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La tempête Eowyn balaye l’Irlande et l’Ecosse et prive de courant près d’un million de foyers

Près d’un million de foyers sont toujours privés d’électricité vendredi en Irlande et en Ecosse, frappées par la tempête Eowyn et ses vents d’une puissance inédite.En Irlande, où l’alerte rouge a été levée, un homme est décédé après la chute d’un arbre sur sa voiture, a annoncé la police.La tempête a battu des records historiques, avec des rafales mesurées à 183 km/h près de Galway, sur la côte ouest, au-delà du précédent record de 1945.Dans cette même zone, la vitesse moyenne du vent a atteint 135 km/h, une puissance inédite, selon l’agence météorologique irlandaise Met Eireann.En Ecosse, où Eowyn a soufflé de fortes rafales, l’alerte rouge a également été levée. L’agence britannique de météorologie, le Met office, appelle toutefois la population à la vigilance.Les plus forts coups de vent y ont été enregistrés au sud de Glasgow, avec 160 km/h.Eowyn s’est caractérisée par un phénomène dit de “creusement explosif” qui produit des vents très intenses sur une zone géographique restreinte et sur une courte période, selon les explications du Met Office. Météo France, l’agence nationale française, parle elle sur son site internet de “bombe météorologique” pour définir le creusement rapide d’une telle dépression. C’était ainsi la première fois qu’une alerte rouge était décrétée en Irlande du Nord depuis la mise en place de ce dispositif en 2011.”C’est une tempête historique”, a affirmé sur X le Premier ministre irlandais Micheal Martin, arrivé jeudi au pouvoir, et qui a tenu une réunion de crise avec les services de secours vendredi.Le Premier ministre Ecossais John Swinney a lui prévenu que la situation était “très sérieuse”, en relayant les messages de prudence diffusés par la police.- “Sans précédent” -Au total, près d’un million de foyers, entreprises et commerces sont privés d’électricité, dont 725.000 en Irlande, selon l’opérateur publique ESB qui a évoqué des dommages “étendus” et “sans précédent” subis par les infrastructures électriques.En Irlande du Nord, ils étaient 280.000, selon l’opérateur NIE Networks, et plus de 22.000 en Ecosse selon les données de deux distributeurs locaux.Des médias britanniques et irlandais faisaient état de divers dégâts, comme des toits arrachés sur de nombreux bâtiments ou la destruction du stade couvert de l’université de Galway.La quasi totalité des écoles sont restées fermées ce vendredi et les transports ont été sérieusement perturbés, avec des trains et bus à l’arrêt.Dans les aéroports de Cork, Shannon, Dublin, Edimbourg ou Glasgow, de nombreux vols ont été annulés. Le trafic reprenait progressivement à mesure qu’Eowyn avançait sa course vers l’est.Vendredi matin, la Première ministre d’Irlande du Nord, Michelle O’Neill, avait prévenu que la province allait être “dans l’oeil du cyclone”.”Nous appelons la population à rester en sécurité, à être très prudente et à prendre toutes les précautions pour s’assurer de ne pas faire de déplacements inutiles. S’il vous plaît, restez simplement chez vous si vous le pouvez”, avait-elle déclaré sur la radio BBC Ulster.Le reste du Royaume-Uni est également placé en état de vigilance. L’Agence de l’Environnement a prévenu d’un risque d’inondations dans le sud de l’Angleterre et les Midlands (centre) dans les prochains jours du fait des intempéries attendues.Il s’agit de la cinquième tempête frappant l’Europe cette saison. La précédente, Darragh, avait causé début décembre d’importantes perturbations en France ainsi qu’au Royaume-Uni, où elle avait fait au moins deux morts. 

