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Le Louvre dans la tourmente resté fermé lundi en raison d’une grève

Le musée du Louvre est resté fermé lundi en raison d’une “grève reconductible” de ses agents, une nouvelle épreuve pour une institution dans la tourmente depuis le spectaculaire cambriolage du 19 octobre et la mise à nu de ses dysfonctionnements.A 9H00 lundi, les portes du musée sont restées closes devant une file de visiteurs, puis la direction du musée a annoncé une fermeture de l’établissement pour “toute la journée”.”Je suis vraiment déçu, le Louvre était la raison principale de notre venue à Paris, parce que nous voulions voir Mona Lisa”, le célèbre tableau de La Joconde de Léonard de Vinci, a déclaré à l’AFP Minsoo Kim, 37, Coréen, en lune de miel.Un peu plus tôt, les personnels du musée le plus visité au monde, réunis en assemblée générale, avaient voté “à l’unanimité” une grève reconductible pour dénoncer les conditions de travail et d’accueil du public.Plusieurs dizaines d’agents ont ensuite déployé devant la pyramide une banderole indiquant “Le Louvre en lutte pour des conditions de travail décentes, hausse des salaires, + d’effectifs contre la vétusté du palais et le projet LNR”,  le Louvre Nouvelle Renaissance, projet de rénovation à grande échelle annoncé par le président Emmanuel Macron. Les organisations syndicales ont ensuite été reçues au ministère de la Culture avec la Direction générale des patrimoines et de l’architecture (DGPA), notamment, selon des sources concordantes.”Nous avons eu quelques avancées en matière de rémunération, mais cela reste insuffisant et nous attendons une proposition écrite du ministère – certainement mardi – pour nous prononcer”, a déclaré à l’AFP Alexis Fritche, secrétaire général de la CFDT-Culture, à l’issue de deux heures de réunion.Selon lui, “pas d’avancée” non plus sur les emplois: “On nous annonce 28 postes pour la surveillance, mais ils proviennent de redéploiements”.A l’issue de l’assemblée générale, le délégué CGT Christian Galani avait rappelé que la filière accueil et surveillance avait “perdu 200 équivalents temps plein en l’espace de 15 ans, alors que la fréquentation a augmenté de moitié”.Une prochaine AG est prévue mercredi à 9H00, le mardi étant le jour de fermeture hebdomadaire du Louvre.- Conflit social et réorganisation -“On est en colère”, “nous ne sommes pas d’accord avec la manière dont Le Louvre a été géré”, a dit devant la presse Elise Muller, agente de surveillance Sud Culture.Valérie Baud, représentante CFDT, s’était félicitée d’un mouvement “interprofessionnel”, regroupant métiers de la “conservation, agents d’accueil et de surveillance, professions support, juristes, graphistes”.En parallèle de ce conflit social, le musée doit faire face à une réorganisation à marche forcée et continuer de répondre aux interrogations sur les failles qui ont permis à un commando de s’emparer de huit joyaux de la Couronne, toujours introuvables. Fragilisée, la présidente du Louvre, Laurence des Cars, devra travailler en tandem avec Philippe Jost, le haut fonctionnaire chargé du chantier de reconstruction de Notre-Dame, à qui Rachida Dati a confié vendredi la mission de “réorganiser en profondeur le musée”.- Audition de la présidente mercredi -“Des mesures indispensables sont à prendre, bien au-delà de la sûreté et de la sécurité”, a déclaré la ministre de la Culture.”Toute réflexion sur l’avenir du Louvre ne saurait se limiter à une approche technico-organisationnelle”, avait réagi la CFDT.Le ministère de la Culture a précisé que la mission de M. Jost serait menée en janvier et février et que ses recommandations étaient attendues “fin février”.Des sénateurs vont par ailleurs poursuivre leur quête de réponses sur les dysfonctionnements du musée, après avoir pris connaissance de l’enquête administrative lancée après le cambriolage. Mardi, la commission culture du Sénat doit entendre pour la première fois l’ancien président du Louvre Jean-Luc Martinez, destinataire pendant son double mandat (2013-2021) de deux audits alarmants peu suivis d’effets.Mercredi, la même commission entendra de nouveau Laurence des Cars, à la tête du musée depuis fin 2021, pour comprendre notamment comment ces deux audits n’ont été découverts par l’actuelle direction qu’après le casse du 19 octobre.jt-mdv-adp-kp/vg/tes

