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Accident de car scolaire à Châteaudun: le chauffeur mis en examen pour homicide involontaire

Le chauffeur du car scolaire qui a provoqué jeudi à Châteaudun (Eure-et-Loir) un accident dans lequel une lycéenne de 15 ans est morte et vingt élèves ont été blessés a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, a annoncé vendredi le parquet de Chartres.Ce jeune homme de 26 ans, dont les analyses sanguines ont confirmé qu’il avait consommé du cannabis, est mis en examen pour homicide involontaire aggravé car il conduisait “après usage de produit stupéfiant”, précise dans un communiqué le procureur de la République de Chartres, Frédéric Chevallier.Le chauffeur est aussi mis en examen pour blessures involontaires aggravées pour la même raison.La peine encourue maximale pour ces infractions est de sept ans de prison.Le parquet avait requis le placement en détention du jeune homme mais le magistrat instructeur a estimé “qu’une mesure de contrôle judiciaire lui paraissait suffisante”, ajoute M. Chevallier, qui “se réserve le droit d’interjeter appel de cette décision.”Le contrôle judiciaire du mis en cause lui interdit notamment de conduire un quelconque véhicule et de paraître dans le département d’Eure-et-Loir.Selon le parquet, les analyses sanguines ont confirmé un premier test salivaire: le chauffeur du car scolaire avait consommé du cannabis avant l’accident mortel.La présence de ce produit, avec un seuil supérieur à 0,5 nanogramme, ne peut correspondre à une consommation dite passive comme l’affirme le chauffeur, a précisé M. Chevallier dans un précédent communiqué.Le mis en cause a affirmé en garde à vue “qu’il s’agit non pas d’une consommation de produits stupéfiants, mais d’une contamination passive qui expliquerait la présence ainsi détectée, n’ayant pas consommé de produits stupéfiants depuis le mois de décembre dernier”. Il a expliqué que c’était sa compagne, qui consomme régulièrement, “qui pourrait être à l’origine de ce résultat. Il précise qu’il lui arrive d’allumer les +joints+ qu’elle fume”, selon M. Chevallier.Le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui s’était rendu sur place jeudi, avait annoncé sur RTL un renforcement des contrôles des chauffeurs, notamment “au niveau des stupéfiants”.- Un autre véhicule ? -Le chauffeur de bus maintient par ailleurs sa version des faits, “celle de la présence d’un véhicule tiers dont la manoeuvre l’aurait obligé à dévier sa trajectoire, lui faisant perdre le contrôle de son bus”, vers 07H40 jeudi matin.Selon des éléments recueillis par l’AFP, il exerçait depuis plusieurs années, au moins depuis le début de l’année sur cette ligne 32B, qui dessert six établissements. La route où a lieu l’accident, la D927, a été décrite comme “dangereuse” par la municipalité.Les auditions de l’ensemble des témoins se poursuivent.”Parmi eux, le conducteur d’un véhicule qui circulait derrière le bus disposait d’une caméra dans son véhicule qui permettra peut-être d’apprécier les conditions de l’accident”, a détaillé le procureur.Mais selon les premières investigations, “le croisement du bus avec un véhicule tiers, au moment de l’accident, ne serait pas confirmé par l’analyse de cette caméra”.Le ministre des Transports avait dit avoir saisi le Bureau d’enquêtes accidents (BEA) des transports terrestres pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.Un contrôle technique du bus avait été réalisé en fin d’année dernière.- Morte d’un traumatisme crânien -Le corps de Johanna, adolescente de 15 ans scolarisée au lycée Emile-Zola de la commune et décédée lors de l’accident, a été examiné par l’Institut médico-légal de Garches.Cet examen a permis “de connaître la cause de la mort, consécutive à un traumatisme crânien. Il ne sera donc pas pratiqué d’autopsie”, souligne Frédéric Chevallier.Le corps sera mis à disposition de la famille dès samedi matin “afin de permettre à cette dernière de préparer les obsèques dans un délai respectable et dans des conditions dignes”, ajoute le procureur.Vingt autres élèves avaient été blessés en urgence relative et quatorze transportés vers l’hôpital de la ville.Plus aucun d’eux n’était hospitalisé vendredi et l’interruption totale de travail la plus élevée a été fixée à 21 jours.Des cellules d’accompagnement psychologiques ont été activées, au moins jusqu’aux prochaines vacances scolaires, tandis que la ministre de l’Education, Elisabeth Borne, se rendra lundi dans l’établissement de la victime. 

