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Orques de Marineland: Pannier-Runacher veut un sanctuaire européen

La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé vendredi son intention de proposer à ses homologues espagnol, italien et grec la création d’un sanctuaire marin européen, alors que l’avenir des orques et des dauphins du Marineland d’Antibes fait polémique.La direction du parc zoologique, qui a définitivement fermé début janvier, a annoncé cette semaine qu’elle s’apprêtait à déposer une demande de transfert de ses deux orques, Wikie (23 ans) et son fils Keijo (11 ans), vers le delphinarium de Loro Parque à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries.Cette annonce a provoqué la colère des associations de défense des animaux. One Voice a ainsi dénoncé les conditions de vie des orques de Loro Parque, assurant qu’elles seraient pires qu’à Marineland.Pour Sea Shepherd France, la poursuite de leur exploitation commerciale dans ces conditions constituerait une “trahison fondamentale de l’esprit” de la loi de 2021 sur le bien-être animal, qui interdit à partir de décembre 2026 les spectacles et le maintien en captivité des cétacés en France. Au printemps 2024, le ministère de la Transition écologique avait reçu cinq propositions de sanctuaires à l’occasion d’un appel à déclaration d’intérêt pour trouver une solution pour Wikie et Keijo. En relevant qu’aucun n’était prêt, le rapport du ministère avait laissé entrevoir un départ vers Loro Parque, faute de mieux.En novembre, lorsqu’elle s’était opposée à un départ vers un parc japonais, Mme Pannier-Runacher avait évoqué la possibilité d’un parc respectant “la réglementation européenne”. Mais vendredi elle a assuré qu’elle s’opposerait “à tout transfert dans un site qui n’est pas adapté pour accueillir des dauphins ou des orques”.”Je vais saisir mes homologues espagnol, italien et grec pour leur proposer de travailler sur un projet de sanctuaire”, a-t-elle poursuivi, dans une vidéo sur les réseaux sociaux. “La Grèce a un projet de sanctuaire, l’Italie a un projet de sanctuaire, et je crois que tous les quatre ensemble, on peut peut-être y arriver. Je ne vous dis pas que ça va marcher, mais qui ne tente rien n’a rien”.Nées et élevées en captivité, les deux orques ne sont pas en mesure de survivre seules en pleine mer.Sea Shepherd France assure avoir proposé un site en France, sur lequel le ministère des Armées a mis son veto. L’ONG travaille aussi avec d’autres associations et experts internationaux à des alternatives en Europe, où des projets “déjà bien avancés” se heurtent surtout à des verrous administratifs.

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Orques de Marineland: Pannier-Runacher veut un sanctuaire européen

La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé vendredi son intention de proposer à ses homologues espagnol, italien et grec la création d’un sanctuaire marin européen, alors que l’avenir des orques et des dauphins du Marineland d’Antibes fait polémique.La direction du parc zoologique, qui a définitivement fermé début janvier, a annoncé cette semaine qu’elle s’apprêtait à déposer une demande de transfert de ses deux orques, Wikie (23 ans) et son fils Keijo (11 ans), vers le delphinarium de Loro Parque à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries.Cette annonce a provoqué la colère des associations de défense des animaux. One Voice a ainsi dénoncé les conditions de vie des orques de Loro Parque, assurant qu’elles seraient pires qu’à Marineland.Pour Sea Shepherd France, la poursuite de leur exploitation commerciale dans ces conditions constituerait une “trahison fondamentale de l’esprit” de la loi de 2021 sur le bien-être animal, qui interdit à partir de décembre 2026 les spectacles et le maintien en captivité des cétacés en France. Au printemps 2024, le ministère de la Transition écologique avait reçu cinq propositions de sanctuaires à l’occasion d’un appel à déclaration d’intérêt pour trouver une solution pour Wikie et Keijo. En relevant qu’aucun n’était prêt, le rapport du ministère avait laissé entrevoir un départ vers Loro Parque, faute de mieux.En novembre, lorsqu’elle s’était opposée à un départ vers un parc japonais, Mme Pannier-Runacher avait évoqué la possibilité d’un parc respectant “la réglementation européenne”. Mais vendredi elle a assuré qu’elle s’opposerait “à tout transfert dans un site qui n’est pas adapté pour accueillir des dauphins ou des orques”.”Je vais saisir mes homologues espagnol, italien et grec pour leur proposer de travailler sur un projet de sanctuaire”, a-t-elle poursuivi, dans une vidéo sur les réseaux sociaux. “La Grèce a un projet de sanctuaire, l’Italie a un projet de sanctuaire, et je crois que tous les quatre ensemble, on peut peut-être y arriver. Je ne vous dis pas que ça va marcher, mais qui ne tente rien n’a rien”.Nées et élevées en captivité, les deux orques ne sont pas en mesure de survivre seules en pleine mer.Sea Shepherd France assure avoir proposé un site en France, sur lequel le ministère des Armées a mis son veto. L’ONG travaille aussi avec d’autres associations et experts internationaux à des alternatives en Europe, où des projets “déjà bien avancés” se heurtent surtout à des verrous administratifs.

