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Djokovic row as ‘dizzy’ Sinner reaches Australian Open quarters

Novak Djokovic was at the centre of another Australian Open row on Monday while Jannik Sinner needed medical attention in fierce heat to battle into the quarter-finals and Iga Swiatek won easily.But American teenage qualifier Learner Tien’s fairytale run is over after he suffered a thigh problem in a four-set defeat to Italy’s Lorenzo Sonego …

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Indonésie: des ONG dénoncent le plan “destructeur” de conversion de millions d’hectares de forêt

Un projet indonésien de convertir des millions d’hectares de forêts en réserves alimentaires et énergétiques est “illogique et destructeur sur le plan environnemental”, ont dénoncé lundi des organisations de protection de l’environnement.Ce projet récemment présenté risque de nuire de manière irréversible à l’environnement et à la biodiversité de l’archipel, a estimé dans un communiqué la Clean Transition Coalition, qui regroupe plusieurs ONG.Le gouvernement indonésien envisage d’utiliser 20 millions d’hectares de zones forestières pour les transformer en réserves de nourriture, d’énergie et d’eau, a récemment déclaré le ministre des Forêts Raja Juli Antoni.Jakarta a identifié 1,1 million d’hectares de terres qui pourraient produire jusqu’à 3,5 millions de tonnes de riz par an, soit l’équivalent des importations totales de riz de l’Indonésie en 2023, a précisé le ministre, ajoutant que le gouvernement envisageait également de planter des palmiers à sucre comme source de bioéthanol.Le président Prabowo Subianto s’est engagé à renforcer l’autosuffisance alimentaire et énergétique du vaste archipel, notamment en augmentant l’utilisation de biocarburants par l’Indonésie afin de réduire les importations de carburant.Mais le plan, qui concernera une superficie près de deux fois plus grande que Java, la principale île indonésienne, contredit les objectifs du gouvernement en matière de sécurité alimentaire et énergétique, a estimé la Clean Transition Coalition.”Le projet (de convertir) 20 millions d’hectares de terres augmente considérablement le risque d’expansion de l’huile de palme”, a déclaré le directeur exécutif de Sawit Watch, Achmad Surambo.Les recherches de l’ONG environnementale Satya Bumi ont montré que les plantations de palmiers à huile existantes couvrent déjà 17,77 millions d’hectares dans tout l’archipel.Le ministère indonésien des Forêts et un porte-parole présidentiel n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de l’AFP.M. Raja a rejeté la semaine dernière les préoccupations liées à la déforestation, insistant sur le fait que la proposition ne supprimerait pas la forêt mais “maximiserait” sa fonction à travers un système agroforestier, ont rapporté les médias locaux.Le gouvernement a également précisé qu’il ciblerait les terres déjà concédées dans le cadre de concessions plutôt que les forêts vierges.Mais les organisations de protection de la nature ont averti que même une conversion massive des terres agricoles pour des cultures d’exportation serait préjudiciable.”Au lieu de défricher les forêts, le gouvernement devrait se concentrer sur l’optimisation des terres agricoles existantes, sur le respect des droits des peuples autochtones et sur la mise en œuvre d’une véritable réforme agraire”, a ajouté la coalition.

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Eau: la consommation pourrait aller jusqu’à doubler en 2050, selon un rapport