“Je ne suis pas un empoisonneur”, clame une dernière fois Frédéric Péchier

“Je ne suis pas un empoisonneur”, a une dernière fois clamé lundi Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon qui encourt la réclusion à perpétuité, avant que la cour d’assises du Doubs ne se retire pour délibérer au terme de trois mois et demi d’un procès éprouvant.”Ca fait huit ans que je me bats contre le fait qu’on me présente comme un empoisonneur”, mais “non, je ne suis pas un empoisonneur”, a déclaré le médecin de 53 ans.Accusé d’avoir empoisonné 30 patients dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017, le quinquagénaire assure avoir “toujours respecté” le serment d’Hippocrate.La cour devra en décider.Après 15 semaines d’audience, elle se retire “dans un lieu tenu secret” pour délibérer, a déclaré la présidente Delphine Thibierge en clôture des débats. Le verdict est attendu d’ici à vendredi.Quant à Frédéric Péchier, qui a comparu libre depuis le 8 septembre, il a quitté le palais de justice escorté par les forces de l’ordre. Il devra “rester à la disposition de la justice” et ne pourra pas quitter le logement qu’il occupe à Besançon, a précisé la magistrate.La semaine dernière, au terme d’un réquisitoire intense, les deux avocates générales ont requis la réclusion à perpétuité, assortie d’une période de sûreté maximale de 22 ans, à l’encontre de ce “tueur en série” aux crimes “hautement pervers”.- “Fabriquer un coupable” -Mais pour condamner le médecin, “il faut des preuves”, a martelé son avocat, Randall Schwerdorffer. Or, dans ce dossier, “c’est le néant de la preuve”, selon lui.”Je vous demande d’acquitter purement et simplement Frédéric Péchier”, a-t-il conclu à l’issue de près de cinq heures de plaidoirie.Me Schwerdorffer a établi un parallèle entre Frédéric Péchier et Patrick Dils, qui a passé 15 ans en détention pour les meurtres de deux enfants commis en 1986 près de Metz, avant d’être acquitté en appel.Dans les deux cas, “il fallait que ça aille vite” pour trouver un coupable, a-t-il retracé. Dès le début de l’enquête en mars 2017, les enquêteurs ont été “convaincus de la culpabilité de Frédéric Péchier” et se sont efforcés de la “démontrer”.”Jamais on ne cherchera ailleurs”, a-t-il fustigé. “On a fabriqué un coupable” et “toute la communauté médicale” s’est liguée contre lui. Dès lors, son sort était “scellé”, selon lui.Une comparaison “particulièrement malhonnête et déplacée”, a jugé Frédéric Berna, avocat de nombreuses parties civiles.”On ne peut pas comparer Patrick Dils, qui avait 16 ans à l’époque, qui était assez peu lettré, qui était un garçon très fragile, et qui de surcroît a avoué, avec le Dr Péchier, qui est un homme supérieurement intelligent, qui a 45 ans à l’époque et qui n’a jamais rien avoué”.Pour Me Schwerdorffer, “rien d’hallucinant dans la vie” de son client “ne permet de dire qu’il est dingue”, alors que pour “tuer à répétition de cette façon là, il faut une telle rage, une telle violence”.- “Coïncidences” -Mais “quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il sera toujours critiqué”, regrette le pénaliste, et “comme Patrick Dils était devenu +le tueur d’enfants, le monstre+, Frédéric Péchier est devenu +l’empoisonneur, le monstre+”.Certes, “il y a bien un empoisonneur à la clinique Saint-Vincent” mais ce n’est pas Frédéric Péchier, a soutenu la défense, appelant les six jurés populaires et les trois magistrats professionnels à l'”impartialité”.Dans ce dossier, “on a fait avec des coïncidences une règle de preuve, mais ce ne sont que des coïncidences”, a estimé Me Schwerdorffer après l’audience.”On a expliqué aux jurés que les coïncidences n’existaient pas et que le hasard n’existait pas”, mais “allez expliquer ça à monsieur Dils – qui s’est trouvé par hasard près du lieu du crime de Francis Heaulme – que le hasard n’existe pas”, a-t-il ajouté.Selon les avocates générales, Frédéric Péchier a pollué des poches de perfusion utilisées pendant les interventions pour déclencher des arrêts cardiaques incompréhensibles pour les soignants.L’ancien anesthésiste, “l’un des plus grands criminels de l’histoire judiciaire française” selon l’accusation, cherchait ainsi à nuire aux collègues avec qui il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”.

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Au Maroc, 37 morts dans les pires inondations de la dernière décennie

