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Russian attack kills three in Kyiv

A Russian missile strike on the Ukrainian capital killed three people on Saturday, Ukrainian leaders said, in branding it a “heinous” attack, while Moscow called it “retaliation” for bombardments on its territory.Russia frequently targets Kyiv with aerial attacks, but deadly strikes there are rare, as the capital is heavily protected by air defences and better …

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Mélenchon n’est pas “le chef” du Nouveau Front populaire, souligne Faure (PS)

Jean-Luc Mélenchon, qui accuse les socialistes de “forfaiture” après leur refus de censurer le gouvernement jeudi, “n’est pas le chef du Nouveau Front populaire”, souligne le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure dans un entretien samedi à La Dépêche.Appelant le tribun insoumis à “argumenter plutôt qu’à invectiver et menacer”, Olivier Faure observe que “si à chaque désaccord, il organise une purge comme il a déjà pu le faire dans son propre parti, il finira tout seul”.”Le NFP ce n’est pas un parti unique, mais une coalition. Jean-Luc Mélenchon n’en est pas le chef”, insiste le socialiste, qui remarque que les insoumis ont la “liberté” de prendre “des positions qui ne sont pas les nôtres”. “La nôtre est de nous définir par nous-mêmes”, ajoute-t-il.Il juge par ailleurs “irresponsable” de “tout faire reposer sur une présidentielle anticipée”, comme le font les Insoumis, qui réclament le départ d’Emmanuel Macron. “Nous avons fait un autre choix, celui de négocier avec le gouvernement pour éviter le pire à nos concitoyens”, affirme-t-il. “Demain quand ils iront chez le médecin ou à la pharmacie, ils ne seront pas moins remboursés et ils le devront aux socialistes”. Olivier Faure salue aussi le fait que les deux autres partenaires du Nouveau Front populaire, les communistes et les Ecologistes, même en ayant voté la censure, ont “annoncé qu’ils souhaitaient reprendre les discussions avec le gouvernement” sur le budget et ont “publiquement fait savoir qu’ils comprenaient notre position”.”Personne n’est cramponné à LFI. Le NFP ce sont quatre forces autonomes”, assène-t-il. Mais le chef des socialistes rappelle que son parti peut censurer le gouvernement “à tout moment”. Il souligne toutefois que “la discussion ne fait que commencer” et que “du fait de la procédure parlementaire, il faudra au-delà du PLF et du PLFSS (projet de loi de finances et projet de loi de financement de la sécurité sociale, ndlr), un troisième texte pour pouvoir introduire des mesures nouvelles. C’est sur cet ensemble qu’il faudra juger”.

