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Labour impact and trade windfall on agenda at Paris AI summit

Artificial intelligence (AI) presents vast opportunities if correctly chanelled but is already sharpening gender pay disparities, global leaders told a Paris summit aimed at finding common ground on the technology on Monday.Co-hosted by French President Emmanuel Macron and Indian Prime Minister Narendra Modi, the Paris summit aims to lay the groundwork for governing the nascent …

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Procès de l’attentat de la basilique de Nice: l’accusé persiste dans le déni

“Je ne me souviens pas des faits. Je n’ai rien à dire car je ne me souviens de rien”, a soutenu lundi, à l’ouverture de son procès devant la cour d’assises spéciale de Paris, le Tunisien Brahim Aouissaoui, auteur présumé de l’attentat de la basilique de Nice qui a fait trois morts le 29 octobre 2020.Dans la salle d’audience, un cri de rage et de désespoir retentit sur les bancs des parties civiles. “Va te faire foutre !”, lance le fils de l’une des victimes de l’attentat.”Ce n’est pas acceptable”, réagit aussitôt le président Christophe Petiteau qui demande aux gendarmes d’expulser de la salle d’audience le jeune homme en colère.Ce premier incident illustre la frustration des parties civiles face à un accusé retranché dans le déni depuis sa mise en examen.S’exprimant en arabe via un interprète, l’accusé, très fluet, les cheveux longs coiffés en arrière, court collier de barbe, s’est contenté de confirmer son identité.Quand le président lui a demandé le nom de son avocat, Brahim Aouissaoui, en blouson crème ouvert sur un t-shirt blanc, a répondu: “Je ne connais pas son nom”.”Moi, en m’entretenant avec lui, j’ai l’impression – mais encore une fois je ne suis pas médecin ni expert – j’ai l’impression qu’il ne comprend pas les enjeux de ce procès, qu’il ne comprend pas l’enjeu de ce dossier”, a expliqué, en dehors de la salle d’audience, son avocat Me Martin Méchin.- “Je ne me rappelle pas” -Brahim Aouissaoui, 25 ans, comparaît pour assassinats et six tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.Le matin du 29 octobre, armé d’un couteau de cuisine, il avait quasiment décapité Nadine Vincent, épouse Devillers, une fidèle de 60 ans, blessé de 24 coups de couteau une mère de famille franco-brésilienne, Simone Barreto Silva, 44 ans, qui avait réussi à s’enfuir avant de succomber, et égorgé le sacristain Vincent Loquès, 55 ans, père de deux filles.Grièvement blessé par des policiers après son attentat, Brahim Aouissaoui a affirmé une fois rétabli qu’il ne se souvenait de rien. “Je ne me rappelle pas comment j’ai pu tuer trois personnes”, a-t-il répété lundi à l’audience.Son examen médical n’a cependant révélé aucune lésion cérébrale et l’expertise psychiatrique a conclu à l’absence d’altération ou d’abolition de son discernement au moment des faits.Les experts psychiatres s’exprimeront à la barre mardi. Initialement prévu lundi après-midi, l’interrogatoire de personnalité de l’accusé se déroulera mardi en fin d’après-midi. Son interrogatoire sur les faits aura lieu le 24 février.Pour la première fois, l’Eglise catholique en France, en tant qu’institution, s’est constituée partie civile.- “Pays des mécréants et des chiens” -“Je me suis constitué partie civile aujourd’hui en tant que président de la Conférence des évêques de France (…) pour demander que soit retenue la qualification aggravante d’attentat terroriste en raison de la religion”, a expliqué Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, présent à l’audience.”Il est patent, assez évident, que Brahim Aouissaoui est venu pour assassiner des gens dans une église”, a-t-il dit.Me Philippe Soussi, avocat notamment du mari d’une victime et de l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT), met en avant “la radicalisation ancienne et profonde” de l’accusé.Pour le parquet antiterroriste, “de nombreux éléments laissent penser qu’au moment de quitter la Tunisie (…), l’accusé avait déjà l’intention de commettre un attentat en France”, comme “sa radicalisation avérée et sa fréquentation d’individus impliqués dans des dossiers terroristes” en Tunisie.En outre, “l’exploitation de son téléphone et de son compte Facebook établissent qu’il continuait à consulter des sites islamistes” ; qu’il s’était intéressé à la décapitation du professeur Samuel Paty le 16 octobre 2020 ; “qu’il avait connaissance des menaces proférées contre la France par des médias proches d’Al-Qaïda et qu’il éprouvait manifestement une haine” contre la France, qualifié de “pays des mécréants et des chiens”, a développé le magistrat instructeur.La veille au soir de l’attentat, dans un message audio, Brahim Aouissaoui avait expliqué à un compatriote résidant en région parisienne qu’il ne pouvait pas se rendre à Paris, faute d’argent, mais disait-il: “J’ai un autre programme dans ma tête. Que Dieu le facilite”.Quatre jours avant que le jeune Tunisien passe à l’action, un média proche d’Al-Qaïda appelait les musulmans à “égorger” des Français, notamment dans “leurs églises”. Le procès est prévu jusqu’au 26 février.

