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Condamné à mort en Indonésie, Serge Atlaoui doit décoller mardi vers la France

Serge Atlaoui, un Français de 61 ans condamné à mort en Indonésie en 2007 pour trafic de drogue, doit décoller mardi soir pour la France à l’issue d’un accord conclu fin janvier et espère recouvrer la liberté après 19 ans de prison.Depuis le 11 novembre 2005, jour de son interpellation près de Jakarta, le Français rêve de cette journée, “sans avoir jamais perdu l’espoir”, selon une source proche. Mardi, à la mi-journée, il doit d’abord être extrait de sa cellule de la prison de Salemba, dans la capitale indonésienne. Puis un convoi doit le conduire vers l’aéroport Soekarno-Hatta d’où, pris en charge par trois policiers français, il doit monter à bord d’un vol commercial en fin de journée pour Paris où il atterrira mercredi matin. Une ultime obligation l’attend avant d’embarquer, une conférence de presse prévue à l’aéroport.A son arrivée en France, “il sera ensuite conduit à Bobigny (région parisienne, ndlr) et présenté au parquet puis probablement placé en détention dans l’attente de la décision sur son adaptation”, a indiqué à l’AFP son avocat Richard Sédillot. L’avocat français interviendra ensuite, “dans un délai de quelques semaines ou quelques mois” devant le tribunal compétent “pour demander qu’une adaptation de sa peine permette sa mise en liberté”.”Serge est heureux et serein”, confie encore Me Sédillot, “mais il va avoir besoin d’un petit peu de temps pour se réorganiser”.Demandé officiellement le 4 novembre par la France dans une lettre du ministre de la Justice, son retour a été rendu possible par la signature d’un accord le 24 janvier entre Gérald Darmanin, le garde des Sceaux et Yusril Ihza Mahendra, ministre indonésien en charge des Affaires juridiques et des droits humains.Dans cet accord, Jakarta explique avoir décidé de “ne pas exécuter” le prisonnier et d’autoriser son retour pour “raisons humanitaires” car “il est malade”. M. Atlaoui a en effet suivi chaque semaine un traitement, ces derniers temps, dans un hôpital proche de sa prison.Jakarta laisse également la liberté au gouvernement français d’accorder “sa clémence, une amnistie ou une réduction de peine” au seul Français actuellement condamné à mort dans l’archipel.- Peine de mort en appel -M. Atlaoui avait été arrêté en 2005 dans une usine où des dizaines de kilos de drogue avaient été découverts, en banlieue de Jakarta, et les autorités l’avaient accusé d’être un “chimiste”.Venu de Metz, dans le nord-est de la France, cet artisan soudeur, père de quatre enfants, s’est toujours défendu d’être un trafiquant de drogue, affirmant qu’il n’avait fait qu’installer des machines industrielles dans ce qu’il croyait être une usine d’acrylique. Initialement condamné à la prison à vie, il avait vu la Cour suprême alourdir la sentence et le condamner à la peine capitale en appel.Il devait être exécuté aux côtés de huit autres condamnés en 2015, mais a obtenu un sursis après que Paris a intensifié la pression, les autorités indonésiennes ayant accepté de laisser un appel en suspens suivre son cours.L’affaire avait fait grand bruit en Indonésie, où la législation antidrogue est l’une des plus sévères du monde. Mais aussi en France où de nombreuses personnalités, dont la chanteuse franco-indonésienne Anggun, s’étaient mobilisées pour le soutenir. L’Indonésie compte actuellement au moins 530 condamnés dans le couloir de la mort, selon l’association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.Parmi eux, plus de 90 étrangers, dont au moins une femme, selon le ministère de l’Immigration et des services correctionnels.Une Philippine de 39 ans, Mary Jane Veloso, arrêtée en 2010 et également condamnée à la peine capitale pour trafic de drogue, a été transférée aux Philippines à la mi-décembre, après un accord entre les deux pays.Selon l’ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), outre M. Atlaoui, au moins quatre Français sont actuellement condamnés à mort dans le monde: deux hommes au Maroc, un en Chine ainsi qu’une femme en Algérie.

