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Savoie: la route vers les stations de ski de la Tarentaise a rouvert

La route RN90 qui mène aux stations de ski de la Tarentaise (Savoie) a entièrement rouvert vendredi après-midi, à temps pour les vacances scolaires, après avoir été partiellement coupée ces derniers jours en raison d’un éboulement rocheux, a annoncé la préfecture.Le feu est passé au vert et le trafic a repris à allure lente vers 14H sur deux voies en montée, ainsi qu’en descente par le tunnel de Ponserand jusque-là aménagé en double sens pour contourner la portion de route impraticable, selon une correspondante de l’AFP sur place.”Merci pour votre patience et votre compréhension”, a commenté sur X la préfecture de Savoie.Le week-end dernier, l’éboulement de plusieurs imposants rochers sur la RN90 avait provoqué de gros embouteillages entre Albertville et Moutiers, rallongeant les trajets des automobilistes de plusieurs heures pour accéder au gigantesque domaine skiable des 3 Vallées (Tignes, Val d’Isère, La Plagne, Les Arcs…).Quelque 1.500 naufragés de la route avaient trouvé refuge dans la nuit de samedi à dimanche dans des centres d’hébergement ouverts en urgence.Des travaux de déblaiement et de sécurisation de la route ont été entrepris au cours de la semaine, avec un “tour de force” réalisé jeudi: le filet de protection à flanc de montagne, en partie détruit par la chute des blocs de rochers, a pu être réinstallé. Les autorités avaient annoncé dans la foulée que la route pourrait rouvrir entièrement vendredi après-midi “en toute sécurité”.Alors que les vacances d’hiver débutent pour la zone B, “c’était un challenge d’y arriver dans un temps aussi contraint”, a noté Nicolas Villard de NGE Fondations dans un communiqué. Cette entreprise experte dans les travaux d’urgence a en tout mobilisé 50 agents sur place.Près de 130.000 véhicules au total sont attendus dans le secteur entre vendredi et dimanche, selon la préfecture de Savoie. En montée, 22.000 véhicules doivent circuler vendredi et 32.000 samedi. En descente, 18.000 et 29.000 respectivement les mêmes jours.Entre Albertville et la vallée de la Tarentaise, les sorties de la RN90 sont fermées pour éviter que des automobilistes n’empruntent les petites routes, en espérant gagner du temps, pour se réinsérer après. Des comportements qui provoquent généralement des “ralentissements considérables”, selon le préfet de Savoie.

Savoie: la route vers les stations de ski de la Tarentaise a rouvert

La route RN90 qui mène aux stations de ski de la Tarentaise (Savoie) a entièrement rouvert vendredi après-midi, à temps pour les vacances scolaires, après avoir été partiellement coupée ces derniers jours en raison d’un éboulement rocheux, a annoncé la préfecture.Le feu est passé au vert et le trafic a repris à allure lente vers 14H sur deux voies en montée, ainsi qu’en descente par le tunnel de Ponserand jusque-là aménagé en double sens pour contourner la portion de route impraticable, selon une correspondante de l’AFP sur place.”Merci pour votre patience et votre compréhension”, a commenté sur X la préfecture de Savoie.Le week-end dernier, l’éboulement de plusieurs imposants rochers sur la RN90 avait provoqué de gros embouteillages entre Albertville et Moutiers, rallongeant les trajets des automobilistes de plusieurs heures pour accéder au gigantesque domaine skiable des 3 Vallées (Tignes, Val d’Isère, La Plagne, Les Arcs…).Quelque 1.500 naufragés de la route avaient trouvé refuge dans la nuit de samedi à dimanche dans des centres d’hébergement ouverts en urgence.Des travaux de déblaiement et de sécurisation de la route ont été entrepris au cours de la semaine, avec un “tour de force” réalisé jeudi: le filet de protection à flanc de montagne, en partie détruit par la chute des blocs de rochers, a pu être réinstallé. Les autorités avaient annoncé dans la foulée que la route pourrait rouvrir entièrement vendredi après-midi “en toute sécurité”.Alors que les vacances d’hiver débutent pour la zone B, “c’était un challenge d’y arriver dans un temps aussi contraint”, a noté Nicolas Villard de NGE Fondations dans un communiqué. Cette entreprise experte dans les travaux d’urgence a en tout mobilisé 50 agents sur place.Près de 130.000 véhicules au total sont attendus dans le secteur entre vendredi et dimanche, selon la préfecture de Savoie. En montée, 22.000 véhicules doivent circuler vendredi et 32.000 samedi. En descente, 18.000 et 29.000 respectivement les mêmes jours.Entre Albertville et la vallée de la Tarentaise, les sorties de la RN90 sont fermées pour éviter que des automobilistes n’empruntent les petites routes, en espérant gagner du temps, pour se réinsérer après. Des comportements qui provoquent généralement des “ralentissements considérables”, selon le préfet de Savoie.

