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4,5 tonnes de cigarettes saisies par les douanes françaises

Quatre tonnes et demie de cigarettes de contrebande ont été saisies en novembre par les douanes françaises, à bord d’un camion immatriculé en Allemagne, a annoncé mardi la direction régionale des douanes de Toulouse, dans le sud-ouest.Le 12 novembre, une équipe de la brigade des douanes de Millau, au nord-est de Toulouse, en service de nuit sur l’autoroute A75, a découvert à bord d’un camion frigorifique, derrière un “mur de palettes empêchant tout contrôle du chargement (…) 450 cartons contenant des cigarettes des marques Marlboro et Camel représentant un poids total de 4 tonnes et 500 kg”, précisent les douanes dans un communiqué.Le chauffeur du poids lourd, de nationalité ukrainienne, a été “placé en retenue douanière pour trafic de tabac de contrebande” avant d’être remis au commissariat de police de Millau sur instruction du procureur de la République de Rodez, ajoute le communiqué.Il sera jugé par le tribunal correctionnel de Rodez en mai 2026, a précisé la direction régionale des douanes de Toulouse.

L’animateur Vincent Cerutti jugé pour avoir mordu les fesses d’une ex-collègue

Vincent Cerutti, ancien animateur de la matinale de la radio Chérie FM, est jugé mardi après-midi à Paris pour avoir mordu, à deux reprises, les fesses d’une collègue à l’époque standardiste.Mis en examen en 2023 pour agression sexuelle, l’ex-présentateur de l’émission “Danse avec les stars” sur TF1, est présent à l’audience du tribunal correctionnel.Veste grise, pantalon noir, Vincent Cerutti est arrivé dans une salle comble, accompagné de sa compagne, Hapsatou Sy, ancienne chroniqueuse de C8 et entrepreneuse.Sur le banc d’en face, la plaignante, Caroline Barel, aujourd’hui vice-présidente de l’association MeTooMedia, est entourée de proches. Les faits remontent à 2015-2016. Alors standardiste pour la matinale de Chérie FM, Caroline Barel décrit une ambiance de travail marquée par des plaisanteries potaches et une consommation d’alcool excessive, selon le récit judiciaire. Elle accuse l’animateur de lui avoir mordu les fesses en deux occasions.Une première fois en novembre 2015, quand, seuls dans les bureaux, M. Cerutti lui maintient les mains dans le dos et la plaque au sol pour lui mordre la fesse, selon la plaignante, qui présente une photo d’un hématome, datée du même jour. Puis en février 2016, lors d’une photo de groupe dans les locaux de la radio. Placé derrière elle, Vincent Cerutti profite de son inattention pour lui mordre la fesse.L’animateur, qui a reconnu ces morsures, en conteste la connotation sexuelle.  “L’affaire pose deux questions: la prétendue absence de consentement à ce +jeu+ par la plaignante, qui mordait elle-même les fesses de ses collègues, et l’absence de caractère sexuel de ce jeu”, souligne auprès de l’AFP Antoine Vey, avocat de Vincent Cerutti. Il dénonce une “tentative de lynchage médiatique”.Sollicitée par l’AFP avant l’audience, l’avocate de Caroline Barel, Samya Bouiche, n’a pas souhaité réagir. Après les faits, Caroline Barel s’est vu prescrire un arrêt de travail et a fait l’objet d’un suivi psychologique avec prises d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques face à une dépression et des pensées suicidaires. Les auditions de salariés ont confirmé l’habitude qu’avait l’animateur de mordre les fesses de ses collaborateurs, l’une de ses collègues rapportant l’avoir été à quelques reprises.Ces auditions ont par ailleurs souligné le statut d’animateur vedette dont il bénéficiait, comme d’une immunité lui permettant de poursuivre ses agissements, en dépit des remarques et mécontentements de ses collaborateurs.L’animateur encourt 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende.

