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La Chine enverra deux nouveaux pandas géants en France d’ici à 2027

La Chine enverra deux nouveaux pandas géants en France d’ici à 2027, ont annoncé vendredi le directeur du zoo de Beauval, Rodolphe Delord, et l’organisation partenaire chinoise à l’occasion d’un déplacement du président Emmanuel Macron en Chine.”Nous allons certainement recevoir de nouveaux pandas. J’espère que ce transfert de pandas se fera assez rapidement. En tout cas ce sera au plus tard début 2027″, a dit Rodolphe Delord à Chengdu (centre), où se trouve un centre de conservation des pandas qui travaille en partenariat avec le zoo.Le centre a reçu vendredi la visite de Brigitte Macron, l’épouse du président français, qui s’est montrée très attentive à l’évolution de Yuan Meng, le premier des pandas géants nés en France en 2017, dont elle est la marraine et qui a rejoint la Chine en 2023.Depuis la dernière fois qu’elle l’a vu, “je ne le reconnais pas, il a pris beaucoup d’envergure (mais) le caractère n’a pas changé”, a-t-elle dit. Ses accompagnateurs lui ont expliqué que le panda pouvait manger jusqu’à 50 kilos de bambou par jour.Se faisant prendre en photo avec le panda en arrière-plan à distance, elle a souligné la signification de cette coopération: “C’est ce qu’on appelle le soft power”.Le partenariat actuel arrive à échéance en 2027. M. Delord et l’Association chinoise pour la conservation de la faune sauvage, partenaire du zoo de Beauval, ont indiqué qu’une lettre d’intention avait été signée visant à prolonger la coopération.Quand l’accord de prolongation de la coopération aura été formellement signé, “le nouveau couple de pandas devrait arriver au zoo de Beauval en 2027, pour une durée de coopération de dix ans”, a écrit l’Association dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.Deux jumelles, nées en France, se trouvent toujours au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) après le départ très médiatisé de leur parents fin novembre vers Chengdu.”Nous ne savons pas encore très bien si les jumelles vont partir et si nous allons recevoir un nouveau couple, si nous allons faire partir une jumelle et garder un mâle, tout est encore en discussion”, a relevé Rodolphe Delord.L’Association chinoise pour la conservation de la faune sauvage a cependant évoqué le retour des deux petits pandas se trouvant en France. “Une nouvelle phase de coopération débutera à l’expiration de la coopération actuelle et après le retour en Chine des deux petits pandas se trouvant en France”, a-t-elle dit.L’unique couple de pandas géants hébergé en France s’est envolé le 25 novembre pour sa Chine natale. Pékin avait promis de leur trouver des remplaçants. Les deux plantigrades, Huan Huan et Yuan Zi, étaient prêtés au zoo de Beauval depuis 2012. Leur rapatriement, initialement prévu pour 2027, a été anticipé en raison d’une insuffisance rénale dont souffre Huan Huan, la femelle.

Budget de la Sécu: l’Assemblée adopte les recettes et poursuit les débats, nouveau vote décisif en vue mardi

