qui n’arrive pas chaque année, a précisé une porte-parole de VNF.

L’examen du budget reprend à l’Assemblée, l’hypothèse du retour du 49.3 progresse

Les députés ont repris jeudi en commission l’examen du budget de l’Etat pour 2026, peinant toujours à faire émerger les contours d’un compromis. De quoi alimenter un peu plus l’hypothèse du retour de l’article 49.3.Après l’échec des discussions en première lecture, le gouvernement a recouru en fin d’année à une loi spéciale. Elle permet d’assurer la continuité de l’Etat, en reconduisant en 2026 les impôts de 2025 mais a mis en suspens notamment l’augmentation des crédits de défense, ou encore plusieurs mesures agricoles à l’heure où la profession manifeste sa colère.Le projet de loi de finances est désormais de retour en nouvelle lecture à la chambre basse, jusqu’à samedi en commission, puis à partir de mardi dans l’hémicycle, théoriquement jusqu’au 23 janvier. Les députés repartent de la version du Sénat, loin de faire l’unanimité.Le gouvernement souhaite aller vite, afin de doter la France d’un véritable budget d’ici la fin du mois, et de revenir en 2026 sous la barre des 5% de déficit, contre 5,4% en 2025. Le chef des députés PS, Boris Vallaud, a lui aussi estimé dans Libération mercredi qu’il était “temps (…) de sortir de cette séquence budgétaire”.- Montchalin “n’exclut rien” -L’utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité, semble de plus en plus inéluctable, faute de majorité à l’Assemblée.La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé jeudi sur RTL qu’elle “n’excluait rien qui puisse donner à la fin un budget aux Français”.Interrogée lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes parlementaires, elle a souligné que si 49.3 il devait y avoir, la question se poserait plutôt à “la fin du débat”, qui doit permettre de “rapprocher” les positions. “Je ne pense pas qu’on soit à quelques heures près (…) Je pense que la séance a une valeur”, a-t-elle dit.La voie des ordonnances, inédite, semble elle compromise, le PS y voyant la “pire des solutions”.Alors que Sébastien Lecornu s’est engagé auprès des socialistes en octobre à ne pas utiliser le 49.3, la balle est désormais dans son camp. Mais il “devra donner des motifs de ne pas être censuré”, a prévenu M. Vallaud dans Libération.- Flou persistant en commission -Quels pourraient être les termes d’un pacte de non-censure?Ils sont pour l’heure difficiles à cerner. Le rapporteur général du budget LR Philippe Juvin propose dans un document révélé par Les Echos et consulté par l’AFP une hausse des recettes de 2,93 milliards d’euros par rapport à la version du Sénat et une baisse des dépenses de 6,2 milliards.Bien éloigné du PS, qui souhaite, lui, augmenter les dépenses de neuf milliards, par rapport à la version initiale du gouvernement.Les premières heures d’examen du budget en commission, jeudi, n’ont pas permis d’y voir plus clair. Si les députés se sont accordés sur le dégel total du barème de l’impôt sur le revenu, ils ne sont pas parvenus à bâtir de majorité au sujet de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l’un des points les plus tendus de la négociation. Le PS en espère 8 milliards d’euros, LR au maximum 4. Mais la commission a in fine maintenu la suppression pure et simple du dispositif, votée au Sénat.Le Rassemblement national a notamment voté la mesure, son député Jean-Philippe Tanguy refusant de participer à ce qu’il a qualifié de “clé de voûte d’un accord entre la Macronie, LR et le PS”.Même issue pour la taxe sur les holdings patrimoniales, dont la portée a été réduite par le Sénat. Faute d’accord pour en augmenter le rendement, elle a été supprimée.Le groupe socialiste est en revanche parvenu à faire adopter une proposition pour élargir l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en y intégrant la “fortune financière dite non professionnelle”, incluant notamment les assurances-vie.Au fil de leurs discussions, les députés ont supprimé diverses pistes de recettes: ils ont notamment rejeté la fiscalisation des indemnités journalières pour les personnes atteintes d’affection de longue durée, maintenu la réduction d’impôts pour frais de scolarité et la niche fiscale des retraités. Creusant encore le déficit.”L’écart entre les positions du socle commun et ce que les groupes de gauche mettent sur la table s’est plutôt agrandi”, a commenté auprès de la presse le président de la commission des Finances, Eric Coquerel (LFI).

