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Budget: le RN ne devrait pas voter la censure face au risque “d’instabilité”, affirme Bardella

Le Rassemblement national, qui prendra sa décision mercredi matin, ne devrait pas voter la censure sur le budget pour ne pas aggraver “l’instabilité”, a affirmé mardi le patron du parti Jordan Bardella sur Europe1/Cnews.”Il faut éviter l’incertitude parce qu’il y a beaucoup de nos compatriotes, alors que l’année 2025 est engagée, qui sont extrêmement inquiets d’une instabilité qui pourrait s’installer dans la durée”, a justifié M. Bardella.”Cette instabilité pourrait avoir des conséquences plus lourdes pour l’économie que lors de la précédente censure au mois de décembre du gouvernement Barnier”, a-t-il expliqué. Tout en estimant avoir “arraché des victoires” sur le budget, comme le prix de l’électricité, M. Bardella a maintenu que “c’est un mauvais budget qui demande des efforts toujours aux mêmes et ne fait pas les bonnes économies”.Mais “on peut parfaitement distinguer la critique politique qu’on peut faire d’un budget et le fait de renverser la table (…) Il faut bien un budget”, a-t-il insisté. M. Bardella a en outre souligné que cette censure n’avait “mathématiquement” aucune chance d’être adoptée après le refus des socialistes de la voter.En revanche, M. Bardella n’a pas exclu que le gouvernement puisse ensuite “tomber sur un autre sujet”.Mais il n’a pas été interrogé sur le fait de savoir si le RN pourrait voter le motion de censure “spontanée” que compte déposer la semaine prochaine le PS sur la politique migratoire du gouvernement. 

L’aspartame dans le collimateur de Foodwatch et de la Ligue contre le cancer

L’ONG Foodwatch, l’association française la Ligue contre le cancer et l’application française de nutrition Yuka ont lancé mardi une pétition conjointe visant l’interdiction de l’aspartame, un édulcorant sucrant controversé car possiblement dangereux pour la santé. Objectif affiché de cette pétition, diffusée dans onze pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse) : “Faire pression sur les institutions européennes afin d’interdire cet additif et demander aux Etats membres de l’Union Européenne d’agir” en précaution, peut-on lire dans un communiqué commun.Présent, selon Foodwatch, dans plus de 6.000 produits et notamment ceux dits allégés comme certains sodas sans sucres, yaourts 0% ou encore chewing-gums, l’aspartame est autorisé depuis 1988 en France et suscite des débats quant aux risques que cet édulcorant artificiel pourrait faire peser sur la santé. En 2023, l’Organisation mondiale de la Santé l’a classé comme “peut-être cancérogène pour l’homme”. Selon Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer, cité dans le communiqué commun, il n’y a “aucune raison de permettre que les gens soient exposés à un risque de cancer tout à fait évitable” et “nous demandons à nos décideurs politiques de prendre leurs responsabilités et de l’interdire”. D’autres études ont noté des risques liés au diabète ou encore d’accouchement prématuré en lien avec la consommation d’aspartame. L’additif, repérable sur les étiquettes à son numéro E 951, a été réévalué en 2013 par l’EFSA, l’Agence européenne de sécurité des aliments chargée d’évaluer les produits sur le marché alimentaire européen, sans être remis en cause.Mais Foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka s’inquiètent de “conflits d’intérêts”, ont-elles relevé dans leur communiqué.En effet, d’après un rapport de Foodwatch sur l’aspartame également publié mardi, “près des trois-quarts des études sur l’aspartame considérées comme fiables par l’EFSA ont été financées ou influencées par l’industrie (agroalimentaire), ce qui remet en cause la crédibilité de l’évaluation des risques, et donc de l’approbation de l’aspartame” par l’institution européenne. Fin 2019, ces trois entités de défense des consommateurs et de la santé avaient déjà lancé ensemble une campagne contre les sels de nitrites dans l’alimentation du fait de leur rôle dans l’apparition de certains cancers digestifs, suivie d’effets chez certains industriels qui avaient modifié leurs recettes. 

