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Fukushima: Tepco relève le défi du retrait des réservoirs d’eau traitée pour stocker les débris radioactifs

Le démantèlement des réservoirs d’eau traitée de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, débuté vendredi, doit permettre de libérer de l’espace pour le stockage des débris nucléaires, après le tsunami dévastateur de 2011.”Aujourd’hui, il n’y a plus de terrain (libre) à Fukushima Daiichi”, a affirmé jeudi à l’AFP Naoki Maeshiro, chef de projet pour l’opérateur Tokyo Electric Power Company (Tepco), en charge de l’exploitation de réservoirs d’eau.Tepco doit trouver un endroit pour stocker environ 880 tonnes de débris radioactifs qui sont encore à l’intérieur des réacteurs accidentés de la centrale de Fukushima Daiichi (nord-est).Trois des six réacteurs de l’installation fonctionnaient lorsque le raz-de-marée a frappé la centrale le 11 mars 2011, faisant fondre les systèmes de refroidissement.Depuis lors, Tepco conserve quelque 1,3 million de tonnes d’eau – de pluie, souterraine et de mer – sur le site, ainsi que de l’eau nécessaire au refroidissement des réacteurs.Cette eau traitée à l’aide du système ALPS (“Système avancé de traitement des liquides”) pour la débarrasser de ses substances radioactives, reste entreposée dans plus d’un millier de réservoirs qui occupent l’essentiel du site.Dans la zone “J9″, les imposants monstres d’acier se dressent derrière les employés en plein travail, obstruant la vue sur le reste de la centrale.”Pour procéder aux étapes suivantes, comme la récupération des débris de combustible, nous avons besoin d’espace”, ajoute M. Maeshiro.Le démantèlement des réservoirs est devenu possible avec le début du rejet de l’eau dans l’océan Pacifique en août 2023. Le Japon et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) assurent que cette eau ne nuit pas à l’environnement.- Libérer la zone pour les débris radioactifs -L’entreprise a abattu d’autres contenants d’eau par le passé, mais se débarrasser de ceux-ci en particulier – des réservoirs soudés – est considéré comme une étape essentielle à l’avancée du projet général de démantèlement. Une fois cet espace libéré, en mars 2026 selon les estimations de Tepco, l’opérateur prévoit de construire des lieux de stockage pour les déchets radioactifs – particulièrement dangereux – qui doivent être extraits des réacteurs.”Tant que les débris de combustible restent dans leur état actuel, les risques demeurent très élevés”, explique à l’AFP Nobuhide Sato, spécialiste des risques chez Tepco.Pour se faire, l’opérateur a mis en place un appareil télescopique capable de collecter les débris à distance, afin de garantir la sécurité des opérations et empêcher toute fuite de matière radioactive.Tepco a reproduit le dispositif utilisé dans les réacteurs accidentés à l’intérieur du réacteur n°5, à l’arrêt au moment de la catastrophe, auquel l’AFP a eu accès.Avant d’entrer dans cette zone sous haute surveillance, les employés de la centrale enfilent un masque, un casque de protection, une combinaison intégrale blanche et trois paires de gants et de chaussettes, radiations obligent. Muni d’une lampe de poche, M. Sato s’arrête au niveau d’un orifice d’environ 60 cm de diamètre foré dans la structure protégeant le cœur du réacteur.C’est à l’intérieur de ce trou que l’appareil télescopique développé par Tepco va s’étendre sur plusieurs mètres, jusqu’à atteindre les débris radioactifs gisant dans le réacteur.Le mécanisme de l’appareil ressemble à celui d’une machine à pinces des salles d’arcades japonaises: à l’aide d’une griffe attachée à son extrémité, le “bras saisit les débris, les soulève et les récupère”, explique M. Sato. – “Rassurer les résidents” -Début novembre, l’opérateur avait annoncé l’extraction réussie d’un échantillon de débris pesant 0,7 gramme, envoyé dans un laboratoire proche de Tokyo.Selon Tepco, l’analyse doit permettre de déterminer les niveaux de radioactivité et la structure chimique des débris de combustible, un élément-clé pour la préparation du long et colossal processus de démantèlement global de la centrale.”En fonction des données recueillies, nous verrons s’il est préférable d’utiliser de l’eau pour collecter (les débris de combustible) dans le réacteur ou de le faire dans un état sec”, explique M. Sato.L’employé de Tepco s’engouffre alors dans le socle du réacteur, là où les travailleurs de la centrale passent au maximum deux heures par jour en raison des niveaux de radiation.”Si nous pouvons récupérer correctement les débris de combustible et les stocker de manière sécurisée, cela contribuera grandement à rassurer les résidents environnants”, ajoute Nobuhide Sato.Un deuxième prélèvement d’échantillons nucléaires est prévu entre “mars et avril” selon Tepco, qui permettra d’obtenir assez d’informations sur leur composition pour passer à l’étape suivante: une extraction à plus grande échelle des débris radioactifs à l’horizon 2030.Le projet global de démantèlement doit durer entre trente et quarante ans, selon l’opérateur.

