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Jeux de société: à Cannes, le sacre du jeu à deux

L’année écoulée a confirmé la croissance des ventes de jeux de société en France, une vitalité portée par l’explosion du format à deux, comme l’illustrent les As d’or, équivalent ludique de la Palme d’or, décernés au festival international des jeux (FIJ) de Cannes qui s’ouvre vendredi.Sur les quatre récompenses remises jeudi soir sur la Croisette lors de la soirée inaugurale du festival, trois ont récompensé des jeux qui se jouent exclusivement à deux: “Toy Battle” pour la catégorie tout public, “Zenith” pour la catégorie “initiés” et “l’Ile des Mookies” pour la catégorie “enfants”.Pour le scénariste de BD belge Michel Dufranne, membre du jury de l’As d’or, “le palmarès reflète vraiment cette grande tendance de 2025”, a-t-il affirmé à l’AFP. “Les gens jouent de plus en plus en couple, et le Covid y a probablement contribué”, estime également une autre jurée, Bérangère Prevost, de la chaîne de critique de jeux Penelope Gaming.Depuis 2020, le public du jeu de société n’a cessé de s’élargir, et le chiffre d’affaires du secteur avec: il s’est porté à 624 millions d’euros en 2025 selon le cabinet Circana, 4% de plus qu’en 2024 et autour de 20% de plus qu’en 2019.Ce qui fait de la France le deuxième marché européen derrière l’Allemagne, longtemps pionnière dans le secteur.- Droits de douane et déflation -Fabriqués à 80% en Chine, les jeux de société des éditeurs européens ont toutefois subi en 2025 l’effet des droits de douane instaurés par Donald Trump sur les importations américaines. “Beaucoup d’éditeurs ont vu leurs commandes reportées voire annulées”, rapporte Christian Molinari, président de l’Union des éditeurs de jeux. “Les Américains ne pouvaient pas se permettre de payer deux fois le prix des jeux parce qu’ils étaient fabriqués en Asie.””Les éditeurs y ont perdu un peu, mais les auteurs probablement beaucoup plus”, s’inquiète-t-il.L’auteur Bruno Cathala (7 Wonders Duel) a estimé auprès de l’AFP à 20% ses pertes en 2025 en lien avec les droits de douane.D’autant que, pour auteur comme éditeur, la hausse ininterrompue du nombre de joueurs ces dernières années s’est accompagnée d’une explosion du nombre de sorties, renforçant encore plus la concurrence entre les jeux et la difficulté à faire perdurer les rentrées d’argent.”L’année dernière avait vraiment été au paroxysme de la quantité”, a relevé Bérangère Prévost, qui perçoit toutefois pour le début d’année 2026 “une légère décélération dans la production, avec une envie de faire moins, mais mieux.”Cette concurrence accrue a notamment eu pour effet “une pression pour tirer les prix des jeux pour les joueurs initiés à la baisse”, a noté le consultant pour les éditeurs Benoît Stella, “ce qui amène pas mal de sacrifices pour les éditeurs”, déplore-t-il.- Des ventes propulsées -Pour se distinguer parmi les 1.200 sorties annuelles, la récompense de l’As d’or décernée à Cannes tombe à pic. Pour l’auteur italien Paolo Mori, lauréat cette année avec “Toy Battle”, “depuis cinq ans, l’As d’or s’est vraiment hissé au même niveau que le Spiel des Jahres”, son pendant allemand longtemps le plus prestigieux dans le domaine, s’est-il ému auprès de l’AFP.La plupart des jeux récompensés sont sortis depuis plusieurs mois: apposer le logo “As d’or jeu de l’année” relance généralement les ventes, en témoigne par exemple “Trio” dont les ventes avaient été multipliées par 3 après l’obtention du prix en 2024.Pour sa 39e édition, le jury du FIJ a décidé de récompenser “Toy Battle” plutôt que le phénomène commercial “Flip 7”, déclinaison nerveuse du blackjack.Toy Battle, dont le but est de faire avancer des tuiles pour envahir le camp ennemi, est une “leçon de game design”, résume Michel Dufranne pour expliquer le choix du jury.”Il y a un petit côté jeu d’échecs, mais complètement simplifié, et extrêmement addictif”, s’enthousiasme également Bérangère Prévost.Pour la catégorie “jeux experts”, le jury a décerné l’As d’or à “Civolution” de l’auteur allemand Stefan Feld, un jeu complexe avec une action parmi 22 différentes à choisir, mais “absolument fou quand on est amateur de jeux de société”, explique Bérangère Prévost.

