AFP Top News

Décès de Sala: après les plaidoiries, décision le 30 mars pour Cardiff City et le FC Nantes

Cardiff City dénonce la “négligence” d’un agent, le FC Nantes un “acharnement judiciaire”: près de sept ans après la mort d’Emiliano Sala dans un accident d’avion, les avocats des deux clubs ont plaidé lundi devant le tribunal de commerce de Nantes, qui se prononcera le 30 mars.L’attaquant argentin, âgé de 28 ans, avait péri dans un accident d’avion au-dessus de la Manche en janvier 2019 alors qu’il rejoignait Cardiff City, où il venait d’être transféré depuis le FC Nantes. Il n’avait pas eu le temps de jouer avec son nouveau club.Le Cardiff City Football Club (CCFC) a saisi le tribunal de commerce de Nantes en 2023 pour réclamer réparation au titre des pertes de revenus et autres préjudices subis par le club en raison du décès du joueur.Cardiff City défend que le FC Nantes était, via l’agent Willie McKay, impliqué dans l’organisation du vol privé à bord duquel le footballeur avait pris place et que, si le transfert était effectif au moment de l’accident selon le Tribunal arbitral du sport (TAS), c’est l’organisation de ce vol qui est en cause. Willie McKay “ne pouvait pas ignorer l’illégalité du vol”, a affirmé devant le tribunal de commerce l’avocat de Cardiff City, Me Olivier Loizon, selon qui Willie McKay a fait preuve de “légèreté” et de “négligence”. “Quelle que soit la cause finale de l’accident, (Emiliano Sala) n’aurait pas dû être dans le vol”, a-t-il ajouté. De leur côté, les avocats du FC Nantes ont rappelé que seul David Henderson, organisateur du vol, avait été condamné par la justice au Royaume-Uni pour avoir engagé un pilote qu’il savait non qualifié et transporté un passager sans autorisation valide.- Analyses financières -Par ailleurs, le seul agent mandaté par le FC Nantes dans le cadre du transfert d’Emiliano Sala était Mark McKay, fils de Willie McKay, a souligné Me Jérôme Marsaudon. Willie McKay “ne faisait qu’aider son fils, vu sa grande expérience”, a ajouté l’avocat du FC Nantes.”Il est triste de voir que Cardiff a instrumentalisé ce drame, et en a fait une vraie comédie judiciaire”, a plaidé Me Marsaudon. “Rien dans ce dossier ne justifie que la responsabilité du FC Nantes soit engagée”, a-t-il ajouté.Plaidant à ses côtés, Me Louis-Marie Absil a dénoncé l'”acharnement judiciaire” de Cardiff City et sa “volonté de ternir la réputation du FC Nantes” et de son président.Après une analyse menée par un expert mandaté par Cardiff City, le club gallois avait chiffré son préjudice à plus de 120 millions d’euros. Un expert financier a détaillé devant le tribunal la méthode de calcul, prenant notamment en compte le passage de Cardiff de la division 1 à la division 2. Des chiffres “fantasmagoriques” pour Me Louis-Marie Absil. Un expert financier du FCN a notamment pointé à la barre des “hypothèses absurdes” et des “erreurs à tous les niveaux”.Face au tribunal de commerce, les avocats du FC Nantes ont demandé lundi un million d’euros à Cardiff City au titre du préjudice moral. Dans une autre procédure liée au contentieux entre les deux clubs, le Tribunal arbitral du sport a estimé en 2022 que le transfert du joueur était bien finalisé au moment de sa mort. En 2023, le tribunal du football de la Fédération internationale (Fifa) avait ordonné à Cardiff de régler au FC Nantes le solde du transfert du joueur argentin, soit à l’époque un peu plus de 11 millions d’euros sur un total de 17 millions. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Japon : un fort séisme entraîne des vagues de tsunami

