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Miss France 2026: à Amiens, 30 prétendantes pour une couronne

Trente candidates âgées de 18 à 30 ans tentent samedi soir à Amiens de décrocher la couronne de Miss France 2026, lors d’un concours suivi chaque année par des millions de téléspectateurs, malgré des critiques récurrentes sur sa représentation des femmes.”C’est un rêve. J’aime tout: l’assurance des femmes, les paillettes, le maquillage, les strass… C’est magique”, s’enthousiasme Marine Antoine, 25 ans, infirmière, venue assister à l’émission en direct au Zénith d’Amiens. “Cela représente la féminité. Je suis fan depuis toute petite. Les filles s’acceptent, elles sont heureuses, ça nous donne un peu de magie, un peu de légèreté”, renchérit Eloïse Ucar, 34 ans, commerciale.La cérémonie, placée sous le thème du voyage, “l’Asie, le futur, l’Histoire ou les rêves”, à nouveau présentée par Jean-Pierre Foucault, 78 ans, s’est ouverte à 21H10.  Les trente candidates ont lancé la soirée par une chorégraphie en robes de soirée pailletées. Le traditionnel tableau régional mobilise cette année la Garde républicaine.Les candidates issues des comités régionaux seront départagées par un vote mêlant public et jury, présidé cette année par la comédienne Michèle Bernier, entourée notamment de la chanteuse lyrique Axelle Saint-Cirel, du journaliste Bruce Toussaint et de l’influenceuse Sally.Côté règlement, 12 demi-finalistes seront désignées cette année, contre 15 auparavant. Les finalistes seront départagées à 50/50 par les téléspectateurs de TF1 et le jury. En cas d’égalité, le public tranchera.Selon Frédéric Gilbert, président de la société Miss France, certaines expressions jugées datées, comme “pleine de charme” ou “charme à la française”, sont désormais proscrites. “On parle “d’élégance, d’assurance, pas de sensualité forcée”, a-t-il affirmé dans Le Parisien.Depuis plusieurs années, des associations féministes, dont Osez le féminisme!, réclament la suppression du concours, dénonçant une “société de la femme-objet”.La gagnante succédera à la Martiniquaise Angélique Angarni-Filopon, 35 ans, la plus âgée de l’histoire du concours. Victime de cyberharcèlement en raison de son âge et de son origine, la Miss France 2025 avait un temps envisagé de renoncer à son titre.L’institution avait signalé à la justice “ces commentaires injurieux”, qui “n’ont pas leur place dans notre concours, pas plus que dans notre société”.Cette édition introduit un accompagnement inédit: pour la première fois, Miss France sera épaulée par une ancienne lauréate, une mission confiée cette année à Camille Cerf (Miss France 2015).- “Patrimoine télévisuel” -Les candidates de cette 96e élection affichent des profils variés. La doyenne, Miss Guadeloupe, Naomi Torrent, 30 ans, est analyste financière, Miss Poitou-Charentes, Agathe Michelet, est chirurgienne-dentiste, Miss Nouvelle-Calédonie, Juliette Collet, 23 ans, ingénieure en gestion des risques naturels et technologiques. Les benjamines, Miss Bretagne, Ninon Crolas, élève infirmière, et Miss Roussillon, Déborah Adelin-Chabal, danseuse professionnelle et étudiante en espagnol, ont 18 ans.Les critères d’admission ont été élargis ces dernières années: si la taille minimum demeure (1m70), l’élection est désormais ouverte à toutes les femmes majeures, sans limite d’âge, y compris mariées ou mères. Malgré les controverses, le programme continue d’attirer un large public: en 2024, l’émission avait réalisé 45% de part d’audience.”Etre populaire, ce n’est pas être aimé partout. Il y a des polémiques, mais bad buzz is still buzz”, observe la sémiologue et analyste des médias Virginie Spies.Selon elle, le succès tient autant à la dimension de divertissement qu’à l’ancrage historique du programme, “une madeleine de Proust” inscrite dans “notre patrimoine télévisuel”. L’émission alimente les conversations, en famille, entre amis ou sur les réseaux.Pour elle, Miss France reflète aussi “une société de critères et de clichés”, comme l’a montré l’élection de Miss France 2024, Eve Gilles, aux cheveux courts, “ça a été le sujet de l’année”. “On est encore dans le règne de Barbie”, estime l’analyste des médias.Le cabinet de conseil Avisia, spécialisé en data et intelligence artificielle, a mobilisé l’IA pour pronostiquer la lauréate. Selon son modèle de prédiction, Miss Nord-Pas-de-Calais, Lola Lacheré, 21 ans, étudiante en techniques de commercialisation et volleyeuse de haut niveau, aurait les plus fortes chances de décrocher l’écharpe. Le modèle de calcul croise des données hétérogènes: notoriété sur les réseaux sociaux, démographie des régions, composition du jury ou encore résultats des années précédentes.

