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Féminicide à Bordeaux en 2021: 30 ans de réclusion pour l’ex-compagnon

Un “guet-apens” qui “n’a laissé aucune chance” à son ex-compagne: Mickaël Falou a été condamné vendredi par la Cour d’assises de Gironde à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de Sandra Pla en juillet 2021, présenté comme un “féminicide annoncé” par les parties civiles.L’accusé, âgé de 40 ans, est resté impassible à l’annonce de sa condamnation, assortie d’une période de sûreté des deux tiers et conforme aux réquisitions de l’avocate générale.”Justice est faite…Et je suis contente que cela l’ait été à l’unanimité. Maintenant, rien ne me rendra ma fille… C’est dur”, a réagi peu après le verdict, en pleurs, Annie Libourel, la mère de la victime.Pour le beau-père de la victime, Gérard Lopez, “soulagé” de la condamnation qui laisse la famille “tranquille” “pendant 20 ans au moins”, le tueur “a été un véritable monstre, pire qu’un fauve enragé”.Mickaël Falou, que Sandra Pla avait quitté quelques mois auparavant, s’était caché plusieurs heures dans une remise du jardin de la jeune femme de 31 ans, “équipé d’une petite gourde, d’un miroir, d’un t-shirt, de barres de céréales” et avait enlevé “la puce de son téléphone pour ne pas se faire détecter”, avait décrit l’avocate générale Véronique Compan.Il a ensuite poignardé son ex-compagne, mère de leur fille, de 50 coups de couteau dans une “scène de violence inouïe”, selon la magistrate.Pour retenir la notion “d’assassinat”, l’auteur des faits doit soit avoir prémédité son geste, soit avoir mis en place un guet-apens. C’est cette dernière notion, choisie par l’avocate générale, qui a été suivie à l’unanimité par les jurés après une délibération de moins de quatre heures.”Il l’a attendue, il l’a surprise, il l’a terrifiée et il l’a tuée”, a résumé Mme Compan. Reprenant les termes utilisés par les experts psychiatres, elle a dépeint “un être arrogant, vaniteux, autocentré”.- “Un fléau” -C’est important de “lutter contre ce fléau” des féminicides, a ajouté l’avocate générale regrettant des “retards dans la prise en charge de cette jeune femme”, qui avait alerté la justice durant des mois sur les violences et le harcèlement qu’elle subissait, en déposant des plaintes et des mains courantes.Elle a également jugé “terrible pour la justice” que les faits soient survenus trois jours après le placement de Mickaël Falou en garde à vue, puis sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagne, pour une plainte de harcèlement.”Ça me hante d’avoir tué Sandra”, a déclaré l’accusé qui tout au long de son procès a irrité la cour par son comportement “insupportable” comme l’ont décrit ses avocates elles-mêmes.Entre deux sanglots, il a redit son sentiment “de ne pas être compris”. Niant depuis le début toute préméditation, M. Falou n’a jamais réussi à expliquer les coups de couteau, une scène qu’il dit ne pas se rappeler.Il dit aussi ne pas se souvenir d’avoir vu sortir, le jour des faits, un homme qui avait passé la nuit avec Sandra Pla, alors que depuis sa position, l’accusé l’a forcément aperçu, selon les enquêteurs.”Amnésique quand ça l’arrange”, a ironisé vendredi Me Del Risco, avocat du père de Sandra Pla, pour qui Mickaël Falou “a voulu effacer totalement” la jeune femme, en la lacérant de coups de couteau.- “Pas de jalousie” -Reconnaître les faits, “c’est un blocage, qui aujourd’hui, peut-être avec ce verdict-là, pourra évoluer” malgré “une peine extrêmement lourde”, ont ensuite expliqué à la presse les représentantes de la défense.Pour Me Elsa Crozatier, qui représente la mère, le beau-père et le frère de la victime, la mort de Sandra Pla est un “féminicide annoncé (…) et les féminicides ne sont pas un hasard. C’est toujours les mêmes mécanismes”.M. Falou n’a “pas de condamnation pour violence” à son casier judiciaire, avait défendu l’une de ses avocates, Me Anaïs Divot.Les parents de Sandra Pla avaient, pendant quelques mois, déménagé chez leur fille, où une sonnette avec visiophone et une caméra de surveillance avaient été installées après qu’elle avait annoncé à M. Falou son départ du domicile conjugal fin décembre 2020.Une des voisines de Sandra Pla, appelée à témoigner, a expliqué qu’elle voyait régulièrement l’accusé “rôder” autour de la maison de la victime, qui était “terrorisée”.En 2023, 96 femmes ont été victimes de féminicide conjugal en France, un chiffre en baisse de 19% par rapport à 2022, selon le bilan du ministère de l’Intérieur publié le 26 novembre 2024.

