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Lebanon says 25 arrested after attack on UN peacekeepers

Lebanese authorities said Saturday that more than 25 people have been arrested following an attack on a United Nations convoy that wounded two peacekeepers, including the force’s outgoing deputy commander. UN and Lebanese officials have condemned Friday’s attack, which came as Hezbollah supporters blocked the road to the country’s only international airport for a second night over …

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Savoie: deux morts dans une avalanche sous le col de l’Iseran

Deux personnes sont décédées samedi après-midi dans une avalanche sur la commune de Bonneval-sur-Arc en Savoie, a-t-on appris auprès des gendarmes, après le décès d’une skieuse dans une autre avalanche sur la commune d’Arvillard à la mi-journée.La coulée s’est produite vers 14H00 sous le col de l’Iseran (2.760 mètres d’altitude), où se sont rendus les secouristes de la CRS des Alpes de Modane et de Courchevel, ont ajouté les gendarmes, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.Selon le journal, les deux victimes, qui étaient des randonneurs, étaient accompagnées de trois camarades de montée. Au moment de l’accident, le groupe se trouvait sous la chapelle Notre-Dame-de-Toute-Prudence et se dirigeaient au col des Fours. Les rescapés ont été pris en charge au centre médical de la station de Val-d’Isère, en état de choc, selon la même source. Leurs identités n’ont pas été précisées.”Les récentes chutes de neige combinées à des vents forts rendent le manteau neigeux particulièrement instable sur plusieurs secteurs”, explique dans un communiqué la préfecture de Savoie, en appelant le public à prendre les précautions “nécessaires” et à suivre les conseils de professionnels pour sortir en montagne.Plus tôt dans la journée, vers midi, toujours dans le département, une première avalanche a tué une randonneuse à ski française de 30 ans et blessé grièvement deux de ses compagnons dans le massif de Belledonne sur la commune d’Arvillard, selon les pompiers.Le groupe a été surpris alors qu’il faisait l’ascension des Grands Moulins, qui culmine à 2.495 mètres d’altitude. Le risque avalanche est de 3 sur 5 dans le secteur, ont-ils précisé à l’AFP. Il y a une dizaine de jours, dans le département voisin de la Haute-Savoie, un guide de haute montagne de 60 ans a été retrouvé mort enseveli sous une avalanche, hors piste, en vallée de Chamonix.Depuis le début de la saison hivernale, 12 personnes sont décédées dans des avalanches, selon la préfecture.

Bétharram: une institution prisée où régnaient “violences”, “prédation” et “silence”