Pour des lycéens corses, anatomie du métier de producteur de cinéma

“J’aime voir le film se créer, toucher un peu à tous les postes”. Marie-Ange Luciani, productrice des films multirécompensés “Anatomie d’une chute” et “120 battements par minute”, est revenue cette semaine dans son ancien lycée d’Ajaccio dévoiler aux élèves les coulisses de son métier.Six César, un Oscar, une Palme d’or, deux Golden Globe, un Bafta… Le thriller judiciaire de Justine Triet, “Anatomie d’une chute”, a presque tout raflé.La productrice a d’ailleurs apporté son César du meilleur film pour que les élèves du lycée Laetitia Bonaparte d’Ajaccio touchent au rêve, dans le cadre de l’opération “un artiste à l’école”.Elle retrace son parcours. Après des études de littérature “avec option cinéma” à Aix-en-Provence puis à la Sorbonne à Paris, elle obtient un DESS d’administration du spectacle. Mais “c’est en faisant des stages qu’on apprend les métiers du cinéma”, assure cette “autodidacte” de 45 ans.”Stagiaire dans une société de distribution de films, j’ai rencontré un producteur, Gilles Sandoz, qui m’a tout appris du métier”. “Ruiné, il appelait pour avoir des avances alors moi, la stagiaire, on me disait +réponds-lui+”.Gilles Sandoz lui propose alors de devenir son assistante de production: “j’ai dit +d’accord mais je veux être productrice+ sans savoir ce que c’était”, glisse celle qui travaillera cinq ans avec lui avant de rejoindre “Les Films de Pierre”, créée notamment par Pierre Bergé et qu’elle rachètera après sa mort.”Je trouve assez génial de se dire qu’elle a réussi en partant avec un producteur qui n’avait plus d’argent, qu’elle se soit dit +je lâche tout pour faire ça+”, réagit pour l’AFP Andréa Schraup, en Terminale. “Aujourd’hui, avec Parcoursup, on se dit qu’il faut avoir des bonnes notes, être pris dans les écoles. Mais ça montre qu’on peut réussir sans école et qu’on peut même se tromper puisqu’elle est partie d’études littéraires pour finir en production. C’est un beau message”, ajoute l’élève de 17 ans, qui voudrait être architecte.- Un mariage -Partant de l’exemple “d’Anatomie”, la productrice entre dans les détails de son métier. Tout commence par une idée: “Justine Triet est venue nous voir en disant je voudrais faire un film d’hiver, dans la neige, avec peut-être un enfant aveugle, un piano, une femme qui peut-être aurait tué son mari”.L’écriture du film, “qui peut durer d’un à cinq ans”, commence alors, avec des rendez-vous réguliers producteurs-scénaristes. “Humainement, c’est vraiment un mariage, on s’appelle tous les jours”, glisse celle qui produit deux films par an.”Une fois le scénario mûr pour être lu, je vais démarcher différentes chaînes de télévision, régions, distributeurs” pour rassembler “cinq millions d’euros, ce qui n’est pas beaucoup pour un film tourné en 45 jours”.Financements obtenus, place au recrutement des “70 personnes sans les acteurs” qui vont “fabriquer le film”. Et après huit semaines de préparation, c’est le tournage, “ma phase préférée, quand on voit si toute la musique qu’on a essayé de composer marche ensemble”.Le producteur est alors souvent “plus en retrait”, mais “reçoit les images chaque soir et parle avec le réalisateur pour le rassurer ou parfois demander de refaire”. Viennent ensuite “12 à 20 semaines” de montage. Mais ça a duré “42 semaines” pour “Anatomie”, raccourci de 3H à 2H31.Pour donner ses meilleures chances au film, “on l’a montré au festival de Cannes, qui l’a sélectionné” en compétition. Puis tout s’enchaine, montée des marches, palme d’or, ventes à l’international, 1,9 million de spectateurs en France.”Le succès, ça fait peur ?”, demande une élève. “Il y a une petite dépression après”, concède la productrice. “Quand ça marche, c’est la fête, sinon, ça va très mal. Puis on se relève et on fait le film d’après. A chaque fois, il faut recommencer à zéro”.

La région Grand Est quitte le réseau social X

“On ne peut pas se laisser manipuler”: le président de la région Grand Est, Franck Leroy, a annoncé samedi à l’AFP “désactiver” son compte personnel et celui de l’institution sur le réseau social X.”Ce sont des évolutions récentes, à la fois des prises de position d’Elon Musk inacceptables sur certains scrutins européens, notamment en Allemagne où il apporte un soutien appuyé à des néonazis, et des algorithmes mis en place encourageant le développement des fake-news et des thèses complotistes” qui conduisent à cette décision, explique Franck Leroy (Divers droite) à l’AFP.X est devenu selon lui “un outil destiné à attaquer la démocratie, dans la conception européenne que nous en avons”. “Je souhaite que l’Europe et la France réagissent très fermement. On ne peut pas se laisser manipuler par des outils de communications aux mains de personnes peu scrupuleuses de la vérité, des droits, des libertés”, souligne-t-il.Propriété du milliardaire américain Elon Musk, X est soupçonné de répandre de fausses informations et de manipuler le débat public en Europe. Plusieurs institutions ou médias ont annoncé ces dernières semaines leur départ du réseau social ou l’arrêt de leur activité sur leurs comptes.La maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian, a ainsi annoncé qu’elle quitterait le réseau social le 20 janvier, jour de l’investiture du président élu Donald Trump aux Etats-Unis. “Il n’y a plus que des fermes de trolls qui attisent et propagent la haine”, a-t-elle déploré mercredi. “Sur ce X aux mains d’Elon Musk, #Metoo n’aurait jamais existé”.”Cette question doit tous nous préoccuper, tout le monde doit réagir”, appelle Franck Leroy. “On a vu ce qui s’est passé en Roumanie avec TikTok à coups d’algorithmes orientés”.La Cour constitutionnelle roumaine a annulé en décembre les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, fait extrêmement rare dans l’Union européenne, alors que le candidat d’extrême droite Calin Georgescu était arrivé en tête à la surprise générale.Les autorités l’accusent d’avoir bénéficié d’une campagne de soutien illicite sur la plateforme TikTok. La Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête. Une nouvelle élection sera organisée en mai.Franck Leroy précise qu’il va “désactiver” son compte et celui de la région, et non les supprimer, afin d’éviter “que d’autres personnes reprennent nos noms pour écrire à notre place”. “Mais il n’y aura plus aucune information diffusée” sur ces comptes, assure-t-il.