Après la polémique Brigitte Macron, Abittan rappelle être “innocent” aux yeux de la justice

L’avocate de l’humoriste Ary Abittan a rappelé mardi qu’il était “innocent” aux yeux de la justice, au lendemain de la diffusion d’une vidéo de Brigitte Macron qui a fait polémique en qualifiant de “sales connes” des militantes féministes qui ont interrompu son spectacle.”La justice a considéré qu’il était innocent, après une instruction de plus de trois ans et de nombreuses investigations, expertises, commissions rogatoires, auditions et confrontations”, a déclaré son avocate Me Caroline Toby dans une déclaration à l’AFP.”Les sept magistrats qui ont eu à statuer sur ce dossier sont unanimes sur le fait qu’il est innocent. L’affaire est close et il n’y a aucune raison qu’il se retrouve dans une telle situation”, a-t-elle ajouté.Samedi soir, quatre militantes du collectif féministe #NousToutes, portant des masques à l’effigie de l’acteur avec la mention “violeur”, avaient interrompu son spectacle à Paris, scandant “Abittan violeur”, a rapporté cette organisation dans un communiqué.Fin 2021, l’humoriste a été accusé de viol par une jeune femme qu’il fréquentait depuis quelques semaines. Après trois ans d’enquête, l’instruction a abouti à un non-lieu confirmé en appel en janvier, mais son retour sur scène est depuis contesté par des féministes qui ont protesté aux abords des salles où il se produit.Le lendemain de cette interruption, dimanche, Brigitte Macron est allée voir sa représentation parisienne. Sur une vidéo publiée lundi par le site de Public, on la voit apporter son soutien à Ary Abittan en coulisses avant le spectacle.”J’ai peur”, lui dit-il. “S’il y a des sales connes on va les foutre dehors”, lui répond Brigitte Macron, en riant. “Surtout des bandits masqués”, ajoute-t-elle.Ces propos ont suscité une intense polémique. Interrogé par l’AFP, l’entourage de l’épouse d’Emmanuel Macron a assuré qu’il ne fallait “voir dans cet échange qu’une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé, masqués, le spectacle d’Ary Abittan samedi soir pour empêcher que l’artiste se produise sur scène”.

Deux chasseurs jugés pour avoir tué un cerf sur la propriété de Luc Besson

Plusieurs amendes et un stage de sensibilisation ont été requis mardi au tribunal judiciaire d’Argentan (Orne) à l’encontre de deux chasseurs qui avaient abattu en février un cerf sur le domaine du réalisateur Luc Besson et sous les yeux de sa mère.”Ils ont tué l’animal comme des sauvages en rentrant chez une dame de 85 ans sans rien lui demander. Elle n’a jamais demandé à ce qu’on l’achève. C’est odieux”, a déclaré Luc Besson à la barre.Les faits s’étaient déroulés le 21 février 2025 à Cisai-Saint-Aubin (Orne). La scène avait été largement diffusée sur les réseaux sociaux.”Ce cerf vient dormir dans le jardin parce que c’est +safe+ (sûr, ndlr) pour lui. Ils ont enfreint les règles de sécurité pour aller massacrer un cerf”, a ajouté le réalisateur du Grand Bleu, âgé de 66 ans.Un des deux chasseurs poursuivis a expliqué au tribunal qu’il avait été “obligé de tuer” le cerf car “il souffrait et agonisait sur la terrasse. Il fallait abréger ses souffrances”.”Je conçois que ce soit traumatisant. Le cerf pouvait être dangereux pour les chiens ou pour Madame qui était sortie. J’ai fait ce qui me paraissait le mieux à l’instant T. On n’est pas des voyous”, s’est défendu le chasseur, âgé de 41 ans.L’inspecteur de l’Office français de la biodiversité (OFB) a lui estimé que le cerf “n’était pas mortellement atteint” et qu'”on aurait pu agir différemment”.Les deux chasseurs ont comparu notamment pour “chasse non autorisée sur le terrain d’autrui” et “chasse à l’aide d’un engin, instrument, mode ou moyen prohibé”. Dans ses réquisitions, le procureur Sébastien Chesneau a estimé que cette scène “n’aurait jamais dû avoir lieu” car “la sécurité est un point essentiel dans la chasse”, soulignant que les chasseurs étaient “entrés illicitement sur la propriété d’autrui”. “Il n’y a pas de blessure mortelle après analyse hormis le coup de dague”, a également pointé le magistrat.Outre des amendes et un stage de sensibilisation, le magistrat a requis un retrait du permis de chasse pour les mis en cause avec interdiction de le repasser pendant un an.La défense de Luc Besson a demandé un euro symbolique pour le réalisateur et sa mère.Plusieurs associations de défense des animaux se sont constituées parties civiles.Le jugement a été mis en délibéré au mardi 20 janvier à 14H00.