C’est une institution presque bicentenaire, longtemps prisée des familles aisées béarnaises, mais les plaintes déposées par d’anciens élèves racontent une face plus sombre de l’établissement privé Notre-Dame-de-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), entre “règne du silence”, châtiments physiques et agressions sexuelles. C’est dans cet établissement fondé en 1837 au bord du gave de Pau, près de Lourdes, qu’ont été scolarisés plusieurs enfants de François Bayrou, accusé d’avoir menti sur sa connaissance à l’époque de tels faits, ce qu’il conteste.L’institution catholique, avec son pensionnat à la réputation “stricte”, a attiré pendant des décennies de bonnes familles du grand Sud-Ouest ainsi que d’autres, de toutes classes sociales, cherchant à “mater” les “enfants turbulents”, ont raconté de nombreux témoins l’AFP.- “Tout le monde savait” -“Bétharram, c’était bourré de professions aisées, de commerçants de Lourdes, de Pau et de Bordeaux. On y envoyait les enfants pour avoir le Bac, pour apprendre à faire le lit, à passer la serpillère…”, énumère un ancien parent d’élève.”Vous savez chez les familles nombreuses aisées, c’est comme sur les chemises, il y a toujours un bouton pas comme les autres… alors on l’envoyait à Bétharram”, résume ce “petit artisan” aujourd’hui retraité, à l’origine de la première plainte au printemps 1996 pour “dénoncer les méthode barbares” de l’établissement.Son fils, camarade de classe d’un des fils de François Bayrou, a perdu une partie de son audition après avoir été giflé par le surveillant général.Parmi les punitions infligées, des témoins évoquent à l’AFP le “supplice du perron”, obligeant les adolescents jugés agités à rester en sous-vêtement une à deux heures dehors en plein hiver sur le perron bordant le gave de Pau.Pour Jean-François Blanco, l’avocat de l’adolescent giflé, “la violence était une méthode éducative et les parents acceptaient qu’on mette leur enfant au pas. En réalité, beaucoup de personnes trouvaient ça acceptable”.L’ancien avocat, devenu élu municipal d’opposition à Pau, se rappelle avoir fait face en 1996 à “l’hostilité” d’un comité de soutien de Bétharram, constitué d’avocats anciens élèves de l’institution.”Tout ce qu’on révèle aujourd’hui sur des châtiments corporels, c’était connu, c’était même, j’allais dire, la charte éducative de l’établissement. Tout le monde savait que les élèves incorrigibles allaient finir là-bas,” abonde Me Thierry Sagardoytho, qui avait défendu une victime dans un premier dossier de viol en 1998, abandonné deux ans plus tard après le suicide du prêtre mis en cause.- “Prédateurs” et “silence” -A ce climat de “violence gratuite”, s’est greffé au sein du pensionnat “un système de prédateurs” longtemps tu, raconte Alain Esquerre, le porte-parole des victimes de l’établissement.Parmi les récits des victimes âgées d’entre 8 et 13 ans à l’époque des faits: des masturbations et fellations imposées ou subies plusieurs fois par semaine, des châtiments corporels, menaces et humiliations.Au total, 112 plaintes ont été déposées auprès du parquet de Pau, qui a ouvert une enquête l’année dernière pour des violences, agressions sexuelles et viols commis essentiellement entre les années 1970 et 1990.”Bétharram, c’était le règne du silence. On ne pouvait que chuchoter et même les chuchotements, c’étaient des avalanches de coups”, ajoute M. Esquerre.”Dans cet établissement, c’est comme s’il y avait deux univers, l’univers des externes et l’univers des internes (…), un univers dont on ne peut pas supporter l’idée”, a expliqué samedi François Bayrou, aux côtés de M. Esquerre.En tant qu’ancien “parent d’élèves” externes, le Premier ministre a maintenu n’avoir “jamais entendu parlé, quand j’étais ministre de l’Éducation nationale (1993-1997, ndlr), de sévices sexuels”.Un premier rapport, diligenté par l’inspection académique en 1996, à sa demande, a-t-il précisé, avait conclu que Notre-Dame-de-Bétharram n’était “pas un établissement où les élèves sont brutalisés”.Toujours sous contrat avec l’Éducation nationale, l’établissement n’est plus dirigé depuis 2009 par la congrégation du Sacré-Coeur de Jésus de Bétharram et a été renommé Le Beau Rameau.L’ensemble scolaire, qui a supprimé son pensionnat, accueille désormais 520 élèves de la maternelle au lycée.”Pour nous, les coupables ne sont plus dans cet établissement, ce sont des faits d’une époque plus ancienne. Mais c’est forcément inquiétant et perturbant pour nos enfants d’entendre tout ça”, expliquait à l’AFP un parent d’élève, sous couvert d’anonymat, devant les grilles de l’établissement mercredi.