“Loi spéciale”, fin des contrôles: les syndicats agricoles listent leurs demandes

Une “loi spéciale” pour la FNSEA, un “moratoire sur les contrôles” pour la Coordination rurale: les deux syndicats agricoles déroulent jeudi leurs demandes à la présidente de l’Assemblée nationale, où des centaines d’agriculteurs sont rassemblés, tandis que des tracteurs campent dans la capitale.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habitué des opérations coup de poing, est passée outre l’interdiction de manifester près des institutions parisiennes et a débarqué jeudi à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a elle appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strabourg le 20 janvier si l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur était signé. Un vote a lieu vendredi à Bruxelles.Reçus par le président du sénat Gérard Larcher, puis par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, les syndicats ont porté le ras-le-bol d’une profession “à bout”.A la sortie, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a demandé un “créneau d’ici mars-avril” au Parlement pour une loi spéciale destinée à apporter des réponses “concrètes”. Face à la défiance des agriculteurs envers les politiques, il a appelé les parlementaires à voter le budget de l’Etat pour 2026, qui soulagerait par exemple les viticulteurs, et à appuyer la publication des décrets pour “enfin” appliquer la loi d’orientation agricole et la loi dite Duplomb.Des parlementaires sont venus échanger avec des manifestants de la CR, ainsi que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui n’a pas fait de déclaration. Plus tôt, Yaël Braun-Pivet qui était allée à la rencontre des manifestants, avait été chahutée et invectivée.José Pérez, président de la CR du Lot-et-Garonne, a déploré une absence d’engagement après l’échange avec la ministre. “Il n’y a rien du tout, aujourd’hui il faudrait un engagement sur la suppression des normes françaises”, a-t-il ajouté. – “Moratoire” sur les contrôles -La CR demande un “moratoire” sur les contrôles jusqu’à la présidentielle, une mesure “facile” à prendre dans l’immédiat, a déclaré Bertrand Venteau, le président de la CR avant son rendez-vous qui a début à 15H45. Cette première condition pour lever le camp est “entre les mains du Premier ministre et de la ministre de l’Agriculture”, a-t-il dit.Il souhaite aussi la suppression des agences environnementales, ainsi que la fin de l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), stratégie qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.Les syndicats agricoles rejettent aussi unanimement l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur, qui doit faire l’objet d’un vote des Etats membres vendredi à Bruxelles.La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait les agriculteurs, qui demandent depuis 2024 des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.Allègement de la taxe carbone européenne sur les engrais, interdictions de certains produits importés…: la ministre Annie Genevard a dit avoir obtenu des “avancées cette semaine” et vouloir poursuivre le travail. Mais certaines mesures dépendent du vote du budget et d’autres, de Bruxelles.- Pas d’interpellations à Paris -Si Mme Genevard a joué l’apaisement, appelant au “dialogue” jeudi matin, Maud Bregeon avait adopté un ton ferme face aux actions “illégales” menées par la Coordination rurale.La préfecture de police avait interdit les manifestations autour de certaines zones comme l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères ou le marché de Rungis.Une centaine de tracteurs a été bloquée par les forces de l’ordre, a-t-elle indiqué. Une quarantaine est présente dans Paris et une soixantaine aux portes de la ville. “Le dispositif de police visant à les fixer est efficace”, s’est-elle félicitée tandis que le ministère de l’Intérieur avait dénombré 670 manifestants dans la capitale.En début d’après-midi, la préfecture de police recensait 11 interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations en Ile-de-France, mais aucune dans Paris même.bur-mdz-sb-mca/abb/

