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DR Congo leader vows ‘vigorous’ response as Rwanda-backed fighters advance

DR Congo’s president has vowed a “vigorous” military response against Rwandan-backed fighters who advanced further in the mineral-rich east of the country after seizing most of the region’s main city, where residents tentatively ventured out Thursday.The M23’s capture of most of Goma, the capital of North Kivu province, is a dramatic escalation of a decade-long …

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Sécurité routière: mortalité stable en métropole en 2024, en hausse dans les outre-mer

La mortalité sur les routes est restée quasi stable dans l’Hexagone entre 2023 et 2024, alors qu’en outre-mer, elle a augmenté de 4%, a dévoilé jeudi la Sécurité routière, rappelant que le comportement des usagers entrait en ligne de compte dans 90%.Dans l’Hexagone, 3.190 personnes au total ont perdu la vie sur les routes, soit une hausse de 0,7%, et 233.000 personnes ont été blessées (-0,8%), détaille l’Observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR).L’année 2023 s’était avérée “historique: c’était la première fois qu’on passait sous la barre des 3.200 morts. 2024 reste sous cette tendance mais en très légère augmentation par rapport à 2023, on a un petit pourcentage d’augmentation de 0,7%”, relève lors d’une conférence de presse Florence Guillaume, déléguée interministérielle à la Sécurité routière.Dans les territoires ultramarins, l’augmentation est plus élevée (+4%) et le nombre de personnes décédées atteint 241. La mortalité des deux-roues motorisés, qui représente un tiers de ces victimes, augmente, celle des voitures et des piétons aussi.- “Moins de pratique” -En termes d’âge, les 18-34 ans sont, dans les territoires ultramarins, les plus touchés: 103 tués en 2024 contre 82 l’année passée.”Chez les 18-24 ans, les jeunes conducteurs ont moins de maîtrise du véhicule, ils ont moins de pratique”, explique Florence Guillaume.Dans l’Hexagone, les jeunes figurent aussi parmi les profils les plus à risque, suivis des personnes âgées. Et les hommes sont plus concernés que les femmes. En 2024, 2.477 hommes sont ainsi décédés dans un accident de la route, soit 78% des tués. Les hommes représentent par ailleurs 75% des blessés graves et 84% des présumés responsables d’accidents mortels, “soit des ratios équivalents à ceux observés en 2023”, note l’ONISR.Selon la déléguée, “les hommes prennent un peu plus de risque sur la route pour doubler ou à cause de l’alcool, il y a un biais de sur-confiance”.Par mode de transport, les occupants de voitures représentaient encore l’année dernière moins de la moitié des personnes tuées (48%). Il y a eu plus de morts parmi les deux-roues motorisés (726 en 2024, contre 706 en 2023), plus aussi parmi les piétons (451 tués, soit 12 de plus qu’en 2023). – Vitesse, alcool, stupéfiants -Quant aux cyclistes, dont la mortalité avait connu en 2022 un bond de 30% par rapport à 2019, la dernière année avant la pandémie de Covid, le nombre de tués s’est stabilisé (222 au total en 2024, contre 221 l’année précédente), tout comme celui des blessés graves (2.550).Par type de route, 60% des tués le sont hors agglomération.François-Noël Buffet, ministre auprès de celui de l’Intérieur Bruno Retailleau, note qu’en restant sous la barre des 3.200 tués dans l’Hexagone, les résultats “sont encourageants” mais qu’il “est de notre responsabilité collective d’agir pour réduire ces drames humains”.”Vous avez encore un accident mortel sur quatre qui est lié à l’alcool, un sur cinq aux stupéfiants, un peu plus d’un sur 10 au téléphone, un sur trois à la vitesse: forcément, c’est qu’il y a encore des choses à gagner”, fait valoir Florence Guillaume, pour qui “le facteur comportemental intervient dans plus de 90% des accidents”.Le gouvernement a lancé en octobre dernier une mission contre la violence sur les routes, après la mort d’un cycliste à Paris, tué par un automobiliste soupçonné de l’avoir volontairement écrasé.Les chiffres définitifs de la Sécurité routière devraient être publiés fin mai. 