Violences à Bétharram: Bayrou va rencontrer les victimes samedi à Pau

Accusé par la gauche d’avoir menti sur sa connaissance des violences et agressions sexuelles au collège-lycée de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), qui a été fréquenté par plusieurs de ses enfants, François Bayrou va rencontrer samedi à Pau le collectif des victimes.La rencontre aura lieu à 11h45 à la mairie de Pau dont le Premier ministre est resté maire, selon cette dernière.Elle aura lieu quelques jours avant une motion de censure socialiste contestant les récents propos du Premier ministre sur un tout autre sujet, l’immigration, sur lequel M. Bayrou avait évoqué un “sentiment de submersion” des Français.Le parquet de Pau mène l’enquête depuis un an sur plus d’une centaine de plaintes visant des violences physiques, agressions sexuelles et viols qui auraient été commis au collège-lycée Notre-Dame-de-Bétharram entre les années 1970 et 1990.Le chef du gouvernement a déjà échangé au téléphone mercredi avec le porte-parole des victimes Alain Esquerre, qui lui reprochait de “n’avoir pas eu un mot” pour les personnes concernées depuis le début de l’affaire en 1996. M. Bayrou lui a demandé “comment il pouvait les aider”, selon son entourage.Le représentant des victimes, administrateur d’une page Facebook des “anciens du collège et lycée de Bétharram victimes de l’institution”, a expliqué sur la radio Ici Béarn Bigorre lui avoir demandé d'”allouer davantage de moyens au parquet de Pau” pour cette affaire, et de faire des violences sexuelles “une priorité nationale”. – “Affaire politique” -“Je lui ai dit que c’est ce que j’attendais d’un Premier ministre, et certainement pas de dire que tout est faux”, a poursuivi M. Esquerre.François Bayrou a “récusé” mercredi tout mensonge, parlant de “polémiques artificielles”. Mardi, il avait affirmé qu’il n’avait “jamais à cette époque, été averti (…) des faits qui ont donné lieu à des plaintes ou à des signalements”. François Bayrou était ministre de l’Éducation entre 1993 et 1997, puis député des Pyrénées-Atlantiques et président du conseil général les années suivantes. Certains de ses enfants ont été scolarisés dans cet établissement où sa femme a enseigné le catéchisme.Le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, a accusé vendredi sur franceinfo La France insoumise de monter l’affaire en épingle “en mélangeant les dates et en expliquant que, puisqu’il aurait pu savoir plus tard, il devait savoir avant”. – Aucun contrôle -Le ministère de l’Education nationale, qui n’a “à ce stade” pas retrouvé de traces de contrôle de cet établissement dans le passé malgré de nombreuses plaintes, a ordonné vendredi soir au rectorat de Bordeaux de mener une inspection de Betharram. Dans un communiqué, le ministère “rappelle qu’une circulaire datant de juin 2024 demande aux recteurs de renforcer les contrôles” des établissements privés sous contrat “dans le cadre d’une stratégie pluriannuelle”, adoptée après un rapport parlementaire sur le financement public, qui pointait une certaine opacité.Parallèlement, La France insoumise maintient la pression, notamment par l’entremise du député Paul Vannier.Ce dernier a  demandé à la ministre de l’Education Elisabeth Borne de “diligenter une mission de l’Inspection générale” et sa requête de création d’une commission d’enquête parlementaire sur le contrôle des établissements scolaires privés sera examinée mercredi.Un autre député LFI, Jean-François Coulomme, a annoncé sur X avoir saisi la justice pour “non-dénonciation” de mauvais traitements ou d’agressions sexuelles sur mineurs.En avril 1996, une plainte avait dénoncé les violences physiques d’un surveillant à Bétharram sur un enfant de la classe d’un des fils de M. Bayrou. Puis en mai 1998, un prêtre, ancien directeur de l’institution, avait été mis en examen et écroué pour viol, avant d’être retrouvé mort en février 2000. Le juge chargé de ce dossier a relaté dans plusieurs médias que François Bayrou avait “fait la démarche de venir (le) voir lorsque le prêtre était en détention”. “Il était inquiet au regard du fait qu’un de ses fils était scolarisé” à Bétharram et “disait qu’il ne pouvait pas croire que le père Carricart avait fait ce qu’on lui reprochait”. lum-sac-ved-ppy-are/alu/clr