Automobile: 320 emplois supprimés chez l’équipementier Dumarey à Strasbourg

L’équipementier automobile Dumarey Powerglide va fermer son usine strasbourgeoise d’ici à la fin d’année, entraînant la suppression de 320 emplois, après que son principal client, l’équipementier ZF, a mis fin prématurément à leur contrat.”On a informé hier le CSE de DPS ainsi que les salariés d’un projet de cessation de nos activités au courant de l’année 2026″, a confirmé jeudi à l’AFP le président de Dumarey Powerglide Strasbourg (DPS) Arnaud Bailo, évoquant une décision “extrêmement difficile à prendre au regard de l’impact humain et social”.Cette décision implique la suppression de 320 emplois directs, après un plan social qui en avait déjà supprimé 234 l’année dernière.Une centaine de départs sont prévus en juin, une autre vague d’environ 200 personnes en août, et une dernière fin 2026, selon Malek Kirouane, délégué syndical CGT. “L’impact va être énorme”, avec en plus les prestataires, alerte-t-il. “C’est une catastrophe.”Sur les 234 personnes licenciées lors du dernier PSE, en février 2025, “très peu ont retrouvé du travail”, dit-il, estimant que les délais de congé de reclassement, de 10 mois, sont trop courts.Cette fermeture annoncée s’explique par une “rupture brutale et non anticipée des commandes de transmissions automatiques par ZF à partir de 2024”, entraînant une chute de 85% du chiffre d’affaires de l’entreprise, selon la direction de DPS. Le chiffre d’affaires “a été divisé par 9” entre 2023 et 2025: “difficile, dans ce contexte là, de trouver des solutions”, regrette M. Bailo.- “Gâchis” -Des discussions vont débuter lundi pour quatre mois au sein de l’entreprise.”C’est vraiment une fracture sociale”, estime Laurent Julien, secrétaire CFDT du CSE. “C’est le ciel qui tombe sur la tête des salariés (…) on ne s’y attendait pas, même si on commençait à avoir des doutes. Il n’y avait pas de son, pas d’image de la direction”, qui était “très opaque” ces derniers temps, selon lui.”On savait qu’elle voulait rebondir sur l’armement. C’est pour ça qu’elle s’est d’ailleurs rapprochée (du groupe alsacien) Lohr” en 2025, mais les négociations n’ont pas abouti. “Donc, on est obligés de fermer (…) c’est un gâchis, une grande tristesse”. Après le PSE de l’an dernier, la direction du site avait évoqué des pistes pour de nouveaux projets, mais la société était “tellement endettée” qu’elle ne pouvait plus “être crédible pour quoi que ce soit”, a souligné M. Kirouane.Les salariés ne sont “pas coupables, pas responsables” de cette situation, souligne M. Julien, pour qui la direction n’a pas su gérer le “virage électrique” du secteur automobile, ni “trouver des volumes qui remplaceraient ZF”. “Et maintenant, on paye le prix”, a-t-il poursuivi.La direction souligne avoir investi, il y a quatre ans, 80 millions d’euros pour “diversifier” sa clientèle et prendre “le virage de l’électrique”. Cependant aujourd’hui les volumes “ne sont pas au rendez-vous parce que les commandes initialement prévues par nos clients sont plus de 40% en dessous des capacités mises en place”, selon M. Bailo.- Secteur en difficulté -“Ils disent qu’ils n’ont plus d’argent, qu’il y a une crise automobile, que les Chinois ont pris tous les marchés… tous les arguments sont bons. Mais le problème, c’est que stratégiquement, ils ont merdé” même quand la santé financière de l’entreprise était bonne, estime M. Kirouane.Les plans sociaux se sont multipliés chez les fabricants de pièces automobiles en France et en Allemagne, à cause d’une baisse des ventes de voitures, notamment en Europe et en Chine, le marché principal des fabricants européens. La crise est due notamment à une croissance des ventes de véhicules électriques inférieure aux prévisions, à des prix trop élevés car les constructeurs européens ont délaissé les petits modèles et à un plateau de la demande en Chine.L’usine strasbourgeoise a compté plus de 2.500 salariés lorsqu’elle appartenait encore, jusqu’en 2013, au géant américain General Motors avant d’être reprise par le groupe belge Punch Powerglide, devenu Dumarey Powerglide en 2023. “Dans le bassin de l’emploi de Strasbourg, c’est un site historique qui a engrangé des milliards d’euros de chiffre d’affaires” et où de nombreux salariés ont fait toute leur carrière, souligne M. Julien.