La perpétuité pour la mère d’Amandine, morte affamée, 20 ans pour son beau-père

Réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans: Sandrine Pissarra, mère de famille “dictateur”, a été condamnée à la peine maximale vendredi par les assises de l’Hérault pour avoir affamé à mort Amandine, sa fille de 13 ans.Après cinq jours de procès et deux heures et demie de délibéré, les trois magistrats professionnels et les six jurés populaires tirés au sort (cinq femmes et un homme) ont par ailleurs condamné son ex-compagnon, Jean-Michel Cros, à 20 ans de réclusion criminelle, pour avoir privé sa belle-fille de soins jusqu’à sa mort.Pour Sandrine Pissarra, 54 ans, reconnue coupable de violences et d’actes de torture et de barbarie, le verdict est conforme au réquisitoire de l’avocat général, Jean-Marie Beney, qui avait estimé que pour cette mère de huit enfants, “tyran domestique, dictateur des intérieurs, bourreau d’Amandine”, il n’y avait pas d’autre peine possible.Le représentant du ministère public avait par contre réclamé une peine légèrement inférieure –18 années de réclusion– à l’encontre de Jean-Michel Cros, 49 ans, “lâche collaborateur” du “système Pissarra”, contre qui aucune période de sûreté n’a donc été prononcée.Le 6 août 2020, jour de son décès d’un arrêt cardiaque et d’une septicémie, au domicile familial de Montblanc (Hérault), près de Béziers, la collégienne, enfermée depuis des semaines dans un débarras sans fenêtre et privée de nourriture, ne pesait plus que 28 kg pour 1,55 m.”Je tiens à présenter mes excuses à mes enfants, c’est tout”, avait déclaré Mme Pissarra en début d’après-midi, invitée à prendre la parole une dernière fois. “Je n’ai rien à ajouter”, s’était contenté de répondre M. Cros.- “Torture blanche” -“Depuis cinq jours, vous avez pénétré dans l’horreur, l’impensable, l’indicible… (…) Vous avez pénétré dans le +système Pissarra+, dans la dictature familiale, un monde inimaginable, mis en place depuis plus de 15 années. Vous avez découvert que, depuis toute petite, Amandine est victime de coups de poings, de coups de pieds, de coups de balai, d’arrachages de cheveux, de cris répétés, d’insultes, de bousculades”, avait énoncé l’avocat général dans son réquisitoire.”Ensuite, comme dans tout système dictatorial, il convient de détruire la personnalité de la victime, pour la réduire à ce que l’on veut. Il y a les violences, les lignes à recopier, les interminables sermons”. “Puis on passe à la torture blanche: la mise à l’isolement, qui vise à réduire la perception spatiale et temporelle d’un individu. La torture blanche, alliée à un peu de torture physique, à genoux sur le rouleau, et pire encore, la nudité obligée sur une adolescente de 13 ans”, a détaillé le magistrat.”Le bug, c’est la mort d’Amandine, ce n’était pas prévu. Mais comme il est hors de question qu’on la trouve en bas, dans son cagibi, on la monte au deuxième étage, où il y a la douche. Comme elle n’est pas encore morte, mais que c’est imminent, on va la nourrir un peu, la laver, l’habiller, on va –parce qu’elle s’est grattée pendant des jours et des jours, au point que la septicémie s’est installée–, lui mettre une espèce de pommade pour essayer de laisser à penser qu’on l’avait quand même soignée”. “Et puis, la professionnelle de l’onglerie (Mme Pissarra, NDLR) va penser à quelque chose qui a marqué tout le monde, on va lui faire les ongles”, a encore expliqué M. Beney.Le système, “on aurait pu le fragiliser, le faire tomber, avant qu’il ne prenne le plein pouvoir”, a plaidé l’un des avocats de Sandrine Pissarra, Me Louis Dolez, en allusion aux adultes (ex-conjoints, amis, voisins, médecins, travailleurs sociaux, enseignants ou magistrats) qui ont croisé la route d’Amandine sans prendre la mesure de ses souffrances ni agir efficacement pour y mettre fin.S’il y a une “responsabilité individuelle” incontestable, “il y a quand même aussi une responsabilité collective”, avait également souligné Me Jean-Marc Darrigade, son autre avocat, en demandant une “peine juste, raisonnable”, qui lui aurait permis de “revenir parmi les hommes” sans être “une vieille dame”.”Une fois sorti de la sujétion de Mme Pissarra, est-ce que Jean-Michel Cros est un homme dangereux ? La réponse est non. Alors, tendez-lui la main”, avait plaidé de son côté Me Grégoire Mercier, pour l’ex-compagnon de Mme Pissarra.Des arguments que la cour n’a donc pas suivis.