Un ex-salarié d’Enedis confondu pour une vaste fraude aux compteurs Linky

Un ancien salarié du gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis sera jugé en mai pour “escroquerie”, après avoir trafiqué des centaines de compteurs Linky pour réduire la facture des clients en échange d’une rémunération, a annoncé vendredi le parquet de Bordeaux.Moyennant 800 euros par opération, ce technicien de 59 ans est soupçonné d’avoir effectué des dérivations clandestines sur des compteurs de particuliers, d’entreprises ou de commerces en Gironde, “engendrant une chute de 80 à 90% de la consommation électrique détectée”, selon un communiqué.Enedis avait déposé de nombreuses plaintes après avoir détecté des pertes inhabituelles dans le département. Le mis en cause, inconnu de la justice jusqu’ici, a reconnu les faits.Les investigations menées par les gendarmes de la brigade de recherches d’Arcachon ont permis de lui imputer 374 faits entre juin 2023 et septembre 2024″, selon la même source.”À notre connaissance, il s’agit de la plus importante affaire de fraude aux compteurs Linky élucidée à ce jour en France”, écrit le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul.Le préjudice pour Enedis est estimé à plus de 1,1 million d’euros, le montant des rémunérations occultes touchées par le mis en cause à près de 300.000 euros. Plusieurs de ses biens ont été saisis dont une maison valorisée à 730.000 euros dans le Médoc.

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L’Ukraine accuse la Russie d’avoir frappé l’arche de Tchernobyl