Du répit pour le gouvernement : l’Assemblée a adopté vendredi dans un scrutin à suspense la partie recettes du budget de la Sécurité sociale, malgré la division du camp gouvernemental, une issue qui permet aux débats de se poursuivre, avec pour horizon un vote sur l’ensemble du texte mardi.”On peut trébucher à chaque instant”, prévenait toutefois vendredi Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement. Et pour cause, les députés devront par exemple voter entre vendredi soir et dimanche, sur la partie “dépenses” du texte, qui contient la cruciale “suspension” de la réforme des retraites.Son rejet n’empêcherait pas le projet de loi d’être soumis au vote mardi, mais il serait amputé d’une mesure tellement importante dans le compromis politique avec le PS qu’il serait selon toute vraisemblance invotable en l’état.Vendredi la chambre basse avait adopté la partie recettes par 166 voix contre 140 et 32 abstentions, avec le soutien de Renaissance, du MoDem, du PS et des indépendants de Liot. L’alliance RN-UDR, LFI et les écologistes ont voté contre, quand LR et Horizons, membres du camp gouvernemental, se sont majoritairement abstenus.Le scrutin a été marqué par une faible affluence pour un vote crucial, et surtout les groupes les plus fermement opposés au texte (RN, UDR, LFI) avaient un nombre conséquent d’absents.- Résultat “pas reconductible” -“Ca passe parce que le RN avait seulement 69 présents (sur 123 députés, NDLR), le vote d’aujourd’hui n’est pas reconductible” mardi, alerte un cadre macroniste. “Arithmétiquement, si on considère les positions politiques des groupes aujourd’hui, ça ne passerait pas mardi”, abonde un député socialiste.Le résultat serré est donc un avertissement pour le gouvernement. Même s’il est aussi une forme de succès, quoique temporaire, après avoir multiplié les gestes d’ouverture en espérant faire passer le texte sans 49.3.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui salué “le travail de concertation” avec les forces politiques. Vendredi les députés ont aussi rétabli la création d’un réseau de maisons “France Santé” pour améliorer l’accès aux soins, promesse de M. Lecornu.Le gouvernement a aussi annoncé qu’il appelait en priorité certains débats, dont cette suspension et le sensible gel des pensions de retraites et des minima sociaux. Ils devraient donc avoir lieu à partir de 21h30 vendredi, et samedi matin si besoin.Jeudi, l’exécutif avait tenté de trouver un chemin entre le PS et la droite, faisant voter une réécriture d’une hausse de CSG sur le capital voulue par la gauche, mais en réduisant son périmètre. Au prix d’un rendement en nette baisse, attendu autour de 1,5 milliard d’euros, au lieu de 2,8 dans la version initiale.- Quel déficit ? -Les Républicains et Horizons, échaudés par les concessions faites au PS sur la CSG et la réforme des retraites, prennent aussi appui sur le niveau de déficit pour expliquer leurs abstentions majoritaires sur le texte.Paul Christophe (Horizons) a fustigé un “déficit de la sécurité sociale artificiellement réduit”, en référence notamment à un transfert prévu de fonds des caisses de l’Etat vers celles de la Sécu pour lui donner de l’air, mais sans alléger le déficit global du pays.Le gouvernement espère ramener le déficit de la Sécu à 20 milliards, et Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a estimé qu’il se trouvait théoriquement autour de 16 milliards d’euros à la fin de l’examen des “recettes”.Mais les députés sont par exemple très opposés au gel des pensions et minima sociaux initialement censé rapporter 3,6 milliards, et devraient donc supprimer des mesures qui alourdiront mécaniquement le déficit.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a également assuré vendredi qu’il n’y aurait aucune augmentation – ni dans le budget ni par décret – des franchises médicales.L’exécutif envisage aussi de remonter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (l’Ondam) “jusqu’à +2,5%” (contre +2% jusqu’ici).Si des cadres du camp gouvernemental espéraient voir les écologistes s’abstenir, ceux-ci ont largement voté contre les recettes. “C’est un budget décliniste (…) Nous allons dégrader les conditions de travail des soignants”, a fustigé leur patronne Cyrielle Chatelain.Jeudi, Sébastien Lecornu a martelé qu’en l’absence de budget de la Sécu, le déficit filerait à “29 ou 30 milliards” d’euros sur l’ensemble de 2026. Mais le Parlement peut aussi adopter un budget en début d’année comme il y a quelques mois après la censure de Michel Barnier.Pressé par ailleurs par plusieurs ténors de son camp d’activer l’article 49.3 de la Constitution pour éviter un vote à haut risque, Sébastien Lecornu l’a de nouveau exclu.sac-are-la-sl/jmt/dsa