“L’eau nous a submergés”: 37 personnes sont mortes dimanche à Safi, sur la côte atlantique du Maroc, à la suite de crues soudaines et d’inondations, le plus lourd bilan de la dernière décennie pour des intempéries de ce type dans le pays.Sept blessés, dont deux en soins intensifs, sont toujours traités à l’hôpital Mohammed V de Safi, a indiqué le directeur de l’établissement à l’agence officielle marocaine MAP. Cette ville portuaire, située à environ 300 kilomètres au sud de Rabat, a été touchée dimanche par de violentes précipitations orageuses ayant “provoqué des écoulements torrentiels exceptionnels” en l’espace “d’une heure”, ont déclaré les autorités locales.”L’eau nous a submergés (…) Nous n’avons pas pu dormir de la nuit, nous avons tout perdu, même les manuels scolaires de mes enfants”, raconte à l’AFP Hanane Nasreddine, la voix tremblante. “La situation est dramatique”, ajoute cette mère de six enfants.Les images circulant sur les réseaux sociaux montrent un torrent d’eau boueuse qui dévale les rues de Safi, emportant sur son passage voitures, poubelles et caisses de marchandises. Sur d’autres, on voit un mausolée à moitié submergé, des embarcations de la Protection civile en intervention pour secourir des résidents ou encore un homme pagayant à bord d’un canoë sur une voie transformée en canal.”37 millimètres de pluie sont tombés en peu de temps et ont touché le marché historique de Bab Chabaa (à Safi), traversé par une rivière, causant la mort d’un certain nombre de commerçants et d’ouvriers qui travaillaient à ce moment-là”, a expliqué lundi dans l’après-midi le chef du gouvernement Aziz Akhannouch devant le Parlement. Le parquet national a de son côté annoncé l’ouverture d’une enquête pour “déterminer les causes de cet incident tragique et en élucider les circonstances”.- “Pertes considérables” -“J’ai perdu tous mes vêtements, ma voisine m’en a donné pour me couvrir. Je n’ai plus rien”, témoigne une autre habitante, Nezha El Meghouari. Lorsque sa maison a été inondée, quelqu’un a crié: “Sors d’ici, tu vas mourir”, raconte-t-elle. “J’ai vu qu’il y avait beaucoup d’eau, je me suis enfuie”.Lundi matin, l’eau avait reflué et les habitants s’affairaient à nettoyer les devantures de leurs logements tandis que les autorités déblayaient les rues des gravats. Les commerçants dressaient un premier bilan des dégâts matériels dans la vieille ville, réputée pour son artisanat et où des centaines d’objets en terre cuite – assiettes, plats à tajine, jarres – gisent brisées ou ensevelies sous la boue.”Les pertes sont considérables. Les bijoutiers ont perdu toute leur marchandise (…), pareil pour les propriétaires des magasins de vêtements”, souligne auprès de l’AFP un commerçant de 55 ans, Abdelkader Mezraoui, qui espère “des indemnisations”.- “Renforcer la vigilance” -L’antenne locale du ministère de l’Education nationale a annoncé que les cours étaient suspendus pour trois jours, par “mesure préventive (…) afin de veiller à la sécurité des élèves”.Au Maroc, l’automne est normalement marqué par une diminution des températures, mais le réchauffement climatique limite désormais cette baisse, tout en maintenant l’évaporation héritée de l’été. Cette combinaison augmente le risque d’averses intenses, selon des experts.La Direction générale de la météorologie (DGM) a annoncé lundi de fortes averses, parfois orageuses, de lundi à mercredi dans plusieurs provinces du pays, notamment à Safi.Les autorités régionales ont appelé à “renforcer la vigilance, adopter les plus grandes précautions et respecter les mesures de sécurité, compte tenu des fluctuations climatiques extrêmes que connaît notre pays”.En septembre 2024, de fortes intempéries avaient provoqué des inondations dans le sud et le sud-est, causant la mort de 18 personnes. En novembre 2014, au moins 32 personnes avaient péri dans le sud à la suite de violentes précipitations ayant provoqué des crues de rivières au pied des montagnes de l’Atlas.Les crues soudaines, provoquées par des pluies torrentielles que le sol asséché ne peut pas absorber, ne sont pas rares. Mais selon la communauté scientifique, le changement climatique provoqué par l’activité humaine a rendu plus fréquents et intenses les événements météorologiques comme les crues, les sécheresses et les canicules.

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Des milliers de glaciers menacés de disparition chaque année à cause du réchauffement, selon une étude