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi la Russie d’avoir endommagé avec un drone explosif l’arche de confinement de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl, sans qu’une hausse des radiations soit constatée.M. Zelensky, rejoint sur ce point par la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, y a vu une preuve selon laquelle Vladimir Poutine “ne veut pas la paix”.Cet incident intervient en pleine effervescence diplomatique autour de la guerre en Ukraine. Le président américain Donald Trump a provoqué la stupeur en Europe en appelant mercredi son homologue russe et en proclamant vouloir oeuvrer “immédiatement” à la fin des hostilités, une initiative qui fait craindre un abandon de Kiev par Washington.”La nuit dernière, un drone d’attaque russe équipé d’une ogive hautement explosive a frappé l’enceinte protégeant le monde des radiations du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl”, a affirmé M. Zelensky sur X, ajoutant qu’un incendie a été “éteint” et que “le niveau des radiations n’a pas augmenté”.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, sans démentir spécifiquement cette attaque, a assuré que l’armée russe ne visait pas les installations nucléaires.”Je ne dispose pas d’informations précises. Ce que je sais, c’est qu’il ne peut être question de frappe contre telles ou telles infrastructures nucléaires (…), les militaires russes ne font pas ça”, a-t-il martelé.L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) a raconté sur X que son équipe sur place avait entendu “une explosion provenant de l’arche de confinement” et avoir été informée qu’il s’agissait d’un drone. – “Sous contrôle” -“À l’heure actuelle, la situation est sous contrôle”, a expliqué aux journalistes Grygoriï Ichtchenko, à la tête de l’agence qui gère la zone d’exclusion de Tchernobyl.Andriï Danyk, le chef du service ukrainien des Situations d’urgence, a de son côté souligné que des “mesures de nature militaire” avaient été prises pour sécuriser le site, sans vouloir fournir davantage de détails. De Munich, M. Zelensky a quant à lui déclaré que cette attaque était “un salut très clair” de Vladimir Poutine, qui, selon lui, “ne veut pas la paix”.La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a fait le même analyse en arrivant à la conférence sur la sécurité de Munich.”La guerre continue, aujourd’hui, nous avons vu que la Russie bombarde la centrale nucléaire, ce qui montre clairement qu’elle ne veut pas la paix”, a-t-elle affirmé à la presse, jugeant que les Européens “doivent rester fermes et réaliser ce qui est en jeu”.La structure métallique touchée, inaugurée en 2019, recouvre le réacteur qui a explosé en avril 1986, le pire accident nucléaire de l’histoire, et protège un premier sarcophage construit par les Soviétiques et les débris radioactifs qui s’y trouvent. L’explosion a eu lieu vers 01H50 vendredi (23H50 GMT jeudi), a précisé l’AIEA. M. Zelensky a diffusé des images du site, en particulier une vidéo montrant l’explosion et l’incendie. La déflagration sur ces images a eu lieu à 02H02 (00H02 GMT).Sur une des photos, on distingue un trou dans la grande enveloppe métallique et des traces de suie. Sur des images prises dans les combles de la structure on peut voir des tôles déchirées et des équipements endommagés.- Centrale occupée -L’arche, installée en 2016 puis officiellement mise en service en 2019 après des années de travaux financés par la communauté internationale, recouvre le sarcophage originel construit pour recouvrir le réacteur accidenté et ses débris.Des soldats russes ont occupé, au début de l’invasion il y a trois ans, le site de la centrale, nourrissant les craintes de fuites radioactives ou d’un nouvel accident. Les troupes russes s’en sont retirées fin mars 2022 après l’échec de leur assaut contre la capitale ukrainienne Kiev, qui est à moins de cent kilomètres à vol d’oiseau de Tchernobyl.  En mars 2022, la Russie a aussi pris la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, située dans le sud de l’Ukraine.Depuis, Russes et Ukrainiens s’accusent régulièrement de raids de drones et de tirs d’artillerie sur le territoire de la centrale, qui se trouve toujours sous occupation russe.Mercredi, ils se sont encore mutuellement imputés la responsabilité d’attaques qui ont empêché la rotation du personnel de l’AIEA présent à la centrale de Zaporijjia. bur-alf-rco-pop/bds

L’escroc à la taxe carbone Arnaud Mimran menacé d’un procès pour deux meurtres et une complicité d’assassinat