Soupçons de traite des femmes: la justice sur les traces des Al-Fayed, du Ritz à la Côte d’Azur

Derrière le faste du Ritz époque Mohamed Al-Fayed et le clinquant des yachts, le piège? La justice française enquête depuis l’été dernier sur un vaste système présumé de traite de femmes, dont les ressorts rappellent, selon des avocates, l’affaire Epstein.Plusieurs femmes ont été auditionnées à Paris, dont Kristina Svensson, employée par l’hôtel 5 étoiles Le Ritz, à Paris, pour être l’assistante en France de Mohamed Al-Fayed de 1998 à 2000. “A chaque fois qu’il me voyait, il m’agressait”, affirme-t-elle dans un entretien avec l’AFP.L’Egyptien Mohamed Al-Fayed, décédé en 2023, détenait le grand magasin de luxe londonien Harrods, le club de football londonien de Fulham et le Ritz. Il n’a jamais été poursuivi de son vivant.Mi-février, “154 victimes” avaient témoigné, selon la police londonienne. Mais le travail des Britanniques sur ces agissements, qui auraient duré plus de 35 ans, entre 1977 et 2014, est vivement critiqué par des plaignantes.Et des femmes ont récemment décidé de placer leurs espoirs dans la justice parisienne, pour faire la lumière sur ce réseau qui se serait aussi étendu en France.Rachael Louw avait 23 ans quand elle a été envoyée sur la Côte-d’Azur – dans le sud-est de la France – sur le yacht de Salah Fayed, frère de Mohamed Al-Fayed, décédé en 2010. Elle a été entendue le 10 février dernier par l’office français spécialisé dans la répression de la traite des êtres humains, l’OCRTEH.Cette mère de famille de 54 ans confie à l’AFP son “soulagement”: “La justice française avance beaucoup plus vite et ne minimise pas ce qui nous est arrivé, à la différence des enquêteurs au Royaume-Uni.” En ouvrant notamment, à l’été 2025, une enquête pour traite d’êtres humains aggravée, proxénétisme et viols, le parquet de Paris “montre qu’il considère les agressions dans leur ensemble et qu’il n’a pas peur de s’attaquer à un système organisé”.- “Bonne à consommer” – Rachael Louw était vendeuse chez Harrods quand Mohamed Al-Fayed l’a “repérée” dans les rayons.A l’été 1994, Rachael Louw a une visite “préalable à (son) recrutement au bureau du président de Harrods”. Examen pelvien, frottis, “contrôle mammaire approfondi”, test VIH: le rendez-vous a largement excédé l’examen classique.Et n’est pas resté confidentiel. Dans son compte rendu adressé à Harrods que l’AFP a pu consulter, le médecin a précisé que Rachael avait récemment perdu sa mère, prenait la pilule, avait un petit ami, que son hygiène personnelle était “excellente”…”C’est un médecin qui accepte d’envoyer des renseignements confidentiels pour donner des armes au violeur”, accuse l’ancienne juge d’instruction et aujourd’hui avocate Eva Joly, qui assiste Rachael Louw et Kristina Svensson, avec ses consoeurs Caroline Joly et Agathe Barril. “Ces jeunes femmes étaient comme de la viande, dont on veut savoir si elle est bonne à consommer”, abonde Caroline Joly.Pour Rachael Louw, la justice française “a posé les mots justes” sur ces examens, en les considérant comme de possibles viols.Après ce criblage médical, plusieurs rencontres ont été organisées avec Salah Fayed dans sa résidence londonienne de Park Lane. Rachael Louw affirme qu’il l’y a droguée une fois, avec “un mix de crack et de cocaïne”, et agressée sexuellement.Rachael Louw s’est alors sentie “piégée”. Mais “comme Salah Fayed n’a pas recommencé”, elle a “cru que cela irait” et a accepté une offre: devenir son assistante en France. – “Comme une torture” -Quand elle y est envoyée en avion privé, son passeport lui est confisqué. Sur le yacht du milliardaire, “rien” ne ressemble alors au travail d’assistante pour lequel elle a signé.”Je m’attendais à organiser les journées de Salah Al-Fayed, mais on attendait juste de moi que je sois constamment avec lui”. Rachael Louw figure notamment, auprès de Salah Fayed, lors de dîners. Avec des invités, âgés et fortunés, accompagnés de “jeunes filles”. “Il y avait beaucoup de contacts physiques”.Isolée sur ce yacht, où le personnel avait “interdiction de lui parler”, elle parvient à contacter son petit ami, employé chez Harrods. “Ils l’ont su et il a été licencié”, affirme-t-elle.Une nuit, Salah Fayed “entre dans son lit”. “Je me suis réveillée et j’ai dit: +Que faites-vous?+ Et il m’a répondu: +Je me sens seul.+ Je suis restée pétrifiée toute la nuit, sans dormir. C’était comme une torture. J’étais terrifiée qu’il puisse interpréter un mouvement comme une invitation à me toucher.”Un autre jour, Salah Fayed l’a emmenée au large de Saint-Tropez, sur le yacht de Mohamed. “Il y avait une fille rousse, qui avait l’air plus jeune que moi. Mohamed l’a embrassée. Il m’a demandé d’arrêter de les regarder et je ne me souviens plus de rien après. Si j’ai été droguée ou non, je ne peux pas l’affirmer avec certitude”, frissonne Rachael Louw.La jeune femme a senti l’étau se refermer encore davantage quand Salah Fayed lui a annoncé qu’il comptait l’emmener sur un nouveau hors-bord. “Il n’y avait qu’une seule chambre… J’ai su que si j’allais sur ce bateau, rien de bon n’arriverait.”Paniquée, elle appelle Air France pour réserver un siège sur le premier vol. Salah Fayed manifeste “une grande colère” quand elle réclame son passeport, mais ce dernier lui est rendu. “Il a su que j’avais prévenu mes colocataires.”De retour, Rachael Louw “bloque” ses souvenirs pour “survivre”.