AFP Top News

Après le déluge, le chien Paquito et d’autres animaux de compagnie sauvés au Brésil

Il tremble, l’air apeuré, mais il est en sécurité. Paquito, petit chien au pelage blanc et noir, a été sauvé d’une zone à risque deux jours après les pluies diluviennes qui ont fait plus de 50 morts dans le sud-est du Brésil.Quand les zones touchées par des glissements de terrain ont été évacuées, les animaux …

Après le déluge, le chien Paquito et d’autres animaux de compagnie sauvés au Brésil Read More »

La SNCF a engrangé de gros bénéfices en 2025, qui servent à régénérer le réseau ferré

La SNCF a engrangé 1,8 milliard d’euros de bénéfice net l’an passé, cinquième année de résultats positifs d’affilée pour l’entreprise ferroviaire qui peut ainsi financer des travaux de modernisation de son réseau vieillissant.Sur fond d’ouverture à la concurrence, le chiffre d’affaires du groupe SNCF, dont l’ancien Premier ministre Jean Castex a pris la direction en novembre, s’est stabilisé à 43 milliards d’euros (-0,3%).”On a amélioré la rentabilité du groupe et on a investi massivement dans le système ferroviaire tout en préservant notre structure financière”, a résumé le directeur financier Laurent Trevisani. “Les services voyageurs ont été la locomotive en 2025 de la performance du groupe”, a-t-il ajouté.”Qu’il y ait un ou mille passagers à bord, un TGV a les mêmes coûts de fonctionnement, raison pour laquelle les TGV deviennent des machines à cash maintenant qu’ils sont bien remplis par l’envie de train persistante chez les voyageurs, alors qu’ils en perdaient durant le Covid”, remarque Patricia Pérennes, experte ferroviaire au cabinet Trans-Missions.Mais le PDG Jean Castex a lancé deux avertissements lors de la conférence de presse de présentation des résultats. D’abord il a demandé “les mêmes règles” pour tout le monde, suggérant que les concurrents, nouveaux entrants sur les lignes TGV, subissent les mêmes contraintes d’aménagement du territoire que la SNCF, et ne se cantonnent pas à desservir les liaisons les plus rentables.- Aléas climatiques -Ensuite, il a signalé le poids financier grandissant que font peser les aléas climatiques sur l’entretien des infrastructures, en particulier les tempêtes et crues de fin 2025 et début 2026.”Si on a autant d’événements climatiques que depuis deux mois” durant toute l’année, la SNCF “aura du mal à atteindre ses objectifs”, a-t-il prévenu.L’entreprise ferroviaire s’est néanmoins félicitée de la reprise du trafic dans la vallée de la Maurienne au printemps 2025, marquant la réouverture du tunnel vers l’Italie après 18 mois de travaux.La fréquentation d’Eurostar, les TGV européens vers la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Pays-Bas, a augmenté de 1,8%, et la filiale espagnole Ouigo España a accueilli 44,3% de voyageurs de plus qu’en 2024, parvenant à devenir rentable après cinq ans d’exploitation.Les lignes Intercités, qui ne sont pas à grande vitesse, ont vu leur fréquentation baisser de 1%, en raison de “travaux majeurs sur le réseau ferré”, notamment sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT).SNCF Réseau, la filiale chargée de l’entretien des 28.000 kilomètres de voies ferrées, qui se rémunère sur les péages versés par les exploitants, a vu son chiffre d’affaires progresser de 4,8% à 8,4 milliards d’euros et sa rentabilité a fait un bond de 30,5%.- “Chaque euro réinvesti” -Depuis sa réforme en 2020, la SNCF “réinvestit chaque euro généré par son activité dans le système ferroviaire”, a souligné M. Trevisani.Au total, l’an dernier, 11 milliards d’euros ont été investis dans le ferroviaire en France pour réparer des voies dégradées ou acheter des trains neufs.Sur ce “niveau record”, 52% (5,7 milliards d’euros) ont été financés par la seule SNCF, “autre record historique” selon M. Trevisani, le reste venant surtout de l’État et des collectivités.Pour les années à venir, la SNCF compte sur la loi cadre sur le financement des transports qui doit être discutée en avril au Sénat pour améliorer le financement des travaux.L’an passé, la dette du groupe a reculé à 24,3 milliards d’euros contre 24,7 un an auparavant. L’arrivée de la concurrence s’est aussi matérialisée sur les lignes régionales, même si la SNCF a remporté quatre des cinq appels d’offres pour lesquels elle avait été candidate.Jeudi soir, la fédération CGT des cheminots, premier syndicat du groupe, a jugé “impératif de sortir du dogme de la concurrence, de la seule logique de profit” en demandant dans un communiqué de “revenir à une entreprise unique, publique et intégrée: la SNCF”.Ombre au tableau, les deux filiales de transport de marchandises, Geodis et Rail Logistics Europe, bousculées par les “vents contraires” qui soufflent sur les échanges mondiaux (droits de douane, tensions géopolitiques…) ont vu leurs ventes baisser, tout en maintenant leur rentabilité. Enfin, quatre mois après le départ de Marie-Ange Debon pour La Poste, la filiale de transport urbain Keolis s’est trouvée un nouveau patron : Frédéric Van Heems, venu de Veolia.