Des drones survolent la base abritant les sous-marins nucléaires français

Plusieurs drones ont survolé la base ultra-sécurisée qui abrite les sous-marins de la dissuasion nucléaire française, dans la rade de Brest (Finistère), entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire vendredi, sans qu’un lien puisse être établi avec la Russie.Aucun drone n’a été abattu ni de pilote identifié lors du survol, jeudi soir, a annoncé vendredi le parquet de Rennes, compétent en matière militaire, qui mène les investigations.”Aucun lien avec une ingérence étrangère n’est donc fait” à ce stade, a déclaré à l’AFP le procureur Frédéric Teillet.L’enquête doit “confirmer ou non qu’il s’agit bien de drones” et déterminer “le type et le nombre d’engins”, a précisé le procureur.Une source proche du dossier a indiqué à l’AFP que cinq drones avaient été détectés jeudi vers 19H30 au-dessus de la base de l’Ile Longue, au sud de la rade de Brest.Un dispositif de lutte anti-drones et de recherches a été mis en place. Le bataillon de fusiliers marins, qui assure la protection de la base, a effectué plusieurs tirs anti-drones, selon la même source.”Les fusiliers marins ont procédé à un tir de brouilleur et non pas d’arme à feu”, a précisé le procureur.La préfecture maritime de l’Atlantique a elle souligné que “les infrastructures sensibles” n’avaient “pas été menacées” par ce survol de l’Ile Longue.”Il est trop tôt pour caractériser” l’origine de ces drones, a affirmé le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle, porte-parole de la préfecture maritime, tout en insistant sur le fait que l’objectif de ces survols était “d’inquiéter la population”.Les signalements de drones se sont multipliés près d’aéroports et d’autres sites sensibles, dont des installations militaires, ces derniers mois en Europe du nord, certains dirigeants voyant la main de Moscou derrière ces actions.La police irlandaise a affirmé vendredi enquêter sur la détection de drones sur l’itinéraire de l’avion qui transportait le président ukrainien Volodymyr Zelensky, au moment où celui-ci arrivait à Dublin lundi soir pour une visite officielle.- “Des précédents”-Les survols de drones sont interdits sur l’ensemble de la presqu’île de Crozon, dont l’Ile Longue fait partie, ainsi que sur une grande partie de la rade de Brest, afin de protéger les infrastructures militaires qui s’y trouvent. Il n’est cependant pas rare que cette règle soit enfreinte, le quotidien régional Le Télégramme citant des survols illégaux en 2015 et 2020.”Il existe des précédents”, a confirmé Guillaume Le Rasle à l’AFP.Très récemment encore, dans la nuit du 17 au 18 novembre, un survol de drone “au-dessus de la presqu’île de Crozon” avait été signalé, mais sans survol d’emprise militaire.Sanctuaire de la dissuasion nucléaire française, la base de l’Ile Longue est un site très protégé, où pénètrent chaque jour 2.000 personnes, dont 1.500 civils assurant la maintenance des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français, dont l’un au moins est en permanence en mer pour assurer la dissuasion nucléaire.Les SNLE sont dotés de 16 missiles stratégiques M51 à têtes nucléaires multiples. La base est protégée par 120 gendarmes maritimes en coordination avec les fusiliers marins.Les conditions de luminosité étaient particulièrement bonnes jeudi soir au-dessus de la rade de Brest, en raison du ciel dégagé, de la pleine Lune et de son orbite proche de la Terre, un épisode fréquent appelé super Lune.Mardi, le gouvernement allemand a mis en service une unité de police antidrones, afin de répliquer aux multiples incursions de drones sur les sites stratégiques observées ces derniers mois.En Belgique, des drones ont été signalés aux abords de bases militaires, d’aéroports et même d’une centrale nucléaire, mettant à rude épreuve les autorités.