La consommation en eau pourrait doubler d’ici 2050 en France si le réchauffement climatique s’intensifie et si les tendances d’usage actuelles se poursuivent, en raison notamment de l’augmentation des besoins liés à l’irrigation, estime lundi un rapport de France Stratégie.Ce rapport avait été commandé à l’automne 2023 par la Première ministre de l’époque, Elisabeth Borne, quelques mois après la mise en place du Plan Eau destiné à limiter la consommation de cette ressource promise à la raréfaction en raison du changement climatique.D’ores et déjà, “en dix ans, l’eau douce renouvelable, c’est-à-dire celle qui se renouvelle à travers le cycle de l’eau, a diminué de 14%. De ce fait, des tensions entre usages émergent dans certains territoires et à certaines périodes de l’année”, constate France Stratégie en présentant ses travaux.Pour réaliser ce travail prospectif, l’organisme chargé d’évaluer les politiques publiques, s’est appuyé sur trois scénarios: le premier dit “tendanciel” s’apparente à conserver les habitudes de consommation actuelles sans rien changer. Le deuxième baptisé “politiques publiques” suppose l’application stricte des mesures de restriction et d’adaptation déjà mises en place par le gouvernement, notamment la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Enfin un troisième scénario “de rupture” implique un usage sobre de l’eau.Elle y a ajouté différentes projections de réchauffement climatiques, avec des printemps-étés secs ou humides, en mesurant l’impact sur sept secteurs d’activité: élevage, irrigation, énergie, industrie, tertiaire, résidentiel et canaux de navigation.L’agriculture est le secteur pour lequel l’évolution du climat jouera un rôle essentiel, souligne le rapport: une diminution des précipitations engendrerait “une augmentation de la demande en eau d’irrigation si on veut maintenir les mêmes rendements”, exacerbée par l’augmentation des surfaces irriguées, souligne Hélène Arambourou, co-autrice du rapport.L’année de référence est 2020, pour laquelle les consommations en eau, c’est-à-dire la part de l’eau prélevée et non restituée aux milieux, était d’environ 5 milliards de mètres cube.En cas de réchauffement climatique mondial de +2,4°C entre 2041 et 2060 (l’un des scénarios du Giec) avec des sécheresses importantes, les consommations en eau pourraient aller jusqu’à doubler (+102%) entre 2020 et 2050 dans le scénario “tendanciel” et augmenter de 72% dans le scénario “politiques publiques”, indique le rapport. Seul le scenario de rupture contiendrait la hausse à +10%, avec des variations parfois fortes selon les régions et les moments de l’année.- Conflits d’usage -Les prélèvements, notamment de l’industrie, pourraient eux se stabiliser (“tendanciel”) voire diminuer (“politiques publiques” ou “de rupture”), en raison de l’arrêt ou de la modernisation des centrales nucléaires les plus anciennes. Cette baisse sera principalement concentrée dans la vallée du Rhône.Mais seul le scénario “de rupture”, caractérisé par une sobriété énergétique et une part moins importante du nucléaire, entrainerait “à la fois” une diminution des prélèvements et de la consommation, selon Simon Ferrière, co-auteur du rapport.Côté agriculture, d’ici 2050, la demande pour l’irrigation devrait augmenter “fortement” et devenir “majoritaire”. Et à la “différence de la production énergétique (qui restitue une fois retraitée une partie de l’eau dans les milieux naturels, ndlr), l’irrigation consomme la majorité de l’eau prélevée en raison de l’évapotranspiration des plantes”, souligne France Stratégie. Même dans le scénario de rupture, la consommation liée à l’irrigation augmenterait de 40%, ont expliqué les auteurs du rapport lundi lors d’un point presse. Et les retenues de substitution (“méga-bassines”) n’auront qu’un “effet limité” pour contenir cette hausse (-6% lors des pics de consommation).”Sans changement systémique” de l’agriculture, “il paraît compliqué de réduire la demande”, explique Hélène Arambourou, qui cite comme leviers l’amplification des pratiques agroécologiques, l’amélioration de l’efficacité de l’irrigation et une régulation du développement des surfaces et cultures nécessitant d’être irriguées.Avec cette prépondérance de l’agriculture dans les prélèvements, la demande en eau sera également davantage concentrée sur les mois d’été traditionnellement les plus chauds et où la ressource est contrainte, note l’organisme qui prévoit d’étudier dans un prochain rapport les tensions et conflits d’usages que cela pourrait engendrer.Les territoires les plus concernés sont ceux déjà très irrigués comme le Sud-Ouest, les terres autour du Marais poitevin ou de la Charente, dans lesquels on déplore déjà des conflits d’usage à certaines périodes de l’année.

Eau: la consommation pourrait aller jusqu’à doubler en 2050, selon France Stratégie