Le Sénat adopte l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote aux particuliers

Après l’Assemblée, le Sénat: la chambre haute a adopté jeudi son propre texte interdisant la vente aux particuliers de protoxyde d’azote, dont l’usage détourné est devenu un “fléau” dangereux.Surnommé “gaz hilarant”, ce produit vendu sous forme de cartouches ou de bonbonnes, inhalé pour ses effets euphorisants via des ballons de baudruche, a notamment été pointé du doigt dans la hausse de la mortalité routière l’année dernière.Plusieurs faits divers dramatiques impliquant des conducteurs ont fait les gros titres.Le ministre l’Intérieur Laurent Nuñez a fait savoir que des mesures sur le protoxyde d’azote seraient intégrées dans un projet de loi sur la sécurité du quotidien, attendu au Parlement d’ici l’été. Mais sans l’attendre, les initiatives parlementaires se sont multipliées. Le Sénat avait déjà voté en mars la pénalisation de l’usage détourné du protoxyde d’azote, ainsi qu’un texte s’attaquant à la question des déchets générés par cette consommation.Avant cela, en janvier 2025, l’Assemblée avait adopté un texte interdisant la vente aux particuliers de protoxyde d’azote.Son rapporteur, le député LFI Idir Boumertit, a d’ailleurs regretté jeudi que le Sénat ne se soit pas plutôt saisi de son texte, pour le faire adopter plus rapidement: “quel gâchis, encore du temps perdu”, a-t-il écrit sur X.Mais pour l’auteure socialiste de la proposition de loi sénatoriale étudiée jeudi, Marion Canalès: “il faut que le gouvernement se saisisse de ce sujet”.”Plutôt que d’être poussif dans des navettes (parlementaires), l’idée c’était de dire, le Parlement s’est exprimé”, a-t-elle expliqué à l’AFP.- “Urgence” -Selon le texte adopté, il serait “interdit de vendre, d’offrir, de détenir ou de transporter du protoxyde d’azote”. Un décret devrait préciser à quels professionnels la vente resterait autorisée, ce produit étant notamment utile en pâtisserie ou pour des usages médicaux.Pour le moment, l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote se limite aux mineurs, depuis une loi de 2021.Les sénateurs ont également doublé le montant de l’amende prévue en cas de violation de l’interdiction (portée à 7.500 euros), et prévu que le montant soit reversé aux communes, confrontées aux coûts de nettoyage des bonbonnes.Un autre article se concentre sur la prévention, prévoyant une sensibilisation dans les collèges, lycées et écoles aux risques du protoxyde d’azote, qui peut notamment provoquer des troubles neurologiques.La ministre déléguée à l’Intérieur Marie-Pierre Vedrenne, tout en reconnaissant un “fléau” pour la “santé publique”, a émis un avis de “sagesse”, c’est-à-dire ni pour ni contre, sur le texte sénatorial.Elle a fait valoir les démarches en cours au niveau européen pour classer le protoxyde d’azote comme substance toxique. Adopter “un dispositif national isolé” en amont ferait courir “un risque juridique, celui d’une fragilité au regard du principe de libre circulation des biens”, a-t-elle argumenté.Une position très mal reçue par de nombreux sénateurs.”Le rôle d’un gouvernement n’est pas de constater ou de commenter un problème, ou encore d’attendre une éventuelle législation européenne”, lui a lancé le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner.”Il y a urgence”, a abondé Marie-Do Aeschlimann (LR). “Le gouvernement doit s’engager.”

