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Billionaire financier Bessent confirmed as Trump’s treasury chief

Billionaire hedge fund manager Scott Bessent won Senate approval Monday to become US Treasury secretary, placing him at the forefront of implementing Donald Trump’s economic agenda -– which is already triggering global jitters.Bessent, a Wall Street veteran who was born and raised in South Carolina, has defended the Republican president’s tax cutting and tariff proposals …

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Budget: Bayrou confirme certaines concessions et appelle l’ensemble des partis à la “responsabilité”

Pas de suppression de postes enseignants pour les socialistes, pas de nouvel impôt sur les ménages pour la droite et le centre. Toujours à la merci d’une censure, François Bayrou a confirmé lundi plusieurs concessions faites aux partis en les appelant à la “responsabilité” pour trouver un compromis sur le budget.”J’ai confiance dans le sentiment de responsabilité de tous”, a affirmé le chef du gouvernement sur la chaîne LCI. Cet entretien intervient alors que les débats ont repris ce lundi en commission à l’Assemblée sur les comptes de la Sécurité sociale, avant une réunion cruciale, jeudi, de sept sénateurs et sept députés en commission mixte paritaire (CMP) pour rechercher un compromis sur le budget de l’Etat.François Bayrou espère de nouveau convaincre le PS de ne pas voter une censure. Il a confirmé à cet égard l’abandon, réclamé par les socialistes, de la suppression de 4.000 postes d’enseignants, une décision “définitive”.Il a également écarté l’hypothèse de 7 heures de travail non rémunéré par an pour financer la Sécurité sociale, un autre irritant pour le PS mais aussi pour certains macronistes, car “le travail doit être payé”. “Le compte n’y est pas complètement, mais on chemine”, a réagi le chef de file des sénateurs socialistes Patrick Kanner sur la même chaîne.Mais les socialistes “ne sont pas les seuls” à avoir des demandes, a ajouté M. Bayrou, en citant la droite et le camp présidentiel. A cet égard, s’il a confirmé une contribution exceptionnelle sur les très hauts revenus et les grandes entreprises, il a aussi assuré que les ménages ne paieraient “aucun impôt nouveau” en 2025.- “Sentiment d’une submersion” -Sur l’immigration, “un certain nombre de villes ou de régions” ont “le sentiment d’une “submersion”, a assuré François Bayrou.Des propos “extrêmement choquants” pour le coordinateur de LFI Manuel Bompard. “Ça ne correspond pas du tout à la réalité”, a-t-il dit sur LCI en ajoutant que les étrangers représentaient 7,7% de la population en France selon l’Insee.Favorable à une restriction du droit du sol