Allier: l’État condamné pour faute dans les contrôles vétérinaires d’un élevage de porcs

L’État a été condamné pour des “carences” dans ses contrôles vétérinaires au sein d’un élevage de porcs de l’Allier accusé de maltraitance animale par des vidéos de l’association L214, selon une décision consultée vendredi par l’AFP.Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand lui a ordonné de verser 4.000 euros à l’association animaliste au titre de son “préjudice” et de 1.500 euros pour rembourser ses frais de justice, d’après son jugement rendu jeudi.En 2020 et 2021, L214 avait dénoncé les pratiques d’un élevage de quelque 8.000 porcs, situé à Limoise et fournisseur de l’industriel Herta, dans des vidéos montrant des truies en cage, manquant de place pour mettre bas ou allaiter, des porcs pataugeant dans leurs excréments, privés d’eau, ou certains ayant les pattes coincées dans des fentes au sol.Les vidéos avaient déclenché une inspection de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Allier qui avait conclu à la “bonne tenue” de l’exploitation. Herta, qui avait dans un premier temps suspendu ses achats auprès de cet élevage, était revenu sur sa décision après que la préfecture a jugé conforme l’établissement.Outre la procédure engagée contre l’exploitation, L214 avait donc saisi la justice contre l’État, accusant les services vétérinaires d’avoir failli dans leur mission de contrôle.Dans sa décision, le tribunal juge en effet impossible “d’établir l’existence de contrôles réguliers effectuée à une fréquence appropriée” sur le site de l’exploitation avant la publication de la vidéo, bien que de “nombreux manquements” y aient été constatés.S’agissant des contrôles réalisés après la diffusion des vidéos, le tribunal a également reconnu la responsabilité de l’État au motif que les services vétérinaires ont “toléré” la pratique du “claquage des porcelets” (saisi par les pattes postérieures, la tête de l’animal est projetée au sol à plusieurs reprises, ndlr) qui est pourtant “un manquement à la réglementation”.L’association a salué une “décision importante” ainsi qu’une “reconnaissance” de son travail. Cette décision “souligne l’incapacité des services vétérinaires à détecter et corriger des infractions graves à la réglementation mises en lumière par L214 dans cet élevage intensif”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Les propriétaires de l’élevage ont été relaxés en appel en avril 2023 après avoir été condamnés à une amende en première instance pour maltraitance animale.

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Christian Estrosi interdit les gros bateaux de croisière près de Nice

Le maire de Nice Christian Estrosi (Horizons) a signé vendredi un arrêté visant à interdire les escales des gros bateaux de croisière dans les eaux de sa métropole, dans une volonté de privilégier un “tourisme choisi” face à la menace du “surtourisme”.Les navires de moins de 900 passagers, généralement beaucoup plus luxueux, restent en effet les bienvenus au port de Nice, où des aménagements sont en cours pour mieux les accueillir, avec en particulier une électrification qui devrait permettre de les obliger à stopper leur moteur pendant l’escale. Quelque 124 escales de ces navires d’une capacité allant de 32 à 700 passagers, sont programmées pour 2025.En revanche, les navires d’une capacité supérieure, qui mouillent actuellement dans la rade voisine de Villefranche-sur-Mer, ne seront plus les bienvenus.M. Estrosi n’a pas les pouvoirs d’interdire leur présence, mais l’arrêté qu’il a signé en tant que président de la métropole Nice Côte d’Azur -qui englobe les communes de la rade de Villefranche- leur interdit de débarquer des passagers en excursion et limite donc fortement l’intérêt des escales pour les compagnies.Selon le site du port, près de 90 escales sont prévues dans la rade en 2025, dont les deux-tiers de navires de plus de 900 passagers. Et “il y a de la demande pour 300.000 passagers d’ici à 2026”, contre 160.000 en 2024, a assuré le maire. “La plaisance, oui, les immeubles flottants, non”, a-t-il résumé.”C’est une immense victoire”, ont réagi les élus écologistes qui réclament des mesures depuis des années. Même si l’arrêté risque de faire l’objet de recours de la part des compagnies ou de certains maires de la métropole, c’est “un pied dans la porte” et “un tournant décisif pour la qualité de vie, la santé publique et la protection de nos écosystèmes marins”.Les relations entre les bateaux de croisière et les maires sont compliquées sur la Côte d’Azur. Ainsi à Cannes, qui voit passer plus de 400.000 passagers par an, le maire LR David Lisnard, président de l’Association des maires de France, fustige régulièrement la présence des géants des mers mouillant au large de la Croisette et l’impuissance des maires au-delà d’une bande de 300 mètres.En 2019, il a imposé une charte environnementale aux compagnies sous peine de bloquer les excursions de passagers. Il réclame désormais la possibilité pour les maires de communes littorales de pouvoir réguler le trafic sur un domaine maritime élargi et de créer une police environnementale susceptible de sanctionner toute infraction des paquebots.