La France veut donner la priorité à l’électricité pour s’affranchir des importations d’énergies fossiles

Le gouvernement veut “accélérer” la transition de la France vers l’électricité et réduire sa dépendance coûteuse aux énergies fossiles, a annoncé le Premier ministre après un rapport du gestionnaire du réseau de haute tension RTE appelant à s’engager résolument dans cette direction, sans quoi le pays pourrait manquer ses objectifs de décarbonation et de réindustrialisation.”La pertinence d’une électrification rapide du pays pour réduire ses dépendances aux fossiles importés, améliorer sa balance commerciale et permettre sa décarbonation rapide est attestée”, écrit RTE dans son bilan prévisionnel 2025, destiné à éclairer les politiques gouvernementales.Le gardien de l’équilibre électrique français rappelle que les importations d’hydrocarbures (gaz, pétrole) constituent la première source du déficit commercial, 64 milliards d’euros d’importations en 2024, près de 120 milliards lors de la crise énergétique.La stratégie de décarbonation de la France vise à réduire d’ici 2035 la part des énergies fossiles dans sa consommation d’énergie de 60% aujourd’hui à 30-35% en augmentant l’usage de l’électricité bas carbone – nucléaire ou renouvelable – dans la mobilité, l’industrie, les bâtiments…Interrogé à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu s’est engagé à s’appuyer sur ce document pour “voir comment on peut accélérer l’électrification décarbonée du pays”. “Je veux que nous ayons une clarification de notre stratégie en matière de transition énergétique”, a-t-il déclaré.”On voit bien qu’on a beaucoup trop de dépendance aux énergies fossiles, notamment au gaz, ce qui n’est pas sans poser des difficultés ou de gros enjeux en matière de souveraineté”, a-t-il encore déclaré.Problème: la France accuse aujourd’hui un “retard” dans cette “électrification” alors qu’elle dispose de “l’avantage quasi-unique en Europe d’une production d’électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%”, avec des prix sur les marchés de gros parmi les plus bas du continent, souligne RTE.Cela se traduit par “un épisode de surcapacité transitoire d’électricité”, explique Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE, mais cette “abondance”, grâce au redressement de la production nucléaire et hydraulique, signifie aussi un niveau de risque “historiquement bas” en cas de vague de froid hivernal. Tout le contraire d’il y a 3 ans quand la France frisait la pénurie de courant.- Décarbonation “lente” vs “rapide” -Aujourd’hui, la France tend à s’inscrire dans une trajectoire de décarbonation dite “lente” qui se traduit par une demande d’électricité en berne et un épisode de surcapacité avérée jusqu’en 2027-2028.Pour en sortir, RTE présente en parallèle une trajectoire de décarbonation “rapide” alignée sur ses objectifs climatiques et de réindustrialisation.Ce rapport “confirme la nécessité d’accélérer sur l’électrification des usages pour atteindre nos objectifs”, a réagi Bercy. Sa publication sera suivie d’annonces du gouvernement sur une “stratégie d’électrification complémentaire” à la future feuille de route énergétique de la France (PPE), selon le ministère, avec des décisions “prises d’ici Noël”. Sébastien Lecornu a promis de réunir l’ensemble des formations politiques pour en discuter une fois passées les discussions budgétaires et de Sécurité sociale mais “avant le vote du PLF” (Projet de loi de finances).C’est sur la base de ce rapport “que je souhaite qu’on redémarre nos discussions sur la PPE, non pas pour amoindrir les objectifs (…) mais au contraire de voir comment on peut accélérer l’électrification décarbonée du pays”, a-t-il déclaré en démentant tout “moratoire” sur les énergies renouvelables.La publication de ce décret a déjà plus de deux ans de retard en raison de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, auxquelles est notamment opposé le Rassemblement national.Mais du point de vue de RTE, les deux ne se concurrencent pas. “L’épisode actuel ne doit pas conduire la France à donner trop de préférence au présent, au risque d’hypothéquer la résilience retrouvée du système électrique national fondée sur la complémentarité”, prévient Xavier Piechaczyk.La combinaison du nucléaire et des énergies renouvelables reste “le mix le moins cher, le plus accessible techniquement et le plus +dérisqué+ technologiquement pour la France”, ajoute-t-il.De plus, l’accélération de la consommation électrique “est trois fois plus efficace économiquement (…) que de baisser” des rythmes d’installation de renouvelables terrestres.Le basculement vers une décarbonation “rapide” se joue “dans les prochains trimestres”, relève Thomas Veyrenc, directeur général Economie, stratégie et finances de RTE.RTE dispose dans son portefeuille de 30 GW de projets très gourmands en électricité dans l’industrie, l’hydrogène, les centres de données qui veulent une connexion électrique d’ici 2030, dont une partie se concrétiseront, “c’est du jamais vu”, dit-il.