à Mayotte mais pas en métropole, le chef du gouvernement se pose aussi en homme de compromis. Pour lui, ses ministres, le très droitier Bruno Retailleau (Intérieur) qui veut durcir les conditions de régularisation des étrangers en France, et le rocardien Eric Lombard (Economie) pour qui le pays “a besoin d’une immigration de travail”, ont tous “les deux” raison.Si “on n’a pas de budget, alors aucune des décisions nouvelles qui ont été annoncées ne peut être remplie”, a de nouveau prévenu le Premier ministre.Il a promis aussi que l’organisation de l’Etat sera “repensée en profondeur” et que l’Etat allait maigrir “nécessairement”.Concernant le texte sur la Sécurité sociale (PLFSS), dont une première mouture avait entraîné la chute du gouvernement Barnier début décembre, les discussions ont repris ce lundi à partir de la version adoptée par le Sénat fin novembre.   Mais les termes de l’équation ont changé, avec un déficit 2025 de la Sécu désormais anticipé à au moins 23 milliards d’euros, contre 16 milliards évoqués à l’automne. Un dérapage qui s’explique notamment par l’abandon forcé des mesures d’économie sur les retraites, et par le coût de certaines concessions faites aux socialistes sur le budget des hôpitaux ou sur le remboursement des consultations médicales et des médicaments.Après son examen en commission, le texte doit revenir dans l’hémicycle à partir du 3 février.- Budget de “compromis” -En attendant, le gouvernement est confronté à la réunion décisive de la commission mixte paritaire (CMP), jeudi, pour rechercher un compromis sur l’autre texte majeur, celui du budget 2025 de l’Etat.Cette CMP, où le socle commun soutenant le gouvernement est majoritaire, pourrait être l’une des dernières occasions d’intégrer des concessions susceptibles de résister à la censure.L’exécutif en a bien conscience: la version du texte adoptée la semaine dernière par le Sénat doit être adoucie pour devenir un “budget de compromis”, a assuré dimanche la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.La version issue de la CMP sera ensuite soumise à l’Assemblée, la semaine du 3 février, avec vraisemblablement l’usage du 49-3. Qui devrait donc déclencher une nouvelle motion de censure, déposée par les Insoumis.D’où les appels du pied de l’exécutif en direction des rangs socialistes, qui ont renoncé mi-janvier à voter une précédente censure, mais sans s’engager pour la suite. “Le compromis n’empêchera pas, évidemment, le PS d’être dans l’opposition”, a souligné Mme Montchalin.Une perspective vivement rejetée par Manuel Bompard: si le PS ne vote pas cette censure, a-t-il mis en garde, il changera d’alliance et entrera dans “un soutien sans participation” au gouvernement.