Arnaud Mimran, ancien “golden boy” condamné pour escroquerie à la taxe carbone, est menacé par un procès aux assises pour notamment deux meurtres en bande organisée et la complicité d’assassinat de son ancien beau-père, le milliardaire Claude Dray, des crimes commis entre 2010 et 2014.Le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris a requis vendredi son renvoi devant la cour d’assises pour quatre faits criminels, a-t-il indiqué à l’AFP.Joint par l’AFP, l’avocat de M. Mimran n’a pas réagi dans l’immédiat.Arnaud Mimran, 53 ans, en détention provisoire, est soupçonné d’avoir commandité l’assassinat en octobre 2011 dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) de son ancien beau-père, le milliardaire Claude Dray qui avait fait fortune dans l’immobilier. M. Mimran aurait fourni pour cela à “son ou ses exécutants des informations et des moyens indispensables” à sa réalisation, d’après le parquet.Arnaud Mimran est aussi mis en cause pour le meurtre en bande organisée de Samy Souied, figure majeure de la fraude à la taxe carbone, assassiné de plusieurs balles, porte Maillot, à Paris, par deux individus à scooter, le 14 septembre 2010, rappelle le ministère public.Albert Taieb, lui, a été tué par 16 coups de couteau en 2014 par deux individus dans le 17e arrondissement de Paris alors qu’il raccompagnait à son domicile Cyril Mouly, dont il était en quelque sorte l’homme à tout faire.Cousin de Marco Mouly, condamné dans l’affaire de la fraude à la taxe carbone, Cyril Mouly était visé par la tentative d’assassinat mais a réussi à fuir.- “Toute-puissance” -Après des années d’enquête, les procédures distinctes sur ces trois homicides confiées à la Brigade criminelle de Paris ont fini par être regroupées, et Arnaud Mimran a été mis en examen pour ces faits à partir d’avril 2021.Dans ses réquisitions dont l’AFP a eu connaissance vendredi, le parquet évoque les pistes “nombreuses et variées”, parfois “invraisemblables”, explorées par l’enquête, pour s’arrêter sur “la seule finalement crédible et étayée: celle faisant d’Arnaud Mimran le commanditaire et principal bénéficiaire des décès de Sami Souied et Claude Dray, comme du projet ayant visé, en vain, à éliminer Cyril Mouly” et ayant abouti à la mort d’Albert Taieb.Les trois premiers étaient “créanciers” de M. Mimran, des dettes qui avaient fait germer “de franches inimitiés”.Le ministère public relève aussi que ces homicides “minutieusement préparés et exécutés” ont nécessité des “informations que détenait Arnaud Mimran” seul.Le parquet demande en revanche un non-lieu concernant deux hommes également soupçonnés du meurtre en Samy Souied, Djoudi Khider et B. K., même si le premier pourrait être jugé en correctionnelle pour des infractions relatives aux armes.”Mon client est innocent comme nous le crions depuis le début de cette procédure”, a assuré l’avocate de B. K., Me Ménya Arab-Tigrine.Il revient désormais aux juges d’instruction d’ordonner ou non un procès aux assises, une décision qui pourrait intervenir rapidement, selon plusieurs sources proches du dossier.”Les parties civiles attendent justice et vérité. Les charges sont accablantes et le procès révélera au grand jour les nombreux éléments du dossier”, a déclaré Me David-Olivier Kaminski, avocat de plusieurs parties civiles et notamment de Cyril Mouly.Au cœur d’une série récente de Canal+, Arnaud Mimran a accumulé les ennuis judiciaires depuis sa condamnation en 2016 dans l’affaire liée à “l’escroquerie du siècle” sur le marché des quotas d’émissions de CO2 en 2008-2009.En décembre 2022, il a été condamné en appel à treize ans de réclusion criminelle pour la séquestration d’un financier suisse en vue de son extorsion.Le parquet relève son “fonctionnement psychologique marqué par la toute-puissance, l’absence de limites ou encore une capacité à imaginer des scenarii complexes”. Il remarque ainsi qu’il est apparu à “proximité immédiate de chacune des trois scènes de crimes étudiées”.Des écoutes ont aussi établi que M. Mimran avait formulé depuis sa cellule des menaces de mort à l’encontre des principaux magistrats qui ont suivi son dossier ou du journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, qui a enquêté sur le sujet.