S. Korea’s president in court as investigators seek to extend detention

Impeached South Korean President Yoon Suk Yeol was in court for the first time on Saturday for a crucial hearing that will decide whether to extend his detention as investigators probe his failed martial law bid.Thousands of Yoon’s supporters rallied outside the court and scuffled with police as they chanted their support for the suspended …

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Avec la flambée de grippe, la vaccination obligatoire des soignants en question

Un moyen de moins transmettre la grippe à des personnes vulnérables ou un levier pas si efficace? La flambée de l’épidémie et son fort impact sur les hôpitaux a relancé en France la question sensible d’une possible obligation vaccinale des soignants.Pour le ministre de la Santé Yannick Neuder, il faut “se poser cette question de savoir s’il y a une obligation vaccinale pour les soignants”, face aux répercussions d’une grippe plus sévère cette saison, afin de préparer l’automne 2026, comme il l’a déclaré vendredi sur France Info.L’obligation de se vacciner contre la grippe figurait dans la loi depuis 2005, mais avait été suspendue par décret en 2006, le Conseil supérieur d’hygiène publique jugeant qu’elle “risquerait d’altérer l’adhésion des professionnels”.Depuis, la vaccination anti-Covid exigée des soignants sous peine de suspension pendant la pandémie, de l’automne 2021 au printemps 2023, a créé de vives tensions.Fortement recommandée par les autorités, la vaccination contre la grippe demeure minoritaire parmi les professionnels de santé en France. Si la proportion actuelle n’est pas connue, elle avoisinait 22 à 25% les saisons précédentes, le tiers de l’objectif d’au moins 75% fixé par l’Organisation mondiale de la santé.A l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, seuls 19% des soignants sont vaccinés cette saison contre la grippe, selon le directeur général Nicolas Revel. Chef des urgences à l’hôpital Delafontaine (Seine-Saint-Denis), Mathias Wargon s’est, lui, ému de n’en comptabiliser “même pas 10%” dans ses équipes, disant avoir “déjà entendu des infirmières dire: +Si c’était important, ce serait obligatoire+”. Quatre vaccins sont actuellement obligatoires pour les personnels des hôpitaux ou Ehpad: diphtérie, tétanos, poliomyélite et hépatite B.Lors d’un déplacement à l’hôpital Cochin à Paris il y a une semaine, M. Neuder avait déjà estimé que “la question se posera” d’un éventuel retour d’une vaccination obligatoire des soignants contre la grippe.S’il faut d’abord s’assurer que chaque établissement favorise “toutes les conditions d’accès à la vaccination” pour les soignants, “il ne faut avoir aucun tabou”, selon ce cardiologue, qui a chargé la Haute autorité de santé de “faire le point”.- “Au pays de Pasteur” -A l’été 2023, cette autorité sanitaire avait considéré que la “faible couverture pose légitimement la question de l’obligation vaccinale” des soignants contre la grippe, mais ne l’avait pas préconisée.Pour justifier sa position, elle avait évoqué “l’efficacité inconstante selon les années de la vaccination antigrippale” (de 40 à 75% ndlr), et jugé nécessaires de vastes études pour “vérifier et quantifier l’impact de la mise en place d’une obligation vaccinale des professionnels de santé sur le fardeau de la grippe nosocomiale”.”On n’est pas ici dans l’urgence pandémique. Ne peut-on pas exiger des preuves scientifiques?”, a lancé mardi sur X l’épidémiologiste Antoine Flahault, de l’université de Genève, pour qui l’obligation de vacciner les soignants n’est “pas envisageable en l’absence de preuve scientifique de réduction du risque de grippe” transmise en milieu hospitalier.A l’inverse, l’Académie de médecine plaide depuis des années pour des vaccinations annuelles contre la grippe et le Covid obligatoires pour les soignants, considérant que, “loin d’une atteinte à la liberté individuelle”, elles “font l’honneur de leur profession”.Et de longue date, en France comme dans d’autres pays, les médecins sont globalement plus vaccinés que les infirmières, elles-mêmes davantage vaccinées que les aides-soignantes. “Ce +gradient professionnel+ est régulièrement analysé uniquement dans l’optique d’une meilleure formation scientifique des médecins, mais c’est beaucoup plus complexe”, a déclaré à l’AFP le sociologue Hugo Touzet, qui a participé à une étude sur “les aspects humains et sociaux de la vaccination en France depuis le Covid-19”. Ainsi, “la détérioration des conditions de travail des infirmières à l’hôpital -lorsqu’elles ne se sentent pas reconnues, mal rémunérées- peut engendrer une méfiance envers les autorités de santé et/ou leur hiérarchie, laquelle peut affecter leur perception ou leur adhésion aux vaccins”, a-t-il exposé.”Au-delà d’une obligation, (…) ce qui est très important, c’est qu’on reprenne la question de la vaccination dans notre pays”, selon le patron de l’AP-HP. Pour le ministre de la Santé, au “pays de Pasteur”, il y a encore “besoin de mesures pédagogiques”.

