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Immigration: la Cour des comptes souligne la hausse du financement des associations

Des financements en nette hausse et des missions à redéfinir: la Cour des comptes a rendu mardi un rapport sur l’accompagnement des réfugiés et demandeurs d’asile, largement confié à des associations, avec à la clé quelques recommandations.Entre 2019 et 2023, les crédits de la mission “Immigration, asile et intégration” ont augmenté de 23% pour atteindre 2,3 milliards d’euros, du fait notamment de nouvelles dépenses dans le domaine de l’asile, souligne le rapport.Or, dans ce domaine qui est une compétence de l’État, “ce sont principalement des associations qui délivrent les différentes prestations” (hébergement, accompagnement, intégration), ajoute-t-il.”Dans ce cadre, les financements octroyés aux associations ont augmenté de plus de 52%” sur la période pour passer à “près de 1,1 milliard d’euros”, ajoute le rapport qui souligne que “cette augmentation importante est expliquée seulement en partie par l’augmentation des flux”.Entre 2019 et 2023, les demandes d’asile ont augmenté de 7,4% et les créations de place d’hébergement de 14,7%. Or, pour “la seule gestion du parc d’hébergement, les associations ont été bénéficiaires de plus de 850 millions d’euros en 2023, en augmentation de 46%” par rapport à 2019, ajoute le rapport qui pointe une forte hausse des coûts unitaires.En matière d’intégration, les associations ont touché 76,3 millions d’euros en 2023 (+114%) pour mettre en oeuvre de contrat d’intégration républicaine (CIR), constitué d’un volet civique et d’un autre linguistique. Cela s’explique par une hausse du nombre de signataires et un doublement du volume horaire, avec des formations plus intensives et des bénéficiaires demandant plus d’accompagnement.”La progression des coûts est, en outre, facilitée par le manque de concurrence entre les prestataires”, ajoute le rapport.De manière générale la Cour des comptes note que l’État et son opérateur l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration) “ne définissent pas avec suffisamment de précision la nature des missions d’accompagnement, les compétences requises et, dans les structures d’hébergement, le taux d’encadrement” nécessaire.De plus, “le recours à la subvention offre moins de prise à l’État sur le contenu et le suivi d’exécution des prestations”, ajoute le rapport.Aussi la Cour préconise-t-elle de “définir plus précisément” les prestations dans le domaine de l’asile et de “mieux (les) coordonner” dans le domaine de l’intégration.Pointant aussi des contrôles “diversement exercés”, le rapport appelle aussi à les “renforcer en particulier dans le domaine de l’asile”.