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Chute de 37% du nombre des animaux des fonds marins dans une zone d’exploration minière, selon une étude

Le nombre des animaux vivant dans les fonds marins a chuté de 37% dans une zone d’exploration minière en eaux profondes, selon une étude parue vendredi portant sur l’impact de cette activité sur la biodiversité.Cette recherche, effectuée sur cinq ans, est considérée comme la plus approfondie à ce jour sur les conséquences des machines d’extraction minière en haute mer. Ces machines exploitent des fonds marins jusqu’ici intacts pour en extraire des matières premières comme le nickel, le cobalt et le cuivre, utilisées aussi bien dans les batteries rechargeables que dans des équipements technologiques militaires.L’étude porte sur la zone de Clarion-Clipperton (CCZ), dans l’océan Pacifique, qui fait l’objet d’un projet d’exploitation minière.Elle a été réalisée par des scientifiques du Musée d’histoire naturelle du Royaume-Uni, du Centre national d’océanographie et de l’Université de Göteborg en Suède. Ils ont comparé l’état de la biodiversité deux ans avant et deux mois après un essai d’exploration minière. Leur recherche s’est concentrée sur des animaux mesurant entre 0,3 mm et 2 cm, tels que des vers et des coquillages. Dans les traces laissées par le véhicule, le nombre des animaux a chuté de 37%.Pour Adrian Glover, le principal auteur du rapport, ces données devraient contribuer à “établir une nouvelle norme pour le travail environnemental dans la région”, sous la houlette de l’Autorité internationale des fonds marins.Les pays débattent actuellement au sein de cette autorité des règles à fixer pour les industries minières. Un traité des Nations unies sur la haute mer doit entrer en vigueur en janvier 2026, avec l’objectif de protéger les océans, déjà menacés par la pollution et la surpêche.Aucune licence n’a encore été délivrée pour l’exploitation minière commerciale dans les eaux internationales mais certains pays ont entamé ou se préparent à commencer des explorations dans les eaux relevant de leurs zones économiques exclusives.Les îles Cook, en coopération avec la Chine, ont accordé des licences d’exploration à trois entreprises en 2022.The Metals Company, qui a son siège au Canada, veut exploiter les eaux internationales du Pacifique sans l’approbation de l’Autorité des fonds marins, en s’appuyant sur une loi américaine rétablie par le président Donald Trump.La Norvège, qui avait fait des vagues en devenant le premier pays d’Europe à décider d’ouvrir ses fonds marins aux activités minières, a au contraire annoncé mercredi repousser de quatre ans l’attribution de premières licences d’exploration.

Retraites et travail: la conférence sociale cherche à voir loin, en plein débat budgétaire

