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La rénovation urbaine doit redevenir une “priorité politique”, plaide Patrice Vergriete

Le nouveau patron de l’Anru, l’agence qui pilote depuis vingt ans la transformation des quartiers populaires, souhaite remettre la question de la rénovation urbaine au coeur des priorités politiques et enclencher un troisième programme Anru.Nommé vendredi à la tête de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, Patrice Vergriete a effectué mardi son premier déplacement à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dont l’intercommunalité abrite “le plus grand projet Anru de France”, selon son président Mathieu Hanotin. “Aujourd’hui, la rénovation urbaine n’est pas à l’agenda politique et mon job est de le remettre à l’agenda”, a déclaré l’ex-ministre du Logement puis des Transports dans un entretien à l’AFP.”Est-ce qu’on veut des quartiers relégués ou une ville équilibrée, capable d’anticiper le changement climatique ?”, interroge le premier édile de Dunkerque (Nord), qui entend conserver son mandat. Née en 2004 sous l’impulsion de l’ex-ministre de la Ville Jean-Louis Borloo, l’Anru est connue pour ses spectaculaires opérations de démolition-reconstruction de tours et barres d’immeubles, dont l’objectif est de désenclaver les quartiers populaires pour améliorer la qualité de vie et la sécurité de leurs habitants. Elle intervient aujourd’hui de plus en plus sur la réhabilitation du bâti existant ainsi que sur la transformation de l’espace public et la création de nouveaux équipements.En vingt ans, deux grands programmes se sont succédé, dont le dernier (NPNRU), doté de 12 milliards d’euros, doit s’achever en 2030. Un rapport très attendu sur l’avenir de l’agence doit par ailleurs être rendu public ce mois-ci.”Il ne doit pas y avoir de débat sur le prolongement de l’Anru et je souhaite qu’il y ait une Anru 3″, plaide Patrice Vergriete, pour qui cette agence “a largement démontré son utilité en changeant la vie des gens”.Les débats sur son avenir portent à la fois sur son périmètre d’action et son mode de financement. Le NPNRU est aujourd’hui financé par l’organisme paritaire Action logement (8,4 milliards d’euros), ainsi que par les bailleurs sociaux (2,4 milliards d’euros) et l’Etat (1,2 milliard).- Ambiguïté -L’Anru doit-elle par ailleurs continuer à se concentrer sur les seuls quartiers prioritaires? Ou bien faut-il l’élargir à la résorption de l’habitat indigne dans les villes hors quartiers prioritaires, voire à la relocalisation d’habitations menacées par l’érosion côtière? “Il y a une forme d’ambiguïté dans le terme de rénovation urbaine parce qu’aujourd’hui la rénovation ne concerne que les quartiers +politique de la ville+ mais vous pouvez aussi en faire là où il y a beaucoup de logements vacants”, reconnaît Patrice Vergriete. Sur ce point, le nouveau président de l’Anru ne souhaite pas “préempter les débats en imposant (sa) vision”, mais plutôt “être l’artisan du rapprochement des différents points de vue”, seul moyen selon lui de décrocher des financements à la hauteur des enjeux.Sur le terrain, des élus se plaignent de voir arriver au compte-goutte les crédits Anru pour des raisons budgétaires, retardant certains projets.Au départ inexistant, le budget de l’agence pour 2025 sera finalement abondé à hauteur de 50 millions d’euros.”Je pense qu’il y a une prise de conscience du fait que l’État devra aussi faire sa part”, commente M. Vergriete, pour qui “cette participation devra augmenter en 2026”.Interrogé sur le bilan de l’agence, critiqué après les émeutes déclenchées à l’été 2023 par la mort du jeune Nahel à Nanterre, l’ex-ministre du Logement le juge au contraire “très positif”.”S’il n’y avait pas de politique de la ville, la situation serait bien pire”, balaye-t-il en rappelant que les émeutes n’ont pas touché que des quartiers prioritaires.”L’Anru est un succès pour la transformation de l’urbain, mais ce n’est peut-être pas vrai du volet social qui a été le parent pauvre de la politique de la ville”, estime-t-il.Quant à l’objectif d’améliorer la mixité sociale dans les quartiers, l’une des promesses initiales de l’Anru, le maire de Dunkerque trouve que cette dernière “n’a pas échoué”.”Passer d’un quartier qui concentre les difficultés sociales à un quartier populaire qui se banalise, c’est déjà un progrès gigantesque et la diversification du peuplement viendra dans le temps”, juge-t-il en rappelant “qu’il faut parfois 50 ans pour changer l’image d’un quartier”.