La France, menée par Paul Marcon, décroche le Bocuse d’Or, Graal de la gastronomie

Un “rêve de gosse” qui se réalise: l’Auvergnat Paul Marcon a arraché lundi pour la France le Bocuse d’Or, Graal de la gastronomie, devant des adversaires scandinaves historiquement redoutables, le Danemark et la Suède.Les tribunes bondées étaient survoltées avant même l’annonce des résultats. Entre supporters, c’était à qui criait le plus fort dans cette salle du Sirha, le salon des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration qui a accueilli pendant deux jours ce combat de chefs à Chassieu, près de Lyon.Et puis, le moment tant attendu. “Après Régis, ce sera Paul!”, a lancé Jérôme Bocuse, président du concours, en ouvrant l’enveloppe contenant le nom du vainqueur, évoquant la victoire de Marcon père au Bocuse d’Or trente ans plus tôt, en 1995.”Aujourd’hui, j’espère qu’on fait briller tous les yeux des cuisiniers, et des cuisiniers en devenir de France”, a confié Paul Marcon à la presse, “fier” et visiblement ému aux côtés de sa commis Camille Pigot, également sacrée meilleure commis de l’édition.Vingt-quatre pays se sont affrontés durant ces Jeux olympiques de la cuisine n’ayant rien à envier aux grandes compétitions sportives. Mental d’acier, gestes minutés, précis. Les chefs n’avaient pas droit à l’erreur pour monter sur les marches du podium.Pour Paul Marcon, compétiteur hors-pair de 28 ans, l’objectif n’était “ni de se faire un prénom, ni de se faire voir, ni rien du tout”. Seulement celui de réaliser ce qui a toujours été son “rêve de gosse” et ainsi décrocher une neuvième consécration pour la France.Cette 20e édition du Bocuse d’Or rendait hommage à son fondateur, l’illustre chef lyonnais Paul Bocuse, disparu en 2018 à l’âge de 91 ans, grand amoureux des produits du terroir et du gibier.Les candidats disposaient de 4H40 pour servir à l’assiette un mets sublimant le céleri, le maigre et le homard. En parallèle, ils ont 5H30 pour réaliser un plateau, composé d’un plat et de trois garnitures, autour du chevreuil, du foie gras et du thé. Tous devaient mettre l’identité de leur pays à l’honneur.La prestation de la France ? “C’était ciselé, c’était propre, c’était net”, a chaudement salué le chef français Davy Tissot, président du Comité international d’organisation du Bocuse d’Or et lui même vainqueur en 2021.- “redescendre sur Terre” -Dimanche, puis lundi, c’est tout un essaim de toques blanches qui a poché, flambé, déglacé, avec des mouvements quasi automatiques. “On connaît notre partition par cœur”, soulignait Paul Marcon en amont du jour J, qui obtient aujourd’hui “la récompense d’un travail de deux ans, même plus”.Ni la ferveur des supporters en tribunes, ni les nuées de caméras circulant à travers les îlots n’ont su déconcentrer la crème de la cuisine de compétition, qui s’est affairée aux fourneaux sans relâche.Dans les gradins, Magnus Rosendahl, 25 ans, plaçait toute sa confiance dans le chef danois Sebastian Holberg, vainqueur de la sélection européenne. Il espérait pour le Danemark un quatrième sacre au concours, un doublé après la victoire de 2023. “Je veux l’aider à réaliser ses rêves”, avait-il dit à l’AFP, frappant sans discontinuer sur son tambour, dans un nuage de confettis.À l’annonce des résultats, la salle a tout de même rugi de joie en voyant les Danois monter sur la deuxième marche du podium, juste au-dessus de la Suède, puis de la Norvège, redoutable candidat (cinq victoires) qui cette année a dû se contenter d’une quatrième position.Si les pays scandinaves sont aussi dangereux, c’est parce qu’ils ont “compris cette finesse, cette élégance, ce raffinement” nécessaires pour briller sur cette coupe du monde, avait estimé auprès de l’AFP Romuald Fassenet, président de la Team France, et membre du jury. Selon lui, la menace ne venait toutefois pas seulement du Nord, mais de “partout”. “C’est comme au football, où on veut toujours battre le Brésil. Au Bocuse d’Or: on veut battre la France !”, avait-il lancé.La suite pour Paul Marcon ? “Je ne sais pas, je vais déjà savourer un peu, on verra plus tard”, a-t-il répondu à la presse. Pour l’instant, “il faut redescendre sur Terre, et retourner au travail”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Crues: l’Ille-et-Vilaine toujours en vigilance rouge, pas de décrue en vue