France: incertitude politique et fin des JO ont conduit la croissance dans le rouge fin 2024

L’économie française s’est contractée de 0,1% au quatrième trimestre, subissant le contrecoup des JO de Paris en pleine crise politique, mais elle a progressé comme prévu de 1,1% en 2024.Sur les trois derniers mois de l’année, l’évolution du PIB est ressortie en deçà de la prévision de l’Insee. Celui-ci s’attendait à une croissance nulle pour la deuxième économie de la zone euro, en cette période marquée par la chute du gouvernement Barnier qui a privé la France de budget pour 2025. “Au-delà de la fin mécanique de l’effet positif lié aux Jeux olympiques, le ralentissement en fin d’année souligne la nécessité d’adopter un budget pour mettre fin aux incertitudes et restaurer la confiance des ménages et des entreprises”, a commenté le ministre de l’Economie, Eric Lombard. Depuis jeudi, sept députés et sept sénateurs sont réunis en commission mixte paritaire (CMP) pour tenter de s’entendre sur une version commune du budget de l’Etat, étape cruciale avant un possible examen du texte à l’Assemblée nationale lundi, avec à la clé sans doute le premier 49.3 de François Bayrou et un risque de censure.Ces incertitudes ont aussi ébranlé la confiance des investisseurs, comme en témoigne le creusement de l’écart entre les taux d’emprunt français et allemand à 10 ans. Le taux français dépasse maintenant ceux de l’Espagne et du Portugal, naguère mauvais élèves de la zone euro. – Consommation modérée -Sur l’ensemble de 2024, avec une hausse de 1,1% conforme aux prévisions et similaire à 2023, la France a toutefois fait mieux que l’Italie (+0,5%) et l’Allemagne en récession pour la deuxième année d’affilée (-0,2% sur l’année comme au quatrième trimestre), mais bien moins que l’Espagne (+3,2%).Dans l’ensemble des 20 pays de la zone euro, la croissance a été nulle au quatrième trimestre par rapport au précédent, alors que les analystent tablaient sur une légère expansion de 0,1%. En 2024, le PIB a augmenté de 0,7%.Entre octobre et décembre en France, le PIB a été marqué par le ralentissement de la consommation des ménages (+0,4% après +0,6%) notamment en services, alors que celle-ci avait soutenu la hausse de 0,4% du PIB observée au troisième trimestre.  Cette consommation s’est toutefois doucement redressée depuis le début 2024, sur fond de repli marqué de l’inflation qui a redonné du pouvoir d’achat. Cependant, plutôt que des achats, celui-ci vient aussi renforcer leur épargne. Les investissements ont reculé de 0,1%, moins fortement que durant l’été (-0,3%): ceux des entreprises ont stagné tandis qu’ils ont reculé de -0,3% (après -0,7%) chez les ménages. La construction a continué de souffrir. “Malgré une certaine résilience, l’investissement des entreprises reste faible. Sans la crise politique, on aurait pu s’attendre à une reprise puisque les taux d’intérêt de la BCE ont beaucoup baissé”, souligne Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade, interrogé par l’AFP.  Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) a progressé de 0,3 point (après +0,4) au quatrième trimestre tandis que la contribution du commerce extérieur a été négative (-0,2 point après -0,1), les importations ayant rebondi face à des exportations en baisse. – Pessimisme -Début 2025, l’horizon risque de ne pas s’éclaircir.”Les incertitudes intérieures, autant que la morosité de nos principaux partenaires commerciaux, n’incitent pas à l’optimisme pour la conjoncture des prochains trimestres”, a commenté Sylvain Bersinger, économiste chez Asterès, dans une note. Il pointe aussi le risque de guerre commerciale avec les Etats-Unis. En France, le gouvernement de François Bayrou ambitionne plus de 50 milliards d’euros d’effort budgétaire cette année pour ramener le déficit public à 5,4% du PIB, contre environ 6% en 2024. Mais les négociations pour s’accorder avec les socialistes sur un budget de “compromis” sont houleuses, faisant toujours planer le risque d’une censure.  “L’incertitude entourant le budget 2025 et la chute possible du gouvernement Bayrou continuent de peser sur la demande intérieure et cela risque de perdurer dans les prochains mois”, a prévenu Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.La croissance ayant été tirée par la consommation (+2,1%) et les investissements publics (+3,3%) l’an dernier, “c’est de mauvais augure pour 2025, les contraintes budgétaires allant nécessairement mener à des dépenses publiques moins dynamiques”, a-t-elle ajouté.En 2025, le gouvernement a anticipe une croissance de 0,9%, jugée “un peu optimiste” par le Haut conseil des finances publiques. L’Insee table lui sur une hausse de 0,2% du PIB aux premier et deuxième trimestres, horizon de ses prévisions. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Victoire “historique” des victimes des déchets toxiques de la mafia en Italie