Des milliers de glaciers disparaîtront chaque année au cours des prochaines décennies et seule une fraction pourrait survivre à la fin du siècle à moins que le réchauffement climatique ne soit freiné, affirme une étude publiée lundi.Les mesures prises par les gouvernements en matière de changement climatique pourraient déterminer si le monde perdra 2.000 ou 4.000 glaciers par an d’ici le milieu du siècle, selon cette étude publiée dans la revue Nature Climate Change et dirigée par le glaciologue Lander Van Tricht.Quelques degrés pourraient faire la différence entre la préservation de près de la moitié des glaciers du monde en 2100 et celle de moins de 10%.”Nos résultats soulignent l’urgence d’une politique climatique ambitieuse”, est-il écrit dans cette étude.Les chercheurs se concentrent généralement sur la perte de masse et de superficie des géants de glace mondiaux, mais M. Van Tricht et ses collègues ont cherché à déterminer combien de glaciers individuels pourraient fondre chaque année au cours de ce siècle.- Tourisme, culture locale -Si la fonte des petits glaciers a moins d’impact sur l’élévation du niveau de la mer que celle des grands glaciers, leur disparition peut nuire considérablement au tourisme ou à la culture locale, selon les scientifiques impliqués dans cette étude.”La disparition de chaque glacier individuel peut avoir des répercussions locales importantes, même si sa contribution à la fonte des eaux est faible”, a affirmé M. Van Tricht, spécialiste de glaciologie à l’école polytechnique fédérale de Zurich (ETH), lors d’un échange avec la presse.”La perte des glaciers dont nous parlons ici est plus qu’une simple préoccupation scientifique. Elle touche vraiment nos coeurs”, a dit Matthias Huss, co-auteur de l’étude et également glaciologue à l’ETH, qui a participé en 2019 à des funérailles symboliques du glacier Pizol dans les Alpes suisses.Les scientifiques ont examiné les contours de 211.490 glaciers à partir d’une base de données satellitaires mondiales afin de déterminer l’année où le plus grand nombre d’entre eux disparaîtra, un concept qu’ils ont baptisé “pic d’extinction des glaciers”.A l’aide de modèles informatiques évaluant plusieurs scénarios de réchauffement qui vont de 1,5°C à 4°C par rapport aux niveaux préindustriels, ils en ont conclu que le rythme actuel de perte de 1.000 glaciers chaque année devrait s’accélérer. Celui-ci atteindrait un pic de 2.000 d’ici 2041, même si le réchauffement était limité à 1,5 °C, le seuil que les pays se sont engagés à respecter dans le cadre de l’accord de Paris afin d’éviter les pires effets du changement climatique, même si mes Nations Unies ont averti que le réchauffement devrait dépasser ce niveau dans les prochaines années.À ce rythme, il ne resterait plus que 95.957 glaciers sur la planète d’ici 2100, soit un peu moins de la moitié.- Pire scénario -Selon les projections actuelles indiquant que les températures augmenteraient de 2,7°C, environ 3.000 glaciers disparaîtraient chaque année entre 2040 et 2060, selon les glaciologues.Et d’ici 2100, seul un glacier sur cinq, soit 43.852, aurait survécu dans un monde où la température aurait augmenté de 2,7 °C.Dans le pire scénario, avec une hausse des températures de 4°C, jusqu’à 4.000 glaciers disparaîtraient chaque année d’ici le milieu des années 2050. Et seuls 9% des glaciers, soit 18.288, subsisteraient à la fin du siècle, indique l’étude.Le moment où la disparition des glaciers atteindra son pic varie selon les régions, en fonction de leur taille et de leur emplacement. Dans les zones où les glaciers sont principalement de petite taille, comme les Alpes et les Andes subtropicales, la moitié pourrait disparaître d’ici deux décennies.Dans les régions du monde où les glaciers sont plus grands, comme le Groenland et la périphérie de l’Antarctique, le pic de disparition des glaciers se produira plus tard dans le siècle.

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Un tribunal suédois bloque l’abattage de loups prévu pour 2026

Un tribunal suédois a suspendu lundi l’abattage de loups prévu pour l’année prochaine, estimant que les autorités n’avaient pas réussi à prouver que cette mesure préserverait les niveaux de population.Jusqu’à quarante-huit loups étaient concernés par cet abattage à partir du 2 janvier. Cet arrêt a été rendu après que des organisations environnementales ont fait appel de décisions régionales octroyant les licences de chasse.”Les préfectures (n’ont pas) été en mesure d’apporter la preuve qui leur incombe et de démontrer que la chasse prévue ne compromettrait pas le maintien d’un état de conservation favorable de la population de loups”, a déclaré le tribunal administratif de Lulea dans un communiqué.Le gouvernement suédois avait abaissé la “valeur de référence” nécessaire pour une population de loups en bonne santé de 300 à 170 individus.Selon les critiques, dont la Commission européenne et les défenseurs de l’environnement, cette politique fragilise au contraire les populations. Les agriculteurs et les chasseurs les considèrent comme une menace en raison des attaques contre les moutons et les chiens de chasse, et souhaitent que leur nombre soit contrôlé plus strictement.La cour a jugé “peu clair” le poids de cette valeur de référence, au regard des directives de l’UE protégeant les loups.Ces animaux ont été chassés en Suède jusqu’à leur quasi extinction dans les années 1960, ce qui a incité le pays à les protéger en tant qu’espèce. Ils ont commencé à réapparaître à la fin des années 1970 et dans les années 1980, et leur population a depuis augmenté. La Suède a commencé à autoriser la chasse sous licence en 2010 après que leur nombre a dépassé les 200, en fixant des quotas pour le nombre d’animaux pouvant être abattus pendant une période donnée.

