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SPA: quelque 40.000 animaux adoptés en 2024 et c’est plus difficile pour les chiens

La Société protectrice des animaux (SPA) a confié à l’adoption quelque 40.000 animaux de compagnie en 2024, mais les chiens ont trouvé plus difficilement un foyer que l’année précédente, en partie à cause “du contexte économique difficile”.En 2024, 39.863 animaux “ont trouvé une nouvelle famille”, a indiqué l’association mardi dans un communiqué. Un chiffre en baisse par rapport à 2023 (40.587 animaux), en particulier pour les chiens, avec 11.683 placements, soit un recul de 6,4%.Une baisse liée selon la SPA “au contexte économique difficile”, mais aussi à “une situation observée depuis plusieurs années”, à savoir l’abandon de chiens “souvent issus de races à la mode”, qui “nécessitent des connaissances spécifiques et dont l’éducation demande plus de temps et d’investissement”.La SPA cite notamment les Malinois, les American Staffordshire Terrier, dits aussi Amstaff ou Staff, ainsi que les bergers australiens, qui ont suscité l’engouement du public et se retrouvent davantage abandonnés.Ces types de chiens ont besoin de beaucoup d’activité et d’espace pour courir, et leurs propriétaires peuvent penser qu’ils ont des problèmes de comportement alors qu’ils ne savent pas bien les éduquer ou ne peuvent subvenir à leurs besoins, et “sont dépassés car ils ne sont pas bien renseignés”, explique la SPA.Pour les chats en revanche, “les adoptions sont en légère augmentation”, à 25.703, soit une progression de 2% par rapport à 2023.En 2024, l’association a recueilli dans ses 64 refuges et maisons SPA 43.742 animaux, abandonnés ou maltraités: 12.253 chiens, 28.547 chats et 2.942 nouveaux animaux de compagnie ou NAC (lapins, cochons d’Inde, rats, souris, furets…), animaux de ferme et équidés. Le nombre d’animaux recueillis est en baisse de 2,5%.La SPA soigne également les animaux des personnes les plus démunies: près de 47.000 animaux ont été soignés dans ses dispensaires, en hausse de 3,6% par rapport à 2023, reflétant ainsi “les difficultés économiques de nombreux Français pour subvenir aux besoins de leurs animaux” de compagnie.L’année écoulée a par ailleurs été marquée par “une intensification des actions de lutte contre la maltraitance animale”, souligne la SPA, qui a traité 21.256 signalements et organisé 208 opérations de saisies dans le cadre de procédures judiciaires, permettant de “sauver 3.114 animaux maltraités puis confiés à l’association”.

Sabalenka survives to set up Melbourne semi with ’emotional’ Badosa

Two-time defending champion Aryna Sabalenka suffered a scare before reaching the Australian Open semi-finals on Tuesday and a date with Coco Gauff’s conqueror Paula Badosa.Later, Novak Djokovic and Carlos Alcaraz face off in a quarter-final duel for the ages in Melbourne, with world number two Alexander Zverev awaiting the winner.Top seed Sabalenka is attempting to …

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Deux fois moins de narchomicides à Marseille, mais une forme de “narcoterrorisme”

