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Sacklers, Purdue to pay $7.4 bn over opioid crisis: NY state

Several US states have reached a $7.4 billion settlement with the Sackler family and their pharmaceutical company Purdue over the opioid crisis that has ravaged the lives of millions of Americans, officials said Thursday.The opioid addiction epidemic has caused more than 500,000 overdose deaths in the United States over two decades.Thursday’s settlement, which will see funds …

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“Je vais mourir”: à l’annonce du confinement de 2020, la détresse d’Amandine, morte affamée par sa mère

“Lola, je vais mourir”: morte affamée par sa mère, en août 2020, la jeune Amandine était terrifiée à l’idée de retrouver sa famille, cinq mois plus tôt, pour le confinement, a témoigné jeudi une surveillante de son internat, devant les Assises de l’Hérault.Au quatrième jour du procès de la mère d’Amandine, Sandrine Pissarra, et de son beau-père, Jean-Michel Cros, une surveillante de l’internat du dernier collège fréquenté par l’adolescente, à Sigean (Aude), a raconté cette soirée du lundi 16 mars 2020, lorsque le président Emmanuel Macron annonce le confinement du pays dès le lendemain, face au Covid.”Les garçons ont sauté de joie, c’était les vacances. Amandine, elle, s’est effondrée au sol. Elle m’a dit: +Lola, je vais mourir. Combien de temps ça va durer ? Je ne vais pas tenir+”. “Elle le répétait en boucle, elle pleurait, elle n’arrivait plus à respirer”, rapporte la jeune femme de 28 ans.Le lendemain, Amandine rentre donc chez elle. Mais elle ne reprend pas les cours en mai, à la levée d’un isolement contraint de deux mois. La plupart du temps enfermée dans un débarras, privée de nourriture, rouée de coups par sa mère, la collégienne mourra moins de trois mois plus tard.Le 6 août 2020, jour de son décès d’un arrêt cardiaque et d’une septicémie, au domicile familial de Montblanc (Hérault), près de Béziers, la collégienne ne pèse plus que 28 kg pour 1,55 m.Si sa mère a reconnu mardi soir, pour la première fois, les “actes de torture ou de barbarie” pour lesquels elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité, elle a eu beaucoup de mal jeudi à préciser ce qu’elle reconnaissait au juste.”Des gifles, oui. Tirer les cheveux, ça m’est arrivé”, concède-t-elle d’une voix fluette, bien plus prolixe quand il s’agit d’évoquer les violences qu’elle aurait elle-même subies de la part de sa mère. “Aller dormir le ventre vide, je sais ce que c’est”, insiste Sandrine Pissarra: Amandine, elle, “mangeait ce qu’elle voulait”. Dans son débarras, “elle crevait de faim !”, la reprend le président de la cour, Eric Emmanuelidis. “Vous vouliez qu’elle meure ?”.”Non, tout ce que vous voulez, sauf ça”, persiste la mère.- “Camp de concentration privé” -Interrogé jeudi également, son compagnon de l’époque risque lui jusqu’à 30 ans de réclusion pour avoir “privé de soins ou d’aliments” sa belle-fille et n’avoir rien fait pour la sauver.”Avant le confinement, si on mangeait des frites, elle (Amandine, ndlr) avait des haricots verts ou du céleri”, a expliqué Jean-Michel Cros. Puis les privations et punitions s’aggravent, sans que cet homme, unanimement décrit comme bienveillant par son entourage, mais soumis à sa compagne, n’ose y mettre fin. “Oui, c’est devenu banal. A la longue, ça s’est mis en place, on s’y habitue”, tente-t-il d’expliquer, à M. Emmanuelidis, qui évoque le concept de “banalité du mal” développé par la philosophe Hannah Arendt à propos du régime nazi.Comme en écho aux images des camps de concentration, le magistrat fait alors projeter des captures d’écran des caméras qui surveillaient Amandine dans le débarras.Sur la première, l’adolescente apparaît nue, déjà très amaigrie, à genoux sur un rouleau de lino, les mains dans le dos. Sur la seconde, prise de face, elle est toujours nue et encore plus maigre. Marionnette désarticulée, elle s’appuie sur un meuble, les jambes croisées dans une position peu naturelle.Jean-Michel Cros assure qu’il n’avait jamais vu ces images: “Comment on peut faire ça à un enfant, c’est dégueulasse, inhumain”, lâche-t-il, répétant qu’il ne s’est rendu compte de rien, qu’il ne comprend pas pourquoi cela ne lui a pas sauté aux yeux, que ça aurait dû, qu’il était sous la coupe de sa compagne, qu’il s’était remis à boire, qu’il “donnerait sa vie” pour qu’Amandine revienne.S’adressant en fin d’audience à Sandrine Pissarra, Me Laurent Epailly, au nom de “La Voix de l’enfant”, l’une des quatre associations à s’être portées parties civiles, lui a asséné qu’elle avait créé son “petit camp de concentration privé”, instaurant “le travail forcé jusqu’à épuisement”. “La faim, les sévices, le manque de soin, la déshumanisation, l’absence d’espoir et le manque d’amour: vous êtes monstrueusement coupable”, a-t-il martelé.Le réquisitoire du parquet et les plaidoiries de la défense auront lieu vendredi. La cour se retirera ensuite pour délibérer.