Mort de l’ex-rugbyman argentin Aramburu: procès pour assassinat confirmé

La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi le renvoi aux assises pour assassinat du militant d’ultradroite Loïk Le Priol, accusé d’avoir tué par balles l’ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu après une altercation en mars 2022 à Paris, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.Un second militant d’ultradroite, Romain Bouvier, 33 ans, sera, lui, jugé pour tentative d’assassinat, et Lyson R., compagne de Loïk Le Priol présente lors des faits, pour complicité de tentative d’assassinat, selon une décision rendue à huis clos par la chambre de l’instruction.Dans son ordonnance de mise en accusation le 25 octobre, que contestaient des avocats de la défense, le juge d’instruction avait retenu l’assassinat pour les deux suspects principaux, déjà condamnés pour des violences.L’arrêt rendu jeudi “contredit l’analyse du juge d’instruction qui soutenait l’existence d’un dessein criminel commun et d’une action criminelle concertée”, ont commenté Xavier Nogueras et Pierre-Henri Baert, les avocats de Loïk Le Priol, rappelant que ce dernier maintenait avoir “agi en état de légitime défense”.Loïk Le Priol devra également répondre des violences volontaires avec ITT supérieure à 8 jours au préjudice de Shaun Hegarty, ex-rugbyman qui accompagnait ce soir-là la victime, mais ne sera pas jugé pour détention illégale d’arme de catégorie B, C et D, selon une source proche du dossier.”La cour d’appel a rendu pour la première fois une décision très importante, conforme à ce que nous soutenons depuis le début. Romain Bouvier n’est pas responsable de la mort de Federico Martin Aramburu”, ont réagi ses avocats Mes Sophie Rey-Gascon et Hugues Vigier. Il ne sera finalement pas jugé pour les violences sur M. Hegarty, selon des sources proches du dossier.Un homme de 35 ans comparaîtra pour soustraction de criminel, suspecté d’avoir aidé Romain Bouvier dans sa fuite.- Militants d’ultradroite  – “La proclamation de l’innocence de ma cliente est inutilement retardée. Elle sera acquittée, c’est une évidence”, a commenté quant à lui l’avocat de Lyson R., Me Florian Lastelle.Au matin du 19 mars 2022, Federico Martin Aramburu, 42 ans, et Shaun Hegarty étaient dans un bar boulevard Saint-Germain, dans le 6e arrondissement de la capitale.Ils devaient se rendre le soir même au Stade de France pour le match France-Angleterre du Tournoi des Six nations.Après une altercation avec Loïk Le Priol et Romain Bouvier, les deux hommes avaient quitté l’établissement à pied.Ils ont été rejoints par les deux militants d’ultradroite, qui ont tous deux tiré sur l’ex-Puma lors de deux scènes distinctes, le blessant mortellement, avant de s’enfuir.Loïk Le Priol, ex-commando marine et membre du mouvement d’ultradroite Groupe union défense (GUD), dissous en juin 2024, était arrêté quelques jours après en Hongrie alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Ukraine.Romain Bouvier était appréhendé dans la Sarthe.Les deux suspects ont été condamnés en 2022 à deux et trois ans de prison pour avoir violenté un ancien ami et ex-dirigeant du GUD en 2015.”La famille d’Aramburu et Shaun Hegarty vont pouvoir attendre sereinement la tenue du procès avant la fin de l’année 2025″, ont commenté les avocats des parties civiles, Yann Le Bras, Véronique Massi et Christophe Cariou-Martin.La mort de Federico Martin Aramburu, 22 sélections avec l’Argentine et qui vivait à Biarritz depuis sa retraite sportive, avait suscité un fort émoi dans le monde du rugby, notamment en France et en Argentine. 