Cancer du col de l’utérus: la prévention progresse, les inégalités persistent

Face au cancer du col de l’utérus, la vaccination contre l’infection au papillomavirus -principale cause de la maladie – et le dépistage progressent doucement en France, mais pâtissent encore de freins territoriaux, socioéconomiques ou culturels, soulignent des études publiées mardi.Avec plus de 3.100 nouveaux cas et plus de 1.100 décès chaque année dans le pays, ce cancer “reste un problème de santé publique majeur”, qui serait “évitable grâce à la vaccination anti-HPV et au dépistage”, résume Santé publique France à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer.La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV), qui cible les types du virus responsables de la plupart des cancers du col de l’utérus, prévient jusqu’à 90% des infections HPV à l’origine de cancers. En France, cette mesure de prévention est recommandée pour les adolescentes -depuis 2017 – et les adolescents – depuis 2021- de 11 à 14 ans révolus, avec un rattrapage possible entre 15 et 19 ans.Et depuis l’année scolaire 2023-2024, les élèves de 5ème peuvent être vaccinés, sous réserve d’une autorisation de leurs deux parents, dans tous les collèges publics et les établissements privés volontaires.La vaccination anti-HPV a progressé ces dernières années.En 2023, la couverture vaccinale était estimée à 54,6% pour au moins une dose chez les filles de 15 ans (+6,8 points par rapport à 2022, +8,8 par rapport à 2021), et à 44,7% pour deux doses chez celles âgées de 16 ans (+3,2 points et +7,2 respectivement), selon SPF.Cependant, “des disparités territoriales importantes (…) subsistent, “notamment dans le sud de la France et les départements et régions d’Outre-mer”, où les niveaux de vaccination sont les plus faibles, observe l’agence.Comme la vaccination n’élimine pas totalement le risque de développer un cancer du col de l’utérus, parfois lié à d’autres facteurs (tabagisme, maladies sexuellement transmissibles…), un dépistage national est organisé depuis 2019 pour repérer le plus tôt possible d’éventuelles lésions précancéreuses, les surveiller ou les traiter avant leur mue en cancer. Il comprend un frottis du col de l’utérus tous les trois ans pour les femmes de 25 à 29 ans (après deux tests normaux à un an d’intervalle) à la recherche d’anomalies, puis un test tous les cinq ans entre 30 et 65 ans pour rechercher le virus HPV. – Disparités -Le cancer du col de l’utérus peut être guéri s’il est diagnostiqué à un stade précoce et traité rapidement.Pour le dépistage, la participation a globalement un peu augmenté en France: le taux de couverture triennal a atteint 59,5% entre 2020 et 2022, contre 57,9% entre 2010 et 2015, avant son démarrage. Cela reste cependant loin des objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la santé et par l’Europe.Et, comme pour la vaccination, des disparités perdurent.Si les invitations semblent avoir amélioré l’accès des 60-65 ans, “des disparités dans le recours au dépistage persistent entre les jeunes adultes et les femmes plus âgées”, selon l’étude.Et “des disparités régionales notables subsistent”, notamment pour le dépistage sur invitation qui n’a parfois pas compensé le recul du “dépistage spontané”, par exemple en Normandie, Grand Est, Corse, Guadeloupe.”Les inégalités territoriales peuvent être intrinsèquement liées aux inégalités socioéconomiques”, avec notamment des différences d’accès à l’information et aux professionnels de santé, observe Santé publique France, qui évoque aussi “des freins culturels, notamment autour de la sexualité”.Le vaccin anti-HPV est notamment la cible, en France comme à l’étranger, de milieux religieux opposés à aborder la sexualité avec de jeunes adolescents.”De nombreuses expériences internationales ont montré que les programmes de vaccination au collège permettaient d’augmenter la couverture vaccinale chez les adolescents”, et parfois, mais pas toujours, de réduire à eux seuls les inégalités, selon SpF.Côté dépistages, l’Institut national du cancer et l’Assurance maladie avaient souhaité il y a un an “mettre les bouchées doubles” pour améliorer la participation aux programmes contre les cancers du sein, colorectal et du col de l’utérus.Dans le monde, plusieurs pays riches, où la couverture vaccinale anti-HPV avoisine 80%, semblent partis pour éradiquer dans quelques années les infections liées au papillomavirus humain, à commencer par l’Australie, qui vise une quasi disparition du cancer du col de l’utérus d’ici 2035.  Les pays d’Europe du Nord, le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis suivent ce chemin. 