- “Il riait” -Pourquoi témoigner, trente ans plus tard ? Elle qui pensait être réduite au silence par un accord de confidentialité signé à l’embauche, a été bouleversée par un documentaire de la BBC sur les Al-Fayed, diffusé en septembre 2024. “J’ai pris conscience de ce dont j’avais fait partie, et comme cela aurait pu être pire, si je n’avais pas eu la chance de pouvoir fuir… Je parle car il doit y avoir un coût pour les criminels, pour ne plus encourager les suivants.””Si nous les femmes ne dénonçons pas, nous devenons complices de notre propre oppression”, insiste Rachael Louw. “Les hommes puissants ne changeront jamais un système qui les avantage.”Après la mort de Mohamed et de Salah, les plaignantes espèrent que la justice puisse retrouver des complices qui auraient permis à ce système d’exister. Qui organisait les transports? L’hébergement?”Il n’y a pas de petite information. Chaque élément est utile pour l’enquête”, estime Kristina Svensson, invitant “victimes et témoins” à se manifester aux enquêteurs parisiens, “très à l’écoute”.Cette Suédoise, arrivée en 1993 en France, avait été placée par une agence d’intérim au Ritz, bijou parisien situé juste à côté du ministère de la Justice français sur la célèbre place Vendôme, et détenu par Mohamed Al-Fayed. Elle était censée l’aider, comme assistante, à gérer ses affaires, après la mort de son fils Dodi Al-Fayed et de la princesse Diana. Une mission prestigieuse.Sauf qu’à l’entretien d’embauche au Ritz, les questions sont restées “focalisées” sur son apparence. On lui a même fait remarquer qu’elle était le “sosie” de l’épouse d’Al-Fayed. Le Ritz l’a ensuite envoyée à Londres. “J’avais apporté mon CV.” Mohamed Al-Fayed “n’était pas intéressé par ça. Il ne m’a posé que des questions personnelles”. “J’ai aussi subi un examen gynécologique obligatoire, où je pense avoir été droguée.”S’en sont suivies plusieurs rencontres avec Mohamed Al-Fayed, au schéma répétitif. Elle était placée de longues heures sans instruction, dans une pièce. Puis Mohamed Al-Fayed entrait.Aujourd’hui, Kristina Svensson décrit des agressions sexuelles et des tentatives de viols au cours desquelles “il riait”.- “Micros et caméras” –  Pourquoi être restée? “J’espérais qu’avec le temps, il allait voir que je n’étais pas intéressée par lui et qu’il allait me prendre au sérieux”, a-t-elle expliqué à la police. “J’étais étrangère, sans famille ni réseau dans le pays, ni aucune connaissance de droit du travail, et je n’avais personne sur qui compter financièrement si je démissionnais.”A posteriori, Kristina Svensson se compare à “un produit de luxe parmi d’autres”, que Mohamed Al-Fayed voulait posséder. “Une poupée sur une étagère”, bien surveillée. Le personnel “l’avertissait” qu’il y avait “micros et caméras partout au Ritz”, tandis que dans la villa de Saint-Tropez, elle affirme qu’une gouvernante lui avait recommandé de bloquer la porte de sa chambre la nuit.Sollicité, le Ritz s’est dit “profondément attristé par les témoignages et les allégations d’abus” qu’il “considère avec le plus grand sérieux, et se tient prêt à coopérer pleinement avec les autorités judiciaires”.”La sécurité et le bien-être de nos collaborateurs, visiteurs et clients constituent notre priorité absolue”, ajoute le palace parisien.De son côté, Harrods a salué “le courage de toutes les femmes qui prennent la parole”, dont “les témoignages mettent en lumière l’ampleur des abus commis par Mohamed Al-Fayed et soulèvent à nouveau de graves allégations à l’encontre de son frère”.Le grand magasin les “encourage” à présenter des demandes d’indemnisation dans le cadre du dispositif qu’il a mis en place – “plus de 50 survivantes” ont, à ce jour, été dédommagées.La police londonienne a aussi assuré à l’AFP avoir “considérablement changé” ses “méthodes de travail” et “placer” désormais “les victimes au coeur de (son) action” et notamment des investigations, “en cours”, sur ceux qui auraient pu aidé Mohamed Al Fayed.Pour les avocates des deux femmes, les témoignages dessinent les contours encore obscurs d’un “système puissant”, ressemblant en de “nombreux points” à celui mis en place, à la même époque, par le criminel sexuel Jeffrey Epstein entre Paris et les Etats-Unis.”Comme chez Epstein, il y a chez les Fayed une consommation frénétique de jeunes femmes et un système organisé pour se les procurer. Le schéma est le même: sélection de jeunes femmes vulnérables, transport, hébergement, isolement et l’argent, qui sert à intimider ou à noyauter”, explique Eva Joly.Si les faits pourraient être prescrits, des enquêtes sont parfois ouvertes pour rechercher d’éventuelles victimes non prescrites. Et l’avocate d’assurer: “On n’en est qu’au début de la reconstitution du puzzle en France.”