Sa famille demande justice pour Samuel Paty, mort “pour la liberté d’expression”

Les avocats de la famille de Samuel Paty ont réclamé jeudi justice pour le professeur d’histoire-géographie, mort “pour la laïcité” et “la liberté d’expression”, tué par un jihadiste “enragé” mais aussi victime d’une condamnation à mort pour blasphème.Quatre hommes comparaissent en appel depuis fin janvier devant la cour d’assises spéciales de Paris pour leur rôle dans ce crime, commis le 16 octobre 2020 par un islamiste radical tchétchène de 18 ans, près du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine. Deux proches de l’assassin répondent de complicité d’assassinat, passible de la perpétuité. Mais les avocats de la famille Paty ont réservé leurs flèches les plus acérées à un parent d’élève, Brahim Chnina, aujourd’hui âgé de 54 ans, et surtout à un militant islamiste aguerri, Abdelhakim Sefrioui, 66 ans: chefs d’orchestre de la cabale en ligne ciblant le professeur jusqu’à sa mort atroce, ils avaient été condamnés en première instance à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Certes, ils ne connaissaient pas l’assassin. Mais c’est sur les réseaux sociaux que, quelques jours avant le crime, Abdoullakh Anzorov, avait découvert l’identité du professeur, qu’il avait décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression avant d’être abattu par la police qu’il menaçait.Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui affirment aujourd’hui que la question du blasphème n’est pas ce qui avait déclenché leur campagne, même si plusieurs témoignages, leurs messages et leurs vidéos suggèrent clairement l’inverse.Le premier invoque le sentiment d’injustice d’un père à qui sa fille a menti en affirmant que Samuel Paty avait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures lors d’un cours auquel elle n’assistait pas; Abdelhakim Sefrioui n’aurait lui été animé que par son combat contre la discrimination et sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans.  Ils veulent “faire croire qu’un homme est mort sur un malentendu”, s’indigne Me Virginie Le Roy, conseil des parents du professeur et de sa soeur Gaëlle. “Il faut qu’ils cessent de nous dire que le blasphème n’était pas leur préoccupation première”, poursuit-elle, dénonçant les “arguties” d’une défense “prête à s’essuyer les pieds sur un professeur décapité qui a servi les valeurs de la République”. – “Justice et protection”- Calme et implacable, l’émotion contenue dans la voix, elle poursuit: alors que la controverse s’apaisait au sein du collège, cette cabale est une “bombe” qui “ne pouvait qu’exploser” et dont s’est emparé un “enragé”. Intervenant pour le fils et l’ex-compagne du professeur dans le silence de la salle Voltaire, Francis Szpiner décrit cette “condamnation à mort”, cette “fatwa numérique” validée par Abdelhakim Sefrioui du haut de l’autorité religieuse qu’il s’octroie: “Celui qui blasphème doit mourir”.   “Elle est où la discrimination” dans les motivations de Sefrioui ?, interroge Thibault de Montbrial. Pour l’autre soeur, Mickaëlle, il convoque à la barre les souvenirs familiaux livrés à huis clos par la fille de cet “islamiste radical”, compagnon de route du Hamas palestinien, ses “obsessions antisémites” ou encore cette sentence à propos de Salman Rushdie, lui aussi condamné à mort pour blasphème: “Cette fatwa, elle est normale, il mérite de mourir”.  Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui “sont les voix qui ont désigné à Anzorov” Samuel Paty, tué pour “la République française”, pour “la laïcité”, pour “la liberté d’expression”, tranche Me de Montbrial qui déplore l'”extraordinaire dureté” de l’audience. Emaillées d’incidents de procédure et de contentieux juridiques soulevés par la défense, les cinq semaines de débats ont effectivement été une épreuve pour les proches, qui ont dû “répondre aux insultes” pour défendre la mémoire du “fils, du frère”, du professeur bienveillant et compétent, énumère Me Le Roy. En exprimant des regrets, “Brahim Chnina a fait du chemin”, concède-t-elle. Mais Abdelhakim Sefrioui n’a pas eu “un mot d’empathie”. Il “est encore plus dangereux qu’il y a cinq ans, car il n’a tiré aucune conséquence ni de ses actes, ni de la mort de Samuel Paty, qu’il continue de malmener”. A l’audience, “il a poursuivi sa croisade”. Face à ce “danger public”, elle réclame “justice”. Mais aussi “protection”.Le parquet général prend ses réquisitions vendredi avant les plaidoiries de la défense. Le verdict est prévu lundi. 