A Paris, des riverains de la “salle de shoot” partagés avant la fin de l’expérimentation

“Dépassés”, “soulagés” ou inquiets, les riverains de la “salle de shoot” de Paris sont partagés sur cette expérimentation menée au nom de la santé et de la tranquillité publiques, qui arrive à son terme fin 2025.Appelées “salles de consommation à moindre risque” quand elles ont été créées en 2016 à Paris et Strasbourg, les deux “haltes soins addictions” (HSA) s’adressent “aux plus démunis et exclus du système de soin”.Sous la surveillance de soignants, les 200 à 300 visiteurs quotidiens de la HSA adossée à l’hôpital Lariboisière s’injectent eux-mêmes leur produit avec des seringues stériles fournies par l’association médico-sociale Gaïa-Paris.”Avant c’était le bordel, on était une cinquantaine par terre. On se shootait dans les parkings, les gosses passaient à côté”, raconte un usager, Tony, visiblement agité et se balançant d’un pied sur l’autre.”Certains riverains se plaignent du fait que la salle réunisse des toxicomanes, c’était déjà le cas avant mais dans la rue”, explique lors d’une réunion publique cet acheteur régulier de Skenan, un médicament dérivé de morphine.Pour Laetitia, habitante du quartier depuis 1978 et représentante du collectif Riverains Lariboisière Gare du Nord opposé au maintien de la halte parisienne, la physionomie du quartier avant 2016 “n’était sans aucune mesure avec ce qu’il y a aujourd’hui”.- “Un climat terrible” -Selon la quinquagénaire, les usagers de seringues dans les parages sont passés de quelques-uns à environ 250 qui font la queue chaque jour devant la salle de shoot. “Ca crée un climat terrible”, déplore-t-elle.”Quand vous vivez avec ça depuis huit ans, vous arrivez à la conclusion que c’est une erreur d’avoir mis ça là”, à proximité d’immeubles d’habitation, regrette Laetitia.Dans un document adressé à l’AFP, la préfecture de police chiffre les interpellations liées aux stupéfiants dans le quartier à 115 en 2024, celles concernant les troubles à la tranquillité publique à 123. “La salle ne peut fonctionner s’il n’y a pas de deal autour”, soutient la représentante du collectif de 280 habitants, qui affirme en apercevoir encore dans le secteur.Les inspections générales des affaires sociales et de l’administration ont elles évalué positivement ces haltes et préconisé de les pérenniser.”Les salles améliorent la tranquillité publique en diminuant les consommations de rue” et “n’engendrent pas de délinquance”, affirme leur rapport daté d’octobre 2024, qui pointe la baisse du nombre de seringues abandonnées ramassées par jour dans les rues de Paris, passées en huit ans de 150 à moins de 10. En 2021, l’Inserm estimait que l’accompagnement proposé par les salles de shoot avait déjà permis d’éviter 43 décès, 69% des surdoses, ainsi que nombre d’infections au VIH et à l’hépatite C. “Avant, il y avait des points de deal un peu partout, des gens qui s’injectaient sur le trottoir”, raconte Cécile Dumas, habitante depuis près de 20 ans du boulevard Magenta, aux abords de la HSA.”Je faisais un détour pour éviter cette zone, je ne voulais pas passer par là”, poursuit la mère de famille de 52 ans, “soulagée” de voir cet espace être mis en place en 2016.Selon elle, la halte a permis d’avoir des interlocuteurs: “on n’est plus seuls face à un problème qui nous dépasse tous, personne ne sait comment réagir seul” face à des toxicomanes.La maire du 10e arrondissement de Paris, Alexandra Cordebard, remarque que depuis la création de la salle, il y a eu “zéro mort par overdose dans