Le repreneur en série ACI Group devant la justice, des centaines d’emploi en jeu

Le groupe ACI, repreneur en série de sites industriels, joue mardi son avenir et celui de ses quelque 1.300 employés, devant la justice commerciale à Lyon.Son cofondateur et actionnaire majoritaire Philippe Rivière est arrivé en début d’après-midi devant le Tribunal des activités économiques (TAE) qui examine le dossier à huis clos. Lors d’une précédente audience le 25 novembre, il s’était engagé à trouver “les fonds suffisants” pour sauver la holding et avait obtenu deux semaines pour les réunir. Mardi, son avocat Jean-Marie Chanon a confirmé à l’AFP avoir déposé une proposition de financement, dans l’espoir d’obtenir une prolongation de la période d’observation.Après plusieurs promesses non tenues, les juges risquent d’être méfiants et pourraient plutôt prononcer une liquidation judiciaire.Les syndicats n’ont pas plus confiance en leur patron, qui a perdu la gestion de sa société – confiée à des administrateurs judiciaires- et fait l’objet d’une enquête pénale pour des soupçons de malversations.”C’est la liquidation a priori qui va être annoncée”, prédit Fabrice Fort, coordinateur régional de la CGT Métallurgie, venue manifester à l’appel de son syndicat devant le palais de justice.Philippe Rivière “achetait, achetait, achetait, avec boulimie” et “siphonnait les trésoreries des entreprises qu’il rachetait pour pouvoir se repositionner en sauveur. C’était une course en avant, une fuite en avant, et qui aujourd’hui s’arrête”, dit-il encore.Derrière lire, la vingtaine de manifestants a déployé une grande banderole: “ACI, Tapie, même combat même escroquerie”.- Aides de l’Etat -Créé en 2019 par Philippe Rivière et Patrice Rives, ACI Group a racheté, à tour de bras et au pas de charge en six ans, une kyrielle d’entreprises en difficulté, notamment spécialisées dans la fourniture de pièces pour les industries de la défense, de l’aéronautique et du nucléaire civil.Se posant en défenseur de la souverainté industrielle française, il était parvenu à constituer un groupe d’une quarantaine d’entreprises, englobant jusqu’à 1.600 salariés dont 1.400 en France. Mais il avait dû renoncer cette année à plusieurs acquisitions et son modèle s’est effondré à partir de cet été. Depuis le placement en redressement en septembre à la demande de Patrice Rives, contre l’avis de Philippe Rivière, au moins six entités du groupe ont déjà été liquidées, et une dizaine d’autres placées en redressement.Selon Bercy, la holding ACI Group a réalisé un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros en 2024 et compte à ce jour 33 entités et 1.327 salariés. Outre la décision sur la maison-mère, “le placement en redressement ou en liquidation devrait intervenir mardi pour près d’une vingtaine” des sociétés du groupe, selon Samy Tabti, délégué syndical CGT.Le ministre de l’Economie Roland Lescure, qui suit de près ce dossier, a promis que l’Etat se pencherait sur “toutes les filiales les unes après les autres”, dont certaines “vont bien” et d’autres “moins bien”, pour “tenter de trouver des repreneurs”.Mais pour Fabrice Fort, outre la gestion de Philippe Rivière, il y a “le scandale des aides de l’État qui sont données sans contrepartie, sans contrôle, sans transparence”.