L’île de Molène ne votera pas au 1er tour des municipales, faute de candidats

Les habitants de la petite commune insulaire de Molène (Finistère) ne voteront pas au premier tour des municipales, faute de candidats, a annoncé jeudi le sous-préfet de Brest, alors que le dépôt de candidatures a clos à 18h pour toute la France.À l’image d’autres petites communes en France et en raison de la modification du mode de scrutin pour celles de moins de 1.000 habitants, il fallait neuf volontaires, dont quatre ou cinq femmes, pour constituer une liste. Malgré une réunion publique de la dernière chance le 19 février, personne n’a fait acte de candidature pour succéder au maire sortant Didier Delhalle, parti dans le Périgord pour raisons familiales.”C’est un naufrage”, a réagi le maire sortant de l’Île-Molène, petite commune de 176 habitants sur cette île bretonne à 12 kilomètres du continent. “C’est difficile à admettre qu’aucun Molénais ne veuille reprendre le flambeau. Je trouve ça lamentable, mais c’est leur choix”, a-t-il poursuivi.Conformément à la loi, le mandat de l’équipe municipale sortante prendra fin le 15 mars au soir. Trois fonctionnaires seront nommés par le préfet du Finistère “entre le 16 et le 20 mars” afin de constituer une délégation spéciale qui administrera la commune, a précisé Jean-Philippe Setbon, sous-préfet de Brest.Ils seront chargés de gérer les affaires courantes pour une période de trois mois renouvelable. “On espère évidemment que les habitants de Molène vont se mettre d’accord dans ce délai pour constituer une liste, mais si ce n’est pas le cas, on prolongera de trois mois, et ainsi de suite”, a-t-il ajouté.À terme, le village pourrait être rattaché à une autre collectivité du littoral et risquerait de perdre son exception fiscale. Molène n’a pas d’impôts locaux, un privilège qui remonte à Louis XIV.Seule commune du Finistère sans aucun candidat aux municipales, Molène n’est pas un cas isolé: 106 communes françaises étaient dans cette situation lors du scrutin de 2020, d’après le ministère de l’Intérieur.