Le narcobanditisme a coûté la vie à 24 personnes en 2024 en région marseillaise, deux fois moins que le bain de sang de 2023, mais “pour autant la menace demeure très importante” face à une forme de “narcoterrorisme”, avertissent les autorités.A la veille du début de l’examen d’une proposition de loi sur le narcotrafic, le préfet de police des Bouches-du-Rhône et le procureur de la République de Marseille ont fait mardi matin le bilan annuel de leur combat contre ce fléau.Après le funeste record de 49 morts dont 4 victimes collatérales de 2023, les violences liées au narcobanditisme ont coûté la vie à 24 personnes dans ce département du sud-est de la France l’an dernier, dont un chauffeur VTC abattu par un adolescent d’à peine 14 ans.Cette baisse est due à “la victoire de la DZ Mafia sur le clan Yoda”, mais “on reste très vigilant, il y a encore des conflits en cours”, explique à l’AFP le procureur Nicolas Bessone.S’agissant de Yoda, dont la présence serait désormais réduite à peau de chagrin, leur chef présumé, Félix Bingui, est d’ailleurs en cours d’extradition depuis le Maroc, selon des sources concordantes. Mais cette baisse est aussi à mettre au crédit de la “mobilisation historique” des forces de l’ordre et de la justice, selon le préfet Pierre-Edouard Colliex, interrogé par l’AFP. De fait, les chiffres sont “considérables”, comme le souligne Nicolas Bessone: en 2024, plus de 2.000 personnes ont été mises en examen à Marseille, dont 833 ont été placées en détention provisoire. Et plusieurs commandos ont été arrêtés avant de passer à l’acte.Sur les petites mains du trafic, plus de 2.250 personnes ont été déférées, avec toujours autant de “jobbers” venant de toute la France, attirés par le mirage de l’argent facile. Et parmi eux, de plus en plus de mineurs.Avec quelque 480 adolescents concernés en 2024, “plus de la moitié de la délinquance des mineurs” est liée aux stupéfiants à Marseille, s’alarme le procureur.Alors certes, la deuxième ville de France ne compte plus que 84 points de deal, 29 de moins en un an. Mais “ce n’est pas parce qu’on a supprimé les points de deal à la cité de la Castellane (dans les quartiers Nord) que la drogue a disparu, qu’on a résolu le problème”, insiste le préfet de police: “ça nous a permis de redonner un cadre de vie acceptable mais il faut maintenir l’effort”.Pour lui, il faut continuer le pilonnage, sur le mode des opérations “place nette XXL” lancées par Emmanuel Macron depuis Marseille en mars, et créer “des groupes de prévention et de sécurité”.- “Choc législatif” -2024 a également été marquée par une diversification des activités des narcotrafiquants, avec des tentatives de racket de commerçants voire de rappeurs, comme celle visant SCH, qui s’est soldée par l’assassinat d’un de ses proches. Plusieurs responsables judiciaires ont été menacés de mort, dont des membres de la direction de la prison des Baumettes. Sans parler des tentatives de corruption de fonctionnaires.”La peur panique se diffuse, nous on ne demande qu’une chose, être protégés”, avait récemment confié à l’AFP Bernard Marty, président dans les Bouches-du-Rhône de l’Umih, principale organisation patronale dans l’hôtellerie-restauration.”On ne cède pas à la peur car on interpelle les individus qui commettent des menaces” et “très peu de gens ont été placés sous protection policière” à ce stade, répond Pierre-Edouard Colliex.Pour lutter contre le blanchiment d’argent, il annonce aussi qu’il interdira d’ici fin janvier l’activité de plusieurs dizaines d’épiceries de nuit.Pour autant, malgré ce volontarisme affiché, “nous rencontrons d’importantes difficultés à juguler, à maîtriser le phénomène. Donc il faut à la fois des moyens, un choc législatif, pour être à la hauteur des enjeux et de la menace en face de nous”, insiste Nicolas Bessone.Lui parle depuis un certain temps de “narcoterrorisme”, face à ces rafales de kalachnikov souvent tirées à l’aveugle qui terrorisent “tout le monde et notamment la population qui y vit”.Jeudi, le président du tribunal judiciaire de Marseille, Olivier Leurent, avait dit craindre que “nous nous approchions du point de bascule vers un narco-Etat”, face à des narchomicides commis par “des tueurs de plus en plus jeunes”, “recrutés sur les réseaux sociaux pour des sommes modiques, utilisant des armes de guerre, commettant des actes de tortures et de barbarie et revendiquant” leurs actions sur ces mêmes réseaux sociaux.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le lagon de Mayotte, trésor mondial, endommagé par Chido