Ecuador’s wild west shows limits of Noboa’s ‘iron fist’

On Ecuador’s lawless southwest coast, drug gangs operate with impunity and terrified residents ask if their president’s “iron fist” security policies are just words.In a darkened military command center near the Peruvian border, eight Ecuadoran marines armed with rusting M4 rifles prepare for a patrol. For their safety, all are heavily masked. Name tags and rank …

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La LDH porte plainte contre Apple pour des “enregistrements non consentis” effectués par Siri

La Ligue des droits de l’homme (LDH) a porté plainte contre Apple pour “violation de l’intimité de la vie privée à travers des enregistrements” non consentis” via l’assistant vocal Siri, a indiqué l’association vendredi, confirmant une information du Monde et de Radio France.”Il y a deux infractions importantes: la violation de l’intimité de la vie privée à travers des enregistrements qui n’ont pas été consentis, qui sont à l’insu des personnes, d’une part. Et puis, il y a la protection des données personnelles, le RGPD (Règlement général de protection des données), qui n’a pas été respecté non plus”, a expliqué à l’AFP la présidente de la LDH, Nathalie Tehio, qui a adressé un signalement et une plainte jeudi, selon le récépissé consulté par l’AFP.”A chaque fois qu’il y a une demande de faite à l’assistant vocal Siri, c’est enregistré sans que les personnes n’aient eu l’information que c’était systématiquement enregistré et que c’était ensuite vérifié par des personnes”, a-t-elle poursuivi.La plainte a été déposée pour violation de la vie privée, traitement illicite des données personnelles et pratique commerciale trompeuse, selon Le Monde et Radio France. Le parquet n’était pas en mesure de confirmer vendredi après-midi.Dans sa plainte, la LDH s’est appuyée sur le témoignage de Thomas Le Bonniec, ancien salarié d’un sous-traitant d’Apple qui était chargé de “vérifier les transcriptions”. Revendiquant le statut de lanceur d’alerte, il a fourni des captures d’écran de “conversations très privées qui ont été enregistrées” a priori à l’insu des utilisateurs, selon Nathalie Tehio, qui demande “une enquête effective pour que ce soit corroboré” et établir “l’ampleur de ces enregistrements”.”Ce qui est vraiment encore plus choquant est que ça se déclenche alors même que vous n’utilisez pas votre assistant vocal”, appuie la présidente.Selon Le Monde et la cellule investigation de Radio France, Thomas Le Bonniec traitait chaque jour 1.300 enregistrements, avec des données sensibles. Sollicité par l’AFP au sujet de cette plainte, Apple n’était pas en mesure de réagir dans l’immédiat. Dans un communiqué publié sur son site le 8 janvier, l’entreprise américaine assurait que Siri avait été “conçu pour protéger la vie privée des utilisateurs” et était “l’assistant numérique le plus privé qui soit”.Pour les fonctionnalités qui “nécessitent d’être traitées en temps réel sur les serveurs Apple”, les données sont anonymisées et ne sont “pas liées à l’identité de l’utilisateur via son compte Apple ou son numéro de téléphone”, affirmait l’entreprise, assurant que les enregistrements n’étaient pas conservés sans accord.

Attaque à la grenade: l’usage de cette “technique de guerre” est “inédite”, déplore Retailleau