La famille de Cécile Kohler en appelle à Macron, au 1.000e jour de sa détention en Iran

La famille de Cécile Kohler, enseignante détenue en Iran depuis 1.000 jours, a demandé vendredi à Emmanuel Macron d’intervenir pour obtenir sa libération, lors d’un rassemblement dans sa ville de Soultz, dans le sud de l’Alsace.”Voilà 1.000 jours que tu as été prise en otage. Pourquoi ?”, a lancé la mère de Cécile Kohler, Mireille Kohler, en s’adressant à quelque 300 personnes rassemblées devant l’hôtel de ville de Soultz, commune de 7.000 habitants proche de Mulhouse.Cécile Kohler, 40 ans, a été arrêtée le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran, où les autorités l’accusent d’espionnage.S’adressant aux présidents français et iranien, Mme Kohler a déclaré: “Messieurs Macron et Pezeshkian, veuillez je vous en prie trouver un accord et libérez nos enfants Cécile, Jacques et Olivier”, trois Français actuellement détenus par Téhéran.Jacques Paris, le compagnon de Cécile Kohler, a été arrêté en même temps qu’elle, tandis qu’Olivier Grondeau, détenu depuis plus de deux ans, est sorti de l’anonymat début janvier.Un autre Français, Louis Arnaud, consultant âgé aujourd’hui de 36 ans, avait été arrêté en septembre 2022 à Téhéran, au moment où commençaient les manifestations du mouvement Femme Vie Liberté. Il a été libéré en juin 2024.”On aimerait bien être reçus par Emmanuel Macron. On se demande pourquoi il ne nous a pas encore reçus, parce que nous avons été reçus par plusieurs ministres déjà, sans problème, et lui, ça se fait un peu attendre”, a déclaré Mme Kohler à l’AFP. “Je pense que c’est lui qui a un peu la clé, qui détient la clé.”Emmanuel Macron, qui sera justement non loin de Soultz dimanche puisqu’il se rendra à Colmar pour les commémorations du 80e anniversaire de la libération de la préfecture haut-rhinoise, a répondu à cet appel vendredi soir.”Cela fait 1.000 jours que Cécile Kohler et Jacques Paris sont otages de l’Iran. 842 jours pour Olivier Grondeau”, a-t-il écrit sur X. “Je pense à eux et à leurs familles que je recevrai prochainement. Leur détention est indigne et arbitraire. Nous exigeons leur libération.”- “Cauchemar” -Mireille Kohler a confié avoir pu parler à sa fille dimanche pendant 13 minutes. “On sait qu’elle va mal, elle essaye de ne pas le montrer, mais on sait qu’elle va très mal”, a-t-elle déclaré, précisant que Cécile Kohler “est plus ou moins au courant” de la mobilisation en sa faveur.”Mais c’est extrêmement dur comme épreuve (…) Comme nous a dit un jour Cécile: +Je sais que c’est dur pour vous, mais vous, vous n’êtes pas enfermés+”, a confié sa mère, qui portait un t-shirt représentant le visage de sa fille avec les mots “Liberté pour Cécile”.Selon l’Iranienne et prix Nobel de la Paix Narges Mohammadi, qui a été emprisonnée à la prison d’Evin, Cécile Kohler est “extrêmement affaiblie”.”Se retrouver trois ans comme elle, sans pouvoir bouger, sans pouvoir prendre l’air, cela peut lui être fatal”, a déclaré Narges Mohammadi lors d’une permission de sortie début janvier.”On ne sait pas quand est-ce que ce cauchemar va finir”, a témoigné Pascal Kohler, son père. Cette attente ponctuée d’espoir, pour sa fille, “c’est une torture qui doit être très difficile à supporter”.”Elle nous a dit qu’elle désespère de pouvoir rentrer, qu’elle se demande si elle pourra rentrer un jour”, a relaté son père.Parmi les personnes présentes en soutien, Alain Diot, le visage grave, brandit une pancarte proclamant “chaque jour de plus est un jour de trop. Liberté pour Cécile”.Cet homme de 71 ans raconte avoir “connu Cécile toute petite”, précisant: “Elle a l’âge de mon fils”.”C’est une fille intelligente, à l’écoute de tous autour d’elle, engagée”, ajoute-t-il à propos de cette professeure agrégée de lettres modernes et déléguée du syndicat Force ouvrière, qui enseigne dans un lycée de Carrières-sur-Seine, en région parisienne.Egalement mobilisé, Yves Zinderstein, 66 ans, espère “que ces rassemblements portent leurs fruits, que ces appels incessants enfin réussissent à faire quelque chose pour que Cécile puisse sortir de cet enfer”.