Meurtres dans la Sarthe en 1994: première victoire pour Dany Leprince qui souhaite être innocenté

Dany Leprince, qui souhaite obtenir l’annulation de sa condamnation pour les meurtres de son frère, sa belle-soeur et deux de ses nièces en 1994, a obtenu une première victoire jeudi: sa requête est transmise à la Cour de révision.La commission d’instruction s’est appuyée sur deux séries de faits nouveaux ou inconnus pour motiver la recevabilité de cette requête en révision, déposée au printemps 2021, a indiqué le président lors d’une audience publique.Le dossier sera donc transmis au président de la Cour de révision. Après l’avoir examiné, dans un délai d’un an à un an et demi, s’il estime la demande fondée, il prononcera l’annulation de la condamnation et ordonnera un nouveau procès. Ou bien rejettera la requête.Dany Leprince, ému, les yeux humides, a enlacé ses proches à l’énoncé de la décision. “Le combat n’est pas terminé”, a-t-il dit devant la presse. “J’y ai toujours cru”, mais “il faut rester prudent”, a ajouté l’homme, âgé désormais de 67 ans, espérant “qu’on retrouve l’assassin de (sa) famille”.Le 4 septembre 1994, son frère Christian Leprince, sa femme et deux de leurs filles, Audrey, 7 ans, et Sandra, 10 ans, ont été retrouvés massacrés à l’arme blanche dans leur pavillon de Thorigné-sur-Dué (Sarthe). Solène, 2 ans, était la seule rescapée.Accusé par sa femme Martine Compain – dont il est depuis divorcé – et sa fille aînée Célia, il avait partiellement avoué, avant de se rétracter. Depuis, il clame son innocence. Celui qui fut surnommé “le boucher de la Sarthe” a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans de sûreté en 1997 par la cour d’assises.- “Accusation difficilement crédible” -La commission d’instruction s’est appuyée sur les déclarations de Célia, qui, au regard d’une remise en situation réalisée en avril 2023, se sont révélées être incompatibles avec la topographie des lieux. Célia “a toujours affirmé avoir vu son père frapper Christian Leprince”, est-il écrit dans l’arrêt, consulté par l’AFP. Mais pour les enquêteurs, “il n’apparaît pas possible” pour Célia “d’avoir vu les faits décrits (…), rendant l’accusation formulée contre son père difficilement crédible”.”Ce témoignage s’effondre totalement”, a conclu l’avocat de Dany Leprince, Olivier Morice, soulignant que Célia était “un témoin à charge essentiel de l’accusation”.Les juges ont également pointé “la crédibilité totale” accordée à l’époque aux propos de Solène sur la culpabilité de son oncle, compte tenu de son très jeune âge, et souligné “les relations de confiance” entre un gendarme et la nourrice chez laquelle elle a vécu après le drame. “L’interprétation hasardeuse qui avait été faite du comportement de la toute petite Solène avait été en réalité démentie par le travail des experts psychiatres qui la suivaient alors”, a indiqué à l’AFP son avocate, Me Meriem Khelladi-Reinaerts, confiant le “soulagement” et l'”émotion” de cette dernière à l’annonce de la décision.Ces expertises, qui n’avaient pas été soumises à la cour d’assises en 1997, “ont enfin été considérées comme des faits nouveaux de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Dany Leprince”, a-t-elle ajouté.- “Nombreuses incohérences” -Solène, 32 ans aujourd’hui, a écrit en avril 2024 à la commission d’instruction avoir “de sérieux doutes quant à la culpabilité” de son oncle, “au regard des nombreuses incohérences” du dossier, et souhaiter “ardemment qu’un nouveau procès puisse avoir lieu pour rechercher la vérité”. Ces deux séries de faits étant suffisantes pour déclarer la requête de Dany Leprince recevable, les autres éléments présentés par la défense n’ont pas été examinés, a précisé le président.”Qu’est-ce qui va rester dans ce dossier ?”, a demandé Me Morice. “Les accusations de Martine Compain, celle qui est aujourd’hui visée par une demande” de mise en examen du parquet dans la procédure en cours au Mans.Dans cette information judiciaire ouverte pour meurtre et complicité depuis 2014, son statut de témoin assistée est contesté. L’audience à la cour d’appel d’Angers n’a pas encore été fixée.”C’est une grande victoire qui ouvre la voie à la reconnaissance de l’innocence de Dany Leprince”, a estimé Me Morice, qui le défend avec Me Missiva Chermak-Felonneau. “Depuis 1945, il n’y a que douze affaires criminelles à avoir été révisées dans notre pays, nous espérons que Dany Leprince sera la treizième”.Après le rejet de son pourvoi en cassation en 1999 – la possibilité de faire appel d’une condamnation par une cour d’assises n’est possible en France que depuis 2000 – il avait déposé une première requête en révision, rejetée en 2011.