China slaps tariffs on US energy, vehicles in trade war sparring

China said Tuesday it would slap tariffs on imports of US energy, vehicles and equipment, firing a return salvo in an escalating trade war between the world’s two biggest economies.US President Donald Trump on Saturday announced sweeping measures against major trade partners including Canada and Mexico, with goods from China facing an additional 10 percent …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Laver les bouteilles et les réutiliser plutôt que les casser pour les recycler

Une petite coopérative engagée vient de réussir, avec des moyens limités, à ouvrir près de Toulouse une usine de lavage de bouteilles en verre qui permet leur réemploi, un procédé plus respectueux de l’environnement et moins consommateur d’énergie que le recyclage.”Au lieu de casser une bouteille pour la faire fondre dans des fours très énergivores, on la lave. Cela permet d’économiser 80% de CO2″, résume Jodie Martin, 34 ans, directrice de Consign’Up, la voix couverte par le bruit de l’énorme laveuse achetée d’occasion en Italie.Les cinq autres personnes qui travaillent pour la coopérative, dont quatre femmes de moins de 30 ans, s’affairent dans le froid du hangar, à Portet-sur-Garonne, casques anti-bruit aux oreilles, autour des machines ou tapis roulants transportant les bouteilles en file indienne.Deux d’entre elles poussent des caisses grillagées à roulettes contenant des centaines de bouteilles sales récupérées par les magasins partenaires après avoir été consignées à 30 centimes l’unité, une pratique autrefois répandue en France, qui a disparu dans les années 80.Introduites manuellement dans la laveuse de plus de 6,5 mètres de long et 2,5 mètres de haut, ces bouteilles y “sont trempées dans un bain à 80°, désinfectées, puis rincées trois fois”, détaille en souriant Charlotte Rabinovitch, 26 ans, responsable technique de la coopérative.- Trente utilisations -Après un séchage automatique, l’œil humain est mis à contribution: “Devant ce tableau lumineux, on va scruter chaque bouteille pour s’assurer qu’il n’y a pas de résidu, d’étiquette ou d’ébrèchement”, explique Jodie Martin, blouse blanche et charlotte réglementaire sur la tête.Enfin, les bouteilles sont mises en palette et recouvertes d’un tissu en plastique que Charlotte Rabinovitch, ingénieure agronome de formation, scelle au chalumeau.Ce procédé permet de réutiliser un contenant jusqu’à 30 fois, alors que la fabrication de bouteilles en verre recyclé nécessite une température de plus de 1.000° pendant plusieurs heures et l’ajout de matières premières vierges, souligne Jodie Martin.Des études de l’Agence de la transition écologique (Ademe), dont notamment une datant de 2023, font aussi ressortir l’intérêt écologique de la réutilisation des contenants en verre.C’est également le cas de celle, souvent citée par les professionnels du secteur, réalisée en 2009 en Alsace, selon laquelle le réemploi peut permettre d’économiser 76% d’énergie et produire 79% de gaz à effet de serre en moins.Cependant, observe Jodie Martin, le recyclage est davantage aidé que le réemploi.Ainsi, la coopérative doit augmenter rapidement son activité pour atteindre son seuil de rentabilité. Elle espère passer des 500.000 bouteilles de vin, bière ou jus de fruits qu’elle compte laver en 2025 à plus d’un million en 2026.- Besoin de soutien -Dans ce contexte, poursuit Jodie Martin, les éco-organismes, comme Citeo, qui perçoivent des contributions des entreprises pour organiser le traitement des déchets et limiter leur volume “commencent à nous soutenir, mais on a besoin que ce soutien se développe”.Depuis 2023, Citeo consacre annuellement 5% des contributions perçues au développement du réemploi, selon l’éco-organisme.D’une manière générale, pour le réemploi des emballages en France, “on est sur une trajectoire qui monte, mais pas à la hauteur des objectifs. Il faut encore progresser”, explique à l’AFP Véronique Mathevon, chargée de l’économie circulaire à l’Ademe Occitanie.”En 2023, tout emballage confondu, l’objectif de réemploi était de 5% au niveau national, mais on était plutôt à 2,5%”, note-t-elle, précisant que le réemploi du verre, bien que plus important que celui d’autres matières, reste loin derrière le recyclage.”On attend un peu plus de mobilisation du gouvernement”, résume Cloé David, 24 ans, responsable de la logistique, alors qu’elle apporte une palette à des livreurs. Également ingénieure agronome de formation, elle tient beaucoup aux “valeurs” de la coopérative: “Plus que la rentabilité, on cherche à avoir un projet qui ait du sens”.”Partager ces valeurs nous a permis de créer une cohésion d’équipe vraiment très forte”, conclut-elle, enthousiaste.