US freezes funding contributions to Haiti multinational security force: UN

The United States has frozen its financial contributions to a United Nations fund for a multinational security support mission in Haiti, a UN spokesperson said, a move that would stop $13.3 million in pending aid.”We received an official notification from the US asking for an immediate stop work order on their contribution” to the trust …

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Viols de Mazan: la fille de Gisèle Pelicot va publier un nouveau livre

Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, déjà autrice d’un livre sur l’affaire de Mazan, va en publier un deuxième au sujet des victimes de viol “qui n’ont ni preuves ni souvenirs”, a annoncé son éditeur mercredi.”Pour que l’on se souvienne” doit paraître le 5 mars aux éditions JC Lattès.”Caroline Darian, la fille de la victime et du bourreau, nous offre son regard unique sur cette tragédie, révèle l’inachevé de l’enquête, et poursuit sans relâche son combat contre la soumission chimique et pour la manifestation de la vérité”, lit-on dans la présentation de l’ouvrage.Le procès des viols de Mazan, à Avignon, s’est achevé en décembre par la condamnation pour viols de 51 hommes, dont Dominique Pelicot, le père de Caroline Darian.Cette dernière avait donné son point de vue sur cette affaire dans un premier livre en 2022, intitulé “Et j’ai cessé de t’appeler papa”.Lors du procès à Avignon, elle a redit sa conviction d’avoir elle aussi été victime de son père, en raison de photos d’elle inconsciente, dans des sous-vêtements qu’elle ne reconnaît pas. Mais elle n’a pas été reconnue comme telle.Gisèle Pelicot doit elle aussi publier un récit de l’affaire. Elle négocie avec les éditions Flammarion pour le faire, a indiqué à l’AFP cette maison d’édition mercredi, précisant que le contrat n’était pas signé.Le procès en appel des viols de Mazan se tiendra devant la cour d’assises du Gard, à Nîmes, du 6 octobre au 21 novembre, a annoncé la cour d’appel de Nîmes mardi.Principal accusé au premier procès devant la cour criminelle de Vaucluse, Dominique Pelicot, condamné à 20 ans de réclusion criminelle, ne sera pas rejugé et sera seulement présent comme témoin, n’ayant pas fait appel, contrairement à 17 de ses 50 coaccusés, ces hommes qu’il avait recrutés sur internet pour venir violer son épouse, droguée aux anxiolytiques.

Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie, est arrivé en France

Serge Atlaoui, Français condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue en 2007, est arrivé en France mercredi matin dans un vol en provenance d’Amsterdam, avant d’être conduit au tribunal de Bobigny où lui sera notifiée son incarcération.M. Atlaoui est arrivé en France peu après 10H00 à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, selon une source aéroportuaire.Après son arrivée, il doit être pris en charge par l’administration pénitentiaire pour être amené au tribunal judiciaire de Bobigny, compétent pour l’aéroport.Il y sera “présenté au procureur qui lui notifiera son incarcération en France en exécution de sa peine”, d’après le parquet de Bobigny.”Il sera ensuite conduit directement dans un établissement pénitentiaire déterminé par l’administration pénitentiaire”, a poursuivi la même source.Serge Atlaoui, 61 ans, a quitté l’Indonésie mardi à 19H35 heures locales (12H35 GMT) après avoir été extrait de la prison de Salemba à Jakarta. Il est escorté par trois policiers français.Avant son départ, il a dû participer à une conférence de presse à l’aéroport de Jakarta, aux côtés de l’ambassadeur de France Fabien Penone et d’un responsable au ministère indonésien en charge des Affaires juridiques et des droits humains, I Nyoman Gede Surya Mataram.Masque sur la bouche et casquette noire, le Français est resté muet durant toute la conférence.En 2005, cet artisan soudeur avait été arrêté dans une usine où des dizaines de kilos de drogue avaient été découverts et les autorités l’avaient accusé d’être un “chimiste”.Venu de Metz, ce père de quatre enfants, s’est toujours défendu d’être un trafiquant de drogue, affirmant qu’il n’avait fait qu’installer des machines industrielles dans ce qu’il croyait être une usine d’acrylique. Initialement condamné à la prison à vie, il avait vu la Cour suprême alourdir la sentence et le condamner à la peine capitale en appel.Il devait être exécuté aux côtés de huit autres condamnés en 2015, mais a obtenu un sursis après que Paris a intensifié la pression.- “Raisons humanitaires” -Demandé officiellement le 4 novembre par la France, son retour a été rendu possible par la signature d’un accord le 24 janvier entre les ministres français de la Justice Gérald Darmanin et indonésien Yusril Ihza Mahendra.Dans cet accord, Jakarta explique avoir décidé de “ne pas exécuter” le prisonnier et d’autoriser son retour pour “raisons humanitaires” car “il est malade”. M. Atlaoui a suivi chaque semaine un traitement, ces derniers temps, dans un hôpital proche de sa prison.”Je me réjouis que le combat que nous avons mené se solde par la victoire de la vie sur la mort”, avait réagi mardi auprès de l’AFP son avocat, Me Richard Sédillot. “Je vais maintenant m’employer à faire en sorte que la peine soit adaptée dans des conditions qui permettront sa mise en liberté”.L’affaire avait fait grand bruit en Indonésie, où la législation antidrogue est l’une des plus sévères du monde. Mais aussi en France où de nombreuses personnalités, dont la chanteuse franco-indonésienne Anggun, s’étaient mobilisées pour le soutenir.L’Indonésie qui n’a plus procédé à une exécution depuis 2016, compte actuellement au moins 530 condamnés dans le couloir de la mort, selon l’association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.Parmi eux, plus de 90 étrangers, dont au moins une femme, selon le ministère de l’Immigration et des services correctionnels.D’après l’association française Ensemble contre la peine de mort, outre M. Atlaoui, au moins quatre Français sont actuellement condamnés à mort dans le monde: deux hommes au Maroc, un en Chine ainsi qu’une femme en Algérie.

Hamas rejects Trump proposal to take over Gaza, move Palestinians

Palestinian militant group Hamas lashed out Wednesday at President Donald Trump’s shock proposal for the United States to take over the Gaza Strip and resettle its people in other countries, seemingly whether they want to leave or not.Trump made his announcement to audible gasps during a joint press conference with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, …

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Bayrou affronte deux motions de censure, vouées à l’échec