Un fort séisme a frappé lundi le nord du Japon, où plusieurs vagues de tsunami d’un maximum de 70 centimètres ont été enregistrées selon les autorités, qui ont levé l’alerte aux tsunamis aux premières heures de la journée de mardi.L’Institut américain de géophysique (USGS) a affirmé que le tremblement de terre de magnitude 7,6 s’est produit à 14H15 GMT au large de Misawa, sur la côte Pacifique du Japon, à une profondeur de 53 kilomètres.L’agence météorologique japonaise (JMA) a aussitôt émis une alerte au tsunami. Une première vague de 40 cm a touché un port dans la région septentrionale d’Aomori, où se situe Misawa, à 23H43 locales (14H43 GMT), a-t-elle précisé.A 23H50, une autre vague de 40 cm a atteint la ville d’Urakawa, dans la région d’Hokkaido. D’autres vagues ont atteint la côte, mais aucune n’a dépassé les 70 centimètres, a précisé JMA. Plusieurs personnes ont été blessées, a rapporté la télévision publique NHK en citant un employé d’hôtel à Hachinohe, près d’Aomori. Des images filmées en direct montrent des morceaux de verre brisés éparpillés sur les routes. Des habitants de la ville ont fui leurs maisons pour se réfugier dans la mairie, a rapporté la NHK.  Un porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara, a exhorté les habitants à rester dans un endroit sûr jusqu’à ce que l’alerte soit levée.La région pourrait connaître de fortes répliques dans les prochains jours, a averti le gouvernement lors d’une autre conférence de presse. Le séisme a également été ressenti dans la grande ville de Sapporo, dans le nord de l’archipel nippon, où les alarmes des téléphones portables des habitants ont retenti. Un journaliste de la NHK à Hokkaido (nord) a décrit une secousse horizontale d’environ trente secondes l’ayant empêché de rester debout, au moment du séisme.La JMA redoutait un peu plus tôt lundi un tsunami pouvant atteindre trois mètres.La région est toujours traumatisée par le terrible séisme de magnitude 9,0 de 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l’origine de quelque 18.500 morts ou disparus.La catastrophe a également entraîné la fusion de trois des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, pire désastre de ce type depuis Tchernobyl.Le Japon se situe à la jonction de quatre plaques tectoniques, sur ladite “Ceinture de feu” du Pacifique. Le pays présente l’une des plus fortes activités sismiques au monde.L’archipel de 125 millions d’habitants enregistre environ 1.500 tremblements de terre par an. La plupart sont faibles, même si les dégâts peuvent varier en fonction de leur localisation et de leur profondeur.Les tremblements de terre sont extrêmement difficiles à prévoir, mais en janvier, un groupe d’experts gouvernementaux a légèrement augmenté la probabilité d’une secousse majeure dans la fosse de Nankai au large du Japon au cours des trente prochaines années, la portant à 75-82%.Le gouvernement a ensuite publié une nouvelle estimation en mars, indiquant qu’un tel “méga-séisme” et le tsunami qui s’ensuivrait pourraient causer jusqu’à 298.000 morts et des dommages pouvant atteindre 2.000 milliards de dollars.