Après des décennies d’un énorme scandale sanitaire, l’Italie a été condamnée jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour son inaction face aux dépôts de déchets toxiques par la mafia près de Naples.Les juges de la juridiction européenne installée à Strasbourg (est de la France) ont reconnu la responsabilité de Rome face aux activités illégales d’enfouissement et d’incinération par la mafia de déchets dangereux ayant provoqué une recrudescence de cancers au sein de la population.”L’Etat italien n’a pas répondu à la gravité de la situation avec la diligence et la célérité requises, bien qu’il ait eu connaissance du problème depuis de nombreuses années”, a estimé la Cour, pour qui Rome a violé l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantit “le droit à la vie”. A l’unanimité, les juges ont donné deux ans à l’Italie pour “élaborer une stratégie exhaustive afin de répondre à la situation, mettre en place un mécanisme de contrôle indépendant et une plate-forme d’information publique”.L’une des avocates des requérants, Antonella Mascia, a salué “un arrêt historique”. “Nous espérons que les autorités comprendront que cette décision (…) est une exhortation des autorités internationales à changer les choses”, a-t-elle affirmé à l’AFP.Pina Picierno, vice-présidente du Parlement européen et membre du Parti démocrate (PD, gauche, principal parti d’opposition italien), a appelé “le gouvernement et tous les acteurs institutionnels à collaborer pour mettre en oeuvre un plan luttant concrètement contre la pollution et sauvegardant le territoire et la santé publique”.Bien qu’en première ligne face à cette crise, ni le gouvernement, ni les autorités régionales n’ont réagi dans l’immédiat, pas plus qu’ils n’avaient répondu aux sollicitations de l’AFP avant la décision de la CEDH.- “Terre des feux” -Un territoire comptant près de trois millions d’habitants entre Naples et Caserte est surnommé “la terre des feux” en raison des nombreux sites illégaux d’incinération à ciel ouvert de déchets industriels, souvent importés du nord de la péninsule.Depuis des décennies y sévit une pollution aux métaux lourds, dioxines et particules fines contaminant le sol, l’eau et l’air.Un prêtre de la région en pointe dans la bataille juridique, le père Maurizio Patriciello, dont quatre parents sont morts de cancers, a tenu à dédier cette victoire juridique “aux nombreux enfants, adolescents et jeunes que le cancer a tués”.Lui-même placé sous protection policière, il voit dans le jugement une riposte aux “ignorants, complices et corrompus” ayant moqué et menacé les requérants.Encore aujourd’hui, des tas d’ordures s’empilent le long des routes et dans les champs contaminés, sur lesquels paissent pourtant encore paisiblement moutons, chèvres et brebis.Parmi les victimes, Miriam, 18 ans, qui vit avec les séquelles du cancer qu’on lui a diagnostiqué à seulement cinq ans. Son médulloblastome est une tumeur au cerveau qui frappe normalement 1,5 enfant par million d’habitants, mais “à l’hôpital il y avait trois autres cas venant d’Acerra”, leur ville qui ne compte que 60.000 habitants, souligne sa mère, Antonietta Moccia, 61 ans.- “De véritables monstres” -L’un des requérants, Alessandro Cannavacciuolo, qui vient d’une famille de bergers, a raconté à l’AFP comment il a été alerté au début des années 2000 par la naissance d'”agneaux difformes, à deux têtes, avec deux langues, des queues sur le côté”. “Nous n’avions plus des agneaux, mais de véritables monstres”.Lui aussi a perdu des parents et des amis, et la croisade de ce militant traquant et dénonçant les décharges illégales est éprouvante.”On a tiré sur nos voitures, on a tué nos animaux, on a reçu des lettres de menace…”, assure ce gaillard à la tignasse brune.En 1997, le Parlement avait été informé par un repenti de la mafia de l’existence, au moins à partir de 1988, de l’enfouissement des déchets dangereux à grande échelle, mais ce n’est qu’en 2013 qu’il a adopté un décret-loi délimitant la “terre des feux”.Depuis, une kyrielle de commissions d’enquête parlementaires se sont succédé, confirmant la passivité voire la complicité de l’administration, l’absence de contre-mesures, et l’impact sur la santé des résidents avec notamment une augmentation des cas de cancers et de malformations fœtales et néonatales.En 2018, la commission Hygiène et Santé du Sénat a estimé que l’activité de pollution criminelle et systématique générée, d’une part, par une chaîne de négligences, omissions et silences et, d’autre part, par l’absence totale de préparation à la prévention du phénomène de la part des autorités avait conduit à une véritable catastrophe écologique.La corrélation entre la pollution et les cancers a été reconnue seulement en 2021 par l’Institut supérieur de la santé.