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Indonésie: prison ferme pour des braconniers ayant abattu des rhinocéros pour leurs cornes

Des braconniers qui ont abattu près d’une trentaine de rares rhinocéros de Java pour vendre leurs cornes ont été condamnés cette semaine par la justice indonésienne à des peines allant jusqu’à 12 ans de prison ferme.En 2023, un réseau criminel avait été arrêté et avait avoué avoir tué 26 rhinocéros en cinq ans dans le Parc national d’Ujung Kulon, dans l’ouest de Java.Moins d’une centaine de rhinocéros de Java, une espèce en grand danger de disparition, vivent encore dans ce parc de 120.000 ha.Cette semaine, selon des décisions consultées vendredi par l’AFP, le cerveau de ce réseau a été condamné à 12 ans de prison et cinq autres complices à des peines de 11 ans d’emprisonnement.Tous ont également écopé d’une amende de 100 millions de roupies (5.880 euros) chacun, qui sera transformée en trois mois de prison supplémentaires en l’absence de versement, selon le jugement rendu mercredi.”Cela crée un précédent fort et constitue un avertissement clair à ceux qui menaceraient la faune sauvage indonésienne”, a réagi Nina Fascione, directrice exécutive de l’International Rhino Foundation, dans un communiqué.”Une justice adéquate dans une affaire comme celle-ci est essentielle pour garantir que les rhinocéros sont à l’abri d’un futur braconnage”, a-t-elle ajouté.Pour beaucoup de braconniers, “de telles actions sont souvent motivées par des difficultés économiques. Notre responsabilité n’est pas seulement d’interdire (le braconnage), mais aussi de fournir une éducation et de sensibiliser l’opinion”, a réagi de son côté Irfan Suryana, membre d’un collectif de protection de l’environnement établi autour du parc national.Selon les autorités, la plupart des rhinocéros ont été abattus pour leurs cornes, ensuite vendues à des intermédiaires en Chine. Ces cornes sont utilisées dans la médecine traditionnelle chinoise mais leur efficacité est contestée par les scientifiques.D’après Ardi Andono, chef du parc national d’Ujung Kulon, les peines infligées cette semaine constituent les sanctions les plus élevées encourues en Indonésie pour des faits de braconnage.”Cela devrait avoir un effet dissuasif. Nous nous efforcerons de briser la chaîne du braconnage”, a-t-il indiqué à l’AFP, ajoutant que la surveillance des entrées du parc et les patrouilles seraient renforcées.Selon lui, trois des braconniers condamnés envisagent d’interjeter appel de leur condamnation.En septembre, un bébé rhinocéros de Java a été repéré dans le parc national, le troisième en un an, renforçant les espoirs de survie de l’un des mammifères les plus menacés au monde.”Le rhinocéros de Java est une espèce qui se reproduit lentement, il faudra donc beaucoup de temps pour se remettre de cette terrible perte”, a déclaré Mme Fascione à propos de la trentaine de spécimens abattus.