‘Emilia Perez’ tops Oscar nominations in fire-hit Hollywood

Transgender cartel musical “Emilia Perez” topped this year’s Oscar nominations, earning 13 nods in an announcement on Thursday postponed by the devastating Los Angeles wildfires.French director Jacques Audiard’s Mexico-set movie, released by Netflix, shattered the record for the most Academy Award nominations for a non-English-language film.It was followed by epic immigrant saga “The Brutalist,” and …

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Le cofondateur de l’entreprise de cryptomonnaies Ledger et sa compagne enlevés contre rançon puis libérés

Kidnappés, séquestrés puis libérés: les investigations se poursuivent jeudi, après la libération la veille par la gendarmerie du cofondateur d’une société spécialisée dans la sécurisation des cryptoactifs et de sa compagne,qui avaient été enlevés mardi dans le Cher contre rançon.Leur enlèvement remonte au “petit matin” mardi. David Balland, associé et cofondateur de Ledger, et sa compagne avaient été kidnappés à leur domicile dans le Cher.Selon le parquet de Paris, qui dirige les investigations, les ravisseurs réclamaient “le paiement d’une importante rançon en cryptomonnaie”. Ces faits leur font “encourir la réclusion criminelle à perpétuité”.David Balland a été libéré mercredi, a indiqué jeudi matin le parquet. Puis, en fin d’après-midi, le ministère public a précisé que la compagne de l’homme d’affaires avait aussi été libérée par le GIGN, unité d’intervention de la gendarmerie.La procureure de Paris doit tenir une conférence de presse à 19H30 au tribunal judiciaire de la capitale.Les investigations ont d’abord été dirigées par le parquet de Bourges, pour enlèvement et séquestration en bande organisée. La division de lutte contre la criminalité organisée du parquet de Paris a pris la suite.La gendarmerie nationale a été saisie dans son ensemble, de la section de recherches de Bourges à l’unité nationale Cyber.Des rumeurs évoquant dans un premier temps la disparition d’Eric Larchevêque, très médiatique cofondateur de l’entreprise et notamment connu pour sa participation à l’émission de “Qui veut être mon associé” diffusée sur M6, avaient été relayées sur les réseaux sociaux.Jeudi après-midi, le parquet avait précisé que les enquêteurs étaient mobilisés avec le GIGN, pour “identifier et interpeller l’ensemble des auteurs de ce crime”.- “Gros boum” -Depuis mardi soir, d’autres publications faisaient elles état d’opérations de police et de présence de gendarmerie sur les communes de Vierzon et Méreau.À Méreau, village de 2.600 habitants au sud de Vierzon, une opération de gendarmerie était encore en cours jeudi en début d’après-midi, a constaté un journaliste de l’AFP.