Christian Estrosi interdit les gros bateaux de croisière près de Nice

Le maire de Nice Christian Estrosi (Horizons) a signé vendredi un arrêté visant à interdire les escales des gros bateaux de croisière dans les eaux de sa métropole, dans une volonté de privilégier un “tourisme choisi” face à la menace du “surtourisme”.Les navires de moins de 900 passagers, généralement beaucoup plus luxueux, restent en effet les bienvenus au port de Nice, où des aménagements sont en cours pour mieux les accueillir, avec en particulier une électrification qui devrait permettre de les obliger à stopper leur moteur pendant l’escale. Quelque 124 escales de ces navires d’une capacité allant de 32 à 700 passagers, sont programmées pour 2025.En revanche, les navires d’une capacité supérieure, qui mouillent actuellement dans la rade voisine de Villefranche-sur-Mer, ne seront plus les bienvenus.M. Estrosi n’a pas les pouvoirs d’interdire leur présence, mais l’arrêté qu’il a signé en tant que président de la métropole Nice Côte d’Azur -qui englobe les communes de la rade de Villefranche- leur interdit de débarquer des passagers en excursion et limite donc fortement l’intérêt des escales pour les compagnies.Selon le site du port, près de 90 escales sont prévues dans la rade en 2025, dont les deux-tiers de navires de plus de 900 passagers. Et “il y a de la demande pour 300.000 passagers d’ici à 2026”, contre 160.000 en 2024, a assuré le maire. “La plaisance, oui, les immeubles flottants, non”, a-t-il résumé.”C’est une immense victoire”, ont réagi les élus écologistes qui réclament des mesures depuis des années. Même si l’arrêté risque de faire l’objet de recours de la part des compagnies ou de certains maires de la métropole, c’est “un pied dans la porte” et “un tournant décisif pour la qualité de vie, la santé publique et la protection de nos écosystèmes marins”.Les relations entre les bateaux de croisière et les maires sont compliquées sur la Côte d’Azur. Ainsi à Cannes, qui voit passer plus de 400.000 passagers par an, le maire LR David Lisnard, président de l’Association des maires de France, fustige régulièrement la présence des géants des mers mouillant au large de la Croisette et l’impuissance des maires au-delà d’une bande de 300 mètres.En 2019, il a imposé une charte environnementale aux compagnies sous peine de bloquer les excursions de passagers. Il réclame désormais la possibilité pour les maires de communes littorales de pouvoir réguler le trafic sur un domaine maritime élargi et de créer une police environnementale susceptible de sanctionner toute infraction des paquebots.

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“Ce serait dramatique mais pas sans précédent”: le plus grand iceberg au monde menace des manchots