Le budget adopté au Sénat, place aux tractations lors d’une semaine décisive

Le projet de budget de l’Etat 2026 a été adopté lundi par le Sénat, donnant le coup d’envoi d’une semaine d’intenses tractations pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, toujours convaincu de pouvoir aboutir à un compromis au Parlement avant le 31 décembre malgré de grandes incertitudes.Après une vingtaine de jours et de nuits de débats, les sénateurs ont voté par 187 voix contre 109 un projet de loi de finances (PLF) pour 2026 nettement remanié par la majorité sénatoriale, une alliance entre la droite et les centristes. L’Assemblée nationale n’ayant pas pu s’accorder sur ce texte, la copie des sénateurs sera la base des discussions en commission mixte paritaire (CMP), qui doit réunir vendredi sept députés et sept sénateurs chargés de trouver un accord sur ce si sensible budget. S’ils n’y parviennent pas, il faudra probablement poursuivre les débats budgétaires en janvier, et voter d’ici là une loi spéciale pour permettre la continuité de l’Etat.La semaine est donc décisive pour le chef du gouvernement, qui a promis une nouvelle méthode au début de l’automne pour faire adopter les budgets sans recourir au 49.3, malgré son absence de majorité à l’Assemblée nationale, et s’en tient pour l’instant à cette ligne.Le pari est presque réussi sur le budget de la Sécurité sociale, adopté à l’Assemblée nationale la semaine passée à une courte majorité. Un ultime vote des députés est prévu mardi après-midi sur ce texte qui accorde de nombreuses concessions à la gauche.- Déficit à 5,3% -Mais l’attention du gouvernement est focalisée sur le PLF et la CMP à venir, à l’issue très incertaine. Ce conciliabule réuni à l’Assemblée aura du travail pour atteindre l’objectif du gouvernement de ramener le déficit public sous les 5% du PIB en 2026: dans l’état actuel des discussions, la copie est à 5,3%, contre 5,4% en 2025, a annoncé le gouvernement devant les sénateurs.Ce chiffrage tire notamment les conséquences du compromis trouvé sur le budget de la Sécurité sociale, qui ponctionne plusieurs milliards d’euros au budget de l’Etat. Mais également des votes du Sénat, qui s’est opposé à de nombreux prélèvements nouveaux comme la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, qui devait rapporter quatre milliards d’euros.”Il faut qu’on trouve une manière de se sortir de cette ornière (…) Je suis persuadé qu’on peut le faire, mais on va avoir besoin des efforts de tout le monde”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure, jugeant “inacceptable” un déficit final à 5,3% et appelant le Sénat à “faire des concessions”.La droite se dit prête au compromis, mais pas à n’importe quel prix. “Nous ne pourrons pas apporter nos voix à une CMP qui viendrait augmenter la pression fiscale”, a lancé la sénatrice Les Républicains Christine Lavarde, fustigeant une copie gouvernementale initiale “ni responsable ni digne de confiance”.La position ferme de LR et de son patron Bruno Retailleau, voix prépondérante au Sénat, se heurte actuellement aux demandes des socialistes, en quête d’une concession sur la taxation des entreprises ou des hauts patrimoines. “La droite sénatoriale a +karchérisé+ les apports de l’Assemblée nationale. Ce n’est pas avec cela qu’on réussira à aboutir à un accord”, s’est désolé le président des sénateurs socialistes, Patrick Kanner.- Equation insoluble -En CMP, l’ancien socle commun sera majoritaire, ce qui pourrait présager, en théorie, d’un accord possible. Mais cela ne servira à rien si le texte de compromis n’est pas ensuite adopté la semaine prochaine au Palais Bourbon.Equation quasiment insoluble, alors que les socialistes promettent au mieux de s’abstenir et que les écologistes devraient voter contre, selon leur cheffe Marine Tondelier.”Il faut que cette séquence budgétaire s’arrête. Si le compromis est possible, alors il faut qu’il ait lieu maintenant”, veut croire auprès de l’AFP un négociateur du PS, plutôt optimiste.De nombreux responsables plaident pour le retour du 49.3, comme l’ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, et le président du Sénat, Gérard Larcher. Mais cela ne permettrait pas au Premier ministre de faire l’économie d’un accord avec le PS. “Si le gouvernement l’utilise sans compromis préalable, il s’expose à une censure immédiate”, a prévenu le patron des socialistes, Olivier Faure.La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a quoi qu’il en soit de nouveau écarté cette piste dimanche.