Les contrats d’assurance vie s’annoncent plus rémunérateurs

Les contrats d’assurance vie s’annoncent un peu plus rémunérateurs pour les épargnants en 2026, avec de premiers taux stables ou en légère hausse par rapport à l’an dernier, de quoi renforcer l’attrait de ce produit d’épargne concurrent du Livret A.La Macif a par exemple communiqué jeudi un taux stable pour son fonds euros, la section de l’assurance vie à capital garanti, à 2,70%, de même qu’Ampli mutuelle (3,75%) et Aréas (2,50%) les jours précédents.La MACSF et la Maif ont elles annoncé une amélioration sensible de leur rendement, à respectivement 3,15% et 3,05% pour 2025.”Maintenant que le ton est donné par les premiers, je pense que les suivants s’inscriront dans la même tendance”, estime Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet Facts & Figures.Il table sur une moyenne de marché autour de 2,65% pour 2025, contre 2,6% l’année précédente, et rappelle que les premiers à sortir sont souvent mieux-disants.Cette hausse, même symbolique, a de quoi renforcer la dynamique actuelle de l’assurance vie par rapport au produit concurrent, le Livret A, dont le taux est passé l’an dernier de 3% à 1,7%.”Le taux du Livret A baisse mais le taux du fonds euros (…) ne baisse pas”, souligne la directrice finance-épargne de la Macif Odile Ezerzer, jointe par l’AFP.Le match est cependant plus serré qu’il n’y paraît: le taux du Livret A se lit net d’impôts, contrairement à ceux de l’assurance vie. – Convoitises -Pour expliquer les meilleurs rendements, Ampli Mutuelle met en avant dans un communiqué “des bonnes performances de la gestion d’actifs” et des gains réalisés en Bourse.Les assureurs ont su aussi profiter l’an dernier d’apports massifs d’argent frais de la part des épargnants, investis illico dans des produits financiers rémunérateurs, comme de la dette française.Rien qu’en novembre, les dépôts sur les contrats d’assurance vie ont dépassé les 15 milliards d’euros, selon les chiffres de France Assureurs publiés jeudi, du jamais vu pour un onzième mois de l’année.”L’inquiétude des Français (…)générée par le contexte économique, politique et probablement géopolitique”, se traduit par un “taux d’épargne très fort”, analyse Mme Ezerzer.Résultat, l’assurance vie a renforcé en 2025 sa place de premier placement financier des Français, avec 2.106 milliards d’euros d’encours, selon les derniers chiffres de la fédération professionnelle France Assureurs.Mais ce véritable magot, en hausse de 6,3% sur un an, a aussi attiré les convoitises.”Ce qui est gros est visible et attire toujours l’attention”, note Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.Des parlementaires ont par exemple cherché à augmenter la fiscalité de l’assurance vie, à rogner sur ses avantages lors d’une succession voire à le faire entrer dans le cadre de l’impôt sur la fortune dite “improductive”.Les fonds euros, en partie investis auprès des entreprises, permettent à ces dernières “de continuer de croître, de continuer d’embaucher, de continuer de rénover leur appareil productif”, souligne la directrice finance-épargne de la Macif.Le directeur général du groupe MACSF Stéphane Dessirier jugeait lors d’une conférence de presse mardi “injuste” cette menace de taxation, qui pourra revenir lors des prochains débats sur le budget.Quelque 20 millions de personnes disposent d’une assurance vie, soit un capital moyen d’un peu plus de 100.000 euros par souscripteur.Cette moyenne est à relativiser, admet M. Crevel, qui constate “une très forte concentration de l’encours sur les patrimoines le plus aisés”, notamment les cadres supérieurs, les indépendants et les professions libérales.Les compagnies d’assurances continueront ce mois-ci à annoncer leurs taux. L’Afer, qui se présente comme la première association d’épargnants, publiera le sien le 19 janvier.