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Terres australes françaises: l’île Amsterdam désormais touchée à 45% par l’incendie débuté en janvier

Près de la moitié de la superficie de l’île Amsterdam, qui fait partie des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf), dans l’océan Indien, a été touchée par l’incendie qui y sévit depuis le 15 janvier, a indiqué vendredi à l’AFP la préfecture des TAAF.Le 29 janvier, la préfecture estimait que 18% de cette île de 58 km2 avait été gagnée par les flammes. “Un temps sec et des vents forts et tournants, avec beaucoup de changements de direction depuis le 15 janvier”, expliquent notamment la propagation du sinistre sur 45% de sa superficie, selon la préfecture.”On laisse faire l’incendie, car vu l’isolement de l’île, il n’y a pas de moyens d’éteindre le feu actuellement”, a encore expliqué la préfecture. Située au milieu de l’océan Indien, à environ 2.800 km au sud-est de La Réunion, l’île Amsterdam est l’une des plus isolées au monde. Les 31 personnes – essentiellement des militaires et des scientifiques – qui étaient sur l’île quand l’incendie, d’origine encore inconnue, s’est déclenché, ont toutes été évacuées par bateau dès le lendemain pour rejoindre La Réunion.L’île Amsterdam héberge la station scientifique Martin-de-Viviès, une des deux seules bases mondiales chargées de mesurer la pollution de fond de l’atmosphère.”La base est touchée, les bâtiments sont toujours debout mais certaines infrastructures d’alimentation en eau et de télécommunication ne sont plus opérationnelles”, a précisé la préfecture.Une mission de reconnaissance à bord du Floréal, frégate de surveillance de la Marine nationale, doit partir ce vendredi ou samedi de La Réunion “en fonction de la météo car quelques cyclones se rapprochent de La Réunion”, a exposé la préfecture. Un détachement de quatre sapeurs-pompiers professionnels du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) de La Réunion et de sept personnels techniques des TAAF, dont un médecin, doivent y participer, peut-on lire sur le site de la préfecture.”Ils vont aller sur place pour mesurer l’évolution de l’incendie, l’étendue des dégâts et rechercher les causes de l’incendie”, a conclu la préfecture.