Traqué par satellites, le plus grand iceberg du monde – long de 80 kilomètres – dérive actuellement depuis l’Antarctique vers une île reculée où il pourrait, dans le pire des cas, s’échouer et bloquer les manchots et otaries qui s’y reproduisent.Cet immense plateau de glace – 30 fois plus vaste que Paris – s’éloigne depuis des années de l’Antarctique et, propulsé par les courants, se dirige potentiellement vers l’île britannique de Géorgie du Sud, un site important pour la reproduction de la faune sauvage.D’après les images satellitaires, cet iceberg, contrairement aux précédents icebergs géants, ne semble pas se fragmenter en de plus petits morceaux au cours de sa dérive, a expliqué vendredi à l’AFP Andrew Meijers, océanographe au British Antarctic Survey.Selon l’expert, il est difficile de prévoir avec exactitude sa trajectoire, mais les courants dominants laissent penser que ce colosse atteindra les abords du plateau continental, situé en eaux peu profondes, autour de la Géorgie du Sud d’ici deux à quatre semaines.Ce qui pourrait se produire ensuite reste incertain.L’iceberg pourrait éviter le plateau continental et être emporté vers les eaux profondes de l’Atlantique Sud, au-delà de la Géorgie du Sud, un territoire britannique d’outre-mer situé à environ 1.400 km à l’est des îles Falkland.Mais il pourrait aussi heurter le fond incliné, rester bloqué pendant des mois, voire se briser en plusieurs morceaux.Les murs de glace pourraient alors empêcher otaries et manchots d’accéder à l’océan pour se nourrir eux-mêmes ainsi que leurs petits à terre, explique Andrew Meijers.”Ce serait assez dramatique, mais pas sans précédent”, dit l’expert. “Des icebergs se sont déjà échoués à cet endroit par le passé, causant une mortalité importante parmi les poussins de manchots et les jeunes otaries”, rappelle-t-il.Mais pour certains experts, comme Raul Cordero de l’université de Santiago, “les chances de collision ne sont pas très élevées”, de l’ordre de “moins de 50%”, l’île ayant tendance à dévier l’eau et les courants océaniques qui, à leur tour, pourraient dévier l’iceberg. “Des morceaux” pourraient peut-être heurter l’île “mais l’iceberg dans son ensemble, ce serait étonnant”, juge ce membre du National Antarctic Research Committee.- ” Immense falaise blanche” -S’étendant sur environ 3.500 kilomètres carrés, l’iceberg baptisé A23a est aussi le plus vieux du monde. Il s’est détaché de la plateforme glaciaire de l’Antarctique en 1986.Il est ensuite resté coincé sur le plancher marin pendant plus de 30 ans avant de se libérer en 2020, entamant alors sa lente dérive vers le nord. Il est resté plusieurs mois en 2024 au même endroit à tourner sur lui-même.Andrew Meijers, qui a observé A23a de près fin 2023, le décrit comme “une immense falaise blanche, haute de 40 à 50 mètres, qui s’étend à perte de vue”.”C’est comme un gigantesque mur blanc qui rappelle +Game of Thrones+, on a l’impression qu’il est sans fin”, a-t-il ajouté.Pesant près de 1.000 milliards de tonnes, le gigantesque bloc d’eau douce est entraîné par le plus puissant courant océanique du monde, le courant circumpolaire antarctique, à 20 centimètres par seconde, selon le British Antarctic Survey.L’iceberg suit “plus ou moins une ligne droite” jusqu’à la Géorgie du Sud, a indiqué Andrew Meijers.- Un obstacle pour les animaux -Pendant l’été austral, le long des côtes sud de la Géorgie du Sud, les manchots et les otaries partent en expédition dans les eaux froides pour ramener suffisamment de nourriture à leurs petits.”Si l’iceberg se retrouve coincé là, il bloquera l’accès aux zones d’alimentation”, explique Andrew Meijers. “Les animaux pourraient être obligés de le contourner. Cela leur ferait dépenser beaucoup plus d’énergie, ce qui signifie moins de ressources pour les petits et donc une augmentation de la mortalité.”Les populations d’otaries et de manchots de la Géorgie du Sud connaissent déjà une “mauvaise saison” en raison d’une épidémie de grippe aviaire. La présence de l’iceberg pourrait aggraver la situation.Lorsque A23a ou ses fragments finiront par fondre, ils pourraient laisser dans leur sillage des morceaux de glace plus petits mais toujours dangereux, compliquant la navigation pour les pêcheurs.Cependant, il apportera également des nutriments dans l’eau, favorisant le phytoplancton, une source essentielle de nourriture pour les baleines et d’autres espèces marines. La fonte aidera aussi les scientifiques à mieux comprendre comment ces proliférations de phytoplancton absorbent le CO2 de l’atmosphère.Bien que la formation d’icebergs soit un phénomène naturel, Andrew Meijers estime que leur perte accélérée en Antarctique est probablement due au changement climatique d’origine humaine.