Sophie Adenot, dans l’espace “comme un poisson dans l’eau”

La tête en bas et les pieds en haut, comme une chauve-souris, l’astronaute Sophie Adenot est apparue jeudi en pleine forme et “comme un poisson dans l’eau”, pour sa première prise de parole après 14 jours en orbite.Depuis mi-février, au sein de la station spatiale internationale (ISS), elle est la première Française dans l’espace depuis Claudie Haigneré, il y a 25 ans. Le contact a été établi jeudi depuis le siège parisien de l’Agence spatiale européenne (ESA), presque comme une simple réunion à distance entre collaborateurs, via l’application Teams et le centre spatial de Houston, au Texas. Sauf que la principale interlocutrice se trouvait à 400 km au-dessus des autres participants.Lorsque débutent les échanges avec les médias – traduits en anglais afin que la Nasa soit au fait des discussions – l’astronaute se trouve au sud du Japon. Vingt minutes plus tard, au moment de conclure, elle a presque rejoint l’Ouest des Etats-Unis, 10.000 kilomètres plus loin, à la vitesse de 28.000 km/h.”C’est encore mieux que ce j’ai pu espérer, la vue de la Terre est absolument magnifique”, confie l’astronaute de 43 ans, revenue dans le bon sens – tête en haut – pour discuter, les cheveux blonds flottant constamment au-dessus d’elle.- Sport, logistique, science – “C’est la grande forme, autant physique que morale. J’ai eu la belle surprise de n’avoir aucun des symptômes qu’on peut craindre quand on arrive dans l’espace, un peu comme le mal des transports. Dès la première seconde, je me suis sentie comme un poisson dans l’eau”.Lorsqu’elle a pu passer quelques instants dans la Coupole, le module d’observation de la station qui offre une vue à 360° de notre planète, Sophie Adenot dit s’être sentie “euphorique, comme si toutes les cellules de mon corps avaient ressenti cette joie et ce bonheur”. “La Terre est si belle de là-haut, on se sent +unité+, dans toute l’humanité et ça donne le moral”, lance-t-elle.Bien sûr, son quotidien est extrêmement chargé, avec des journées qui démarrent à 05h30 – généralement par du sport qu’elle doit pratiquer quotidiennement au moins 2h30 pour conserver sa masse musculaire – pour se terminer vers 19h30. Entre les deux, “un peu de science, un peu de maintenance, un peu de logistique”.Ingénieure de formation et ancienne pilote d’essai, la 84e femme à aller dans l’espace avoue n’avoir pas encore eu le temps d’ouvrir complètement ses valises. Elle a d’ailleurs mis “une semaine à retrouver (son) shampoing”.La Française a déjà pu commencer à travailler pour le Centre d’aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales de Toulouse (CADMOS), “sur une expérience de kinésiologie, pour optimiser les mouvements que l’on fait dans l’espace”.- Un “bazar” – Occupée en permanence depuis 25 ans, l’ISS constitue un laboratoire scientifique sans pareil mais aussi l’un des derniers espaces de coopération internationale entre Occidentaux et Russes.”Aujourd’hui, dans quelques heures, il y aura le désamarrage du vaisseau cargo de SpaceX qui va ramener sur Terre toute la science des six derniers mois. La semaine dernière, on a été très occupés par le fait de préparer ça”, raconte-t-elle.D’ici octobre, et son retour prévu, Sophie Adenot participera à plus de 200 expériences scientifiques.Malgré sa minutieuse préparation pendant des années, elle reconnaît avoir été surprise au premier abord par certaines choses dans la station. “On a l’impression que c’est un bazar vu de loin, comme vous pouvez le voir dans le module Columbus dans lequel je suis”, explique-t-elle, geste à l’appui. “Mais les logisticiens tiennent un système d’inventaire qui fait que tout est à sa place”.Elle s’était préparée aussi à quelques mauvaises odeurs, “certains de mes collègues m’avaient dit que parfois ça ne sent pas très bon. Moi je dirais que c’est une odeur de carlingue métallique”. Les bruits aussi, l’ont beaucoup amusée, comme ceux que produisent les mousquetons qui s’entrechoquent.Sa première sortie extra-véhiculaire est prévue en mars: “on croise les doigts”. 