“Il y a 50 cm d’eau dans toute la maison, on n’a jamais vu ça”: l’Ille-et-Vilaine est placée lundi et mardi en vigilance rouge pour crues après les importantes précipitations de la dépression Herminia qui ont provoqué des inondations sans précédent depuis 40 ans à Rennes et ses alentours.Sur l’ensemble du département, aucune victime n’est à déplorer, a indiqué la préfecture dans un communiqué.Lundi soir, l’Ehpad René Cassin, à Bruz au sud de Rennes, soit 73 personnes, ont été évacuées. “Tous les résidents bénéficient d’une solution de relogement”, selon la préfecture.La situation pourrait empirer en milieu de semaine. Mercredi, “des précipitations importantes sont attendues (entre 20 à 40 millimètres). Elles auront des impacts forts sur les crues en cours dans le département et particulièrement dans le sud”, notamment vers Redon, avertit la préfecture.Selon un tweet de la Sécurité civile, les sapeurs-pompiers d’Ille-et-Vilaine ont réalisé “plus de 200 interventions” permettant “la mise en sécurité de plus de 100 personnes”.Des dizaines de Brétiliens ont dû évacuer leur logement devant l’inexorable montée des eaux entamée ce week-end.”C’est monté très vite cette nuit. Le voisin a 70 cm !”, témoigne cette habitante du lieu-dit Le Pont de Seiche, souhaitant rester anonyme, en chargeant des affaires dans sa petite voiture.Selon Météo-France, à Rennes, “il n’avait jamais autant plu en janvier sur cette station ouverte en 1944 (169,6 mm en janvier 1995). Depuis le début du mois, il a plu trois fois plus que la moyenne sur cette période”.En Bretagne, ce sont surtout la Vilaine médiane et la Seiche, en vigilance rouge, qui affichent des niveaux préoccupants. “Ces deux cours d’eau vont atteindre des niveaux exceptionnels”, indique Vigicrues dans son bulletin de 16H00.Sur la Seiche, le niveau est monté à plus de deux mètres lundi matin, battant le record de 1966 (1,83 m).- “Crues historiques” -Toujours au sud de Rennes, sur la Vilaine médiane, “les niveaux actuels se rapprochent ou dépassent” ceux “de la crue de 2001”, selon Vigicrues, qui prévoit des crues “durables” sur ce secteur.”Les prévisions ne sont pas bonnes. On risque d’avoir encore une montée jusqu’à peut-être demain et puis on risque de dépasser malheureusement les crues historiques”, a déclaré à l’AFP le maire de Guichen Pont-Réan, Dominique Delamarre.Venue la veille pour mettre en sécurité le matériel informatique de son cabinet, l’architecte Charlotte Piel a dû revenir lundi à cause de la rapidité de la crue. “L’eau monte très vite. Donc je surélève – avec de l’aide heureusement – avec des parpaings tous les meubles en bois massif qui craignent le plus”, explique-t-elle à une journaliste de l’AFP.A Rennes, traversée par deux cours d’eau gonflés par les pluies, la mairie avait pris dès samedi soir un arrêté d’évacuation pour quatre rues proches du canal Saint-Martin, où les péniches ont atteint le même niveau que les voitures.La mairie a maintenu dans un communiqué une vigilance “très forte”, les niveaux de la Vilaine devant “continuer à augmenter”, “alors que les barrages amont ne peuvent plus remplir leur fonction tampon car ils sont pleins”.Une nouvelle distribution de parpaings sera organisée mardi à l’intention des riverains qui pourraient être les plus exposés à la montée des eaux. Un gymnase accueillant les personnes sans solution d’hébergement restera ouvert durant la nuit de lundi à mardi dans le centre-ville. Sept autres départements de l’ouest sont placés en vigilance orange crues (Calvados, Eure, Loire-Atlantique, Orne, Mayenne, Morbihan et Maine-et-Loire), d’après le dernier bulletin de Météo-France.En outre, huit départements littoraux sont placés jusqu’à mardi 6H00 en vigilance orange pour vagues-submersion, du Finistère aux Pyrénées-Atlantiques.Cette situation en Ille-et-Vilaine fait suite au passage dimanche de la dépression Herminia, qui a succédé à la tempête Eowyn.Vers 17h00, 5.000 clients étaient privés d’électricité en Bretagne, selon Enedis.La tempête a aussi perturbé le trafic ferroviaire en Bretagne et en Normandie, avec des dizaines de trains annulés encore lundi, tandis que de très nombreuses routes sont fermées. Quant aux Hautes-Alpes, elles sont maintenues en vigilance orange pour les avalanches en raison des fortes précipitations attendues sur les Alpes du Sud.