“L’expression qui revient, c’est: +décapé+”. Dramatique pour les habitants de Mayotte, sa faune et sa flore, le cyclone Chido a aussi ébranlé son lagon et une partie des exceptionnels récifs coralliens a particulièrement souffert.Donatien Pelourdeau, agent de terrain du Parc naturel marin de Mayotte, remonte d’une plongée, la “première depuis Chido”, vers l’îlot Bambo (sud-est de l’archipel). “Il y a beaucoup, beaucoup de coraux détruits”, se désole-t-il une fois revenu sur le bateau. “L’expression qui revient, c’est: +décapé+” et “même si on s’en doutait parce que (la partie extérieure de la barrière de corail) est la plus exposée, ça fait mal au cœur”, avoue-t-il à l’AFP.En trente ans, ce spécialiste en a vu “des tempêtes, mais rien à voir” avec ce que le 101e département français a subi le 14 décembre, lorsque le cyclone Chido a dévasté l’archipel de l’océan Indien.Depuis, les équipes du Parc naturel, chapeauté par l’Office français de la biodiversité, plongent deux à trois fois par semaine “pour se rendre compte de l’impact du cyclone”, un premier aperçu avant les suivis scientifiques à proprement parler, détaille Sébastien Quaglietti, chef de l’unité Mer.Certains lieux sous-marins iconiques de Mayotte ont été durement éprouvés, comme le Tombant des Aviateurs, ou “l’extérieur de la Passe en S”, témoigne Annabelle Djeribi, directrice déléguée du Parc. “Coraux, éponges, gorgones, il n’y a absolument plus rien, c’est dramatique”, déplore-t-elle.Mais “aujourd’hui, on ne peut pas tirer de conclusion, il y a des endroits dévastés et d’autres préservés”, ajoute prudemment la responsable.- Pire sans le récif -Mayotte est ceinte d’un double récif corallien, un récif frangeant et un récif barrière, ce dernier fermant presque le lagon, ce qui en fait l’un des plus grands du monde avec ses 1.500 km².Cette spécificité fait de l’archipel un écrin de biodiversité marine, avec 300 espèces de coraux (il y en a entre 800 et 900 dans le monde), 760 espèces de poissons, 24 espèces de mammifères marins et cinq espèces de tortues.Durant Chido, “les récifs coralliens ont joué leur rôle de protection des terres”, rembobine Annabelle Djeribi. Ainsi lors du cyclone, la “forte houle” de 9 mètres à l’extérieur du lagon, a été “réduite à 5,5 m” à l’intérieur, cassée par la barrière.Les récifs ont donc “subi l’impact de plein fouet”, comme les mangroves, atténuant les effets de submersion marine et “retenant les déchets” éparpillés par l’ouragan, selon Mme Djeribi. Les effets de Chido “auraient été encore plus dévastateurs” si ces deux écosystèmes “avaient été en mauvaise santé”, dit la responsable qui souligne l’importance de les laisser se régénérer.- “Vigilants” -Une attention d’autant plus nécessaire qu’El Niño, événement naturel cyclique qui impacte les températures et provoque des intempéries dans les zones concernées, avait entraîné “beaucoup de blanchissement de corail”, ce que le cyclone “a continué de dégrader”, constate Sébastien Quaglietti.En 2024, El Niño a ainsi provoqué la disparition de 35% des récifs “et d’autres ont été fragilisés”, rappelle Mme Djeribi.Côté faune, les espèces “mobiles telles les poissons, les mammifères, ont pu se mettre à l’abri”, estime Yoan Doucet, chef de service ingénierie du Parc.Tous ces spécialistes jugent crucial de laisser le temps au milieu marin afin qu’il réinvestisse rapidement ses fonctions de barrière, de pourvoyeur de ressources alimentaires et économiques.Ils se disent ainsi “vigilants” sur les problématiques qui le menacent déjà en temps normal, tel l’envasement (20.000 tonnes de terre sont déversées chaque année dans le lagon, en raison de l’agriculture et des constructions, selon Mme Djeribi), le braconnage, les déchets.Il faudra ainsi surveiller “ce qui va se passer à terre, et notamment le plan de reconstruction de Mayotte”, alerte M. Doucet.”L’écosystème va avoir besoin de toute l’énergie et la tranquillité disponibles” pour se reconstruire, ce qui nécessitera “un travail de toute la population dans ses activités quotidiennes”.

Des infirmières de pratique avancée peuvent recevoir les patients directement

Les infirmières de pratique avancée (IPA) vont pouvoir dans certaines conditions recevoir directement des patients et prescrire des soins sans intervention d’un médecin, selon un décret paru mardi au Journal officiel.Le décret était très attendu par la jeune profession, créée en 2016, et qui bataille encore pour trouver sa place entre les infirmières et les médecins.Ces IPA, qui font deux ans d’études supplémentaires par rapport aux infirmières, ont des prérogatives plus étendues que celles-ci en matière de soin.Elles exercent dans cinq domaines : pathologies chroniques stabilisées, urgences, psychiatrie, oncologie, néphrologie. Elles peuvent par exemple réaliser des sutures (sauf visage et mains) et déjà demander certains examens comme un électro-cardiogramme.Elles doivent permettre de libérer du temps pour les médecins, notamment dans le suivi des patients en affection longue durée.Le décret applique la loi Rist de 2023 sur l’amélioration de l’accès aux soins, adoptée par le Parlement malgré une forte opposition des médecins libéraux.Le décret ouvre l’accès direct et le droit à la primo-prescription aux infirmières de pratique avancée exerçant dans les hôpitaux, les établissements médico-sociaux (Ehpad), les centres de santé ou les maisons de santé.Les IPA exerçant en libéral restent en revanche exclues du dispositif.Le décret donne également un peu plus de liberté à toutes les IPA en supprimant le protocole d’organisation des soins qu’elles devaient signer avec un médecin ou une structure médicale.La liste des médicaments, examens et autres soins que les IPA pourront prescrire directement n’est pas encore connue. Elle sera fixée ultérieurement par un arrêté du ministre de la Santé.En 2023, la Cour des comptes avait regretté la mise en œuvre “laborieuse” de la nouvelle profession, avec seulement 1.700 professionnels formés en 2023, alors que l’Etat prévoyait initialement 3.000 IPA formées ou en formation en 2022. “Nous assistons à une petite révolution sanitaire qui donnera aux patients un choix plus large de prise en charge”, s’est félicité Grégory Caumes, juriste, expert en politique de santé et défenseur de la cause des IPA.Ce décret “est une petite bouffée d’air frais après des années d’immobilisme dommageables”, a-t-il ajouté.