Retailleau déroule sa politique pour maîtriser l’immigration

“La régularisation n’est pas un droit” pour les sans-papiers : le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau lance concrètement sa politique de “maîtrise” de l’immigration via de nouvelles consignes plus strictes qui suscitent d’ores et déjà des remous.”Cette maîtrise de l’immigration est absolument fondamentale” et la régularisation “n’est pas un droit automatique, mais une mesure exceptionnelle”, a jugé lors d’un déplacement à la préfecture des Yvelines le locataire de la place Beauvau vendredi, au lendemain de la diffusion d’un nouveau texte encadrant ces régularisations.Le ministre LR, qui a fait de la lutte contre l’immigration sa priorité, exige avec cette nouvelle circulaire adressée aux préfets de mettre fin aux “régularisations à tour de bras” avec application immédiate.Si le texte ne change pas à proprement parler les critères pour obtenir cette “admission exceptionnelle au séjour” (AES), ce tour de vis met fin à la circulaire de son prédécesseur Manuel Valls qui laissait une marge de manœuvre aux préfets et pouvaient dénouer certaines situations en dérogeant au règles classiques des régularisations. La circulaire qui encadre l’accès aux titres de séjour des étrangers en situation irrégulière permettait ainsi depuis 2012 de régulariser quelque 30.000 personnes chaque année pour motif familial, économique, ou étudiant à “titre exceptionnel”.Pourquoi une nouvelle circulaire ? “Depuis la précédente (…) en décembre 2012, beaucoup de choses ont changé”, selon le ministre de l’Intérieur, rappelant que “le droit” et “plusieurs lois immigration” ont été votées depuis. “Je voulais aussi simplifier. La circulaire Valls, c’était douze pages, 27 critères. La nouvelle circulaire, c’est trois pages”, a-t-il poursuivi.”Si on veut diminuer cette immigration, notamment illégale, il ne faut pas régulariser de façon trop quantitative, parce que (sinon) on donne une prime à l’irrégularité, à ceux qui ont fraudé”, a insisté le ministre.Interrogé par la presse, il a refusé de préciser les objectifs chiffrés: “Une circulaire donne des repères avec des critères. Si on donnait un chiffre à l’avance, on trahirait l’esprit d’une circulaire, (qui) deviendrait attaquable”, a-t-il plaidé.S’il n’a pas obtenu du Premier ministre une nouvelle loi sur l’immigration, comme il le souhaitait, Bruno Retailleau montre qu’il n’entend pas abandonner pas ce sujet, au coeur de son action, avec des premières mesures concrètes, quitte à braquer.- “Un affront à nos valeurs” -“Je pense qu’on va trop loin”, a déploré le député Ensemble pour la République (EPR) Roland Lescure. “Je pense qu’il faut vraiment se méfier de la caricature”, a-t-il ajouté. “C’est un affront à nos valeurs républicaines. C’est un boulevard offert aux idées et aux politiques du RN”, a réagi la députée LFI Claire Lejeune.Ce resserrement inquiète également les entreprises alors que le dispositif permettait à des patrons qui peinent à recruter de fidéliser leurs employés en les régularisant. Dans un communiqué, l’Umih (première organisation professionnelle dans l’hôtellerie-restauration), demande “une reconnaissance au niveau national de nos métiers dans la liste des métiers en tension”, qui justifieraient une régularisation, selon un communiqué. Dans cette nouvelle circulaire, la durée recommandée pour régulariser un travailleur sans papiers a été allongée à sept ans de présence en France contre cinq auparavant, voire parfois trois ans. En outre, les critères de régularisation pour motifs familiaux (résider depuis cinq ans en France et avoir un enfant scolarisé depuis au moins trois ans, notamment) ont disparu dans le nouveau texte.Le ministre prévoit par ailleurs une prochaine circulaire sur les naturalisations, “avec le même objectif”.Celui qui avait tenté de durcir en vain, lorsqu’il était patron des LR au Sénat, la précédente loi immigration, bénéficie d’un contexte mondial de durcissement des politiques migratoires, notamment avec la montée des partis d’extrême droite.Ces nouvelles restrictions “ne vont pas manquer de plonger plus encore de personnes dans une précarité qui concerne et effraie un nombre croissant de Français”, a réagi la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). Pour la Cimade, une association d’aide aux migrants, “ce texte participe au renforcement de la machine à bannir et à expulser les personnes étrangères” et dénonce “un pouvoir d’arbitraire (renforcé) qu’ont les préfectures”. 

