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Bétharram: un avocat réclame une enquête sur une éventuelle intervention de Bayrou, qui dément

Un avocat a demandé lundi l’ouverture d’une enquête pour “entrave à la justice” dans l’affaire de viol survenue en 1998 au sein de l’établissement de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), après qu’un ancien gendarme eut évoqué une “intervention” de François Bayrou, qui dément.Cette demande d’enquête pénale, qui vise aussi des faits présumés de “recel de crime”, a été déposée lundi auprès du parquet général de Pau par Me Jean-François Blanco qui représentait, en 1996, le premier élève de cet établissement catholique à avoir porté plainte – pour une violente claque d’un surveillant.Dans le magazine “Sept à Huit” diffusé dimanche sur TF1, le gendarme chargé de l’enquête sur le père Carricart, ex-directeur de l’institution accusé de viol en 1998, a évoqué une “intervention” de François Bayrou, dont plusieurs enfants ont fréquenté Bétharram, auprès de la justice à l’époque.Au moment de la mise en examen du suspect, le juge chargé du dossier lui aurait déclaré: “Le procureur général demande à voir le dossier, M. Bayrou est intervenu auprès de lui”.Pour Me Blanco, également élu d’opposition (EELV) à Pau, ville dont le Premier ministre est resté maire, ces “très graves accusations” justifient sa “demande d’enquête sur l’enquête, pour savoir qui a fait quoi, et comment M. Bayrou serait intervenu auprès de la justice”. “On ne peut pas rester sans réponse, il faut que François Bayrou soit convoqué pour s’expliquer”, explique-t-il à l’AFP.”Il n’y a jamais eu d’intervention de ma part, auprès de quiconque, ni sur cette affaire, ni sur aucune autre”, a réagi François Bayrou auprès du journal Sud Ouest, ajoutant que sa version était “confirmée” par l’avocat de la victime et l’ancien juge d’instruction.”Je ne connaissais pas ce procureur général qui est décédé, me dit-on il y a plus de vingt ans”, a-t-il poursuivi. “Tout ça c’est des fake news, des fantasmes purs et simples, pour détruire. On a tous vécu l’affaire Baudis – lui y a laissé la peau”, a ajouté le Premier ministre.- “Demandes déguisées” -Le juge chargé du dossier de viol, en 1998, a affirmé à plusieurs reprises avoir parlé de l’affaire, à l’époque, avec l’actuel chef du gouvernement.”François Bayrou a fait la démarche de venir me voir lorsque le prêtre était en détention. Il s’inquiétait pour son fils scolarisé à Bétharram. Il disait qu’il ne pouvait pas croire que le père Carricart avait fait ce qu’on lui reprochait”, a déclaré Christian Mirande à La République des Pyrénées.Interrogé sur d’éventuelles pressions, il avait ajouté avoir “dû répondre à de nombreuses questions (…) notamment de la part du procureur général” de l’époque, ajoutant que “c’étaient des demandes un peu déguisées”.Mais l’ancien juge a assuré à TF1 que François Bayrou, “en aucun cas”, ne lui avait “demandé de modérer (s)es décisions”. “Je n’ai vraiment pas le souvenir qu’on m’ait dit que Monsieur Bayrou était intervenu”, complète-t-il.Samedi à Pau, après avoir rencontré des victimes de Bétharram, le Premier ministre a affirmé que le juge, son voisin à Bordères où il habite, lui avait parlé de la plainte pour viol en 1998, sans que lui-même ne sollicite une rencontre. Et pour M. Bayrou, leur conversation a eu lieu après la remise en liberté du religieux, et non avant.La demande d’enquête de Me Blanco porte aussi sur les conditions de “la fuite” du père Carricart qui, libéré sous contrôle judiciaire huit jours après sa mise en examen, avait rejoint Rome, où il s’est suicidé en 2000. Lundi matin, le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a redemandé la démission de François Bayrou en l’accusant à nouveau de mentir.