Budget de la Sécu: l’Assemblée rétablit la suspension de la réforme des retraites, nouveau vote décisif mardi

Après avoir adopté vendredi la partie recettes du budget de la Sécurité sociale dans un scrutin à suspense, l’Assemblée a réintroduit la suspension de l’emblématique réforme des retraites. Prochaine étape: le vote sur l’ensemble du texte mardi, avec un résultat très incertain.Ce budget “n’est pas parfait, mais il est le meilleur budget possible”, a estimé le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X, en invitant les députés à se prononcer la semaine prochaine “en conscience, pour l’intérêt général”.Les députés ont quasiment terminé l’examen des articles dans la nuit de vendredi à samedi, et l’achèveront mardi. Ils voteront dans la foulée sur le volet “dépenses” du texte, avant le vote sur l’ensemble du projet de loi. Une dernière discussion concernera l’article crucial sur l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (l’Ondam). La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a d’ores et déjà annoncé son “objectif” de présenter un amendement portant une augmentation de “3%” de ces dépenses (contre +2% jusqu’ici). Une mesure explosive du texte, le gel des pensions de retraite et des minima sociaux, a été largement rejetée, comme en première lecture. Elle avait été partiellement rétablie au Sénat.Ce même Sénat s’était opposé à la suspension de la réforme des retraites, prix de la non-censure du gouvernement par les socialistes. Les députés l’ont rétablie par 162 voix contre 75.Alors que le positionnement des groupes de gauche se révélera décisif mardi, le Premier ministre a fait valoir la parole “tenue” sur ce sujet, et appelé ceux ayant “combattu” la réforme des retraites à se prononcer “loin des considérations politiciennes”.Mais une adoption du texte est loin d’être gagnée. Interrogée sur une éventuelle démission de Sébastien Lecornu en cas de rejet, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a affirmé dans La Tribune Dimanche que “cela n’aurait pas de sens, sinon il aurait engagé la responsabilité du gouvernement”, en ne renonçant pas à l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution.- “Grand perdant”: le déficit -Une donnée importante sera l’estimation finale du déficit de la Sécurité sociale pour 2026, induit par toutes les mesures votées.Selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, après la suppression du gel des retraites et des minima sociaux, ce déficit a été porté à 22,5 milliards d’euros. Or la cible du gouvernement était un déficit à 20 milliards.Mais “ne pas avoir de budget serait dangereux, pour notre protection sociale, nos comptes publics et pour le rôle du Parlement”, a écrit Sébastien Lecornu sur X. Estimant toutefois que le déficit est “encore trop grand pour ne rien faire”, il n’a pas exclu que certaines “réformes” puissent être “prises par décret après concertation”. Plus tôt cette semaine, il avait notamment évoqué la question de la “bureaucratie médicale”.- Résultat “pas reconductible” -Vendredi, la partie recettes a reçu un feu vert par 166 voix contre 140, et 32 abstentions, avec le soutien de Renaissance, du MoDem, du PS et des indépendants de Liot. L’alliance RN-UDR, LFI et les écologistes ont voté contre. LR et Horizons se sont eux majoritairement abstenus, illustrant les divisions de la fragile coalition gouvernementale après qu’Edouard Philippe ait appelé à ne pas voter “en l’état” le texte.”Je ne (le) comprends plus”, a taclé samedi sur franceinfo son ancienne ministre macroniste Agnès Pannier-Runacher, dénonçant les prises de position “totalement décalées” du maire du Havre.Le scrutin a été marqué par une faible affluence.”Ca passe parce que le RN avait seulement 69 présents (sur 123 députés, NDLR), le vote d’aujourd’hui n’est pas reconductible” mardi, alerte un cadre macroniste. “Arithmétiquement, si on considère les positions politiques des groupes aujourd’hui, ça ne passerait pas mardi”, abonde un député socialiste.Le résultat serré est donc un avertissement pour le gouvernement. Même s’il est aussi une forme de succès, quoique temporaire, après avoir multiplié les gestes d’ouverture (compromis concernant la hausse de la CSG sur les revenus du capital, promesse de ne pas augmenter les franchises médicales…)En parallèle, le Sénat poursuit l’examen du budget de l’Etat, s’attaquant au volet des “dépenses” après avoir largement adopté la partie dédiée aux recettes. Vendredi, il a approuvé la suppression de 4.000 postes d’enseignants voulue par le gouvernement.sac-are-la-sl-cma-sde/gvy