Irruption de militants “anti-tech” au “contre-sommet de l’IA” à Paris

Une vingtaine de militants de la “Révolution anti-tech contre l’IA” ont fait irruption lundi au théâtre de la Concorde à l’ouverture d’un “contre-sommet de l’IA” pour témoigner des implications de cette technologie dans notre quotidien, a constaté une journaliste de l’AFP.Derrière une banderole “Contre l’IA, révolution anti-tech”, plusieurs d’entre ont interpellé Anne Hidalgo, maire PS de Paris, et dénoncé “une surveillance massive de la population par l’IA” notamment “depuis les Jeux olympiques” de cet été. Après leur départ dans le calme, Elsa Boubil, directrice du théâtre, a ouvert la manifestation en rappelant le “soutien” apporté par la maire de Paris à la tenue de ce “contre-sommet”. Il a été initié par le philosophe Eric Sadin, spécialiste des nouvelles technologies et de l’IA, et le journaliste Eric Barbier, référent IA générative du syndicat national des journalistes (SNJ). Cet événement, auquel étaient attendues 700 personnes est “un grand jour dans l’objectif de ne pas rompre avec nous-mêmes”, s’est félicité M. Sadin.”Sont réunis en ce lieu des personnes, représentants de diverses corporations, groupements issus de la société civile qui éprouvent a minima du doute, de l’inquiétude et qui refusent catégoriquement deux phénomènes conjoints parmi les plus déterminants de l’histoire”, a-t-il dit.Il s’agit de “l’automatisation sans cesse croissante des affaires humaines et, depuis l’avènement des IA génératives (créatrices de contenus), le tournant intellectuel et créatif de l’IA c’est-à-dire la délégation progressive de nos facultés les plus fondamentales” à des systèmes, a-t-il ajouté. L’IA, a-t-il développé, c’est aussi une “extrême puissance financière portée par l’industrie du numérique soutenue par la plupart des responsables politiques”, a-t-il ajouté, dénonçant une “collusion entre le monde politique et le monde de la tech”.Impact sur l’environnement, le travail, la création artistique, l’éducation ou l’information…: une vingtaine d’intervenants de tous les secteurs doivent en débattre lors de cet événement, en marge du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle, qui se déroule jusqu’à mardi au Grand palais.