le quartier”. La halte fournit “une vie avec la drogue de bien meilleure qualité”, se félicite-t-elle, estimant qu’il faudrait étendre le dispositif.Si cet espace fermait, “ce serait un retour en arrière autant pour les personnes accédant à cette salle depuis des années que pour les riverains”, tranche Laure, une usagère régulière de 23 ans qui s’exprime sur un rythme saccadé en promenant son regard d’un endroit à l’autre de la pièce.La jeune femme, dépendante aux opioïdes et sans domicile fixe depuis ses 16 ans, estime que “fermer la salle n’arrêtera de toute façon pas le trafic à la gare du Nord”, puisqu’il est en place “depuis plus de 20 ans”. brk-sia-mca-aco/bfa/dch   

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les chiens soulagent les secouristes des incendies de Los Angeles

Au milieu des ruines et des cendres de ce qu’était une luxueuse bâtisse de Malibu, des chiens courent, aboient et fouillent à la recherche de victimes des incendies qui ont ravagé Los Angeles.Tulla, un labrador, marque un temps d’arrêt près d’une bouteille de gaz qui devait alimenter un barbecue et se met à aboyer. Son maître secouriste ne voit rien mais le chien a flairé quelque chose grâce à son odorat hors du commun.Alors, on fait venir un autre canidé dont le comportement laisse penser que l’une des dizaines de personnes toujours portées disparues dans le sinistre pourrait bien être ensevelie à cet endroit-là.Selon un bilan provisoire, au moins 27 personnes sont décédées dans les deux incendies les plus dévastateurs, ceux survenus dans le quartier huppé de Pacific Palisades, au nord-ouest de Los Angeles, et dans la ville d’Altadena, au nord.Pour Marco Rodriguez, des pompiers du comté de Los Angeles, les chiens sont “cruciaux” pour les recherches. Le soldat du feu estime que “des milliers de maisons ont brûlé ici et qu’environ 15 personnes sont portées disparues”.- Secouristes “à part entière” -Alors, “nous faisons de notre mieux” et les chiens sont des secouristes “à part entière”, dit-il à l’AFP.Pour les milliers de pompiers mobilisés, les dix derniers jours ont été particulièrement éprouvants physiquement. Et encore plus psychologiquement pour les secouristes locaux, qui voient leur ville ravagée.Mais pour les chiens, cela ressemble à un “jeu”, reconnaît Joshua Davis, venu de San Francisco avec son labrador noir, Bosco.”Ils rampent sur les gravats, ils aiment ça, c’est comme un immense terrain de jeu pour eux”, constate le pompier.Si les chiens ne subissent pas le choc émotionnel que peuvent ressentir leurs maîtres, les dangers pour leur santé sont légion: “Il y a beaucoup d’éclats de verre, de clous et de débris divers qui peuvent blesser les chiens”, prévient M. Davis.Et comme “tous les pompiers”, Bosco “travaille et doit être nourri et entraîné”, dit-il.Le labrador avait été dressé à l’origine pour être guide, mais ce fut un “échec complet” car il était bien trop énergique, explique encore son maître.Une énergie idéale pour rechercher des corps.”Quand ils détectent une odeur, ils se mettent à aboyer, je cherche alors la victime et je récompense Bosco”, se félicite M. Davis.Bien sûr, les chiens ne sont pas infaillibles et il y a de nombreuses fausses alertes dans les opérations de recherche. Mais au final, ils réduisent de manière spectaculaire la charge de travail des humains.”De nombreux chiens peuvent couvrir en moins de cinq minutes la superficie d’un immeuble effondré” alors qu'”il faut quatre à cinq pompiers durant dix à 20 minutes” pour faire le même travail, a calculé Joshua Davis.