‘Democracy has crumbled!’: Four arrested in UK Crown Jewels protest

London police arrested four people Saturday after apple crumble and custard were thrown at a display case containing Britain’s priceless Crown Jewels in the Tower of London, in the latest direct action protest stunt.The city’s Metropolitan Police said officers responded to “reports of criminal damage to a display case, containing the State Crown” and that …

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No breakthrough at ‘constructive’ Ukraine-US talks

Three days of talks between Ukrainian and US officials produced no apparent breakthrough Saturday, with President Volodymyr Zelensky committing to further negotiations toward “real peace,” even as Russia launched another series of drone and missile strikes on its neighbor.Zelensky said he joined his negotiators for a “very substantive and constructive” call with US envoys Steve …

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Laitages et prières: Sarkozy lève le voile sur sa détention

A quelques jours de la parution de son livre “Le journal d’un prisonnier”, Nicolas Sarkozy, condamné au procès libyen, lève samedi le voile sur ses trois semaines de détention, faites de prière, discussions avec l’aumônier et régime alimentaire frugal.Condamné en première instance le 25 septembre à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour association de malfaiteurs, l’ancien chef de l’État sera resté 20 jours en détention à la prison parisienne de la Santé.De ces trois semaines de détention, M. Sarkozy, 70 ans, a tiré un “Journal d’un prisonnier” de 216 pages, édité par Fayard, contrôlé par Vincent Bolloré.Le livre sera publié le 10 décembre, date à laquelle M. Sarkozy entamera, dans une librairie du XVIe arrondissement de Paris, une tournée de signatures en France.Dès son incarcération le 21 octobre, M. Sarkozy “fut frappé par l’absence de toute couleur. Le gris dominait tout, dévorait tout, recouvrait toutes les surfaces”, écrit-il dans l’ouvrage, dont Europe 1, elle aussi contrôlée par le milliardaire breton, mais aussi le quotidien Le Figaro et LCI ont diffusé samedi des extraits.M. Sarkozy, numéro d’écrou 320535 selon Le Figaro, décrit sa détention et son alimentation à la Santé, faite de “laitage, barre de céréales, eau minérale, jus de pomme et quelques douceurs sucrées”.L’ancien président de la République, protégé en prison par deux officiers de sécurité, est resté enfermé dans sa cellule 23 heures sur 24, sauf à l’occasion des visites.”J’aurais donné beaucoup pour pouvoir regarder par la fenêtre, prendre le plaisir de voir passer les voitures”, écrit Nicolas Sarkozy.- “Ecrit au Bic” -Réconforté son premier soir de détention par la diffusion d’un match européen de son club de coeur, le Paris Saint-Germain, l’ancien président (2007-2012) raconte s’être aussi agenouillé pour prier.”C’est venu comme une évidence”, évoque-t-il dans son livre. “Je suis resté ainsi de longues minutes. Je priais pour avoir la force de porter la croix de cette injustice”. M. Sarkozy raconte aussi ses échanges dominicaux avec l’aumônier de la prison.”La prison fut pour moi une épreuve que j’ai essayé de rendre la plus productive possible. On a coutume de dire que l’on apprend à tout âge. C’est vrai, car j’ai beaucoup appris à la Santé, sur les autres comme sur moi-même”, décrit M. Sarkozy, définitivement condamné dans deux autres affaires, celle dite des écoutes et Bygmalion.Au Figaro, il confie avoir “écrit au Bic sur une petite table en contreplaqué, tous les jours”.”Je donnais les feuilles à mes avocats, qui les donnaient à ma secrétaire pour les mettre au propre. J’ai écrit d’un seul jet et, après ma libération, un lundi, j’ai terminé le livre dans les jours suivants”, décrit M. Sarkozy. “Il fallait que je réponde à cette simple question: +Mais comment en suis-je arrivé là?+. Que je m’interroge sur cette vie si étrange que la mienne, qui m’a fait passer par tant de situations extrêmes”, explique celui qui a reçu en détention la visite du garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Les deux hommes ont depuis l’interdiction d’entrer en contact.- Quelques piques -Il n’a en revanche pas reçu la visite de l’ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Kushner, qui a sollicité cette rencontre en prison, a confirmé samedi à l’AFP un porte-parole de la diplomatie américaine.L’ambassadeur souhaitait le voir “par compassion et respect personnel à son égard, en tant qu’ancien chef d’Etat français et en tant qu’ami des Etats-Unis”, selon ce porte-parole.Nicolas Sarkozy réserve dans son livre quelques piques au personnel politique, dont Ségolène Royal, son adversaire socialiste en 2007, ou encore Emmanuel Macron qui, selon Le Figaro, aurait “détourné le regard”.Europe 1 évoque en revanche le soutien apporté par Marine Le Pen ou le vice-président RN de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu. Il critique la visite effectuée par deux députés LFI durant sa détention, accompagnés de deux journalistes.”Il y avait donc des gens qui mettaient le combat politique avant la dignité minimale qui aurait dû consister à respecter l’intimité d’un homme en prison”, fustige-t-il.M. Sarkozy n’en a pas terminé avec la justice. Outre son procès en appel sur le financement libyen au printemps prochain, l’ex-président est visé par d’autres enquêtes, notamment sur ses lucratives activités de conseil en Russie, ou l’attribution controversée du Mondial-2022 au Qatar.