Lidl critique la “réglementation” et renonce à la publicité à la télé française

Mauvaise nouvelle pour le petit écran tricolore: Lidl, l’un des premiers annonceurs de France, va arrêter ses achats publicitaires à la télévision traditionnelle, le discounter allemand invoquant une réglementation trop restrictive, six mois après une lourde condamnation pour “pratiques commerciales trompeuses”.”Nous n’investirons plus dans la TV linéaire (télévision classique par rapport notamment aux plateformes en ligne, NDLR) tant que les risques dus à la règlementation seront trop importants, comme c’est le cas aujourd’hui”, a annoncé Jassine Ouali, directeur exécutif de la relation client au sein de Lidl France, dans une interview au magazine spécialisé Stratégies.Le discounter va, à la place, investir davantage dans les vidéos en ligne, “fort levier de développement”, a-t-il ajouté. En juillet, la chaîne de supermarchés, régulièrement attaquée par la concurrence pour ses campagnes de communication, a été condamnée par la cour d’appel de Paris à verser 43 millions d’euros de réparations à Intermarché pour des publicités illicites sur le petit écran, une décision qu’elle va contester devant la Cour de cassation.- “Obsolète” -Les spots décriés — 374 entre 2017 et 2023 pour un montant de 584 millions d’euros — présentaient des promotions pour des produits, avec l’affichage d’un prix attractif, “sans assurer leur disponibilité pendant une durée de 15 semaines dans l’ensemble” des magasins Lidl, comme l’exige la loi, selon la cour d’appel, qui a relevé des “pratiques commerciales trompeuses” et une “concurrence déloyale”.”Pour moi qui suis passé par Lidl en Allemagne et au Royaume-Uni, cette situation est assez difficile à comprendre”, a commenté M. Ouali, selon lequel “l’héritage issu de la régulation des années 90”, visant à protéger les revenus publicitaires des autres médias, notamment de la presse quotidienne régionale (PQR), “pose de réelles questions”.Un décret de 1992 interdit aux distributeurs de communiquer, à la télévision, sur des opérations commerciales de promotion limitées dans le temps, la disponibilité et les prix des produits vantés devant être assurés pendant 15 semaines, une durée précisée par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).En décembre, le président du groupe M6, David Larramendy, a jugé dans cette interdiction “obsolète, incompréhensible et injustifiable”, appelant dans Le Monde à “un +new deal+ de l’audiovisuel français” face à la concurrence des plateformes internationales.Pour François Pellissier, président de l’ADMTV (syndicat des régies publicitaires des médias TV et vidéo) et directeur général adjoint Business et Sports du groupe TF1, contacté par l’AFP, la “décision de Lidl souligne encore une fois les asymétries insoutenables” pénalisant “les acteurs locaux”, qui financent l’information et la création, au profit notamment de “Google (qui détient YouTube, NDLR) et Meta”.- “Signal préoccupant” -“C’est évidemment un signal préoccupant”, a abondé auprès de l’AFP Marianne Siproudhis, directrice générale de FranceTV Publicité, la régie de France Télévisions.”La distorsion de concurrence réglementaire” entre la télé française et “les plateformes internationales qui captent une part très conséquente des investissements publicitaires sans être soumises aux mêmes règles” est “problématique”, a-t-elle estimé.La télé linéaire a représenté 22% des investissements médias de Lidl France l’année dernière, contre “zéro” prévu en 2026, a indiqué à l’AFP une porte-parole du groupe, insistant par ailleurs sur le “maintien des investissements” dans la presse écrite.Le sixième distributeur alimentaire français en parts de marché représente, selon Kantar Media, le deuxième annonceur de France, tous secteurs et médias confondus, avec près de 400 millions d’euros d’investissements bruts sur les trois premiers trimestres 2025, un chiffre en baisse de 11% sur un an, derrière Leclerc (506 millions, +14,8%) et devant Intermarché (près de 380 millions, +8,5%).N’ayant pas bénéficié de la période de forte inflation, Lidl France, qui vise 2.000 magasins, contre plus de 1.600 aujourd’hui, veut recentrer son image sur les prix bas, comme l’a rappelé en septembre son patron irlandais John Paul Scally.”Le Loup d’Intermarché, on peut le faire”, a concédé la porte-parole de Lidl, en référence au spot de Noël de l’enseigne concurrente qui a cartonné. Mais, pour un discounter, la publicité sert surtout à “mettre un prix en face d’un produit”, a-t-elle justifié.

Macron dénonce le “nouvel impérialisme” et critique les relations internationale selon Trump

