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Two National Guard soldiers shot near White House, suspect in custody

Two US National Guard soldiers were critically wounded Wednesday in a targeted shooting near the White House — an extraordinary security incident fueling controversy over President Donald Trump’s nationwide crime crackdown.There was no immediate clue to the motive.Washington Mayor Muriel Bowser called it “a targeted shooting” by a single gunman.”That individual has been taken into …

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Féérique et ultrasécurisé: le marché de Noël de Strasbourg ouvre ses portes

Vin chaud, illuminations et foule dense dans les rues du centre-ville: le marché de Noël de Strasbourg, véritable aimant touristique en Alsace, a ouvert ses 300 chalets mercredi au coeur d’une ville placée sous haute sécurité face à la menace terroriste persistante. Une forte affluence est attendue pour cet événement qui durera un mois, jusqu’au 24 décembre. L’an dernier, 3,4 millions de visiteurs locaux et étrangers – un record – étaient venus vivre la magie de Noël dans la capitale alsacienne, dans les effluves d’épices ou de cannelle.Dans le quartier touristique de la Petite France, comme sur le parvis de la cathédrale ou en d’autres endroits emblématiques de la ville, les chalets ont ouvert leurs devantures dès 14h. En début de soirée, une foule dense se pressait déjà place Kléber, au pied du sapin illuminé de 30 mètres de haut. Cette 455e édition du “Christkindelsmärik” – soit “marché de l’enfant Jésus” en alsacien – “démarre sous de très bon auspices”, s’est félicitée sur France 3 Alsace la maire écologiste de la ville, Jeanne Barseghian, observant que “les Strasbourgeois, les habitants de la région (et) les visiteurs internationaux” étaient “déjà au rendez-vous”.Dans les chalets où se vendent toutes sortes d’objets décoratifs, mais aussi des bretzels et autres crêpes ou gaufres, “on entend parler néerlandais, coréen, anglais et allemand bien sûr: ils sont tous là”, énumère Romain Falcone, 22 ans, chaudement emmitouflé derrière son stand de maroquinerie fabriquée en Alsace. “Je pense que ça va bien marcher. Les gens s’arrêtent devant le sapin, ils sont émerveillés”, positive le jeune vendeur.”J’adore! On ne voit pas ça chez nous, c’est unique, magique”, s’enthousiasme Jeff, 35 ans, un ingénieur venu de Los Angeles avec une dizaine de membres de sa famille. “C’est très célèbre: quand on cherche sur Google +capitale mondiale de Noël+, on tombe sur Strasbourg!”, explique le vacancier américain, dont le circuit en Europe doit également l’emmener, notamment, à Paris et à Edimbourg, en Ecosse.Les Strasbourgeois aussi sont de sortie, comme Michel et Noëlle, 65 ans, qui photographient le sapin avec leur smartphone pour leurs enfants “partis vivre ailleurs”. “C’est très joli, mais c’est devenu un vrai Disneyland”, tempère le retraité.Ces dernières années, la municipalité a cherché à rendre le marché “plus fluide, plus aéré”, a souligné mercredi la maire, notant que beaucoup de Strasbourgeois n’y “allaient plus” parce qu’ils le trouvaient “trop congestionné”.De manière générale, les autorités entendent s’efforcer de conserver “l’esprit festif et populaire d’un grand événement d’envergure internationale” tout en assurant “la plus grande sécurité de tous”, avait souligné l’édile en amont des festivités.Dans une ville endeuillée par un attentat jihadiste qui avait fait 5 morts et 11 blessés en 2018, le dispositif sécuritaire de cette année reconduit largement celui de 2024 et prend la mesure du risque terroriste, ainsi que celui d’éventuels mouvements de foule.Il prévoit notamment de nouveau l’usage de drones de surveillance en temps réel et mobilisera un millier de forces de l’ordre chaque jour, policiers, gendarmes et CRS ainsi que pompiers et bénévoles de la Croix-Rouge.Les accès au coeur historique de la ville seront contrôlés aux heures d’ouverture (11h30-21h00) et un sens unique pour piétons sera instauré dans certaines rues pendant les weekends pour fluidifier la circulation.L’édition 2025 veut de nouveau faire la part belle à la tradition, aux produits locaux mais aussi à l’inclusion et la générosité – avec notamment une opération “sapin solidaire” qui vise à offrir des cadeaux à 300 enfants défavorisés. 