Laits infantiles: la toxine céréulide identifiée chez un bébé ayant été hospitalisé en France

La toxine céréulide, au cœur de la vague actuelle de rappels de laits infantiles, a pour la première fois été identifiée chez un bébé français ayant été hospitalisé après consommation d’un produit impliqué, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.Le ministère de la Santé a reçu un “premier résultat d’analyse de selles positif à la toxine céréulide”, rapporte la Direction générale de la santé, confirmant une information de la cellule investigation de Radio France mais précisant que cela ne permettait pas de conclure à un lien de cause à effet.L’affaire des laits infantiles a débuté en décembre, avec d’abord le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né.Depuis, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance.Trois décès ont été signalés parmi des bébés ayant consommé des laits visés par les rappels en France, seul pays européen dans ce cas, ainsi qu’une dizaine d’hospitalisations. Mais aucun lien de cause à effet n’a encore été identifié, les autorités sanitaires françaises ayant d’ores et déjà prévenu qu’il pourrait être difficile d’établir une telle causalité.L’identification de céréulide chez un bébé français, après consommation d’un lait rappelé, marque néanmoins une première, et constitue un indice potentiel allant dans le sens d’une intoxication.”Ce résultat confirme que l’enfant concerné a été exposé à cette toxine”, dont la présence “est susceptible d’expliquer les symptômes observés”, reconnaît le ministère, se refusant toutefois à trancher pour une “imputabilité”. Cela “appartient aux experts compétents, notamment aux soignants ayant pris en charge l’enfant ainsi qu’aux spécialistes en toxicologie mobilisés dans le cadre des investigations”, assure-t-il.Le ministère ne communique pas les détails du cas. Selon Radio France, il s’agit d’un bébé hospitalisé pendant une nuit début février à Montpellier et ayant consommé un lait Gallia (Danone).À l’étranger, la présence de céréulide avait déjà été signalée voici une dizaine de jours en Belgique chez huit nourrissons, tous n’ayant témoigné que de symptômes légers.C’est en Belgique que sont centralisées les analyses réalisées dans le cadre de ce dossier. La France, notamment, adresse au laboratoire belge de santé publique les échantillons prélevés chez les bébés français, faute de laboratoire habilité sur le territoire à détecter cette toxine aux seuils identifiés comme à risque.