Un ex-dirigeant du tennis français en procès pour viols

Il est accusé de viols par une joueuse de tennis de près de 50 ans sa cadette: Jean-Pierre Dartevelle, ancien N.2 de la Fédération française de tennis (FFT), s’est défendu mardi, en évoquant une “histoire d’amour” à l’ouverture de son procès à Besançon.Vêtu d’une veste de costume et d’un chandail à col roulé de couleur noire, l’ancien dirigeant, âgé de 74 ans, a répondu aux questions de la présidente du tribunal.”Je vous confirme que c’est une histoire d’amour consentie. Pour moi, c’était une femme amoureuse”, a-t-il lancé, alors que son accusatrice, aujourd’hui âgée de 25 ans, écoute attentivement les débats entourée de ses parents.Le procès devant la cour criminelle du Doubs doit durer au moins deux jours, avec un verdict attendu mercredi soir ou jeudi matin. L’accusé encourt 15 ans de réclusion criminelle.L’ex vice-président de la FFT répond de viols commis sur celle qui était une jeune sportive de haut niveau entre le 20 septembre 2016 et le 31 mars 2018 à son cabinet de Montbéliard, où il exerçait le métier de dentiste. A la même époque, M. Dartevelle était aussi conseiller régional Les Républicains (LR) à la région Bourgogne-Franche-Comté.La jeune femme, âgée de 17 à 19 ans au moment des faits, n’a pas demandé le huis-clos, alors que c’est la règle a priori pour les crimes sexuels sur mineurs.”La victime (…) souhaite s’exprimer sur ce qu’elle a subi, sans honte”, avait expliqué  à l’AFP l’avocat de la victime, Benjamin Liautaud, avant l’ouverture du procès.”C’est le dossier de la contrainte morale, celle de la différence d’âge, celle de la particulière vulnérabilité de la victime et celle de l’autorité de fait de l’accusé”, avait-t-il ajouté, évoquant une “emprise psychologique, cette forme de prison de l’esprit”.- “Monstre” -Durant l’instruction, M. Dartevelle n’a pas contesté les relations sexuelles mais il a soutenu qu’il s’agissait d’une “relation totalement consentie”, avait indiqué en janvier à l’AFP une source judiciaire.Joueuse talentueuse qui visait une carrière professionnelle avant d’être rattrapée par des problèmes de santé, la jeune sportive avait dénoncé des faits de viols dès 2018, décrivant une relation “contrainte” et expliquant être victime de “l’emprise” de cet homme très lié à ses parents dans le milieu du tennis, selon la source judiciaire.La première journée du procès a été consacrée à l’interrogatoire de témoins, dont une ancienne directrice administrative de la Ligue de tennis de Franche-Comté, qui a qualifié l’accusé de “monstre”.Elle a expliqué avoir reçu de lui un message lui demandant de lui envoyer une photo d’elle dénudée. “Ce n’était pas une relation normale employeur-employé”, a-t-elle lancé, tout en rendant hommage à la plaignante. “Pour moi, la victime est courageuse car elle a parlé”, a-t-elle déclaré.Tonalité différente de la part d’un ancien directeur technique national de la FFT, qui a travaillé 20 ans avec M. Dartevelle.”C’était quelqu’un qui savait faire preuve d’autorité pour se faire entendre auprès des salariés (…) mais certainement pas un monstre”, a-t-il dit. “Je n’ai jamais entendu quelqu’un se plaindre d’un comportement abusif de la part de M. Dartevelle. Il a eu une conduite impeccable.”L’épouse de l’accusé a confié être “tombée des nues” quand l’affaire a éclaté. “J’ai appris les fait au moment de l’arrivée des gendarmes. J’ignorais tout de cette relation.”Ancien footballeur de bon niveau, Jean-Pierre Dartevelle a disputé une douzaine de matches en première division avec Sochaux à la fin des années 1970. En février 2017, il avait été battu de peu par Bernard Giudicelli pour la présidence de la FFT.La Fédération française de tennis s’est portée partie civile dans ce dossier, aux côtés de la joueuse et de sa famille.

Procès de l’attentat de la basilique de Nice: c’est “légitime” de “tuer ceux qui tuent les musulmans”