“Enjeu démocratique”: les valeurs de l’IA en discussion au sommet de Paris

Quelle philosophie pour l’intelligence artificielle (IA) ? Au premier jour du sommet international organisé à Paris, plusieurs voix se sont élevées lundi pour défendre une technologie plus transparente et revendiquer la place de l’Europe face à la mainmise des géants américains et chinois. “Il y a une course de valeurs et de modèle civilisationnel” face à ces deux grandes puissances. “Ce n’est pas seulement un enjeu économique, c’est aussi un enjeu démocratique et politique”, a ainsi mis en avant la ministre française du Numérique, Clara Chappaz, interrogée par l’AFP dans l’enceinte du Grand Palais.Une déclaration résonnant avec les prises de position de plusieurs acteurs de la tech, réunis pour ce “Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle”, co-présidé par l’Inde. Meredith Whittaker, présidente de l’application de discussion sécurisée Signal, et la présidente de l’autorité française de protection des données personnelles (Cnil), Marie-Laure Denis, ont elles appelé à une IA plus respectueuse de la vie privée. Tandis que Mark Surman, président de Mozilla, à l’origine du navigateur en source ouverte Firefox, a jugé dans un entretien avec l’AFP que l'”open source”, logiciels dont le code est accessible et peut être réutilisé par d’autres, devait être “la clé” pour l’IA “à un moment où la sécurité compte et où la croissance économique compte”.- “Plutôt en avance” -Plusieurs tables rondes ont traité des impacts concrets de l’IA et des potentiels dangers de cette technologie en plein essor depuis deux ans avec l’arrivée de l’américain ChatGPT. Des dirigeants de la tech, tels que Sam Altman d’OpenAI, créateur de ChatGPT, Sundar Pichai, directeur général de Google, ou Dario Amodei, patron de la start-up américaine Anthropic, devaient aussi se pencher sur une gouvernance mondiale de l’IA visant à encadrer ses potentielles dérives.Le patron de X, Elon Musk, ne sera pas en revanche parmi les quelque 1.500 participants. Pas plus que Liang Wenfeng, fondateur de la dernière start-up en vue, la chinoise DeepSeek, a indiqué l’Elysée.Pour la France, l’enjeu de ce sommet est double: prouver sa capacité à rester dans la course face aux États-Unis et à la Chine et prôner une intelligence artificielle plus éthique et frugale.Pour l’homme d’affaires français Xavier Niel, à la tête du groupe Iliad, maison mère de l’opérateur de téléphonie Free et du laboratoire de recherche en IA Kyutai, “l’idée, c’est de montrer au monde entier que la France est plutôt en avance”.Interrogé lundi sur la radio France Inter, aux côtés d’Arthur Mensch, patron et co-fondateur de la start-up française MistralAI, M. Niel a mis en avant le savoir-faire des équipes à l’origine du robot conversationnel de cette dernière, “Le Chat”, rival de ChatGPT.La start-up française a, par ailleurs, officialisé un partenariat avec Helsing, une entreprise européenne spécialisée dans l’IA de défense, alors qu’elle a multiplié récemment les annonces d’accords (avec l’AFP, le constructeur automobile Stellantis ou France Travail). En Europe, “tout le monde doit travailler avec Mistral”, a insisté Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque d’investissement Bpifrance, sur la chaîne BFM Business.- “Leader mondial” -En parallèle, plus de 60 grandes entreprises ont annoncé le lancement d’une coalition visant à faire de l’Europe un “leader mondial” et à simplifier “drastiquement” le cadre réglementaire européen.Baptisée “EU AI Champions Initiative”, cette alliance doit être présentée lundi à l’Elysée à Emmanuel Macron, à 15 autres chefs d’État et de gouvernement européens, ainsi qu’à la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen.”On veut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort”, a insisté dimanche le président français, en dévoilant que 109 milliards d’euros allaient être investis par des entreprises privées dans l’IA en France dans les prochaines années.Si le détail de ce montant doit être précisé pendant le sommet, il inclut plusieurs annonces déjà faites, dont un centre de données géant financé par les Emirats arabes unis à hauteur de “30 à 50 milliards d’euros”, ainsi que 20 milliards d’euros du fonds canadien Brookfield pour de nouveaux data centers dans l’Hexagone. Une dizaine de grands supercalculateurs dédiés à la recherche publique ou ouverts pour les start-up européennes devraient aussi être annoncés par Ursula von der Leyen. Ces ordinateurs surpuissants sont cruciaux pour entraîner et faire fonctionner les modèles d’IA.Mardi, une séance plénière réunira les chefs d’États d’une centaine de pays, tandis que se tiendra en parallèle un “Business Day” pour faire se rencontrer les entreprises de la tech venues à Paris.bur-kf-dax-mng/pel/mch/mg/

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Climat: les pays tardent à dévoiler leurs objectifs nationaux de décarbonation