Municipales: Mélenchon en meeting à Lyon, sous pression depuis la mort de Quentin Deranque

L’événement, prévu de longue date, prend une résonance particulière depuis la mort de Quentin Deranque: Jean-Luc Mélenchon tient jeudi soir à Lyon un meeting de soutien à la candidate LFI aux municipales, alors que la France insoumise est en pleine tourmente.Le fondateur de La France insoumise prendra la parole vers 20h à la Bourse du travail, aux côtés de la députée du Rhône et candidate dans la capitale des Gaules, Anaïs Belouassa-Cherifi.Le mouvement de gauche radicale, accusé par ses rivaux d’encourager un climat de violence, réfute toute responsabilité indirecte dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Et ce même si un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, originaire de Lyon et cofondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, est mis en examen pour complicité d’homicide.Tout en condamnant les violences et la mort de Quentin Deranque, les Insoumis ont refusé de couper les ponts avec la Jeune Garde et Raphaël Arnault.”Nous ne renierons pas nos camarades et amis de la Jeune Garde. Nous ne chasserons pas de nos rangs le camarade Raphaël Arnault”, a insisté Jean-Luc Mélenchon en début de semaine. “L’objet même de la Jeune Garde, c’était de protéger les Lyonnaises et les Lyonnais progressistes”, a abondé mardi soir lors d’un débat sur BFMTV la candidate Anaïs Belouassa-Cherifi. – “Plus sa place” -Mais les arguments avancés par La France insoumise, notamment celui selon lequel un employeur (en l’occurrence Raphaël Arnault) n’est pas responsable des actes commis par ses salariés (ses collaborateurs parlementaires) ne semblent pas convaincre l’opinion.Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 66% des Français ne sont pas d’accord avec cette idée.Jeudi matin, ce sont deux figures de gauche, François Ruffin et Marine Tondelier, qui ont appelé à la démission du co-fondateur de la Jeune Garde.Le premier en raison de la mise en examen de son collaborateur parlementaire. La seconde en raison de la condamnation pour violences du député du Vaucluse, survenue avant son élection à l’Assemblée mais devenue définitive après, lorsqu’il s’est désisté de son appel. A Lyon jeudi pour soutenir les sortants écologistes à la mairie et à la métropole, Grégory Doucet et Bruno Bernard, le sénateur Yannick Jadot a également appelé Jean-Luc Mélenchon à “rejetter la violence de la Jeune Garde, très clairement”. Quant à Raphaël Arnault, il “n’a plus vraiment de place à l’Assemblée nationale”, a-t-il ajouté.- Dispositif sécuritaire renforcé -La question de la sécurisation du meeting sera primordiale, alors que la ville est connue pour ses affrontements entre groupes d’ultra-gauche et d’ultra-droite et que la marche en hommage au militant nationaliste le week-end dernier a été marquée par des saluts nazis. “Aucune menace caractérisée” n’a été repérée à ce stade, mais “compte tenu du contexte”, un dispositif renforcé a été mis en place, a expliqué mercredi une source policière à l’AFP. Une compagnie de CRS sera mobilisée ainsi que des effectifs de la police nationale pour sécuriser notamment les accès par transports en commun au meeting, selon cette source.”Nous sommes parfaitement bien organisés et préparés, comme nous le sommes pour chacun de nos meetings, qui se sont toujours bien passés malgré les provocations incessantes de l’extrême droite”, indique pour sa part l’entourage de Jean-Luc Mélenchon à l’AFP.”Le Rhône est un département de force insoumise, nous y avons quatre députés. Les meetings à Lyon pour Jean-Luc Mélenchon ont toujours été des moments populaires massifs et nous nous attendons à ce que celui-ci le soit aussi”, ajoute-t-on de même source. François Hollande, autre figure de gauche, volontier critique de LFI et Jean-Luc Mélenchon, est attendu à Lyon en fin d’après-midi. L’ancien président doit notamment assister à la diffusion d’un documentaire sur lui dans un cinéma.A moins de trois semaines du premier tour, la campagne s’intensifie, à l’image de Paris où Rachida Dati vient de démissionner du ministère de la Culture. Jeudi est le dernier jour pour les candidats pour déposer leurs listes en préfecture, avant le couperet de 18H00. A Toulouse, l’Insoumis François Piquemal, donné à la troisième place dans les sondages, tiendra également un meeting. Tout comme la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian, en difficulté dans les sondages. A Pau, c’est l’ancien Premier ministre François Bayrou, candidat à sa réélection à la mairie, qui doit présenter son programme. 