Tennis: l’ex-N.2 de la Fédération condamné à 10 ans de réclusion pour viols

L’ex-vice-président de la Fédération française de tennis (FFT) Jean-Pierre Dartevelle a été condamné jeudi à 10 ans de réclusion par la cour criminelle du Doubs pour des viols sur une ancienne joueuse de près de 50 ans sa cadette.La peine prononcée est conforme à celle requise plus tôt dans la soirée par l’avocat général François Prélot, comme la mesure complémentaire d’interdiction d’exercer une activité en lien avec les mineurs.M. Dartevelle, 74 ans, encourait 15 ans de réclusion criminelle.Questionné par la présidente afin de savoir s’il avait bien compris la peine qui avait été prononcée à son encontre, Jean-Pierre Dartevelle a répondu “oui”.La cour l’a reconnu coupable de viols à l’encontre d’une jeune joueuse de tennis entre septembre 2016 et mars 2018, alors qu’elle était âgée de 17 à 19 ans.”Le verdict était écrit, c’était acté, et de toutes les façons, il n’y a pas eu de place une seconde pour que Jean-Pierre Dartevelle s’exprime” durant ces trois jours de procès, a estimé son avocate Marie-Alix Canu-Bernard après l’énoncé du délibéré.Elle a également annoncé qu’un appel sera déposé “dès demain matin”.”La partie civile que je représente et que j’assiste est reconnue dans son statut de victime et c’est pour elle l’essentiel”, a réagi auprès des journalistes l’avocat de la jeune femme, Benjamin Liautaud. “Aujourd’hui, en ce qui concerne ma cliente, la contrainte morale a été reconnue et sanctionnée.”A l’audience, le représentant du ministère public avait par ailleurs souligné qu’au cours des trois jours de procès, l’accusé “n’a pas bougé d’un iota dans ses déclarations”, alors que les parents de la victime, âgée de 25 ans désormais, “attendaient des aveux, des regrets, des excuses”.- “Emprise” -“Elle ment, elle ment, elle ment”, avait lancé l’accusé, désignant l’ancienne joueuse de tennis. “Depuis trois jours d’audience, je ne sais plus qui je suis. Un manipulateur ? Un monstre ?”, avait-il ajouté, disant s’insurger “contre la réécriture de notre histoire” par la jeune femme.Le septuagénaire, un homme de petite taille tout de noir vêtu, avait dépeint une “histoire d’amour magnifique” avec son accusatrice, une frêle jeune femme. Elle avait quant à elle dénoncé des viols en 2018, décrivant une relation “contrainte” et expliquant être victime de “l’emprise” de cet homme très lié à ses parents dans le milieu du tennis.Elle a aussi dit avoir “essayé de trouver des solutions pour (se) sortir de cette emprise qu’il avait sur” elle.”J’ai développé une peur énorme à (son) égard (…). Je n’arrivais pas à trouver une porte de sortie ou je n’ai pas eu le courage de le faire, j’avais trop honte”.”Jamais je n’ai vu un regard de crainte chez elle. Je n’ai vu que de la tendresse. Et si seulement elle avait montré une réticence, j’aurais mis fin à cette relation”, a assuré jeudi l’accusé.Les 18 mois de la relation correspondent à une période où la joueuse de tennis faisait face à de multiples blessures. – “Haine profonde” -Elle avait été opérée des jambes mais des douleurs perduraient, son état de santé s’était dégradé, passant par des phases d’anorexie, de boulimie et de dépression. Elle avait tenté de mettre fin à ses jours, voyant ses espoirs de carrière tennistique s’envoler.”Nous avions échangé sur les réseaux sociaux, et j’ai accepté une rencontre car M. Dartevelle avait promis de m’aider, et là j’ai subi un premier viol”, a-t-elle expliqué.Tout au long du procès, les versions de la partie civile et de la défense se sont opposées. Admettant qu’il avait probablement “demandé à la victime la première photo d’elle dénudée”, la présidente a demandé à l’accusé si c’était “admis au sein de la ligue ?”.”A priori non”, a-t-il répondu, arguant que “derrière le président de la ligue (de Bourgogne-Franche-Comté, ndlr) il y a un homme”. “Je me suis laissé emporter par cet amour à tel point que j’ai pris un risque sur ma carrière sportive (il était candidat à la présidence de la FFT, ndlr) et bien je l’ai fait quand même…”, a-t-il ajouté.