Prisons: nombre de détenus stable en France au 1er janvier, toujours au-delà de 80.000

Il y avait 80.669 détenus dans les prisons françaises au 1er janvier pour seulement 62.385 places, selon des chiffres mis en ligne vendredi par le ministère de la Justice.Ce chiffre est proche du record établi au 1er décembre quand un total de 80.792 détenus avaient été recensés.La surpopulation carcérale, que personne ne conteste, est un mal endémique français.La densité carcérale globale était de 129,3% au 1er janvier. Cette densité, supérieure ou égale à 200% dans seize établissements ou quartiers pénitentiaires, contraint plus de 4.000 détenus, 4.310 exactement, davantage qu’au 1er décembre, à dormir sur des matelas posés à même le sol.La densité carcérale atteint 156,5% en maison d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement, donc présumés innocents, et ceux condamnés à de courtes peines.Le seuil des 80.000 détenus avait été franchi pour la première fois au 1er novembre (80.130).Parmi les personnes incarcérées au 1er janvier, 20.779 sont des prévenus, en détention dans l’attente de leur jugement définitif.Au total, 96.923 personnes étaient placées sous écrou au 1er janvier. Parmi elles, on compte 16.254 personnes non détenues faisant l’objet d’un placement sous bracelet électronique ou d’un placement à l’extérieur.La France figure parmi les mauvais élèves en Europe en termes de surpopulation carcérale, en troisième position derrière Chypre et la Roumanie, selon une étude publiée en juin par le Conseil de l’Europe.Des mesures ont pourtant été prises pour tenter de remédier à ce problème, comme l’interdiction des peines de prison de moins d’un mois, l’aménagement des peines ou encore le développement de travaux d’intérêt général.En parallèle de la création de prisons de haute sécurité pour les détenus les plus dangereux, notamment les narcotrafiquants, les places de semi-liberté seront doublées d’ici 2027, soit 3.000 places, a récemment annoncé le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Selon le ministère, “cette mesure permettra notamment de lutter contre la surpopulation carcérale et de favoriser la réinsertion”.Dans un communiqué vendredi matin, l’Observatoire international des prisons (OIP) a déploré que cinq ans “jour pour jour” après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) “aucune mesure générale d’envergure n’a été prise pour enrayer +le surpeuplement+ dénoncé” en janvier 2020.

German conservatives bet on far-right support but lose key vote

Germany’s conservatives doubled down Friday on allowing the far-right AfD to back their pre-election push to restrict immigration, but failed to pass a contentious bill after a day of jeers and high drama in parliament.CDU chief Friedrich Merz, the election frontrunner, defied a passionate outcry and noisy street protests to seek the parliamentary support of …

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Rwanda-backed M23 advances in DRC as volunteers rally to fight back

After seizing the biggest city in eastern DR Congo, the Rwandan-backed armed group M23 was advancing south through a neighbouring province on Friday, as young men volunteered to fight against it alongside the struggling Congolese army.The group took Goma, the capital of North Kivu province, after intense fighting earlier this week and has vowed to …

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La tombe de Jean-Marie Le Pen à La Trinité-sur-Mer dégradée, indignation à droite