Crues: l’Ille-et-Vilaine toujours en vigilance rouge, pas de décrue en vue

“Il y a 50 cm d’eau dans toute la maison, on n’a jamais vu ça”: l’Ille-et-Vilaine est placée lundi et mardi en vigilance rouge pour crues après les importantes précipitations de la dépression Herminia qui ont provoqué des inondations sans précédent depuis 40 ans à Rennes et ses alentours.Sur l’ensemble du département, aucune victime n’est à déplorer, a indiqué la préfecture dans un communiqué.Lundi soir, l’Ehpad René Cassin, à Bruz au sud de Rennes, soit 73 personnes, ont été évacuées. “Tous les résidents bénéficient d’une solution de relogement”, selon la préfecture.La situation pourrait empirer en milieu de semaine. Mercredi, “des précipitations importantes sont attendues (entre 20 à 40 millimètres). Elles auront des impacts forts sur les crues en cours dans le département et particulièrement dans le sud”, notamment vers Redon, avertit la préfecture.Selon un tweet de la Sécurité civile, les sapeurs-pompiers d’Ille-et-Vilaine ont réalisé “plus de 200 interventions” permettant “la mise en sécurité de plus de 100 personnes”.Des dizaines de Brétiliens ont dû évacuer leur logement devant l’inexorable montée des eaux entamée ce week-end.”C’est monté très vite cette nuit. Le voisin a 70 cm !”, témoigne cette habitante du lieu-dit Le Pont de Seiche, souhaitant rester anonyme, en chargeant des affaires dans sa petite voiture.Selon Météo-France, à Rennes, “il n’avait jamais autant plu en janvier sur cette station ouverte en 1944 (169,6 mm en janvier 1995). Depuis le début du mois, il a plu trois fois plus que la moyenne sur cette période”.En Bretagne, ce sont surtout la Vilaine médiane et la Seiche, en vigilance rouge, qui affichent des niveaux préoccupants. “Ces deux cours d’eau vont atteindre des niveaux exceptionnels”, indique Vigicrues dans son bulletin de 16H00.Sur la Seiche, le niveau est monté à plus de deux mètres lundi matin, battant le record de 1966 (1,83 m).- “Crues historiques” -Toujours au sud de Rennes, sur la Vilaine médiane, “les niveaux actuels se rapprochent ou dépassent” ceux “de la crue de 2001”, selon Vigicrues, qui prévoit des crues “durables” sur ce secteur.”Les prévisions ne sont pas bonnes. On risque d’avoir encore une montée jusqu’à peut-être demain et puis on risque de dépasser malheureusement les crues historiques”, a déclaré à l’AFP le maire de Guichen Pont-Réan, Dominique Delamarre.Venue la veille pour mettre en sécurité le matériel informatique de son cabinet, l’architecte Charlotte Piel a dû revenir lundi à cause de la rapidité de la crue. “L’eau monte très vite. Donc je surélève – avec de l’aide heureusement – avec des parpaings tous les meubles en bois massif qui craignent le plus”, explique-t-elle à une journaliste de l’AFP.A Rennes, traversée par deux cours d’eau gonflés par les pluies, la mairie avait pris dès samedi soir un arrêté d’évacuation pour quatre rues proches du canal Saint-Martin, où les péniches ont atteint le même niveau que les voitures.La mairie a maintenu dans un communiqué une vigilance “très forte”, les niveaux de la Vilaine devant “continuer à augmenter”, “alors que les barrages amont ne peuvent plus remplir leur fonction tampon car ils sont pleins”.Une nouvelle distribution de parpaings sera organisée mardi à l’intention des riverains qui pourraient être les plus exposés à la montée des eaux. Un gymnase accueillant les personnes sans solution d’hébergement restera ouvert durant la nuit de lundi à mardi dans le centre-ville. Sept autres départements de l’ouest sont placés en vigilance orange crues (Calvados, Eure, Loire-Atlantique, Orne, Mayenne, Morbihan et Maine-et-Loire), d’après le dernier bulletin de Météo-France.En outre, huit départements littoraux sont placés jusqu’à mardi 6H00 en vigilance orange pour vagues-submersion, du Finistère aux Pyrénées-Atlantiques.Cette situation en Ille-et-Vilaine fait suite au passage dimanche de la dépression Herminia, qui a succédé à la tempête Eowyn.Vers 17h00, 5.000 clients étaient privés d’électricité en Bretagne, selon Enedis.La tempête a aussi perturbé le trafic ferroviaire en Bretagne et en Normandie, avec des dizaines de trains annulés encore lundi, tandis que de très nombreuses routes sont fermées. Quant aux Hautes-Alpes, elles sont maintenues en vigilance orange pour les avalanches en raison des fortes précipitations attendues sur les Alpes du Sud.

Nvidia loses nearly $600 bn in value as Chinese AI firm jolts tech shares

US chip-maker Nvidia led a rout in tech stocks Monday after the emergence of a low-cost Chinese generative AI model that could threaten American dominance in the fast-growing industry.The chatbot developed by DeepSeek, a startup based in the eastern Chinese city of Hangzhou, has apparently shown the ability to match the capacity of US AI …

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Au tribunal, Sarkozy, les infirmières bulgares et la visite de Kadhafi dont il se serait “bien passé”

