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Argentine: feu vert à un projet de mine de cuivre, sur fond de manifestation

La province argentine de Mendoza (ouest) a donné mardi son feu vert à un important projet de mine de cuivre, contesté localement pour son potentiel impact sur les ressources en eau, et sur fond d’une manifestation réunissant quelques milliers d’opposants.Un important dispositif policier s’est maintenu toute la journée aux abords du parlement provincial, où s’étaient rassemblés au moins 2.000 manifestants, pour faire pression sur les sénateurs, et suivant la retransmission des débats, a constaté l’AFP.Le “Projet San Jorge” (PSJ), porté par Zonda Metals (Suisse) et Alberdi Energy (Argentine) est une mine de cuivre à ciel ouvert, pour un investissement de 559 millions de dollars, dans le secteur d’Uspallata, village à 2.000 mètres d’altitude, près de la frontière chilienne. Selon PSJ, il vise 2.400 emplois directs et indirects dans sa phase d’opération. Les sénateurs, qui se prononçaient deux semaines après un vote favorable des députés, ont approuvé l’étude d’impact par une large majorité donnant un feu vert au projet.Selon PSJ, le vote doit ouvrir une période d’étude de faisabilité, puis de construction, s’étalant sur 18 à 24 mois.Le projet était soutenu par le gouverneur de la province Alfredo Cornejo, allié politique du président argentin Javier Milei, et qui le considère “crucial pour produire le cuivre que requiert la transition énergétique (…), générer plus d’emploi et de croissance” dans la province. Et “en phase avec une grande partie” de la population, selon lui.Mais il a suscité des résistances, et ces dernières semaines ont vu diverses manifestations dans des villages comme Uspallata, et la capitale provinciale Mendoza.Dans la manifestation mardi, Carlos Russo, leader d’une ONG hostile au projet, rejetait auprès de l’AFP une étude d’impact “truquée”. “La majorité des avis scientifiques sont négatifs ou préoccupants, les réclamations ou objections n’ont pas reçu de réponse”, dénonçait-il, invoquant le “principe de précaution”.Il a rappelé que le vote n’est pas définitif, rappelant le précédent de 2019, où le même projet minier avait été suspendu face à une mobilisation populaire continue, avant de réapparaître avec de nouveaux investisseurs.”Tout est révocable. Ce n’est pas un chèque en blanc, mais un projet qui s’accompagnera des contrôles et audits permanents” a plaidé lors du débat la sénatrice Natacha Eisenchlas, soutenant le projet.Javier Milei, président depuis 2023, a proclamé à plusieurs reprises sa volonté de faire de l’Argentine une puissance exportatrice de cuivre, à l’instar du voisin chilien, premier producteur mondial avec des réserves supérieures à l’Argentine.Dans ce cadre, il veut présenter au Parlement national un projet de modification de la loi dite “des glaciers” qui délimite l’activité minière en zone périglaciaire. L’initiative vise à donner davantage de latitude aux provinces -l’Argentine est un Etat fédéral- pour avancer avec des projets miniers.Selon la Chambre des entreprises minières (CAEM), l’Argentine pourrait tripler ses exportations de cuivre, de quelque 4,6 milliards de dollars en 2024, à l’horizon 2032.

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Polluants éternels et perturbateurs endocriniens: les risques pendant la grossesse se précisent