Emmanuel Macron a vivement dénoncé jeudi “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, visant notamment la politique étrangère de Donald Trump qui “se détourne progressivement” de certains alliés et “s’affranchit des règles internationales”.Dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, le président a défendu, en réponse à ce “monde qui se dérègle”, ce qu’il appelle un “multilatéralisme efficace”. Et il a plaidé pour que les grandes puissances du G7, un cénacle présidé cette année par la France, s’unisse avec les grands pays émergents pour réformer la gouvernance mondiale et l’ONU.”Nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme”, mais “nous refusons aussi la vassalisation et le défaitisme”, a-t-il lancé dans la salle des fêtes de l’Elysée.”Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde”, a-t-il ajouté. Une référence notamment au coup de force mené par Washington pour capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro, et aux revendications répétées du président américain visant le Groenland.S’il a critiqué à la fois la Chine et son “agressivité commerciale de plus en plus désinhibée”, et la Russie “puissance de déstabilisation” en Ukraine, ce sont ses commentaires sur les Etats-Unis qui ont été les plus marquants.Les États-Unis sont une puissance qui “se détourne progressivement de certains de ses alliés et s’affranchit des règles internationales qu’elle promouvait encore récemment”, a déploré Emmanuel Macron, évoquant aussi une “agressivité néocoloniale” de plus en plus présente.Il y a un an, le chef de l’Etat avait pourfendu une “internationale réactionnaire” soutenue par le milliardaire Elon Musk, mais avait défendu la nécessité pour la France et l’Europe de “savoir coopérer” avec Donald Trump.Cette année, il est allé plus loin dans la critique de la diplomatie trumpiste, sans néanmoins plaider la rupture avec la première puissance mondiale.Il a exhorté ses diplomates à ne pas se contenter d’être “les commentateurs” de ce que “font tous les autres”, “les spectateurs de ce qui se détricote”. “C’est l’inverse! On n’est pas là pour commenter, on est là pour agir!”, a-t-il martelé.- “Double problème” -Selon lui, “ce que nous avons réussi à faire pour la France et en Europe est allé dans le bon sens” en termes “d’autonomie stratégique” accrue face aux Etats-Unis et à la Chine, en matière commerciale comme de sécurité.Sur le commerce, “on a un double problème, l’agressivité chinoise et les tarifs américains”, et “c’est un gros problème d’avoir les deux en même temps”, a estimé Emmanuel Macron, prônant un agenda “accéléré” à déployer dès cette année de préférence européenne et de simplification au sein des Vingt-Sept.Il a aussi exhorté à “défendre” et “consolider” la régulation européenne du secteur de la tech qui est la cible des Etats-Unis, après les sanctions américaines visant l’ex-ministre français Thierry Breton qui en a été l’architecte à la Commission européenne.Au-delà, le président français a donc plaidé pour un “multilatéralisme efficace”, prenant l’exemple du sommet qu’il a organisé l’an dernier sur l’intelligence artificielle. Il a annoncé qu’il se rendrait en février en Inde pour la nouvelle édition.Alors que la France vient de prendre la présidence du G7 (qui réunit aussi les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Japon et le Canada), il a réaffirmé vouloir en faire un rendez-vous pour combattre les “déséquilibres mondiaux” de manière “coopérative”, notamment avec la Chine.Il a d’ailleurs prévenu que le G7 ne devait surtout pas devenir “un club anti-Brics”, cet autre cénacle qui réunit les “grands émergents” comme le Brésil, la Russie, l’Inde ou la Chine. Au contraire, il a dit vouloir, que le sommet du G7 en juin à Evian, dans les Alpes françaises, soit l’occasion “enfin” d’essayer de faire “ensemble” avec les pays émergent “cette réforme de la gouvernance mondiale” et des Nations unies qui est devenue un vrai serpent de mer.”Moi, je ne peux pas m’habituer à ce qu’on est en train de vivre”, a lâché Emmanuel Macron.

L’ex-patron de la DGSE, Bernard Bajolet, condamné à un an de prison avec sursis pour complicité de tentative d’extorsion

Bernard Bajolet, directeur de la DGSE de 2013 à 2017, a été condamné jeudi à Bobigny à un an de prison avec sursis dans une affaire de tentative d’extorsion à l’encontre d’un homme d’affaires qui, selon les services secrets, les aurait arnaqués.Aujourd’hui âgé de 76 ans, l’ex-directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de complicité de tentative d’extorsion et d’atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l’autorité publique.Les faits qui lui sont reprochés remontant au 12 mars 2016, c’est presque 10 ans de procédure qui auront été nécessaires pour aboutir à cette condamnation, plus lourde que les six à huit mois d’emprisonnement avec sursis requis par le parquet.Ce jour de mars 2016, Alain Dumenil, homme d’affaires franco-suisse impliqué dans pléthore d’affaires judiciaires et de litiges commerciaux, est arrêté par la police aux frontières à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle alors qu’il doit se rendre en Suisse.Les policiers l’emmènent sous prétexte de devoir vérifier son passeport et le conduisent dans une salle.Deux hommes en civil, appartenant à la DGSE mais jamais identifiés, entrent dans la pièce et informent M. Dumenil qu’il doit rembourser 15 millions d’euros à la France. Les services de renseignement estiment qu’il les a escroqués au début des années 2000, lorsqu’ils l’ont appelé à la rescousse pour sortir la DGSE d’investissements infructueux. Ceux-ci avaient été réalisés avec un fonds secret confié par l’Etat, il y a des décennies, dans une volonté d’indépendance de l’institution en cas d’occupation étrangère ou de disparition du gouvernement. Les agents menacent M. Dumenil, notamment en lui montrant un album de photographies de ses proches, et l’homme d’affaires s’emporte et annonce porter plainte. Les agents s’éclipsent.Au cours du procès, qui s’est tenu en novembre et a parfois semblé devenir celui des services secrets, Bernard Bajolet a toujours reconnu avoir validé le principe d’une rencontre mais sans avoir jamais imaginé, a-t-il assuré, que cela se ferait avec “une forme quelconque de contrainte”.”Les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû”, avait toutefois reconnu M. Bajolet qui, avec ses avocats, n’a pas souhaité faire de commentaire jeudi après la décision du tribunal.