Ligue 1: le Paris FC s’agrandit, nouvelle étape de ses ambitions

Un an après l’arrivée de la famille Arnault et de Red Bull, le Paris FC a présenté lundi l’agrandissement de son centre d’entraînement à Orly, l’occasion de faire un point d’étape sur les ambitions du riche promu.. Un centre deux fois plus grandLe PFC occupait la moitié d’un disque lové dans une boucle ferroviaire, il va doubler sa surface de 8 à 16 hectares et de quatre à neuf terrains d’ici à 2028 en mordant sur le parc du Grand Godet à Orly (Val-de-Marne).”Avec cette extension, nous allons donner à nos deux équipes d’élite, masculine et féminine, mais aussi aux deux centres de formation et à nos équipes de jeunes, la possibilité de travailler dans de meilleures conditions”, a dit le président du club et actionnaire minoritaire Pierre Ferracci lors d’une conférence de presse de présentation.La première étape de cet agrandissement doit permettre au PFC de disposer de trois terrains supplémentaires dès la saison prochaine, et le centre de formation de l’équipe féminine doit être inauguré “début 2026”, a ajouté le dirigeant qui a pris la direction du club il y a 15 ans en National (3e division).. La formation, “clef de voûte” du projetPour Antoine Arnault, le représentant de sa famille au PFC, ces travaux sont “une étape encore plus importante que les deux précédentes” atteintes en mai 2024, avec la montée en L1 de l’équipe masculine et “le premier grand trophée du club”, la Coupe de France féminine.La formation est “la clef de voûte du projet” du club, a expliqué lundi le fils du milliardaire Bernard Arnault (LVMH), qui veut “continuer à travailler ce tissu local et ce fameux vivier de jeunes joueurs franciliens, qui trop souvent partent hors l’Île-de-France, parfois même à l’étranger pour éclore et développer leur talent ailleurs”.”Le bassin francilien est le meilleur du monde avec celui de Sao Paulo au Brésil, enchaîne Ferracci. Quand je me suis lancé dans cette aventure, Arsène Wenger m’avait dit: +Si tu veux faire un deuxième club à Paris à côté du grand club d’à côté (le PSG), il te faut mettre la formation en coupe réglée+”.. Un mercato d’hiver ambitieuxSi Ferracci reconnaît que son club traverse “un petit moment difficile” avec quatre matches sans victoire en L1 qui l’ont fait reculer à la 14e place, il ne s'”inquiète pas, on est parti pour une installation durable en Ligue 1″.Le PFC est cependant prêt à se renforcer au mercato d’hiver, avec au moins un joueur au milieu de terrain et un en attaque, de sources internes au club.Les recrues offensives de l’été notamment ont déçu, comme William Geubbels et Jonathan Ikoné, et les absences sur blessures simultanées de Pierre Lees-melou et du capitaine Maxime Lopez en novembre ont laissé un vide au milieu.Antoine Arnault a révélé dans L’Equipe lundi que le club était passé tout près de recruter le champion du monde 2018 N’Golo Kanté, mais que son club saoudien Al-Ittihad ne l’avait pas libéré.. A Jean-Bouin au moins jusqu’en 2029Pour conforter ses ambitions, le PFC aimerait à terme disposer de son propre stade. Il partage cette saison et au moins jusqu’en 2029 Jean-Bouin avec l’équipe de rugby du Stade français, “une enceinte qui correspond à nos besoins, notamment en Ligue 1”, dit Ferracci.Avant cette saison le club jouait à Charléty, stade d’athlétisme de la porte de Gentilly au sud de Paris, où évolue toujours l’équipe féminine.Un jour de match à Charléty, “toute l’équipe de Red Bull, y compris (le directeur du football) Jürgen Klopp, nous a dit : +Si vous voulez progresser, vous devez changer de stade le plus vite possible+, a raconté Antoine Arnault. Ils nous ont permis de prendre conscience que ce stade ou ce centre n’étaient peut-être pas à la hauteur d’une future grande équipe de Ligue 1.”Le club n’envisage pas de jouer au Parc des Princes. “Je ne veux même pas en entendre parler. C’est le stade du PSG, ce serait irrespectueux d’évoquer le sujet”, assure Antoine Arnault dans L’Equipe.

MSF says conditions for Gaza medics ‘as hard as it’s ever been’ despite truce

Conditions for medics and patients in Gaza are as severe as ever despite a nearly two-month truce in the territory, the president of medical charity Doctors Without Borders (MSF) said in an AFP interview.Israel and Palestinian militant group Hamas agreed in October to a US-backed truce deal for Gaza which stipulated an influx of aid to …

MSF says conditions for Gaza medics ‘as hard as it’s ever been’ despite truce Read More »

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les accords d’entreprise sur la canicule encore trop rares, alerte une étude

Les accords d’entreprise visant à protéger les travailleurs des fortes chaleurs restent trop rares en France, alors que l’adaptation au changement climatique devrait être au cœur du dialogue social, avertit un cabinet d’experts des relations sociales dans une étude publiée lundi. L’étude du cabinet Sextant Expertise, qui accompagne des élus de comités sociaux et économiques (CSE) et représentants syndicaux, mesure la façon dont les accords d’entreprise se sont emparés de la question de l’adaptation au changement climatique, sous l’angle des fortes chaleurs. Elle conclut que “la multiplication des épisodes (climatiques) extrêmes ne génère pas une croissance de l’activité de négociation dans les entreprises”.Ainsi, le cabinet a recensé seulement 380 accords en trois ans, entre 2022 à 2024, au sujet des fortes chaleurs, et seuls 8% de ces accords adoptent une approche complète de la prévention, combinant mesures humaines, techniques et organisationnelles.L’étude note pourtant que “la réglementation française, contrairement à celle d’autres pays européens, ne prévoit aucune limite de température applicable au travail”. La prévention des risques pour la santé des travailleurs lors des épisodes de canicule repose donc sur les employeurs, “et éventuellement la négociation d’entreprise”.Elle rappelle aussi que depuis mai 2025, le décret “Chaleur intense” impose de nouvelles obligations légales aux employeurs: adapter les horaires et les postes de travail, fournir de l’eau potable en quantité suffisante…Certains secteurs, dont les travailleurs sont au contact direct des aléas climatiques, s’avèrent pourtant très peu engagés dans la négociation collective sur ces sujets, comme la construction ou l’agriculture.Les accords signés entre 2022 et 2024 concernent aux trois quarts des établissements de plus de 50 salariés, là où les syndicats sont plus implantés, souligne l’étude.Les régions les plus exposées aux fortes chaleurs ne sont pas non plus celles qui concentrent le plus d’accords. La région Paca arrive par exemple en 10e position.L’étude met néanmoins en lumière des accords d’entreprise innovants, notamment en direction des seniors, prévoyant par exemple une affectation prioritaire en équipe du matin pour les salariés de plus de 56 ans.En 2024, année la plus chaude jamais mesurée, la température moyenne à la surface du globe a été 1,6°C supérieure à l’ère préindustrielle (1850-1900), selon l’observatoire européen Copernicus. Selon les scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète et ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s’allonger et s’intensifier.  