Le lauréat du Goncourt 2024 Kamel Daoud assigné par Saâda Arbane qui dénonce le vol de son histoire

L’écrivain Kamel Daoud a été assigné en justice en France pour non-respect de la vie privée par Saâda Arbane, une femme algérienne qui l’accuse d’avoir volé son histoire pour en faire le coeur de l’intrigue de son roman “Houris” (Gallimard), prix Goncourt 2024.Pour cette assignation également dévoilée par Mediapart vendredi, une première audience de procédure est prévue le 7 mai après-midi au tribunal judiciaire de Paris, a appris l’AFP de source proche du dossier.Selon cette source, l’assignation a été délivrée jeudi à l’écrivain, lors d’une dédicace près de Bordeaux, et à Gallimard.Contacté par l’AFP, Gallimard n’a pas souhaité réagir.”Houris”, qui désigne dans la foi musulmane les jeunes filles promises au paradis, est un roman sombre se déroulant en partie à Oran sur le destin d’Aube, jeune femme muette depuis qu’un islamiste lui a tranché la gorge le 31 décembre 1999.Mme Arbane avait affirmé mi-novembre sur la chaîne algérienne One TV que le personnage d’Aube était calqué sur son histoire, elle qui est rescapée d’une tentative d’égorgement perpétrée en 2000 par des jihadistes et qui porte depuis une canule (pour respirer et parler, NDLR). Kamel Daoud l’avait connue comme patiente de sa femme Aicha Dehdouh, psychiatre, entre 2015 et 2023.Appuyée par de nombreuses attestations, Mme Arbane demande dans son assignation 200.000 euros de dommages et intérêts ainsi qu’une publicité de la condamnation éventuelle, car un “caractère fortuit” de la ressemblance est “totalement impensable”.La demanderesse ne souhaitait pas que son histoire devienne publique et “n’a jamais donné son accord pour que son récit soit utilisé par M. Daoud”, insiste l’assignation, “en dépit des trois demandes” alléguées, entre 2021 et cet automne.Au contraire, Saâda Arbane était “déterminée à ce qu’en aucune façon ce récit, très singulier, intime et unique, ne (soit) utilisé par qui que ce soit”, d’autant qu’il pourrait lui valoir des poursuites pénales en Algérie.- “Métaphorisation” -L’assignation cite un entretien de l’écrivain en septembre à l’Obs, qui lui demandait si son livre était inspiré d’une femme réelle. L’auteur de “Meursault, Contre-enquête”, Goncourt du premier roman 2015, avait répondu: “Oui, j’ai connu une femme avec une canule (…). Elle était la métaphorisation réelle de cette histoire”.Le document cite aussi deux médecins spécialistes en France et en Algérie qui attestent du caractère inédit et unique de la blessure de Mme Arbane.Le document liste enfin plusieurs dizaines de passages d'”Houris” quant à la famille de l’héroïne “Aube”, à l’attentat qu’elle a subi, à ses cicatrices ou ses tatouages. Ils sont considérés comme proches de la vie Mme Arbane et donc comme des preuves du “pillage” allégué.”Cette procédure, dans l’histoire judiciaire des atteintes à la vie privée, sous couvert de fiction, est absolument exceptionnelle”, ont affirmé à l’AFP Me William Bourdon et Lily Ravon, avocats de Mme Arbane.”Elle l’est par l’ampleur des emprunts, par la mauvaise foi réitérée et plus encore le cynisme de Kamel Daoud et par les préjudices subis d’une très grande gravité”, selon les conseils. “M. Daoud se présente comme un écrivain engagé mais en tous les cas il s’est dégagé, en écrivant ce livre, de toute éthique, du respect du droit des femmes et du respect qu’il devait à une personne qu’il connaissait, Madame Saâda Arbane”, estiment-ils aussi.L’écrivain franco-algérien était déjà visé par une plainte de Mme Arbane dans son pays d’origine.Il avait affirmé mi-décembre sur France Inter que “tout le monde connaît (cette) histoire en Algérie, et surtout à Oran. C’est une histoire publique”.”Le fait qu’elle se reconnaisse dans un roman qui ne la cite pas, qui ne raconte pas sa vie, qui ne raconte pas les détails de sa vie, je suis désolé”, avait poursuivi l’écrivain.Son éditeur Gallimard avait lui dénoncé les “violentes campagnes diffamatoires orchestrées (contre l’écrivain) par certains médias proches d’un régime dont nul n’ignore la nature”. “Houris” ne peut pas être édité en Algérie, car il tombe sous le coup d’une loi interdisant tout ouvrage sur la décennie noire entre 1992 et 2002, qui a fait au moins 200.000 morts, selon des chiffres officiels.M. Daoud avait aussi approuvé l’idée que la plaignante serait “manipulée par le régime” dont il est critique.