Jugé pour viols, un escroc multirécividiste décrit comme en difficulté pour “résister à la frustration”

Jugé pour viols à Albi, Tony Peillon surnommé le Rocancourt du Tarn en raison des multiples arnaques, a été décrit vendredi comme un homme à la “faible résistance à l’envie, à la frustration” au premier jour d’un procès au cours duquel une première victime a réitéré ses accusations.Comme Christophe Rocancourt, célèbre pour avoir arnaqué plusieurs stars françaises et américaines, Tony Peillon, 29 ans, s’est inventé plusieurs vies, imaginant faux noms et scénarios pour monter des escroqueries, mais la cour criminelle du Tarn a commencé vendredi à se pencher sur un autre aspect du parcours du jeune homme, abandonné bébé en Thaïlande et adopté à l’âge de trois ans par un couple français.Cinq femmes l’accusent de viol et une autre le met en cause pour agression sexuelle, des faits qui auraient été commis entre fin 2015 et début 2021, avec en toile de fond différentes arnaques, à Rennes, Albi (Tarn) et Narbonne (Aude), que Tony Peillon nie en bloc.    Peu après l’ouverture des débats, un expert psychiatre a livré une analyse de l’accusé dans laquelle il a évoqué le traumatisme qu’a pu représenter pour lui le fait de n’avoir jamais pu entrer en contact avec l’enfant qu’il a eu avec une jeune femme à l’âge de 18 ans, évènement “central” autour duquel il y a clairement eu “un avant et un après”.- “Vision manichéenne” -Rejeté par la mère de son enfant, M. Peillon, pour qui le mystère entourant sa petite enfance constitue par ailleurs une “tache”, s’est par la suite enfermé dans une vision négative des femmes, se voyant “dupé” par elles, un sentiment renforcé par sa “vision manichéenne des autres”, selon l’expert psychiatre.L’examen de M. Peillon fait apparaître une personnalité à l'”immaturité affectivo-émotionnelle en mode limite”, synonyme d’une “faible résistance à l’envie, à la frustration”, a expliqué le médecin, entendu en visioconférence.Tony Peillon peut avoir tendance à vouloir “se donner à lui-même ce qu’il n’a pas reçu de l’autre” et “peut facilement passer outre le consentement” d’autrui, a-t-il également déclaré, décrivant enfin un individu “en grande difficulté (pour) faire un minimum d’examen de conscience”.Interrogé sur ce rapport, l’accusé, tee-shirt noir sur silhouette athlétique, impassible tout au long de la matinée, n’a pas souhaité faire de commentaire.- “Ami” -Les victimes présumées “ont été dupées par les différentes histoires que M. Peillon avait inventées”, a indiqué à l’AFP Quentin Blanchet Magon, avocat de deux d’entre elles. Il leur aurait subtilisé de l’argent, et même un chien pour l’une d’entre elles. Puis, en plus de les avoir arnaquées, “a profité d’elles”.Vendredi après-midi, une première victime présumée a réitéré son témoignage accusatoire à l’encontre de M. Peillon, affirmant depuis Rennes où elle était entendue elle-aussi en visioconférence, qu’il avait abusé d’elle dans son sommeil au cours de la nuit du Nouvel An 2016.A ce moment-là, elle affirme avoir été en “état de sidération”, ne comprenant “pourquoi (s)on ami fai(sai)t cet acte-là”.Interrogé à sa suite par la cour, un expert psychiatre ayant examiné en 2019 la jeune femme a affirmé qu’elle souffrait “de symptômes anxieux et dépressifs de nature largement post-traumatique”.Le viol qu’aurait pratiqué M. Peillon sur cette femme correspond au mode opératoire décrit dans les témoignages d’autres victimes présumées devant les enquêteurs, l’accusé trouvant le moyen de rester dormir chez elles ou avec elles, avant d’abuser d’elles, selon l’accusation.Tony Peillon assure être innocent et évoque l’existence de relations sexuelles “consenties”, a affirmé à l’AFP l’un de ses deux avocats, Me Baptiste Bourqueney.Lors de l’instruction, il a prétendu que ces femmes, furieuses qu’il les ait flouées, s’étaient liguées contre lui pour inventer de fausses accusations. Une explication que les investigations n’ont pas permis de corroborer, selon des documents judiciaires consultés par l’AFP.Le procès de Tony Peillon doit durer jusqu’au 29 janvier. Il encourt jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle.