L’attaque d’un bar grenoblois à la grenade est “inédite” car jamais une telle “technique de guerre” n’avait été utilisée en France, a affirmé vendredi Bruno Retailleau, déplorant que “toutes les limites” soient “désormais dépassées”. C’est “inadmissible”, “inacceptable” et “nous retrouverons celui qui a fait ça”, a déclaré le ministre de l’Intérieur devant la presse, lors d’une visite sur les lieux de l’attaque qui a fait 15 blessés mercredi soir dans un café associatif, quartier du Village olympique.”Là on est sur une opération criminelle inédite, puisqu’on a utilisé une technique de guerre, une grenade très spécifique”, avec un “double effet” liée à la projection de 3.000 petites billes et “un effet blast”, une arme “plutôt faite d’ailleurs pour blesser que pour tuer”, a souligné Bruno Retailleau.Ce n’est toutefois pas une première en France: une grenade du même type a explosé en mai en pleine rue à Aubervilliers, près de Paris, blessant grièvement un cycliste de passage. L’enquête a révélé que l’attaque avait été commandité par des narcotrafiquants, selon le parquet de Bobigny.En septembre 2012, deux individus cagoulés avaient jeté une grenade dans une épicerie casher de Sarcelles (Val d’Oise), blessant légèrement une femme. Le même mois, un homme avait lancé une grenade devant un restaurant des Ulis, en Essonne, faisant trois blessés légers. Par ailleurs, en 1988, un bar à Grenoble avait été visé de la même manière, faisant plusieurs blessés, selon des sources policières à l’AFP.- Plus de pronostic vital engagé -La police recherche toujours activement l’auteur de l’attaque de mercredi, qui s’est introduit cagoulé et armé d’un fusil d’assaut vers 20H15 dans le bar l’Aksehir, où se trouvaient de nombreux clients. Il a dégoupillé une grenade à fragmentation (qui projette des éclats métalliques) sans dire un mot, puis a pris la fuite, tandis que l’établissement a été soufflé de l’intérieur par la déflagration. Cette attaque a fait quinze blessés, dont six grièvement. Certains avaient été hospitalisés dans des services de réanimation mais plus aucun pronostic vital n’est engagé vendredi, a souligné le ministre. La piste terroriste a été écartée, a-t-il confirmé, “on est sur un contexte plus large de trafic et de crime organisé”.L’enquête, ouverte notamment pour “tentative de meurtre en bande organisée”, est d’ailleurs menée par la Juridiction interrégionale spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée (JIRS) de Lyon.Au total, 20 enquêteurs sont mobilisés sur cette affaire, a précisé le ministre, en confirmant que le bar visé avait fait l’objet d’une enquête administrative liée à des soupçons de “trafics divers”. “Il était sous le coup d’une procédure de fermeture”, a indiqué Bruno Retailleau.Le fils du propriétaire a été interpellé après l’attaque pour trafic de cigarettes, a de son côté déclaré le parquet de Grenoble. 

L’ex-escroc à la taxe carbone Arnaud Mimran menacé d’un procès pour deux meurtres et une complicité d’assassinat