La consommation en eau pourrait aller jusqu’à doubler en 2050 en France si le réchauffement climatique s’intensifie et si les tendances d’usage actuelles se poursuivent, en raison notamment de l’augmentation des besoins liés à l’irrigation, estime lundi un rapport de France Stratégie.Ce rapport avait été commandé à l’automne 2023 par la Première ministre de l’époque, Elisabeth Borne, quelques mois après la mise en place par le gouvernement du Plan Eau, destiné à limiter la consommation de cette ressource promise à la raréfaction en raison du changement climatique.D’ores et déjà, “en dix ans, l’eau douce renouvelable, c’est-à-dire celle qui se renouvelle à travers le cycle de l’eau, a diminué de 14%. De ce fait, des tensions entre usages émergent dans certains territoires et à certaines périodes de l’année”, constate France Stratégie en présentant ses travaux.Pour réaliser ce travail prospectif, l’organisme chargé d’évaluer les politiques publiques s’est appuyé sur trois scénarios: le premier dit “tendanciel” s’apparente à conserver les habitudes de consommation actuelles sans rien changer. Le deuxième baptisé “politiques publiques” suppose l’application stricte des mesures de restriction et d’adaptation déjà mises en place. Enfin un troisième scénario “de rupture” implique de passer à un usage sobre de l’eau.Elle y a ajouté différentes projections de réchauffement climatique, avec des printemps-étés secs ou humides, en mesurant l’impact sur sept secteurs d’activité: élevage, irrigation, énergie, industrie, tertiaire, résidentiel et canaux de navigation.En cas de réchauffement climatique mondial de +2,4°C entre 2041 et 2060 (l’un des scénarios du Giec) avec des sécheresses importantes, les consommations en eau pourraient aller jusqu’à doubler (+102%) entre 2020 et 2050 dans le scénario “tendanciel” et augmenter de 72% dans le scénario “politiques publiques”, indique le rapport. Seul le scenario “de rupture” pourrait contenir la hausse des consommations à +10%, même s’il existera des variations parfois fortes selon les régions et les moments de l’année.Les prélèvements, notamment de l’industrie, pourraient eux se stabiliser (“tendanciel”) voire diminuer (“politiques publiques” ou “de rupture”), en raison de l’arrêt ou de la modernisation des centrales nucléaires les plus anciennes. Côté agriculture, d’ici 2050, la demande pour l’irrigation devrait en revanche augmenter “fortement et devient majoritaire”. Et à la “différence de la production énergétique (qui restitue une fois retraitée une partie de l’eau dans les milieux naturels, ndlr), l’irrigation consomme la majorité de l’eau prélevée en raison de l’évapotranspiration des plantes”, souligne France Stratégie. 

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Eau: la consommation pourrait aller jusqu’à doubler en 2050, selon France Stratégie

La consommation en eau pourrait aller jusqu’à doubler en 2050 en France si le réchauffement climatique s’intensifie et si les tendances d’usage actuelles se poursuivent, en raison notamment de l’augmentation des besoins liés à l’irrigation, estime lundi un rapport de France Stratégie.Ce rapport avait été commandé à l’automne 2023 par la Première ministre de l’époque, Elisabeth Borne, quelques mois après la mise en place par le gouvernement du Plan Eau, destiné à limiter la consommation de cette ressource promise à la raréfaction en raison du changement climatique.D’ores et déjà, “en dix ans, l’eau douce renouvelable, c’est-à-dire celle qui se renouvelle à travers le cycle de l’eau, a diminué de 14%. De ce fait, des tensions entre usages émergent dans certains territoires et à certaines périodes de l’année”, constate France Stratégie en présentant ses travaux.Pour réaliser ce travail prospectif, l’organisme chargé d’évaluer les politiques publiques s’est appuyé sur trois scénarios: le premier dit “tendanciel” s’apparente à conserver les habitudes de consommation actuelles sans rien changer. Le deuxième baptisé “politiques publiques” suppose l’application stricte des mesures de restriction et d’adaptation déjà mises en place. Enfin un troisième scénario “de rupture” implique de passer à un usage sobre de l’eau.Elle y a ajouté différentes projections de réchauffement climatique, avec des printemps-étés secs ou humides, en mesurant l’impact sur sept secteurs d’activité: élevage, irrigation, énergie, industrie, tertiaire, résidentiel et canaux de navigation.En cas de réchauffement climatique mondial de +2,4°C entre 2041 et 2060 (l’un des scénarios du Giec) avec des sécheresses importantes, les consommations en eau pourraient aller jusqu’à doubler (+102%) entre 2020 et 2050 dans le scénario “tendanciel” et augmenter de 72% dans le scénario “politiques publiques”, indique le rapport. Seul le scenario “de rupture” pourrait contenir la hausse des consommations à +10%, même s’il existera des variations parfois fortes selon les régions et les moments de l’année.Les prélèvements, notamment de l’industrie, pourraient eux se stabiliser (“tendanciel”) voire diminuer (“politiques publiques” ou “de rupture”), en raison de l’arrêt ou de la modernisation des centrales nucléaires les plus anciennes. Côté agriculture, d’ici 2050, la demande pour l’irrigation devrait en revanche augmenter “fortement et devient majoritaire”. Et à la “différence de la production énergétique (qui restitue une fois retraitée une partie de l’eau dans les milieux naturels, ndlr), l’irrigation consomme la majorité de l’eau prélevée en raison de l’évapotranspiration des plantes”, souligne France Stratégie. 