Après son recours à l’article 49.3 sur les budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, François Bayrou affronte mercredi deux nouvelles motions de censure, destinées à échouer faute des voix des socialistes et du Rassemblement national.A partir de 15H30, l’Assemblée nationale examinera une première motion de La France insoumise, contre le 49.3 de François Bayrou pour faire adopter sans vote le projet de budget de l’État pour 2025.L’objectif affiché par l’exécutif est de ramener, avec ce texte, le déficit public à 5,4% du PIB. Avec pour cela de nouvelles recettes grâce notamment à des contributions exceptionnelles sur les ménages les plus aisés et les bénéfices des grandes entreprises, mais aussi des coupes dans les dépenses de plusieurs ministères.Face au Premier ministre, qui défendra la nécessité pour la France d’envoyer “un signal de responsabilité”, Aurélie Trouvé (LFI) dénoncera un budget “catastrophe pour l’économie”, appelant à censurer.L’essentiel des écologistes et communistes devraient abonder, mais la censure sera impossible en l’absence des voix du PS, qui négocie depuis des semaines avec le gouvernement pour revoir les budgets.S’il considère que la copie n’est pas bonne, le groupe socialiste a acté qu’il ne censurerait pas au nom de “l’intérêt général” d’avoir un budget. Quelques députés pourraient toutefois braver la consigne, anticipent des sources internes au groupe.- “divergence stratégique” -Le président du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud a assumé “une divergence stratégique” avec LFI. “Pour eux, c’est tout ou rien. Et finalement, ils préfèrent que ce soit rien pour les Français”, a-t-il argumenté sur franceinfo, mettant en avant les concessions obtenues sur la non-suppression des 4.000 postes dans l’Education nationale ou le milliard supplémentaire pour l’hôpital.Mais pour le président Insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel, en décidant de ne pas censurer, les socialistes “sont en soutien” au gouvernement. Une position que ne partagent pas les cadres écologistes.De leur côté, s’ils fustigent le texte, le Rassemblement national et ses alliés ciottistes ne devraient également pas s’associer à une motion aux “conséquences plus lourdes pour l’économie” que celle qui a entraîné la chute du gouvernement de Michel Barnier, selon Jordan Bardella.Le vice-président du RN Sébastien Chenu a aussi justifié sur BFMTV/RMC le choix de son parti par le fait “qu’il n’y a plus d’enjeux” après la décision du PS.Le rejet attendu de la motion de censure vaudra adoption à l’Assemblée nationale du budget, avant un dernier vote sans suspense au Sénat le lendemain.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a promis sur France inter de suivre rigoureusement “l’exécution budgétaire” au fil de l’année 2025 pour que “nous soyons en capacité de tenir cette cible de 5,4%” et tirer “les leçons de ce qui s’est passé l’année dernière” lorsque l’exécutif avait laissé déraper le déficit.- Tunnel de motions -Mercredi, en fin d’après-midi, les députés examineront une deuxième motion de censure, contre le 49.3 déclenché cette fois sur le budget de la Sécurité sociale. Mais là encore les voix socialistes et du RN, devraient manquer pour atteindre les 289 suffrages nécessaires.Et dans cette journée chargée, François Bayrou devrait ensuite déclencher un autre 49.3, puis encore un autre en fin de semaine ou en début de semaine prochaine, toujours sur le budget de la Sécurité sociale, qui avait coûté son poste à Michel Barnier. Avec donc au total, quatre censures à esquiver, voire cinq.Car après celles de LFI sur les budgets, les socialistes entendent en déposer une sur “les valeurs républicaines” et contre la “trumpisation du débat public”, en réaction notamment aux propos de François Bayrou sur le “sentiment de submersion” migratoire. Une nouvelle motion qui questionne un député MoDem, qui se demande ce qu’en fera le Rassemblement national: “il faut toujours être prudent”. Une “balle à blanc” pour LFI, qui n’imagine pas le RN la voter quand celui-ci exige du gouvernement de nouvelles mesures sur l’immigration. Ce qu’a laissé entendre Sébastien Chenu: il ne voit pas l’intérêt de faire tomber le gouvernement “jusqu’à ce qu’il y ait la possibilité de déclencher de nouvelles élections”, c’est-à-dire jusqu’à une éventuelle dissolution de l’Assemblée impossible avant l’été prochain.En revanche, “dès qu’on peut retourner devant les électeurs, il faut retourner devant les électeurs”, a-t-il insisté.Cela pourrait donc laisser quelques mois à François Bayrou qui souhaite s’attaquer à “la réforme de l’État dès le lendemain de l’adoption” de “l’Himalaya” du budget. Reconnaissant qu’avant cela il y a encore “des crevasses” à franchir.sac-parl-far-brk/sde/pta

Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie, arrive en France

Serge Atlaoui, Français condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue en 2007, doit arriver mercredi en France où il sera incarcéré après un passage par le tribunal de Bobigny.A son arrivée à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, prévue aux alentours de 10H00 (09H00 GMT), il sera directement pris en charge par des agents de l’administration pénitentiaire puis amené au tribunal judiciaire de Bobigny, compétent pour l’aéroport, a indiqué une source proche du dossier. Au tribunal, il sera “présenté au procureur qui lui notifiera son incarcération en France en exécution de sa peine”, d’après le parquet de Bobigny.”Il sera ensuite conduit directement dans un établissement pénitentiaire déterminé par l’administration pénitentiaire”, a poursuivi la même source.Serge Atlaoui, 61 ans, a quitté l’Indonésie mardi à 19H35 heures locales (12H35 GMT) après avoir été extrait de la prison de Salemba à Jakarta.  Il est escorté par trois policiers français.Avant son départ, il a dû participer à une conférence de presse à l’aéroport de Jakarta, aux côtés de l’ambassadeur de France Fabien Penone et d’un responsable au ministère indonésien en charge des Affaires juridiques et des droits humains, I Nyoman Gede Surya Mataram.Masque sur la bouche et casquette noire, le Français est resté muet durant toute la conférence.En 2005, cet artisan soudeur avait été arrêté dans une usine où des dizaines de kilos de drogue avaient été découverts et les autorités l’avaient accusé d’être un “chimiste”.Venu de Metz, ce père de quatre enfants, s’est toujours défendu d’être un trafiquant de drogue, affirmant qu’il n’avait fait qu’installer des machines industrielles dans ce qu’il croyait être une usine d’acrylique. Initialement condamné à la prison à vie, il avait vu la Cour suprême alourdir la sentence et le condamner à la peine capitale en appel.Il devait être exécuté aux côtés de huit autres condamnés en 2015, mais a obtenu un sursis après que Paris a intensifié la pression.- “Raisons humanitaires” -Demandé officiellement le 4 novembre par la France, son retour a été rendu possible par la signature d’un accord le 24 janvier entre les ministres français de la Justice Gérald Darmanin et indonésien Yusril Ihza Mahendra.Dans cet accord, Jakarta explique avoir décidé de “ne pas exécuter” le prisonnier et d’autoriser son retour pour “raisons humanitaires” car “il est malade”. M. Atlaoui a suivi chaque semaine un traitement, ces derniers temps, dans un hôpital proche de sa prison.”Je me réjouis que le combat que nous avons mené se solde par la victoire de la vie sur la mort”, avait réagi mardi auprès de l’AFP son avocat Richard Sédillot. “Je vais maintenant m’employer à faire en sorte que la peine soit adaptée dans des conditions qui permettront sa mise en liberté”.L’affaire avait fait grand bruit en Indonésie, où la législation antidrogue est l’une des plus sévères du monde. Mais aussi en France où de nombreuses personnalités, dont la chanteuse franco-indonésienne Anggun, s’étaient mobilisées pour le soutenir.L’Indonésie qui n’a plus procédé à une exécution depuis 2016, compte actuellement au moins 530 condamnés dans le couloir de la mort, selon l’association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.Parmi eux, plus de 90 étrangers, dont au moins une femme, selon le ministère de l’Immigration et des services correctionnels.D’après l’association française Ensemble contre la peine de mort, outre M. Atlaoui, au moins quatre Français sont actuellement condamnés à mort dans le monde: deux hommes au Maroc, un en Chine ainsi qu’une femme en Algérie.