China hits back at US with levies as Trump tariffs come in force

China said Tuesday it would impose tariffs of 15 percent on imports of coal and liquefied natural gas from the United States, in retaliation for Washington’s 10 percent levies on Chinese goods.Beijing’s finance ministry also unveiled 10 percent tariffs on imports from the United States of crude oil, agricultural machinery, large-displacement vehicles and pickup trucks.The …

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Juliette Binoche présidera le jury du 78e Festival de Cannes en mai

Le Festival de Cannes a choisi l’un des visages les plus connus du cinéma français dans le monde et une personnalité engagée, l’actrice Juliette Binoche, pour présider le jury de sa 78e édition, du 13 au 24 mai.L’actrice de 60 ans succède à la réalisatrice de “Barbie”, Greta Gerwig, présidente l’an dernier. Cette dernière avait décerné la Palme d’or au film américain “Anora” de Sean Baker.”Pour la deuxième fois dans l’histoire du festival, deux artistes féminines se transmettront ce prestigieux flambeau” de la présidence du jury, ont souligné les organisateurs dans un communiqué. Le précédent remontait aux années 1960, quand l’icône du cinéma italien Sophia Loren avait succédé à Olivia de Havilland (“Autant en emporte le vent”…).Six décennies plus tard, avec Juliette Binoche, le plus grand rendez-vous mondial du cinéma choisit l’une des stars françaises les plus connues à l’international, appréciée du public comme de la critique.Elle est l’une des rares à avoir réussi le triplé : primée à Cannes pour “Copie conforme” de l’Iranien Abbas Kiarostami, mais aussi à la Mostra de Venise et à la Berlinale. Elle fait également partie des quelques Français à avoir décroché un Oscar, en 1997 et dans un second rôle, pour “Le Patient anglais”.Juliette Binoche, qui a travaillé avec les Français Jean-Luc Godard et Leos Carax, mais aussi le Polonais Krzysztof Kieslowski, le Canadien David Cronenberg ou l’Autrichien Michael Haneke, est une habituée du Festival de Cannes, dont elle a foulé le tapis rouge dès 1985 pour “Rendez-vous” d’André Téchiné, qui l’a révélée.- Artiste engagée -“J’attends avec impatience le partage de ces moments de vie avec les membres du jury et le public. En 1985, je montais les marches pour la première fois avec l’enthousiasme et l’incertitude d’une jeune actrice. Je n’imaginais pas revenir 40 ans après dans ce rôle honorifique de présidente du jury. J’en pèse le privilège, la responsabilité et la nécessité absolue d’humilité”, a-t-elle déclaré dans le communiqué.Avec elle, le Festival fait le choix d’une artiste citoyenne engagée, qui n’hésite pas à multiplier les prises de position politique à gauche, pour les droits humains et les femmes en Iran, l’écologie ou les personnes sans-papiers.Ces derniers jours, elle signait encore un appel “Debout pour la culture” contre les coupes budgétaires prévues par le gouvernement français dans ce secteur.Dans le mouvement #MeToo qui rebat les cartes du cinéma mondial ces dernières années et n’épargne pas les festivals, elle se place du côté de ceux qui dénoncent les violences sexuelles. Celle qui a connu le cinéma des années 1980 et 1990, souvent marqué par la toute-puissance du réalisateur, a appelé récemment les hommes à briser aussi le silence sur ce sujet.A 99 jours de l’ouverture, le Festival doit constituer le restant du jury. L’annonce des films retenus en compétition officielle est attendue mi-avril.