Tempête Goretti: vents violents attendus sur le nord-ouest, la Manche en vigilance rouge

Le nord-ouest de la France, à peine remis d’un épisode neigeux, se prépare jeudi à affronter la tempête Goretti avec des rafales de vent qui pourront atteindre 160 km/h dans la Manche, département en vigilance rouge où les écoles seront fermées vendredi.La dernière vigilance rouge pour le vent en France remonte à la tempête Ciaran en novembre 2023, a indiqué à l’AFP Météo-France.Ciaran avait alors balayé le pays avec des rafales à près de 200 km/h, privant plus d’un million de foyers d’électricité et couchant au sol des pans entiers de forêt. “On s’attend à un événement comparable à Ciaran”, à la différence notable que la tempête de 2023 s’accompagnait de “vents constants” à plus de 150 km/h alors que Goretti ne devrait atteindre cette vitesse qu’en rafales, a souligné lors d’un point presse le préfet de la Manche, Marc Chappuis.Dans le département normand, Météo-France prévoit des rafales jusqu’à 150 à 160 km/h sur la côte et 130 à 140 km/h dans l’intérieur des terres.Selon M. Chappuis, le pire de la tempête est attendu sur la Manche entre 22H00 et 04H00 et 800 pompiers sont mobilisés pour y faire face, avec 150 autres venus en renforts d’autres départements.Par mesure de précaution, la préfecture appelle la population à limiter toutes les sorties après 18H00 et a annoncé la fermeture des écoles, collèges et lycées toute la journée de vendredi.Tous les véhicules de plus de 7,5 tonnes ont également interdiction de circuler sur les routes du département, avec une dérogation pour la collecte du lait.”Mettez-vous à l’abri et n’utilisez pas votre véhicule”, insiste sur son compte X la préfecture, qui incite aussi la population à prévoir des moyens d’éclairage de secours et une réserve d’eau potable. Un “kit d’urgence” est indispensable, ont martelé les pompiers.Outre la Manche, près d’une trentaine de départements, de la Charente-Maritime à l’Ile-de-France, sont placés en vigilance orange par Météo-France.Le gestionnaire du réseau Enedis a mis en place des mesures préventives dès mercredi avec l’envoi de renforts et la préparation de “kits Fire” (Force d’intervention rapide électricité), qui contient des câbles, des isolateurs, et d’autres équipements. Le dispositif n’avait plus été activé depuis la tempête Ciaran.- D’autres départements en rouge ? -La préfecture maritime de la Manche et la mer du Nord a demandé aux usagers de ne pas prendre la mer pendant le passage de la tempête “afin d’assurer la sécurité de tous”, alors que des vagues de plus de 10 mètres sont attendues.La compagnie Brittany Ferries a décidé d’annuler une de ses traversées (Cherbourg-Pool) “pour des raisons de confort” des passagers. Deux liaisons entre Caen et Portsmouth ont été décalées pour éviter le pic de vents mais deux autres sont maintenues avec Saint-Malo.”Il s’agit principalement de fret à cette période de l’année” et “ça ne pose pas de problème de navigation” pour de tels bateaux, selon Brittany Ferries.”C’est des choses qu’on a déjà eues à Cherbourg”, a assuré à l’AFP le maire de la ville, Benoît Arrivé, qui était jeudi matin “dans une phase de préparation classique de tempête”.”On prévient les acteurs portuaires, les plaisanciers, les professionnels du port de prendre les mesures adéquates et puis, comme d’habitude, on fait fermer les parcs et jardins, on renforce les équipes d’astreinte notamment les élagueurs”, détaille-t-il.De violentes rafales sont également attendues sur le Calvados et la Seine-Maritime et “une aggravation du niveau de vigilance sur ces départements est possible sur les prochaines actualisations”, selon Météo-France. La circulation des trains sera suspendue dans l’ensemble de la Normandie à partir de 22H00 et sera aussi perturbée en Bretagne ainsi que dans la région Hauts-de-France.En région parisienne, “les rafales attendues sont de l’ordre de 90 à 100 km/h”, selon Météo-France.Six départements, dont le Calvados, la Seine-Maritime et la Somme, seront en outre en vigilance orange vagues-submersion vendredi matin.Avant de frapper les côtes françaises, Goretti va traverser jeudi le Royaume-Uni, où les services météorologiques ont émis des alertes au vent en fin d’après-midi, avec des rafales pouvant atteindre localement 145 km/h, et jusqu’à 30 cm de neige à certains endroits.