N. Korean troops ‘withdrawn’ from Kursk front line: Ukraine

Ukraine believes North Korean soldiers fighting alongside Russia’s army on the Kursk front line have been “withdrawn” after suffering heavy losses, a military spokesman told AFP on Friday.Russia again refused to comment on claims foreign troops were fighting alongside their own soldiers. Instead, it accused Ukrainian soldiers in Kursk of committing atrocities.Western, South Korean and …

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A Marseille, un chantier monumental pour redonner à la “Bonne-Mère” son éclat

Cent mètres carrés de feuilles d’or à appliquer derrière un échafaudage surplombant la baie de Marseille: un chantier monumental s’apprête à démarrer à Notre-Dame-de-la-Garde pour redonner son éclat à la “Bonne-Mère”, statue de la vierge à l’enfant emblématique de la cité phocéenne.”C’est la chance d’une vie” d’avoir pu étudier “depuis la fin des années 1990 jusqu’à aujourd’hui” cette basilique, raconte l’architecte en charge des travaux de redorure et de restauration, Xavier David.”On est enfin arrivé au plus haut, au plus précieux, au plus important”, ajoute-t-il à propos de la redorure de la statue haute de 11,2 mètres et dont la couronne, à 225 mètres au-dessus de la Méditerranée, est le point culminant de la deuxième ville de France.Pour évaluer avec précision les travaux, prévus de février à décembre, Xavier David a notamment descendu en rappel les quatre versants de la vierge dorée.”Il faut voir aussi avec la main, on ne peut pas seulement voir avec l’oeil”, explique celui qui arpente depuis plusieurs décennies l’étroit escalier en colimaçon situé dans les entrailles de la “Bonne-Mère”, au sommet duquel on peut observer, par une trappe au milieu de la couronne de la statue, toute la ville de Marseille, sa baie et ses collines.Après l’installation pendant plusieurs semaines d’un échafaudage enveloppé d’une bâche thermosoudée, les travaux porteront à la fin de l’été sur la surface de la statue, dont la dorure a été abîmée par le mistral, l’air marin et la pollution industrielle.”La redorure de la statue a lieu à peu près tous les 30 ans”, explique à l’AFP le père Olivier Spinosa, recteur du sanctuaire.Et de rappeler que la “Bonne-Mère” est “véritablement une statue qui rassemble parce que, quand on arrive à Marseille, on la voit de loin, parce que, un jour ou l’autre, beaucoup de Marseillais se sont tournés vers elle, pour retrouver un peu de souffle, un peu d’espérance, de la joie”.- “Peu de personnel” -“La vierge, c’est la mère, c’est l’enfant, c’est très méditerranéen, c’est l’amour, donc voilà, je crois que rien que pour ça, il faut la redorer”, s’enthousiasme Nicole Leonetti, une retraitée marseillaise en visite à la basilique.En amont du chantier, le diocèse de Marseille, propriétaire de l’édifice, a lancé une campagne de dons, proposant aux particuliers de financer une des 30.000 feuilles d’or nécessaires.Le diocèse a également reçu le soutien de mécènes, comme l’armateur CMA CGM du milliardaire Rodolphe Saadé, basé à Marseille, ou encore le club de foot Olympique de Marseille et le groupe de spiritueux Pernod Ricard.La mairie, la métropole, le département et la région vont également soutenir financièrement le programme de rénovation.”Ce qui est important pour nous, c’est que tout le monde puisse donner”, explique Edouard Detaille, responsable du financement du projet, dont le budget s’élève à 2,8 millions d’euros, un montant légèrement supérieur aux premières estimations, en raison de l’évolution de certains devis.Lors du lancement de la campagne en mai, le cardinal de la ville, Jean-Marc Aveline, avait insisté sur “l’importance symbolique de Notre-Dame-de-la-Garde”, assurant que la “Bonne-Mère” évoquait aux Marseillais des valeurs d’accueil et de dignité.Marseille est “une ville où la population, pour la plupart, est arrivée d’ailleurs (…) à cause de divers problèmes de guerre, de famine, de misère, de corruption”, avait détaillé le cardinal.Le chantier ne concernera pas seulement la surface de la statue, mais aussi sa structure métallique ou encore les anges du clocher.”Il y aura peu de personnel, seulement des compagnons très pointus, très compétents qui vont travailler sur la pierre, d’autres sur le fer, avant l’arrivée des doreurs” au mois d’août, explique Xavier David.Une douzaine de doreurs travailleront “dans une sorte d’atmosphère stérile” à l’intérieur de l’échafaudage recouvert de la bâche. La statue a été réalisée au XIXe siècle en “galvanoplastie”, qui consiste à plonger un moule en plâtre dans un bain de cuivre.Elle est la plus grande au monde réalisée avec cette technique, “qui donne en sculpture le travail le plus fin et le plus pérenne, puisque 140 ans plus tard, cette statue est encore parfaitement intacte”, explique l’architecte. “A la condition qu’on lui apporte un soin particulier tous les 25-30 ans.”