La Citroën DS fête ses 70 ans à Rétromobile

La Citroën DS, voiture des présidents, “objet parfaitement magique”, va fêter ses 70 ans au salon Rétromobile, qui ouvre ses portes mercredi à Paris.Révélée le 6 octobre 1955 au Grand Palais, lors du Mondial de l’automobile de Paris, la DS surprend alors par ses lignes avant-gardistes, très aérodynamiques.Elégante, rapide, elle inaugure également un système hydropneumatique (avec de l’huile à haute pression) qui rend ses suspensions très confortables et lui permet de freiner fort. André Lefèbvre, ingénieur aéronautique de formation, et Paul Magès, créateur du système de suspension, y ont travaillé avec le designer et sculpteur Flaminio Bertoni, déjà connu pour les lignes affûtées de la Citroën Traction Avant. Assemblée dans l’usine parisienne de Javel mais aussi en Grande-Bretagne, en Belgique et en Afrique du Sud, la DS a été un des grands succès de Citroën, produite à 1.456.115 exemplaires jusqu’en 1975, selon Citroën.L’écrivain et sémiologue Roland Barthes la cite en symbole de l’automobile “consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s’approprie en elle un objet parfaitement magique”.Selon lui, “la +Déesse+ a tous les caractères (du moins le public commence-t-il par les lui prêter unanimement) d’un de ces objets descendus d’un autre univers, qui ont alimenté la néomanie (passion de la nouveauté) du XVIIIe siècle et celle de notre science-fiction”.”La vitesse s’exprime ici dans des signes moins agressifs, moins sportifs, comme si elle passait d’une forme héroïque à une forme classique. (…) La Déesse est visiblement exaltation de la vitre, et la tôle n’y est qu’une base”, poursuit Roland Barthes dans ses “Mythologies” (1957).La DS est rapide, en effet, et gagne le rallye de Monaco en 1959 et 1966, mais c’est aussi une star qui apparait dans de nombreux films, avec Alain Delon dans “Le Samouraï” (1967), ou avec Louis de Funès dans “Rabbi Jacob” (1973). Elle transporte plusieurs chefs d’Etat, dont le général de Gaulle, qui survit en DS à l’attentat du Petit-Clamart en 1962.Fin 1968, l’Elysée en commande une version d’apparat: son cahier des charges prévoit qu’elle soit plus longue que la Lincoln alors utilisée par le président des Etats-Unis, selon Citroën.La DS est devenue désormais un des modèles favoris des collectionneurs, s’échangeant à partir de 20.000 euros pour un exemplaire en bon état, et jusqu’à près de 340.000 euros aux enchères en 2009 à Paris, pour une des dernières DS cabriolet, datant de 1973. -“DS Ballons”-Au moins douze de ces DS vont trôner au salon de la voiture de collection Rétromobile, de mercredi à dimanche à la Porte de Versailles, dans le sud de la capitale.La “DS Ballons”, qui repose sur quatre ballons imposants remplaçant ses roues, va également revivre. Imaginée en 1959 par Citroën pour faire promouvoir sa suspension innovante, elle a été reconstruite par les élèves de l’École nationale des professions de l’automobile et de la mobilité (Garac).Entre les nombreuses voitures proposées aux enchères et les stands des clubs de passionnés, le salon rend aussi hommage cette année aux écuries de Formule 1 françaises avec plusieurs voitures Matra, Ligier ou Williams Renault.Renault y présente d’ailleurs un prototype de monoplace électrique inédit, la “Filante Record 2025”, qui vise à établir un record d’autonomie au premier semestre 2025 avec son profil très long et très bas. D’autres constructeurs – actuels – sont aussi présents pour toucher leur public de fans, comme Toyota avec une apparition de son pilote de rallye Sébastien Ogier, Mazda avec son cabriolet MX-5, ou Cadillac qui se relance en Europe en version électrique.La marque DS du groupe Stellantis, qui a repris le nom de la voiture pour tenter de percer dans le segment haut de gamme face aux constructeurs allemands, en profite pour lancer son nouveau vaisseau amiral électrique, la DS N°8.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