Sécurité routière: mortalité en baisse de 17% en janvier sur un an en métropole, légère hausse dans les outre-mer

Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a enregistré une baisse de 17% en janvier 2025 par rapport à janvier 2024, avec un total de 203 personnes tuées, a annoncé lundi la Sécurité routière dans un communiqué. Le nombre de blessés graves sur ces mêmes périodes est aussi en baisse (-9%), avec 934 blessés graves recensés le mois dernier. En janvier, la mortalité a été marquée “par une baisse des décès des automobilistes” avec 97 automobilistes tués, soit 21 de moins qu’en janvier 2024, indique l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Le nombre de décès a aussi baissé chez les cyclistes, six tués contre 15 en janvier 2024, et les motards: 21 ont perdu la vie contre 40 l’an dernier à la même période. Mais le nombre de piétons tués sur les routes a augmenté: 61 ont perdu la vie en janvier 2025, soit 12 de plus qu’en janvier 2024.Au total, les forces de l’ordre ont dénombré 3.764 accidents corporels de la circulation en métropole en janvier 2025. La déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Florence Guillaume, a rappelé dans ce communiqué les règles de sécurité sur les routes, notamment en montagne, appelant dans le communiqué à la “vigilance particulière pour les trajets liés aux vacances d’hiver”.”Je rappelle la nécessité de respecter les règles de sécurité, de mettre votre smartphone en mode conduite, de faire des pauses régulières et, si vous allez dans des zones de montagne, de penser à mettre des chaînes dans votre coffre ou à équiper votre véhicule de pneus neige”, a-t-elle indiqué. “Les distracteurs de conduite – qui sont le plus souvent le téléphone – sont présents dans un accident corporel sur quatre”, a-t-elle ajouté. Sur les routes d’outre-mer, 20 personnes ont été tuées, un chiffre en hausse de 5% par rapport à la même période l’année dernière. Le nombre d’accidents corporels (285) et de blessés (364) ont aussi tout deux légèrement augmenté le mois dernier dans les territoires ultramarins, en hausse respectivement de 1% et de 2%. 

Procès de l’attentat de la basilique de Nice: la douleur sans fin des primo-intervenants

“Je ne vis plus en me disant qu’un attentat est possible mais en me demandant quand sera le prochain”, confie lundi à la cour d’assises spéciale de Paris un des cinq premiers policiers municipaux à entrer dans la basilique de Nice après l’attentat du 29 octobre 2020.Ce jour-là, trois personnes, Nadine Devillers, Simone Barreto Silva et Vincent Loquès, avaient été assassinées avec un couteau de cuisine au sein de l’édifice religieux. Les cinq hommes, primo-intervenants qui sont parvenus à neutraliser l’accusé Brahim Aouissaoui, un jeune Tunisien radicalisé alors âgé de 21 ans, ne se considèrent pas comme des héros, au contraire. Preuve d’un traumatisme qui ne s’apaise pas, ils souhaitent demeurer anonymes en s’exprimant à la barre, craignant de mettre en danger leur famille en révélant leur identité.Tous se souviennent du “regard noir et haineux” de l’accusé qui, selon le brigadier-chef P.S., “s’est jeté sur nous, pointant son couteau” avant d’être neutralisé par les tirs des policiers. “Il nous attendait”, dit le témoin.Cet épisode “a bouleversé ma vie”, admet l’ex-brigadier-chef, 56 ans, qui a quitté la police après l’attentat. “Les victimes de l’attentat font partie de mes défunts”, souligne-t-il d’une voix sourde.A la barre, un autre ex-policier municipal de 36 ans raconte sa vie bouleversée. “C’est impossible de rester seul chez moi, de retourner (en mission) sur la voie publique. Ma vie a changé. J’ai changé. Je m’énerve plus facilement, j’ai peur, je suis dans un état permanent de paranoïa”, détaille-t-il.Les témoignages se succèdent, certains en visio depuis Nice, et les policiers, parfois au bord des larmes, expliquent, de façon unanime, que se reconstruire est “très compliqué”.”Je continue de me réveiller la nuit. Ça tourne en boucle dans ma tête”, raconte un témoin.Face à ce désarroi, l’avocate générale du parquet national antiterroriste (Pnat) répète à chacun des intervenants les mots d’une enquêtrice de la sous-direction antiterroriste (Sdat) qui a témoigné à la barre la semaine dernière. La réaction des primo-intervenants de la police municipale a été “rapide, rigoureuse, exemplaire, héroïque…”.Les policiers accueillent ces compliments avec un sourire triste.L’un des agents municipaux rappelle que c’est “la deuxième fois” que sa famille est “touchée par un attentat”. Son père, également policier municipal à Nice, était présent lors de l’attentat du 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais.- “Je suis sûr de mourir” -“Je me souviens ne pas l’avoir reconnu après ça… Je me reconnais maintenant à travers lui”, explique-t-il.Le jour de l’attentat, il n’a pas utilisé son arme car un de ses collègues était dans sa ligne de mire.”Je subis toute la scène dans laquelle je me vois mourir sans pouvoir personnellement me défendre. A cet instant, je suis sûr de mourir ou de prendre un coup de couteau”, se souvient-il.Ensuite ? C’est le début d’un cauchemar qui dure encore.”J’ai fait une nuit blanche. Je ne cessais de ressasser les événements”, raconte le témoin d’une voix nouée. Il n’arrive plus à manger.Il reprend son métier de policier municipal mais s’aperçoit rapidement que c’est “de plus en plus compliqué d’aller travailler”.”L’attentat a changé ma vision du monde à jamais et a déclenché une hyper vigilance. Il n’était plus question pour moi d’attraper le voleur mais de me préparer (…), penser au prochain attentat qui pourrait survenir à tout moment”, détaille-t-il.Ses supérieurs le retirent de la voie publique mais il ne se résout pas à se rendre à sa nouvelle affectation, dans un bureau, sans gilet pare-balle. Il enchaîne les arrêts de travail.”Je ne supporte plus le mois d’octobre qui devient pour moi une descente aux enfers”, dit-il de plus en plus tendu.Mais “l’enfer” ne se limite pas au mois d’octobre. “Aller au centre-ville ? Impossible. Revenir sur les lieux des faits ? Impossible. La foule ? J’ai du mal à gérer. J’arrive à voir encore des amis mais hors de question que ce soit en centre-ville”, dit-il à la cour.”Au moment des faits, j’avais 23 ans, maintenant 27, une partie de mes années ont été gâchées, perdues, ne pourront être rattrapées”, ajoute-t-il, épuisé.Le procès est prévu jusqu’au 26 février.