Deuxième condamnation définitive pour Nicolas Sarkozy avec Bygmalion

Une deuxième mention au casier judiciaire de l’ex-président, avant d’affronter le procès libyen en appel: la Cour de cassation a rendu définitive mercredi la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion en rejetant son pourvoi.”Nicolas Sarkozy prend acte du rejet de son recours comme il l’a toujours fait des décisions rendues à son encontre”, ont réagi ses avocats à la Cour Patrice Spinosi et Emmanuel Piwnica dans un communiqué transmis à l’AFP.Passée au second plan avec l’incarcération de l’ancien chef de l’État à la prison parisienne de la Santé dans le cadre du procès libyen, cette procédure en cassation était son ultime recours en droit français dans ce dossier emblématique.Dans l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012.Sa peine en appel, dont la cour avait ordonné l’aménagement pour la partie ferme (bracelet électronique, semi-liberté…), était légèrement inférieure à celle d’un an d’emprisonnement ferme prononcée en première instance en 2021.La Cour de cassation ayant rejeté les moyens soulevés par son pourvoi, “le candidat, le directeur de sa campagne et les deux directeurs du parti politique qui soutenait le candidat sont donc définitivement condamnés”, a indiqué dans un communiqué la plus haute instance judiciaire de France, qui juge le respect du droit et non le fond des dossiers.”Le candidat a personnellement donné son accord à ses collaborateurs pour qu’ils engagent des frais de campagne pour son compte, alors même qu’il savait que ces dépenses conduiraient à dépasser le plafond fixé par la loi”, a considéré la Cour de cassation dans sa décision. Nicolas Sarkozy, qui a assisté mercredi soir au parc des Princes au match de Ligue des champions PSG-Tottenham aux côtés de la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et du président du club parisien Nasser Al-Khelaifi, sera convoqué dans les prochaines semaines par le juge de l’application des peines pour mettre à exécution sa condamnation.”Nous allons réfléchir avec notre client sur l’opportunité de porter le litige devant la Cour européenne des droits de l’Homme”, ont indiqué Mes Spinosi et Piwnica.”Le +prisonnier+ va-t-il publier un livre racontant la terrible injustice qu’il va vivre avec un bracelet électronique à la cheville?”, a ironisé sur X Marine Tondelier, cheffe de file des Verts, l’une des rares personnalités politiques à avoir réagi à sa condamnation définitive mercredi.- Bracelet électronique -Les investigations ont révélé que, pour masquer l’explosion des dépenses de sa campagne – près de 43 millions d’euros pour un maximum autorisé de 22,5 millions -, un système de double facturation avait été mis en place imputant à l’UMP (devenue LR), sous couvert de conventions fictives, une grosse partie du coût des meetings.Contrairement à ses coprévenus, l’ex-chef de l’État n’était pas mis en cause pour ce système de fausses factures mais comme bénéficiaire, en tant que candidat, d’un financement politique illégal.En première instance comme en appel, Nicolas Sarkozy avait contesté “vigoureusement toute responsabilité pénale”, dénonçant “fables” et “mensonges”.Trois des dix condamnés en appel du procès Bygmalion s’étaient joints au pourvoi: le directeur de campagne, Guillaume Lambert, et les ex-cadres de l’UMP Eric Cesari et Pierre Chassat.En décembre 2024, la Cour de cassation avait déjà rendu définitive la condamnation de Nicolas Sarkozy à un an d’emprisonnement ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, également appelée Bismuth.L’ancien président, aujourd’hui âgé de 70 ans, a porté un bracelet entre février et mai, avant l’obtention d’une libération conditionnelle avant mi-peine, notamment en raison de son âge.Cette deuxième condamnation définitive complique encore davantage les perspectives judiciaires de Nicolas Sarkozy, qui se prépare pour le procès en appel du dossier libyen prévu du 16 mars au 3 juin.Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à cinq ans de prison pour avoir sciemment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.Pour déterminer sa peine, le tribunal avait tenu compte de l’affaire des écoutes, reprochant dans son jugement à M. Sarkozy d’avoir “relativisé cette condamnation” en “minimisant la gravité des faits”, mais avait en revanche écarté la condamnation Bygmalion en raison de son caractère alors non définitif.Nicolas Sarkozy, qui clame son innocence, a été incarcéré pendant trois semaines à la Santé, une détention inédite pour un ex-président dans l’histoire de la République française et qui a suscité de vifs débats.La cour d’appel de Paris l’a remis en liberté sous contrôle judiciaire le 10 novembre. L’ex-président va relater cette expérience carcérale dans un livre, “Le Journal d’un prisonnier”, qui paraîtra un mois exactement après sa sortie de prison.