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Un fragment de 19 km se détache du plus grand iceberg du monde

Pour la première fois, un fragment majeur, presque aussi grand que Paris, s’est détachée du plus grand iceberg du monde dont la dérive depuis l’Antarctique est traquée par les satellites, ont indiqué vendredi des scientifiques à l’AFP. L’iceberg le plus grand du monde est un immense plateau de glace aujourd’hui long de 80 km, d’une superficie de 3.360 kilomètres carrés, qui s’est désolidarisé de l’Antarctique en 1986. Après être resté des décennies sur place, il se dirige lentement depuis décembre vers l’île britannique de Géorgie du Sud, plus au nord, emporté par de puissants courants océaniques.Jusqu’ici, ce colosse de glace connu sous le nom d’A23a était plutôt resté intact.Mais des images vendredi d’un satellite européen analysées par l’AFP et confirmées par deux scientifiques montrent qu’une portion allongée d’environ 19 km de long et 6 km au plus large, certes minime comparée à l’immensité de l’iceberg parent, s’est détachée. Ce fragment, de presque 79 km2 selon les mesures satellitaires, dérive désormais lui aussi dans les eaux glaciales.”C’est sans aucun doute la première tranche significative de l’iceberg qui est apparue” à ce jour, dit à l’AFP l’océanographe Andrew Meijers, du British Antarctic Survey, qui suit de près la remontée de l’iceberg.Soledad Tiranti, glaciologue qui se trouve en ce moment à bord du brise-glace ARA Almirante Irízar de la Marine argentine, a également confirmé à l’AFP qu’un morceau s’était “détaché”.Selon Andrew Meijers, les icebergs sont traversés de fractures profondes et, bien que ce spécimen monumental ait rétréci au fil du temps et perdu auparavant un morceau beaucoup plus petit, il avait “bien résisté”. “C’est un signe que ces failles commencent à se briser”, estime-t-il.Dans le passé, d’autres icebergs géants se sont effondrés “relativement rapidement, en l’espace de plusieurs semaines”, une fois qu’ils avaient commencé à perdre de gros morceaux.Reste qu’il est difficile de dire si cette fragmentation est la preuve d’un changement beaucoup plus important en cours.”La façon dont ces choses se désagrègent n’est pas vraiment une science exacte… il est vraiment difficile de dire s’il va partir en mille morceaux ou s’il va encore rester intact”, explique Andrew Meijers.Il est selon lui peu probable que la trajectoire de A23 vers la Géorgie du Sud, une zone d’alimentation cruciale pour des espèces d’otaries et de manchots, change à cause de la perte de ce fragment.Mais une fragmentation supplémentaire réduirait “la menace pour la faune”, car les animaux pourraient alors manœuvrer plus facilement dans l’océan entre des blocs de glace plus petits, pour trouver à manger, ajoute l’océanographe.Selon Soledad Tiranti, l’iceberg devrait continuer sa route vers le nord, mais sa trajectoire exacte dépendra de l’influence des courants. 

Un collégien frappé à coups de marteau par d’autres mineurs à Reims

Un collégien de 15 ans a été roué de coups et frappé à coups de marteau par deux autres mineurs de 14 ans mercredi dans le centre-ville de Reims, pour un motif apparemment futile, a annoncé vendredi le parquet.Âgée de 15 ans, la victime, qui venait de sortir de son collège vers midi, a perdu connaissance face à la violence des coups. Dix jours d’ITT lui ont été délivrés, selon un communiqué du procureur de Reims François Schneider.Deux mineurs soupçonnés d’être ses agresseurs, ainsi qu’un troisième adolescent de 14 ans qui a filmé la scène à leur côté, ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi et vendredi.Jusqu’alors inconnus de la police et de la justice, les trois “ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés” a ajouté M. Schneider, soulignant au passage “la très grande désinvolture du principal mis en cause devant les enquêteurs”, malgré la gravité des faits.L’origine de ce “déchaînement de violences” semble être “une discussion objectivement anodine sur un groupe Snapchat commun” entre les quatre jeunes, au cours de laquelle la future victime se serait moquée d’un des trois autres, selon le procureur.La victime s’est aussi fait voler son téléphone durant l’agression, a-t-il précisé.Les mis en cause ont été présentés vendredi à un juge pour enfants notamment pour “violences volontaires en réunion, avec préméditation et avec arme ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours”.Le parquet a requis leur placement sous contrôle judiciaire, avec un placement en centre éducatif fermé pour deux d’entre eux, en attendant leur audience de jugement fixée au 21 mai.