Troubles du développement, naissances prématurées aux conséquences parfois mortelles… Deux nouvelles études détaillent certains risques environnementaux pendant la grossesse, l’une sur les polluants éternels, l’autre sur certains perturbateurs endocriniens.”L’eau potable contaminée aux PFAS nuit aux nourrissons”, conclut la première étude, publiée lundi dans la revue PNAS et réalisée par des chercheurs américains dans l’Etat du New Hampshire.Les PFAS – un acronyme pour les substances chimiques “per- et polyfluoroalylées – sont couramment qualifiés de “polluants éternels”. Quasi indestructibles et présents dans quantité d’objets et de produits, ils s’accumulent avec le temps dans l’air, le sol, l’eau, la nourriture et, in fine, dans le corps humain, notamment dans le sang, les tissus du rein ou du foie.Leur large présence suscite des préoccupations croissantes pour la santé publique, alors que leur remplacement par les industriels paraît complexe. En France, où ils doivent être partiellement interdits – notamment dans les cosmétiques – à partir de 2026, les autorités sanitaires ont récemment constaté que l’un d’eux, le TFA, était omniprésent dans l’eau du robinet.Les connaissances sur les risques sanitaires des “polluants éternels” sont incomplètes mais des effets néfastes sont déjà pointés pour plusieurs. Ils sont notamment associés à des conséquences néfastes sur la grossesse et le développement du foetus.Dans ce contexte, les auteurs de l’étude de PNAS ont évalué à quel point un bébé pouvait pâtir à la naissance d’une exposition à ces polluants pendant la grossesse, période particulièrement vulnérable par rapport à l’environnement.Ils ont identifié une quarantaine de sites industriels pollués dans le New Hampshire puis ont comparé les données sur plus de 10.000 grossesses des années 2010, selon que les mères habitaient en amont ou en aval des sites.- Méthodologies robustes -Pour les enfants nés dans le second groupe, le risque de mourir avant un an triple quasiment (+191%). Ce chiffre impressionnant doit être nuancé par le nombre relativement faible de décès, mais le risque d’événements plus courants augmente aussi: une naissance prématurée (+20%) ou un faible poids à la naissance (+43%).Cette étude a été saluée par des experts médicaux pour lesquels sa méthodologie permet quasiment de conclure à un rapport de cause à effet, fait rare dans la recherche en santé environnementale. Certains spécialistes avertissent néanmoins que la méthodologie permet mal de distinguer l’effet des PFAS d’autres polluants issus des mêmes sites.Reste que “c’est une étude importante car les conséquences des PFAS sur les foetus et les nouveaux-nés sont une inquiétude majeure à travers le monde”, estime Neena Modi, professeure en néonatalogie à l’Imperial College London, dans une réaction à l’organisme britannique Science Media Center.Parallèlement, une étude européenne, publiée mercredi dans le Lancet Planetary Health, examine les conséquences de l’exposition à un autre type de produits chimiques: les “phénols”, dont certains sont des perturbateurs endocriniens avérés ou soupçonnés.Ces composants sont également omniprésents – dans des emballages alimentaires ou des cosmétiques. L’un d’eux, le bisphénol A, a vu son usage très encadré dans l’Union européenne et même interdit en France dans l’alimentation.Mais l’étude souligne les problèmes posés par certains produits de remplacement.L’un d’eux, le bisphénol S, est associé à une plus grande fréquence de troubles comportementaux – anxiété, agressivité… – chez les garçons dont la mère a été exposée en fin de grossesse. Même constat, incluant cette fois les filles, pour un autre phénol, le méthylparabène.Les conclusions apparaissent robustes car elles se basent sur un grand nombre de prélèvements lors de la grossesse, et sur deux groupes de plusieurs centaines de mères – l’un en Espagne, l’autre en France – au profil nettement différents: âge, poids…Pour autant, l’ampleur des effets reste relativement limitée: à l’échelle d’une femme enceinte, ils changent peu la donne. Mais, vu la large exposition à ces substances, ils représentent un enjeu important de santé publique.”Sur ce type d’étude, on raisonne toujours en risque populationnel et non pas individuel”, explique à l’AFP Claire Philippat, chercheuse à l’Inserm, qui a supervisé l’étude. Elle juge que son travail plaide surtout pour durcir la réglementation sur ces produits, soulignant qu’à l’inverse de certains polluants éternels ils peuvent vite être éliminés par l’organisme.

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Un balisage ciblé des éoliennes peut protéger les chauves-souris