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Dans un zoo américain, pandas affamés recherchent bambou désespérément

Dans un champ enneigé de Virginie, dans l’est des Etats-Unis, retentit le vrombissement d’une tronçonneuse coupant du bambou, mets délicat apprécié des mammifères au poil noir et blanc qui habitent à une centaine de kilomètres de là, à Washington.De la neige jusqu’aux chevilles et emmitouflés pour affronter le froid, les ouvriers entassent jusqu’à 700 tiges de bambou dans une camionnette qui quittera le champ de cette ferme vallonnée pour rejoindre l’autoroute, direction le zoo national du Smithsonian où patientent des pandas affamés. Bao Li, un mâle, et Qing Bao, une femelle, sont arrivés de Chine aux États-Unis en octobre dans le cadre d’un partenariat d’élevage et de recherche vieux d’une dizaine d’années.- Gourmands mais capricieux -Depuis vendredi, les visiteurs de Washington et d’ailleurs peuvent enfin rendre visite au couple de pandas.Mais satisfaire ces ursidés bicolores – qui peuvent passer jusqu’à 16 heures par jour à se nourrir de bambou, parfois jusqu’à 45 kilos – n’est pas une mince affaire.Cet appétit vorace est dû à leur système digestif, conçu pour traiter de la viande. Or l’espèce a évolué pour devenir végétarienne et ne se nourrit quasiment plus que de bambou dont la valeur nutritionnelle est très faible.Et les nouveaux arrivants du zoo Smithsonian peuvent s’avérer capricieux. Qing Bao, par exemple, a un “palais difficile à satisfaire”, tandis que Bao Li “mange à peu près tout ce qu’on lui donne”, affirme Mike Maslanka, la tête coiffée d’un bonnet noir orné d’un panda. “Ils aimeront tel bambou aujourd’hui, mais refuseront de le manger demain”, pointe l’employé du zoo, qui a plus de 15 ans d’expérience, précisant que les pandas sont réputés pour être des difficiles. “Nous essayons d’identifier les types de plante qu’ils apprécient, en fonction des différentes espèces, de l’endroit où les tiges poussent… mais rien n’y fait”, ajoute-t-il.- Diplomatie du panda -Avant d’être servi aux deux fins gourmets, le bambou est placé dans un hangar équipé de brumisateurs pour que les tiges restent humides.”La récolte de bambou est quelque chose de très exigeant”, explique Mike Maslanka, chargé de l’alimentation des animaux au zoo, les mains enfoncées dans les poches pour se prémunir des températures négatives qui règnent dans la région.Après la récolte, les tiges doivent subir un contrôle de qualité: celles sans feuilles sont jetées, et seules les plus vertes parviennent jusqu’aux pandas du zoo Smithsonian, qui accueille également des éléphants et des gorilles d’Asie.La ferme de bambous, située dans la vallée du Shenandoah, travaille désormais quatre jours par semaine, contre trois l’année dernière, pour répondre à la demande grandissante.Le couple de Washington fait partie des quelques pandas restant aux Etats-Unis. L’été dernier, un autre couple est arrivé à San Diego, en Californie.Leur présence s’inscrit dans le cadre de la “diplomatie du panda” menée par Pékin, qui envoie ses emblématiques plantigrades dans le monde entier pour entretenir de bonnes relations avec ses partenaires. Grâce aux efforts de conservation, le panda géant est passé l’an dernier du statut d’espèce “en danger” à celui d’espèce “vulnérable” sur la liste mondiale des espèces menacées d’extinction.