Près de 200 pays du monde entier avaient jusqu’à lundi pour rendre leur nouvelle feuille de route climatique à l’ONU. Mais la quasi totalité ont raté le rendez-vous, suscitant des craintes d’attentisme des grandes économies dans leur lutte contre le changement climatique après le retour de Donald Trump.Selon une base de données de l’ONU, seuls 10 signataires de l’accord de Paris ont soumis leur stratégie actualisée de réduction des gaz à effet de serre d’ici à 2035 avant la date limite du 10 février.Si le Royaume-Uni, la Suisse ou le Brésil -hôte de la COP30 en novembre- ont bien déposé leur plan, d’autres manquent à l’appel et non des moindres: la Chine, l’Inde ou l’Union européenne par exemple.Quant au plan déposé par les Etats-Unis sous l’administration Biden, il restera probablement lettre morte compte tenu de la réélection de Donald Trump, qui a annoncé un nouveau retrait de son pays de l’accord de Paris.Ce retrait est “clairement un revers” pour la diplomatie climatique et peut expliquer l’attentisme des autres pays, juge Ebony Holland, du groupe de réflexion International Institute for Environment and Development (IIED).”Il y a clairement de grands changements géopolitiques en cours qui s’avèrent compliqués pour la coopération internationale, surtout sur de gros sujets comme le changement climatique”, a-t-elle observé.- Trajectoire +2,6°C -L’accord de Paris prévoit que ses signataires révisent régulièrement leurs engagements de décarbonation, appelés “contributions déterminées au niveau national” (CDN dans le jargon onusien). Ces textes détaillent, par exemple, la manière dont un pays compte s’y prendre pour développer les énergies renouvelables ou sortir du charbon.Ces stratégies sont censées refléter la part prise par chaque pays pour contenir le réchauffement bien en-dessous de 2°C et poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Pour y parvenir, les émissions mondiales, pas encore en déclin, doivent être divisées par deux d’ici à 2030.Or, selon l’ONU, les précédentes feuilles de route entraînent le monde, déjà plus chaud de 1,3°C, vers un réchauffement catastrophique de 2,6°C à 2,8°C. A ce niveau, les canicules, sécheresses et précipitations extrêmes, déjà en augmentation, deviendront extrêmes, accompagnées d’une multiplication des disparitions d’espèces et d’une hausse irréversible du niveau des mers.Le retard du dépôt des CDN – dont les objectifs ne sont pas juridiquement contraignants – n’entraîne pas de pénalité.L’ONU Climat a d’ailleurs acté ces délais: son secrétaire exécutif Simon Stiell, qui qualifie les CDN de “documents de politique publique les plus importants du siècle”, a jugé “raisonnable de prendre un peu plus de temps pour s’assurer que ces plans sont de première qualité”.Selon un responsable de l’ONU, plus de 170 pays ont indiqué qu’ils comptaient soumettre leur plan cette année, une grande majorité d’entre eux avant la COP30.”Au plus tard, l’équipe du secrétariat doit les avoir reçus d’ici septembre”, a ajouté le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), lors d’un discours au Brésil jeudi.- “Volonté d’agir”? -Certains pays ont besoin de préciser leur vision, reconnaît Linda Kalcher, directrice exécutive du groupe de réflexion européen Strategic Perspectives. Mais “ce qui est inquiétant, c’est que si trop de pays sont en retard, ça peut donner l’impression qu’ils n’ont pas la volonté d’agir”, craint-elle.Outre le retour de Donald Trump, les dirigeants de nombreux pays doivent se débattre avec l’inflation, la dette ou l’approche d’élections importantes, comme en Allemagne. L’Union européenne est aussi confrontée à une montée de partis d’extrême droite hostiles aux politiques en faveur du climat. Le bloc de 27 pays compte toutefois déposer sa feuille de route “bien avant” la COP30 et entend rester “une voix prééminente pour l’action climatique internationale”, a assuré une porte-parole.Quant à la Chine, premier pollueur mondial devenu le premier investisseur dans les renouvables, elle devrait aussi dévoiler son plan, très attendu, dans l’année.Pour l’instant, rares sont les stratégies à la hauteur, selon Climate Action Tracker, qui critique les dernières actualisations des Emirats Arabes Unis, des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande et de la Suisse. Seul le Royaume-Uni tire son épingle du jeu, selon ce groupe de recherche.np-jmi-adc-bl/abb/tes

A Epinay-sur-Orge, tristesse et effroi après le meurtre de Louise, collégienne de 11 ans