Les éoliennes représentent un danger mortel pour les chauves-souris mais une étude indique qu’une utilisation ciblée du balisage aéronautique signalant ces sources d’énergies renouvelables assurerait dans le même temps sérénité à ces mammifères et sécurité aux aéronefs.Chaque année en Allemagne, “200.000 chauves-souris sont tuées à cause des éoliennes”, rappelle à l’AFP Fabien Verniest, chercheur post-doctorant au Muséum national d’Histoire naturelle et co-auteur principal d’une étude sur les chauves-souris et les éoliennes, publiée mercredi dans la revue Journal of Applied Ecology.”Les éoliennes sont une menace de deux manières. La première, la plus connue du grand public et la plus étudiée à travers la littérature scientifique, c’est le risque de collision”, détaille M. Verniest. “Ce risque concerne plus particulièrement les espèces de haut vol, comme les noctules, qui évoluent à hauteur de rotor”.Les raisons qui poussent les chauves-souris à s’approcher des éoliennes restent méconnues.”Elles sont sensibles à la pollution lumineuse, et nous pensons au rôle particulier du balisage aéronautique des éoliennes dans ce processus d’attraction et de répulsion”, avance Fabien Verniest.Les perturbations causées par les masses d’air perturbées par les éoliennes peuvent aussi leur faire croire qu’elles ont affaire à de “grands arbres, des lieux à la fois de reproduction, de repos ou même d’accouplement”. Et les insectes étant également attirés par les éoliennes, les chauves-souris peuvent vouloir s’en approcher pour se nourrir.La seconde menace touche à leur habitat, perturbé. À cause de la présence des éoliennes, “certaines chauves-souris arboricoles préfèrent s’installer dans le bâti (des maisons, des granges), plutôt que dans les arbres”.- Transpondeurs -Gaëlle Larnoy, co-autrice principale qui effectuait son stage de Master2, et Fabien Verniest ont donc décidé de se rendre dans les parcs éoliens du Nord-Est de l’Allemagne pour trouver une solution.Pourquoi là? “Parce qu’à ce moment-là, en 2021, il y avait un balisage qu’on appelle circonstancié qui était testé dans un des parcs”, explique Fabien Verniest. La balisage circonstancié est un balisage aéronautique lumineux qui, au lieu d’être activé en permanence sur l’ensemble de la nuit, est seulement activé lorsqu’un aéronef s’approche.”Ces sont des feux qui émettent des flashes lumineux rouges de forte intensité dans toutes les directions et qui sont disposés en haut des nacelles. On les voit sur plusieurs kilomètres, nous aussi quand on roule sur l’autoroute”, explique le chercheur.Depuis, le balisage circonstancié est devenu obligatoire en Allemagne. En France, c’est le balisage continu qui est le seul autorisé.”Nous avons mesuré l’activité acoustique des chauves-souris à l’aide d’un enregistreur qui capte les ultrasons. Et nous avons comparé cette activité à celles enregistrées lorsqu’il y a balisage circonstancié, balisage toute la nuit, ou sur des sites témoins sans éolienne”.Les chercheurs ont établi que l’activité à proximité des éoliennes avec balisage circonstancié “était inférieure à celle mesurée au niveau des éoliennes avec un balisage en continu et similaire à celle des sites témoins sans éoliennes”. Cela signifie que le balisage en continu contribue à l’attraction des chauves-souris. “Le balisage circonstancié permet de limiter ce comportement, et donc potentiellement de limiter les risques de collision”, conclut le chercheur.En France, pour changer de réglementation et autoriser un balisage circonstancié, il faudrait obtenir l’aval du ministère des Armées.”Pour détecter les aéronefs qui approchent les parcs éoliens, la plupart de ces balisages circonstanciés utilisent des transpondeurs qui équipent l’ensemble des aéronefs. Et pour des raisons de sécurité évidentes, le ministère des Armées ne souhaite pas équiper ses appareils de transpondeurs”, note Fabien Verniest.

Brazil lawmakers approve bill to cut Bolsonaro sentence after ruckus

Brazil’s lower house of Congress approved a bill early Wednesday that could slash former president Jair Bolsonaro’s prison sentence for plotting a coup, after efforts by a lawmaker to disrupt the proceedings sparked chaos in parliament.The far-right former leader has been serving a 27-year term since November after his conviction for a scheme to stop …

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Louvre: des sénateurs se penchent sur l’enquête administrative lancée après le casse