La conférence sur le travail et retraites a lancé ses travaux vendredi, des “matériaux précieux” dans la perspective de la présidentielle de 2027, espère le gouvernement, mais l’absence du Medef et l’examen en parallèle du budget de la Sécurité sociale ont maintenu la tension politique.”Si on veut avancer les retraites, il faut passer par la case travail”, a déclaré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en ouverture de cette conférence voulue par Sébastien Lecornu, moins de six mois après l’échec du conclave initié par son prédécesseur François Bayrou.”Ce n’est pas impossible que les partenaires sociaux s’emparent des travaux de cette conférence et peut-être arrivent à converger sur le sujet des retraites”, a-t-il estimé lors d’un point de presse au Conseil économique, social et environnemental (Cese), qui abrite la conférence. “Ces travaux de qualité que nous allons engager, qui vont durer jusqu’à l’été de l’année prochaine, constitueront des matériaux précieux pour le débat politique”, s’est-il félicité.Le Premier ministre avait “prévu de venir mais l’actualité parlementaire est exigeante”, a expliqué M. Farandou.Sébastien Lecornu a obtenu vendredi un peu de répit grâce au vote par l’Assemblée nationale de la partie recettes du budget de la Sécurité sociale.Le ministre du Travail avait rappelé que “s’il n’y a pas de loi (budgétaire) sur la sécurité sociale, comme la suspension est encapsulée dedans, il n’y aura pas (…) de suspension de la réforme de 2023″.Voulue par Sébastien Lecornu au moment de l’annonce de cette suspension, la conférence sociale a été lancée il y a un mois par une réunion de méthode, dont le Medef a claqué la porte.La principale organisation patronale, vent debout contre les efforts demandés aux entreprises dans le projet de budget, dit préférer s’en tenir à l'”agenda autonome” des partenaires sociaux, qui “n’est pas indexé sur des échéances politiques”.Jean-Pierre Farandou s’est montré compréhensif: “Je comprends que le Medef, en ce moment, reporte plutôt son regard sur les débats à l’Assemblée”. Il s’est dit “convaincu” qu’une fois les débats budgétaires passés, l’organisation “retrouvera sa place, et on a besoin de lui pour avancer”.Les représentants des petites et moyennes entreprises, CPME et U2P étaient en revanche présents, tout comme l’ensemble des organisations syndicales, sauf Solidaires.Parmi les grands thèmes abordés, avec l’appui d’économistes et autres experts, les mutations du monde du travail et leurs conséquences sur les conditions de travail, la santé mentale, l’emploi des jeunes et des seniors et les liens entre le “virage démographique” et les retraites.- “Retraite à la carte” -La CGT a décidé jeudi de participer, après avoir obtenu du Premier ministre que l’objectif de la conférence soit de “conforter notre système par répartition”, a affirmé la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet.Elle a proposé “qu’à l’issue de la conférence, organisations syndicales et organisations patronales puissent chacune, proposer un sujet de référendum”. “Car si les retraites, l’emploi et le travail sont des sujets centraux pour les Françaises et les Français, on ne peut pas dire que c’est l’élection présidentielle qui permettra de trancher sur ces questions tant les enjeux sont larges”, a-t-elle insisté.Cette conférence “sera l’espace où on défendra notre vision de la retraite à la carte”, a déclaré à des journalistes la chef de file de la CFDT Marylise Léon.Elle a par ailleurs dénoncé “l’énorme gâchis en matière de dialogue social de la réforme des instances représentatives du personnel” de 2017, disant souhaiter que ce sujet soit abordé lors des ateliers ultérieurs.”Tant que nous n’aurons pas le courage de rouvrir le débat sur le financement du modèle social, nous ne revalorisons pas le travail lui-même”, a estimé côté patronal le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi.”Notre modèle social est challengé”, a déclaré Jean-Pierre Farandou, en clôture, soulignant qu'”il faut regarder en face la situation”. L’ancien patron de la SNCF a conclu la journée en estimant avoir “mis la conférence Travail Emploi Retraites (TER) sur de bons rails”.Cette première conférence plénière sera suivie de deux autres et de six ateliers mensuels jusqu’à l’été prochain.

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Réchauffement climatique: face au déni, le chef du Giec appelle à être “très clair” sur le rôle de l’homme