Seine-Saint-Denis: intenses recherches pour retrouver un enfant autiste disparu

“Sur terre, sur l’eau, dans les airs”, un vaste dispositif de recherches a été déployé en Seine-Saint-Denis afin de retrouver un enfant autiste de quatre ans disparu mercredi le long de la Marne, sur une aire de jeux où il avait échappé à l’attention de sa famille, a indiqué vendredi une source policière.Les recherches avaient débuté dès mercredi après-midi à Neuilly-Plaisance et “on a mis tous les moyens absolument possibles à notre main: recherches pédestres, fluviales, cynophiles, drones, hélicoptère”, a indiqué cette source dépendant de la préfecture de police (PP) de Paris.Menées jusqu’à la nuit jeudi soir, les recherches ont repris vendredi, avec plusieurs dizaines de pompiers et policiers. Jusqu’à présent, “on a notamment utilisé les bateaux, les chiens de quête spécialisés en aquatique, les plongeurs. Sur terre, sur l’eau, dans les airs, on a tout fait en matière de recherches”, a insisté la source policière. “Rien n’irait vers une autre hypothèse que l’accident pour l’instant”, “rien ne laisse à penser à autre chose”, a-t-elle ajouté.Selon l’appel à témoins lancé mercredi soir par la préfecture de police, la disparition remonte à mercredi vers 14H15, quand l’enfant se trouvait sur une aire de jeux de Neuilly-Plaisance, avec ses frères et sa mère: “Madoua échappait à la surveillance de sa mère quelques instants, partant en courant sur la promenade en direction du Perreux-sur-Marne”, a-t-il été précisé.Ce garçon est décrit comme “de type africain, cheveux courts, mesurant moins d’un mètre, de corpulence mince”. Il est précisé qu’il est “atteint d’un trouble autistique” et “ne s’exprime pas verbalement”. Les recherches pédestres avaient été très larges sur le secteur, “avec de nombreux policiers à pied au début, car un enfant peut se cacher quelque part, courir, chuter dans la Marne, monter dans un bus, il peut tout faire”, a relevé la source policière.Selon l’avis de recherches, l’enfant est vêtu d’un “pantalon gris, d’un tee-shirt rouge, d’une parka bleu marine avec une bande horizontale bleu clair”. Le commissariat de Neuilly-sur-Marne est chargé de la poursuite des investigations.Toute personne susceptible d’apporter des éléments intéressant l’enquête peut contacter la police, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept au 01 56 49 10 10, précise l’appel à témoins.

Japan PM opposes changing male-only imperial succession

Japanese Prime Minister Sanae Takaichi said on Friday she opposes changing the imperial family’s male-only succession rules, as pressure mounts on lawmakers to address the issue of the monarchy’s survival. Only the male offspring of the male side of the family can currently ascend the ancient Chrysanthemum Throne.Since Emperor Naruhito, 66, only has one daughter, hopes …

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Emails to Chinese dancers allegedly threatened Australian PM

A security scare at the Australian prime minister’s residence this week was sparked by a bomb threat against an anti-Beijing Chinese dance troupe, the act’s hosts said Friday.Prime Minister Anthony Albanese was forced to evacuate his official residence in Canberra, The Lodge, on Tuesday over an unspecified “alleged security incident”.Police said at the time that …

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L’heure du réquisitoire au procès en appel sur l’assassinat de Samuel Paty