Bodies pulled from Washington river after plane collides with helicopter

Rescue boats and divers scoured the freezing waters of Washington’s Potomac River Thursday, in an increasingly desperate search for  any survivors from a passenger jet carrying 64 people that crashed after colliding midair with a military helicopter.As dawn broke over the crash site and with US media reporting the recovery of multiple bodies, emergency vessels …

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Inoxtag: six personnes en garde à vue pour tentative d’enlèvement

Six personnes, soupçonnées d’avoir projeté d’enlever le youtubeur Inoxtag ou un de ses proches pour obtenir une rançon, ont été placées en garde à vue mardi, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier et auprès du parquet de Versailles.Les six personnes ont été placées en garde à vue pour tentative de vol en bande organisée avec arme, tentative d’arrestation, d’enlèvement et de séquestration arbitraire en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs et violence avec usage ou menace d’une arme et enfin recel de vol en bande organisée, a indiqué le parquet, confirmant une information de RTL.Ces personnes sont soupçonnées de s’en être pris le 18 novembre 2024 à un couple résidant dans un pavillon d’Orgeval (Yvelines) qui avait appartenu à Inoxtag, selon une source proche du dossier.Les premiers éléments de l’enquête font apparaître, selon la source proche du dossier, que les malfaiteurs ne savaient pas que la maison avait changé de propriétaire et qu’ils comptaient enlever le youtubeur ou un des proches pour ensuite réclamer une rançon.De son vrai nom Inès Benazzouz, Inoxtag compte 8,7 millions d’abonnés sur YouTube, 6,3 millions sur TikTok et près de six millions sur Instagram.Un documentaire relatant son ascension de l’Everest a été vu 37 millions de fois sur YouTube depuis sa mise en ligne, le 14 septembre.Début novembre, Inoxtag avait été victime du cambriolage de son domicile à Poissy (Yvelines). Le youtubeur n’habitait plus cette maison qu’il louait à un tiers.