Croix et plaques renversées, marbre fendu : la tombe de Jean-Marie Le Pen, décédé le 7 janvier et inhumé au cimetière de sa ville natale de La Trinité-sur-Mer (Morbihan), a été dégradée, suscitant de vives réactions de la famille et du Rassemblement national.”La tombe a été véritablement saccagée, probablement à coups de masse cette nuit”, a déclaré à l’AFP Gilles Pennelle, eurodéputé RN et conseiller régional de Bretagne, dénonçant un acte “odieux”, “ignoble et abject”.”Le respect des morts est sacré, c’est très profond en Bretagne”, a ajouté M. Pennelle, qui a dit avoir été “averti par des Trinitains” dans la matinée. Selon lui, “la pierre centrale est fendue”, “la croix cassée”, ainsi que “les plaques” en hommage à Jean-Marie Le Pen et ses parents, inhumés dans le même caveau.”Je trouve ça honteux, et tout le monde ici trouve ça honteux, même si je n’apprécie pas l’homme. Ce sont des détraqués qui font des choses pareilles. Mais, je vais vous dire, je ne suis pas étonnée que cela soit arrivé”, a réagi auprès de l’AFP Catherine, 71 ans, habitante de la commune voisine de Saint-Philibert.Vendredi en début d’après-midi, une grande bâche recouvrait la tombe de l’ancien leader, dans un cimetière toujours accessible au public, selon des journalistes de l’AFP sur place.”C’est ahurissant, c’est débile, c’est irrespectueux”, s’indigne Michel, 67 ans, sympathisant du RN. “Ça va faire comme la tombe de Pétain sur l’Ile-d’Yeu ou les tombes des juifs en Alsace. Ça me dépasse complètement mais quand on voit le monde actuel dans lequel on vit, plus grand-chose ne m’étonne…”La fille aînée de Jean-Marie Le Pen, Marie-Caroline Le Pen a posté sur X une photo de la tombe dégradée. “Pas de mot pour qualifier les individus qui s’attaquent à ce qu’il y a de plus sacré. Ceux qui s’attaquent aux morts sont capables du pire contre les vivants”, écrit-elle pour accompagner le cliché.La même photo a été postée sur X par Marion Maréchal, la petite fille de l’ancienne figure de l’extrême droite. “Vous avez détruit la tombe de nos ancêtres. Vous pensez peut-être nous briser le cœur, nous intimider, nous décourager ?”, fustige-t-elle. – “Acte inqualifiable” -Jordan Bardella, président du Rassemblement national, parti issu du Front national, a lui aussi vivement réagi. “La profanation de la tombe de Jean-Marie Le Pen est un acte inqualifiable, commis par ceux qui ne respectent ni les vivants ni les morts. La morale la plus universelle réprouve déjà ses auteurs : je souhaite qu’ils soient également retrouvés et sévèrement punis par la justice”, s’insurge-t-il sur X.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a de son côté dénoncé une “abjection absolue”. “Le respect des morts est ce qui distingue la civilisation de la barbarie”, souligne-t-il sur le même réseau social.”Quelle honte”, renchérit le président LR du Sénat Gérard Larcher. “Quels que soient nos combats et nos différends politiques, rien ne justifie de vandaliser une sépulture”.Fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, décédé le 7 janvier à l’âge de 96 ans, a été inhumé dans le caveau familial le 11 janvier dans le cimetière de sa ville natale de la Trinité-sur-Mer (Morbihan).La cérémonie religieuse dans l’église de ce bourg breton de 1.700 habitants avait réuni environ 200 personnes, dont sa fille Marine Le Pen, qui avait repris les rênes du parti cofondé par son père. L’inhumation dans le cimetière s’était déroulée dans la stricte intimité familiale.Le 22 janvier à Paris, c’est à l’église Notre-Dame du Val-de-Grâce qu’un hommage de toute l’extrême droite avait été rendu à Jean-Marie Le Pen.Tribun provocateur, Jean-Marie Le Pen a été condamné pour plusieurs de ses déclarations sur la Seconde guerre mondiale, et pour des injures homophobes.”Compte tenu du caractère exceptionnel de l’événement de ce jour, la gendarmerie du Morbihan réactivera une surveillance du site” du cimetière, annonce de son côté la préfecture.La brigade de recherches de la gendarmerie de Lorient a été chargée de l’enquête, ouverte par le parquet de Lorient.

Grève inédite à l’OFB: “participation historique” face aux tensions avec le monde agricole et politique

Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), dont l’action est remise en cause par des responsables politiques et syndicats agricoles, ont manifesté vendredi lors d’un mouvement de protestation inédit, pour exprimer leur “mal-être” et réclamer davantage de soutien des pouvoirs publics.L’appel national à la grève a été très suivi, avec “plus de 62%” de participation au niveau des services en métropole et Outre-mer, a indiqué vendredi la direction de l’organisme public. “C’est un taux historique, jamais atteint depuis la création des différents établissements constitutifs de l’OFB” en 1972, a-t-elle ajouté.Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs départements. Ainsi à Aix-en Provence, une trentaine d’agents se sont rassemblés vendredi matin, en tenue de travail devant la sous-préfecture, avec des pancartes affichant: “Attaquer le droit et la police de l’environnement nuit gravement à la santé !” “Ce rassemblement, il signifie un ras-le-bol des agents de l’OFB qui ont été récemment lâchés en rase campagne par le Premier ministre (…) alors qu’en fait les agents ne font que respecter les textes en place et faire leur métier de fonctionnaire”, a témoigné auprès de l’AFP Stéphane Plessis, représentant du syndicat national de l’environnement FSU. A Pau, ils étaient une cinquantaine, venus des Pyrénées-Atlantiques mais aussi du Lot-et-Garonne, des Landes, de Gironde ou des Hautes-Pyrénées, venus pour protester contre le “désaveu de nos gouvernants”, avant d’être reçus par la préfecture.”Ca fait plus d’un an et demi qu’on subit les menaces, les invectives et les dégradations. (…) On reçoit carrément des menaces de mort”, a relaté auprès de l’AFP Pierre-Alex Morel, représentant du syndicat SNAPE-FO. Dans les Alpes de Haute-Provence et les Hautes Alpes, Jean-Michel Foissy, technicien de l’environnement à l’OFB et représentant syndical CGT, fait aussi état d'”agressions” de la part des agriculteurs, avec “des tas de fumiers qui sont déversés sur des véhicules, des portes qui sont murées à l’entrée de nos bureaux”.Depuis la mi-janvier, les inspecteurs de l’OFB, chargés de faire respecter les règles en matière d’usage des pesticides, d’arrachage de haies ou de respect des arrêtés sécheresse, mais aussi de contrôler les chasseurs, de lutter contre le braconnage ou le trafic d’espèces protégées, ont déjà engagé leur droit de retrait sur leurs missions de police dans les exploitations agricoles, ne s’y sentant plus en sécurité. Un mouvement très largement suivi, par 67% à 100% des agents sur plus des trois quarts du pays, selon l’intersyndicale.- Port d’arme discret -Les tensions entre OFB et agriculteurs ont été ravivées jeudi, dans le contexte des élections pour les chambres d’agriculture qui se terminent ce vendredi, à la suite de propos rapportés dans Le Monde d’un syndicaliste agricole relayant des appels à “brûler” des voitures d’agents de l’OFB si ceux-ci revenaient contrôler les fermes. Au cœur de la polémique, la question de l’armement des agents de l’OFB est l’une des principales récriminations du monde agricole, qui juge les contrôles trop pressants et intimidants. Une circulaire ministérielle signée en décembre prévoit que les agents doivent désormais avoir un “port d’arme discret” lors de leurs passages dans les exploitations. Mais pour les syndicats de l’OFB, cette mesure “présente un danger pour les agents (…) et est en fait inapplicable”. L’une de leurs revendications est qu’elle soit “annulée”.Ils réclament également de “protéger désormais les implantations et les personnels de l’OFB contre toute agression ou attaque, quel que soit le syndicat agricole qui en est à l’initiative”.Selon une “mission flash interministérielle” consultée par l’AFP, “près de 70 implantations” de l’OFB ont été la cible d'”exactions” en 2024.L’intersyndicale réclame également de “sanctuariser les effectifs de l’OFB” (plus de 3.000 agents dont 1.700 sur le terrain) et de revenir sur “la baisse drastique envisagée du budget de l’OFB”, ainsi qu’une lettre du Premier ministre à tous les agents “exprimant son soutien ferme”.François Bayrou avait qualifié d'”humiliation” et de “faute” certaines inspections d’agents de l’OFB, “une arme à la ceinture dans une ferme déjà mise à cran par la crise”.Selon M. Morel, cela n’a fait que “raviver les braises. (…) Il nous a mis une cible dans le dos”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Grève inédite à l’OFB: “participation historique” face aux tensions avec le monde agricole et politique

Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), dont l’action est remise en cause par des responsables politiques et syndicats agricoles, ont manifesté vendredi lors d’un mouvement de protestation inédit, pour exprimer leur “mal-être” et réclamer davantage de soutien des pouvoirs publics.L’appel national à la grève a été très suivi, avec “plus de 62%” de participation au niveau des services en métropole et Outre-mer, a indiqué vendredi la direction de l’organisme public. “C’est un taux historique, jamais atteint depuis la création des différents établissements constitutifs de l’OFB” en 1972, a-t-elle ajouté.Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs départements. Ainsi à Aix-en Provence, une trentaine d’agents se sont rassemblés vendredi matin, en tenue de travail devant la sous-préfecture, avec des pancartes affichant: “Attaquer le droit et la police de l’environnement nuit gravement à la santé !” “Ce rassemblement, il signifie un ras-le-bol des agents de l’OFB qui ont été récemment lâchés en rase campagne par le Premier ministre (…) alors qu’en fait les agents ne font que respecter les textes en place et faire leur métier de fonctionnaire”, a témoigné auprès de l’AFP Stéphane Plessis, représentant du syndicat national de l’environnement FSU. A Pau, ils étaient une cinquantaine, venus des Pyrénées-Atlantiques mais aussi du Lot-et-Garonne, des Landes, de Gironde ou des Hautes-Pyrénées, venus pour protester contre le “désaveu de nos gouvernants”, avant d’être reçus par la préfecture.”Ca fait plus d’un an et demi qu’on subit les menaces, les invectives et les dégradations. (…) On reçoit carrément des menaces de mort”, a relaté auprès de l’AFP Pierre-Alex Morel, représentant du syndicat SNAPE-FO. Dans les Alpes de Haute-Provence et les Hautes Alpes, Jean-Michel Foissy, technicien de l’environnement à l’OFB et représentant syndical CGT, fait aussi état d'”agressions” de la part des agriculteurs, avec “des tas de fumiers qui sont déversés sur des véhicules, des portes qui sont murées à l’entrée de nos bureaux”.Depuis la mi-janvier, les inspecteurs de l’OFB, chargés de faire respecter les règles en matière d’usage des pesticides, d’arrachage de haies ou de respect des arrêtés sécheresse, mais aussi de contrôler les chasseurs, de lutter contre le braconnage ou le trafic d’espèces protégées, ont déjà engagé leur droit de retrait sur leurs missions de police dans les exploitations agricoles, ne s’y sentant plus en sécurité. Un mouvement très largement suivi, par 67% à 100% des agents sur plus des trois quarts du pays, selon l’intersyndicale.- Port d’arme discret -Les tensions entre OFB et agriculteurs ont été ravivées jeudi, dans le contexte des élections pour les chambres d’agriculture qui se terminent ce vendredi, à la suite de propos rapportés dans Le Monde d’un syndicaliste agricole relayant des appels à “brûler” des voitures d’agents de l’OFB si ceux-ci revenaient contrôler les fermes. Au cœur de la polémique, la question de l’armement des agents de l’OFB est l’une des principales récriminations du monde agricole, qui juge les contrôles trop pressants et intimidants. Une circulaire ministérielle signée en décembre prévoit que les agents doivent désormais avoir un “port d’arme discret” lors de leurs passages dans les exploitations. Mais pour les syndicats de l’OFB, cette mesure “présente un danger pour les agents (…) et est en fait inapplicable”. L’une de leurs revendications est qu’elle soit “annulée”.Ils réclament également de “protéger désormais les implantations et les personnels de l’OFB contre toute agression ou attaque, quel que soit le syndicat agricole qui en est à l’initiative”.Selon une “mission flash interministérielle” consultée par l’AFP, “près de 70 implantations” de l’OFB ont été la cible d'”exactions” en 2024.L’intersyndicale réclame également de “sanctuariser les effectifs de l’OFB” (plus de 3.000 agents dont 1.700 sur le terrain) et de revenir sur “la baisse drastique envisagée du budget de l’OFB”, ainsi qu’une lettre du Premier ministre à tous les agents “exprimant son soutien ferme”.François Bayrou avait qualifié d'”humiliation” et de “faute” certaines inspections d’agents de l’OFB, “une arme à la ceinture dans une ferme déjà mise à cran par la crise”.Selon M. Morel, cela n’a fait que “raviver les braises. (…) Il nous a mis une cible dans le dos”.