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Crue d’une rivière en Bolivie : nouveau bilan d’au moins 20 morts

Le débordement du fleuve Pirai en fin de semaine dernière dans l’est de la Bolivie a fait au moins 20 morts et plus de 2.000 familles sinistrées, a annoncé lundi le vice-ministre de la Défense civile.”Malheureusement, les données officielles font état de 20 morts et de dizaines de disparus”, a déclaré Alfredo Troche à la Radio Panamericana.Un premier bilan, samedi, faisait état de trois morts et huit disparus en raison de pluies d’une intensité exceptionnelle qui ont principalement affecté les localités d’El Torno et La Guardia, en périphérie de la ville de Santa Cruz, capitale économique du pays andin.Le président Rodrigo Paz a installé un “cabinet de crise”, estimant que les pluies allaient persister, entrainant le pays dans “une période très complexe”.”En ces premiers jours de la saison des pluies, nous avons battu tous les records des 100 dernières années”, a indiqué le chef de l’Etat, entré en fonctions le 8 novembre.La saison des pluies en Bolivie commence généralement en novembre et dure jusqu’en avril. Le directeur du service d’endiguement des eaux et de régulation du fleuve Pirai, José Antonio Rivero, avait estimé samedi que des pluies hors du commun ont provoqué une “crue historique” dans la région, provoquant même l’effondrement d’un pont à El Torno.”Beaucoup de gens sont touchés, l’eau a détruit des fermes, des villages entiers, nous avons besoin d’aide”, a plaidé dimanche auprès de l’AFP Jorge Trelles, un chauffeur routier de 54 ans.De nombreuses personnes ont trouvé refuge sur les toits des maisons ou la cime d’arbres dans l’attente d’être secourues.”Mon fils a fini par dormir sur le toit, sauvant plusieurs personnes, dont un homme handicapé d’une jambe qu’ils ont réussi à hisser sur le toit”, a témoigné Elia Castro Suarez, une enseignante.Sur la période de la précédente saison des pluies, 51 personnes sont mortes en raison des intempéries, entre novembre 2024 à avril 2025, selon des données officielles.

Dermatose: Genevard attendue dans le Sud-Ouest où se cristallise la crise

Une situation officiellement “sous contrôle” en dépit d’un nouveau cas dans l’Aude: la ministre de l’Agriculture Annie Genevard se rend lundi à Toulouse pour défendre sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) critiquée par une partie des agriculteurs et de la classe politique.La ministre a répété lundi matin sur France 2 que la discussion était “ouverte”, y compris sur les modalités de la politique sanitaire, mais a défendu sa stratégie.En dépit d’un nouveau cas de DNC détecté dimanche dans une petite ferme de Pomas, dans l’Aude, où les dix bovins du foyer ont été euthanasiés, le ministère souligne que tous les cas ont été éradiqués et que la situation est “sous contrôle”.La ministre a rappelé les “trois piliers” de la stratégie sanitaire: “le dépeuplement (l’abattage, NDLR), la vaccination et la restriction de mouvement”, seuls à même de venir à bout de cette maladie animale très contagieuse, non transmissible à l’homme mais qui peut toucher très durement le cheptel.La ministre est attendue dans l’après-midi en Haute-Garonne “afin de lancer la campagne de vaccination” de près d’un million de bêtes, dans une région frondeuse où la colère s’est vite convertie en actions de blocages.- “Zéro proposition” -En pointe de la mobilisation: les syndicats Coordination rurale, radicale et parfois ouvertement proche de l’extrême droite, et la Confédération paysanne, classée à gauche, convergent de façon inhabituelle pour réclamer la fin de l’abattage systématique et l’extension générale de la vaccination.Interrogé par l’AFP sur le barrage de Carbonne sur l’A64, où était née la mobilisation agricole de janvier 2024, Jérôme Bayle, l’un des porte-voix de cette colère paysanne, a dit ne pas attendre “grand-chose” de la visite de la ministre qui arrive “avec zéro proposition”, a-t-il déclaré.Frédéric Meynard, céréalier participant au blocage de l’autoroute, et ses camarades attendent pour leur part “surtout d’être entendus” par la ministre, dans ce “pays de la résistance agricole”, comme le proclame une banderole.La crise n’est pas née dans le Sud-Ouest, qui n’est pas le coeur de l’élevage français, mais c’est ici que se cristallise la colère depuis deux ans, en réaction à la crise de la viticulture et aux crises sanitaires, alimentées par le changement climatique.De nouvelles actions ont commencé lundi autour de Toulouse en prévision de la venue de la ministre, avec trois points de blocage pour “augmenter la pression sur les politiques”, a indiqué un militant de la Confédération paysanne.Sur la rocade d’Albi, dans le Tarn, une quinzaine d’agriculteurs ont tenu le barrage toute la nuit et sont déterminés à ne pas lever le camp les mains vides. “Jusqu’ici on a été sages mais si la ministre ne donne pas de réponse satisfaisante, Albi ce soir sera un dépotoir”, prévient Sébastien Rey, 48 ans, éleveur de bovins à Saussenac.  Plusieurs axes routiers sont aussi bloqués ce lundi par des agriculteurs de la Coordination rurale en Gironde, en Dordogne et Haute-Vienne. C’est aussi le cas dans les Landes où la Confédération paysanne et le petit syndicat d’exploitants familiaux Modef ont boycotté une réunion, refusant de siéger au côté d’organisations (FNSEA et chambre d’agriculture) “qui cautionnent la politique sanitaire” de l’Etat.Tout en reconnaissant le drame individuel que constitue l’abattage d’un troupeau, le gouvernement tente d’en appeler “à la science” et à la “responsabilité” pour préserver les 16 millions du cheptel bovin français.- “Désinformation” -Le ministre de la Recherche Philippe Baptiste a rappelé lundi que les protocoles sanitaires en vigueur ont été “mis en place par des vétérinaires, par des scientifiques, par des épidémiologistes”, sur Franceinfo TV.La stratégie sanitaire en place est jusqu’à présent soutenue par la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, première force syndicale agricole, qui ne voit aucune autre solution que l’abattage des troupeaux touchés, pour “éradiquer totalement” la maladie, associée à une vaccination élargie. La fédération Culture Viande, qui regroupe les entreprises d’abattage et découpe, a mis en garde contre les conséquences économiques d’une vaccination généralisée: la France perdrait alors son statut indemne et “il en résulterait une complexification accrue des conditions d’exportation”. Mais dans de nombreuses fermes, l’abattage total d’un troupeau pour une vache malade ne passe pas. Et les critiques enflent chez des élus ruraux inquiets, comme au niveau national, avec des commentaires sévères ce week-end de responsables politiques, du Rassemblement national à LFI, sur la gestion de la crise.Lundi, plus de 200 maires et élus locaux d’Ariège se sont rassemblés à Foix devant la préfecture pour appeler l’Etat à dialoguer avec les agriculteurs afin de réévaluer le protocole de lutte contre la DNC.