Deux jours après qu’une de leurs camarades de 11 ans a été retrouvée morte poignardée dans la nuit de vendredi à samedi, les élèves du collège André Maurois d’Epinay-sur-Orge (Essonne) ont repris les cours lundi sous le signe du deuil et de la stupeur.Accompagnés de leurs parents, les adolescents se sont attardés quelques instants devant les nombreux bouquets et bougies disposés en hommage à Louise contre un muret près de l’entrée de l’établissement, protégée par deux véhicules de police et une rubalise, a constaté un journaliste de l’AFP.Les traits sont tirés, les visages marqués. Des fonctionnaires de l’Education nationale dirigent les collégiens et les collégiennes vers l’intérieur du bâtiment.”On a tellement pleuré” ce week-end, témoigne Gisèle, venue à pied de chez elle avec sa fille, en classe de 5e, et une autre élève.”C’était tellement lourd qu’on a dit tout ce qu’on pouvait se dire”, poursuit-elle.Le corps de la collégienne, disparue à la sortie de son collège vendredi après-midi, a été retrouvé vers 2h30 samedi dans le bois des Templiers à Longjumeau, à quelques centaines de mètres de l’école.Une enquête pour meurtre sur mineur a été ouverte par le parquet d’Evry.Selon une source policière, l’adolescente avait été “frappée plus d’une dizaine de fois par un objet pouvant être un couteau”, notamment au niveau du torse et du cou.L’autopsie réalisée à l’institut médico-Légal de Corbeil-Essonnes a confirmé “que la fillette avait été lardée de nombreux coups piquants et tranchants”, a précisé cette même source.”On a essayé de rassurer nos enfants, mais ils sont au courant de tout via leurs téléphones et les réseaux et s’inventent des détails”, confie Emilie, qui scolarise ses deux enfants au collège.Lundi, le début des cours a été décalé d’une heure, à 9h30, a indiqué à l’AFP le rectorat de l’académie de Versailles.Une cellule d’écoute pour le personnel et les élèves a été ouverte au sein de l’établissement. Le recteur de l’académie de Versailles s’est déplacé au collège, où il a échangé avec des professeurs et des parents.Dès le week-end, une cellule d’écoute psychologique coordonnée par le SAMU avait été installée dans la mairie d’Epinay-sur-Orge.Un dispositif de sécurité sur les trajets du collège a également été mis en place depuis 8h00 par les communes de Longjumeau et Epinay-sur-Orge.- “Effroyable” -Des parents prévoient de conduire eux-mêmes leurs enfants jusqu’à l’école au cours des prochains jours.”Le téléphone de ma fille est normalement bloqué en journée”, explique pour sa part Gisèle.”Là, il est débloqué cette semaine pour qu’elle puisse m’appeler à la moindre difficulté”, ajoute-t-elle.Pour soutenir la famille de Louise, l’Association de parents indépendants d’Epinay-sur-Orge (APIE) a lancé dimanche une cagnotte solidaire en ligne.”Nous souhaitons souligner l’entraide et la bienveillance dont font preuve l’ensemble des Spinoliens, l’engagement et le professionnalisme de l’équipe éducative (…) et les garanties apportées par les services de police concernant la sécurité mise en place dans notre ville”, a réagi l’association dans un communiqué transmis à l’AFP.Un couple d’une vingtaine d’années avait été placé en garde à vue samedi. Il a été relâché sans poursuites à ce stade, a indiqué le parquet d’Evry.”On espère que la justice rattrapera cette personne”, glisse un père de famille, qui n’a pas souhaité préciser son identité.”Ça touche la population ici mais on ne sait pas où ça pourrait se reproduire”, ajoute-t-il.Des fouilles ont été menées dimanche jusqu’en fin d’après-midi dans le bois des Templiers. Pour l’heure, aucun nouveau suspect n’a été interpellé.Lundi matin, les abords du bois étaient calmes. Quelques policiers en civil ont patrouillé sur les lieux, ainsi que des forces de l’ordre à cheval, a pu constater un journaliste de l’AFP. “C’est effroyable”, a réagi Philippe (le prénom a été modifié), un riverain qui se promène quotidiennement dans le parc surplombant le vaste bois de 3,5 hectares.”Ca fait plus de 30 ans que j’habite à Epinay-sur-Orge et il n’y a jamais eu quelque chose de semblable”, affirme ce jeune retraité. 