Des tracteurs dans Paris, Yaël Braun-Pivet chahutée avant de rencontrer les agriculteurs

Des centaines d’agriculteurs sont rassemblés jeudi devant l’Assemblée nationale dont ils ont chahuté la présidente, Yaël Braun-Pivet, venue leur annoncer une réunion dans l’après-midi pour écouter leurs doléances, tandis que des dizaines de tracteurs campent dans la capitale ou sont bloqués à ses portes.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habitué des opérations coup de poing et interdit de manifester autour des institutions parisiennes jeudi, est passée outre et a débarqué à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel.Sa première demande, rencontrer la présidente de l’Assemblée, a été acceptée mais cela n’a pas empêché ses adhérents de demander la démission de Yaël Braun-Pivet, venue à leur rencontre devant le Palais Bourbon.Invectivée par les manifestants, Mme Braun-Pivet a marqué un mouvement de recul sous l’impact d’un petit objet ou d’un liquide reçu au visage, dans une ambiance hostile, avant d’être exfiltrée par la sécurité pour regagner l’enceinte de l’Assemblée. “Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14H00”, a-t-elle annoncé devant les manifestants.Bertrand Venteau, président de la CR entend expliquer aux parlementaires leur rôle “depuis 30 ans dans la mort de l’agriculture française”. Plusieurs élus de différents partis sont venus à la rencontre des manifestants.La CR s’oppose d’abord, aux côtés de la Confédération paysanne, autre syndicat, à l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.”On est fatigué, on manque de reconnaissance, de revenus, on n’a pas de perspective”, se désole devant l’Assemblée auprès de l’AFP Sylvere Nollet, 52 ans, éleveur bovin et céréalier dans la Somme. L’abattage total est “un exemple de ce qui ne va pas en France, on ne nous fait pas confiance”.- “NON AU MERCOSUR” -Mais les syndicats agricoles disent aussi unanimement “NON” à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui doit faire l’objet d’un vote des Etats membres vendredi à Bruxelles.La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon Maud Bregeon.La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs, plus en retrait des mobilisations ces dernières semaines malgré des rassemblements dans les territoires, ont appelé jeudi matin à un grand rassemblement le 20 devant le Parlement européen à Strasbourg, si le traité de était signé ce weekend.La section locale d’Ile-de-France a déposé dès jeudi matin une gerbe “aux agriculteurs français” devant la Tour Eiffel. En Belgique, des syndicats locaux ont appelé à des blocages routiers dans la soirée.Le premier syndicat agricole a ajouté attendre du Premier ministre un “signal très fort” ce vendredi à destination des agriculteurs en colère, lors d’une conférence de presse.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait les agriculteurs, qui demandent depuis 2024 des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.”Ça fait deux ans qu’on nous fait du blabla. Dans nos fermes on ne voit rien”, a déclaré à l’AFP Jérôme Lespagnol céréalier de 48 ans, qui dénonce la hausse des engrais et la baisse des prix des céréales.- Actions “illégales” -Allègement de la taxe carbone européenne sur les engrais, interdictions de certains produits importés…: la ministre Annie Genevard a dit avoir obtenu des “avancées cette semaine” et vouloir poursuivre le travail. Mais certains mesures dépendent du vote du budget et d’autres de Bruxelles.Si Mme Genevard a joué l’apaisement en appelant au “calme” et au “dialogue”, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait plus tôt adopté un ton ferme face aux actions “illégales” menées par la Coordination rurale dans Paris.La préfecture de police a interdit les manifestations autour de certaines zones sensibles, notamment l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères, ou le marché de Rungis.Certains convois sont bloqués autour de Paris et de nombreux tracteurs ont été mis en fourrière, selon une source proche du dossier.”On doit être à peu près à 25 gardes à vue, on a au moins 10 tracteurs qui sont mis en fourrière dans l’Essonne”, “il faut les libérer”, a déclaré M. Venteau sur BFMTV.D’autres actions sont menées en France avec une dizaine de blocages routiers recensés tôt jeudi, en Bourgogne et dans le Sud-Ouest. Près de Bordeaux, l’accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde) est bloqué depuis mercredi soir.