“Qu’est-ce qu’on va devenir?”: au collège incendié de Dijon, des parents “choqués”

Des parents choqués ont redouté lundi un “coup d’arrêt dans l’éducation” de leurs enfants après l’incendie de leur collège à Dijon, une “vendetta” liée au démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue, selon le ministre de l’Intérieur.Au coeur du quartier prioritaire des Grésilles, devant le collège Jean-François Champollion, Laurent Nuñez leur a promis que l’Etat ne se laisserait pas “intimider” et ne “lâcherait rien” dans sa “guerre” contre le narcotrafic.Le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, s’est engagé à ce que l'”essentiel” des 500 élèves du collège y soient à nouveau en cours après les vacances de Noël ou dans des classes à proximité, en attendant que les classes endommagées soient entièrement reconstruites.   “En tant que maman, je m’inquiète”, a confié avant leur arrivée Nadia, dont le fils est scolarisé en 6e à Champollion. A 11 ans, “il est encore petit” et samedi matin, il était “au bord des larmes” quand il a appris que son collège avait brûlé, dit-elle à l’AFP sous couvert d’anonymat.Cet incendie “met un stop à l’éducation” des élèves du quartier, déplore Nadia, en s’interrogeant pour la suite. “Je sais juste que jeudi et vendredi, ils vont avoir cours en distanciel, mais après les vacances qu’est-ce qu’on va devenir ?”- “Inadmissible” -Dans la nuit de vendredi à samedi, un incendie a provoqué d’importants dégâts dans un bâtiment du collège. Avec “plusieurs départs de feu concomittants”, le sinistre est “vraisemblablement d’origine criminelle”, selon le parquet.Aucune interpellation n’a encore eu lieu, a déclaré à la presse Laurent Nuñez qui, après les autorités locales, a fait un lien entre l’incendie et le trafic de drogue en vigueur dans le quartier.”Sept têtes d’un réseau” local ont été interpellés en septembre aux Grésilles et plusieurs points de deal démantelés, a rappelé le ministre: “On a de bonne raisons de penser qu’il y a un lien” parce que, “quand on fait mal aux trafiquants de drogue (…), il y a souvent des représailles, des actions qui sont des espèces de vendetta”.”Ici à Dijon comme partout sur le territoire national, il y a une guerre à mener. Ici aux Grésilles, nous avons gagné une bataille importante (…) nous allons évidemment poursuivre ce combat, rien n’intimide le gouvernement”, a-t-il lancé.  “C’est un quartier de voyous ici”, confirme une mère, accompagnée de sa fille de 14 ans, qui refuse de donner leurs noms et prénoms: “Ce serait dangereux pour elle et pour moi”.Cet incendie, “c’est inadmissible, on a brûlé un lieu sacré”, s’emporte-t-elle. “C’est la quatrième fois parce qu’il y a eu l’école primaire, la médiathèque deux fois, et là le collège !”, qui, selon elle, avait déjà été visé par des tirs de mortiers.”Ma fille n’est pas en sécurité”, estime cette mère célibataire, qui confie être très “choquée”. “J’ai pleuré quand ma fille m’a dit pour l’incendie et qu’elle m’a demandé: comment on va faire?”- “Néant complet” -En attaquant une école, les inendiaires s’en prennent “à ce qui permet aux autres de s’en sortir”, a regretté M. Geffray, en confiant être partagé entre “le tristesse et la colère”. “La République est chez elle partout, l’école est chez elle dans toutes les écoles, collèges et lycées, ce n’est pas négociable”, a-t-il insisté.Le feu a causé d’importants dégâts dans quelques classes, aux murs noircis et les faux plafonds ont fondu ou se sont effondrés, a constaté un journaliste de l’AFP. Plusieurs mois de travaux seront nécessaires pour remettre les lieux en état.”On est stressé par rapport à tout ce qui se passe dans le quartier”, confie Pascaline, mère d’un élève de 3e, qui se dit dans “le néant complet” pour janvier. “Comment rassurer nos propres enfants si nous, on est angoissé. Comment leur apporter des réponses, si on ne les a pas ?”