Les avocates générales prennent vendredi leurs réquisitions contre quatre hommes jugés en appel pour leur rôle dans l’assassinat du professeur Samuel Paty, décapité par un islamiste radical pour avoir montré des caricatures du Prophète Mahomet dans son cours sur la liberté d’expression.Initialement prévu vendredi, le verdict de la cour d’assises spéciale de Paris a été repoussé à lundi, au terme de cinq semaines d’une audience houleuse sur ce crime commis le 16 octobre 2020 par Abdoullakh Anzorov, près du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Ce jihadiste tchétchène de 18 ans avait été abattu par la police, qu’il menaçait.Un parent d’élèves, Brahim Chnina, aujourd’hui âgé de 54 ans, et un militant islamiste aguerri, Abdelhahim Sefrioui, 66 ans, comparaissent pour avoir été les artisans de la campagne de haine en ligne contre le professeur d’histoire-géographie, dont Anzorov avait pris connaissance sur les réseaux sociaux. En première instance, ils avaient été respectivement condamnés à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste.Deux proches d’Anzorov, originaires comme lui du quartier de la Madeleine à Evreux, répondent de complicité d’assassinat. Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, condamnés à seize ans de réclusion en 2024, disent ne pas avoir eu conscience de la dérive jihadiste de leur ami, ni du crime qu’il préparait. Ils ne présentent pas un profil d’islamistes radicaux.Si Brahim Chnina a exprimé sa “honte” et ses regrets pour la cabale en ligne, cela n’a pas été le cas d’Abdelhakim Sefrioui: entre deux digressions théologico-politiques, il s’est posé en héraut des droits des musulmans, livré à la “vindicte” publique par les autorités françaises avec la complicité de “médias aux ordres”. Les deux hommes nient que leur campagne ait été déclenchée par la question du blasphème ou les caricatures, même si Abdelhakim Sefrioui a affirmé que celles-ci n’étaient “acceptées par aucun musulman”. Au moment des faits, Al-Qaïda venait de menacer de nouveau la France après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l’occasion du procès des attentats de janvier 2015. Et le 25 septembre, deux personnes avaient été blessées lors d’une attaque jihadiste devant les anciens locaux parisiens de l’hebdomadaire.- Débats éprouvants -Abdelhakim Sefrioui affirme avoir agi contre ce qu’il pensait alors être une “stigmatisation” des élèves musulmans par Samuel Paty; quant à Brahim Chnina, il n’aurait été animé que par la colère de ce qu’il pensait être une injustice faite à sa fille, élève du collège.Pour dissimuler une exclusion pour indiscipline, celle-ci avait affirmé à ses parents que Samuel Paty avait demandé aux élèves musulmans de sortir de son cours au moment de montrer des caricatures. Ces lignes de défense ont été fragilisées par les témoignages de la fille d’Abdelhakim Sefrioui et de la principale du collège, ainsi que par les contenus des messages et des vidéos d’une cabale qui ne s’est arrêtée qu’avec la mort du professeur.Accusation et parties civiles campent sur la ligne du verdict de première instance: selon la première cour d’assises, en lançant une “véritable fatwa numérique” contre Samuel Paty, les deux hommes “savaient nécessairement” que cette campagne pouvait “conduire à des réactions violentes, voire mortelles, de la part d’individus radicalisés” et étaient “conscients de la réalité de la menace terroriste” qu’ils faisaient peser sur leur cible.Pour la défense, au contraire, les deux hommes n’avaient ni conscience du crime à venir ni intention qu’il advienne. Une confirmation de la condamnation marquerait une vision bien trop extensive de l’incrimination d’association de malfaiteurs terroriste, selon leurs avocats.Eprouvants pour la famille de Samuel Paty, les débats ont été hachés par une succession d’incidents et de contentieux soulevés par la défense. Fait rarissime, deux magistrates assesseures ont été écartées de la cour après que la défense a mis en doute leur impartialité. Les variations dans les deux auditions successives du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a par ailleurs pris l’initiative étonnante d’écrire directement à la présidente de la cour pour lui préciser sa pensée et sa conviction de la culpabilité de Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, ont occupé plusieurs jours la cour. Avec du côté de la défense, la volonté évidente de fourbir ses armes en cas de pourvoi en cassation.

Argentine: feu vert du Sénat à une loi sur les mines en zone de glaciers

Un projet de loi sur l’activité minière en zone de glaciers en Argentine, contre lequel des militants de Greenpeace ont protesté jeudi à Buenos Aires, a obtenu dans la soirée un premier feu vert législatif de la part du Sénat.Une dizaine de militants de Greenpeace avaient été interpellés jeudi matin dans la capitale argentine après …

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