LFI “n’acceptera jamais l’entrisme religieux”, assure Mélenchon devant la commission d’enquête

La France insoumise “n’acceptera jamais l’entrisme religieux”, a assuré samedi Jean-Luc Mélenchon lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire sur des liens supposés entre mouvements politiques et réseaux islamistes, assurant que son mouvement avait déjà été “innocenté” par les travaux de la commission.”La question de la laïcité de l’État est fondatrice” pour LFI, a affirmé Jean-Luc Mélenchon après avoir reconnu “l’existence d’une menace islamiste au milieu de bien d’autres”. Il a appelé à ne pas confondre “l’islam et l’islamisme” et “l’islamisme avec le terrorisme”.La commission d’enquête a auditionné plusieurs personnalités ou responsables, notamment des auteurs d’ouvrages visant La France insoumise mais aussi des chercheurs universitaires, des sondeurs ou des responsables comme le directeur du renseignement de la Préfecture de police de Paris ou le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.Elle “a déjà produit les documents qui nous innocentent absolument. Tous les responsables de services de renseignement que vous avez entendus, aucun ne dit qu’il y a un lien entre nous et les islamistes”, a assuré le fondateur de LFI.M. Mélenchon a notamment fait référence à l’audition des auteurs du rapport sur l’entrisme des Frères musulmans qui ont répété ne pas avoir observé de stratégie “au niveau national” sur les partis politiques.”Il n’a pas été mis en évidence, à notre connaissance, dans la doctrine de la mouvance française, de documents visant l’islamisation à court ou moyen terme”, avait relevé l’un des deux auteurs Pascal Courtade.M. Mélenchon a assuré également n’avoir “aucune sorte de sympathie pour le régime iranien. Nous sommes opposés à tous les régimes théocratiques”, a-t-il affirmé. Quant aux accusations sur la présence d’islamistes aux côtés d’Insoumis dans certaines manifestations propalestiniennes, il a renvoyé la balle au président Les Républicains de la commission Xavier Breton, hostile au Mariage pour tous, en assurant que personne ne lui avait cherché “querelle sur la présence d’islamistes dans les manifestations” à l’époque.- “inquisiteurs de circonstance” -Devant la commission, M. Mélenchon, invoquant de nombreuses références historiques, a longuement défendu sa vision de la laïcité, “protectrice de la liberté du culte” et garantie par la loi de 1905 qui “n’est pas un athéisme d’Etat”.Il a expliqué “avoir évolué” sur la question et “renoncé à une forme d’anticléricalisme grossier”. Il a mis en garde contre la tentation à droite et à l’extrême droite de vouloir réglementer des pratiques religieuses, interdire le port du voile dans la rue ou la pratique du jeûne.”Bien sûr il y a des gens qui (le) mettent sur la tête comme un signal religieux. A nous de faire preuve à ce moment-là de discernement. C’est l’État qui est laïque en France, ce n’est pas la rue et les adultes s’habillent comme ils l’entendent”, a-t-il plaidé.Confronté aux accusations d’antisimétisme de son mouvement par la députée Renaissance Prisca Thévenot, il les a balayées, faisant part de son “agacement de devoir sans cesse montrer patte blanche devant des inquisiteurs de circonstance”. “Vous n’étiez pas née, j’étais en train d’aider des juifs à quitter l’URSS”, a-t-il assuré.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