Droit du sol, identité française: Bayrou prêt à entrer dans un large débat

Après Mayotte, la France entière ? Au lendemain d’un vote pour restreindre le droit du sol dans l’archipel, François Bayrou souhaite rouvrir ce dossier explosif dans le cadre d’un débat “plus large” sur l’identité française, réclamé par la droite mais déjà dénoncé dans son propre gouvernement.”On peut entrer dans un débat (…) on ne va pas tout repousser”: interrogé sur RMC, le Premier ministre a ouvert la porte à une discussion qui comprendrait la question très sensible du droit du sol, proposée notamment par son ministre de la Justice Gérald Darmanin.Mais pour M. Bayrou, “il faut un débat public approfondi et beaucoup plus large que ça”, incluant d’autres sujets “qui fermentent depuis des années” autour des notions d’identité et de citoyenneté.”Qu’est-ce que c’est qu’être français? Qu’est-ce que ça donne comme droits? Qu’est-ce que ça impose comme devoirs? Qu’est-ce que ça procure comme avantages? Et en quoi ça vous engage à être membre d’une communauté nationale? A quoi croit-on quand on est Français?”, a ainsi développé le chef du gouvernement.Dix jours après sa phrase polémique sur le “sentiment de submersion” migratoire, ces nouveaux propos font aussi écho au vote, la veille, d’une proposition de loi portée par Les Républicains (LR) et soutenue par le gouvernement pour restreindre drastiquement le droit du sol à Mayotte.Quand “il y a des milliers et des milliers de personnes qui arrivent avec l’idée que s’ils mettent au monde des enfants là, ils seront Français, tout ça évidemment mérite d’être reconsidéré”, a justifié M. Bayrou, mettant sur le même plan la situation en Guyane.- LR jubile, Borne se rebiffe -L’ouverture d’un tel débat ne peut que ravir la droite, qui entend pousser son avantage sur la thématique de l’immigration. Mayotte est “la première étape”, a déjà prévenu le chef des députés LR, Laurent Wauquiez, dont l’objectif affiché est “d’étendre ces restrictions sur le reste du territoire français”.”Dans la situation migratoire que nous vivons, le droit du sol n’est pas tenable”, a insisté vendredi l’eurodéputé et vice-président des Républicains François-Xavier Bellamy, s’appuyant sur les chiffres officiels publiés cette semaine: plus de 336.700 titres de séjours délivrés en 2024, en hausse de 1,8% par rapport à 2023.Point de vue partagé par Bruno Retailleau, lui aussi membre de LR et “parfaitement d’accord” avec la réflexion du Premier ministre. En déplacement à Lognes (Seine-et-Marne), le ministre de l’Intérieur a insisté sur la nécessité – dans le cas d’une naturalisation – “d’assimiler des valeurs” comme la “liberté de conscience” ou “l’égalité entre les hommes et les femmes”.Actuellement, le droit du sol permet d’attribuer la nationalité française dès l’âge de 13 ans à un enfant né en France de parents étrangers, à condition d’avoir résidé dans le pays depuis au moins cinq ans.La remise en cause de ce principe divise au sein du gouvernement, dont la numéro deux Elisabeth Borne a clairement fait savoir vendredi sur RTL qu’elle n’était “pas favorable” au débat proposé par Gérald Darmanin.Le ministre de la Justice a enfoncé le clou dans le Parisien: “Etre français, ça ne peut pas être le hasard de la naissance”, a-t-il lancé.- LFI remet la pression -Le débat souhaité par le Premier ministre relance aussi la querelle à gauche, où les Insoumis reprochent d’autant plus aux socialistes leur choix de ne pas censurer le gouvernement Bayrou pour laisser passer le budget.”Tous nos partenaires de gauche savent maintenant ce qui va se passer si ce gouvernement ne tombe pas: la suite, c’est M. Retailleau, c’est la remise en question du droit du sol”, a mis en garde sur France 2 le député LFI Eric Coquerel.Une nouvelle occasion se présentera lundi, avec une motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale – la troisième en moins d’une semaine. Ne pas la voter “serait une lourde faute morale contre l’exigence républicaine”, a prévenu La France insoumise dans un communiqué.Le Parti socialiste s’est pour l’heure contenté de réaffirmer son “attachement” au droit du sol, promettant sur X de “défendre ce principe fondateur de notre République”. Mais dans la foulée, son premier secrétaire Olivier Faure a estimé sur le même réseau social que “le débat sur l’identité nationale n’est pas tabou” car “tout dépend ensuite de que l’on en attend”.”Le PS a largué les amarres avec la non-censure. Ils sont prêts à tout accepter pour coller à Bayrou”, a déploré le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, mettant de nouveau en lumière les déchirements entre partenaires de gauche.

Amputée près de deux siècles, la basilique des rois de France va retrouver sa flèche