USAID freeze calls into question billions in support for poorest countries

The Trump administration’s attempt to fold the USAID humanitarian agency into the State Department calls into question the future of tens of billions of dollars in financial support to some of the world’s poorest countries. The United States is the world’s largest provider of official development assistance, according to the Organization for Economic Cooperation and Development …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Viande: des chercheurs proposent de réduire la consommation à plusieurs vitesses

Réduire la consommation de viande des Français de 15% d’ici 2035 mais en tenant compte des contraintes et aspirations de chaque catégories socio-économiques: c’est ce que proposent des chercheurs dans un rapport publié lundi et destiné à “lancer le débat” sur un sujet “sensible”.Concrètement, une famille aisée et diplômée, prédisposée à baisser sa consommation et avec les moyens de le faire, réduirait la proportion de viande de 26% dans son assiette contre 10% pour les familles urbaines modestes.L’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) et l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) partent du principe qu’il “faut aller vers une alimentation saine, à faibles impacts sur les écosystèmes, accessible à tous et rémunérant équitablement les producteurs” et que cela passe pas une baisse de la consommation de viande et une meilleure qualité des produits.”La baisse de la consommation de viande ne suscite pas de rejet chez une grande majorité de la population française (…) Pourtant, à l’échelle nationale, la consommation de viande stagne depuis 10 ans”, déplorent les chercheurs.Alors comment la réduire ? Pas en comptant uniquement sur un changement d’habitude de la part d’un “consommateur responsable” mais grâce à des actions, explique Mathieu Saujot, directeur du programme Modes de vie en transition à l’Iddri.”Il faut dédramatiser le sujet (…) et rapprocher les producteurs des consommateurs”, notamment grâce à la vente directe, a plaidé Benoît Drouin, agriculteur en polyculture élevage, invité pour la présentation de l’étude à Paris. Mais aussi proposer des alternatives végétales au jambon comme le fait Fleury Michon, a défendu Billy Salha, son directeur général. Les choix du consommateur doivent aussi être accompagnés avec l’encadrement de la publicité, de l’étiquetage et par la disposition en rayon mais aussi grâce aux différents canaux d’information (médias, ONG, établissements publics), complètent les chercheurs.Pour Marie Massart, adjointe au maire de Montpellier aussi invitée à la présentation de l’étude, l’engagement des collectivités peut également se faire par l’augmentation du nombre de repas végétariens dans les cantines.L’étude dénombre 12 catégories socio-économiques plus ou moins sensibles à cet ensemble d’actions, en fonction de leurs revenus, de la composition du foyer, de leur niveau de diplômes, leur âge et leur lieu de vie.En partant de cette typologie, réalisée grâce à un travail mêlant sociologie, modélisation quantitative et études des politiques publiques, les chercheurs ont établi une trajectoire de réduction possible pour chaque groupe, qui aboutit à une réduction globale de 15% entre 2023 et 2035.Selon le scénario proposé, les femmes seules, qui consommaient en moyenne un peu moins de 100g de viande par jour, pourraient par exemple réduire leur consommation de 36% grâce à ces incitations, soit la variation la plus forte. Les hommes seuls, qui en consommaient environ 140g par jour, la réduiraient eux de 7%.

Gare d’Austerlitz à Paris: l’homme blessé par balles par la sûreté ferroviaire en état de mort cérébrale