“Le musulman a le droit de tuer celui qui le tue”, a affirmé mardi le Tunisien Brahim Aouissaoui, 25 ans, jugé devant la cour d’assises spéciale de Paris pour l’attentat de la basilique de Nice qui a fait trois morts le 29 octobre 2020.Le jeune homme, qui soutient ne se souvenir de rien concernant le meurtre avec un couteau de trois paroissiens, était interrogé sur sa personnalité et son parcours avant l’attentat.”Est-ce légitime de prendre les armes pour combattre ceux qui ne sont pas de votre religion ?”, l’interroge le président, Christophe Petiteau, après avoir évoqué l’enfance et l’adolescence de l’accusé.”C’est un droit légitime” de combattre “quand on défend sa mère, sa soeur, sa terre”, répond Brahim Aouissaoui calmement. “Toutes les cibles sont légitimes”, insiste-t-il dans le silence atterré de la salle d’audience.”Quand vous tuez les musulmans c’est normal mais quand les musulmans répondent et tuent, ça c’est pas normal ?”, demande l’accusé par le filtre d’un interprète.”Vous êtes d’accord avec les terroristes ?”, veut savoir le président de la cour d’assises. “Il ne s’agit pas des terroristes, c’est la vérité”, rétorque l’accusé.Il se défend d’être radical. “Je suis juste musulman”, dit-il.Le président évoque le jeune Brahim Aouissaoui, qui buvait de l’alcool et fumait du cannabis avant de se tourner vers la religion. “Le cannabis ça me détendait mais la religion ça me détend encore plus, ça me relaxe”, explique l’accusé qui reconnait avoir regardé “des vidéos religieuses” mais “pas des vidéos de propagande”.Avant son interrogatoire, des experts avaient balayé “l’amnésie” qu’il revendique pour éluder son rôle dans l’attentat du 29 octobre 2020.Au grand dam des parties civiles, Brahim Aouissaoui n’a cessé de dire depuis sa mise en examen qu’il ne se souvenait pas de l’attentat ni même de son départ de Tunisie en septembre 2020.”Si je me souviens de quelque chose j’en parle sinon je n’en parle pas”, dit-il.- “Amnésie factice” -Grièvement blessé par la police après l’attaque dans la basilique de Nice, Brahim Aouissaoui avait dû subir une anesthésie générale avant d’être opéré. S’il arrive qu’une anesthésie générale puisse “altérer la mémoire”, c’est dans “un délai restreint”, a expliqué à la cour un des experts, médecin neurologue.Son confrère psychiatre évoque une “amnésie factice”.Brahim Aouissaoui ne souffre “d’aucune lésion cérébrale”, “son cerveau est morphologiquement intact”, insiste le neurologue. “Il a gardé des capacités cognitives tout à fait correctes”, poursuit le médecin.Avant les deux experts, une psychologue, ayant rencontré Brahim Aouissaoui en détention il y a un mois, avait expliqué à la cour que l’accusé s’était montré “peu coopératif”, se contentant de “réponses lacunaires” à ses questions.En fait, précise la psychologue, l’accusé se montre disert seulement pour évoquer les “conditions inhumaines”, selon lui, de sa détention.Sous le statut de détenu particulièrement surveillé (DPS), à l’isolement total, entravé aux poignets et aux chevilles avec ceinture abdominale lors de sa rencontre avec la psychologue, Brahim Aouissaoui se dit “victime” de l’administration pénitentiaire.La psychologue évoque les griefs de l’accusé qui accuse notamment l’administration “d’empoisonner” sa nourriture en y versant de “l’urine” ou “des choses sales”.”On viole mes droits en prison. C’est inacceptable. J’ai des droits et j’ai le droit de les réclamer”, a fait valoir Brahim Aouissaoui à l’audience.Quand il ne s’agit pas de ses conditions de détention, l’accusé “fait preuve de détermination et de constance dans le refus de répondre”, indique l’expert psychiatre, habitué à rencontrer des jihadistes emprisonnés.L’accusé, raconte l’expert, a du mal à cacher “son agacement” quand on l’interroge. “Il y a une exaspération à peine contenue”, poursuit le psychiatre.Brahim Aouissaoui doit être entendu sur les faits le 24 février.Le matin du 29 octobre 2020, armé d’un couteau de cuisine, il avait quasiment décapité Nadine Vincent, épouse Devillers, une fidèle de 60 ans, blessé de 24 coups de couteau une mère de famille franco-brésilienne, Simone Barreto Silva, 44 ans, qui avait réussi à s’enfuir avant de succomber, et égorgé le sacristain Vincent Loquès, 55 ans, père de deux filles.Brahim Aouissaoui comparaît pour assassinats et six tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.Le procès est prévu jusqu’au 26 février.

Au sommet sur l’IA à Paris, deux visions du monde s’affrontent autour de la régulation