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Près d’Arcachon, les sapins de Noël recyclés contre l’érosion des plages

En ce matin de janvier, sur une plage de la Teste-de-Buch près d’Arcachon (Gironde), près d’un millier de sapins de Noël flétris sont reconvertis en brise-vent pour contenir les avancées de l’océan.Chaque année, une équipe de l’Office national des forêts (ONF) encadre une dizaine d’enfants, âgés de 10 à 12 ans, pour entreposer ces résineux sur la dune entaillée par les vents.L’érosion côtière, un phénomène naturel de perte de sédiments, sous l’effet des vents, des vagues et des marées, fait reculer les côtes de plusieurs mètres par endroits sur le littoral sableux du pays.À la Teste-de-Buch, sur cette plage en contrebas de la forêt de pins brûlée lors des mégafeux de l’été 2022, la dune a ainsi reculé de 90 mètres ces dernières années.- “Brise-vent” -Les petits sapins, tirés depuis leur base avec entrain par les enfants équipés de gants de protection, vont agir comme des “brise-vent” et, grâce à leurs épines, empêcher le sable de s’envoler vers l’intérieur des terres, explique le technicien de l’ONF Mathieu Brugère.Recouverts au fil des mois, ces arbres morts “reboucheront” les trous du linéaire dunaire et leurs apports organiques nourriront les plantes sableuses – oyat, gourbet – mises en place par l’ONF pour “maintenir” le sable au sommet de la dune, précise le spécialiste.Au large, l’apparition de bancs de sable modifiant les courants a permis un léger “réengraissage” de la plage depuis deux ans. “On profite de ces moments de répit pour capitaliser le sable aux endroits nécessaires”, ajoute le technicien, avant de presser les enfants à entasser les sapins dans une brèche de la dune.Celle-ci a été creusée par le piétinement des vacanciers arrivant du parking, “entièrement recouvert de sable” durant l’automne car la dune ne le protège plus.Pour Karelle, 11 ans et habituée déjà à ces opérations menées avec sa classe ou le conseil municipal des jeunes de la commune, “c’est important pour que les gens puissent aller à la plage sans qu’il y ait du sable sur la route”.”Dans quelques années, tu diras: cette dune, c’est moi qui l’ai travaillée”, glisse le maire (DVD) Patrice Davet à un petit garçon aux gants remplis d’épines vertes, une fois le trou rebouché.- “Gestion douce” -“Ces gamins sont très attachés à leurs plages, à leur nature. Ils se rappellent aussi les incendies d’il y a deux ans. On amplifie cet attachement en leur faisant faire des tâches environnementales. C’est notre avenir, nous voulons les éduquer dans ce sens”, met en avant l’élu.Au total 15 bennes, soit plus de 15.000 sapins, sont déversées chaque mois de janvier sur les plages de la commune. Ce modèle de “gestion douce” de l’érosion est déployé depuis une dizaine d’années sur les plages de sable du golfe de Gascogne (des Pyrénées-Atlantiques à la Vendée), ainsi que sur certains cordons dunaires dans le nord du pays (Manche et Pas-de-Calais).Selon les scientifiques de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine, associant le BRGM et l’ONF, la dune recule de 1,7 à 2,5 mètres par an sur les plages de sable du Sud-Ouest.Le phénomène pourrait y menacer 6.000 logements, si rien n’est fait, d’ici 2050.