“J’ai entendu tirer puis des cris…”: gare d’Austerlitz à Paris, un équipage de la sûreté ferroviaire de la SNCF a fait deux blessés par balles, dont une personne, qui taguait une croix gammée et qui a sorti une arme factice, déclarée en état de mort cérébrale lundi soir.”L’agent ayant fait usage de son arme (né en juillet 1978) a été placé en garde à vue pour procéder aux vérifications nécessaires”, a indiqué le parquet de Paris lundi soir, précisant que “les dépistages effectués (étaient) négatifs”. “Son arme et les cartouches ont été saisies”. La victime, un homme né en Syrie en 1976 et domicilié à Paris, avait été repéré par des agents de la RATP vers 11H “ayant gravé des croix gammées sur du mobilier RATP en différentes stations de la ligne (de métro) 9”, a relaté le parquet de Paris.Gare d’Austerlitz, vers 14H, un témoin a signalé à la SUGE, la police des chemins de fer, “qu’un homme venait de graver quatre croix gammées aux abords de la ligne 5”, poursuit la même source.Une demi-heure plus tard, la patrouille a repéré cet homme “sur le parvis extérieur”, il “a été vu mettre sa main dans son blouson” et “il en a sorti ce qui apparaissait être une arme de poing, qu’il a brandie des deux mains en direction des agents”. L’arme “s’est avérée factice” par la suite, a précisé le parquet.L’individu n’a pas obtempéré aux injonctions de l’équipage de la SUGE, et l’un des agents a fait usage d’une arme “à plusieurs reprises”, a détaillé la source policière.L’auteur des tags “grièvement blessé” avec “un pronostic vital engagé” a, selon le parquet, “été déclaré en état de mort cérébrale peu avant 19H”.”Un chauffeur de taxi se trouvant à proximité a été blessé au pied, il a été conduit à l’hôpital”, a ajouté le ministère public.Le parquet a ouvert deux enquêtes, toutes deux confiées au 3e district de la police judiciaire parisienne. L’une porte sur les violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée de mission de service public, l’autre concerne les violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée de mission de service public. “J’étais assise, hors de la gare, juste devant l’entrée. J’ai entendu tirer puis des cris… La police est arrivée immédiatement derrière”, a raconté à l’AFP une Russe vivant à Paris témoin de la scène. “C’était à proximité de la station de taxi, j’ai pensé que c’était une dispute entre deux conducteurs mais les gens avaient l’air d’avoir peur, certains couraient…”, a-t-elle aussi relaté. – Commerces fermés -Sur son compte X, le RER C a annoncé en début d’après-midi que la gare de Paris-Austerlitz n’était plus desservie, dans les deux sens de circulation, pour quelques heures en raison de mesures de sécurité.A l’intérieur de la gare, certaines voies restaient tout de même accessibles mais les trains ont du retard. Les commerces, eux, étaient fermés et un périmètre de sécurité a été installé au sein de l’enceinte, a constaté une journaliste de l’AFP.”La circulation des trains reprend progressivement”, lançaient les haut-parleurs en fin d’après-midi. “Pour des mesures de sécurité et de vérification”, un des halls d’Austerlitz, situé côté cour Seine, reste fermé, indiquait à son tour un message sonore diffusé dans la gare quelques minutes plus tard.Le parvis de la gare, située dans le XIIIe arrondissement de la capitale, était dans l’après-midi entièrement fermé au public. Des policiers ainsi que des militaires du plan Vigipirate y étaient déployés.Un camion de pompiers était stationné devant une des entrées de la gare alors que le quai d’Austerlitz était fermé à la circulation, un périmètre de sécurité ayant été installé.