Des sénateurs entendent mercredi les deux responsables de l’enquête administrative sur la sécurité au Louvre, lancée après le cambriolage du 19 octobre et dont les premières conclusions avaient révélé, selon Rachida Dati, une “sous-estimation chronique” des risques de vols dans le musée.Prévues à partir de 10H30, ces auditions surviennent dans un contexte toujours sombre pour le Louvre, fragilisé par le vol de joyaux de la Couronne, contraint de fermer une galerie en raison d’avaries et confronté à un appel à la grève de ses agents à partir de lundi.Au lendemain du casse, la ministre de la Culture Rachida Dati avait diligenté une enquête administrative pour faire la lumière sur les failles sécuritaires du musée le plus visité au monde.Ce rapport confidentiel n’a pas vocation à être rendu public mais la commission de la culture du Sénat entend mercredi les responsables des deux institutions qui l’ont réalisé: Noël Corbin, directeur de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac), et Pascal Mignerey, de la Mission sécurité, sûreté et d’audit (Missa) au ministère de la Culture.”A la lecture de l’enquête administrative, j’ai considéré qu’il n’était pas possible de ne rien faire”, a expliqué à l’AFP l’initiateur de ces auditions, le président de la commission Laurent Lafon, qui dit avoir pris connaissance du document la semaine dernière.”Ce qui est certain c’est que les failles étaient connues depuis 2017 et qu’il ne s’est pas passé grand-chose depuis”, a ajouté le sénateur centriste.Sans attendre le document définitif, la ministre de la Culture avait révélé fin octobre les premières conclusions de cette enquête administrative qui pointait, selon elle, “une sous-estimation” des risques depuis “plus de 20 ans” au Louvre et “un sous-équipement” en matière de sûreté.Rachida Dati avait alors annoncé plusieurs “mesures d’urgence”, dont l’installation de dispositifs “anti-intrusion” sur le bâtiment et dans ses alentours. Lors d’un conseil d’administration d’urgence, le Louvre a approuvé ces mesures qui ont, faute de nouveaux recrutements, laissé les syndicats sur leur faim.La semaine prochaine, la sécurité du musée parisien continuera d’occuper cette même commission du Sénat. Mardi, elle interrogera pour la première fois l’ancien président du Louvre, Jean-Luc Martinez, dont la parole est très attendue après la mise au jour d’audits sécuritaires alarmants réalisés sous son mandat (2013-2021). Mercredi, sa successeure, Laurence des Cars, sera à nouveau entendue par les sénateurs.”Il y a manifestement eu un problème de transmission des informations au moment de la transition entre l’ancien président du Louvre et son actuelle dirigeante”, estime M. Lafon.

Macron de retour sur le thème de la désinformation, après la polémique sur la labellisation

Emmanuel Macron reprend mercredi en Bretagne son tour de France sur la régulation des réseaux sociaux et la lutte contre la désinformation, l’occasion de répondre en personne aux accusations de dérive “autoritaire” provoquées par son soutien à une labellisation des médias.Le chef de l’Etat est attendu dans l’après-midi à Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, pour un échange avec des lecteurs d’Ouest-France sur le thème de “la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes”. Ses précédents débats organisés par la presse régionale l’ont mené depuis un mois à Toulouse, Arras (Pas-de-Calais) et Mirecourt (Vosges), et il devrait enchaîner avec Marseille la semaine prochaine.Son idée directrice est de réfléchir à une adaptation de la législation pour réguler les réseaux sociaux, qui échappent largement à la loi de la presse de 1881 qui régit les médias traditionnels. Une réflexion censée déboucher sur des “décisions concrètes” début 2026, même si le président a déjà commencé à égrener des pistes.Parmi elles, une mesure a déclenché une polémique à retardement.Emmanuel Macron a en effet apporté un soutien très volontariste à des initiatives existantes de labellisation des médias “par des professionnels”, pour distinguer les sites et réseaux qui font de l’information, selon les règles déontologiques, des autres.”On va tout faire pour que soit mis en place un label”, a-t-il lancé le 19 novembre à Arras, tout en assurant que ce n’était par à l’Etat de le faire.- “Dérive totalitaire” -Le 30 novembre, le Journal du dimanche s’est saisi de cette proposition pour lui reprocher une “dérive totalitaire”, ironisant sur sa volonté présumée de mettre en place un “ministère de la Vérité”, comme dans le roman dystopique “1984” de George Orwell.L’accusation a été aussitôt relayée par les autres médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré puis par plusieurs dirigeants de la droite et de l’extrême droite, qui disent soupçonner le chef de l’Etat de vouloir “contrôler l’information” et museler la liberté d’expression à son profit.En Conseil des ministres, il y a une semaine, Emmanuel Macron a répondu qu’il n’avait “jamais” envisagé de créer un “label d’Etat” pour les médias, et “encore moins” un “ministère de la Vérité”, selon les propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Le compte de l’Elysée s’est même fendu d’un message sur le réseau X pour déplorer que “parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation”, visant ceux qui avaient attaqué le président, du patron des Républicains Bruno Retailleau au présentateur vedette de CNews Pascal Praud. Une réaction officielle qui a déclenché une nouvelle cascade de commentaires enflammés y voyant la démonstration de velléités de contrôle macronistes.A Saint-Malo, le président de la République doit aussi aborder “les conséquences de la désinformation en matière climatique”, à l’occasion des dix ans de l’accord de Paris sur le climat, a fait savoir l’Elysée.