Le sommet de Paris sur l’intelligence artificielle a vu s’affronter deux visions du monde, les Etats-Unis appelant à limiter la régulation pour “ne pas tuer une industrie en plein essor” qu’ils dominent et ne signant pas l’appel sur une IA “ouverte”, “inclusive” et “éthique”.A la clôture du sommet mardi, 58 pays, dont la Chine, la France et l’Inde (les co-organisateurs), ainsi que l’Union européenne et la Commission de l’Union africaine, se sont prononcés pour une coordination renforcée de la gouvernance de l’IA et ont appelé à éviter “une concentration du marché” afin que cette technologie soit plus accessible.Une vision très éloignée de celle défendue par les Etats-Unis qui, comme le Royaume-Uni, ne figurent pas parmi les signataires de cette déclaration, rassemblant des principes partagés de régulation, un thème maintes fois abordé lors de ce sommet.Le gouvernement britannique a fait savoir qu’il ne souhaitait adhérer “qu’à des initiatives qui sont dans l’intérêt national du Royaume-Uni”.Pendant deux jours, dirigeants politiques et patrons de la “tech” se sont réunis dans l’enceinte du Grand Palais. La journée de mardi a été marquée par le discours offensif du vice-président américain J.D. Vance, dont c’est le premier déplacement à l’international depuis la prise de fonctions de Donald Trump fin janvier et l’annonce de “Stargate”, un plan d’investissements dans l’IA américaine à hauteur de 500 milliards de dollars. – “Tactiques” -A rebours d’une Europe voulant aller plus vite tout en définissant un cadre à l’essor de l’IA, il a souhaité faire “tous les efforts possibles pour encourager les politiques pro-croissance” en la matière.”Les Etats-Unis sont les leaders dans l’IA et notre administration entend qu’ils le restent”, a-t-il souligné, quelques heures après la publication d’informations sur une offre non sollicitée d’Elon Musk, sur la start-up OpenAI, à l’origine de ChatGPT.Selon le Wall Street Journal, le milliardaire proche de Trump (qui dispose déjà de sa propre start-up d’IA générative, xAI, lancée en 2023) veut, avec un groupe d’investisseurs, racheter l’organisation à but non lucratif qui contrôle OpenAI pour 97,4 milliards de dollars.”Il essaie probablement de nous ralentir. C’est évidemment un concurrent”, a déclaré à Bloomberg TV Sam Altman, le patron d’OpenAI qui avait adressé une fin de non-recevoir lundi soir à Elon Musk.”J’aimerais qu’il se contente de créer un meilleur produit”, a-t-il ajouté, critiquant les “tactiques” de celui qui fut par ailleurs co-fondateur d’OpenAI.L’entreprise “n’est pas à vendre”, a martelé Chris Lehane, le vice-président en charge des affaires publiques d’OpenAI, présent à un événement “business” à Station F, l’incubateur de start-up fondé par le milliardaire français Xavier Niel, où s’est également rendu le président Macron dans l’après-midi.Avant de déjeuner à l’Elysée, J.D. Vance avait également mis en garde contre les partenariats avec les “régimes autoritaires”, dans une référence à peine voilée à la Chine. “S’associer avec eux (ces régimes, NDLR) revient à enchaîner votre nation à un maître autoritaire qui cherche à infiltrer, s’installer et s’emparer de votre infrastructure d’information”.- “Coup de projecteur” -En réponse aux ambitions américaines, Emmanuel Macron a insisté sur le “besoin de règles” et d’un “cadre de confiance” pour accompagner le développement de l’IA, en clôture du sommet qui s’est traduit pour la France par un plan d’investissements privés à hauteur de 109 milliards d’euros.Le sommet a aussi “été un excellent moyen de mettre un coup de projecteur sur l’écosystème, sur la France, sur l’Europe, de montrer qu’en fait il n’y a pas que ChatGPT et (le chinois) DeepSeek”, a commenté pour l’AFP Maya Noël, directrice générale de France Digitale, qui se présente comme la première organisation de start-up en Europe.Pour le Premier ministre indien Narendra Modi, qui accueillera le prochain sommet mondial sur l’IA, le défi est de ne pas laisser “le sud global”, dont les 1,4 milliard d’Indiens, à la traine d’une révolution technologique.Mais pour Dario Amodei, patron de la start-up américaine Anthropic, ce sommet s’apparente à une “opportunité ratée”: “il est nécessaire de se concentrer davantage” sur les enjeux démocratiques de l’IA, ainsi que les risques liés à la sécurité et à l’emploi que fait peser cette technologie”, dit-il.Alors que l’Union européenne tente d’avancer ses pions dans cette course à l’IA, la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen a dévoilé mardi un plan d’investissements de 200 milliards d’euros, dont 150 milliards venant de grands groupes. Le “leadership mondial est toujours à saisir”, a-t-elle lancé.mng-may-kf-dax/mch/eb

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Un satellite européen va cartographier les forêts et leur absorption de carbone