Budget: les socialistes écartent la censure, Bayrou dégaine ses premiers 49.3

Conforté par la décision du PS de ne pas chercher à faire tomber son gouvernement sur les questions budgétaires, François Bayrou a dégainé lundi les premiers 49.3 de son mandat, sans grands risques pour sa survie politique malgré les motions de censure déposées par LFI.”Aucun pays ne peut vivre sans budget et la France moins que tout autre”, a argué le Premier ministre dans l’hémicycle, engageant la responsabilité de son gouvernement sur le projet de budget 2025.Le gouvernement espère ramener par ce texte le déficit public à 5,4% du PIB en 2025, notamment avec de nouvelles recettes, temporaires, sur les ménages les plus aisés et les bénéfices des grandes entreprises, mais aussi des coups de rabot sur les dépenses de plusieurs ministères.Un budget bâti sur des hypothèses “un peu optimistes” de croissance, avec “peu de marges de sécurité”, a estimé le Haut conseil des finances publiques.Les Insoumis ont répondu comme attendu à l’usage de l’article 49.3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote. Ils ont déposé dans la foulée une motion de censure, qui n’aura toutefois aucune chance d’aboutir sans les voix socialistes.Celle-ci devrait être débattue et soumise au vote mercredi. Son rejet entraînerait l’adoption du budget 2025 à l’Assemblée nationale, avant une adoption définitive sans suspense jeudi au Sénat.Deux mois après la chute du gouvernement Barnier, François Bayrou semble ainsi assuré de rester pour le moment à Matignon, même si le RN décidait de censurer. “J’ai donné à Jordan Bardella et Marine Le Pen (…) mon avis, je leur ai dit que ce budget mériterait la censure”, a déclaré lundi soir sur LCI le député et porte-parole RN Jean-Philippe Tanguy. “Mais il y a d’autres considérations.”Le groupe doit trancher mercredi.- “Intérêt général” -Le PS a fait savoir qu’à l’issue de la procédure budgétaire, il déposerait une motion de censure spontanée (article 49.2) en réaction aux propos de François Bayrou sur le “sentiment de submersion” migratoire. Même si plusieurs participants au bureau national jugent qu’elle n’a “aucune chance” de recueillir les voix du RN et de faire tomber le gouvernement.”Ce que nous disons, c’est +oui+ à un budget pour les Français, mais +non+ à ce gouvernement”, a expliqué dans une interview à Libération le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, en défendant une décision guidée par “l’intérêt général”.”Nous sommes fidèles” au Nouveau Front populaire “en demeurant dans une opposition franche”, a-t-il assuré. La décision de non-censure du PS sur le budget acte encore un peu plus de sa rupture avec LFI et accentue les doutes sur l’avenir de l’alliance de gauche.”Le Nouveau Front populaire est réduit d’un parti”, a réagi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.Le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel a, de son côté, fustigé un budget “encore plus austéritaire” que celui de Michel Barnier, lançant un appel au PS: “Si le RN vote la motion de censure”, il suffit que “20-25” socialistes la soutiennent.Mais, selon le groupe PS, l’ensemble de ses députés suivront la décision du bureau national pour le budget de l’Etat et celui de la Sécurité sociale. Une décision importante puisque François Bayrou a rapidement dégainé un deuxième 49.3 lundi, sur une partie de ce second texte, qui avait causé la chute de Michel Barnier en décembre.Une situation rarissime: le dernier Premier ministre ayant invoqué plusieurs fois le 49.3 le même jour était Michel Rocard, il y a près de 35 ans, selon le site de l’Assemblée.- D’autres 49.3 attendus -“C’est une obligation pour nous d’avoir un texte qui permette aux acteurs d’avoir une feuille de route claire”, a justifié le Premier ministre en engageant à nouveau la responsabilité du gouvernement. LFI répondant par une deuxième motion de censure.La ministre du Travail et de la Santé Catherine Vautrin a elle défendu “une première étape” dans le rétablissement des comptes, estimant que le déficit de la Sécu sera “supérieur à 22 milliards d’euros” en 2025.”Le texte que nous allons adopter ne règle aucun des problèmes structurels de nos comptes publics et de nos comptes sociaux”, a alerté le rapporteur général Thibault Bazin, élu du parti Les Républicains (LR).François Bayrou pourrait encore recourir deux fois cette semaine au 49.3 sur d’autres pans de ce projet de budget de la Sécurité sociale, en espérant par la suite une adoption conforme au Sénat autour des 17-18 février.parl-pol/sde/gvy

Malgré la crise, le logement n’est plus une priorité du gouvernement, accuse un rapport