Devant le Louvre, des touristes déçus mais compréhensifs

Portes closes, files de touristes éconduits et selfies devant les drapeaux de syndicalistes: entre déception et compréhension, les visiteurs du Louvre faisaient grise mine lundi en trouvant le musée fermé en raison d’une grève massive de ses agents.Dès 9H00, les visiteurs munis d’un billet sont priés de repartir, tandis qu’un panneau indique dès l’entrée : “l’ouverture du musée est actuellement retardée”.”Welcome in France”, lâche, sur un ton quelque peu ironique, l’un des agents d’accueil à la foule qui rit jaune.”Ça fait environ un mois qu’on préparait ce voyage et c’est fermé, c’est vraiment triste”, dit à l’AFP David Gove, 35 ans, un touriste originaire de Malte. “Ça a ruiné nos plans, mais on trouvera autre chose. Il y a beaucoup de choses à faire en France, et on est dans la ville de l’amour”, relativise-t-il.”Je suis vraiment déçu, le Louvre était la raison principale de notre venue à Paris, parce que nous voulions voir Mona Lisa”, le célèbre tableau de La Joconde de Léonard de Vinci, confie de son côté Minsoo Kim, 37, Coréen, en lune de miel avec sa femme.”La plupart des visiteurs étaient au courant” du risque de fermeture et ne sont donc pas surpris, pondère un agent.”Ce n’était pas clair du tout”, déplore pourtant Michel Maillard, venu de Dordogne avec sa femme pour passer quelques jours dans la capitale. “Sur le site, ils écrivent que ça sera peut-être ouvert et avec des salles peut-être fermées”, ajoute le quinquagénaire.”Nous avions entendu dire il y a cinq jours qu’ils allaient se mettre en grève, mais nous avons continué à vérifier et nous n’avons trouvé aucune information”, regrette Rachel Adams, 60 ans, originaire de l’Utah, aux États-Unis.- “On a gagné” -Deux mois après le vol spectaculaire de huit joyaux de la couronne, les personnels dénoncent leurs conditions de travail et d’accueil du public.”C’est normal qu’ils fassent grève s’ils ont besoin de meilleures conditions de travail. Bien sûr, en tant que touriste, ce n’est pas génial d’être ici et que le musée soit fermé, mais nous avons réussi à reporter notre visite, donc ça n’est pas un problème”, estime Patricia, une touriste brésilienne qui n’a pas souhaité donner son nom.À 10H30, les syndicalistes sortent sur le parvis ensoleillé pour annoncer qu’une grève reconductible a été votée “à l’unanimité”. Drapeaux à la main, plusieurs dizaines d’entre eux déploient des banderoles devant la pyramide, en scandant “tous ensemble, tous ensemble”, tandis que les représentants échangent avec la presse.En milieu de matinée, la direction du Louvre annonce que le musée sera fermé toute la journée.”On a gagné, on a gagné”, s’enthousiasment alors les grévistes sur une bande-son entraînante.Devant eux, des dizaines de curieux se pressent contre les barrières, désireux d’en savoir plus ou de profiter de l’ambiance. Certains se prennent en selfie devant les militants.”Attristée pour les gens qui viennent du monde entier”, Naïma, 63 ans, se dit néanmoins “tout à fait d’accord avec les grévistes”.Sur son site, le musée indique que les personnes “ayant réservé pour une visite dans la journée seront automatiquement remboursées”. Sur place, les agents invitent les visiteurs à revenir un autre jour. Ils ne pourront toutefois pas retenter leur chance mardi, jour hebdomadaire de fermeture du musée. Mercredi matin, des perturbations sont à prévoir en raison d’une nouvelle assemblée générale des syndicats.Naïma prend la chose avec philosophie : “On essayera de revenir dans les mois qui viennent”.