Budget de la Sécu: pas d’accord députés-sénateurs, l’Assemblée reprend la main pour une semaine décisive

Le faux suspense n’aura pas duré: sénateurs et députés ont promptement acté mercredi leurs divergences sur le budget de la Sécurité sociale, renvoyant à l’Assemblée nationale le texte du gouvernement avant une semaine cruciale pour son avenir.Aucune version de compromis de ce projet de loi, l’un des deux budgets actuellement à l’examen au Parlement, n’a pu être trouvée, face aux positions orthogonales du Sénat et de l’Assemblée sur la suspension de la réforme des retraites ou le gel des minima sociaux et des pensions de retraites.Quelques heures après que le Sénat a adopté sa propre copie, sept députés et sept sénateurs ont acté en quarante minutes leurs désaccords.Pour le gouvernement, Amélie de Montchalin (Comptes publics) a pris “acte” de l’échec de cette commission mixte paritaire (CMP), estimant qu’il était possible de “trouver des accords” dans la suite de la navette parlementaire.- “Heure de vérité” -Difficiles à suivre pour le grand public, d’autant que les objets de négociations se multiplient sur les budgets de l’Etat et de la Sécu, les débats vont entrer dans une semaine cruciale.La version sénatoriale du budget de la Sécu va être réécrite à l’Assemblée, samedi en commission et surtout à partir de mardi dans l’hémicycle, lors d’une semaine décisive (les débats sont programmés jusqu’au 7 décembre).”Il faut qu’avant le 2 décembre on ait quand même une vision un peu globale de ce que pourrait être le point d’atterrissage”, appelle Jérôme Guedj, député PS. “C’est l’heure de vérité il faut qu’on se parle, y compris entre groupes parlementaires”.Pour avoir une chance, la copie devra déjà être acceptable pour les socialistes, qui ont fait le pari de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu, en échange notamment d’une “suspension” de la réforme des retraites.Certains, dans le camp gouvernemental, espèrent que le PS votera pour le budget de la Sécu plutôt que de s’abstenir et d’escompter que suffisamment d’écologistes et de communistes fassent de même.”Voter pour le budget de l’Etat c’est impossible. Le budget de la Sécu c’est moins dur”, pointe un député sur l’aile droite du PS. Un collègue trouve “compliqué quand même” de voter un budget, traditionnel marqueur d’un soutien au gouvernement.Le vote des socialistes, même favorable, ne suffirait peut-être pas si les députés Horizons et Les Républicains, échaudés par les concessions au PS, s’abstiennent ou votent contre.Car le vote peut être très serré si les Insoumis et le Rassemblement national votent contre. “Ces gens-là doivent être renversés et censurés point”, insiste Hadrien Clouet, député LFI.”Si on veut faire croire aux Français qu’on va valider un déficit à 25 milliards d’euros bonne chance”, prévient Jean-Philippe Tanguy (RN), accusant le gouvernement de vouloir “épuiser l’opinion publique” pour recourir aux ordonnances ou au 49.3, même si l’exécutif martèle qu’il ne l’envisage pas.D’autres parlementaires imaginent le gouvernement revenir sur sa décision et utiliser le 49.3, estimant qu’il sera plus facile au PS de ne pas censurer l’exécutif que de voter son texte.- “Crise de trésorerie” -Sur le fond, la “suspension” de la réforme des retraites, retoquée par les sénateurs, devrait notamment être réintégrée à l’Assemblée.La gauche espère aussi rétablir une hausse d’une partie de la CSG prélevée spécifiquement sur les revenus du capital, mesure qui devait rapporter 2,8 milliards d’euros en 2026, alors le PS compte en partie dessus pour compenser la suppression de mesures d’économies irritantes du gouvernement.A l’instar notamment de l'”année blanche”, un gel des minima sociaux et des pensions de retraites, habituellement indexées sur l’inflation. Une mesure efficace (3,6 milliards d’euros d’économies en 2026) mais hautement inflammable.Sur le plan comptable, le gouvernement espère ramener le déficit de la Sécu à 20 milliards d’euros maximum (contre 24 milliards dans la copie de l’Assemblée, et 17,6 dans celle du Sénat selon ses calculs).Autre signe d’un débat très sensible sur ce texte, les syndicats de médecins libéraux ont appelé à la grève à partir du 5 janvier.L’absence d’un budget de la Sécu “conduira inexorablement à un déficit de 29 milliards d’euros, posant les termes d’une crise de trésorerie majeure”, a affirmé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou devant les sénateurs.Sur un plan politique, l’exécutif espère surtout qu’une adoption ferait souffler un vent positif sur le budget de l’Etat, encore plus difficile à faire passer. “Si vous avez passé le (budget de la Sécu), vous avez fait la moitié du chemin (…) c’est absolument majeur”, pense une ministre.