L’Agence spatiale européenne (ESA) a présenté mardi en France à Toulouse son satellite Biomass commandé à Airbus Defence and Space en 2016 et qui cartographiera, à partir d’avril, les forêts autour du globe afin de mesurer leur capacité d’absorption de carbone.”Il va mesurer les tonnes de bois par hectare contenues sur Terre, ce qui nous aidera à mieux comprendre l’équilibre climatique (…) afin de mieux mesurer et évaluer le climat de la Terre et les changements climatiques à venir”, a expliqué à l’AFP le Dr Marc Steckling, responsable de l’observation de la Terre, des sciences et de l’exploration chez Airbus Defence and Space.Biomass permettra “une meilleure compréhension (…) du rôle que les forêts jouent dans le cycle du carbone”, a souligné Simonetta Cheli, en charge des programmes d’observation à l’ESA.D’une masse au décollage de 1.230 kg, le satellite quittera la Terre depuis le port spatial européen de Kourou, en Guyane française, pour être placé sur une orbite héliosynchrone à 666 km d’altitude.Capable de cartographier l’intégralité de la surface terrestre en neuf mois, le satellite Biomass devrait permettre d’étudier l’évolution des forêts mondiales sur les cinq ans que doit durer la mission.Il analysera la biomasse forestière avec une précision d’environ 200 m², “jamais vue auparavant”. “C’est vraiment un engin spatial incroyable, car faire ces mesures sur le terrain serait extrêmement difficile”, a salué le Dr Steckling.Initialement prévu pour 2021, le lancement du satellite a été retardé notamment par la pandémie de Covid-19 et les répercussions sur la chaîne d’approvisionnement qui en ont découlé, a expliqué le Dr Steckling.Outre les forêts, Biomass sera en mesure d’observer les réserves d’eaux fossiles dans les régions désertiques afin d’y trouver de nouvelles sources d’eau, et contribuera à l’étude de la dynamique des masses glaciaires et de la géologie.Ses données, fournies en accès libre, pourront par ailleurs aider à mettre en oeuvre “les législations internationales sur le climat et sur l’environnement”, a estimé Mme Cheli, de l’ESA.

Meurtre de Louise: l’ADN du principal suspect retrouvé sur les mains de la collégienne

L’ADN du principal suspect interpellé lundi, âgé de 23 ans, a été retrouvé sur les mains de Louise, 11 ans, poignardée à mort après avoir disparu vendredi à la sortie de son collège en Essonne.L’annonce a été faite mardi en fin d’après-midi par le parquet d’Evry. Des auditions sont toujours en cours et les quatre gardes à vue à Versailles du principal suspect et de trois de ses proches sont prolongées, a ajouté le procureur de la République d’Evry Grégoire Dulin.Ce dernier tiendra une conférence de presse pour faire un point sur le déroulement de l’enquête à 18H00 mercredi au tribunal judiciaire d’Evry.Le principal suspect a été arrêté lundi à 20H00. Il est depuis interrogé pour meurtre sur une mineure de moins de 15 ans.- Non-dénonciation de crime -Dans la foulée de son interpellation, les enquêteurs ont arrêté des membres de son entourage: le père âgé de 49 ans, la mère de 48 ans et la petite amie de 23 ans pour non-dénonciation de crime.Ces interpellations ont eu lieu à Epinay-sur-Orge, où se situait le collège de Louise.Parallèlement à ces nouvelles arrestations, les gardes à vue d’un autre homme de 23 ans et de sa mère de 55 ans, interpellés lundi après-midi à Rouen (Seine-Maritime), ont elles été levées. Le jeune homme était mis en cause pour meurtre sur une mineure de moins de 15 ans, sa mère pour non-dénonciation de crime. Le corps de Louise, disparue à la sortie de son collège vendredi après-midi, a été retrouvé vers 02H30 samedi dans le bois des Templiers à Longjumeau (Essonne), à quelques centaines de mètres de son établissement scolaire.L’autopsie, réalisée à l’institut médico-Légal de Corbeil-Essonnes, a permis “de relever la présence de très nombreuses plaies commises avec un objet tranchant dans les zones vitales”, selon le parquet.Le téléphone de la victime a été retrouvé à proximité de son corps.Le parquet avait ouvert une enquête pour meurtre sur mineur, confiée à la Direction de la criminalité organisée et spécialisée des Yvelines (DCOS 78) en cosaisine avec la direction nationale de la police judiciaire, après la macabre découverte dans cette ville de banlieue d’ordinaire tranquille, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris.- “Sous le choc” -Les élèves du collège André Maurois, où était scolarisée Louise, sont retournés en classe lundi matin dans la stupeur et l’incompréhension.Une cellule d’écoute pour le personnel et les élèves a été ouverte au sein de l’établissement. Elle sera maintenue toute la semaine, selon le rectorat de l’académie de Versailles.Devant l’entrée du collège, gardée par un important dispositif policier, de nombreux bouquets et bougies ont été déposés pour rendre hommage à Louise.”On a tellement pleuré” ce week-end, a témoigné Gisèle, venue à pied de chez elle avec sa fille, en classe de 5e, et une autre collégienne. Cette mère d’élève confiait aussi ne pas se sentir sereine, malgré l’interpellation de suspects. Dès le week-end, une cellule d’écoute psychologique coordonnée par le Samu avait été installée en mairie d’Epinay-sur-Orge. La ville et sa voisine de Longjumeau ont aussi mis en place un dispositif de sécurité sur les trajets du collège.”Tout l’établissement est sous le choc, les parents… Vous savez qu’on a mis en place des dispositifs de soutien et d’accompagnement à la fois pour les élèves et pour les enseignants, qui se sont mis en place hier (lundi) et qui seront maintenus aussi longtemps que nécessaire”, a assuré la ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, en marge d’un déplacement dans une école du 11e arrondissement à Paris.La mairie de Longjumeau a annoncé lundi après-midi qu’aucune marche blanche ne serait organisée “afin de permettre à la famille de faire son deuil dans la plus stricte intimité”.Des salles de recueillement seront néanmoins ouvertes à Longjumeau et Epinay-sur-Orge entre mardi et vendredi, a précisé la municipalité.dho-mby-js-mlf/mat/swi