Face à la montée du déni climatique, le président du Giec Jim Skea veut rappeler la science et l’origine humaine du réchauffement “de manière très claire”, dans un entretien avec l’AFP.La France accueille jusqu’à vendredi plus de 600 membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, qui doivent entamer les travaux de leur prochain rapport.”Sans équivoque, les humains sont la cause du changement climatique auquel nous assistons”, souligne Jim Skea, le professeur écossais qui préside le groupe de scientifiques mandatés par l’ONU.QUESTION: Vous avez dit récemment qu’il était “presque inévitable” que le monde franchisse le seuil de 1,5°C de réchauffement à court terme. Quel sera alors le message de votre prochain rapport dans quelques années? REPONSE: “Le message est que si l’on veut ramener le réchauffement mondial à 1,5°C, les décisions à prendre sont très claires. Nous avons besoin de réductions significatives des émissions liées à l’énergie et à l’utilisation des terres.Nous devons aussi commencer à réfléchir à retirer le CO2 de l’atmosphère à grande échelle. Et il manque beaucoup de connaissance sur ce sujet.”Q: La France a exprimé son soutien au Giec cette semaine face à la montée du déni climatique. Est-ce que ce soutien est important?R: “C’est vraiment important et bienvenu d’avoir ce niveau de soutien de la part du gouvernement français, d’origines multiples: le chef de l’Etat, trois ministres. C’est un niveau de soutien significatif et ça a donné beaucoup d’élan aux scientifiques. Quand je leur ai parlé ensuite, ils en étaient très heureux: ça leur a apporté de la confiance et de l’enthousiasme pour aller de l’avant.”Q: Comment les conclusions du Giec vont-elles s’imposer au public malgré la désinformation, quand certains – comme le président américain Donald Trump – qualifient le changement climatique de canular?  R: “Nous devons continuer à communiquer la science de manière très claire. Notre dernier rapport avait cette conclusion très simple: sans équivoque, les humains sont la cause du changement climatique auquel nous assistons. Nous devons souligner ce message et nous pouvons l’appuyer par plusieurs types d’explications et de multiples sources de données.”Q: Le gouvernement des Etats-Unis est absent du Giec et ne finance pas les chercheurs qui participent à ses travaux. Mais ne craignez-vous pas qu’il bloque ses rapports au moment de l’approbation par les pays?R: “Nous bénéficions toujours d’une énorme présence américaine au Giec. Nous avons près de 50 auteurs à cette réunion, dont la présence est financée par des organisations philanthropiques américaines et qui ont été nommés par des organisations observatrices venant des Etats-Unis…Quant aux séances d’approbation, quand nous terminons les rapports, elles ont toujours été difficiles parce que les scientifiques et les gouvernements doivent se mettre d’accord sur chaque mot et virgule. Et je ne crois pas que ce soit devenu vraiment plus difficile que ça ne l’était.Ce n’est arrivé qu’une seule fois dans l’histoire du Giec que le résumé pour les décideurs ne soit pas approuvé et que la décision soit repoussée à la session suivante. Et ce n’est pas récent, c’était en 1995. Donc ça a toujours été difficile mais nous avons toujours surmonté ces obstacles.”Q: Des pays comme la France veulent que le prochain rapport d’évaluation du Giec soit publié en 2028, avant la COP33 en Inde, qui sera l’occasion d’un deuxième “bilan mondial” des efforts réalisés depuis l’accord de Paris. L’Arabie saoudite ou l’Inde préfèreraient attendre 2029. Est-ce important?R: “C’est aux gouvernements de décider si notre rapport sera publié à temps pour le bilan mondial. Pour les scientifiques ici, la question est plutôt de savoir si le calendrier est compatible avec le temps nécessaire pour produire une évaluation. Et franchement, ce temps ne devrait être ni trop court, ni trop long.”Q: Quel est votre message aux dirigeants et au grand public au moment où vous entamez ce nouveau cycle de travail?R: “Retenez votre souffle en attendant ce que nous allons publier dans trois ans environ! Il y a de nouveaux thèmes de recherche, de nouvelles lacunes dans nos connaissances que nous devons explorer, y compris cette question: est-il possible de limiter le réchauffement à 1,5°C sur le long-terme?”