Près d’Arcachon, les sapins de Noël recyclés contre l’érosion des plages

En ce matin de janvier, sur une plage de la Teste-de-Buch près d’Arcachon (Gironde), près d’un millier de sapins de Noël flétris sont reconvertis en brise-vent pour contenir les avancées de l’océan.Chaque année, une équipe de l’Office national des forêts (ONF) encadre une dizaine d’enfants, âgés de 10 à 12 ans, pour entreposer ces résineux sur la dune entaillée par les vents.L’érosion côtière, un phénomène naturel de perte de sédiments, sous l’effet des vents, des vagues et des marées, fait reculer les côtes de plusieurs mètres par endroits sur le littoral sableux du pays.À la Teste-de-Buch, sur cette plage en contrebas de la forêt de pins brûlée lors des mégafeux de l’été 2022, la dune a ainsi reculé de 90 mètres ces dernières années.- “Brise-vent” -Les petits sapins, tirés depuis leur base avec entrain par les enfants équipés de gants de protection, vont agir comme des “brise-vent” et, grâce à leurs épines, empêcher le sable de s’envoler vers l’intérieur des terres, explique le technicien de l’ONF Mathieu Brugère.Recouverts au fil des mois, ces arbres morts “reboucheront” les trous du linéaire dunaire et leurs apports organiques nourriront les plantes sableuses – oyat, gourbet – mises en place par l’ONF pour “maintenir” le sable au sommet de la dune, précise le spécialiste.Au large, l’apparition de bancs de sable modifiant les courants a permis un léger “réengraissage” de la plage depuis deux ans. “On profite de ces moments de répit pour capitaliser le sable aux endroits nécessaires”, ajoute le technicien, avant de presser les enfants à entasser les sapins dans une brèche de la dune.Celle-ci a été creusée par le piétinement des vacanciers arrivant du parking, “entièrement recouvert de sable” durant l’automne car la dune ne le protège plus.Pour Karelle, 11 ans et habituée déjà à ces opérations menées avec sa classe ou le conseil municipal des jeunes de la commune, “c’est important pour que les gens puissent aller à la plage sans qu’il y ait du sable sur la route”.”Dans quelques années, tu diras: cette dune, c’est moi qui l’ai travaillée”, glisse le maire (DVD) Patrice Davet à un petit garçon aux gants remplis d’épines vertes, une fois le trou rebouché.- “Gestion douce” -“Ces gamins sont très attachés à leurs plages, à leur nature. Ils se rappellent aussi les incendies d’il y a deux ans. On amplifie cet attachement en leur faisant faire des tâches environnementales. C’est notre avenir, nous voulons les éduquer dans ce sens”, met en avant l’élu.Au total 15 bennes, soit plus de 15.000 sapins, sont déversées chaque mois de janvier sur les plages de la commune. Ce modèle de “gestion douce” de l’érosion est déployé depuis une dizaine d’années sur les plages de sable du golfe de Gascogne (des Pyrénées-Atlantiques à la Vendée), ainsi que sur certains cordons dunaires dans le nord du pays (Manche et Pas-de-Calais).Selon les scientifiques de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine, associant le BRGM et l’ONF, la dune recule de 1,7 à 2,5 mètres par an sur les plages de sable du Sud-Ouest.Le phénomène pourrait y menacer 6.000 logements, si rien n’est fait, d’ici 2050.