Sarkozy lance la parution de son “Journal d’un prisonnier” avec une dédicace à Paris

Nicolas Sarkozy lance mercredi la parution de son livre racontant ses trois semaines de détention après sa condamnation dans le procès libyen, avec une dédicace de ce “Journal d’un prisonnier” dans une grande librairie du 16e arrondissement de Paris.L’ancien président de la République, condamné à cinq ans de prison en septembre dans l’affaire du financement libyen de sa campagne électorale, avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 10 novembre après vingt jours de détention à la prison parisienne de la Santé.  “Si heureux de reprendre le chemin des routes de France pour aller à la rencontre de mes lecteurs”, a écrit M. Sarkozy la semaine dernière sur son compte X, ajoutant: “Cela me réjouit tant !”Le contenu de l’ouvrage de 216 pages, édité par Fayard, contrôlé par Vincent Bolloré, a déjà été dévoilé dans plusieurs médias. “Je fus frappé par l’absence de toute couleur. Le gris dominait tout, dévorait tout, recouvrait toutes les surfaces”, raconte-t-il, évoquant également s’être agenouillé pour prier au premier jour de son incarcération, le 21 octobre, après sa condamnation quelques semaines plus tôt à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour association de malfaiteurs.  “Je priais pour avoir la force de porter la croix de cette injustice”, poursuit-il, décrivant également ses discussions dominicales avec l’aumônier de la prison.- “Moments les plus émouvants” -Dans ce même livre, l’ex-président, âgé de 70 ans, rapporte un échange téléphonique avec Marine Le Pen à qui il a alors assuré qu’il ne s’associerait pas à un éventuel “front républicain” contre le RN et étrille quelques personnalités politiques comme Ségolène Royal.Il consacre également quelques pages sur l’audition des proches de victimes de l’attentat du DC-10 – 170 personnes tuées le 19 septembre 1989 – , parties civiles au procès libyen, qu’il qualifie de “moments les plus émouvants” tout en se disant “affecté par la violence de certains propos à mon endroit”.Des familles de victimes se sont dites mardi “affligées” par ce passage qui leur est consacré.Protégé en permanence en prison par deux officiers de police, M. Sarkozy, numéro d’écrou 320535, relate sa détention et son alimentation, faite de “laitage, barre de céréales, eau minérale, jus de pomme et quelques douceurs sucrées”.Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris l’a reconnu coupable d’avoir sciemment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.L’ancien chef de l’État sera jugé à nouveau en appel, du 16 mars au 3 juin par la cour d’appel de Paris.Il est par ailleurs définitivement condamné dans deux autres affaires, celle dite des écoutes et Bygmalion. 

Neutralité et financement: la patronne de France Télé va rendre des comptes aux députés

Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions, est attendue de pied ferme mercredi par les députés de la commission d’enquête sur la “neutralité” et “le financement de l’audiovisuel public”, dans un contexte inflammable pour son groupe.La dirigeante en poste depuis dix ans a affûté ses arguments pour cette audition qui démarrera à 15H30. Elle a assuré au Figaro aborder ces travaux “avec sérénité”, même si elle ne s’attendait “pas à autant de polémiques” en quelques mois autour de France Télé. Charles Alloncle, membre du groupe UDR d’Eric Ciotti et rapporteur de la commission, a déjà donné le ton: il dénonce des “entorses au principe de neutralité” commises par l’audiovisuel public ainsi que de “graves dysfonctionnements financiers et budgétaires”.”Il va chercher à la faire sortir de ses gonds”, anticipe-t-on au sein de France Télévisions, qui regroupe 5 chaînes, 24 antennes régionales et le réseau Outre-mer La Première, soit 8.800 salariés.Charles Alloncle a promis des “pistes radicales” dans le rapport final – non contraignant – qu’il rendra public au printemps, sans se prononcer à ce stade sur une éventuelle privatisation de l’audiovisuel public souhaitée par ses alliés du Rassemblement national.L’audiovisuel public est accusé par une partie de la droite et le Rassemblement national de partialité en faveur de la gauche.Cette commission d’enquête a été créée par le groupe ciottiste dans la foulée de l’affaire Legrand-Cohen. Ces deux journalistes du service public ont été accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion, début septembre, d’une vidéo les montrant dans un restaurant avec deux de ses responsables.Jérémie Patrier-Leitus, président (Horizons) de la commission d’enquête, cherche à éviter “le procès de l’audiovisuel public”.La commission, composée d’une trentaine de députés de tous bords, “peut être utile si elle permet d’objectiver les choses” sur la neutralité et le fonctionnement du secteur, “à l’ère de la rumeur”, prône-t-il.En septembre, un rapport de la Cour des comptes a mis en évidence une “situation financière critique” à France Télé, qui impose “sans délai des réformes structurelles”. Les Sages demandent que l’Etat fixe à l’entreprise “une trajectoire financière réaliste”, alors qu’une coupe budgétaire de 65 millions d’euros se profile pour 2026.  M. Alloncle cherche à savoir si ce rapport a été retardé pour permettre la reconduction de Mme Ernotte Cunci pour un troisième mandat en mai dernier – les magistrats de la Cour, auditionnés la semaine dernière, l’ont récusé. Dans une rare mise au point, la Cour a même réaffirmé mardi son “indépendance”.- Avant Legrand et Cohen -Le rapporteur de la commission d’enquête a de nombreux autres sujets en réserve: les contrats de France Télévisions avec les sociétés de production, les frais de réception, des nuitées au Festival de Cannes…    Les députés LFI ne sont pas en reste, après notamment le rapprochement fait par l’éditorialiste politique Nathalie Saint-Cricq entre antisémitisme et “quête du vote musulman”, devant l’ex-insoumis Alexis Corbière.  La commission d’enquête a déjà longuement interrogé le président du régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom. Martin Ajdari a tenté de défendre le “rôle central” du service public, qui doit “s’adresser à tous et jouer un rôle fédérateur”, mais les échanges se sont rapidement corsés.Selon un sondage Ipsos BVA-Cesi publié dans La Tribune Dimanche, plus des deux tiers des Français (69%) ont une bonne image de l’audiovisuel public. La moitié (48%) pensent cependant qu’il faut le réformer, mais sur certains aspects seulement, et près d’un tiers (31%) qu’il faut le réformer en profondeur.   Radio France et France Télévisions ont des rapports extrêmement tendus avec CNews, Europe 1 et le JDD, des médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré qu’ils ont assignés en justice pour “dénigrement”. Delphine Ernotte Cunci a pour la première fois en septembre qualifié CNews d'”extrême droite”, la chaîne remettant en cause en retour “l’impartialité du service public”.Mercredi 17 décembre, ce sera au tour de Sibyle Veil, PDG de Radio France, d’être entendue par la commission d’enquête, suivie jeudi 18 par la directrice de France Inter et les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand. 

Budget de l’Etat: Lecornu mise sur un consensus des députés sur les enjeux de défense