Marne: un dentiste mis en examen pour viol et soumission chimique de mineurs

Un dentiste exerçant dans la Marne a été mis en examen dimanche et écroué pour viol, agression sexuelle et soumission chimique, des faits qu’il est soupçonné d’avoir commis sur deux mineurs dont un patient, a indiqué lundi le procureur de Reims.L’homme, qui exerce entre Reims et Soissons, à Fismes, conteste ces faits, a indiqué le procureur de la République de Reims François Schneider auprès de l’AFP.Le parquet avait ouvert une information judiciaire contre X après une première plainte déposée en octobre concernant des faits rapportés par un jeune patient, un garçon de 11 ans, a précisé le procureur, confirmant une information du quotidien L’Union.Après une nouvelle plainte déposée le 13 février par une jeune fille de 14 ans, stagiaire dans le cabinet, l’homme a été interpellé, puis mis en examen pour viol, agression sexuelle et administration de substances nuisibles, a poursuivi le procureur.Le dentiste, qui n’était pas connu de la justice selon les premiers éléments de l’enquête, a été placé sous mandat de dépôt criminel.Cette affaire intervient une semaine avant l’ouverture du procès hors-norme d’un ancien chirurgien, Joël Le Scouarnec, accusé de plus de 100 viols et 180 agressions sexuelles, commis sur des patients, en majorité mineurs, lorsqu’ils étaient endormis ou en phase de réveil.