Arnaud Mimran, ancien “golden boy” condamné pour l’escroquerie à la taxe carbone, est menacé par un procès aux assises pour notamment deux meurtres en bande organisée et la complicité d’assassinat de son ancien beau-père, le milliardaire Claude Dray, des crimes commis entre 2010 et 2014.Le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris a requis vendredi son renvoi devant la cour d’assises pour quatre faits criminels, a-t-il indiqué à l’AFP.Joint par l’AFP, l’avocat de M. Mimran n’était pas en mesure de réagir dans l’immédiat.Arnaud Mimran, 53 ans, en détention provisoire, est soupçonné d’avoir commandité l’assassinat de son ancien beau-père, le milliardaire Claude Dray, et d’avoir fourni pour cela à “son ou ses exécutants des informations et des moyens indispensables” à sa réalisation.Claudre Dray, une “personnalité de la communauté juive parisienne ayant fait fortune dans l’immobilier a été tuée par arme à feu dans sa chambre à coucher de l’hôtel particulier” où il habitait à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), dans la nuit du 24 au 25 octobre 2011, précise le parquet.Arnaud Mimran est aussi soupçonné des meurtres en bande organisée de Samy Souied, autre figure de l’escroquerie à la taxe carbone, et d’Albert Taieb.”Samy Souied, une des figures majeures de la célèbre escroquerie dite à la taxe carbone, a été assassiné de plusieurs balles, porte Maillot, à Paris, par deux individus montés sur un scooter”, le 14 septembre 2010, rappelle le ministère public.Albert Taieb, lui, “a été tué à coups de couteau par deux individus dans le 17e arrondissement de Paris alors qu’il raccompagnait à son domicile Cyril Mouly, dont il était en quelque sorte l’homme à tout faire”, en 2014.- “Minutieusement préparés” -“Ces trois homicides, qui apparaissaient minutieusement préparés, ont fait l’objet d’enquêtes confiées à la Brigade criminelle de Paris d’abord à l’occasion de procédures distinctes”, puis ont été regroupées, relate le parquet.Les derniers faits reprochés portent sur la tentative de meurtre de Cyril Mouly, également en 2014, cousin de Marco Mouly, condamné dans l’affaire de la fraude à la taxe carbone. Entre janvier et avril 2014, des hommes sont entrés “dans la cage d’escalier de l’immeuble de la victime pour l’y attendre et s’en prendre à elle avec un couteau”, détaille le parquet.La victime, Cyril Mouly, “était parvenue à prendre la fuite à la vue de ses agresseurs”, ajoute-t-il.Arnaud Mimran a été mis en examen pour ces faits à partir d’avril 2021.Le parquet demande en revanche un non-lieu concernant deux hommes qui avaient été mis en examen pour le meurtre en bande organisée de Samy Souied. Un procès est requis néanmoins à l’encontre de l’un des deux pour acquisition et détention d’armes de catégorie B, à savoir un pistolet semi-automatique et son chargeur, un revolver et des munitions, a-t-il précisé.Il revient désormais au juge d’instruction chargé de ce dossier d’ordonner ou non un procès aux assises.Ancien “golden boy”, Arnaud Mimran a accumulé les ennuis judiciaires depuis sa condamnation en 2016 dans l’affaire liée à “l’escroquerie du siècle” sur le marché des quotas d’émissions de CO2 en 2008-2009.En décembre 2022, il a été condamné en appel à treize ans de réclusion criminelle pour la séquestration d’un financier suisse en vue de son extorsion.Il a en revanche été relaxé en mai 2024 par la cour d’appel de Paris dans une affaire de corruption à la prison de Fresnes (Val-de-Marne).Par ailleurs, Mediapart avait affirmé en septembre 2023 que son journaliste Fabrice Arfi, qui a enquêté sur le sujet, avait été visé par des menaces de mort proférées par M. Mimran depuis sa cellule. Deux magistrats instructeurs auraient également été ciblés.D’après le site d’investigation, M. Mimran aurait évoqué des “plaisanteries” ou une volonté de “faire rire” lorsqu’il a été interrogé sur ces menaces, interceptées par des écoutes de la Brigade criminelle.

Le maintien en détention de Georges Abdallah est un “scandale d’Etat”, estiment des députés LFI

Deux députés LFI ont rendu visite vendredi au militant libanais pro-palestinien Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré depuis 1984, et réclamé sa libération, sur laquelle la cour d’appel de Paris doit se prononcer jeudi prochain, a constaté l’AFP.”Cela fait 41 ans qu’il est détenu. Nous demandons que ce scandale d’Etat cesse, que Georges Ibrahim Abdallah soit libéré. C’est une honte pour l’Etat français”, a déclaré à des journalistes le député LFI Eric Coquerel, devant le centre pénitentiaire de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées.Mi-novembre, le tribunal d’application des peines avait autorisé sa libération à condition qu’il retourne au Liban – prêt à l’accueillir -, une décision immédiatement suspendue par l’appel du parquet national antiterroriste.La cour d’appel de Paris se prononcera le 20 février sur sa demande de libération conditionnelle.Georges Ibrahim Abdallah, 73 ans, est détenu pour complicité d’assassinat de deux diplomates américain et israélien en 1982. Il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1987.M. Coquerel et la députée LFI des Hautes-Pyrénées Sylvie Ferrer ont pu accéder à sa cellule et s’entretenir avec lui.”C’est un militant politique qui n’a jamais renié ses convictions, il s’inquiète de la fascisation en cours de pas mal de démocraties, dont la nôtre. Il s’intéresse aux affaires du monde, notamment du Proche et Moyen-Orient, de la Palestine, du Liban”, a relaté le député de Seine-Saint-Denis, le présentant comme “le plus vieux prisonnier politique en Europe”.