Les cliquetis des tailleurs de pierre résonnent déjà au chevet de la basilique alors que l’échafaudage monte en façade: la nécropole des rois de France à Saint-Denis va retrouver sa flèche, nouveau chantier hors normes après celui de Notre-Dame de Paris.”On ne remonte pas des flèches gothiques tous les quatre matins”, sourit Mathilde Bretz, massette et ciseau en mains. A 30 ans, la tailleuse de pierre se réjouit de participer à ce projet d’exception, tant pour son importance historique que pour les techniques traditionnelles choisies pour cette restauration. “D’habitude, on a des disqueuses, on a des tronçonneuses”, énumère la jeune “pierreuse” au côté d’un large bloc de calcaire. A Saint-Denis, pas de “pétards” pour casser la pierre et “refaire la flèche de A à Z”. L’artisane l’assure: “A cet atelier, on fait tout à la main”.Depuis le XIIe siècle, la tour occidentale de la basilique s’élançait jusqu’à 90 mètres de haut mais la foudre puis une tornade ont eu raison de la célèbre nécropole de quasiment tous les rois et reines de France depuis les Mérovingiens. En 1846, face à sa dangereuse fragilité, choix est fait de la démonter pierre par pierre. Depuis, le projet du remontage de la flèche a hanté “les mémoires et, un peu comme un serpent de mer, il remonte régulièrement à la surface”, témoigne Christophe Bottineau, architecte en chef des Monuments historiques.En 2013, la municipalité de Saint-Denis, à l’époque dirigée par Didier Paillard (PCF), relance l’initiative qui, après douze ans d’études de faisabilité et de commissions budgétaires, se concrétise: la pose de la première pierre va avoir lieu le 14 mars. – “Blockchain” du médiéval -Avant d’entamer ce remontage du chef-d’œuvre gothique, il a fallu consolider le monument médiéval pour s’assurer qu’il puisse soutenir les 2.400 tonnes de pierre. Pour susciter l’intérêt du public vis à vis de ce chantier qui va durer cinq ou six ans, un musée temporaire, qui ouvrira en septembre dans le jardin de la basilique, permettra de suivre les coulisses du travail des artisans.Pour Julien de Saint-Jores, directeur de l’association Suivez la Flèche, ce nouveau parcours de visite se veut dans “l’esprit des chantiers médiévaux, avec cette collaboration entre les tailleurs de pierre et les taillandiers au pied du monument, sous les yeux du public.”A l’ancienne mais inscrit dans son temps: l’association, maître d’œuvre du chantier, a conçu ce musée éphémère en y incluant casques de réalité virtuelle et “cube immersif” dans lequel sera projeté un film à 360 degrés, pour plonger dans l’histoire de la basilique.Un mécénat participatif a également été lancé en avril pour recueillir entre 3,5 et 5 millions d’euros via le parrainage d’une pierre précise, choisie sur la modélisation numérique en 3D de l’édifice.  De l’extraction dans la carrière à sa pose sur le monument, “vous allez suivre un peu une sorte de blockchain (chaîne de blocs, ndlr) de l’histoire de votre pierre,” vante Julien de Saint-Jores.De 15 à 4.000 euros, les 15.000 pierres que compte la tour sont virtuellement en vente en sachant que pour les éléments “les plus remarquables”, comme les chimères ou le coq qui trône au sommet, les prix “pourront être supérieurs,” précise-t-il.L’appel aux âmes charitables est lancé mais le chantier au budget de 37 millions d’euros est par ailleurs financé par le fonds de solidarité interdépartemental pour l’investissement (22 millions), la région Île-de-France (cinq millions) et la Métropole du Grand Paris (quatre millions).Loin de concurrencer sa petite sœur Notre-Dame de Paris qui a déjà accueilli 860.000 personnes pour le premier mois de sa réouverture, la basilique de Saint-Denis espère que sa flèche va attirer plus que les 150.000 visiteurs annuels actuellement.Serge Santos, administrateur de la basilique pour le Centre des monuments nationaux, estime que “c’est l’aspect banlieue, sans doute, qui fait que c’est un petit peu plus compliqué” d’avoir du monde. Lui qui ne tarit pas d’anecdotes sur les gisants dans l’église veut croire que le village d’artisans et la visite virtuelle de la basilique vont permettre “une nouvelle appropriation du monument, une nouvelle manière de le découvrir.”