Bétharram: Bayrou se défend et promet des moyens supplémentaires aux victimes

François Bayrou, sous pression dans le dossier des violences au sein de l’établissement de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), a défendu samedi son action lorsqu’il était ministre de l’Education et promis des moyens supplémentaires aux victimes qu’il a reçues longuement à Pau. “J’ai fait tout ce que je devais faire quand j’étais ministre et j’ai fait tout ce que je pensais devoir faire quand je ne l’étais plus”, a assuré le Premier ministre, en poste à l’Education de 1993 à 1997, après un échange “bouleversant” de trois heures et demie avec neuf des 112 victimes qui ont porté plainte pour agressions ou violences sexuelles. Il a notamment souligné avoir “fait organiser une inspection générale” de l’établissement catholique, dès qu’il a appris en 1996, le dépôt d’une première plainte d’un élève, giflé violemment par le surveillant général de ce collège-lycée sous contrat situé à une vingtaine de kilomètres de Pau. Et elle a donné lieu à un rapport “rassurant”, a-t-il ajouté, puisque l’inspecteur y déclare que Notre-Dame-de-Bétharram “n’est pas un établissement où les élèves sont brutalisés”.  Le Premier ministre a en outre répété, comme devant l’Assemblée nationale mardi et mercredi après la publication d’une enquête de Mediapart, qu’il “n’était pas au courant” des accusations de violences sexuelles au sein de l’établissement, où étaient scolarisés plusieurs de ses enfants. – Commission d’enquête parlementaire demandée -Le député Insoumis Paul Vannier, qui l’a accusé d’avoir menti à ce sujet devant les députés, a réclamé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le contrôle des établissements scolaires privés. La demande sera examinée mercredi en commission des Affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée, où une motion de censure déposée par le PS doit être étudiée dans la semaine. “C’est extrêmement grave”, s’il s’avère que François Bayrou “a menti devant la représentation nationale”, a estimé samedi Jordan Bardella, premier responsable RN à s’exprimer sur cette polémique. Alain Esquerre, porte-parole des victimes, a préféré saluer un “jour historique”. “J’ai 53 ans, ça fait 40 ans que j’attendais ce moment, donc c’est une immense victoire”, a-t-il déclaré, très ému.”Le scandale de Bétharram, je le rappelle, ce sont des agressions physiques, des sévices de toute nature, des humiliations et des attouchements et des viols sur des enfants âgés de 8 à 13 ans, perpétrés par 26 adultes, des prêtres, y compris directeurs et des surveillants laïcs”.Un homme de 45 ans, venu samedi après avoir entendu parler de l’affaire “il y a trois jours dans les médias” a raconté, sous couvert d’anonymat, avoir subi la punition dite “du perron”, lors de laquelle des élèves étaient laissés dehors, au bord du gave de Pau, sans vêtements ou encore celle du “pied du lit”, “où on devait rester planté devant notre lit, pendant des heures”.- Jean-Marc Sauvé sollicité -“J’invite tous ceux qui n’ont pas encore saisi la justice à se manifester, car un nombre colossal de victimes reste encore tapi dans l’ombre”, a ajouté Alain Esquerre. A ses côtés, François Bayrou a annoncé qu’il allait demander “des magistrats supplémentaires” pour “aller au bout” de l’enquête, qui se concentre sur une période allant des années 1970 aux années 1990, précisant que 95 des 112 victimes avaient déjà été entendues par les gendarmes.Il a également souhaité “examiner” la prise en charge des victimes de violences sexuelles même sans “condamnation pénale”. “Il faut que nous nous posions cette question: juridiquement, quel est le statut des victimes dont on sait qu’elles ont été victimes mais dont les actes sont prescrits ? Comment peut-on les reconnaître et comment peut-on les aider?”, a insisté le chef du gouvernement.Il a, en ce sens, annoncé que le haut fonctionnaire Jean-Marc Sauvé, qui avait présidé une commission d’enquête sur les violences sexuelles dans l’Eglise, allait s’entretenir “avec le collectif” de victimes de Bétharram, “pour partager avec lui ses questions et ses interrogations”.Il a aussi évoqué un possible élargissement du fonds d’indemnisation pour les victimes de violences physiques et sexuelles, afin qu’il ne concerne pas seulement les actes commis par des religieux, mais aussi par des “laïcs qui dépendent de ces institutions”. 