‘Couldn’t do anything’: deadly Hong Kong fire devours homes of thousands

Residents anxiously awaited news of their loved ones Thursday at a temporary shelter as one of Hong Kong’s deadliest fires in decades engulfed a 2,000-unit high-rise complex. The blaze has claimed at least 36 lives, with authorities reporting that over 270 people remain unaccounted for.It started on Wednesday afternoon and was still burning in the early …

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Crash du Rio-Paris: en appel, une condamnation requise contre Airbus et Air France face à l'”indécence”

Une peine peut-être “dérisoire” au regard du chagrin des parties civiles mais qui doit “résonner comme un avertissement”: le parquet général a requis mercredi en appel une condamnation pour Airbus et Air France, relaxés en première instance après le crash du vol Rio-Paris en 2009.Seize ans après le drame qui a coûté la vie à 228 personnes et un procès en première instance ayant conclu en avril 2023 à “des “imprudences” et “négligences” sans qu'”aucun lien de causalité certain” n’ait “pu être démontré”, les avocats généraux ont soutenu en appel que “les fautes reprochées aux deux sociétés aériennes mises en causes, étaient caractérisées” et ont requis une condamnation.Dans une salle pleine et particulièrement calme, les familles des victimes ont écouté durant près de cinq heures le réquisitoire, qui dès les premières minutes avait posé sa conclusion par la voix de l’avocate générale Agnès Labreuil : “Nous conclurons à l’infirmation du jugement et à la condamnation des deux sociétés”.Son confrère, Rodolphe Juy-Birmann, a conclu leur réquisitoire à deux voix en s’adressant directement aux endeuillés.”Seize années écoulées depuis le drame, c’est long, beaucoup trop long. (…) J’espère que votre combat prendra fin quand la cour rendra sa décision dans quelques mois”, a-t-il souligné.Le représentant du ministère public a alors fustigé le comportement de deux compagnies mises en cause. “Rien n’est venu, aucune parole de réconfort sincère. C’est une défense en granit, un seul mot résume tout ce cirque: l’indécence”, a-t-il lâché. “Seize années pour venir raconter n’importe quoi et nous sortir des arguments de la manche ou du chapeau, c’est inadmissible de la part d’une compagnie.”Le représentant de l’accusation a reconnu que “quelle que soit la peine prononcée”, elle “paraîtra bien dérisoire au regard de la peine” des familles.En tant que personnes morales, Airbus et Air France ne peuvent être condamnées qu’à une peine d’amende de 225.000 euros maximum.”Ca ne voudra pas dire grand chose mais néanmoins, vous aurez été entendus dans votre statut de victime”. “Ce sera aussi l’occasion de mettre un nom, une cause qui a conduit à la disparition d’un être cher”, a encore dit Rodolphe Juy-Birmann, insistant sur la réputation des pilotes qui “ne sont en rien responsables de cet accident”.Selon le parquet général, les fautes commises par Airbus sont “la sous-estimation de la gravité des défaillances des sondes Pitot équipant l’avion”, “un défaut d’information des équipages des sociétés exploitantes, qui a empêché les pilotes de réagir comme il le fallait et créé la situation conduisant à l’accident”. Concernant Air France, il s’agit d'”un défaut de formation relatif à la procédure à suivre en cas de gel des sondes Pitot et des dysfonctionnements en résultant” et “un défaut d’information des équipages sur la détection du gel” de ces sondes “qui s’imposait pour assurer la sécurité des opérations aériennes”.”Cette condamnation jettera l’opprobre, un discrédit sur ces deux compagnies” et “doit résonner comme un avertissement”, a tancé l’avocat général, Airbus a indiqué à l’AFP avoir pris “acte du réquisitoire du parquet de Paris et y répondra lors de sa plaidoirie” jeudi.”Depuis 16 ans, Airbus a mis tous ses moyens et son expertise au service de la justice et des enquêteurs pour comprendre les causes de cet accident et faire en sorte qu’il ne puisse jamais se reproduire. Nous le devons non seulement aux familles des victimes, mais aussi aux millions de passagers qui voyagent à bord de nos avions chaque jour”, a ajouté le constructeur européen.Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s’était abîmé en pleine nuit dans l’Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d’équipage, dans l’accident le plus meurtrier de l’histoire des compagnies françaises.Le point de départ de l’accident est le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l’avion volait à haute altitude. Dans l’incompréhension, les trois pilotes n’avaient pas réussi à reprendre le contrôle de l’avion qui a décroché et heurté l’océan 4 minutes et 23 secondes plus tard.

CNews dans le viseur de RSF et sous la loupe de “Complément d’enquête”