Contrepartie d’un “pacte de corruption”, ou de la libération de ces “malheureuses infirmières bulgares” détenues en Libye ? Nicolas Sarkozy s’est longuement expliqué lundi au tribunal sur la visite controversée à Paris de Mouammar Kadhafi en 2007, dont il jure qu’il se serait volontiers passé.Son argument principal tient en une phrase, qu’il répète une dizaine de fois : “Si les infirmières n’avaient pas été libérées, Mouammar Kadhafi ne serait pas venu en France”, jure Nicolas Sarkozy, qui a encore passé plusieurs heures à la barre – “13 ou 14 heures” depuis le début du procès le 6 janvier, a-t-il compté.”Quand avez-vous commencé à vous intéresser au sort des infirmières ?”, demande la présidente. “Le 26 avril 2007”, répond le prévenu, notes sous les yeux, visiblement bien préparé. Comme son adversaire Ségolène Royal insiste-t-il, il avait reçu entre les deux tours de la présidentielle et à leur demande les familles de ces cinq infirmières, accusées à tort, avec un médecin palestinien, d’avoir inoculé le virus du sida à des centaines d’enfants libyens. Elles ont vécu “huit années de cauchemar”, et Nicolas Sarkozy prend “l’engagement de faire de leur libération une priorité” – comme Ségolène Royal, insiste-t-il encore.L’ancien chef d’Etat est accusé d’avoir passé en 2005 un pacte de corruption avec le dictateur libyen pour qu’il finance son accession à l’Elysée en 2007. Parmi les contreparties supposées, une réhabilitation sur la scène internationale qui se serait notamment concrétisée par une visite de Mouammar Kadhafi à Paris, une première depuis 30 ans, et par la libération des infirmières. “Il sera facile de faire litière de ces accusations grossières”, assure le prévenu, avant de méticuleusement remonter, date par date, le fil du réchauffement des relations franco-libyennes.  En résumé : il est “bien antérieur à mon action”, engagé par “Jacques Chirac”, et “ne concerne pas que la France mais le monde entier” avec la levée des sanctions des Nations Unies en 2003, soutient-il.- “Coût en terme d’image” -Une fois élu, dans le contexte de ce réchauffement, et alors que les “gros efforts” de l’Union européenne pour libérer les infirmières n’ont “pas abouti” – mais qu’un accord pour indemniser les familles des enfants vient d’être trouvé -, Nicolas Sarkozy a “l’idée” d’envoyer son épouse d’alors, Cécilia Sarkozy, négocier en Libye. “Ce sont des femmes qui sont victimes de cette situation épouvantable et je pense que ce geste personnel pourrait faire bouger les choses”.”L’idée que Kadhafi pouvait me tenir se fracasse à la pression que je lui mets pour les infirmières, pour les droits de l’Homme. On voit bien que je suis parfaitement libre”, clame-t-il.Les infirmières et le médecin palestinien repartiront de Libye à bord de l’avion de Cécilia Sarkozy. “Recevoir Mouammar Kadhafi n’est pas une condition de la libération ?”, demande la présidente du tribunal. “Je ne l’aurais pas reçu si elles n’avaient été libérées”, répond le prévenu. Les images de la tente plantée à deux pas de l’Elysée, les critiques au sein même du gouvernement sur la France qui n’est pas “un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang”…Cette visite, “franchement je m’en serais bien passé”, répète plusieurs fois Nicolas Sarkozy, conscient du “coût en terme d’image”.Mais “à aucun moment on ne peut voir cette visite comme celle de deux compères qui se retrouvent après un accord juteux qui les a rapprochés, tellement ça a été tendu de la première à la dernière minute”, jure-t-il encore, s’affairant à minimiser le rôle de l’Etat qui n’a ni “payé” ni “organisé” le tour “en bateau mouche” du Guide, “la visite du Louvre”, ou encore “la partie de chasse à Rambouillet”. Le parquet national financier, qui peine décidément à faire vaciller l’ancien chef de l’Etat depuis le début du procès, s'”interroge” : si la libération des infirmières n’était pas la contrepartie de la visite, peut-être le pacte de corruption l’était-il ? Le prévenu s’agite, le procureur précise : “je suis obligé de vous poser la question”. Nicolas Sarkozy se radoucit: “Le pacte de corruption, M. le procureur, il n’existe pas”.

Adolescent tué à Paris: deux mineurs mis en examen et placés en détention provisoire