De nouvelles pluies torrentielles menacent Sumatra, où la famine guette, et arrosent le Sri Lanka

De nouvelles pluies torrentielles sont prévues en Indonésie et s’abattent déjà sur le Sri Lanka, après les inondations et les glissements de terrain qui ont fait 908 morts dans la seule île indonésienne de Sumatra, où la famine guette désormais.Ce nouveau bilan a été fourni samedi par l’agence nationale de gestion des catastrophes selon laquelle 410 personnes sont en outre toujours portées disparues dans cette région de l’ouest de l’Indonésie.Et le nombre des morts pourrait y augmenter du fait de la famine qui menace les villages et les “zones restant inaccessibles dans les régions reculées d’Aceh”, s’est inquiété Muzakir Manaf, le gouverneur de cette province septentrionale “complètement détruite, du nord au sud, des routes à la mer”.”De nombreuses personnes ont besoin de produits de première nécessité”, a-t-il déclaré à la presse. “Les gens ne meurent pas à cause des inondations mais à cause de la faim”.Au total, environ 1.800 personnes ont péri en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam à la suite d’une série de tempêtes tropicales et de pluies de mousson qui ont provoqué des glissements de terrain et des crues soudaines.Au Sri Lanka, qui a sollicité l’aide internationale cette semaine, les autorités ont fait état de 611 personnes ayant perdu la vie et de 213 autres portées disparues – présumées mortes – dans ce que le président Anura Kumara Dissanayake a qualifié de cataclysme naturel le plus grave jamais connu par son pays.Plus de deux millions de personnes, soit près de 10% de la population, ont été impactées.- Crainte de nouvelles catastrophes -Le Centre de gestion des catastrophes srilankais a par ailleurs averti de la possibilité de nouveaux éboulements dans plusieurs zones de la Province centrale, la plus touchée, tandis que la mousson du nord-est s’installe sur l’île et apporte davantage de précipitations, qui ont entravé les opérations de nettoyage. Les habitants évacués des collines centrales sujettes aux glissements de terrain ont été priés de ne pas rentrer immédiatement chez eux.D’après l’agence météorologique indonésienne, la pluie pourrait également revenir samedi dans les provinces du nord de Sumatra, où l’eau et la boue ont enseveli les maisons.Fachrul Rozi, victime des inondations à Aceh, a raconté avoir passé la semaine dernière dans un vieux magasin avec d’autres personnes ayant fui la montée des eaux. “Nous mangions ce que nous trouvions, en nous entraidant avec les maigres provisions que chacun avait apportées”, a-t-il dit à l’AFP. “Nous dormions entassés les uns sur les autres”. Munawar Liza Zainal, un autre habitant d’Aceh, se sent pour sa part “trahi” par le gouvernement indonésien, qui n’a jusqu’à présent pas décrété l’état de catastrophe nationale, malgré les pressions. Selon certains experts, les autorités à Jakarta hésitent à sauter ce pas, ne voulant pas avoir à solliciter l’aide internationale, ce qui traduirait leur incapacité à faire face seules à cet évènement climatique.- Aide aux Srilankais -Au Sri Lanka, les rescapés recevront jusqu’à dix millions de roupies (33.000 dollars) pour acquérir un terrain dans un endroit plus sûr, a promis vendredi soir le ministère des Finances.De plus, un million de roupies (3.300 dollars) sont offertes à titre d’indemnisation aux proches des victimes, malgré les récentes difficultés économiques rencontrées par le Sri Lanka.La banque centrale a quant à elle ordonné aux établissements bancaires, publics comme privés, de rééchelonner les prêts accordés aux personnes ainsi devenues vulnérables et de ne pas imposer de pénalités aux emprunteurs défaillants.Le Centre de gestion des catastrophes a annoncé que près de 75.000 maisons avaient été endommagées au Sri Lanka, dont environ 5.000 ont été complètement détruites.Et quelque 150.000 personnes sont toujours hébergées dans des centres d’accueil gérés par l’Etat. L’armée de l’air a fait savoir qu’elle continuait de recourir à des hélicoptères et à des avions samedi pour ravitailler les communautés isolées par des glissements de terrain dans le centre du Sri Lanka.Un haut responsable a estimé que le redressement de son pays et la reconstruction pourraient coûter jusqu’à sept milliards de dollars.Le Fonds monétaire international (FMI) a de son côté annoncé examiner la demande du Sri Lanka visant à obtenir 200 millions de dollars supplémentaires, en plus de la tranche de 347 millions de dollars que ce pays devait déjà recevoir ce mois-ci.