En Corée du Sud, une addict au shopping repentie, inspirée par une doudoune

Lee So-yeon enrichissait sa garde-robe d’une nouvelle tenue cinq fois par semaine. Jusqu’à ce qu’une banale doudoune à moins de deux dollars fasse voler en éclats son monde de fashionista et la pousse à s’engager.Une question toute simple s’impose à la Sud-Coréenne de 30 ans, à la vue du manteau vendu dans un magasin H&M aux Etats-Unis, où elle travaillait alors : comment est-ce possible?Plongeant dans les méandres de la fast-fashion, modèle économique caractérisé par un renouvellement très rapide des collections, Lee So-yeon en découvre le coût environnemental et humain, conséquence d’un consumérisme exacerbé qui affecte la planète et la santé mentale des addicts au shopping.”J’avais l’habitude d’acheter une nouvelle tenue chaque jour de la semaine”, du lundi au vendredi, se remémore Mme Lee auprès de l’AFP, ajoutant qu’une pièce lui coûtait le plus souvent moins d’un dollar.La fashionista réalise que si les prix sont si bas, c’est à cause de salaires de misère et du peu de cas fait par le secteur à son impact environnemental.La jeune femme décide alors d’arrêter d’acheter des vêtements neufs. Six ans après, elle n’a pas fait machine arrière et a abandonné définitivement la fast-fashion.Son actuelle garde-robe, bien moins fournie, se compose de pièces de seconde-main offertes par des amies et sa famille, dont un blouson en cuir vintage qui appartenait à sa mère.Au contraire d’un vêtement de fast-fashion, fait pour être vite changé, ces vêtements ont tous une histoire unique qui les rend irremplaçables, affirme Lee So-yeon.”Au final, les habits les plus respectueux de l’environnement sont ceux qui se trouvent déjà dans votre armoire”, résume-t-elle.- Pression du look -La jeune femme explique que sortir de la spirale consumériste l’a aidé à échapper à la pression du look.Quand elle était accro au shopping, la Sud-Coréenne pouvait être stressée dès le matin, hésitant à choisir la bonne tenue pour un événement important en soirée.”Je subissais beaucoup de pression par rapport au regard des autres”, se souvient-elle.L’effondrement en 2013 au Bangladesh du Rana Plaza, qui a tué plus de 1.130 ouvriers du textile, en majorité des jeunes femmes, l’a aussi aidé à changer de paradigme. Ces employés sont morts en confectionnant des habits pour “des femmes comme moi”, se désole Lee So-yeon.Elle organise désormais des échanges de vêtements avec ses amis et sa famille, et a écrit un livre pour promouvoir l’idée d’apprécier les vêtements pour “leur histoire”, plutôt que de suivre des tendances éphémères.Elle fait partie d’un mouvement émergent qui cherche à promouvoir les vêtements de seconde main et à sortir du cycle de la surconsommation. L’application Lucky Sweater fournit ainsi une plateforme permettant aux utilisateurs d’échanger des articles de leur garde-robe, a expliqué à l’AFP sa fondatrice Tanya Dastyar.”On peut toujours être à la mode, se sentir bien et avoir un superbe allure” sans acheter de nouveaux vêtements, souligne-t-elle.- Sud-Coréens réticents -L’industrie de la mode est l’une des plus polluantes au monde, pesant environ 10% de la totalité des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, selon les estimations de la Banque mondiale.La plupart des habits modernes sont fabriqués à partir de matières synthétiques telles que le nylon ou le polyester, des fibres principalement composées de plastique et non-biodégradables, d’après des données du secteur.Les antis reconnaissent que la seconde-main peut contribuer à limiter ses effets néfastes. Mais en Corée du Sud, beaucoup montrent des réticences face aux pièces d’occasion, associées aux difficultés financières, relève Kim Dong-hyun, directeur d’une entreprise d’export de vêtements d’occasion.”Souvent, les gens n’ont pas un regard positif sur quelqu’un qui porte des vêtements usagés, car ils sont perçus comme des pièces que personne ne veut”, analyse M. Kim pour l’AFP. La Corée du Sud est le cinquième plus gros exportateur de vêtements d’occasion au monde, derrière les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et l’Allemagne, selon l’Observatoire de la diversification économique.Dans l’usine de M. Kim à Paju, à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale Séoul, l’AFP a observé des montagnes de vêtements de seconde-main empilés comme dans une décharge.Les pièces sont triées par une pince mécanique avant d’être exportées. “Beaucoup traitent les bacs de collecte de vêtements exactement comme une poubelle”, soupire M. Kim.