Deux mineurs de 16 et 17 ans ont été mis en examen lundi et placés en détention provisoire dans l’enquête sur la mort d’un adolescent de 14 ans, poignardé après avoir refusé de donner son téléphone vendredi soir à Paris, a indiqué le parquet.Les deux mineurs ont été mis en examen pour “extorsion avec violences ayant entraîné la mort sur Elias B., et violences volontaires sur mineur de quinze ans sans incapacité sur son ami”, a précisé le parquet. Elias B. sortait de son entraînement de football vendredi peu avant 20H00 au stade Jules-Noël, dans le sud du XIVe arrondissement, lorsque les deux mineurs lui ont réclamé son portable.En réponse à son refus, un violent coup de couteau lui a été porté à l’épaule, avaient relaté une source policière et le parquet.Un ami, qui était avec lui, “a effectué les gestes de premiers secours et permis d’identifier les agresseurs”, avait précisé le ministère public.Conduit à l’hôpital avec un pronostic vital engagé, la victime est décédée samedi midi.Les deux mineurs, résidant dans le XIVe arrondissement, ont été interpellés peu de temps après les faits et placés en garde à vue.Selon le préfet de police, Laurent Nuñez, interrogé sur RTL lundi matin, “l’un a reconnu la tentative d’extorsion et le coup de couteau mortel”.Le vol de portable “était le seul mobile et il ne connaissait “probablement pas” la victime, a précisé le préfet.Les deux garçons étaient connus de la justice, selon le parquet.L’un avait fait l’objet d’une mesure éducative judiciaire en décembre 2023 pour des faits de vols et extorsion. Ils avaient tous les deux été présentés à la justice le 30 octobre 2024 pour des faits de vol commis avec violence, et ils avaient interdiction de contact entre eux.La mort d’Elias B. a suscité de nombreuses réactions.Le préfet Nuñez a déploré “une montée en gamme, une montée en puissance, de la violence chez les mineurs, qui devient insupportable”.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait, lui, dénoncé un acte “de barbares”. Son homologue à la Justice, Gérald Darmanin a réuni lundi l’ensemble des procureurs “afin de leur donner les instructions de politique pénale” en réponse aux récents “faits de violences inacceptables.

Eaux usées dans le Bassin d’Arcachon: manifestation contre un “permis à polluer”

Plus d’une centaine de personnes, réunies à l’appel d’ostréiculteurs et de défenseurs de l’environnement, ont dénoncé lundi à Arcachon un projet de règlement considéré comme “un permis à polluer” car il autorise les rejets d’eaux usées dans la nature, a constaté l’AFP.La préfecture a indiqué mi-janvier qu’elle entendait faire droit à la demande du syndicat intercommunal du Bassin d’Arcachon (Siba) d’autoriser de tels “rejets exceptionnels et encadrés” en cas d’intempéries faisant saturer les canalisations. Le préfet de Gironde Etienne Guyot a depuis précisé que sa décision finale dépendrait de l’avis du Parc naturel marin, qui se réunit vendredi prochain.”Dans des eaux usées, il y a toutes les saloperies que l’on peut y mettre. L’impact sur le milieu marin, pour nous, est catastrophique”, a expliqué à l’AFP Thierry Lafon, ostréiculteur et président de l’association de défense des eaux du bassin d’Arcachon (Adeba) devant le siège du gestionnaire du réseau piloté par les collectivités.”Notre activité, c’est gérer un maillon de l’écosystème: quand l’écosystème se casse la gueule, nous, on se casse la gueule avec”, a-t-il ajouté un peu plus d’un an après la suspension pendant un mois de la production ostréicole, consécutive à une épidémie de gastroentérite pendant les fêtes de fin d’année 2023.D’intenses précipitations à l’automne et au début de l’hiver avaient en effet entraîné l’infiltration des eaux pluviales dans les canalisations d’eaux usées, provoquant des débordements dans le milieu naturel au niveau de bassins de sécurité et une contamination des huîtres produites dans le Bassin.Pour Jacques Storelli, à la tête d’une coordination regroupant 25 associations environnementales, “on a un constat de faillite”. “L’État a été dans l’incapacité d’imposer le respect du code de l’environnement” et “aujourd’hui, il veut autoriser le Siba à faire déborder les bassins de sécurité”.Le gestionnaire du réseau d’assainissement avait déposé cette demande de modification auprès de la préfecture, le temps de construire des “déversoirs d’orage” au niveau des bassins de sécurité pour canaliser ces débordements.L’édification de ces ouvrages avait été ordonnée par la justice en avril dernier, après des plaintes d’associations environnementales.”Ces déversoirs d’orage, c’est tout simplement des trop-pleins, qui ne solutionnent absolument rien. Ce qui se passait en douce sera désormais officiel”, a critiqué M. Lafon, qui compare ces mesures à “un permis à polluer”.