Féminicide à Bordeaux en 2021: 30 ans de réclusion requis

Un “guet-apens” qui “n’a laissé aucune chance” à son ex-compagne: l’avocate générale a requis vendredi 30 ans de réclusion contre Mickaël Falou, jugé depuis mercredi devant les assises de Gironde pour ce que les parties civiles qualifient de “féminicide annoncé”.”Il a eu le dessein d’aller tuer Sandra Pla”, retrouvée poignardée de 50 coups de couteau le 2 juillet 2021 chez elle à Bordeaux, a déclaré l’avocate générale Véronique Compan qui a insisté sur un “massacre” dans une “scène de violence inouïe”.L’accusé âgé de 40 ans, que la victime avait quitté quelques mois auparavant, s’était caché plusieurs heures dans une remise du jardin de la mère de sa fille, “équipé d’une petite gourde, d’un miroir, d’un t-shirt, de barres de céréales” et avait enlevé “la puce de son téléphone pour ne pas se faire détecter”, a décrit l’avocate générale. Pour retenir la notion “d’assassinat”, comme l’a fait Mme Compan, l’auteur des faits doit soit avoir prémédité son geste, soit avoir mis en place un guet-apens. C’est cette dernière notion qui a été choisie par l’avocate générale.”Il l’a attendue, il l’a surprise, il l’a terrifiée et il l’a tuée”, a-t-elle ajouté, estimant que c’était une “circonstance à retenir pour considérer qu’il est l’auteur d’un assassinat sur Sandra Pla”. La peine de 30 ans de réclusion est requise avec une période de sûreté des deux tiers. L’avocate générale, reprenant les termes utilisés par les experts psychiatres, a dépeint “un être arrogant, vaniteux, autocentré” et estimé que “Sandra Pla fait partie de ces victimes qu’on qualifie de féminicide”.- “Un fléau” -C’est important de “lutter contre ce fléau”, a-t-elle ajouté regrettant des “retards dans la prise en charge de cette jeune femme”, qui avait alerté la justice durant des mois sur les violences et le harcèlement qu’elle subissait, en déposant des plaintes et des mains courantes.Elle a également jugé “terrible pour la justice” que les faits soient survenus trois jours après le placement de Mickaël Falou en garde à vue, puis sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagne, pour une plainte de harcèlement.”Ca me hante d’avoir tué Sandra”, a déclaré l’accusé qui tout au long de son procès a irrité la cour par son comportement “insupportable” comme l’ont décrit ses avocates elles-mêmes.Entre deux sanglots, il a redit son sentiment “de ne pas être compris”. Niant depuis le début toute préméditation, M. Falou n’a jamais réussi à expliquer les coups de couteau, une scène dont il dit ne pas se souvenir.Il dit aussi ne pas se souvenir d’avoir vu sortir, le jour des faits, un homme qui avait passé la nuit avec Sandra Pla, alors que depuis sa position, l’accusé l’a forcément aperçu, selon les enquêteurs.”Amnésique quand ça l’arrange”, a ironisé vendredi Me Del Risco, avocat du père de Sandra Pla, pour qui Mickaël Falou “a voulu effacer totalement” la jeune femme, en la lacérant de coups de couteau.- “Pas de jalousie” -Me Elsa Crozatier, qui représente la mère, le beau-père et le frère de la victime, la mort de Sandra Pla est un “féminicide annoncé. (…) et les féminicides ne sont pas un hasard. C’est toujours les mêmes mécanismes”.Une position réfutée Me Elena Badescu, qui considère, au contraire, que son client “n’a pas tué (son ex-conjointe) parce que c’était une femme, parce qu’il la considérait comme sa chose” et qu’il “n’y avait pas de possession, pas de jalousie”.M. Falou n’a “pas de condamnation pour violence” à son casier judiciaire, renchérit son autre avocate, Me Anaïs Divot.Les parents de Sandra Pla avaient, pendant quelques mois, déménagé chez leur fille, où une sonnette avec visiophone et une caméra de surveillance avaient été installées après qu’elle avait annoncé à M. Falou son départ du domicile conjugal fin décembre 2020.Une des voisines de Sandra Pla, appelée à témoigner, a expliqué qu’elle voyait régulièrement l’accusé “rôder” autour de la maison de la victime, qui était “terrorisée”.Le verdict est attendu vendredi soir.En 2023, 96 femmes ont été victimes de féminicide conjugal en France, un chiffre en baisse de 19% par rapport à 2022, selon le bilan du ministère de l’Intérieur publié le 26 novembre 2024.

North Korean troops ‘withdrawn’ from Kursk front line: Ukraine

Ukraine believes North Korean soldiers fighting alongside Russia’s army on the Kursk front line have been “withdrawn” after suffering heavy losses, a military spokesman told AFP on Friday.Western, South Korean and Ukrainian intelligence agencies say Pyongyang deployed more than 10,000 troops to support Russia’s forces fighting in its western Kursk region, where Ukraine launched a …

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