Des anti-A69 perchés face au tribunal avant une audience-clé

Six opposants à l’A69 campaient lundi dans des arbres face au tribunal administratif de Toulouse où doit se dérouler mardi une audience décisive pour la poursuite ou l’arrêt du chantier de cette autoroute, a constaté un journaliste de l’AFP.”Stop A69. Courage”, pouvait-on lire sur une banderole déployée par ces “écureuils” du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), qui comptaient rester “au moins” jusqu’à mardi, a déclaré à l’AFP Thomas Brail, du GNSA.”On est là pour leur donner du courage”, a-t-il précisé, faisant allusion au tribunal, qui avait décidé de rouvrir l’instruction en décembre, alors que la rapporteure publique, dont les avis sont souvent suivis, préconisait l’annulation des autorisations environnementales, ce qui entraînerait l’arrêt des travaux entamés en 2023, alors que l’autoroute doit être théoriquement terminée fin 2025.Il s’agit de “marquer le coup” avant “une audience cruciale”, a affirmé de son côté Thomas Digard, du collectif d’opposants la Voie est libre, présent en bas des arbres qui longent le canal du Midi, près de la gare Matabiau, dans le centre de Toulouse.Le tribunal administratif examine de nouveau mardi les recours sur le fond des opposants à l’autoroute A69 Castres-Toulouse, qui espèrent obtenir l’arrêt du chantier.Dans un avis communiqué aux parties jeudi, la rapporteure publique, dont les conclusions doivent guider la juridiction dans l’examen de ces recours au fond, a maintenu la position qu’elle avait prise lors d’une première audience le 25 novembre, à savoir l'”annulation totale de l’arrêté (préfectoral) du 1er mars 2023″ autorisant le chantier.La future A69, une portion d’autoroute de 53 km entre Toulouse et Castres, vise, selon ses partisans, à désenclaver le sud du Tarn. Sa construction est soutenue par nombre d’élus du département et la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga.De leur côté, des collectifs et mouvements écologistes dénoncent la destruction de zones humides, terres agricoles, arbres, écosystèmes et nappes phréatiques, et soulignent que l’actuelle route nationale est loin d’être saturée.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Des anti-A69 perchés face au tribunal avant une audience-clé

Six opposants à l’A69 campaient lundi dans des arbres face au tribunal administratif de Toulouse où doit se dérouler mardi une audience décisive pour la poursuite ou l’arrêt du chantier de cette autoroute, a constaté un journaliste de l’AFP.”Stop A69. Courage”, pouvait-on lire sur une banderole déployée par ces “écureuils” du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), qui comptaient rester “au moins” jusqu’à mardi, a déclaré à l’AFP Thomas Brail, du GNSA.”On est là pour leur donner du courage”, a-t-il précisé, faisant allusion au tribunal, qui avait décidé de rouvrir l’instruction en décembre, alors que la rapporteure publique, dont les avis sont souvent suivis, préconisait l’annulation des autorisations environnementales, ce qui entraînerait l’arrêt des travaux entamés en 2023, alors que l’autoroute doit être théoriquement terminée fin 2025.Il s’agit de “marquer le coup” avant “une audience cruciale”, a affirmé de son côté Thomas Digard, du collectif d’opposants la Voie est libre, présent en bas des arbres qui longent le canal du Midi, près de la gare Matabiau, dans le centre de Toulouse.Le tribunal administratif examine de nouveau mardi les recours sur le fond des opposants à l’autoroute A69 Castres-Toulouse, qui espèrent obtenir l’arrêt du chantier.Dans un avis communiqué aux parties jeudi, la rapporteure publique, dont les conclusions doivent guider la juridiction dans l’examen de ces recours au fond, a maintenu la position qu’elle avait prise lors d’une première audience le 25 novembre, à savoir l'”annulation totale de l’arrêté (préfectoral) du 1er mars 2023″ autorisant le chantier.La future A69, une portion d’autoroute de 53 km entre Toulouse et Castres, vise, selon ses partisans, à désenclaver le sud du Tarn. Sa construction est soutenue par nombre d’élus du département et la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga.De leur côté, des collectifs et mouvements écologistes dénoncent la destruction de zones humides, terres agricoles, arbres, écosystèmes et nappes phréatiques, et soulignent que l’actuelle route nationale est loin d’être saturée.