Shein sera-t-il suspendu en France ? Décision le 19 décembre

Une suspension du site d’e-commerce Shein ou de sa simple “marketplace” réservée aux vendeurs tiers, et des garanties pour éviter d’autres ventes de produits illicites: voilà ce qu’a réclamé l’Etat vendredi devant le tribunal judiciaire de Paris, qui rendra sa décision le 19 décembre.Pour Shein, les demandes du gouvernement sont “hors sujet”, “pas recevables, pas proportionnées et pas légales” car le “dommage a disparu”. Shein a retiré les produits incriminés et tous ceux issus des vendeurs tiers et hors habillement, cela après la découverte de poupées sexuelles d’apparence enfantine fin octobre.Si le blocage total du site apparaît disproportionné aux yeux du parquet, l’avocat de l’Etat a lui proposé de maintenir la suspension de la “marketplace” de Shein jusqu’à la mise en place d’un certain nombre de mesures pour éviter la répétition des nuisances. – “Offre pédophile” -L’Etat ne veut pas “interdire” Shein de “faire du commerce” mais réclame un “cadre contraignant pour s’assurer qu'(…) on ne trouvera plus des poupées sexuelles d’1,20 m avec des visages de fillettes de 10 ans et des orifices sexuels (…) ou des machettes à double lame”, a notamment plaidé l’avocat de l’Etat Renaud Le Gunehec.La vente de “dizaines” de poupées (quatre selon Shein) en forme de “gamines ultra-réalistes” parfois avec “un nounours” n’était “pas un accident” mais “une offre massive ouvertement pédophile”, a-t-il estimé lors de cette audience initialement prévue le 26 novembre mais renvoyée sur demande de l’Etat.Le gouvernement base sa demande sur l’article 6-3 de la loi sur la confiance dans l’économie numérique, selon lequel le tribunal judiciaire peut prescrire toutes les mesures propres à prévenir ou faire cesser un dommage occasionné par un contenu en ligne. L’entreprise fondée en Chine en 2012 et basée désormais à Singapour, via ses avocats Julia Bombardier et Kami Haeri, estime que ce fondement juridique n’est pas applicable.Représenté en Europe par la société irlandaise ISSL (Infinite styles services co. Limited), la marque de mode ultra-éphémère assure renforcer ses contrôles “en continu”, a expliqué l’avocate Mme Bombardier.En suspendant sa marketplace, Shein a pris une “mesure responsable”, selon Kami Haeri, et le “dommage a disparu”.Pointant des difficultés notamment pour mettre en place des filtres d’âge pour des contenus à caractère pornographique, les avocats de Shein ne sont “pas en mesure” de donner un délai avant la réouverture par leurs soins de la marketplace.- Blocage total “disproportionné” pour le parquet -La représentante du parquet a indiqué qu’un blocage total du site pour trois mois serait “disproportionné” étant donné que les produits incriminés ont été retirés. Le parquet avait déjà donné un aperçu de sa position la semaine dernière et l’Etat en a tenu compte vendredi en assouplissant sa copie. Si le blocage total n’est pas décidé, l’Etat se contenterait d’un statu quo avec le maintient du site tel qu’il existe depuis début novembre en France, avec seulement des articles d’habillement.Si cette solution est retenue, l’Etat demande la mise en place d’un certain nombre de mesures et de contrôles. Il réclame que la suspension ne soit levée que si Shein prouve avoir mis en oeuvre ces mesures, sous le contrôle de l’Arcom, régulateur du numérique. L’avocat de Shein Kami Haeri a regretté le flou sur ces mesures demandées et selon lui l’Arcom “n’a pas la compétence” pour ce genre de contrôles.Par ailleurs, les avocats de Shein rappellent que seule la Commission européenne a la compétence pour lutter “contre les risques systémiques” des très grandes plateformes comme Shein. La Commission a déjà adressé des demandes d’informations à la plateforme, une procédure pouvant aboutir à l’ouverture d’une enquête.Les fournisseurs d’accès à internet (Bouygues, Free, Orange, SFR) étaient également assignés afin de garantir in fine le blocage potentiel de Shein. Ils ont notamment relevé le flou de l’Etat quant aux domaines internet qui devaient être bloqués et ont dit être incompétents pour bloquer l’application mobile Shein le cas échéant.Lors de l’audience, une dizaine de militants de l’association Mouv’enfants étaient devant le tribunal, avec des messages comme “Les poupées sexuelles alimentent le fantasme pédocriminel” affichés sur des pancartes. 

“Ne cédez pas aux sirènes de la division”, lance Macron à la fin de son voyage en Chine