Les signaux de la crise sont au rouge, mais l’année 2024 a presque été “une année blanche” en matière de politique du logement, regrette la Fondation pour le logement des défavorisés dans son rapport annuel, critiquant l'”attentisme” et le “renoncement” du gouvernement.Ce rapport sur l’état du mal-logement publié lundi, dont un chapitre est consacré au handicap, est le 30e de l’ex-Fondation Abbé Pierre, qui a changé de nom fin janvier après les multiples accusations de violences sexuelles visant son fondateur.Avec sept mois “sans ministre du Logement en état de prendre d’importantes décisions”, l’année aura été “presque blanche”, tacle le rapport. Les deux principales mesures prises par le gouvernement, à savoir l’extension du prêt à taux zéro et l’exonération exceptionnelle de droits de succession sur les donations en cas d’achat d’une résidence principale, sont qualifiées d'”assez contestables” car “inégalitaires et peu écologiques”.Le rapport de 342 pages enchaîne les chiffres alarmants, dont celui des 735 personnes mortes dans la rue et âgées en moyenne de 49 ans, un record en douze ans.En 2024, la Fondation évalue à 350.000 le nombre de personnes sans domicile, en hausse de 6% sur un an et de 145% depuis 2012, tandis qu’elle comptabilise 4,2 millions le nombre de personnes mal-logées, qu’elles soient privées de logement ou vivent dans des conditions difficiles.Conséquence directe, 5.000 à 8.000 personnes, dont 1.000 à 3.000 enfants, sont chaque soir refoulées par le 115 faute de place en hébergement d’urgence.Plus de 100.000 personnes vivant dans des lieux de vie informels (squats, bidonvilles) ont par ailleurs été expulsées en 2024, autre record, note la Fondation, qui critique une “posture répressive vouée à l’échec si elle ne s’attaque pas aux causes”.”On a vu en 2024 un durcissement de la crise de la construction, un grippage du marché immobilier, beaucoup d’alertes sur le front du mal-logement (…) et pourtant, du point de vue des politiques publiques, l’année a été marquée par l’attentisme et le renoncement”, a observé devant la presse Christophe Robert, délégué général de la Fondation.-“Assignation à résidence”-“On voit que les préoccupations économiques de relance de l’activité immobilière prennent le pas sur la dimension sociale de la politique du logement, alors qu’on a une crise du logement majeure et qu’il y a besoin de rééquilibrer l’ordre des priorités”, ajoute-t-il.Parallèlement, les demandes de logements sociaux n’ont pas cessé de grimper, avoisinant les 2,8 millions de ménages fin 2024, tandis que les logements sociaux disponibles suivent la pente inverse.Ce tableau noir s’inscrit dans un contexte de paupérisation croissante et de creusement des inégalités, rappellent les auteurs.Le cap du million d’interventions pour impayés a été franchi “pour la première fois” en 2023, presque “deux fois plus qu’en 2020”, avec à la clé des réductions de puissance ou des coupures d’électricité ou de gaz.Le rapport critique par ailleurs les multiples coups de rabot sur le budget de la rénovation, rappelant que la précarité énergétique concerne 12 millions de personnes et que 30% des ménages ont eu froid dans leur logement l’an dernier.Appelant à “changer de cap”, la Fondation pour le logement des défavorisés réitère son souhait de redonner des capacités d’action aux organismes HLM pour relancer la construction et “d’amplifier les mesures de régulation” en généralisant par exemple l’encadrement des loyers.Un chapitre dédié aux personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie dresse par ailleurs un constat “décevant”, vingt ans après la grande loi sur le handicap.Plus précaires que la moyenne, ces personnes sont confrontées à d’importantes difficultés d’accès au logement et sont davantage victimes de discriminations.”Dans le parc locatif privé, il y a des discriminations à tous les étages”, souligne Manuel Domergue, directeur des études, expliquant que beaucoup de propriétaires refusent des dossiers de location notamment par peur de devoir adapter leur logement au handicap.De même, les personnes en situation de handicap ont “14% de chances en moins d’accéder à un logement social”.”Il y a une forme d’assignation à résidence faute de réussir à trouver un logement adapté, ce qui renforce les difficultés à sortir des établissements de soin”, poursuit Manuel Domergue.