Gérald Darmanin ordonne l’arrêt de toute “activité ludique” en prison

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé lundi avoir ordonné l’arrêt de toutes les “activités ludiques” en prison qui ne concernent pas l’éducation, la langue française ou le sport, après une polémique sur des soins du visage prodigués à des détenus à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses.Le syndicat FO Justice de cet établissement pénitentiaire s’était indigné la semaine dernière de l’organisation d’une telle activité à l’occasion de la Saint-Valentin. Selon le journal La Dépêche, qui avait révélé l’information, une vingtaine de détenus ont bénéficié d’un massage du visage offert par une école toulousaine, une semaine après de la “danse country”.”Il est hors de question d’avoir des activités ludiques qui choquent tous nos concitoyens et qui m’ont choqué profondément lorsque j’ai appris que cette activité gratuite qui avait été proposée localement avait été acceptée”, a déclaré M. Darmanin. Il était interrogé sur le sujet à l’issue d’une visite du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne), l’un des quatre sites envisagés pour accueillir une prison de haute sécurité pour les narcotrafiquants.”J’ai demandé au directeur de l’administration pénitentiaire (…) qu’une instruction soit donnée à tous les directeurs de centres pénitentiaires, de toutes les prisons, pour que nous ne nous limitions absolument qu’au soutien scolaire et à la langue française, à l’activité autour du travail et à l’activité sportive à l’intérieur de la prison”, a dit le ministre aux journalistes.Il faut “arrêter désormais totalement ces activités dont personne ne comprend pourquoi elles existent” et elles sont stoppées à partir de lundi, a-t-il assuré.”C’est un tort”, que de supprimer de telles activités, a réagi la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, soulignant qu’elles sont “prévues par la loi”.- Karting à Fresnes -“Ces activités ludiques ne sont pas simplement ludiques, elles réapprennent aux gens à revivre normalement”, a-t-elle déclaré à l’AFP.Citant le taux d’occupation de 208% de la maison d’arrêt Toulouse-Seysses, elle a fait valoir que “le vrai scandale se situe dans le fait que les maisons d’arrêt soient surpeuplées de cette manière”, “qu’il y ait des matelas au sol” dans les cellules, “que les gens soient traités comme des poulets en batterie”.Cette affaire rappelle la polémique en août 2022, venue en particulier de l’extrême droite et de la droite, autour d’une épreuve de karting à la prison de Fresnes (Val-de-Marne).Le ministre de la Justice de l’époque, Eric Dupond-Moretti, avait fait valoir qu’il aurait mis son “veto” s’il avait été préalablement informé, avant que la Chancellerie n’annonce une circulaire au sujet de la validation expresse de la direction de l’administration pénitentiaire sur les conditions de projets de réinsertion en prison.Syndicats de magistrats et d’avocats avaient vu dans la réaction du ministre “une communication démagogique et sécuritaire dictée par l’extrême droite”.Gérald Darmanin a en outre indiqué lundi qu’il devait encore visiter la centrale de Saint-Maur (Indre) avant de prendre sa décision finale sur l’établissement qui sera retenu pour accueillir les narcotrafiquants, dont l’ouverture reste prévue pour le 31 juillet. Outre Condé-sur-Sarthe, M. Darmanin a déjà visité le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, et la maison centrale d’Arles. 

Le Scouarnec: les victimes espèrent “des réponses” pour “refermer ce chapitre”