Miss France 2026: deux miss régionales destituées après des insultes

Les miss régionales Miss Provence 2025 et Miss Aquitaine 2025 ont été destituées mardi par leurs comités respectifs après une vidéo postée samedi sur les réseaux sociaux dans laquelle elles tiennent des propos injurieux à l’égard des demi-finalistes du concours, a-t-on appris dans un communiqué.Julie Zitouni et Aïnhoa Lahitete, qui ont participé samedi à l’élection de Miss France 2026, qualifient dans cette vidéo, tournée dans les loges de l’émission et depuis relayée sur internet, de “grosses putes” leurs douze concurrentes sélectionnées pour la demi-finale.”Ces propos injurieux et cette attitude sont en totale contradiction avec les valeurs que nos comités s’efforcent de défendre”, ont indiqué dans un communiqué commun les deux comités régionaux Provence et Aquitaine, rappelant que “le rôle d’une Miss régionale est d’être une ambassadrice de sa région, un visage de sérieux, de respect et de responsabilité”.Leur destitution a été décidée “avec le soutien de la société Miss France et de l’Amicale des Délégués Régionaux”, ont-ils précisé.”Nous tenons à souligner que Julie et Aïnhoa ont présenté des excuses publiques, ainsi qu’aux candidates concernées, et nous en prenons acte. Néanmoins, la gravité des propos tenus rend impossible le maintien de leur titre de Miss Provence 2025 et de Miss Aquitaine 2025″, ont souligné Lydia Podossenoff et Eric Laurens, délégués régionaux Provence Côte d’Azur et Aquitaine.Dans leur communiqué, ils condamnent par ailleurs “avec la même fermeté” le “déferlement de cyberviolence et de harcèlement dont Julie et Aïnhoa font l’objet depuis leur diffusion”.  “Aucune faute ne justifie la haine, l’acharnement ou les menaces sur les réseaux sociaux”, poursuivent-ils.La miss Tahiti, Hinaupoko Devèze, 23 ans, a été élue samedi soir Miss France 2026 parmi 30 prétendantes à la couronne.

Amende avec sursis en appel pour l’influenceur algérien “Imad Tintin”

L’influenceur algérien “Imad Tintin”, condamné en juin dernier à 450 euros d’amende pour une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, a vu celle-ci assortie d’un sursis en appel à Grenoble, a indiqué mardi son avocat Me Alexandre Rouvier.Le trentenaire a été reconnu coupable des faits de “menaces de violences”, a indiqué l’avocat à l’AFP. “La cour d’appel a donc diminué la sanction. (…) Cette décision vient établir une vérité judiciaire qui nous paraît conforme à la vérité factuelle”, a-t-il dit, soulignant que son client “sort particulièrement abîmé de cette procédure”.Initialement poursuivi pour “provocation directe à un acte de terrorisme”, Imad Ould Brahim de son vrai nom, avait été placé en janvier en détention provisoire par le tribunal de Grenoble. Il était soupçonné d’avoir appelé à la haine dans des vidéos sur TikTok et notamment à “brûler vif, tuer et violer sur le sol français”, selon une première traduction de ses propos tenus en arabe dialectal, fournie par un autre influenceur algérien. Il encourait sept ans d’emprisonnement. Mais une nouvelle expertise avait démontré par la suite que ces propos n’apparaissaient pas dans la vidéo. Jugé en première instance le 23 mai, il avait finalement été condamné à 450 euros d’amende, décision dont le parquet avait fait appel.L’affaire était survenue en pleine crise diplomatique entre la France et l’Algérie, marquée par des expulsions de fonctionnaires de part et d’autre, le rappel des ambassadeurs des deux pays et des restrictions sur les porteurs de visas diplomatiques.La décision prise en appel “vient renforcer la démonstration de l’indépendance de la justice face à des dossiers politisés et médiatisés à outrance et de manière prématurée sans (…) vérifications sérieuses en amont”, a encore souligné Me Rouvier.