Genevard appelle au “réveil” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”

Dans une France agricole affaiblie, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a pris un ton martial lundi pour appeler l’ensemble de la chaîne alimentaire “à agir” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”, en lançant des conférences destinées à définir une stratégie nationale sur dix ans.”La guerre agricole menace chaque jour un peu plus et il est temps d’agir”, a-t-elle martelé, estimant que l’actualité mondiale, avec la guerre en Ukraine, la politique douanière américaine ou les taxes chinoises, dissipait “l’illusion” d’une prospérité durable.”Conquête”, “armer la France”, “patriotisme alimentaire”: depuis le marché de gros de Rungis, devant un mur de cagettes de fruits et légumes, elle a appelé à un “grand réveil alimentaire”. Pour la première fois depuis près de 50 ans, la balance commerciale agricole française pourrait être déficitaire en 2025.Depuis 2014, la Chine et les Etats-Unis ont augmenté le financement de leur politique agricole et alimentaire, respectivement de 40% et 86%, tandis que “celle de l’Union européenne a reculé de 19%”: “c’est une erreur historique”, a-t-elle déclaré, appelant à lutter “contre les tentations de la décroissance portées par quelques thuriféraires du décadentisme”.- Retour “symbolique” à Rungis -Devant 200 acteurs du monde agro-alimentaire, la ministre a lancé une série de “conférences de la souveraineté alimentaire”, promises par la loi d’orientation agricole de mars 2025. Ce chantier se déroulera sur plusieurs mois, par filières de production et au niveau régional, pour des conclusions en juin. Un point d’étape est prévu en février au Salon de l’agriculture.Ce lancement a été positivement accueilli par des acteurs industriels. “C’était un ton volontaire et réaliste”, a commenté Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, qui regroupe plus de 2.000 coopératives.Mais l’événement a été boudé par les syndicats agricoles – à l’exception des Jeunes agriculteurs.Le premier d’entre eux, la FNSEA, participe bien aux conférences – qui ont déjà démarré – mais a boycotté un rendez-vous vu comme “une opération de communication”.Le puissant syndicat goûte assez peu ce retour “symbolique” à Rungis, où Emmanuel Macron avait en 2017 prôné une stratégie de “montée en gamme”, depuis percutée par l’inflation et la concurrence internationale.Huit ans plus tard, l’ambiance est morose. Après deux hivers de colère dans les campagnes, le monde agricole reste au bord de l’explosion, entre crises sanitaires et prix en berne.- “Incohérences” -Les manifestations d’éleveurs, soutenus par la Confédération paysanne et la Coordination rurale, se multiplient contre la politique d’abattage systématique de bovins touchés par la dermatose.La FNSEA, elle, prépare une manifestation le 18 décembre à Bruxelles contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Ce lundi, une quinzaine d’agriculteurs des FDSEA de l’Oise et du Nord ont déposé devant le ministère un cercueil symbolisant la mort de l’agriculture et appelant “la France à faire bloc contre le Mercosur”.A Rungis, réitérant son opposition au Mercosur, la ministre a affirmé que si la Commission européenne ne le faisait pas, elle agirait: “J’interdirai moi-même les importations sur notre sol de produits contenant des substances interdites en Europe.”Elle a également plaidé pour la création d’un “fonds souverain agricole” et appelé les marchés publics à s’approvisionner en produits d’abord français.Dans l’auditoire, Aurélie Catallo, experte à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), a estimé important que la France se préoccupe de l’ampleur de ses dépendances mais a relevé auprès de l’AFP “des incohérences” du discours dans un contexte de limites physiques et de rendements qui plafonnent.”Face au changement climatique, le productivisme a atteint ses limites”, a réagi Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne, déplorant une vision de la souveraineté basée sur le “produire plus” et non sur la capacité d’une société à choisir son agriculture et son alimentation.Plusieurs filières soulignent que le temps n’est plus aux consultations mais aux décisions, après des “plans de souveraineté” dans plusieurs secteurs (fruits et légumes en 2023, blé dur et viande en 2024). Alors, qu’espérer de ces conférences ?L’objectif est de “partir de la demande des consommateurs, des débouchés, français, européens ou mondiaux, et de remonter jusqu’à la production agricole nécessaire”, a expliqué Ludovic Spiers, ex-directeur général du géant coopératif agricole Agrial, nommé “coordinateur général” du chantier.Des groupes de travail sectoriels sont prévus (cultures, viandes blanches, viticulture…), réunissant les interprofessions, l’amont (l’agriculture) et l’aval (la transformation)… mais pas les associations de consommateurs, ni de défense de l’environnement.