Violences racistes contre Michel Zecler: un procès requis devant la cour criminelle pour trois policiers

Le parquet de Paris a demandé la tenue d’un procès potentiellement exceptionnel devant la cour criminelle pour trois policiers, en demandant que soient retenus le caractère raciste de leurs violences fin 2020 contre le producteur de musique noir Michel Zecler ainsi que leurs mensonges sur procès-verbal pour les dissimuler.Dans ce dossier qui avait ému jusqu’au chef de l’Etat, le parquet de Paris a indiqué jeudi à l’AFP avoir requis mardi ce procès pour trois policiers, un brigadier et deux gardiens de la paix, Aurélien L., 27 ans, Philippe T., 48 ans, et Pierre P., 36 ans, pour faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique, une infraction criminelle.Le ministère public demande que les deux premiers soient jugés pour un autre crime, celui de violences aggravées par plusieurs circonstances, et notamment: par personne dépositaire de l’autorité publique, ayant entraîné plus de huit jours d’incapacité totale de travail, et accompagnées ou suivies de propos à caractère raciste. Depuis le début, en effet, Michel Zecler affirme qu’Aurélien L. lui a lancé “sale nègre” et que Philippe T. a tenu des propos racistes à son encontre.Pour Pierre P., qui n’avait pas été visé en la matière par le producteur, le caractère raciste des violences n’est pas retenu par le parquet.Le parquet demande en outre un procès distinct, devant le tribunal correctionnel, pour un quatrième policier, soupçonné d’avoir commis des violences avec une grenade lacrymogène contre Michel Zecler et une dizaine de jeunes hommes depuis l’extérieur du studio de musique où le producteur a été agressé.La décision finale sur un procès appartient au juge d’instruction.S’il suit le parquet, cette audience pourrait revêtir un caractère exceptionnel, car il est rare que des policiers comparaissent devant une juridiction criminelle pour faux en écriture publique ou pour des violences à caractère raciste.”Mon client, qui se bat depuis le 21 novembre 2020 pour que justice soit rendue, voit dans la position du parquet une étape essentielle vers la reconnaissance de la vérité. Nous espérons que cette procédure permettra d’établir avec clarté les responsabilités, à la hauteur de la gravité des faits qu’il a subis”, s’est félicitée Me Caroline Toby, avocate de M. Zecler.Les avocats des policiers n’ont pas répondu dans l’immédiat à l’AFP.- “Totalement disproportionné” -Le 21 novembre 2020, en début de soirée, Michel Zecler est passé à tabac dans son studio de musique parisien après un contrôle déclenché notamment à cause d’une supposée “forte odeur de cannabis”.L’enquête pour les “violences” et la “rébellion” dont les policiers l’accusent est rapidement classée et Loopsider révèle cinq jours plus tard les images de vidéosurveillance contredisant la version policière initiale, déclenchant l’indignation jusqu’au sommet de l’Etat.Placés en garde à vue, les policiers reconnaissent des coups injustifiés. 45 jours d’incapacité totale de travail sont reconnus à Michel Zecler, dont le tendon du biceps gauche a été rompu. A l’issue de leur mise en examen, deux des policiers ont été placés en détention provisoire, une décision rarissime pour des fonctionnaires de police. Ils avaient été relâchés sous contrôle judiciaire au bout d’un mois.Selon des éléments des réquisitions dont l’AFP a eu connaissance jeudi, le parquet met en cause la “persistance” des policiers “à vouloir poursuivre ce contrôle”, ce qui “va faire dégénérer leur intervention”.Pour le ministère public, “la résistance passive dont a fait preuve Michel Zecler au moment des faits ne saurait légitimer les coups”, “nullement nécessaires et totalement disproportionnés”.Sur le faux en écriture publique, le parquet retient 11 passages considérés comme faux dans le PV litigieux, soit “une présentation volontairement erronée des faits” par les policiers “afin de tenter de légitimer leur intervention”.Le fait qu’ils soient policiers “présuppose leur connaissance de l’infraction”, souligne le ministère public.S’il note enfin les “dénégations” d’Aurélien L. et Philippe T. quant aux propos racistes, objets d’une confrontation avec Michel Zecler en février 2024, le parquet souligne s’agissant du premier qu’il  “n’a pas hésité à déformer la réalité des faits” dans le PV d’interpellation, l’estimant donc capable de mentir, et rappelle qu’il a été retrouvé dans son téléphone “des publications dont certaines comportaient des propos racistes”.