Fort de l’adoption du budget de la Sécurité sociale, Sébastien Lecornu s’attelle à partir de mercredi au tout aussi clivant budget de l’Etat, avec un débat à l’Assemblée nationale sur les enjeux de défense qu’il espère consensuel.La haie de la Sécu est franchie, mais le marathon budgétaire n’est pas terminé pour le Premier ministre qui a déjà prévenu que l’adoption du budget de l’Etat serait plus “difficile” encore.Pour tenter de dégager une majorité, et alors qu’il a renoncé au 49.3, le Premier ministre a proposé d’organiser au Parlement plusieurs débats, suivis d’un vote, sur cinq thèmes –défense, narcotrafic, agriculture, énergie, déficit– susceptibles de faire converger les députés. Une démarche inédite qui se fait en marge de l’examen en soi du budget, qui se trouve actuellement au Sénat.Les formations politiques diront mercredi à partir de 15H00 “si oui ou non elles souhaitent s’engager vers un renforcement de nos armées”, comme prévu dans ce budget, a expliqué le chef du gouvernement à l’issue d’une réunion préparatoire.Il s’agit par ce vote prévu à 19H30 de “tirer un consensus” et “créer un cadre de compromis pour l’avenir”, souligne-t-il.Mais une majorité sur le budget de l’Etat sera difficile à trouver, le Parti socialiste ayant obtenu très peu de concessions gouvernementales à ce stade. “Je ne dis pas que nous n’arriverons à rien, je dis simplement que pour l’instant, l’évidence c’est que nous n’y arriverons pas dans les délais qui nous sont fixés”, a résumé mardi soir le patron du PS Olivier Faure.- “Cranter des votes” -“Les enjeux sont considérables”, souligne le Premier ministre et ancien ministre des Armées, compte tenu des “risques (qui) se cumulent, les risques terroristes, les risques sur l’ensemble du continent européen” et dans la zone indo-pacifique, ainsi que la “pression terroriste qui continue de monter” au Sahel, et une diplomatie américaine qui crée des “incertitudes stratégiques”.L’augmentation des moyens pour les armées “est absolument considérable” avec 6,7 milliards d’euros supplémentaires prévus pour l’an prochain, et “s’il n’y a pas de budget, la défense, les armées, notre sécurité collective, les industries de défense (en) seraient les premières victimes”, prévient-il.Ce budget permet “des acquisitions de matériel notamment de munitions pour que nos armées puissent s’entraîner” comme des achats de Rafale ou d’A400M, a détaillé la ministre des Armées Catherine Vautrin. Ce débat permettra aux groupes politiques de se positionner sur les dépenses militaires, un volet qui n’avait pas pu être examiné par les députés après le rejet du volet “recettes” du budget de l’Etat en première lecture.Le gouvernement espère sur cette question recueillir l’assentiment des députés, qui donnerait un élan positif à l’examen du texte dans son ensemble.”En général il y a un sentiment assez partagé en soutien des armées, surtout en période troublée”, note un cadre du bloc central, et l’idée du gouvernement est de “cranter des votes sur le budget”.- Divergences stratégiques -Ce débat est “très important notamment du fait du changement de posture des Etats-Unis” prêts à lâcher l’Ukraine et à tourner le dos à l’Europe, souligne le député macroniste Pieyre-Alexandre Anglade, qui prédit une “position de vassalisation” du Rassemblement national et de la France insoumise par rapport à la Russie.Lors d’un débat sans vote sur l’Ukraine en mars dernier, les groupes politiques s’étaient montrés unis dans leur soutien à Kiev, mais avaient exposé des divergences stratégiques sur la défense française et européenne, ou l’intégration de l’Ukraine dans l’UE et l’Otan.Les récents propos du chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, qui a prévenu que la France devait être prête à “accepter de perdre ses enfants”, ont hérissé LFI et le RN, ranimant ces désaccords. Tout comme l’annonce par Emmanuel Macron d’un futur service militaire “volontaire”, même si le président a pris soin de préciser qu’il ne s’agissait pas d’envoyer les postulants en Ukraine.Ce débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution, prend la forme d’une déclaration du gouvernement, avant des interventions de chacun des groupes parlementaires, et une réponse du gouvernement à leurs interpellations. Il n’a aucune valeur législative mais peut donner lieu à un vote qui n’engage pas la responsabilité du gouvernement.

Liverpool edge Inter in Champions League as Chelsea lose in Italy

Liverpool snatched a 1-0 win away to Inter Milan in the Champions League on Tuesday without unsettled star Mohamed Salah, while Chelsea slipped to defeat against Atalanta and Barcelona overcame Eintracht Frankfurt.Dominik Szoboszlai scored a late penalty as Liverpool snapped Inter’s 18-game unbeaten home run in Europe despite the absence of Salah, who was left …

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