“On est tous rattachés à ce prédateur.” Amélie, Marie et Guillaume font partie des 299 victimes de Joël Le Scouarnec, ancien chirurgien jugé pour viols et agressions sexuelles sur ses patients souvent mineurs à partir du 24 février. Tous espèrent obtenir “des réponses” lors de son procès devant la cour criminelle du Morbihan à Vannes, confient-ils à l’AFP.Seule de ces trois victimes à accepter de parler à visage découvert, Amélie Lévêque, 42 ans, choisit ses mots avec soin, dans son salon à Loches (Indre-et-Loire).”À neuf ans, j’ai été opérée pour une appendicite par le Dr Le Scouarnec”, raconte-t-elle. “J’ai toujours su que quelque chose d’anormal avait eu lieu.”Comme Marie et Guillaume, et contrairement à une majorité de victimes, Amélie a été agressée alors qu’elle était éveillée et non sous anesthésie.Dans des carnets saisis par les gendarmes en 2017, le chirurgien viscéral tenait scrupuleusement le compte des sévices -viols, agressions sexuels, attouchements- qu’il infligeait à ses victimes, le plus souvent mineures.Contrairement à la plupart d’entre elles, Amélie n’est pas contactée par les enquêteurs. C’est elle-même, en lisant la presse, qui découvre l’affaire en 2019.”Tout de suite, je me dis, voilà, c’est ce qui m’est arrivé. Ca expliquait tant de choses étranges dans ma vie, comme ma phobie des hôpitaux (…), mes troubles alimentaires, ma vie en pointillé depuis l’opération”, retrace-t-elle.Elle contacte une avocate, Me Francesca Satta, qui lui confirme qu’elle fait partie des victimes. Les souvenirs remontent, lentement.”Les nuits, les jours, je ne pensais qu’à ça. J’ai fait une grosse, grosse dépression. Je ne savais plus qui j’étais, où j’habitais, ni ce qui m’arrivait”, murmure-t-elle, la voix nouée, tandis que son chat, Gustave, se blottit contre elle.À quelques jours du début du procès, Amélie espère réussir à bientôt “refermer le chapitre Scouarnec”. Pour ça, “il faut que je sois reconnue comme victime.”- “Ignoble” -Marie, dont c’est le prénom d’emprunt, compte elle aussi les jours avant le 24 février. Assise dans un café de Combourg (Ille-et-Vilaine), elle serre dans ses mains une tasse de tisane.En 1996, Marie a 10 ans et se fait opérer de l’appendicite à Vannes, par Le Scouarnec.”Pour moi, c’était une opération qui s’était bien passée. Je n’en gardais pas beaucoup de souvenirs”, se remémore-t-elle, aujourd’hui âgée de 38 ans.En 2019, des gendarmes frappent à sa porte. La jeune mère de famille connaît alors “une vie sexuelle compliquée” et soupçonne depuis longtemps que c’est dû à un “viol, enfant”.Les gendarmes lui annoncent qu’ils “ont lancé une enquête sur (Le Scouarnec)” et qu’il a détaillé dans ses carnets son viol, se souvient-elle.La jeune femme lit le récit du chirurgien. Il est “ignoble”: elle “bugue”.”Plein de choses sont en lien avec mes souvenirs”, rejoue-t-elle. “Mais à aucun moment, je ne me souviens du viol en question.”Comme pour Amélie, les souvenirs remonteront progressivement, puis ne la quitteront plus. “Aujourd’hui, je ne suis toujours pas réparée”, souffle-t-elle.- Combat -L’oubli, Guillaume (prénom d’emprunt) aussi a dû “s’y confronter”, lorsqu’en 2018, des gendarmes lui proposent de lire ce que Le Scouarnec a écrit sur son passage à l’hôpital à ses 12 ans.”Amnésie ou pas, ce qui s’est passé est tout aussi traumatisant. Car les conséquences existent, je vis avec tous les jours. L’amnésie ne dilue pas la gravité de l’acte.”Aussitôt après l’opération, l’adolescent “rejette ses parents” alors qu’il était auparavant “très proche d’eux”. Il se coupe du monde extérieur.Des “signaux d’alarme”, que personne n’a su décrypter.Après la lecture du récit du chirurgien pédocriminel, Guillaume fait une dépression, avec “une conduite à risque, notamment suicidaire, des hospitalisations.””Dès le début, il aurait fallu une cellule de crise pour être accompagné par un psychologue lors de la révélation des faits”, estime-t-il.”Pendant des années”, le jeune trentenaire lutte pour “retrouver la mémoire” de l’agression,  survenue après une opération bénigne, sous couvert de geste médical.. Les faits lui reviennent par bribes.”C’était mon combat, pour que le souvenir de ce moment n’appartienne pas qu’à cet homme.”- Entraide -Le procès, espère Guillaume, permettra d'”obtenir des réponses, comprendre comment (Le Scouarnec) a pu agir aussi longtemps. Ceux qui l’ont protégé sont complices, voire autant fautifs, que lui.”Administrateur d’un groupe Facebook d’entraide entre victimes du chirurgien, Guillaume s’illumine lorsqu’il évoque “l’entraide, la bienveillance” entre elles.”On s’envoie nos galères, on se partage les infos. On inclut aussi les parents de victimes”, raconte-t-il. Les siens, dont il s’est rapproché, l’accompagneront “chaque jour” au procès.”On est tous rattachés à ce prédateur”, soupire Marie. “Il n’y a qu’entre nous qu’on est sûrs de se comprendre.”En témoignant publiquement, Amélie Lévêque espère inciter “toutes les victimes à porter plainte” et à refuser le huis clos, évoquant l’exemple de Gisèle Pélicot.”Pourquoi me cacher? Pourquoi avoir honte? Ce n’est pas à moi d’avoir honte.”

US tensions add fire to final stretch of German election campaign

Germany entered the final week of election campaigning Monday, with the debate more heated than ever after the Trump administration weighed in with backing for the anti-immigration far-right AfD party.US Vice President JD Vance and tech billionaire Elon Musk, a Trump ally, have voiced support for the Alternative for Germany (AfD) party, which is polling …

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