À deux kilomètres de là, au bord du canal du Berry sur la commune de Vierzon, un propriétaire fixait jeudi des planches de bois aux fenêtres de logements destinés à la location.Ses logements ont été perquisitionnés la veille, et leurs portes et fenêtres fracturés lors de cette opération, a indiqué à l’AFP ce propriétaire, souhaitant garder l’anonymat.Il a également précisé que les gendarmes lui avaient demandé de fournir ses réservations Airbnb et Booking. Au total “des dizaines d’appartements Airbnb ont été vérifiés par les forces de l’ordre” dans le cadre de cette affaire, dans la commune et ailleurs, a-t-il avancé.Pour lui, l’important c’est que la victime soit en vie. “Une vie était en jeu, tout ça, c’est impressionnant, il faudra réparer, mais ce n’est pas le plus important”, a-t-il ajouté.”J’ai entendu un gros boum, j’ai eu peur, je me suis demandé ce que c’était”, a aussi raconté mercredi à Ici Berry une riveraine qui n’a pas souhaité révéler son identité, précisant avoir aperçu “un hélicoptère qui survolait le secteur”.Ledger est une licorne (startup qui a dépassé le milliard de dollars) française, fondée en 2014, leader mondial dans la conception de portefeuilles physiques de cryptomonnaies, permettant à chacun de gérer en direct ses propres cryptoactifs.L’entreprise, valorisée à plus d’un milliard d’euros, a vendu plus de sept millions d’appareils dans plus 180 pays et en 10 langues. Elle sécurise 20% des actifs numériques mondiaux, et compte plus de 100 clients institutionnels.Cette affaire d’enlèvement, en lien avec les cryptomonnaies, n’est pas sans rappeler celle d’un homme de 56 ans, retrouvé début janvier dans le coffre d’une voiture près du Mans, à plusieurs centaines de kilomètres de chez lui dans l’Ain.Selon plusieurs médias, il s’agissait d’un influenceur en cryptomonnaies basé à Dubaï, qui publie régulièrement des vidéos sur ses gains, et une demande de rançon avait été faite.Le parquet de Bourg-en-Bresse avait alors ouvert une enquête de flagrance du chef d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire commis en bande organisée.

ICC prosecutor seeks arrest of Taliban leaders over persecution of women

The International Criminal Court’s chief prosecutor on Thursday said he was seeking arrest warrants against senior Taliban leaders in Afghanistan over the persecution of women, a crime against humanity.Karim Khan said there were reasonable grounds to suspect that Supreme Leader Haibatullah Akhundzada and chief justice Abdul Hakim Haqqani “bear criminal responsibility for the crime against …

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Val-d’Oise: cinq agents pénitentiaires mis en examen pour corruption