“Ne cédez pas aux sirènes de la division” : le président français Emmanuel Macron a achevé vendredi sa visite d’Etat en Chine sur un message choc à des étudiants, après une séquence plus intimiste avec son homologue Xi Jinping et la promesse de l’arrivée de nouveaux pandas géants en France d’ici 2027.Le chef de l’Etat a été accueilli en rockstar à l’université de Chengdu (centre). Des centaines d’étudiants, massés derrière des barrières, l’attendaient aux cris de “Makelong” (Macron en chinois).Très applaudi à son entrée dans l’amphithéâtre, il s’est “excusé” d’arriver sans cravate, dans la même tenue décontractée qu’auparavant auprès de Xi Jinping, marque d'”un moment amical”.”Ne cédez pas aux sirènes de la division”, a-t-il lancé en référence aux fractures de l’ordre international. “S’il y a beaucoup de gens qui vont vous expliquer que l’Europe est vieille, que l’Europe ou les pays les plus riches, ceux qu’on trouve au G7, sont arrogants (…) tout ça sont des récits, des inventions”.Durant une heure d’échange, il a tiré, à coup de formules choc, les conclusions de sa visite d’Etat entamée mercredi soir et durant laquelle il a appelé la Chine à faire pression sur la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine et à réduire les déséquilibres commerciaux.”Il faut remettre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité autour de la table pour traiter des grands sujets”, a-t-il martelé, en invoquant la “tradition diplomatique”.”Venez en France étudier ! Apprendre la langue française, mais (aussi) étudier l’intelligence artificielle, étudier les mathématiques…”, a-t-il lancé.- “En discussion” -Pour réduire son déficit commercial envers la Chine, l’Europe doit accepter des investissements chinois chez elle dans les batteries de voitures électriques, les éoliennes et d’autres technologies, a-t-il réitéré.Mais elle devra aussi se protéger dans les secteurs les plus vulnérables, a-t-il pointé, plaidant la “préférence européenne” dans l’automobile pour protéger sa “base de production” face au rouleau compresseur des véhicules électriques chinois.Juste auparavant, le directeur du zoo de Beauval (Loir-et-Cher) Rodolphe Delord avait annoncé l’arrivée d’ici début 2027 de nouveaux pandas géants en France, après le retour fin novembre du couple prêté par la Chine depuis 2012.L’épouse du président, Brigitte Macron, s’est rendue à son côté au Centre de conservation des pandas géants de Chengdu, où les deux plantigrades âgés de 17 ans viennent tout juste de revenir.Elle y a retrouvé Yuan Meng, le premier des pandas géants nés en France en 2017, dont elle est la marraine. Indifférent à ses visiteurs, il s’est contenté de continuer à manger du bambou sans s’approcher de son hôte de marque.Le président a terminé sa visite par un échange de balles avec les pongistes français Alexis et Félix Lebrun, présents en Chine pour une coupe du monde.- “Volonté de paix” -Loin du monumental Palais du Peuple de Pékin où ils s’étaient rencontrés jeudi, le président Xi, accompagné de son épouse Peng Liyuan, a joué le guide vendredi matin pour le couple présidentiel français arrivé main dans la main sur le site séculaire du barrage de Dujiangyan (sud-ouest), inscrit au patrimoine mondial, dans un décor verdoyant et montagneux de carte postale.Xi Jinping a loué “la sagesse” des anciens appliquée aux éléments. “C’est un système d’ingénierie écologique et qui incarne l’harmonie entre l’homme et la nature, et cet esprit d’ingénierie rayonne dans tous les domaines, que ce soit pour la maîtrise de l’eau ou la gouvernance de l’Etat, nous pouvons toujours nous en inspirer”, a-t-il dit.”Impressionnant de voir que la nature a été ainsi maîtrisée par l’homme”, s’est extasié M. Macron.Jeudi à Pékin, le président français s’était livré à un échange autrement plus délicat, pressant son homologue d’œuvrer à la fin de la guerre en Ukraine et de corriger les déséquilibres commerciaux avec la France et l’Europe.La Chine n’a jamais condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie, un partenaire primordial, et lui achète massivement du pétrole, alimentant ainsi sa machine de guerre.”J’ai vu une volonté du Président Xi de contribuer à la stabilité et à la paix”, a toutefois assuré Emmanuel Macron après ses échanges.

Meta partners with news outlets to expand AI content

Meta announced Friday it will integrate content from major news organizations into its artificial intelligence assistant to provide Facebook, Instagram and WhatsApp users with real-time information.The social media giant said Meta AI will offer breaking news, entertainment and lifestyle stories when users ask news-related questions, drawing from partnerships with outlets including CNN, Fox News, Le …

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