Une avalanche fait un mort et deux blessés graves en Savoie

Une femme est morte et deux hommes ont été grièvement blessés dans une avalanche samedi à la mi-journée dans le massif de Belledonne en Savoie, a-t-on appris auprès des pompiers du département. La coulée s’est déclenchée peu avant midi sur la commune d’Arvillard touchant un groupe de trois randonneurs à ski, de nationalité française, qui faisait l’ascension des Grands Moulins (2.495 mètres d’altitude), ont indiqué les pompiers à l’AFP, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.”C’est un autre groupe de randonneurs, à proximité, qui a donné l’alerte. Deux CRS et un médecin ont été dépêchés sur place en hélicoptère, appuyés par les pompiers des Pays de Savoie. La défunte était âgée de 30 ans”, ont-ils ajouté.Les deux blessés graves, dont la nature des blessures et l’âge n’ont pas été précisés, ont été respectivement pris en charge à l’hôpital à Grenoble et à Chambéry, selon la même source.Le risque avalanche était de 3 sur 5 dans le secteur. Dans la nuit du 4 au 5 février, un guide de haute montagne  de 60 ans avait été retrouvé mort enseveli sous une avalanche, hors piste, en vallée de Chamonix (Haute-Savoie).Ce nouveau décès samedi porte à neuf le nombre de personnes qui ont péri dans des avalanches dans les Alpes du Nord au cours de ces trois dernières semaines. 

Des milliers de personnes à Strasbourg pour la libération d’Abdullah Öcalan

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Strasbourg samedi, jour du 26e anniversaire de l’arrestation du fondateur du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Öcalan, dont ils ont réclamé la libération.”Libérez Öcalan”, scandaient les manifestants, brandissant des drapeaux à l’effigie de M. Öcalan, du Kurdistan et du PKK. A l’avant du cortège, une grande banderole réclamant “une solution pour la question kurde” a été déployée. Le départ de la grande marche, initialement prévue à 10H00, a été donné aux alentours de midi samedi, dans les rues du centre-ville de la cité alsacienne. Elle s’est terminée dans le calme, avec un rassemblement place de l’Etoile. Un important dispositif policier était aussi déployé.Quelque 6.500 manifestants étaient rassemblés à 13 heures selon la préfecture, “plusieurs dizaines de milliers” selon les organisateurs, qui avaient annoncé en amont attendre 20.000 personnes.”Aujourd’hui, on est là pour défendre notre cause, notre peuple, mais aussi nos droits et notre chef de parti”, a dit à l’AFP Adar Dogala, une étudiante de 18 ans habitant Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). “Öcalan, ça fait des années et des années qu’il est emprisonné, et nous on demande juste une liberté pour lui, une liberté pour notre peuple”, a-t-elle poursuivi.”En la personne d’Öcalan, c’est la volonté du peuple kurde qui a été kidnappée”, a complété Berivan Firat, porte-parole des relations extérieures du Conseil démocratique kurde de France (CDK-F). “Nous espérons qu’il y aura un appel, que les Kurdes et les peuples du Moyen-Orient attendent, et qu’une solution démocratique sera trouvée”, a-t-elle ajouté.Pour Hélène Dersim, l’une des coordinatrices de la manifestation, “tous les droits fondamentaux d’Abdullah Öcalan sont piétinés alors qu’il est un philosophe majeur en faveur de l’écologie, de l’égalité hommes/femmes et de la paix”. “Il propose une alternative à la misère sociale et au capitalisme”, affirme-t-elle. “Ses idées peuvent donner de l’espoir à beaucoup de peuples opprimés, y compris celui de la Turquie.” Le 15 février est habituellement un “jour noir” selon la manifestante, mais pourrait devenir “joyeux” si le leader venait à “envoyer un message à son peuple”.Le chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Öcalan, en détention depuis le 15 février 1999, doit lancer “un appel historique” en faveur d’une solution démocratique à la “question kurde”, selon ses soutiens.La mobilisation strasbourgeoise vient clôturer “la longue marche des kurdes”, entamée à Lanester en Bretagne il y a 26 jours.Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par Ankara et par l’Union européenne.