Immigration: des mesures pour mieux lutter contre les réseaux de passeurs

Partage de renseignements entre les ministères sur les trafics de migrants ou encore création d’une “task force financière”: le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau et son homologue des Comptes publics, Amélie de Montchalin, ont annoncé vendredi leurs mesures pour mieux lutter contre les réseaux de passeurs.Appelant à “sortir de la naïveté”, le ministre de l’Intérieur en déplacement à l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), en Seine-et-Marne, a dit vouloir “désormais mener une lutte à 360 degrés” contre les réseaux criminels de passeurs.”On a des filières qui deviennent de plus en plus violentes et dangereuses et il faut que cette lutte change de dimension (…) pour qu’on ait plus de résultats encore et qu’on soit plus efficace”, a déclaré le ministre.Pour y parvenir les ministres ont annoncé la mise en place d’un plan de lutte, sans toutefois donner de détails sur les moyens financiers et humains qui y seraient alloués. “L’Etat français est un Etat solide, mais trop souvent organisé en silos, alors que ces filières-là ne connaissent pas les frontières”, y compris “administratives”, a pointé M. Retailleau. “Pour la première fois, une convention va être signée entre Tracfin (la cellule antiblanchiment du ministère de l’Economie, ndlr) , le renseignement financier et les services du ministère de l’Intérieur en charge de la lutte contre l’immigration clandestine”, a souligné Amélie de Montchalin.Une “cellule d’échanges de renseignements” est ainsi créée et associe “l’ensemble” des services des ministère des Armées, de l’Intérieur (comprenant gendarmerie, police, préfecture, police judiciaire, renseignement) mais ceux aussi du ministère de l’Economie (notamment les douanes et du service de lutte contre le blanchiment d’argent, Tracfin), selon M. RetailleauParmi les mesures annoncées, il est également prévu “un plus grand recours aux technologies”, comme “la lecture automatique des plaques d’immatriculation”, la pose de balises sur les voitures ou “les intercepteurs de données numériques”, a détaillé M. Retailleau.”Plus de 4.000 passeurs” ont été interpellés en France en 2024, a indiqué le patron de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) selon Xavier Delrieu.”Plus de 600 traversées” en “small-boats” – nom donné à des canots pneumatiques de fortune – vers l’Angleterre ont par ailleurs été répertoriées l’an dernier, “permettant à plus de 36.000 migrants de rejoindre les côtes britanniques”, soit une hausse de 24% sur un an, a précisé le responsable dans une interview au Figaro.

Collision de Millas: décision après l’appel de la conductrice du bus scolaire

Sept ans après la mort de six collégiens dans la collision entre un car scolaire et un TER à Millas (Pyrénées-Orientales), la conductrice du bus saura vendredi après-midi si la cour d’appel d’Aix-en-Provence retient elle aussi sa responsabilité dans ce drame.Le délibéré sera prononcé à 14h00 et retransmis en direct au Palais de justice de Perpignan pour les familles qui ne pourraient pas faire le déplacement dans les Bouches-du-Rhône.Malgré ses soucis cardiaques, qui l’avaient conduite à manquer une grande partie de son second procès en octobre, Nadine Oliveira, âgée de 55 ans, devrait être présente vendredi à Aix, selon Me Jean Codognès, l’un de ses avocats, interrogé par l’AFP. Eux avaient plaidé la relaxe puisque leur cliente, qui avait fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison dont un an ferme en première instance en 2022, soutient depuis le début que les barrières du passage à niveau de Millas étaient levées lorsqu’elle s’est engagée avec son car, violemment percuté par un TER ce 14 décembre 2017, tuant six enfants et blessant 17 autres collégiens, dont huit grièvement.Une version que n’a pas retenue l’avocat général, qui avait requis en octobre une peine alourdie de cinq ans de prison dont deux ans ferme, assortie d’une annulation de tous les permis de conduire de la prévenue, d’une interdiction de les repasser pendant cinq ans et enfin d’une interdiction d’exercer toute activité dans le secteur des transports.Dans ce dossier, de nombreux témoins contredisent la version de la conductrice. Des automobilistes situés en face, de l’autre côté du passage, avaient ainsi vu le car “pousser la barrière, comme on ouvre une porte”. De même une des collégiennes assises tout à l’avant du car a décrit que le véhicule avait “tapé les barrières”.L’attitude de Nadine Oliviera, inflexible sur sa version des faits, qui n’a jamais prononcé d’excuses pour l’accident qu’elle est accusée d’avoir provoqué et qui a manqué la plupart des audiences de ses deux procès, a suscité une forme d’exaspération chez beaucoup de victimes.”On attend que la condamnation soit confirmée voire aggravée et on espère que ce soit la fin de ce combat. C’est elle, la conductrice, qui avait voulu ce second procès et elle a disparu à nouveau, donc ça a été compliqué à gérer pour les familles”, a expliqué à l’AFP Me Vanessa Brandone, qui représente plusieurs familles parmi les quelque 120 parties civiles de ce dossier.Beaucoup espèrent maintenant qu’elle n’ira pas en cassation si elle était à nouveau condamnée. “Elle est assez épuisée” par ce parcours judiciaire, s’est borné à indiquer à ce stade son avocat.