Cinq agents pénitentiaires ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire dans le Val-d’Oise dans le cadre d’une enquête pour corruption, a indiqué jeudi le parquet de Pontoise à l’AFP. L’enquête visant ces personnes est également ouverte pour remise ou sortie irrégulière d’objets illicites et recel de corruption.”Pour trois d’entre elles, le parquet avait requis le placement en détention provisoire et un appel a été interjeté”, a précisé le procureur Pierre Sennès. Le 28 décembre, les agents, quatre hommes et une femme, sont suspectés d’avoir fait entrer dans la prison du matériel à chicha, des téléphones, consoles de jeux vidéos et autre matériel électronique, détaille une source proche du dossier.Les autorités ont été alertées car les livraisons de colis sont d’ordinaire moindres les samedis, ajoute cette même source. Dès la découverte des faits, en fin de semaine dernière, le signalement a été effectué auprès du parquet, complète une autre source proche du dossier qui précise qu’un des surveillants impliqués a le grade de capitaine. “Un signalement est systématiquement adressé au procureur de la République en application de l’article 40 du code de procédure pénale lorsque l’administration pénitentiaire constate des faits susceptibles de constituer une infraction”, a déclaré l’administration pénitentiaire mardi, à la suite du placement en garde à vue des cinq agents.En mars 2024, six surveillants de la prison de Réau (Seine-et-Marne) ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants, remise illicite d’objets en détention, blanchiment et corruption et association de malfaiteurs.Ils sont soupçonnés d’avoir, contre rémunération, fait passer clandestinement dans le centre pénitentiaire de la résine de cannabis, des téléphones portables et leurs chargeurs, alcool et bouteilles de parfum. Plusieurs milliers d’euros en espèce ont été retrouvés aux domiciles de certains mis en cause.Cinq avaient été placés en détention provisoire et un sixième sous contrôle judiciaire.Entre 2018 et 2024, 25 sanctions dont 22 révocations ont été prononcées par le conseil de discipline national à l’encontre d’agents pénitentiaires pour des faits de trafic ou de corruption, d’après l’administration pénitentiaire.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

France: une large part des forêts de montagne et de Corse menacées par le changement climatique (UICN)

Plus de la moitié des forêts de montagne de l’Hexagone et de Corse évaluées dans le cadre de la liste rouge des écosystèmes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sont menacées par le changement climatique, selon une étude publiée jeudi.Parmi les 19 écosystèmes forestiers évalués dans les milieux montagnard et du subalpin (à des altitudes comprises entre 600 et 2.400 m selon les versants) des différents massifs montagneux de l’Hexagone (Alpes, Jura, Massif central, Pyrénées, Vosges) et de Corse, 10 apparaissent comme menacés, c’est-à-dire en danger critique (CR), en danger (EN) ou vulnérable (VU), et 6 quasi-menacés, le niveau juste en dessous en terme de risque d’effondrement. Deux autres sont en “préoccupation mineure” et une autre ne permet pas d’être évaluée faute de données suffisantes.La liste rouge des écosystèmes, mise en place en 2014, est l’équivalent pour les habitats naturels terrestres, aquatiques et marins de la liste rouge des espèces menacées pour la faune, qui fait référence pour mesurer l’effondrement de la biodiversité. Ses critères d’évaluation dépendent d’un référentiel commun à tous les pays d’Europe continentale. Dans le détail, les cembraies (forêts de Pins cembro) et les mélézins (forêts de mélèzes) du subalpin ainsi que les hêtraies, sapinières et hêtraies-sapinières subalpines, sont classées en danger, tandis que 5 forêts mixtes, mélange de hêtres communs, de sapins blancs, ou d’épicéas communs, une forêt de sapins et d’épicéas et 2 pineraies montagnardes sont classées “vulnérables”.Dans tous les cas, “le contexte de changements climatiques est un facteur déterminant des résultats de cette évaluation”, indique l’étude.Dans les environnements montagneux ou pré-montagneux, les hausses de température ont tendance à être plus marquées qu’en plaine, entrainant notamment un “déficit hydrique accru”. Ainsi dans les Alpes et les Pyrénées françaises, la température a augmenté de +2°C au cours du 20ᵉ siècle, contre +1,4°C dans le reste de la France, selon Météo-France.Ces écosystèmes, qui accueillent une large diversité d’espèces animales, végétales ou fongiques parfois spécifiques à ces milieux qui leur servent d’ultimes refuges, sont par ailleurs soumis à d’autres pressions d’origine anthropique (pollutions, surexploitation, espèces exotiques envahissantes…).Et “malgré une abondance de recherches sur les forêts, il reste difficile de prédire les trajectoires futures des forêts de montagne de l’Hexagone et de Corse face au cocktail de pressions qu’elles subissent”, estime l’UICN, l’OFB et le MNHN dans un communiqué commun.