CNews a été accusée mercredi par l’organisation Reporters sans frontières de “tricher” avec les règles de l’équilibre politique pour favoriser l’extrême droite, des éléments qui nourrissent une émission d’investigation de France 2 consacrée jeudi soir à la chaîne d’info de la galaxie Bolloré.La gauche la nuit, l’extrême droite le jour: dans une enquête publiée mercredi, RSF estime que la première chaîne d’info de France en part d’audience contourne ses obligations de pluralisme en reléguant les responsables de La France Insoumise, du PS, d’EELV ou du PCF aux heures où “les Français dorment”.L’organisation indique à l’AFP qu’elle “va saisir” le régulateur, l’Arcom.D’après RSF, qui a passé au crible les antennes des quatre chaînes d’information en continu (BFMTV, CNews, franceinfo, LCI) du 1er au 31 mars à l’aide d’un outil de capture d’écran qui a permis d’analyser 700.000 bandeaux, CNews utilise un stratagème de “rattrapages nocturnes” pour donner “l’illusion du pluralisme politique” auprès de l’Arcom. L’ONG chiffre ce “grand écart vertigineux”: aux heures de grande écoute, 7-10H00 et 18-21H00, l’extrême droite (dans laquelle elle range le RN et Philippe de Villiers) cumule 40,6% d’exposition contre 15,4% pour la gauche (LFI, PS, PCF, EELV), tandis que la nuit (00H00-7H00), la gauche grimpe à 60,1%, contre 1,6% pour l’extrême droite.Contactée par l’AFP, la chaîne où officient Pascal Praud, Sonia Mabrouk ou Christine Kelly n’a pas réagi.”RSF a fait son enquête sur un mois, le temps de parole c’est trois mois, ce n’est pas rigoureux”, a toutefois commenté Pascal Praud dans son émission du soir.”C’est la rançon de la gloire. Si vous ne voulez pas être attaqués, vous ne faites pas de télévision”, a-t-il ajouté.- Sanctions -L’organisation de défense de la liberté de la presse a fait depuis plusieurs années de CNews, qu’elle qualifie de “média d’opinion”, l’un de ses chevaux de bataille.A la suite d’une saisine de RSF, le Conseil d’Etat avait sommé l’Arcom en février 2024 de renforcer ses contrôles et ne pas limiter le décompte des temps de parole aux seules personnalités politiques mais à l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris chroniqueurs.Les données de RSF sont reprises dans l’émission d’investigation “Complément d’enquête” diffusée jeudi à 23h00 sur France 2, et montrée mercredi à des