Décès de Sala: Cardiff City et le FC Nantes devant le tribunal de commerce

Les avocats de Cardiff City et du FC Nantes plaident lundi après-midi à Nantes sur le contentieux financier qui oppose les deux clubs après la mort du footballeur argentin Emiliano Sala en 2019.L’attaquant, âgé de 28 ans, avait péri dans un accident d’avion au-dessus de la Manche en janvier 2019 alors qu’il rejoignait Cardiff City, où il avait été transféré depuis le FC Nantes. Il n’avait pas eu le temps de jouer avec son nouveau club.Le club gallois a saisi le tribunal de commerce de Nantes en 2023 pour réclamer réparation au titre des pertes de revenus et autres préjudices subis par le club en raison du décès du joueur.L’audience s’est ouverte lundi après-midi en présence des avocats des deux parties, qui doivent plaider en fin de journée. “Cette audience marque une nouvelle étape vers la révélation de la vérité sur cette affaire et pour le renforcement de la responsabilité dans le monde du football. Cette affaire ne vise pas à nuire au football: elle vise à protéger son intégrité”, avait déclaré en amont de l’audience le Cardiff City Football Club (CCFC).Cardiff City défend que le FC Nantes était, via l’intermédiaire Willie McKay, le commanditaire du vol privé à bord duquel le footballeur avait pris place et que, si le transfert était effectif au moment de l’accident selon le Tribunal arbitral du sport (TAS), c’est l’organisation de ce vol qui est en cause. Après une analyse menée par un expert mandaté par Cardiff City, le club avait chiffré son préjudice à plus de 120 millions d’euros.De son côté, le FC Nantes conteste “l’existence d’une faute, un lien de causalité entre les hypothétiques fautes et le préjudice, et ensuite le préjudice”, a affirmé avant l’audience l’entourage de Waldemar Kita, président du FCN. Le club, ajoute-t-on de même source, “ne doute pas que les demandes de Cardiff seront purement et simplement rejetées, à l’image de toutes les autres”. Dans une autre procédure liée au contentieux entre les deux clubs, le Tribunal arbitral du sport a estimé en 2022 que le transfert du joueur était bien finalisé au moment de sa mort. En 2023, le tribunal du football de la Fédération internationale (Fifa) avait ordonné à Cardiff de régler au FC Nantes le solde du transfert du joueur argentin, soit à l’époque un peu plus de 11 millions d’euros sur un total de 17 millions. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Japon : un fort séisme entraîne une alerte au tsunami