Pope told to ‘stick to Church’ after Trump migrant critique

Pope Francis described Donald Trump’s migrant deportations as a “major crisis” Tuesday, prompting a rebuke from the US president’s border czar, who told the pontiff to “stick to the Catholic Church”.In a letter to US bishops, Francis, 88, said deporting people who had fled their own countries in distress “damages the dignity” of the migrants …

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Enseignement: mobilisation à Paris contre les fermetures de classes

Les enseignants parisiens ont largement suivi mardi un appel à la grève dans les écoles de la capitale, et plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour protester contre les fermetures de classes prévues à la rentrée et la perte de décharge de directeurs d’établissements scolaires.Selon les chiffres du rectorat de Paris, 34,58% des enseignants étaient grévistes.Les personnels des écoles parisiennes étaient appelés à la grève contre la fermeture annoncée de 198 classes à la rentrée de septembre, à laquelle s’ajoute la fin du régime dérogatoire de décharge pour les directeurs. Syndicats et parents qui manifestaient mardi demandaient la révision de la nouvelle carte scolaire, qui prévoit 470 suppressions de postes au niveau national dans le premier degré en septembre, dont 110 à Paris. La FSU-Snuipp, principal syndicat du primaire, avait auparavant donné une estimation de “60% d’enseignants en grève” dans le premier degré, “170 écoles fermées” et “plus d’un millier de personnes” devant le rectorat.”Il y a une baisse démographique importante à Paris”, qui se reflète dans “l’allocation des moyens”, a rappelé la ministre de l’Education Elisabeth Borne, interpellée par des enseignants lors d’un déplacement dans une école du 11e arrondissement. “La mobilisation  (…) va grossir”, a assuré à l’AFP Martin Raffet, président des parents d’élèves FCPE Paris. “L’école publique est attaquée, avec moins de moyens, de personnel.”Les écoles publiques parisiennes ont perdu 33.689 élèves depuis 2010, a précisé le rectorat de Paris. A la rentrée 2025, les prévisions font état de 3.200 élèves en moins. Il a promis le maintien d’un taux d’encadrement à 20 élèves par classe.Sur les décharges des directeurs d’école, la ministre a évoqué “une forme d’impasse juridique et financière” en mettant en avant des recommandations de la Cour des comptes qui exhorte l’Etat à ne plus supporter le coût financier de ce dispositif pris en charge jusqu’en 2019 par la mairie de Paris. Celui-ci a été estimé à 116 millions d’euros pour 2023-2024. “Si on veut faciliter le fonctionnement d’une école, faut reconnaître des métiers différents et donner des moyens”, a plaidé Alexandra Rolland, directrice d’une école élémentaire dans le 14e, qui a interpellé la ministre.Le Conseil de Paris a, lui, voté mardi un vœu demandant au ministère de l’Education de signer une nouvelle convention pour maintenir ce régime de décharge en vigueur depuis 1982 dans la capitale.”Nous tenons à ce régime parce que les directeurs d’école font un travail administratif très lourd, qu’ils ne pourraient pas faire dans les mêmes conditions s’ils n’étaient pas déchargés”, a déclaré la maire de Paris Anne Hidalgo.”La nouvelle convention que nous proposons est sur le bureau du ministère. La ville de Paris est prête à payer la compensation financière à l’Etat”, a ajouté Patrick Bloche, premier adjoint.”Il faut trouver une solution. J’ai conscience que les directeurs d’écoles ne sont pas satisfaits”, a pour sa part déclaré le recteur de Paris, Bernard Beignier, mardi à des journalistes, affirmant qu'”il y a des pistes”.