journalistes, dont l’AFP.Cette enquête d’une heure sur “la ligne éditoriale” de CNews s’appuie sur des témoignages et des chiffres.Un de ses anciens reporters, désormais à France 3, affirme qu’en 2021, avant l’élection présidentielle de 2022, un responsable de la chaîne lui a dit: “On ne va plus faire que du muslim, muslim, muslim” (musulman, ndlr).”Entre 2020 et 2024, le mot islam a été utilisé à 30.993 reprises sur CNews, soit au moins deux fois plus que les chaînes concurrentes. Le mot immigration à 69.353 reprises, soit deux à trois fois plus”, indique en voix off l’autrice de l’émission, Lilya Melkonian, se basant sur une analyse informatique.”Complément d’enquête” rappelle que la chaîne a fait l’objet de “8 sanctions et 6 mises en demeure” de l’Arcom pour des propos tenus sur son antenne.- Conflit ouvert -La diffusion de ce “Complément d’enquête” intervient dans un contexte tendu entre l’audiovisuel public et les médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré (CNews, Europe 1 et JDD).Début novembre, France Télévisions et Radio France ont attaqué ces médias en justice pour “dénigrement”, en leur reprochant un traitement “outrancier” de l’affaire Legrand-Cohen.Ces deux journalistes du service public ont été accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion, début septembre, d’une vidéo les montrant au restaurant avec deux de ses responsables.Les médias de la galaxie Bolloré y ont vu un signe de partialité du service public en faveur de la gauche, thème d’une commission d’enquête lancée mardi à l’Assemblée nationale par l’UDR, parti d’Eric Ciotti allié du Rassemblement national.Ce conflit ouvert et la diffusion du “Complément d’enquête” sont des “choses complètement indépendantes”, a assuré Lilya Melkonian, en soulignant que le sujet avait démarré il y a huit mois.Selon “Complément d’enquête”, aucun présentateur ou responsable de CNews n’a souhaité s’exprimer. Seuls trois chroniqueurs réguliers ont accepté: le député macroniste Karl Olive, l’ancien secrétaire d’Etat socialiste André Vallini et l’avocat conservateur Gilles-William Goldnadel.Avant CNews, “tous les problèmes d’insécurité issus de l’immigration étaient largement mis sous le boisseau”, fait valoir ce dernier. “Il me semble que CNews a donné une respiration de liberté particulière dont je sais gré à M. Bolloré.”