Un fort séisme a frappé lundi le nord du Japon, où deux vagues de tsunami de 40 centimètres ont été enregistrées selon l’agence météorologique du pays.L’Institut américain de géophysique (USGS) a affirmé que le tremblement de terre de magnitude 7,6 s’est produit à 14H15 GMT au large de Misawa, sur la côte Pacifique du Japon, à une profondeur de 53 kilomètres.L’agence météorologique japonaise (JMA) a aussitôt émis une alerte au tsunami. Une première vague de 40 cm a déferlé sur un port dans la région septentrionale d’Aomori, où se situe Misawa, à 23H43 locales (14H43 GMT), a-t-elle précisé.A 23H50, une autre vague de 40 cm a atteint la ville d’Urakawa, dans la région d’Hokkaido. Plusieurs personnes ont été blessées, a rapporté la télévision publique NHK en citant un employé d’hôtel à Hachinohe, près d’Aomori. Des images filmées en direct montrent des morceaux de verre brisés éparpillés sur les routes.Le séisme a également été ressenti dans la grande ville de Sapporo, dans le nord de l’archipel nippon, où les alarmes des téléphones portables des habitants ont retenti. Un journaliste de la NHK à Hokkaido (nord) a décrit une secousse horizontale d’environ 30 secondes l’ayant empêché de rester debout, au moment du séisme.La JMA redoutait un peu plus tôt lundi un tsunami pouvant atteindre trois mètres.La région est toujours traumatisée par le terrible séisme de magnitude 9,0 de 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l’origine de quelque 18.500 morts ou disparus.La catastrophe avait également entraîné la fusion de trois des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, pire désastre de ce type depuis Tchernobyl.Le Japon se situe à la jonction de quatre plaques tectoniques, sur ladite “Ceinture de feu” du Pacifique. Le pays présente l’une des plus fortes activités sismiques au monde.L’archipel de 125 millions d’habitants enregistre environ 1.500 tremblements de terre par an. La plupart sont faibles, même si les dégâts peuvent varier en fonction de leur localisation et de leur profondeur.

Procès libyen: Djouhri demande une nouvelle fois d’être libéré de prison, réponse mercredi

La cour d’appel de Paris se prononcera mercredi sur une nouvelle demande de mise en liberté déposée par l’intermédiaire Alexandre Djouhri, seul prévenu du procès libyen à être toujours incarcéré, qui a assuré qu’il ne “fuira jamais”.La première demande de l’homme d’affaires franco-algérien de 66 ans, condamné le 25 septembre à six ans d’emprisonnement avec incarcération immédiate, avait été rejetée début novembre par la cour d’appel, qui avait estimé qu’il présentait un risque de fuite et des garanties de représentation “particulièrement faibles”.”Jamais je ne déshonorerai mon nom”, a déclaré lundi M. Djouhri, qui comparaissait devant la cour d’appel en visio-conférence depuis la prison de la Santé, le visage creusé. “J’ai jamais fui de toute ma vie, je ne fuirai jamais, ça je vous en donne ma parole”, a-t-il promis, ajoutant avoir “hâte d’être au procès en appel”.Son avocat, Me Pierre-Henri Bovis, a demandé qu’il soit libéré sous contrôle judiciaire ou assigné à résidence sous bracelet électronique, présentant une garantie d’hébergement à une heure et demie de Paris chez un membre de sa famille.”Toutes ses détentions ont été fondées sur deux mensonges: le premier, qu’il serait le personnage clé du financement libyen (de la campagne de Nicolas Sarkozy, ndlr), et deux, qu’il aurait opté pour une stratégie de fuite”, a-t-il déclaré, dénonçant un “acharnement judiciaire” à l’encontre de son client.Selon l’avocat, dans son jugement du 25 septembre, “le tribunal correctionnel indique bien que les faits reprochés à M. Djouhri sont étrangers au volet du financement de la campagne de 2007”. La justice l’a toutefois condamné à six ans d’emprisonnement et trois millions d’euros d’amende pour avoir été au cœur de schémas financiers complexes impliquant de hauts dirigeants libyens.L’avocat général, qui a une nouvelle fois requis son maintien en détention, a estimé que la situation personnelle du prévenu ne devait “pas se limiter à une attestation d’hébergement” et souligné que son patrimoine était “évalué entre un et 50 millions d’euros”.Observant qu’il avait les nationalités française et algérienne, et qu’il était résident suisse, le magistrat a estimé que la justice n’aurait pas les moyens d’empêcher son passage en Suisse, et peut-être plus tard en Algérie, un pays avec lequel la coopération judiciaire est compliquée.Me Bovis a lui fait valoir que son client n’avait “aucun lien” avec l’Algérie, où il n’a jamais vécu ni travaillé.Le procès en appel du financement libyen se tiendra du 16 mars au 3 juin à Paris. Au total, 10 personnes, dont Nicolas Sarkozy et deux de ses proches, Claude Guéant et Brice Hortefeux, seront rejugées dans ce dossier.