Concurrence déloyale: des agriculteurs contrôlent des camions frigorifiques dans la Sarthe

Des militants des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA de la Sarthe ont contrôlé des camions frigorifiques lundi matin aux barrières de péage, vérifiant la provenance et la destination des denrées pour dénoncer la concurrence d’autres pays européens qu’ils jugent déloyale, ont constaté des journalistes de l’AFP.”On avait déjà fait ces contrôles il y a un an”, en pleine mobilisation contre la crise agricole: “on a fait remonter les informations” qui illustraient des distorsions de concurrence entre produits importés et français “et on se rend compte aujourd’hui que ça a très peu changé”, déplore Damien Rousseau, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de la Sarthe.Selon lui, une trentaine de chargements ont été contrôlés par une cinquantaine d’agriculteurs répartis sur différents péages des autoroutes A11 et A28, entre 04h00 et 07h00, avec des marchandises principalement destinées à des écoles ou à la “restauration hors domicile”.”On a trouvé des escalopes de veau néerlandaises pour un fast-food en Bretagne, de la viande de porc d’origine Espagne à destination d’une plateforme d’Auchan et de la viande de boeuf d’Espagne également pour des écoles de la Sarthe”, détaille M. Rousseau.”Ce n’est pas illégal, mais on produit de la viande en France. Je pense qu’il y a ce qu’il faut en producteurs de porc et de volailles en Sarthe pour fournir nos écoles”, dit le syndicaliste agricole.”Si on veut que des agriculteurs s’installent en France, autant soutenir les filières françaises plutôt que d’acheter des viandes à l’étranger qui ne sont pas forcément produites dans les mêmes conditions que chez nous”, poursuit Damien Rousseau.”Aujourd’hui, on a énormément d’exploitations qui ont les trésoreries dans le rouge et on a besoin d’un sursaut rapide, notamment de l’Etat, sur toutes les mesures d’aides qui devaient être mises en place”, a insisté Maxime Guimbreteau, le président des JA de la Sarthe, au péage du Mans-Nord.”Et puis derrière, il faut aussi que nos acheteurs prennent conscience qu’il faut être avec nous et qu’ils arrêtent de nous faire des beaux discours quand on les rencontre et que, par derrière, on découvre des choses lamentables dans les camions”, lance-t-il.Lors des contrôles de camion, “on a récupéré quelques adresses, on va aller les voir et leur demander pourquoi ils achètent là-bas et pas en circuit local”, souligne Damien Rousseau.