France : une Iranienne condamnée à un an ferme, le sort de deux Français en suspens

La justice française a condamné jeudi l’Iranienne Mahdieh Esfandiari à un an de prison ferme assorti d’une interdiction définitive du territoire, notamment pour apologie du terrorisme, une peine contre laquelle elle dit vouloir faire appel.Mme Esfandiari, sortie libre du tribunal correctionnel de Paris, pourrait servir de possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France en Iran après plus de trois ans de détention.Agée de 39 ans, Mahdieh Esfandiari, née en Iran et arrivée en France en 2018, a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont un ferme, pour apologie du terrorisme mais aussi provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs.Le tribunal a prononcé l’incription de la jeune femme sur le fichier des personnes condamnées pour terrorisme. Quatre hommes ont aussi été condamnés dans cette affaire.La justice française l’accusait d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube.Ces publications ont notamment fait l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Jeudi, l’avocat de la défense a aussitôt annoncé son intention de faire appel de cette décision, s’interrogeant sur les motivations du tribunal.”On nous parle depuis le départ de ce soit-disant échange qui doit avoir lieu entre nos compatriotes et Mme Esfandiari (…) si le tribunal a rendu une peine aussi sévère sur la base de considérations diplomatiques, le tribunal a commis une faute”, a affirmé Me Nabil Boudi à l’issue de l’audience.”Nous allons interjeter appel (…) en espérant avoir une décision qui sera rendue sur la base d’éléments de droit et de faits”, a-t-il ajouté.- Incertitudes multiples -Interrogé sur la question de savoir si Mme Esfandiari comptait rester en France ou quitter le territoire le temps de la procédure en appel, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l’échange avec les deux Français, l’avocat a répondu: “On verra, moi je n’ai pas la réponse”.L’issue de ce procès était attendue avec fébrilité par les proches de Cécile Kohler et Jacques Paris, dans un contexte de haute tension en Iran, secoué par de récentes contestations réprimées dans le sang et menacé d’une intervention militaire américaine.”Nous prenons bonne note de cette décision de justice et de l’appel mais je n’ai pas de commentaires à faire sur les conséquences du jugement”, a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français Pascal Confavreux lors d’un point presse.Les autorités iraniennes ont émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close en France, leur ressortissante contre les deux Français.Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, avaient été condamnés en octobre dernier respectivement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage au profit notamment d’Israël, puis libérés début novembre avec interdiction de quitter le territoire iranien. “Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, avait déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la chaîne France 24.”Le verdict a été prononcé mais comme je vous l’ai dit, sur la base de la loi iranienne (…) les prisonniers, sur la base des intérêts nationaux, peuvent être échangés”, a expliqué Abbas Araghchi. “Tout est prêt. Nous attendons que le processus judiciaire s’achève en France”.Outre l’appel de Mme Esfandiari, la grande incertitude qui continue de peser sur la situation en Iran soulèvent des questions sur les modalités pratiques d’un tel échange.Les Etats-Unis, qui ont multiplié les menaces d’attaque en cas d’échec de la diplomatie sur le programme nucléaire iranien, ont déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe. Des pourparlers ont repris jeudi à Genève.