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Indonésie: quand un orang-outan se perd dans une mine à ciel ouvert

Un orang-outan désorienté et errant dans une mine de charbon à ciel ouvert: l’image saisie récemment sur l’île de Bornéo illustre la lourde menace qui pèse sur les grands singes dans un archipel indonésien rongé par la déforestation.Prise le mois dernier et authentifiée par l’AFP, la vidéo a été tournée dans la partie orientale de la grande île de Bornéo, où l’Indonésie construit sa nouvelle capitale, Nusantara, un projet qui, selon les écologistes, met en danger l’habitat de nombreux animaux sauvages, dans la dernière grande forêt tropicale d’Asie.L’Indonésie affiche l’un des taux de déforestation les plus élevés au monde, favorisée par l’exploitation minière, du nickel et du charbon notamment. Mais c’est aussi l’un des deux seuls pays au monde où l’on trouve encore des orangs-outans, avec la Malaisie voisine.”Les humains sont parfois trop cupides. J’espère que Dieu ne nous punira pas”, peut-on lire parmi les commentaires sur la vidéo, qui a accumulé des dizaines de milliers de vues sur YouTube et TikTok.”Je me sentais mal parce qu’il avait l’air désorienté”, a confié à l’AFP Ahmad Baihaqi, l’auteur de la vidéo, qui montre l’animal à quelques mètres seulement d’énormes excavatrices. “Il était seul et avait l’air perdu (…) Autour de lui, la forêt avait disparu”, a ajouté ce chauffeur de 22 ans.- Habitat perturbé -Bien que la mine se trouve à neuf heures de route de la future capitale encore en chantier, les images mettent de nouveau en doute les affirmations du gouvernement selon lesquelles le développement de la province ne menace pas ces animaux en voie de disparition.L’observation de cet orang-outan à cet endroit “est certainement due au fait que leur habitat a été perturbé et continue de se réduire”, estime Mappaselle, un militant local pour la protection de l’environnement, qui, comme de nombreux Indonésiens, ne porte qu’un seul nom.”Notre faune menacée pourrait disparaître”, prévient-il. “Si la faune sauvage disparaît, les humains n’auront pas réussi à protéger la nature”.Les trois espèces d’orangs-outans sont toutes considérées comme en danger critique d’extinction, bien que les estimations du nombre d’individus à l’état sauvage varient.Après diffusion des images, l’orang-outan a pu être localisé puis transféré dans une zone forestière protégée, a indiqué à l’AFP Ari Wibawanto, chef de l’agence locale de conservation qui dépend du ministère indonésien de l’Environnement.Mais, souligne-t-il, il est naturel que des orangs-outans mâles se déplacent. “La zone n’est pas seulement une zone minière, il y a aussi une ferme et une zone résidentielle, et nous avons trouvé l’orang-outan à l’intérieur d’une ferme”, a expiqué M. Ari, rejetant les inquiétudes soulevées par les écologistes.”C’est dans la nature d’un animal mâle adulte, il ne reste pas au même endroit, il se déplace”, a-t-il expliqué.L’AFP a identifié le site où a été filmé le grand singe comme appartenant à la société minière Kaltim Prima Coal (KPC), une filiale de Bumi Resources, le plus grand producteur indonésien de charbon.Contactés par l’AFP, ni le ministère indonésien de l’Environnement ni Kaltim Prima Coal n’ont répondu dans l’immédiat.”J’espère que nous pourrons réhabiliter nos forêts ou au moins protéger notre faune”, a conclu M. Baihaqi, l’auteur de la vidéo, rappelant que les orangs-outans ont “presque disparu”.