Victoires de la musique: Zaho persiste, Gims enfin sacré et les JO récompensés

Les 40e Victoires de la musique ont décerné vendredi leurs coups de coeur: Zaho de Sagazan confirme son aura, le rappeur Gims obtient un sacre longtemps attendu et les cérémonies des JO sont récompensées, sur une note plus politique. “D’être récompensé par des gens de la musique, d’avoir été choisi par des pros, par des gens qui m’ont vu évoluer dans ce milieu, c’est un honneur”, a déclaré Gims, révélé avec le groupe Sexion d’Assaut et qui caracole depuis une dizaine d’années en haut des classements.Après Gazo en 2024 – ex-æquo avec Vianney – les Victoires ont de nouveau récompensé un rappeur dans cette catégorie reine, signe de l’ouverture de la cérémonie qui reste néanmoins centrée sur la pop.L’artiste congolais, qui a grandi en France, a aussi profité du micro pour rappeler la situation “terrible” près de Goma (RDC) où des combats opposent forces gouvernementales et rebelles. “C’est inhumain ce qui se passe là-bas”, a-t-il souligné.La récompense de la meilleure artiste féminine a été décernée à Zaho de Sagazan, déjà multirécompensée lors de l’édition précédente. A 25 ans, l’artiste confirme sa place de figure incontournable de la scène française, avec une renommée qui dépasse les frontières.”Vous me faites un bien fou, si je peux vous faire un peu de bien avec mes chansons, j’en suis ravie”, a-t-elle déclaré.Elle faisait face notamment à Santa, artiste la plus nommée (quatre nominations) pour cette 40e édition mais qui n’a glané qu’un trophée, celui du meilleur album pour “Recommence-moi”, son premier opus. Amatrice de scénographies spectaculaires, elle avait ouvert le bal des prestations live, suspendue dans les airs, tête en bas.Du côté de la jeune scène, Solann a été sacrée révélation féminine, Yoa auréolée de la révélation scène et Pierre Garnier s’est imposé dans la catégorie révélation masculine. Le gagnant de la Star Ac en 2024, rapidement chouchou du grand public, est également reparti avec la Victoire de la chanson originale pour “Ceux qu’on était”.”C’est la concrétisation de cette année de folie. Ça me motive pour continuer et pour ne jamais lâcher”, a-t-il dit en coulisses.Cette édition anniversaire, diffusée sur France 2 en direct de la Seine musicale, était présidée par Alain Souchon, qui a interprété avec ses fils Pierre Souchon et Ours sa “Foule sentimentale”. Ce tube récompensé en 1994 et 2005 fait partie de l’album de souvenirs des Victoires.- “Lanterne” -Les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux de Paris, avec Thomas Jolly et Victor le Masne à la baguette, sont reparties avec la Victoire du meilleur concert.”Si le spectacle vivant porte en lui cette puissance émancipatrice, il ne peut rien sans un pouvoir qui le considère et le soutient. Aussi je m’étonne dans cette période de tourments multiples de voir ici ou là les moyens pour la culture affaiblie ou tout bonnement retirée”, a déclaré Thomas Jolly, dans un discours aux consonances politiques durant la cérémonie, à laquelle assistait la ministre de la Culture Rachida Dati.Plus qu’une parenthèse, il a souhaité que les Jeux de Paris soient “plutôt comme une brèche lumineuse dans l’ombre épaisse et grandissante qui plane sur nous. Que cette Victoire (…) nous serve de lanterne”, a-t-il conclu.Distinguée côté “création audiovisuelle, la série documentaire “DJ Mehdi: Made in France”, qui retrace le parcours éclair du compositeur essentiel à l’émergence des scènes rap et électro, a obtenu la première récompense de la soirée. Par ailleurs, Sylvie Vartan, qui a fait ses adieux à la scène fin janvier à 80 ans, ainsi qu’Eddy Mitchell, 82 ans et 40 albums solo au compteur, ont tous les deux reçu une Victoire d’honneur.- “Effet accélérateur” -Grand-messe qui promeut la diversité dans la chanson française depuis ses débuts en 1985 au Moulin rouge, les Victoires ont été accusées d’entre-soi et d’un manque de représentativité, en particulier du hip-hop.  En réponse, le système de vote a été refondu depuis l’édition 2024, avec un second tour dont sont exclus les labels.  Même imparfaites, les Victoires demeurent une vitrine de la variété scrutée par la filière et, pour les artistes, une reconnaissance ou une rampe de lancement.”C’est un effet accélérateur de malade” et “ça peut faire basculer” une carrière, assure Vincent Frèrebeau, son président, qui doit passer la main pour la prochaine édition.