A Epinay-sur-Orge, tristesse et effroi après le meurtre d’une collégienne de 11 ans

Deux jours après qu’une de leurs camarades de 11 ans a été retrouvée morte poignardée dans la nuit de vendredi à samedi, les élèves du collège André Maurois d’Epinay-sur-Orge (Essonne) ont repris les cours lundi sous le signe du deuil et de la stupeur.Accompagnés de leurs parents, les adolescents se sont attardés quelques instants devant les nombreux bouquets et bougies disposés contre un muret près de l’entrée de l’établissement, protégée par deux véhicules de police et une rubalise, a constaté un journaliste de l’AFP.Les traits sont tirés, les visages marqués. Des fonctionnaires de l’Education nationale dirigent les collégiens et les collégiennes vers l’intérieur du bâtiment.”On a tellement pleuré” ce week-end, témoigne Gisèle, venue à pied de chez elle avec sa fille, en classe de 5e, et une autre élève.”C’était tellement lourd qu’on a dit tout ce qu’on pouvait se dire”, poursuit-elle.Le corps de la collégienne, disparue à la sortie de son collège vendredi après-midi, a été retrouvé vers 2h30 samedi dans le bois des Templiers à Longjumeau, à quelques centaines de mètres de l’école.Une enquête pour meurtre sur mineur a été ouverte par le parquet d’Evry.Selon une source policière, l’adolescente avait été “frappée plus d’une dizaine de fois par un objet pouvant être un couteau”, notamment au niveau du torse et du cou.L’autopsie réalisée à l’institut médico-Légal de Corbeil-Essonnes a confirmé “que la fillette avait été lardée de nombreux coups piquants et tranchants”, a précisé cette même source.”On a essayé de rassurer nos enfants, mais ils sont au courant de tout via leurs téléphones et les réseaux et s’inventent des détails”, confie Emilie, qui scolarise ses deux enfants au collège.Lundi, le début des cours a été décalé d’une heure, à 9h30, a indiqué à l’AFP le rectorat de l’académie de Versailles.Une cellule d’écoute pour le personnel et les élèves a été ouverte. Le recteur de l’académie de Versailles s’est déplacé au collège, où il a échangé avec des professeurs et des parents d’élèves.Un dispositif de sécurité sur les trajets du collège a également été mis en place depuis 8h00 par les communes de Longjumeau et Epinay-sur-Orge, a souligné la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep) d’Epinay-sur-Orge.- “Effroyable” -Des parents prévoient de conduire eux-mêmes leurs enfants jusqu’à l’école au cours des prochains jours.”Le téléphone de ma fille est normalement bloqué en journée”, explique pour sa part Gisèle.”Là, il est débloqué cette semaine pour qu’elle puisse m’appeler à la moindre difficulté”, ajoute-t-elle.Un couple d’une vingtaine d’années avait été placé en garde à vue samedi. Il a été relâché sans poursuites à ce stade, a indiqué le parquet d’Evry.”On espère que la justice rattrapera cette personne”, glisse un père de famille, qui n’a pas souhaité préciser son identité.”Ça touche la population ici mais on ne sait pas où ça pourrait se reproduire”, ajoute-t-il.Des fouilles ont été menées dimanche jusqu’en fin d’après-midi dans le bois des Templiers. Pour l’heure, aucun nouveau suspect n’a été interpellé.Lundi matin, les abords du bois étaient calmes. Quelques policiers en civil ont patrouillé sur les lieux, ainsi que des forces de l’ordre à cheval, a pu constater un journaliste de l’AFP. “C’est effroyable”, a réagi Philippe (le prénom a été modifié), un riverain qui se promène quotidiennement dans le parc surplombant le vaste bois de 3,5 hectares.”Ca fait plus de 30 ans que j’habite à Epinay-sur-Orge et il n’y a jamais eu quelque chose de semblable”, affirme ce jeune retraité. 