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Sous l’effet des cyanobactéries, les étranges “rongeurs verts” du nord-est argentin

Dans un lac du nord-est argentin proche de l’Uruguay, de gros rongeurs autochtones, les cabiaïs, arborent ces derniers jours une singulière couleur verte: l’effet de cyanobactéries, phénomène de microalgues naturel mais à la prolifération en partie liée au réchauffement climatique.De grands cabiaïs (Hydrochoerus hydrochaeris), ou “carpinchos” selon leur nom local, de massifs rongeurs pouvant dépasser 50 kilos, ressortent de l’eau le pelage couvert d’une substance poisseuse d’un vert rappelant le personnage “Hulk”, à chaque trempette dans le lac Salto Grande, a constaté jeudi l’AFP.Le vaste lac artificiel frontalier entre Argentine et Uruguay, proche d’un barrage, a une apparence d’ensemble bleu-vert, et dégage une forte odeur de pourri, a observé l’AFP. Nombre de poissons morts jonchent ses rives, par endroits recouvertes d’une épaisse couche verdâtre.Pollution? Plus précisément des cyanobacteries, des micro-organismes (microalgues) “présents dans tous les systèmes aquatiques, où ils ont pour rôle important de fixer le dioxyde de carbone”, explique à l’AFP Diego Frau, biologiste à l’institut public de recherche argentin Conicet, et spécialiste du phytoplancton.Mais sous certaines conditions locales, comme cet été austral entre “hautes températures, rares précipitations (et) bas niveau d’eau”, ces organismes “croissent de manière démesurée” et conduisent à une appauvrissement du milieu en oxygène, mettant en danger les organismes présents, ajoute Martin Novoa, biologiste a l’Université de Concordia, près du Salto Grande.Saisonnières, “les proliférations de cyanobactéries existent depuis toujours”. Mais “il y a un effet du changement climatique (…) des changements de modèles de température et précipitations”, ce “qui conduit à des proliférations en plus en plus récurrentes”, souligne M. Frau.Les dernières semaines ont vu des vagues de chaleur dans le centre et nord argentins. Dans la vaste province de Buenos Aires, plusieurs communes ont récemment émis une alerte en vue d’une détection précoce de cyanobactéries, dont la floraison peut durer plusieurs semaines.Potentiellement toxiques tant pour les animaux que pour les êtres humains, ce type de cyanobactéries peut générer chez ces derniers des “problèmes cutanés” en cas d’exposition légère. Voire produire des toxines engendrant, en cas de contact avec les muqueuses, des symptômes de diarrhée, vomissements, maux de têtes, “semblables à la grippe”, selon M. Novoa.En cas d’exposition prolongée, “des problèmes hépatiques et du système nerveux ont aussi été recensés”, ajoute-t-il. “Et les pauvres carpinchos vivent là, eux.”

RFK Jr, vaccine critic turned US health secretary, hints at overhaul

Newly confirmed Health Secretary Robert F. Kennedy Jr. on Thursday accused US institutions of “stealing the health of our children” and suggested they should meet the same fate as USAID, which President Donald Trump’s administration is working to slash.On his first day in office, RFK Jr. — who has spent decades sowing distrust in vaccines …

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Trump unveils ‘reciprocal tariffs’ plan targeting friends and foes

US President Donald Trump inked plans Thursday for sweeping “reciprocal tariffs” that could hit both allies and competitors, in a dramatic escalation of an international trade war that economists warn could fuel inflation at home.Since taking office, Trump has announced a broad range of tariffs targeting some of America’s biggest trading partners, arguing that they …

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