Shein dans le collimateur de l’UE, après le scandale des poupées pédopornographiques en France

L’Union européenne a intensifié mercredi ses pressions sur le géant de la vente en ligne Shein après le scandale en France de la vente de poupées sexuelles ressemblant à des enfants, invoquant des risques pour les consommateurs à l’échelle européenne.La controverse a débuté en novembre lorsque les autorités françaises ont condamné Shein pour avoir proposé à la vente des poupées sexuelles ressemblant à des enfants et décidé de suspendre la plateforme.Le gouvernement français a multiplié les procédures envers Shein, fondée en Chine en 2012 mais désormais basée à Singapour, pour obtenir la suspension de son site pour trois mois minimum. Paris exhortait depuis l’UE à sévir également contre la plateforme.Mercredi, l’exécutif européen est monté au créneau à son tour: “Nous avons désormais de sérieuses indications que Shein pourrait effectivement présenter des risques plus systémiques pour nos consommateurs dans toute l’Union européenne”, a réagi le porte-parole de l’UE, Thomas Regnier.Le gouvernement français a “salué” cette décision de l’exécutif européen “pouvant potentiellement aller jusqu’à l’ouverture d’une enquête” et qui “expose” la plateforme “à des sanctions pouvant aller jusqu’à 6% de son chiffre d’affaire mondial”.La Commission européenne pointe également du doigt le risque de vente illégale d’armes sur Shein. Elle demande désormais à la plateforme des gages sur l’accès des mineurs à son site, “en particulier via des mesures de vérification d’âge”.La Commission a adressé ces demandes à Shein dans le cadre du DSA (Digital services act), le règlement européen sur les contenus en ligne qui oblige les grandes plateformes à prendre des mesures renforcées pour protéger leurs utilisateurs contre les contenus illégaux et dangereux.Le DSA peut déboucher sur des enquêtes voire des amendes. Pour l’heure, Bruxelles demande à Shein de lui fournir des informations détaillées et des documents internes sur les mesures prises pour garantir que les enfants ne soient pas exposés à des contenus inappropriés pour leur âge. La Commission souhaite également en savoir plus sur les mesures prises par Shein pour empêcher la vente de produits illégaux, tels que des armes, sur sa plateforme.Mais le DSA donne à Bruxelles le pouvoir, en dernier recours, de suspendre temporairement la plateforme.- Système défaillant -Ajoutant leur pression à celle de la Commission, les députés européens estiment qu’il est temps pour l’Europe de plus tenir la bride aux plateformes.Mercredi, une majorité de députés européens a ainsi soutenu une résolution non contraignante stipulant que la suspension des plateformes qui enfreignent les règles “ne devrait plus être considérée comme une mesure exceptionnelle prise en dernier recours”.Les députés estiment que les faits reprochés à Shein “témoignent non pas de l’existence d’incidents isolés, mais d’un système défaillant auquel il n’est pas possible de remédier par le simple retrait d’un produit ou des excuses publiques”.En France, une audience de Shein qui devait se tenir mercredi devant le tribunal judiciaire de Paris a été renvoyée au 5 décembre sur demande de l’avocat de l’État, qui a regretté avoir reçu tardivement les arguments de défense de Shein.Paris veut en outre enclencher “dans les prochains jours” la même procédure de suspension envers deux autres plateformes, AliExpress et Joom, également en raison de la vente de poupées pédopornographiques. “C’est un combat qui vise à protéger les consommateurs, qui vise aussi à protéger les enfants, les adolescents”, a annoncé mercredi le ministre du Commerce Serge Papin sur la chaîne française TF1.Le gouvernement a également signalé à la justice les plateformes eBay, Temu et Wish pour la vente de produits illégaux.Début novembre, le gouvernement français avait déjà essayé de suspendre Shein avec une procédure administrative. Le groupe avait retiré en conséquence les produits concernés et avait suspendu toutes les ventes réalisées sur son site français par des vendeurs tiers, sa place de marché (ou “marketplace”), ainsi que celles hors habillement. Une première “victoire” selon Paris.