Crash électrique pour Stellantis, qui affiche la plus lourde perte pour un groupe français depuis 2002

Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025, la plus lourde depuis celle de Vivendi en 2002.Ce déficit record du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall…) s’explique par des charges de 25,4 milliards d’euros, qui financeront la réduction de sa production dans l’électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes, et la relance de modèles à essence ou diesel.Cette décision est d’abord liée à la lenteur du développement des véhicules électriques aux États-Unis, premier marché de Stellantis, où l’administration Trump a supprimé les aides fédérales.En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir “réinitialiser” la stratégie du groupe qui a “surestimé” le rythme de la mutation électrique, surtout aux États-Unis.Mais son analyse concerne aussi l’Europe: selon lui, les exigences de Bruxelles sur l’électrification auto sont irréalistes, surtout pour les véhicules utilitaires, dont Stellantis détient 30% du marché européen.”En Europe, les évolutions réglementaires constituent de véritables obstacles pour l’industrie et pour nos clients, en particulier dans le secteur des véhicules utilitaires légers. La trajectoire d’électrification exigée par les régulateurs pour ces véhicules n’a rien à voir avec la demande réelle du marché. Nous continuons donc de plaider pour des solutions pragmatiques dans nos échanges avec les institutions et les décideurs politiques”, a-t-il lancé devant des analystes.Les provisions financeront notamment l’arrêt de certains modèles électriques et de projets d’usines de batteries en Amérique du Nord. La perte de Stellantis est la plus lourde pour un groupe français depuis le précédent record de Vivendi (23,3 milliards d’euros en 2002), devant celle de France Télécom (20,7 milliards en 2002) et plus récemment d’EDF (17,9 milliards en 2022). C’est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (une perte de 8 milliards).Comme Stellantis, Ford et General Motors ont passé récemment de très lourdes charges liées à la faiblesse des ventes de voitures électriques aux États-Unis.  En 2025, le chiffre d’affaires de Stellantis a baissé de 2%, à 153,5 milliards d’euros, malgré une hausse de 1% des ventes en volume, à 5,5 millions de véhicules. Les recettes ont pâti d’une nouvelle politique de baisse des prix, qui tourne le dos à la stratégie de Carlos Tavares.Au second semestre 2025, le chiffre d’affaires a en revanche progressé de 10%, avec 2,8 millions de véhicules livrés, grâce à un rebond de 39% aux États-Unis.Pour 2026, le groupe confirme ses perspectives d’une amélioration de son chiffre d’affaires et d’un retour à une marge légèrement positive. – Retour du thermique -Les ventes devraient être portées cette année par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux États-Unis. Stellantis espère un niveau de prix stable, en hausse sur le marché américain, mais en baisse en Europe. Pour le groupe, “il n’y a pas de conflit entre diesel et innovation, il faut fournir ce que les clients demandent”.En revanche, les droits de douanes mis en place aux États-Unis ont pesé sur les comptes à hauteur de 1,2 milliard d’euros en 2025 et devraient de nouveau les amputer de 1,6 milliard en 2026, même si la Cour suprême les a entre-temps invalidés.L’action Stellantis, qui avait chuté de 24% depuis l’annonce des 22 milliards d’euros de charges début février, a regagné près de 6% jeudi, les marchés étant rassurés par le rebond des ventes depuis l’été.Pour le syndicat CFE-CGC, “cette contre-performance est la conséquence des choix financiers hérités de l’ère Carlos Tavares, qui ont enfermé Stellantis dans une logique de rentabilité à court terme, avec des fournisseurs mis en tension, des effectifs sous pression, une qualité en baisse et des parts de marché en recul”. La vente des voitures tout électriques se développe inégalement dans le monde, d’où un impact contrasté selon les constructeurs. Elle est rapide en Chine, où les voitures 100% électriques représentent environ la moitié des ventes, lente aux États-Unis (environ 8% des ventes) et intermédiaire en Europe (20% environ), encore loin des 90% que vise l’UE pour 2035. En 2022, Stellantis espérait vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux États-Unis pour 2030.