Conseil constitutionnel: très probable choix du président, Ferrand tourné vers les auditions parlementaires

Richard Ferrand va-t-il succéder à Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel ? Très probable choix d’Emmanuel Macron attendu lundi soir, l’ancien président de l’Assemblée devra ensuite passer l’épreuve des auditions parlementaires, incertaine dans le contexte politique.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et son homologue du Sénat, Gérard Larcher, doivent également procéder chacun à une nomination. Leurs candidats doivent remplacer Corinne Luquiens et Michel Pinault qui, comme M. Fabius, achèvent leur mandat de neuf ans.Selon plusieurs sources, Mme Braun-Pivet pencherait pour l’ex-députée MoDem et ex-magistrate Laurence Vichnievsky. Côté Gérard Larcher, circulent les noms du sénateur Philippe Bas, favori, et du ministre François-Noël Buffet. Ce dernier bénéficierait cependant du soutien du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, selon une source proche du processus de nomination.Mais c’est bien le choix présidentiel qui recouvre le plus d’enjeu: la décision d’Emmanuel Macron apparaît comme un premier héritage pour le chef de l’État, puisque le futur président du Conseil constitutionnel sera en poste jusqu’en 2034, bien après la fin de son propre bail à l’Élysée.Cette nomination est d’autant plus sensible que personne dans la classe politique française ne se hasarde plus à exclure la possibilité de l’accession au pouvoir de Marine Le Pen dans les prochaines années. Or, le Rassemblement national – comme la droite de Laurent Wauquiez – s’est régulièrement montré critique du juge constitutionnel. Et le RN sur l’immigration envisage parfois une révision de la loi fondamentale via la procédure controversée de l’article 11.”Sur le fond, il faut effectivement des gens capables de résister à un changement de régime. Ce n’est pas neutre”, explique une source au fait des nominations.- “Recyclage” -Le choix par M. Macron d’un proche, premier de cordée de son accession au pouvoir, qui a gardé l’oreille du président malgré un retrait apparent de la vie politique – il a créé en 2022 sa société de conseil – suscite des critiques tant dans la classe politique que parmi les juristes.”Ce choix va indubitablement affaiblir la légitimité d’une institution qui va prendre une importance considérable, étant donné les circonstances politiques”, a estimé sur X le sénateur Pierre OuzouliasLe profil de M. Ferrand “ne s’intègre ni dans une exigence de compétence technique ni dans une impartialité, objective comme subjective, le plaçant au-dessus des contingences politiques”, estiment pour leur part les universitaire Dominique Chagnollaud et Jules Lepoutre dans une tribune au Monde.Dimanche, la porte-parole du RN Edwige Diaz a dénoncé sur France 3 “le monde du recalage et du recyclage des battus”, rappelant que Richard Ferrand, président de l’Assemblée sortante, avait été battu aux législatives de 2022 dans le Finistère.De leur côté, les députés communistes ont déposé une proposition de loi pour encadrer les nominations au Conseil. Il faut “en finir avec les nominations qui font polémique et le fragilisent”, écrivent-ils.M. Ferrand “coche quand même beaucoup de cases. Ancien président de l’Assemblée, comme (Jean-Louis) Debré, comme Fabius. Proche du président, comme cela se fait généralement. Politique, mais plutôt sorti du jeu”, rétorque un chef de groupe.”Je ne vois pas ce qui pourrait s’opposer à ce qu’il soit désigné”, a abondé dimanche sur Radio J le président du groupe centriste au Sénat, Hervé Marseille.- A l’Assemblée le 19 février -Une fois annoncées, les trois personnalités devront passer le cap de l’audition parlementaire. Celles-ci sont programmées le 19 février s’agissant de l’Assemblée.Le candidat de Mme Braun-Pivet sera auditionné par la Commission des Lois du Palais-Bourbon, celui de M. Larcher par celle du Palais du Luxembourg. Épée de Damoclès: leur candidature sera recalée si trois cinquièmes des commissionnaires s’y opposent.Le candidat de M. Macron devra pour sa part convaincre dans les deux chambres. Prudent, M. Ferrand a ainsi consulté plusieurs chefs de groupe parlementaire et prépare ces auditions. “Il a quand même été un peu abîmé par les polémiques”, souligne un député, rappelant l’affaire des Mutuelles de Bretagne qui lui avait coûté sa place au gouvernement en 2017, et pour laquelle il a obtenu un non-lieu au bénéfice de la prescription.”C’est le candidat du président de la République, dans le contexte actuel c’est déjà une difficulté”, estime une députée macroniste, pessimiste sur l’issue du vote.