Mayotte: cinq semaines après le cyclone, les enseignants font leur rentrée

Cinq semaines après le passage dévastateur du cyclone Chido sur Mayotte et une semaine avant les élèves, les enseignants font leur rentrée lundi dans l’archipel mais certains établissements n’ont pas été remis en état et d’autres restent occupés par des sinistrés.La rentrée des élèves, plusieurs fois décalée, est prévue “à partir du 27 janvier”, avait annoncé Elisabeth Borne, ministre de l’Education, au Parisien mercredi. “On aura une grosse majorité d’enseignants présents sur le territoire. On aura sans doute quelques pertes”, a déclaré Jacques Mikulovic, le recteur de Mayotte sur France Culture. Les modalités d’accueil des élèves “seront adaptées à chaque école”, a précisé lundi dans un communiqué le ministère de l’Education nationale. Pour “garantir la continuité pédagogique”, des “systèmes de rotation des élèves dans les classes” seront mis en place et des cours seront “diffusés sur la chaîne Mayotte La Première”.Les élèves bénéficieront de “dons de fournitures scolaires” et pourront avoir recours à “un soutien psychologique”.Le 101e département français, ravagé le 14 décembre par le cyclone Chido, puis frappé par la tempête Dikeledi le 12 janvier, compte quelque 117.000 élèves. L’académie de Mayotte emploie un peu plus de 10.000 personnes, dont plus de 8.000 enseignants.Selon le recteur de Mayotte, sur 221 écoles administratives, 39 sont en incapacité de fonctionner. Et sur les 33 collèges et lycées, “cinq établissements (sont) significativement impactés”, a précisé Jacques Mikulovic.Autre difficulté pour la rentrée: les établissements qui ont servi d’abri d’urgence et sont toujours occupés, essentiellement par des migrants originaires d’Afrique continentale.Des parents d’élèves mahorais exigent leur départ, comme au lycée Younoussa Bamana à Mamoudzou où des membres du collectif des citoyens 2018 se sont introduits vendredi afin de déloger les sinistrés. “Mon rôle est d’être au côté de la population”, a déclaré la conseillère départementale du canton de Mamoudzou à Mayotte Hebdo devant le lycée vendredi. “J’entends qu’il faut respecter le droit international mais il faut aussi comprendre que les élèves doivent reprendre le chemin de l’école”, a ajouté Hélène Pollozec.”L’immigration illégale à Mayotte est un énorme problème”, a reconnu Elisabeth Borne, mais “la remise en cause du droit du sol n’est pas un chemin”.”Ce qui a été envisagé par le Premier ministre et Manuel Valls, c’est la révision des conditions d’exercice du droit du sol et je n’ai pas de problème avec cela”, a-t-elle ajouté.Elisabeth Borne a prévu de se rendre à Mayotte la semaine du 27 janvier pour échanger avec la communauté éducative, les parents et les élèves. 

Début à Montpellier du procès d’une femme jugée pour avoir affamé sa fille de 13 ans jusqu’à la mort

Accusée d’avoir affamé jusqu’à la mort sa fille de 13 ans, une mère de famille de 54 ans comparaît lundi devant les assises de l’Hérault, accusée d'”actes de torture” et de “barbarie”, faits pour lesquels elle encourt la réclusion à perpétuité.Le procès s’ouvre à 14h00, à Montpellier. Le verdict est attendu vendredi au plus tard.Le jour de sa mort, d’un arrêt cardiaque, le 6 août 2020, dans la maison familiale de Montblanc (Hérault), entre Béziers et Pézenas, Amandine ne pesait plus que 28 kg pour 1,55 m. Les conséquences d’un état “cachectique”, un amaigrissement extrême, associé à une septicémie et à un possible syndrome de renutrition inappropriée, selon le rapport des médecins légistes.Elle avait également perdu plusieurs dents et avait les cheveux arrachés.Entendue le lendemain, sa mère, Sandrine Pissarra, 54 ans, avait expliqué qu’Amandine souffrait de troubles alimentaires, ce que personne n’a confirmé, et que la veille elle n’aurait accepté que d’avaler un morceau de sucre, un peu de compote et une boisson hyper-protéinée, avant de se mettre à vomir puis de cesser de respirer.En détention provisoire depuis mai 2021, la mère d’Amandine doit répondre d'”actes de torture ou de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner”, en l’espèce de l’avoir notamment “affamé”. Cette ancienne serveuse, mère de huit enfants nés de trois unions,  doit en outre répondre de violences volontaires sur Amandine au cours des six précédentes années.Son compagnon depuis 2016, Jean-Michel Cros, 49 ans, est jugé à ses côtés et risque quant à lui 30 ans de réclusion pour avoir “privé de soins ou d’aliments” sa belle-fille et n’avoir rien fait pour la “sauver d’une mort certaine”, selon l’ordonnance de mise en accusation consultée par l’AFP.”Il ne fait aucun doute qu’Amandine a enduré de la part de (sa mère) des violences destructrices et paroxystiques, dont le seul dessein a été la volonté de l’entraîner dans une agonie honteuse et humiliante”, selon le juge d’instruction chargé du dossier dans son rapport d’enquête.Amandine était en fait depuis son plus jeune âge le souffre-douleur de sa mère, qui la privait de nourriture, lui infligeait d’interminables “punitions d’écriture” et l’enfermait dans un débarras, sous la surveillance de caméras. Selon l’expertise psychiatrique, Sandrine Pissarra, décrite par son entourage comme colérique et violente, a pu “transposer sa haine” du père d’Amandine sur le corps de sa fille. Les faits les plus graves se sont déroulés à partir de mars 2020 avec le premier confinement dû au Covid, lorsque la jeune fille a cessé d’être scolarisée.